Vus cette semaine #27

Ce RDV dominical se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1. 

Lundi

The Affair – Épisode 3 – 17/20
Vous ne rêvez pas, j’ai bien mis cette note à The Affair, mais je suis incompréhensiblement embarqué dans les intrigues de cette année. Cet épisode se concentre pourtant sur Noah, et ça c’était chiant, mais malgré tout, il y avait du bon. La deuxième partie est exceptionnellement réussie, même si je n’aurais jamais envisagé ça pour la série en saison 1. Non, vraiment, le renouveau de cette saison 4 fait beaucoup de bien, et j’espère que ça va continuer.
Preacher – S03E02 – Sonsabitches – 17/20
Eh bien voilà, c’est déjà un peu plus clair du côté du plan général de la saison cette fois : on sait ce que Jesse va vouloir faire pour un moment après cet épisode ; et en plus, on nous prouve enfin qu’ils sont capables de faire d’excellents épisodes faisant bouger l’intrigue sans pour autant que les personnages soient forcés de bouger. Le roadtrip me manque énormément, mais cette saison devrait pouvoir s’en passer ; il y a pas mal à faire où ils sont.

Mardi

Salvation – S02E02 – Detente – 12/20
La série enchaîne les rebondissements tous plus improbables (mais en même temps prévisibles – les répliques des cliffhangers surtout) les uns que les autres, ce qui permet de toujours bien rire devant ; et surtout de ne pas s’ennuyer. C’est bien la seule qualité que je lui trouve encore, parce que j’ai surtout l’impression qu’on me prend pour un idiot du début à la fin de cette histoire qui n’a ni queue ni tête. C’est fou ce que la curiosité me pousse à faire.

Jeudi

Colony – S03E10 – Sea Spray – 16/20
Continuer cette série est toujours autant un plaisir et j’espère vraiment qu’elle aura droit à une saison 4 parce qu’elle n’a fait que s’améliorer. Je ne suis pas prêt à dire au revoir à ces personnages et à ces intrigues, surtout maintenant qu’on a enfin quelques réponses qui donnent le sentiment d’avancer dans des intrigues entamées il y a bien longtemps.

Samedi

12 Monkeys – S04E10 – The Beginning (1) – 20/20
Improbable, mais la série y arrive : un condensé d’émotions tout aussi forte que dans l’épisode précédent, des rebondissements, des surprises, on ne voit pas le temps passé dans ces 49 premières minutes de la fin de série. J’ai adoré, tout simplement, et j’aurais aimé que toute la série soit à la hauteur de cet épisode, même si c’est déjà bien cool d’avoir au moins cet épisode !
12 Monkeys – S04E11 – The Beginning (2) – 20/20
Claque. Cet épisode final est une véritable claque et hisse la série à un très, très bon niveau. Malgré une première saison un peu bancale par moment, cette fin à elle toute seule suffit à ce que la série accède au panthéon des séries, rien que ça. Je n’en dirais pas plus dans ces quelques lignes pour ne pas spoiler, mais la fin est tellement parfaite qu’elle fait assurément partie de mes derniers épisodes de série préférés. Commencez la série si ce n’est pas déjà fait et le seul conseil que je puisse vous donner. Vraiment. Et pour les autres, et bien, il me reste à résumer l’épisode.
Quantico – S03E09 – Fear Feargach – 13/20
Franchement, ça pourrait être bien si ce n’était pas si convenu. Les épisodes sont hyper-prévisibles, avec des « rebondissements » visibles dès le départ, parfois à un point où ça en devient gênant : la simplicité d’écriture aurait été très pertinente il y a 15 ou 20 ans, mais en 2018, on peut faire un peu plus original. Heureusement, il reste les personnages, qui sont ceux qui me font revenir pour voir la conclusion de tout ça !

Rattrapage

Glow – S02E05 – Pervers are People, too – 18/20
#MeToo. Il fallait inévitablement que la série s’y frotte, surtout avec son ADN hyper féministe, et elle le fait avec brio, même si je ne sais pas encore les conséquences que ça aura pour la suite de la saison. Il est aussi temps de se concentrer sur un personnage masculin dont on sentait bien, dès la saison 1, qu’il avait de belles possibilités d’intrigues.
Glow – S02E06 – Work the Leg – 18/20
Encore un épisode palpitant et se dirigeant vers des eaux beaucoup plus troubles que je ne l’aurais attendu en début de saison. C’est toujours aussi top à regarder, même s’il y a quelques moments qui finissent par donner envie de regarder ailleurs. Et en plus, il y a beaucoup trop de scènes où on les voit faire du sport, du vrai, et c’est très culpabilisant quand on est confortablement installé !

 Challenge Arrowverse

Je vous jure que l’intention y est, bis…

> Vus en 2018

Quantico – S03E09

Épisode 9 – Fear Feargach – 13/20
Franchement, ça pourrait être bien si ce n’était pas si convenu. Les épisodes sont hyper-prévisibles, avec des « rebondissements » visibles dès le départ, parfois à un point où ça en devient gênant : la simplicité d’écriture aurait été très pertinente il y a 15 ou 20 ans, mais en 2018, on peut faire un peu plus original. Heureusement, il reste les personnages, qui sont ceux qui me font revenir pour voir la conclusion de tout ça !

Saison 3


Spoilers

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They want you dead, Shelby.

Cela fait donc quelques semaines qu’Alex a fait sa fausse couche, et elle dîne au restaurant avec Shelby qui prend soin d’elle depuis tout ce temps. Le problème, c’est que Shelby est la cible d’un tueur et n’en a pas conscience. Owen le sait et tente de la prévenir, mais c’est trop tard : un sniper tue une pauvre victime et rate de peu Shelby.

Celle-ci est au cœur d’un procès dont on ne sait pas grand-chose, si ce n’est que la Syrie ne veut pas qu’elle parle et qu’elle a un pote, Nazir, qui la contacte parce que tous les autres sont morts. Comme bien souvent, je n’ai pas tout suivi à la présentation de la situation, mais il faut en retenir que Nazir est l’ex de Shelby et qu’Alex et Ryan sont tous les deux d’accord pour penser que Shelby fait de la merde.

Forcément, ça mène à des engueulades de couple devant Alex et Mike se draguant, surtout quand Shelby fait en sorte de protéger Nazir en permanence.

Ryan est énervé de voir que tout le monde le pense jaloux alors qu’il veut juste maintenir Shelby en vie, mais en même temps, il est juste grillé qu’il est complétement jaloux. Il l’est pour rien du tout parce que Nazir profite de l’inattention de tout le monde pour voler les dossiers sur les méchants et se barrer. Quelle team d’espions de merde, sérieusement, c’est trop drôle de les voir faire des erreurs de débutants à chaque épisode.

De son côté, Owen interroge un ex-agent qu’il sait travailler pour la Syrie, et à part que la scène me valide le point 2 du Bingo Séries, je n’en ai pas retenu grand-chose. Finalement, on découvre que c’est le fils de ce moustachu, Phelan, qui était embauché pour tuer Nazir. Cette nouvelle scène nous permet de nous présenter comme un grand méchant capable de tuer le « sergent » de Phelan, son (petit ?) ami, pour le simple plaisir de les punir d’avoir été incapable de tuer Nazir quand il a contacté Shelby dans un parc en début d’épisode (une très chouette intervention de l’équipe).

Toute l’équipe retrouve rapidement Nazir dans un bar où il demandait à voir le moustachu et sur les bons conseils de Shelby, il se laisse calmer et ramener tranquilou dans leur bureau. Ryan profite de cette sortie pour convaincre Shelby de lui raconter son histoire avec Nazir – et on apprend ainsi qu’elle culpabilise d’avoir laissé sa famille se faire tuer. Elle laisse Ryan la convaincre d’amener Nazir à la maison protégée par la CIA… qui est tellement bien protégée qu’elles y retrouvent la taupe de Phelan égorgée. Sympa.

Pendant ce temps, Jocelyn trouve encore le moyen de nous ramener son insupportable Frank dans l’affaire, parce qu’il a bossé sous couverture avec le moustachu (Conor Devlin) il y a un moment. Ben voui, bien sûr. Il faut qu’elle le ramène dans tous les épisodes de toute manière, mais ça permet aussi une rapide scène Alex/Owen qui m’a permis de me souvenir qu’on a tenté de nous les mettre en couple l’an dernier aussi.

Bref, Frank est embauché par Owen, même s’il n’a pas du tout envie de bosser avec lui : après tout, il a toujours une relation avec Jocelyn, qui lui a même parlé de l’affaire en cours avant de laisser Owen s’en charger. Sinon, de plus en plus cette saison, la série se transforme en procédural moyen se concentrant sur les méchants autant que les gentils, et c’est tout le problème : je suis là pour les gentils, mais les méchants me font mentir.

Frank est donc envoyé sous couverture de manière bien peu crédible, mais ça fonctionne, même quand Phelan le soupçonne de porter un micro. Ce n’est pas si bien écrit, mais c’est amusant à voir malgré tout ; j’ai l’impression de voir une série pour scénaristes débutants avec tous les trucs et astuces à connaître – mais je les connais déjà, quoi.

Frank ne sert pas à grand-chose, mais il apporte un élément-clé qui permet à toute l’équipe d’organiser un piège pour arrêter Phelan… mais pas son père. Tout ceci est bien trop simple, et ils rangent tous leurs armes bien trop rapidement alors que Nazir n’est clairement pas en sécurité. Il se laisse énerver par Phelan, veut le taper et le fait tuer par Ryan quand il le frappe au beau milieu de son arrestation.

Phelan mort, le procès est avancé et précipite les choses : Shelby avoue la vérité sur le passé à un Nazir qui était déjà au courant et devant les Nations Unies, une bombe explose et met toute l’équipe à terre, permettant au moustachu de débarquer avec de quoi tuer tout le monde ; et on notera comment Alex est complétement paumée cette fois.

Par chance, elle a Mike pour la protéger malgré tout, mais elle a clairement un souci : elle n’est même pas capable de tuer le moustachu. Certes, ça permet de l’arrêter, mais ça permet surtout de nous prouver qu’Alex est cassée et qu’elle a besoin d’Owen pour l’arrêter. Quant à Nazir, l’attentat suffit à le tuer, comme je m’en doutais depuis le début de l’épisode : il a tenté deux fois de faire réciter à Shelby la fin d’un poème en arabe, et dès le départ, on sentait bien que ce serait ses derniers mots et qu’elle lui répondrait.

C’est effectivement le cas, mais Shelby ne parlant pas arabe, la série fait sa timide et nous la fait en anglais, tout simplement. OK. C’est un peu triste, mais Shelby témoigne malgré tout et il n’y a quasiment aucune conséquence. Toutefois, on a tout de même droit à de brèves conclusions et conséquences : le moustachu est envoyé en prison, mais il fait la promesse de tuer tous les gens qu’Alex aime. Moui. C’est un peu tard pour nous introduire un grand méchant, surtout que son fils avait l’air plus intéressant et est déjà mort.

Côté couple, Shelby et Ryan se réconcilient, Alex continue de flirter avec Mike qui dit vouloir l’écouter parler et Jocelyn avoue à Owen qu’elle sort désormais avec Frank. Ben oui, forcément, on avait compris tout seul, merci. Oh, et Harry ? Pas d’histoire de cœur pour lui, donc tout le monde s’en fout dans cette conclusion d’épisode.

Saison 3

Colony – S03E10

Épisode 10 – Sea Spray – 16/20
Continuer cette série est toujours autant un plaisir et j’espère vraiment qu’elle aura droit à une saison 4 parce qu’elle n’a fait que s’améliorer. Je ne suis pas prêt à dire au revoir à ces personnages et à ces intrigues, surtout maintenant qu’on a enfin quelques réponses qui donnent le sentiment d’avancer dans des intrigues entamées il y a bien longtemps.

Saison 3


Spoilers

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What happened… It’ll always be a part of us. But I can’t let it be everything.

On change d’ambiance cette semaine avec l’introduction de cet épisode que j’ai tardé à regarder. On nous introduit donc deux nouveaux personnages, des boxeurs, qui s’échangent quelques messes basses et veulent rester discret. L’un d’eux, Harris (je l’ai IMDBisé, mais je ne sais quand même d’où je le connais – Younger probablement) travaille pour Kynes et a pour mission de l’espionner en attendant qu’il fasse une erreur. C’est original et intéressant comme idée. Malheureusement, il est poussé par un ami à l’espionner moins subtilement, et il se fait surprendre par Kynes. Ce dernier a toutefois tellement confiance en lui qu’il ne le soupçonne pas d’être un méchant résistant.

Pendant ce temps, Will sifflote de manière insupportable et dégomme une poêle à la fourchette pour faire griller du bacon, ce que Bram trouve aussi suspect que moi. Ce dernier se barre donc sans petit-déj et Katie retrouve la cuisine dans un sale état, interrogeant donc son mari sur son état, surtout après leur soirée de la veille, passée à pleurer en silence.

Cette fois au moins, Will prend conscience qu’il a été un peu un connard avec sa famille, mais Katie retient surtout que Will voulait savoir si Seattle était sûr. Et c’est excellent, parce que ça veut dire que les Bowman recommencent à communiquer : Katie lui dit ce qu’elle a découvert sur son boulot et Will lui raconte qu’il a parlé à Snyder et à Broussard. Et l’actrice est toujours aussi excellente à interpréter la trahison ressentie par son personnage, qui est aussi un excellent personnage. Ce couple !

Katie se rend donc au boulot pour se renseigner sur le dossier de Will, maintenant qu’ils savent que Seattle sait qui ils sont. Elle se rend auprès de sa collègue et lui présente sa plus belle poker face pour obtenir des informations. Elle est tellement forte.

De son côté, Snyder finit par se confier sur sa rencontre avec Broussard et Will, pour parler surtout de la feuille anti-balle et pour dire à son correspondant, Mr Garland, de ne surtout pas communiquer qu’il y a de la Résistance à Seattle : le but est de trouver comment l’exploiter avant. Ils s’amusent ensuite à faire un tour en ville où Snyder demande à Harris d’arrêter de le suivre, car il est parfaitement en sécurité déjà, même sans eux.

En fait, c’est surtout qu’il veut enquêter sur la colonie de Seattle en s’intéressant plus précisément aux personnes qui disparaissent ou aux affaires étranges pour les « policiers ». L’un d’eux leur parle justement d’un vol de voiture ayant mal tourné, ce qui n’a aucun sens : personne ne volerait une voiture dans une ville où elles sont tracées. Effectivement.

Garland se renseigne également sur Will et découvre que Kynes ne l’a pas déporté comme il aurait dû : Will est un Outlier et le deal passé entre Kynes et les hôtes suppose donc qu’il leur soit livré. C’est pour Snyder une erreur fatale qui va lui permettre de faire tomber Kynes : il y en a forcément d’autres… et Snyder en est heureux car ça va probablement l’aider à prendre le pouvoir, comme d’habitude. Le pire, c’est qu’il a raison, et c’est exactement ce que Katie découvre au travail : il y a bien des outliers qui ne sont pas donnés aux hôtes et qui vivent une vie pépère à Seattle.

Broussard, lui, découvre que le seul moyen de se barrer de la ville est d’utiliser le ferry. Seattle quoi. Chez lui, il est aussi obligé de tenter de convaincre Amy de bosser avec Will, mais elle refuse catégoriquement, au point de le virer de chez lui, parce qu’elle est apparemment chez elle. Broussard en parle ensuite à Will – s’il se dit d’accord avec le point de vue d’Amy, il sait aussi qu’elle n’est pas aussi prête que Will à être une résistante qui survit à tout. Mouais. Elle a pourtant dû prouver ce qu’elle avait à prouver, pendant la randonnée.

Broussard retourne malgré tout chez lui et y reçoit la visite de Katie et d’un dossier récupéré à son travail (en échange d’un adieu à sa collègue et amie, qui n’est plus trop son amie, par conséquent) contenant le nom de tous les outliers. Aussitôt, Katie, Will et Broussard contactent l’un d’entre eux, le boxeur ami d’Harris. Après quelques péripéties, ils arrivent à le rallier à leur cause : il récupère la liste pour la montrer à ses amis et vérifier l’information. C’est bien parti.

Les rangs de la Résistance s’agrandissent, et pour arranger les choses, Will décide de venir se confier à Amy sur son lieu de travail. Il s’excuse auprès d’elle et lui confie son histoire, et celle de Charlie, et lui demande de revenir dans la Résistance, parce que Broussard a besoin d’elle. Et elle ose dire que non, alors qu’il a pourtant de bons arguments et est très convaincants.

Comme à son habitude, Snyder joue la carte de l’audace et se rend chez Kynes pour enquêter plus profondément auprès de lui. Il fait bien comprendre à Kynes qu’il sait exactement ce qu’on lui cache et que si lui le sait, alors l’IGA aussi ; et il vaut mieux être bien avec l’IGA quand on est à la tête d’une colonie. Par conséquent, Snyder a la chance de partager un dîner avec Harris et un autre de ses potes, au cours duquel il tente évidemment de se renseigner, notamment sur le passé de ses interlocuteurs. Comme ce n’est pas très efficace, il envoie Garland récupérer le verre – et donc l’ADN – d’Harris.

Cela permet de découvrir qu’il s’appelle Victor et qu’il est un outlier non donné aux extra-terrestres. C’est con. L’IGA ne peut tolérer une telle trahison, et les hôtes non plus, donc la fin de saison va être violente s’ils communiquent l’information. Et Snyder parvient à convaincre Garland de continuer à le suivre dans ses idées tordues, ce qui ne peut être bon signe.

Pour terminer l’épisode, on se retrouve chez les Bowman où Bram rentre comme un ado désabusé et décide d’emmener Gracie chez sa copine, qui pense qu’il s’appelle Sean. Les deux rencontrent donc le père de celle-ci… Je ne le sens pas, si on nous montre ça, ce n’est pas bon signe. Enfin, dans un par cet sous la pluie (ah Seattle), Will prend la décision de mentir à Katie sur pourquoi il ne veut pas impliquer Bram dans cette nouvelle résistance se mettant en place (mensonge par omission, mais mensonge quand même) et ils reçoivent un message leur donnant rendez-vous à 19h et sans un téléphone dans un gymnase. Pas le plus efficace des cliffhangers quand même.

Saison 3

12 Monkeys – S04E10-11

Épisode 10 – The Beginning (1) – 20/20
Improbable, mais la série y arrive : un condensé d’émotions tout aussi forte que dans l’épisode précédent, des rebondissements, des surprises, on ne voit pas le temps passé dans ces 49 premières minutes de la fin de série. J’ai adoré, tout simplement, et j’aurais aimé que toute la série soit à la hauteur de cet épisode, même si c’est déjà bien cool d’avoir au moins cet épisode !

Saison 4


10

The mission hasn’t change. Only our feelings.

Oui, je suis trop impatient ; oui, je vais me jeter dessus ; vivement que ça sorte et blablabla. Une annonce de déménagement plus tard et il n’y a plus personne pour être au rendez-vous devant ces deux derniers épisodes de la série. Et pourtant, avant d’être spoilé, il a bien fallu s’y mettre. 1h30 pile, voilà ce que promet ce dernier épisode au résumé repartant aux bases de la série et nous résumant tout en trois minutes. C’était long, mais passionnant, et ça donnait envie de se replonger dans toutes les quatre saisons.

Quoiqu’il en soit, on est ensuite reparti en 2037 où Katarina découvre leur QG et la base de la machine et… Athan ! Il essaye de raisonner Katarina de ne pas commencer à partir en vrille, mais il n’y a pas grand-chose qu’il puisse faire ou dire pour la faire changer d’avis. Il lui conseille donc, le jour où ça arrivera, de choisir de sauver une vie plutôt que sept billions. Il savait donc tout !

En 2043, on reprend exactement où on en était : Katarina comprend que le fait que Cole soit de sa famille explique que la machine s’est mise à fonctionner, comme elle partait de son ADN. Cole accepte son destin d’être effacé, Jennifer est effondrée, Cassie va probablement être chiante et s’y refuser, mais ce sera ce qui permet à la série d’avancer à sa fin.

Cassie s’oppose fermement à ce que Cole soit sacrifié, mais personne ne va dans son sens, la forçant à comprendre qu’il n’y a rien d’autre à faire. Elle a beau dire que le temps leur en doit une, ce n’est pas tout à fait vrai, et c’est juste bien trop triste à voir. Il est fort probable que cet épisode finisse par me faire pleurer encore, surtout que ça enchaîne sur des flashbacks de toute la relation Cole/Cassie, et je ne m’y attendais pas.

Avant de supprimer Cole définitivement, le groupe décide logiquement d’envoyer « future asshole » à la rencontre du Cole du passé, et c’est passionnant de revoir ces scènes de rencontre entre les personnages. Revoir toutes les interférences de « future asshole » est certes très répétitif par rapport au passé de la série, surtout quand il s’agissait de voir ce qu’on a vu cette saison, mais ça fonctionne bien.

Comme il faut bien combler l’heure restant dans l’épisode, Cole et Cassie découvrent à leur retour en 2043 que leur solution miracle de détruire l’existence de Cole ne peut fonctionner : il leur faudrait trois ans et demi pour accomplir la solution des Primaires, et ils n’ont que 12 ou 13 heures devant eux.

Heureusement, Cole a déjà un plan pour changer tout ça – alors que Cassie a toujours l’espoir de sauver le monde en tuant le Témoin. Elle est un peu têtue dans son genre, mais j’imagine que la série ne pourra pas mal se terminer pour autant.

Et la suite est plutôt très joyeusement horrible à voir : Cassie demande à Cole d’aller chercher Ramse parce qu’ils ont besoin de lui pour mettre en place le plan de Cole. Ainsi, donc, « future asshole » débarque l’année de la mort de Ramse pour l’embarquer avec lui dans le futur. Dur de ne pas avoir envie de pleurer lors de ces nouvelles retrouvailles entre Cole et mon personnage préféré. On me prend par les sentiments là.

Assez vite, les personnages irréconciables à l’époque se réconcilient en quelques minutes et Ramse accepte de suivre le plan de Cole jusqu’au bout : ils vont s’emparer de Titan ensemble. Une dernière mission pour les deux frères qui ne plaît pas trop à Katarina parce que bouhou la causalité. Au point où vous en êtes, mamie, ce n’est plus bien grave tout ça. Et puis, la réaction de Jennifer est beaucoup trop drôle.

Les deux frères partent donc chercher une voiture dont ils ont besoin sous l’orage rouge et Cole y trouve la bague de fiançailles de sa mère. Avant de partir pour son ultime mission, il téléporte donc Cassie dans une magnifique crique où il la demande en mariage, parce qu’il fallait bien une scène de plus pour briser le cœur de tous les fans, pas vrai ? NON. Et pourtant, ils ne se gênent pas pour la demande en mariage, non pas pour toujours, mais pour un moment. Ah, les frissons purée.

Ils sont malheureusement interrompus dans leur moment parfait et trop court par l’orage rouge qui arrive au-dessus de ce dernier coucher de soleil.

Pendant ce temps (en quelque sorte, ces mots de liaison ont un sens bien différent ici que dans mes autres critiques), Jennifer boit du thé rouge pour rencontrer le Témoin alors que de son côté, Olivia nous fait son petit discours d’entrée dans la forêt rouge avec le temps qui se supprime et tous les moments qui ne font plus qu’un. Un orage rouge se propage donc dans le temps sur tous les lieux marquants de la saison et la série.

Olivia est donc dérangée par Jennifer qui est elle aussi bien dérangée, d’une autre manière. Elle s’arrange pour attirer son attention, lui dire qu’il y a moyen d’avoir l’arme la tuant et… Olivia s’empare de son corps, se retrouve face à Katarina et découvre effectivement que l’arme est bel et bien présente en 2043. Aussitôt, Olivia arrête la possession de Jennifer et la phase finale de son plan pour emmener Titan en 2043 et les empêcher de la détruire.

Elle tombe dans un piège totalement grossier tendu par nos ennemis : Cole et Ramse se cherchent une chanson dans la voiture et finissent par trouver ce qu’il faut pour mourir, The Time of my life. J’ai éclaté de rire juste avant Ramse, mais c’était parfait : ils s’infiltrent dans Titan et dérangent Olivia dans un énième discours interminable, détruisant au passage leur voiture et quelques hommes d’Olivia, qui comprend trop tard qu’elle est tombée dans un piège.

Ramse et Cole perdent leur machine portative, mais ce n’est plus très grave (ce sera probablement juste gênant au pire moment) : Katarina téléporte leur QG en plein Titan. La machine du QG devient la seule arme de nos résistants, mais c’est assez pour faire flipper Olivia qui est loin de se douter qu’ils veulent simplement récupérer Titan, et qu’ils sont partis pour une mission suicide.

Cette dernière se passe bien – et passe bien vite aussi : je crois qu’on approche déjà de la fin du premier épisode et que je ne m’en suis pas rendu compte. Et à force de bien se passer, la mission se termine mal : les Filles ne parviennent à protéger la Machine, et leur scientifique est mort, et il ne reste plus que neuf minutes avant la fin du plan d’Olivia, alors que Cole et Ramse sont fichus eux aussi.

Katarina accepte de mourir à son tour, mais finalement, dans un ultime twist, Max (QUOI ?!!!) et la Jennifer du futur débarquent et la sauvent, avant de demander à Jennifer du passé de mettre une dernière chanson : Don’t you forget about me. Et hop, voici Deacon qui débarque pour sauver James et Ramse. WTF ? D’où sort-il ? Ou plutôt de quand ? C’est en tout cas un bon twist – même si je m’attendais à le voir débarquer depuis le milieu d’épisode où Cassie dit avoir besoin de toute la famille pour s’en tirer. Quel épisode final !


Épisode 11 – The Beginning (2) – 20/20
Claque. Cet épisode final est une véritable claque et hisse la série à un très, très bon niveau. Malgré une première saison un peu bancale par moment, cette fin à elle toute seule suffit à ce que la série accède au panthéon des séries, rien que ça. Je n’en dirais pas plus dans ces quelques lignes pour ne pas spoiler, mais la fin est tellement parfaite qu’elle fait assurément partie de mes derniers épisodes de série préférés. Commencez la série si ce n’est pas déjà fait et le seul conseil que je puisse vous donner. Vraiment. Et pour les autres, et bien, il me reste à résumer l’épisode.

Saison 4


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You and I. We didn’t have a lot of time… but we lived a lifetime together.

Le vrai épisode final prend le temps de revenir sur le twist de l’épisode précédent : Jennifer vieille débarque avec les Filles auprès du camp West 7, tombe sur Max et la force à la mener à Deacon, à qui elle raconte tout le futur. Son argument ? Le couteau de Deacon, bien sûr. Le truc, c’est qu’elle utilise un paradoxe pour les détruire et niveau causalité, je suis perdu : si elle le détruit, c’en est fini de son argument et de tout le reste ?!

Pas le temps de se prendre la tête cela dit, la bataille finale est là – et Deacon est dedans (donc il savait tout ce qui allait se passer depuis toujours ? Ou c’est l’événement qui change et nous sort de la boucle ? Ah, ces prises de tête temporelles). Deacon se réconcilie de manière express avec Ramse et Cole, ils sont tous West 7 après tout, alors que Cassie et Jennifer prennent la décision de se sacrifier et d’aller en salle de contrôle. Là-bas, Olivia les attends effectivement, et nous tabasse Cassie, oubliant un peu trop Jennifer à mon goût. C’est génialissime toutefois, parce que Cassie finit par se rebeller et enfin prendre sa revanche contre Olivia.

C’est elle qui la poignarde et la tabasse. Kiffant. Malheureusement, Katarina leur rappelle qu’ils n’ont plus trop le temps. De son côté, Cole parvient à convaincre Deacon et Ramse de mener encore une autre mission suicide : il faut détruire le cœur de Titan. Il ne reste que quelques minutes (4, en fait) pour annuler la séquence lancée par Olivia, et Cassie se fige dans ses souvenirs – de biens jolis flashbacks, encore et toujours.

Olivia débarque une dernière fois et prend le dessus sur Cassie utilisant la ruse pour la tuer définitivement : elle lui dégomme la moitié supérieure du corps dans un paradoxe temporel. Malgré tout, Cassie ne se sent pas capable d’arreter la séquence de la forêt rouge. Elle s’excuse auprès de James de ne pas être capable de faire mieux pour lui, mais elle ne veut pas le perdre, ni perdre ses souvenirs.

James se tape donc le sprint de sa vie vers la tour de contrôle… et ne met que deux minutes à y arriver. La probabilité est bien faible. Malheureusement, il arrive trop tard quand même : un éboulement l’empêche d’accéder à Cassie. Comme par hasard. Cela ne lui empêche pas de lui parler et d’être ultra-poétique surtout pour Cole : oui, ils peuvent avoir l’éternité… ou ils peuvent avoir un maintenant qui rend tout ça réel, un maintenant avec une fin, un maintenant qui se souvient du temps qui passent et des retrouvailles. Bref, il la supplie de donner une fin à la série, comme si les scénaristes connaissaient bien le texte à lui donner après avoir bataillé pour une saison 4. Admettons.

Cole est convaincant au point que Cassie change d’avis à la dernière seconde, comme dans une série. Elle arrête donc la séquence à une seconde de la fin et ce qui a pris des heures à se mettre en place ne prend qu’une seconde à s’arrêter. Plus de forêt rouge, une Jennifer qui se réveille et un happy end qui se profile.

La série part alors en vrille totale et nous ramène en… 894 pour mon plus gros fou rire : la moitié supérieure du corps d’Olivia qui finit en Antarctique avec la souche du virus… elle est le crâne de la saison 1. Bien joué. Il n’empêche que le but est toujours de supprimer Cole et qu’il reste plein de choses à faire, notamment renvoyer tout le monde au… début. Pour éviter la causalité, quoi.

La vieille Jennifer et Deacon repartent ensemble et se lient d’une amitié intemporelle, après un câlin Cassie/Deacon que celui-ci ne comprend pas. On ne nous reparle de Max, la pote de Cole et Ramse, mais bon, on imagine qu’elle s’en va avec Deacon aussi. Ramse, lui, accepte la triste réalité de se faire tuer par Cole… et ses derniers mots, « Je te vois bientôt », s’expliquent enfin. Jennifer est bien trop  nulle en au revoir, ou bien trop forte : comme d’habitude, elle est inimitable. J’adore ce personnage ! Elle préfère un salut final, une bonne nuit avant de tout recommencer, qui sent bon la dernière scène tournée pour l’actrice (je n’en sais rien, mais je suppose) où Cole, Cassie et Katarina l’applaudissent. La voilà donc qui retourne dans le passé, toute excitée de la vie qui l’attend.

Il faut ensuite des adieux entre Cassie et Cole. Des adieux du couple principal dans une série qui se termine après quatre saisons. Ils ne peuvent pas oser ? Et si. Cole rend à Cassie sa montre, les violons se font entendre et il lui fait de bien beaux adieux et un dernier baiser. Le courage de Cassie de monter les escaliers et s’asseoir sur cette chaise, c’est quand même quelque chose. Son départ de 2043 se fait au son de son message adressé à Jones, le fameux message lançant la mission.

Il ne reste plus que Katarina et James pour conclure la série : Titan est capable d’effacer l’existence de Cole et ils n’ont plus qu’à le faire. Avant ça, Jones se fume une dernière cigarette et remercie son petit-fils d’avoir tenu sa promesse : ils voient la fin ensemble. Il lui répond qu’il est heureux de l’avoir à la fin, mais la fin de Katarina est là plus tôt qu’il ne pensait… elle se laisse mourir en écoutant son petit-fils lui dire qu’elle a été une mère pour lui. Il écrase sa cigarette, et c’en est fait de Katarina.

Reste une dernière séquence à écrire, celle qui enverra Titan et James à la destruction totale et à l’effacement. James Cole la programme lui-même et accepte de s’autodétruire….

La série se mord la queue et revient à son premier épisode, sa première scène, en 2013. Quand Cassie monte dans sa voiture, Cole n’est pas là pour la braquer, mais elle se souvient soudainement des quatre saisons. Plutôt que de se lancer dans la plus grande aventure de sa vie, elle se rend à l’Emerson et demande à contacter James Cole, mais sa chambre n’existe plus. Elle n’a jamais été réservée à vie. Et le voyage dans le temps n’est plus jamais possible.

Voici donc une Cassie dévastée qui comprend que la vie sera différente de toute la vie qu’elle a connue pourtant connue. La série prend le temps de nous faire une fin parfaite à travers le temps : Jennifer est capable de nous créer la première licorne du monde, Ramse a un futur heureux avec son fils, Jennifer finit par se retrouver dans un bar possédé par Deacon où ils s’amusent bien, Katarina vit une jolie vie de famille, avec son mari et Hannah. Et si on en revient à Cassie, c’est pour nous dire qu’elle est un super médecin et qu’elle s’achète la maison, la fameuse maison.

Quelque part, quelque temps, Cole débarque sur une plage et retrouve une Jennifer jeune et souriante et délirante toute heureuse de le voir en vie. Eh oui, Jones a bien sûr trouvé le moyen de sauver son petit-fils, comme le lui avait demandé son arrière-petit-fils. Elle l’a effacé du temps, mais elle a trouvé le moyen de le ramener dans le passé, auprès de Cassie. Et c’est pour ça qu’elle se souvient de lui.

C’est une jolie manipulation du temps, qui permet à James et Cassie de se retrouver devant leur maison, ultime claque hyper efficace de la série qui se termine sur une réplique aussi prévisible après ce double-épisode que parfaite et insoupçonnée avant : Happily ever now. Et ils vivent heureux.

Saison 4

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EN BREF – Merci à LauraFrankie et Yodabor de m’avoir tellement parlé de la série que je me suis mis à la regarder, après un faux départ. C’est le syndrome Person of Interest, finalement, juger une série sur son pilot a beau être la technique de production de la majorité des chaînes américaines, elle n’est vraiment pas efficace en ce qui me concerne. Peut-être qu’il vaut mieux la juger à son épisode final, en fait. Bref, quoiqu’il en soit, j’ai trouvé la saison 1 très bonne, mais pas aussi exceptionnelle que cette saison finale.

Parce que bon, quand même, OK, il n’y a eu que onze épisodes cette année, mais ils étaient tous excellents : très peu de temps morts, énormément de rebondissements, cette saison 4 était brillante. Dans l’ensemble, la série s’en va donc en me laissant un excellent souvenir d’elle et en ayant réglé une bonne grosse majorité de ses paradoxes.

Je dirais qu’ils n’étaient pas bien au point au début, ou pas sûr d’eux, mais que plus le temps a passé, plus c’est devenu solide. Une fois leur plan bien clair et défini, il n’y avait plus qu’à se laisser guider. Écriture fluide, rebondissements improbables à chaque fois, excellents gags, paradoxes temporels gérés et SF tout comme j’aime, je ne manque pas de compliments à l’égard de la série. Et ce n’est pas le double épisode final qui me fait dire le contraire – j’aurais aimé une fin triste aussi, mais les choix faits sont pertinents et absolument pas décevants, au contraire.

Une série coup de cœur, il faudra que je la revois un jour !

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