Salvation – S02E02

Épisode 2 – Detente – 12/20
La série enchaîne les rebondissements tous plus improbables (mais en même temps prévisibles – les répliques des cliffhangers surtout) les uns que les autres, ce qui permet de toujours bien rire devant ; et surtout de ne pas s’ennuyer. C’est bien la seule qualité que je lui trouve encore, parce que j’ai surtout l’impression qu’on me prend pour un idiot du début à la fin de cette histoire qui n’a ni queue ni tête. C’est fou ce que la curiosité me pousse à faire.

Saison 2


Spoilers

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What are you waiting ? The end of the world ? By then, it’ll be to late.

L’envie n’y était pas hier, mais me revoilà pour voir cet épisode qui s’annonce une fois de plus médiocre, mais bon, la curiosité est encore là, même quand ça commence par une pub extrêmement ratée pour un abri anti-nucléaire et des news télévisée qui montre que le monde est dévasté : il y a des émeutes un peu partout, et des prières de groupe, et des accidents, et c’est la fin du monde parce qu’un astéroïde va venir éclater la Terre bientôt.

Harris est toujours là pour couvrir la mort de Claire et pour arrêter Bennett, il demande donc au père de Grace de s’en charger, parce qu’il est la solution miracle à tout depuis la saison 1. En parallèle, quelqu’un s’infiltre chez Claire et découvre des photos de sa relation avec Harris. Voilà qui promet : il s’agit d’un détective qui essaye ensuite de contacter… et réussit à le faire quand Harris se déplace tout seul dans une voiture qu’il conduit (en fait, c’est exactement pour ça qu’il existe des services de sécurité et des chauffeurs dans la vraie vie, hein). La scène ne mène absolument nulle part et Harris reprend sa route vers une intervention censée arrêter Bennett avant qu’il ne parvienne à faire savoir qu’il est libéré…

À Tanz Industries, Liam est évidemment censé s’asseoir à côté de Croft. Il échange leur place comme il peut, se trouve à côté d’Alycia, une brillante et sexy scientifique (tant qu’à faire), et reçoit en même temps que tout le monde les ordres de Re/Syst : ils doivent trouver une solution au problème astéroïde ou être exécuté. Ah et ils n’ont pas le droit de contacter l’extérieur. Ajoutez des caméras et ça fera une chouette télé-réalité.

Evidemment, ils doivent travailler par équipe, et Liam se retrouve avec Alycia et Croft, sinon ce ne serait pas drôle. Malgré tout ce qu’il s’est passé entre eux et une hostilité apparente, Liam et Croft communiquent bien trop et semblent presque amis à nouveau. C’est n’importe quoi. Alycia s’en prend tout de même à Liam car elle trouve qu’il serait temps de mettre leurs différends de côté : ils sont là pour sauver le monde après tout. Oh, ça bon le futur flirt tout ça, et c’est bien mauvais : on nous dit qu’elle est plutôt pour Re/Syst arrêtant la guerre Russie/USA, mais contre le fait d’être prise en otage. C’est assez logique ma foi.

Je vous rassure, Jillian aussi a droit à son flirt. Elle retrouve un ancien camarade de classe, Nate, qui a désormais pour boulot de lui apporter les documents confidentiels de la Maison Blanche. Pas bien passionnant pour le moment, il faudra voir ce que ça donne. Rapidement, l’intrigue change pour Jillian qui se souvient de Joe et mène l’enquête sur sa mort. Sa mort ? Oui, certes, mais le vrai Joe est encore en vie : celui du bunker était un imposteur. C’est gênant.

Pendant ce temps, Liam essaye de contacter le monde extérieur même si ça veut dire risquer de se faire fusiller, mais il est surpris par Croft qui lui propose un peu de vodka. Vous voyez ? De meilleurs amis malgré tout ce qu’il s’est passé ; c’est n’importe quoi !

Dans la réunion suivante, Liam balance à tout le monde que leurs idées sont pourries et se barrent, et ça mène à Alycia lui avouant qu’elle a déjà bossé pour Darius, ce qu’il avait plus ou moins deviné en la voyant trouver toute seule son sachet de thé (je pensais que c’était juste mal écrit qu’elle se débrouille si bien dans cette salle). Et non seulement a bossé pour Darius, mais en plus, elle a inventé Tess – ce qu’elle lui dit juste devant la salle où étaient les serveurs de l’intelligence artificielle. Elle a beau avoir de jolies yeux de biche et une jolie histoire, je ne la crois pas du tout et je sens qu’elle manipule Liam tout en bossant pour Re/Syst, mais on verra bien.

Ce qui est sûr, c’est que ça fonctionne : Liam finit par confesser à tous les scientifiques que l’astéroïde à un cœur de fer et que tous leurs calculs sont donc faux. Il est donc reparti à expliquer sa théorie des aimants, j’imagine, même si on ne le voit pas faire ça.

De son côté, Darius est donc vice-président, mais il en refuse le bureau… pour demander à bosser depuis le grenier de la Maison Blanche. Il veut aussi se rendre à Reykjavik, pour le principe de défier l’interdiction de voyager édité par Re/Syst et parce qu’il pense y trouver une solution à leur problème. La présidente approuve son voyage, envoie Grace avec lui et les voilà qui prennent le risque d’une bombe nucléaire sur leur pays juste pour un petit peu de vacances.

En plus, envoyer Grace là-bas n’est pas franchement la meilleure des idées, parce qu’elle est toujours hantée par Claire, dont elle… prend le bureau. Harris la réconforte mais ils sont forcément stoppés par Darius, qui prend ensuite le temps de parler de ça avec Grace dans l’avion qui risque juste la vie de tous les gens aux USA.

En Islande, les gens sont un peu plus censés que ça : l’amie que Darius veut contacter n’apprécie pas du tout avoir des étrangers dans son pays, car elle sait ce que ça signifie. Comme quoi, on peut s’appeler Rosetta et être maligne… trente secondes. Elle se laisse vite convaincre par les beaux yeux de Darius de faire tout ce qu’il veut, je vous rassure.

En plus, il y a  Grace qui la manipule aussi, alors elle cède bien vite et fait tout ce qu’ils veulent. Trop fort ces ricains ! Ainsi donc, tout le conseil de RISC se réunit pour écouter sagement un discours de Darius et un plan pour sauver le monde, même si au passage, ça risque la destruction de quelques grandes villes. Bizarrement, Darius ne comprend pas pourquoi tous les représentants des pays refusent son plan dangereux et l’agressent à moitié, alors que les américains sont à l’origine de Re/Syst et de leur situation catastrophique.

Par chance, le joli discours de Darius qui s’énerve contre tout le monde et surtout contre ces pas gentils terroristes suffit à ce que tout le monde l’écoute et l’applaudisse. Oui, oui, en trente secondes, ils sont passés de « oh mon dieu les méchants américains » à une standing ovation. La série enchaine sur sa scène la plus comique (et ce n’est pas peu dire) : Darius se fait tirer dessus ! Han ! Mon dieu ! Est-il mort ?! Eh bien non, surprise (non) : il a une chemise qui lui sert de gilet pare-balle, bien sûr.

Grace s’inquiète, est hantée par Claire pour changer (ça ne fait que deux épisodes, mais je plains l’actrice qui est embauchée pour ne rien faire d’autre que de dormir toutes les quatre scènes pour un plan de trois secondes – enfin, ça lui fait un salaire vous me direz) puis est rassurée de voir Darius se relever. Moi, j’aurais aimé que la série prenne en envergure en le tuant, ça aurait été une sacrée surprise menant à de bonnes choses… mais non.

Ca mène donc à pire : Darius se relève et reprend son discours… qui était terminé puisque tout le monde s’en allait quand l’homme a tenté de le tuer pour sauver le monde. Malgré tout, il reste un problème dont Rosetta les informe : Bennett affirme à la télévision qu’il est toujours président des États-Unis. Mort. De. Rire. Évidemment, en parallèle, on voit l’opération du père de Grace et d’Harris pour arrêter Bennett arriver trop tard, hein.

Et comme Bennett se dit président, personne n’a envie de bosser pour l’administration Mackenzie (après tout, pourquoi vouloir travailler avec la présidente élue quand il y a un président terroriste qui dit être encore en poste d’un pays contrôlé par d’autres terroristes ??? On se le demande). Malgré ça, Darius parvient à relancer l’intrigue vers la Virginie.

Il rentre ensuite aux États-Unis où il découvre un message laissé par Jillian et une manifestation anti-présidente – parce que là encore, ce n’est jamais que la présidente élue et adulée par tout le monde durant la saison 1, franchement, elle n’a rien faire à son bureau, hein. Celle-ci déclare donc qu’il faut se préparer à la guerre (civile). Ben oui.

Et quand Grace rentre chez elle, c’est pour mieux être interrogée par le détective qui a fait chier Harris plus tôt et s’avère être *roulement de tambour* le frère de Claire ! Forcément. Au moins, ça laisse l’occasion à Claire de revenir hanter une dernière fois Grace, et elle a même une réplique cette fois. Wouhou !

Saison 2

Glow – S02E05-06

Épisode 5 – Pervers are People, too – 18/20
#MeToo. Il fallait inévitablement que la série s’y frotte, surtout avec son ADN hyper féministe, et elle le fait avec brio, même si je ne sais pas encore les conséquences que ça aura pour la suite de la saison. Il est aussi temps de se concentrer sur un personnage masculin dont on sentait bien, dès la saison 1, qu’il avait de belles possibilités d’intrigues.

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Spoilers

05

So he wants us to sell him the season we’re already making.

L’épisode commence par une Sheila complétement débordée par son premier fan. C’est sans surprise : elle a toujours été timide, et ça ne va pas s’arranger avec une horde de journalistes devant leur gymnase. Il y en a toutefois une qui prend plaisir à ça : Ruth, évidemment. Toutes les filles reçoivent pas mal de courriers de leurs fans, avec les classiques photos de bite (mais pourquoi c’est si classique ?), ce qui finit par donner l’idée à Melanie d’instaurer la possibilité d’avoir un autographe ou des photos avec elles après les combats. Pas con du tout, en vrai. Ruth en fait des caisses pour ne pas changer et s’entraîne à signer des autographes, tout en ne comprenant pas pourquoi Sheila se braque tant.

Les filles découvrent aussi que Bash dort désormais dans la chambre de Carmen, et donc dans celle de Rhonda aussi, même si cette dernière n’apprécie pas du tout cette présence supplémentaire dans la chambre. J’avais totalement oublié que Carmen et Bash s’appréciaient, il faut bien le dire, mais ils ont une super relation grande sœur/petit frère…

Le vrai problème de Bash, c’est qu’il n’a plus d’argent pour payer Florian et que celui-ci s’est donc barré. Par conséquent, Bash ne veut pas retourner chez lui parce qu’il s’y sent seul, et Carmen et lui partent donc à la recherche de Florian… dans un club gay, ce que Bash comprend vite, mal à l’aise. Carmen et Rhonda, elles, s’éclatent dans ce lieu, forcément, mais lui se fait draguer par Eric, l’ami de Florian, et il se barre aussi vite que possible.

Il se rend chez Birdie (sa mère j’imagine) où le valet de celle-ci lui apprend que Florian est venu demandé de l’argent quelques jours plus tôt pour partir en voyage. Sans avertir Bash, qui déprime aussitôt et passe la nuit dans sa chambre, où l’on découvre son amour pour le catch masculin, tiens, tiens.

De son côté, Cherry est de retour dans le même motel que les autres filles, mais si elle y est avec Keith (son mari) et… sa dépression. Elle ne sait pas encore ce que Sam fera d’elle et elle a les cheveux définitivement dégommé depuis l’épisode précédent.

Les producteurs sont invités par Glenn à une réunion où ils apprennent la perte de leur sponsor principal après la destruction d’une chaise de celui-ci lors du combat de l’épisode précédent et parce que le patron de la boîte est né d’une mère qui était encore adolescente quand elle l’a eu. Ah oui, forcément.

Glen a tout de même une bonne nouvelle : Tom, le grand patron, adore leur série et notamment la storyline de l’enlèvement. Il veut donc rencontrer les producteurs pour en savoir plus… ce que Sam n’apprécie pas trop, parce qu’il comprend bien que c’est la réunion de la dernière chance pour la série.

Les producteurs passent donc l’épisode à imaginer le futur de la saison, sans Ruth, qui est vexée.

Elle est forcément hyper heureuse quand Tom lui propose un dîner d’affaire, mais les choses tournent bien mal quand le dîner a lieu dans un bungalow. À la lueur du #MeToo, c’est dur de ne pas être immédiatement inquiet, et elle aussi l’est… jusqu’à ce qu’elle aperçoive Glen. Rassurée, elle lui fait un câlin et accepte un verre de vin, et probablement un autre vu son état dans la scène suivante où elle sent bien qu’elle doit freiner sur le vin.

Glen s’éclipse pour aller chercher de la nourriture – suivant un ordre muet de Tom – et la laisse donc seule avec le big boss qui en profite pour demander une démonstration de catch où il plonge sa tête dans ses seins et abuse d’elle. Il ne va pas jusqu’à la violer, fort heureusement, parce que cette simple scène était déjà hyper dérangeante à voir. Quand il s’éclipse pour le jacuzzi en annonçant que Glen ne reviendra pas, Ruth s’enfuit…

Le lendemain, les producteurs reçoivent un coup de fil qui annonce l’annulation de la série (après un petit passage à 2h du matin). Ruth comprend que c’est de sa faute et l’annonce à Debbie, qui réagit d’abord de manière exaspérée face à l’attitude égocentrique de son ex-meilleure amie… puis qui apprend ce qui s’est passé et l’engueule de ne pas avoir prétendu qu’elle aimait la situation. C’est une actrice après tout, c’est comme ça que ça fonctionne : faire semblant d’avoir envie et puis voilà. Outch.

Le dialogue entre Debbie et Ruth est d’une violence terrible, sonnant toujours aussi juste et injuste en 2018 que dans cette histoire des années 80. Et Ruth culpabilise donc d’avoir provoqué l’annulation probable du show, surtout quand elle voit Sheila finalement accepter de signer des autographes.


Épisode 6 – Work the Leg – 18/20
Encore un épisode palpitant et se dirigeant vers des eaux beaucoup plus troubles que je ne l’aurais attendu en début de saison. C’est toujours aussi top à regarder, même s’il y a quelques moments qui finissent par donner envie de regarder ailleurs. Et en plus, il y a beaucoup trop de scènes où on les voit faire du sport, du vrai, et c’est très culpabilisant quand on est confortablement installé !

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06

Because this week is gonna be impossible.

Cherry est donc de retour (et ses cheveux aussi), et c’est donc le retour des entraînements, alors que Yolanda s’inquiète pour son rôle. Sam et Bash débarquent auprès de Tom et apprennent que la chaîne diffuse du catch masculin à leur place, ce qui énerve Bash demandant aussitôt à ses actrices de se défoncer. Toute la pression retombe sur Carmen et Cherry qui doivent préparer les meilleures chorégraphies possibles, dans le scepticisme le plus complet de Debbie, qui sait bien que même avec le meilleur des matchs, ils ne récupéreront jamais leur horaire.

Carmen et Cherry font pourtant du bon boulot, mais celui-ci est sans cesse remis en cause par les tensions entre les filles : Debbie et Ruth ne sont pas d’accord sur celle qui doit gagner le match, Mel est toujours énervée d’avoir perdu sa veste (et Phil), Beirut est énervée par les jumelles ayant volé son idée de transformation du personnage. Et pour en rajouter une couche, Yolanda se met à draguer Cherry.

Heureusement, Carmen est là pour motiver toutes les filles et pour les pousser à faire plus de sport et avoir des matchs parfaits. Et c’est impressionnant, parce qu’une fois de plus, j’ai l’impression qu’il y a bien peu de doublures et que les actrices y mettent toutes du leur pour avoir la série la plus parfaite.

Justine redébarque dans la série pour demander à Ruth de l’accompagner à un festival avec son père, parce qu’il n’a pas assez d’amis pour remplir tous les sièges qu’on lui a attribué et ça inquiète Justine, qui ne veut pas qu’il soit seul… et s’arrange en fait pour lui organiser un rencard : quand Sam est prêt à partir, elle fait semblant de dormir.

Ainsi donc Sam pense aller au festival présentant son film tout seul, mais il y retrouve Ruth. Celle-ci comprend le piège et essaye de l’éviter, mais elle est bien forcée de constater qu’elle ne pourra y échapper. Ruth et Sam passent donc un bon moment devant le film – avec Ruth forçant Sam à introduire le film et lui apprenant aussi qu’elle n’est pas en couple avec Russell.

Justine s’est arrangée pour que des amis félicitent son père et Ruth reste avec Sam encore un moment… Ce qui lui permet finalement d’avouer la vérité concernant l’annulation de la série à Sam, qui a la meilleure des réactions possibles. Plutôt que de blâmer Ruth comme elle le craignait et comme Debbie n’a pas hésité une seconde à le faire, il blâme Tom, dont il va défoncer le pare-brise dès qu’il en a l’occasion le lendemain.

De son côté, Debbie découvre que son mari sort désormais avec sa secrétaire, Susan, qui s’occupe aussi de son fils. Elle sauve les apparences comme elle peut, avec une jolie passive-agressivité (mais si, c’est un mot), mais finit en larmes… puis en crise d’angoisse quand elle arrive au gymnase et doit se changer dans le vestiaire. Elle ne le supporte plus et s’en plaint à Sam, qui est décidément bien génial aujourd’hui et lui laisse son bureau pour qu’elle se change.

C’est là qu’elle trouve de la drogue facile d’accès… et n’hésite pas à en prendre. Oh non, Debbie, pourquoi ? Et juste avant le match le plus important, en plus. Durant la soirée, Sam décide de laisser Justine au contrôle des commandes de la salle depuis laquelle il produit habituellement la série : avoir revu son film lui donne plutôt envie de filmer, et d’improviser un plan où il filme depuis le ring la défaite de Cherry face à Yolanda (improbable, mais sympa de voir Cherry vouloir changer de rôle).

Commence alors le match Ruth/Debbie, mais Debbie est tellement droguée qu’elle ne se rend pas tout à fait compte de ce qu’elle fait. Clairement hors de contrôle, elle inquiète autant Ruth que Carmen, mais Bash et le public ne voient rien de la vraie souffrance de Ruth. Et l’épisode se termine sur un craquement vraiment pas charmant à entendre. Du tout. Pfiou, que ces deux épisodes auront été dérangeant à supporter, entre le Tom à deux doigts de la violer et sa meilleure amie qui la blesse. Aïe.

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Preacher – S03E02

Épisode 2 – Sonsabitches – 17/20
Eh bien voilà, c’est déjà un peu plus clair du côté du plan général de la saison cette fois : on sait ce que Jesse va vouloir faire pour un moment après cet épisode ; et en plus, on nous prouve enfin qu’ils sont capables de faire d’excellents épisodes faisant bouger l’intrigue sans pour autant que les personnages soient forcés de bouger. Le roadtrip me manque énormément, mais cette saison devrait pouvoir s’en passer ; il y a pas mal à faire où ils sont.

Saison 3


02

No wonder God left.

Pour ne pas changer les mauvaises habitudes, la série revient cette semaine avec un flashback sur l’adolescence de Jesse qui se passe à merveille, la preuve : le futur vice-principal de son lycée se confie à lui sur cette étudiante bien chiante qui le fait chanter après l’avoir masturbé. Forcément, Jesse fait ce qu’il peut pour l’aider : il l’envoie à Mme L’Angele, faisant tout ce qu’il peut pour qu’il aille.

Cela fonctionne, forcément, mais le prof de science n’écoute pas vraiment les avertissements de Jesse qui lui avait bien dit de ne surtout pas manquer un seul de ses paiements. Il commence par ne pas tout donner, puis « oublie » carrément de venir. C’est l’idée la plus stupide du monde : Jesse et les hommes de l’Angele le pourchasse en voiture, le rattrape et l’amène auprès de leur boss qui… aspire son esprit pour rester jeune. Bien, ne pas négocier avec les sorcières est donc la leçon du jour.

Après le générique, on se retrouve sans trop de raison en Inde où l’homme chauve de la saison dernière du Grail (j’ai oublié son nom, nooooooooon – Herr Starr, c’est dit après, ouf) a un mystérieux rendez-vous. Mystérieux ? Oh, juste un temple où il fusille absolument tout le monde, y compris un de ses hommes l’ayant bousculé. Il veut juste convertir de force l’homme qui dirigeait le culte, mais ce dernier refuse de prendre Humperdoo comme Dieu, et il le tue. Bien, on est toujours dans ce même délire de religion, donc.

Chez l’Angele, Tulip dit avoir de vagues souvenirs du purgatoire à Cassidy, mais je ne suis pas sûr que ce ne soit pas simplement un mensonge. Cassidy ne le pense pas en tout cas, et ça n’a pas franchement l’air d’être le cas. Cassidy semble avoir de vraies inquiétudes pour elle, mais il a aussi encore et toujours une dent contre Jesse.

Il faut dire qu’il lui reproche ce qui est arrivé à Tulip, parce que ce sont les hommes du Graal et Jenny les responsables de la mort de Tulip. Cassidy veut donc partir à leur recherche pour se venger, mais ce ne peut pas être si simple alors que Jesse leur a confié involontairement une partie de son âme… Et son pouvoir.

Eh oui, il n’a plus Genesis et c’est ce qui le pousse à recontacter Herr Starr et demander qu’il vienne avec son esprit, parce que son messie est prêt. Le message arrive presque trop vite pour lui qui était en train de s’amuser à tuer tout le temple.

Alors que Cassidy et Jesse sont une fois de plus à se prendre la tête sur le futur de Tulip (en train de se doucher), ils sont interrompus par L’Angele, qui veut parler à son petit-fils. Elle est bien malade et s’inquiète que les Boyds (allez savez qui sait) apprennent le retour de Jesse. Si lui veut s’en aller, elle a bien l’intention de le voir rester : c’est lui qui ramenait des clients, et la logique tordue de la vieille est donc qu’il lui doit un tas d’esprits depuis qu’il est parti et a cessé de lui en ramener.

De son côté, Cassidy se retrouve à parler avec TC, mais ce n’est clairement pas un choix, ni une conversation qui l’intéresse… jusqu’à ce qu’il soit question de drogue. D’un coup d’un seul, TC devient donc son meilleur ami et ils se droguent ensemble. Bon, ça vaut ce que ça vaut comme scène, j’imagine que les fans des deux acteurs seront ravis de cette scène, mais j’ai trouvé ça inutilement long.

Tulip est de retour à la vie : après une bonne douche chaude, elle boit de la bière et retrouve son flingue. Merveilleux, les habitudes ont la mort dure, j’imagine. Elle a progressivement quelques souvenirs de sa conversation avec Dieu lorsqu’elle voit des peluches, et c’est peut-être ça le plus important ; même si les scénaristes gagnent du temps avec cette amnésie temporaire.

Elle rencontre ensuite Jody pendant qu’elle s’entraîne à tirer sur quelques canettes, mais le vrai intérêt de cette scène est qu’elle se rend compte être espionnée par… Jenny, bien évidemment.

Elle a rapidement le dessus sur elle, mais est stoppée dans son attaque par Jody, Jesse et Cassidy… puis l’Angele. Ils découvrent rapidement qu’Herr Starr est au courant de la résurrection de Tulip et il est donc décidé de les tuer tous les deux, même si ça ne plaît pas spécialement à Jesse, d’autant que Jenny est la chanteuse de jazz de la saison 2 (un détail à côté duquel j’étais passé l’an dernier ou que j’avais oublié, au choix).

Jesse s’arrange donc pour les libérer au moment où ils allaient les tuer de manière très sympathique (en les passant dans une machine les hachant, parce que sinon, ce n’est pas drôle). Malheureusement  pour Jesse, il est surpris par Tulip et il doit donc expliquer tout son plan : il souhaite regagner la confiance d’Herr Starr pour récupérer Genesis, et ainsi avoir de quoi contrôler sa grand-mère, et la tuer ensuite ; de même que Star, tous les employés du Graal ou Jody. Sympa.

C’est assez pour convaincre Tulip de recommencer à bosser pour lui, mais Cassidy fait seuelement semblant d’approuver ce nouveau plan : lui, il préfère plutôt la fuite en compagnie de Tulip… mais elle ne l’entend pas comme ça quand il lui en parle. On notera quand même que c’est du grand n’importe quoi cette saison pour Cassidy : il a bien une ombrelle et un chapeau, mais il se balade quand même en plein soleil pendant tout l’épisode, et ses mains ne crament pas, et il y a un vieux faux raccord tout pourri.

Pendant ce temps, L’Angele comprend que Jesse a un plan, mais rappelle que sa vie lui revient ; et elle le manipule comme elle peut – c’est-à-dire pas très bien. Comme par hasard, les Boyd apprennent le retour de Jesse et pour faire comprendre qu’ils le veulent mort, ils catapultent… une chèvre sur le terrain de l’Angele. Ah ouais, quand même, toujours aussi perché.

Tout ceci est bien sûr une diversion du trio – qui se termine en fusillade – pour que Jesse puisse parler à Herr Starr et récupérer son esprit. Jesse est bien idiot, tentant Genesis avec des demandes toutes simples et étant sûr qu’il l’a récupéré, quand c’est évident qu’Herr Starr ne va pas se laisser faire comme ça.

Du côté de la fusillade, les choses s’arrêtent quand les Boyd (qui en veulent à Jesse soit pour un meurtre, soit pour un problème dû au sexe, selon Jody et TC) pensent avoir tué Cassidy qui s’est pris une balle. Ce n’est pas assez pour lui, mais ça permet à Cassidy et Tulip de sympathiser.

Cette dernière part lui chercher du sang pour qu’il se remette plus vite, mais est arrêtée en cours de route, persuadée que Jesse est une fois de plus en train de la trahir : elle retrouve une fiole vide (qu’elle pense être le vrai esprit de Jesse) et le voit s’enfuir avec Herr Starr, probablement pour jouer le messie. En vérité, il est simplement sur le point de récupérer son esprit quand Tulip tue tout le monde pour passer ses nerfs, et aussi parce qu’elle se souvient de la mission que lui a confié Dieu : lui ramener tous ses fils de…

C’est une mauvaise idée permettant à Jenny et Herr Starr de s’enfuir en sachant très bien ce que Jesse voulait faire. Et alors que Tulip comprend sa connerie, l’Angele découvre elle aussi les intentions de son petit-fils. C’est l’occasion de révéler ses pouvoirs et de lui envoyer un avertissement : elle peut l’étrangler à distance.

La fin d’épisode voit Tulip regretter d’avoir pété les plombs et dire à Cassidy qu’elle cherche une solution pour améliorer les choses, pendant que Jesse se rend dans un abri anti-tornade sympathiquement nommé « les tombes » pour… pour… euh ? Creuser ? Passer la serpillère ? Pas clair. En tout cas, il y retrouve son prof de science, prisonnier ici depuis tout ce temps. QUOI ? Une fois de plus, la série me laisse dans l’incompréhension et l’incertitude de ce que je viens de voir, mais je sais que tout s’éclaircira probablement la semaine prochaine.

Saison 3

Bilan séries du mois de Juin

Salut les sériephiles !

Puisqu’on vient d’entamer le mois de juillet, il est temps pour moi de prendre le temps de me poser et de faire le bilan de juin, en faisant le point sur les séries que j’ai terminées au cours des ces trente jours. Force est de constater que c’est moins impressionnant qu’en mai, normal, mais aussi moins complet que ce que j’espérais faire. C’est que je me laisse facilement distraire, que je tiens mieux ma résolution lecture et que la vie s’en mêle, inévitablement. Pas de quoi en faire un drame, il y a quand même de quoi parler, je vous rassure.

> Séries vues en 2018

20

Séries renouvelées

Supergirl (S03) – Malgré un bon début, la série a fini sa saison à bout de souffle et il était temps d’en voir la fin. Quelques déceptions en cours de route, donc, surtout après une saison 2 qui n’avait fait qu’augmenter le niveau de la série. La fin en queue de poisson reste une grande frustration pour une saison que j’ai l’impression d’avoir surnoté trop longtemps, parce que j’aimais la série. Il y a du boulot à faire pour proposer une bonne saison 4 ! Moyenne : 16,5/20.

Life in Pieces (S03)Rien à redire de cette sitcom qui était cette année encore extrêmement drôle. J’ai eu un peu de mal à entrer dans les épisodes sur la fin, mais franchement, dans le fond (de très bonnes critiques & intrigues générales encore cette année) comme dans la forme (des épisodes spéciaux hilarants), la série a su évoluer de manière logique ; grandissant avec ses personnages, sans jamais oublier de (faire) rire. Moyenne : 17/20.

Westworld (S02) – Pas de mauvaise surprise pour la série d’HBO qui continue d’être passionnante, d’aborder des thèmes SF qui me fascinent et de le faire avec une réalisation et un jeu d’acteurs impeccables. Je ne peux que la conseiller et la complimenter, sans fin (même si oui, d’accord, il y a eu quelques longueurs). Moyenne : 18,5/20.

09

Séries annulées

The Crossing (S01) Sorte de pâle copie des 4400 qui ne tenait pas du tout ses promesses (notamment celle de parler d’immigration…), la série a tenté d’être un divertissement hyper banal et prévisible. Ce n’était pas mauvais, mais ce n’était pas suffisant non plus pour espérer une saison 2. Dommage, parce que les idées de départ et les thématiques étaient intéressantes, et parce que quelques questions restent sans réponse. Heureusement, c’est globalement satisfaisant comme fin. Moyenne : 16/20.

03

Séries terminées

Sense8 (S02) – Après bien des péripéties en coulisses, l’épisode final de la série Netflix a enfin été diffusé et c’était… grandiose. La série s’achève sur la note la plus parfaite, concluant son intrigue alambiquée de manière satisfaisante et passant du temps à boucler les histoires en cours pour chacun de ses personnages. Ouverture d’esprit et amours triomphantes étaient au rendez-vous, et moi avec. Note : 20/20.

Ten Days in the Valley (S01) – Franchement, j’ai longtemps cru que je ne terminerai pas cette série et il est assez improbable que je sois allé au bout, mais comme on m’avait promis une vraie fin, je me suis dit que je pouvais bien tenir. Si c’était très médiocre, l’histoire se tient et possédait quelques bonnes surprises tardives, mais rien d’inoubliable. Moyenne : 12,5/20.

Allez, ça me fait quand même six saisons terminées, dont la moitié ne reviendra pas l’an prochain, en plus. Ce n’est pas si mal en quatre semaines, et si j’arrive à garder ce rythme tout l’été, j’aurais au moins l’impression d’avancer dans mon impossible planning – allégé en juillet, cela dit, ouf !

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