Here and Now (S01)

Synopsis : Une famille contemporaine multi-raciale constituée du mari, de l’épouse, de trois enfants adoptés de Somalie, du Vietnam et de Colombie, ainsi que d’un enfant biologique voit ses liens être testés.

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Pour commencer, le simple synopsis de la série m’aurait fait lever les yeux au ciel et passer directement à autre chose si nous n’étions pas sur une série proposée par Alan Ball sur HBO. Même si j’en ai détesté la fin, le duo est à l’origine de True Blood tout de même, donc ça mérite au moins le coup d’œil. En plus, il y a au casting Stéphanie de Grey’s Anatomy, une autre excellente raison de tester.

Je ne sais pas trop quoi en attendre – je sais en revanche que je n’ai en fait pas le temps de commencer une nouvelle série et que je ferais mieux de m’abstenir, mais c’est plus fort que moi. Si le synopsis part sur un drama familial, la présence d’Alan Ball à la direction et un autre synopsis lu ailleurs me conforte dans l’idée qu’on aura quelque peu du paranormal également. En plus, cette année 2018 s’avère pour le moment excellente dans tous les lancements de séries/saisons, au moins sur les premiers épisodes, donc je pars confiant. On verra si je fais bien.

Comme d’habitude, ci-dessous se trouve mon avis sans spoiler, et c’est en cliquant sur le titre que vous accédez à tous les détails de ma critique et au résumé de l’épisode. Bonne lecture !

Note moyenne de la saison : 16/20

S01E01 – Eleven Eleven – 17/20
Je ne sais pas quoi penser du tout de cette série, mais l’épisode était bon à tendance très bon. Il y a clairement trop de drogue partout pour me plaire à fond et me donner l’impression que c’est une série dont je vais devenir totalement fan. En revanche, c’est une histoire qui m’a malgré tout gardé une heure avec des personnages que j’aime bien et sur lesquels je suis curieux d’en savoir (beaucoup) plus – particulièrement Ramon, Ashley et un peu moins Duc (mais je sens que ça peut venir, je suis intrigué par ses possibles histoires de cœur). La multiplication des personnages est une excellente chose qui permet un bon rythme, mais l’ambiance a tout de même l’air assez dépressive pour le moment. Rien à redire de la réalisation, bonnes découvertes musicales et beaucoup de questions ouvertes en fin d’épisode qui assurent que je reviendrais.
S01E02 – It’s Coming – 17/20
Cet épisode dure une heure, et c’est long, certes, mais il y a tellement d’intrigues qui se déroulent en parallèle que j’ai eu l’impression de voir deux épisodes, et ça, c’est plutôt bienvenue. Si la note est excellente, c’est parce que le casting est engageant et que les personnages ont tous de quoi porter une série sur leurs épaules, que je les aime ou non. Du coup, j’étais accroché tout du long. En revanche, j’espère que la série va vite s’arrêter ses pseudo-messages politiques sur les sujets qui prêtent à débat dans la société d’aujourd’hui. Pour l’instant, ce n’est pas réussi et ça plombe la série avec des solutions expéditives ou des clichés mal venus.
S01E03 – If a Deer Sh*ts in the Wood – 15/20
La série poursuit son chemin sans surprise, en négligeant peut-être un peu trop certains personnages cette semaine pour en privilégier d’autres ; mais dans l’ensemble, c’est top à voir, malgré un ton qui peine parfois à convaincre sur les débats de société qu’ils veulent aborder pour montrer qu’ils sont plus à l’écoute et mieux que tout le monde. J’attends aussi qu’on en sache plus sur le titre de la série – apparemment lié au travail philosophique de Greg – car c’est toujours un mystère après trois épisodes.
S01E04 – Hide & Seek – 15/20
Si la série est intéressante et en profite toujours pour poser de judicieuses questions et d’importants débats, elle est aussi vraiment trop bavarde et prend trop de temps à arriver aux scènes véritablement intéressantes. Le mystère s’épaissit néanmoins, et rien que pour ça, j’ai envie de poursuivre. La fin d’épisode a piqué ma curiosité, quelques scènes en cours de route étaient bien écrites, et ça me suffit pour tout leur pardonner et mettre une note un tout petit peu trop gentille par rapport à l’épisode.
S01E05 – From Sun Up To Sun Down – 16/20
La série repart sur de meilleures pistes, même si je reste très frustré par son mystère principal diffusé au compte-goutte dans chaque épisode souvent trop long. J’ai aimé dans cette heure presque complète les approfondissements psychologiques et la manière plus réussie d’aborder les sujets de société. Cela paraissait beaucoup moins forcé cette fois et ça apportait de vraies originalités, avec un travail qu’on ne voit pas assez souvent fait à la télévision. Quant à la famille mise en avant par la série, je les aime de plus en plus et accroche en définitive à plus de personnages que prévu, y compris à ceux que je détestais jusque-là !
S01E06 – Fight. Death. – 17/20
Je viens d’enchaîner trois épisodes, et j’en verrais bien un quatrième. L’ambiance de la série est particulière, le mystère n’avance tellement pas que je doute avoir des réponses un jour, mais c’est prenant et j’ai une sorte de fascination pour ces personnages et ces vies totalement décousues. L’écriture est réussie et aborde des thématiques que je n’ai pas l’habitude de voir dans les séries que je regarde : cette originalité suffit en fait à maintenir mon intérêt malgré les longueurs et problèmes de rythme de la série.
S01E07 – Wake – 15/20
Il n’est clairement pas facile de trouver du temps d’écran pour tout le casting et ça aboutit à quelques sous-intrigues vraiment décevantes auxquelles je n’ai pas accroché. L’ambiance de la série reste en revanche très prenante, avec une fascination étrange pour ces personnages et leurs failles. Je suis intrigué de voir où ça va depuis sept épisodes et je sors de cet épisode avec le même sentiment d’avoir vu bien plus qu’une heure de série (franchement, à 30 minutes, je croyais qu’on approchait de la fin). C’est tellement étrange.
S01E08 – Still Gotta Mean Something – 15/20
Je crois qu’il faut que je me decide à prendre conscience que je ne saurais jamais quoi penser de cette série, c’est comme ça. Ce nouvel épisode continue de partir dans des délires (pseudo) métaphysiques en abordant tout un tas de sujets de société. Il n’apporte pas de solution, ni de réponse concrète, mais des propositions, des ébauches, et c’est au fond tout ce qu’on en aura. Quant au mystère général, cette fois, il semble enfin avancer (pour mieux reculer, évidemment).
S01E09 – Dream Logic – 16/20
Non, mais non. Le problème quand tu t’attaches aux personnages de ce genre de séries à l’avenir incertain, c’est que tu te mets à flipper à chaque cliffhanger te rapprochant de la fin, et cet épisode ne déroge pas à la règle. L’épisode était aussi bavard que d’habitude et offrait de jolies avancées dans chaque intrigue, l’air de rien, avec des pistes de réflexion sympathiques, comme toujours. Plus qu’un épisode de longs bavardages après celui-ci et je ne sais pas si je suis prêt à dire au revoir à cette série, mais j’espère vraiment qu’ils feront en sorte de la conclure de manière satisfaisante. Cela me paraît quasi-impossible après cet épisode.
S01E10 – It’s Here – 17/20
Quelques réponses cryptiques et tout autant de larmes parcourent ce final qui n’a pas eu le temps de dire tout ce qu’il avait à dire, malgré de nombreux bavardages dans toute la série. Si cela peut servir de fin ouverte à la série, je me prends à espérer une saison 2, mais je sais que je suis bien seul au monde à la vouloir. L’univers et le casting de la série me manqueront en cas d’annulation, et c’est tout à fait le genre de séries qui gagnerait à être revue… mais je ne sais pas si j’en aurais la foi, l’envie ou la patience. En un mot,  étrange.

Here and Now – S01E01

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’intrigant pilot d’Here and Now.

01.jpgÉpisode 1 – Eleven Eleven – 17/20
Right now is all that ever exists.

La série commence par quelques flashs avec le son inversé, ce n’est pas du tout stressant. Il s’agit d’un rêve d’un jeune homme, apparemment, qui y voit une femme se griffer le visage sur la plage car elle assiste à quelque chose de choquant arrivant à Ramon. OK. On va faire comme si on comprenait quelque chose et se laisser embarquer par la balade en vélo de Ramon, le jeune homme qui rêve et qui semble draguer un serveur et pote.

Ramon reçoit un appel de sa mère et sa sœur Kristen, en route vers un magasin (Bingo) où elles achètent de quoi faire l’anniversaire du père (Bingo !!). Au moins, cet épisode n’est pas perdu. La famille semble bien allumée en tout cas, entre les rêves de Ramon et sa drague foireuse, sa sœur qui fume des joints et en parle librement à sa mère, elle aussi droguée dans sa jeunesse et apprenant à sa fille qu’elle prenait aussi du LSD dans sa jeunesse. Génial, quoi.

Loin de tout ça, nous assistons à une séance de psy de Lydia, une femme déprimée par la vie en général, mais qui aime son psy la faisant enfin vivre son existence dans le moment. Enfin, psy, il est révélé ensuite que Duc, c’est son nom, ne fait que construire la motivation. Loin de tout ça encore, nous assistons à sa sœur, une styliste, en train de descendre totalement son assistante et accepter de boire un verre avec Duc avant l’anniversaire de leur père.

Enfin, nous découvrons la vie du fameux père, jouant à Candy Crush (je crois, je n’y ai jamais joué – révélation de dingue, je sais) alors qu’il a des admirateurs pour son travail de psy. Il s’agit aussi de ses soixante ans, et il invite à la fête un de ses étudiants/admirateurs/on sait pas bien (finalement, on apprendra plus tard que c’est son assistant). Une fois que c’est fait, il retrouve une prostituée avec qui il a l’habitude de coucher au point qu’elle lui offre un sextoy pour son anniversaire. C’est du beau.

Cela n’empêche pas le perso de faire une crise de la soixantaine et de pleurer toutes les larmes de son corps dans sa voiture. Euuuuuké. Il continue ensuite sa déprime dans la douche où il vide le shampooing de sa femme, juste pour le principe. Tu parles d’un soixantenaire stable dans sa tête !

Lorsqu’on retrouve Ramon, c’est parce que sa machine de sport se met à buguer à 11 minutes et 11 secondes. Déjà que plus tôt son regard était attiré par la pendule qui indiquait 11h11, on comprend vite que la soirée sera intéressante à 23h11.

Il retrouve son nouveau mec, le vendeur qui semble s’occuper d’une laverie et lui fait faire un détour par le pressing où sa mère lui a demandé d’y aller. Après s’être acquitté d’une facture de 11$11, Ramon accepte de faire un détour par chez lui avec son nouveau mec avec qui il couche. C’est pour être de bonne humeur à l’anniversaire. Au passage, il s’informe aussi sur les gens poursuivis par « 11:11 », qui d’après internet sont des gens avec une mission positive à accomplir. Voilà qui promet.

Bon, du coup Ramon n’arrive pas spécialement à l’heure à l’anniversaire de son père, alors qu’il devait y être en avance pour que Kristen lui parle de son nouveau hobby de faux compte Facebook pour draguer et de la drogue qu’elle enchaîne à tout va. Merveilleux. Sans trop de surprises, ils se mettent alors à se droguer ensemble et se raconter leur vie.

Je reproche juste à la série de me faire galérer avec les prénoms, pour le moment. Ashley, la styliste, retrouve son frère Duc (le « psy ») à qui elle ramène un top model… alors qu’elle est mariée et a une petite fille dont Malcolm, le mari, s’occupe. Elle jure à Duc qu’elle n’a pas l’intention de coucher avec. Cela ne l’empêche toutefois pas d’être un peu garce avec Duc, qui semble avoir choisi de rester puceau. Leur relation est top, à s’engueuler en permanence et continuer la conversation comme si de rien n’était.

Ils se droguent ensuite alors que Malcolm arrive en avance et est traitée comme une merde par sa belle-mère. Quant à Duc et Ashley, ils racontent leur vie au top model, et ce n’est pas rose : leur enfance d’enfant adopté est loin d’avoir été merveilleuse. Ils ramènent malgré tout Randy à la soirée qui mélange tout le monde à l’américaine.

Tout le monde, et surtout la terrifiante Audey, la mère de famille, ravie de rencontrer Henry, le rencard de Ramon. Duc et Randy passent leur temps ensemble, et ce dernier déprime qu’Ashley ne veuille pas coucher pas avec lui. Par chance pour lui, une fois que Kristen a fini de se droguer avec Ramon, elle a un énorme crush sur lui, alors que Ramon s’en prend à sa mère beaucoup trop inclusive et gênante avec Henry.

Le père, Greg, est plus ou moins heureux de la fête, ravi du cadeau d’Ashley, beaucoup moins de celui de Duc. Audrey correspond quant à elle à tout ce qu’Ashley et Duc en disait plus tôt : elle veut juste faire une fête pour montrer à tout le monde qu’elle est parfaitement géniale, que sa famille est parfaite et qu’elle peut tout contrôler. Elle n’est pas au bout de ses peines avec la soirée qui vire au désastre.

En effet, Greg fait un discours révélant à tous sa dépression profonde, et Malcolm le filme. C’est beau et absolument gênant pour tout le monde, donc en tant que téléspectateur, c’est marrant, surtout que ça se fait en parallèle de la perte de virginité de sa fille, qui porte un masque de cheval tout du long. Terrifiant et tellement triste.

Il faudrait que le discours s’arrête, mais ça continue. Il faudrait que Randy ait assez de tact pour lui faire enlever le masque, mais il continue. Et Greg déprime tout le monde à son anniversaire. Heureusement, Ramon met un terme à tout ça, en entendant subitement un bruit confus et en voyant des flammes s’envoler des bougies pour former un « 11h11 ». Voilà donc le côté surnaturel que j’attendais.

Après la fête dont on ne saura rien de la fin suite à cette dépression collective et hallucination solitaire, les parents emmènent Ramon chez le psy pour savoir ce qu’il peut avoir. Le couple finit plus en thérapie de couple qu’autre chose. Audrey s’inquiète de la schizophrénie possible de son fils, d’autant plus que son frère à elle l’était.

Le pauvre médecin est débordé, surtout qu’Audrey veut vraiment tout contrôler et est insupportable. Ramon n’a pas spécialement envie de devenir un patient du psy… jusqu’à ce qu’il aperçoive une photo de la femme de son rêve du début d’épisode, qui s’avère finalement être la mère du psy. Et bim, cliffhanger.

Je ne sais pas quoi penser du tout de cette série, mais l’épisode était bon à tendance très bon. Il y a clairement trop de drogue partout pour me plaire à fond et me donner l’impression que c’est une série dont je vais devenir totalement fan. En revanche, c’est une histoire qui m’a malgré tout gardé une heure avec des personnages que j’aime bien et sur lesquels je suis curieux d’en savoir (beaucoup) plus – particulièrement Ramon, Ash et un peu moins Duc (mais je sens que ça peut venir, je suis intrigué par ses possibles histoires de cœur).

La multiplication des personnages est une excellente chose qui permet un bon rythme, mais l’ambiance a tout de même l’air assez dépressive pour le moment. Rien à redire de la réalisation, bonnes découvertes musicales et beaucoup de questions ouvertes en fin d’épisode qui assurent que je reviendrais.

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The Magicians – S03E06

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique complète du 6e épisode de la 3e saison de The Magicians.

06.jpgÉpisode 6 – Do You Like Teeth? – 19/20
I’m sure your friend is perfectly proportionate to your body

La série n’a pas encore réussi à me décevoir cette année et la promesse de revoir Felicia Day sur mon écran dans cet épisode me laissait déjà envisager un bon moment avant même de le commencer ! Après visionnage ? Tout s’est confirmé et je vais encore passer une semaine à attendre impatiemment la suite. Très clairement, la série est en train de se hisser au rang de mes séries préférées cette année, alors même que je la critiquais beaucoup ces deux dernières saisons. Sacré cas d’amélioration chaque année.

Alice et Julia continuent d’enquêter sur une manière de transférer la magie de Julia en Alice. Franchement, j’aime bien l’idée de redonner de la magie à quelqu’un, mais pourquoi Alice alors que Quentin en aurait tout aussi besoin ? C’est étrange venant de Julia de ne pas penser à lui. En tout cas, Penny parvient à les prévenir de ne pas faire le transfert en se transformant en jeu-poisson chantant « I will survive », ce qui est marrant.

Penny refuse de leur faire faire le sort car il a vu le principal de Brakebill tenter le sort et finir par se brûler lui-même. Fog reçoit donc les deux étudiantes (qui n’étudient plus grand-chose, certes) dans son bureau et malgré l’alcool leur conseille d’utiliser la chair d’un être magique pour canaliser la dangerosité du sort. Julia profite de sa magie pour lui rendre la vue pour quelques heures, et Fog accepte ainsi de leur conseiller d’entrer en relation avec un contact qui a encore de la magie.

Alice et Julia se retrouvent donc à devoir demander à un homme d’affaire débordé d’utiliser son pénis pour transférer la magie de l’une à l’autre. Cela faisait longtemps que The Magicians n’était pas partie dans un tel délire et, pour une fois, ça m’a fait mourir de rire. Comme l’homme en question donc.

Il faut dire que son pénis n’a rien de magique et qu’il préfère bouffer le stress des gens. Tout n’est pas perdu néanmoins : les filles sont tellement stressées qu’il accepte de leur donner sa queue (non, pas son pénis, sa vraie queue, c’est un succube).

Grâce à celle-ci, Alice et Julia peuvent envisager de nouveau leur transfert. Malgré cette avancée dans l’intrigue, Penny, toujours coincé sur le plan astral, continue de s’inquiéter pour Julia et Alice, qu’il a peur de voir mourir avec ce sort risqué. Sur les conseils d’Hymen, Penny décide de changer d’histoire : il s’inquiète beaucoup trop pour ses amis alors que ceux-ci ne font pas d’effort pour lui. Pourquoi pas, c’est bien dans le caractère de Penny de se barrer.

En tout cas, les deux femmes échangent leur (non) magie. Alice en est beaucoup trop heureuse, au point d’accepter d’aider à son tour Fog. Penny utilise de nouveau le poisson Gloria Gaynor pour signifier à Julia qu’il prévoit de s’en aller. Elle tente de le retenir, mais Penny n’est pas des plus sympathiques avec elle.

Comme Penny s’en prend à Julia, c’est finalement Alice qui décide de s’occuper de lui et de lui créer un nouveau corps. Aha, et moi qui demandait aux acteurs il y a dix jours s’ils n’avaient pas envie de jouer plus de scènes ensemble. C’est un duo fort peu exploité dans la série avant l’épisode 4 de cette saison, mais clairement, les scénaristes vont s’occuper de ce problème. Je me doutais bien à leur réponse qu’on se dirigeait vers quelque chose comme ça, car Arjun Gupta m’avait dit qu’on serait surpris de voir avec qui Penny avait le plus d’interactions d’ici la fin de saison. Je m’attendais à Eliot sur le moment (autre duo peu exploité) comme il avait la clé à ce moment-là, mais ça marche très bien avec Alice.

Bref, le seul problème d’Alice c’est qu’alors qu’elle se sert de sa magie pour trouver une solution au problème Penny, elle s’effondre soudain dans un malaise peu appétissant où elle régurgite aussi du liquide. Certes, Penny est avec elle et la surveille, mais tout ce qu’il peut faire, c’est se projeter dans le poisson qui se met à chanter « I will survive » dans un Brakebills désert.

En effet, Julia, débarrassée de ses problèmes pour un temps, a décidé de faire une vraie pause de tout le merdier qu’est la série pour lire un bouquin. Le problème, c’est qu’elle se met alors à rêver de Reynard. Se débarrasser de la magie, c’est bien, mais ça ne la débarrasse pas de ses peurs et démons intérieurs. Mouais.

Il n’empêche que l’ensemble de l’intrigue était bien écrite et avançait vite, ça fonctionnait trop bien. Et puis l’ironie du « I will survive » final que j’ai vu venir dès que j’ai compris qu’Alice allait s’effondrer est excellente. C’est de nouveau une très bonne fin d’épisode, mais il n’est pas nouveau que les monteurs savent s’amuser avec les épisodes !

Pendant ce temps, à Fillory, la reine de la montagne qui ne flotte plus avoue à Margo qu’elle complote elle aussi contre la reine des fées, ce qui endort un peu trop la méfiance de la magicienne. Du coup, Margo se retrouve coincée dans le donjon avec son mari.

La reine des fées sait que forcer Margo à faire quelque chose n’est jamais une bonne idée – par conséquent, elle demande à Eliot de la convaincre de coucher avec son mari, Fomar. Conscient que ce n’est pas un pari gagné d’avance, Eliot envisage donc une lune de miel pour le couple, mais ce n’est pas gagné pour autant.

En effet, Margo fait ce qu’elle peut pour convaincre son mari que le sexe est la pire des idées. Du coup, elle lui fait un cours d’éducation sexuelle bien à sa sauce, où le vagin se transforme en bouche avec des dents pendant les règles. Difficile de ne pas mourir de rire quand elle le vend si bien. Pauvre Fomar.

On retrouve le couple dans une calèche, avec Eliot, qui endort Fomar et n’a bien sûr absolument pas l’intention de convaincre Margo de coucher avec un gamin de 15 ans. Ouf. Pourtant, Fomar est tenace, mais il ne peut rien contre le somnifère dans le verre de vin tendu par Eliot.

Le duo Margo/Eliot, toujours aussi efficace, peut enfin se retrouver et constater qu’ils ont maintenant de la profondeur et ne sont plus que des clichés sur pattes plein d’humour. La série verse une fois de plus dans le méta avec ces deux-là, mais ils sont vraiment faits pour ça. Ils se mettent d’accord pour retrouver leur badassitude, plus tard, une fois le problème des fées réglés.

Le problème des fées ? Eliot a compris qu’elles empoisonnent l’écosystème de Fillory et ça ne lui plaît pas. La calèche s’arrête dans le Nord du royaume où le couple royal découvre que les fées font pousser des champignons sur le royaume, les champignons étant carrément des embryons de fées. C’est problématique. Une fois de plus, la série oscille à merveille entre problème dramatique (les fées sont en train de se créer une armée dans Fillory) et humour (Margo qui découvre qu’il s’agit d’embryons et en prend quelques-uns en otage).

Le plan pour Eliot et Margo est donc de retourner au royaume avec des embryons de fées comme moyen de pression. Quat à Fomar, ils s’arrangent pour lui faire croire qu’il n’est plus puceau en faisant mordre son pénis par un crapaud. Aïe. Il n’y a vraiment que The Magicians pour pondre des intrigues pareilles !

Enfin, il me reste à traiter de la dernière intrigue de l’épisode qui débute lorsqu’on découvre que Quentin est déguisé dans le château car les fées pourraient se servir de lui aussi. Quentin est envoyé tout seul (enfin, avec Benedict) dans sa quête sur le bateau de Fillory, mais les scénaristes s’amusent à nous rappeler que l’épisode passé, il a vécu toute une vie avec Eliot. Les deux ensembles sont juste beaucoup trop choupi au moment de se dire au revoir, et je finis par comprendre et rejoindre le ship de Yodabor.

Quentin poursuit donc la quête vers les abysses de Fillory où il espère retrouver une clé de plus. Les choses apparaissent tout d’abord extrêmement simple : les abysses sont sombres, certes, mais Quentin y rencontre Poppy, une ancienne étudiante de Brakebills incarnée par Felicia Day, donc. Youhou. Celle-ci le drague et est donc un personnage qui parle beaucoup trop (comme toujours) et a clairement un secret. Elle a passé trois semaines sur un radeau dans les abysses suite à un Spring Break désastreux en 2014, la laissant prisonnière de Fillory. Oui, elle est donc une camarade de classe de Josh Hoberman, qu’on n’a plus vu depuis quelques épisodes. Mieux que ça encore, elle a la clé autour du cou, clé qu’elle a volé plus tôt parce que eh, elle a une morale vacillante.

Poppy fait boire beaucoup trop Quentin, l’empoisonnant d’une certaine manière, juste pour être sûr qu’il touche enfin la clé. À son réveil, Quentin découvre qu’il a désormais un jumeau maléfique que personne d’autre ne peut voir. Il demande des explications à Poppy, qui les lui fournit sans problème et lui explique que tous ceux qui prennent la clé finissent par se suicider. En fait, la clé révèle les pires côtés de la dernière personne qui l’a tenu, et c’est pour ça que Poppy voulait s’en débarrasser.

Quentin est ainsi hantée par lui-même, ce qui est drôlement intéressant pour la série et pour le personnage, qui révèle toute sa culpabilité dans ce qui est arrivé à Julia, en plus de ce par quoi est passé Alice. Poppy, elle, se justifie en disant qu’elle pensait qu’il avait ce qu’il faut pour le supporter. Si Quentin refuse de passer la clé à qui que ce soit, il ne supporte pas la pression de ce jumeau maléfique (alors que Poppy a tenu trois semaines !). Il décide de se suicider, mais heureusement Benedict parvient à l’en empêcher juste à temps.

Attaché au mat de son bateau (décidément, cet épisode m’aura beaucoup fait penser à l’Odyssée, mais je pense que c’est volontaire : Poppy qui appelle à l’aide comme une sirène, la folie, les abysses, être attaché au mat…), Quentin parle beaucoup trop à Poppy et lui explique que les clés permettent d’ouvrir des portails. Celle-ci lui vole donc la clé, sans la toucher bien sûr, afin de tenter de rentrer chez elle.

Quentin parvient à lui envoyer Benedict pour l’arrêter, mais pensez-vous qu’il prévient ce pauvre Benedict qui a avoué plus tôt être suicidaire de ne surtout pas toucher la clé ? NON. Du coup, Benedict revient avec la clé en main et se suicide face à un Quentin toujours ligoté. Bien joué.

La bonne nouvelle, c’est que Benedict est avalé par un dragon, et la clé aussi. Or, ce que mangent les dragons n’est pas digéré de manière normale mais envoyé ailleurs… Oui, la clé se trouve donc dans l’Underworld, une information fournie par Poppy qui est revenue libérée Quentin puisque Benedict l’a empêché de justesse de partir. Ils n’ont plus qu’à sortir des abysses et se rendre dans l’Underworld, donc. Au moins comme ça, on se garde Felicia Day pour au moins un autre épisode. Tant mieux !

Si l’épisode proposait trois intrigues une fois de plus très différentes et assez indépendantes les unes des autres, il était très intéressant de voir comment chacune d’entre elles faisaient avancer l’intrigue générale de la saison. Cela fonctionnait, mais c’est aussi parce que c’est la première fois en trois saisons que j’accroche à l’ensemble des intrigues en cours et que je vois à peu près vers quoi la série se dirige sur le long terme. Tout ça paraît donc mieux maîtrisé, et j’accroche de plus en plus aux personnages (l’absence de Kady ne m’a pas dérangé d’ailleurs), alors oui, je suis fan.

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Black Lightning – S01E04

Spoilers

Retrouvez ci-dessous ma critique du 4e épisode de la première saison de Black Lightning.

04-2.jpgÉpisode 4 – Black Jesus – 13/20
You owe me a death.

L’épisode commence par un étudiant du Principal Pierce, Bernard, qui se drogue et supporte tellement bien sa drogue qu’il développe une super-force. C’est mieux que le Vertigo d’Arrow ce Green Light. Pierce s’en plaint à Gambi qui protège comme par hasard les 100 de la colère de Jeff. Ah lala. Par chance, Bernard s’en sort bien après deux coups de foudre, puis balance un certain Ronald Wright à Jeff.

Bon, ce n’est pas une balance qui fera beaucoup de mal à qui que ce soit : Ronald fait une overdose et Gambi est là quand la police retrouve son corps. Cela les laisse donc sur une impasse, mais Jeff parvient à récupérer plus d’informations d’un autre dealer. Cela faisait surtout des détours pour mener Black Lightning sur une bonne piste. Malheureusement, il en est détourné par les pouvoirs d’Anissa sur lesquels je veux revenir dans la suite de la critique bien sûr.

S’il comprend que les 100 ne sont pas assez organisés pour être derrière l’opération Green Light, il ne fait rien de plus dans cet épisode. Enfin, si, le père de Bernard appelle le principal désormais partout pour lui dire que son fils fait de la merde avec le Green Light, forçant Jeff à réenfiler le costume et aller dans un squat mettre KO tout le monde. C’était vraiment pour rajouter une scène d’action parfaitement inutile, histoire d’avoir la baston qu’on veut nous coller à chaque épisode. Autant je me plains de certaines séries trop lentes, autant mettre de la baston et du rap pour le plaisir de mettre de la baston et du rap, ça ne sert pas vraiment la série…

Finalement, Black Lightning sauve Bernard (zéro surprise) et Jeff gère le père de celui-ci, qui s’est fait démonter la tronche au passage. Cette intrigue voit également Jeff se battre avec le conseil du lycée qui veut lui retirer son droit décisionnel suprême qu’il appliquait jusqu’ici. Comment l’a-t-il eu ? On ne sait pas bien. Qu’est-ce qui a changé pour qu’on lui retire ? On ne sait pas non plus. Mais c’est un problème.

Le conseil lui laisse finalement le choix entre garder son droit décisionnel mais renvoyer Bernard, ou garder Bernad mais perdre son droit. Alors, c’est le chantage le plus idiot du monde parce que même s’il renvoie Bernard, il perd le droit décisionnel : il suffira de lui refaire le même chantage la fois suivante. En vrai de vrai, je ne vais pas vous mentir, je ne sais pas ce qu’il a choisi. Il a indiqué à la vice-proviseur (qui s’est légèrement affirmée cette semaine) qu’il « le ferait ». Comme elle avait exposé les deux choix avant… mystère. Sur le moment, j’ai cru qu’il allait viré Bernard, mais en fin d’épisode, celui-ci fait sa rechute et Jeff assure à son père qu’il arrivera à l’envoyer à l’université. Ce qui implique de ne pas le renvoyer. Du coup, je n’ai pas compris (il était tard, c’est peut-être moi qui suis trop fatigué ?).

De son côté, Anissa surprend deux étudiantes en train de dealer avec des membres des 100. Elle n’apprécie pas bien l’idée, intervient, les emmène à l’école, mais se prend la tête avec les dealers, forcément. C’est idiot.

Lors d’un repas de famille, Anissa pète un câble sur le besoin d’avoir Black Lightning pour protéger la ville afin de faire un boulot que la ville ne sait pas faire. C’est marrant à voir, même si c’est plutôt mal écrit avec une scène de pures coïncidences où le sujet Black Lightning est abordé on ne sait pourquoi et où Lynn dit que sa famille doit s’inquiéter pour lui. Devant le pote flic de Jeff. Autant dire tout de suite que Jeff est le super-héros, ça ira plus vite franchement.

Anissa s’échappe ensuite du dîner-débat où seule sa voix pouvait être entendue tellement elle s’énervait pour aller s’attaquer aux deux idiots qui dealait du Green Light à ses élèves plus tôt. Forcément, ça se termine par des coups pas franchement maîtrisés de la part d’Anissa qui met tellement K.O les deux idiots qu’elle s’inquiète finalement pour leur santé et appelle les urgences.

Peu importe cela dit : l’intrigue est laissée là, sans la moindre suite ou enquête pour savoir ce qui leur est arrivé. Peut-être la semaine prochaine… En attendant, Anissa rejoint Grace, clairement sa nouvelle petite-amie, pour se confier sur ses parents à qui elle aimerait dire un secret.

Le problème, c’est que Grace est harcelée par des hommes qui ont l’air d’en vouloir au bar où elle est serveuse, en plus d’être homophobes (tant qu’à faire, autant bien faire les choses). Les hommes s’en prennent donc physiquement à Grace, ce qui est une mauvaise idée. Énervée, Anissa s’en prend à eux et révèle que son pouvoir est bien plus puissant que prévu, créant une énorme crevasse dans le sol.

Il n’est pas bien clair si Grace a vu ce qu’il se passait ou pas, mais elles finissent toutes les deux dans le bar plutôt que d’aller à l’hôpital. Quant à Gambi, il flippe de voir une femme encapuchonnée capable de créer des cratères. Il prend une photo de la crevasse, mais pas sans s’être équipé avant d’un flingue, au cas où, pour faire bonne figure. Tellement chelou ce personnage !

En parallèle de tout ça, Jennifer s’occupe de Khalil qui a toutes les chances de ne pas pouvoir marcher de nouveau. Si sa rééducation n’est pas très intéressante, j’aime beaucoup le personnage de Jennifer, qui profite d’être seule pour craquer. Jeff et Lynn réagissent de la pire des manières en l’engueulant de passer trop de temps avec Khalil plutôt qu’à son activité extra-scolaire. Bien sûr, bien sûr. Pense à toi plutôt que d’aider tes amis à l’hôpital à cause de ton idée d’aller à une marche qui ne pouvait que mal tourner, quelle belle éducation.

Finalement, Khalil apprend qu’il ne pourra pas remarcher, car sa colonne vertébrale est brisée. Allez savoir pourquoi, ce n’est ni sa mère, ni son médecin qui lui annonce, mais Jeff, son principal qui n’a aucun lien avec lui, hormis vouloir savoir comment il se douche. Bonjour la logique, il faut vraiment, apparemment, qu’on nous case Jeff dans TOUTES les intrigues et TOUTES les scènes. Heureusement qu’on a Anissa pour respirer un peu.

Anissa et les méchants. Lady Eve prévient Tobias que toute sa réputation repose sur le meurtre de Black Lightning quelques années plus tôt. Or, celui-ci n’est pas mort. Du coup, c’est la merde pour lui. Pour faire bonne figure, Tobias va tuer le médecin légiste qui lui avait affirmé la mort de Black Lightning, puis il appelle à l’aide sa « sœur », Tori… J’y mets des guillemets, parce qu’elle dit « brother », mais ça pourrait tout à fait faire référence à une fraternité plutôt qu’à un lien de parenté, surtout qu’ils ne se ressemblent pas du tout physiquement. Je sais bien qu’ils peuvent être adoptés ou demi-frère/sœur, mais bon, voilà, je signale un doute par les guillemets, et je vous l’explique, donc j’aurais pu me passer des guillemets. De rien.

A priori, cette Tori a l’air plutôt fun et un peu garce, ce qui devrait en faire une méchante plus intéressante que Tobias qui manque totalement de charisme à mon goût. Elle propose à son frère de trouver quelqu’un qui pourrait en vouloir à Black Lightning… C’est facile : Tobias décide d’aller manipuler Khalil, en payant ses factures d’hospitalisation et en lui faisant croire que tout est la faute de Black Lightning. Reste à voir ce qu’il fera exactement de Khalil par la suite, mais ça peut faire mauvaise presse au super-héros.

Bon, voilà, j’ai trouvé cet épisode hyper décousu au niveau de ces intrigues et pas vraiment bien mené. Je ne me suis pas forcément ennuyé, parce que ça partait dans tous les sens ; mais ça partait tellement dans tous les sens que je n’étais pas spécialement à fond non plus. Et puis, la baston pour la baston, ça continue de me donner l’impression de regarder Le flic de Shangaï. Je ne sais pas, je trouve que les scènes de combat sont là pour faire mumuse avec les effets spéciaux, mais ne servent à rien et n’ont aucun suspense. Cela me le fait parfois devant certaines séries Marvel, surtout sur Netflix, mais jamais à ce point (peut-être parce qu’ils ont plus de budget chez Marvel).

Bref, malgré de bons personnages, il y a un peu trop de défauts et ça m’embête, parce que j’aurais envie d’y mettre de meilleures notes, mais je n’accroche plus du tout au super-héros et de moins en moins à Jeff. Reste ses filles que j’aime beaucoup – et Lynn, qui commence à éveiller mes soupçons dans sa dernière scène, mais je ne saurais dire pourquoi.

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