Stargate Origins (S01)

Synopsis : La série se déroule en 1938 et narre la jeunesse de Catherine Langford, fille du professeur qui a lancé les recherches sur la porte des étoiles après sa découverte en 1928 à Gizeh.

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Pour commencer, j’ai été le premier surpris de mon excitation face au teaser de la série diffusé lors du Comic Con de San Diego. Cela faisait bien longtemps que je pensais avoir laissé derrière moi mon côté fan de cet univers vis-à-vis duquel j’ai toujours été du genre sceptique, et je disais même que je ne regarderai probablement pas la nouvelle série… Je n’ai vraiment aimé SG-1 qu’à partir de sa saison 7 ou 8 (mieux vaut tard que jamais), j’ai adoré les premières saisons d’Atlantis (qui sont celles m’ayant donné envie de m’intéresser à la franchise) mais pas les dernières, je n’ai jamais regardé les SGU… Quant au film d’origine, je n’en ai gardé aucun souvenir. Pourtant, cet été, trois notes de musique du générique m’ont donné envie de me replonger dedans. Il faut dire que le générique de Stargate a toujours fait partie de ce qui me donnait envie de regarder la série.

Pour en revenir à Origins, je me suis donc d’abord montré particulièrement intéressé par ce projet proposant de revenir à la toute base de la porte des étoiles. C’est un concept simple et efficace, mais rapidement limité par le canon : Catherine Langford est censée n’avoir jamais traversé la porte, d’après Daniel. Or, toutes les affiches promos de la série nous présente Catherine comme une exploratrice perçant le mystère des chevrons. C’est une incohérence majeure, mais je ne vais pas juger avant d’avoir vu : peut-être qu’elle décidera à la fin de faire comme si elle n’avait jamais traversé, apeurée par le potentiel de la découverte.

Enfin, un dernier mot concernant le format de cette… websérie. Eh oui, ils ne sont pas fous au point de relancer la franchise par la grande porte, le but d’Origins est de ramener les fans sur une application payante. Du coup, c’est plus un contenu bonus qu’autre chose, avec des épisodes de 10 minutes. Bref, je suis sceptique, mais tout de même curieux de ce que ça peut donner. Et puis, des épisodes de moins d’un quart d’heure, c’est pratique pour le planning.

Ci-dessous, mes avis sans spoiler. Pour la critique complète, cliquez sur le numéro de l’épisode.

Note moyenne de la saison : 16/20

S01E01 – 15/20
Difficile de se faire une idée précise en dix minutes : il y aurait du potentiel pour une histoire plus longue, mais tout semble être précipité. C’est définitivement un contenu bonus plus qu’une volonté de relancer la franchise, et c’est donc dommage d’avoir voulu le présenter comme un revival de la saga. Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, mais ça aurait pu être tellement mieux que c’est frustrant. Quant au casting, on a connu mieux, justement…
S01E02 – 13/20
Aïe. Conformément à ce que tous les fans de Stargate pouvaient craindre, cette websérie ignore totalement les bases de la mythologie de la série et propose une aventure à sa sauce. Une aventure ? Difficile d’associer le sérieux de la franchise à des moments classiques d’une websérie manquant de budget (les effets spéciaux) ou de temps pour fournir une vraie qualité. Certains passages en deviennent risibles alors qu’ils se veulent dramatiques, et c’est dommage.
S01E03 – 16/20
Si toutes les bases la saga sont réécrites, il y a une bonne dynamique entre les personnages dans cet épisode et c’était déjà bien plus intéressant, avec une écriture qui trouve enfin son rythme et un gag post-générique qui nous rappelle que cette websérie ne se prend pas trop au sérieux. Peut-être que l’on finira par faire quelque chose des dix épisodes promis, qui, après tout, devraient mener tout ça à la durée d’un film.
S01E04 – 14/20
En dix minutes, il est difficile de faire avancer l’action autant qu’il le faudrait sur un épisode « classique ». Il faut donc se faire au rythme pour savourer un peu mieux cet épisode qui apporte finalement pas mal d’éléments de la mythologie de la série et toujours beaucoup d’humour, notamment dans la chorégraphie d’un combat très efficace (la chorégraphie, pas le combat).
S01E05 – 16/20
La dynamique de groupe des personnages porte la série et c’est tant mieux. Je regrette que seul le trio parvienne à se rendre si intéressant alors que les autres intrigues de la série sont bien plus molles, mais dans l’ensemble, c’est réussi, surtout sur la fin d’épisode qui donne vraiment envie de revenir sans avoir pour autant à proposer un énorme cliffhanger.
S01E06 – 15/20
C’était clairement un épisode de transition qui, par conséquent, n’apporte pas grand-chose. Au moins, l’humour prend toujours, mais je n’ai pas tellement de choses à raconter sur l’épisode !
S01E07 – 16/20
Une fois de plus, un épisode qui fait figure de transition, en développant les personnages et les relations entre eux plutôt que l’intrigue. C’est franchement étonnant sur une saison de dix épisodes aussi courts, mais bon. Les scènes post-génériques sont beaucoup trop drôles en tout cas.
S01E08 – 16/20
Ce n’était pas mauvais côté scénario, mais alors le jeu de la scène finale laissait vraiment beaucoup à désirer et était plus comique que dramatique. Dommage. Cela gâche un peu l’épisode qui était autrement vraiment cool dans son scénario, même si un peu prévisible.
S01E09 – 17/20
Comme on a perdu un peu de temps dans les épisodes 6 et 7, la série se précipite vers sa fin de saison, mais ça fonctionne plutôt bien dans ces treize minutes qui ont le temps de mettre en place plusieurs intrigues en parallèle, de la romance et de l’action.
S01E10 -20/20
La série n’a plus de temps à perdre, avec 13 minutes pour tout conclure et pour rétablir sa mythologie qui a quelque peu dévié en cours de route. Contre toute attente, les scénaristes s’en sortent bien et proposent une fin de saison bien plus convaincante que les épisodes précédents. Et ça donnerait presque envie d’une suite, ou d’une autre série Stargate.

Stargate Origins – S01E01-03

Spoilers

Ci-dessous ma critique des trois premiers épisodes de Stargate Origins.

01.jpgÉpisode 1 – 15/20
Do you have any idea of what you’ve uncovered here?

L’ambiance musicale est là dès la première seconde, avec un épisode qui commence en 1928 et ne traîne pas en introduction : nous découvrons Catherine en Égypte, attirée par un collier et rappelée à l’ordre par son père qui vient de découvrir la porte des étoiles.

Dix ans plus tard, Catherine a le collier autour du cou et drague un soldat, son copain, tout en lui expliquant le peu qu’elle sait sur ce qu’elle n’appelle pas encore la porte des étoiles. Elle pense donc qu’il s’agit d’une météorite fondue. Passionnant.

Elle présente son copain à son père, qui est ravi mais malgré tout perturbé par un télégramme d’un scientifique ne rentrant pas de Berlin, contrairement à ce qui est prévu. Bienvenue en 1938. Les soucis de Langford ne sont pas terminés : il fait face à la démission de sa fille, qui s’est vue proposer un nouveau poste. Si l’engueulade qui suit est à peu près bien jouée, il est difficile de ne pas éclater de rire face à l’écriture tout de même précipitée et à la réaction disproportionnée des personnages.

Des nazis débarquent ensuite dans l’entrepôt où se situe la porte des étoiles, et ils ont tout de grands méchants. Ils ont surtout plein de réponses que Langford n’a jamais eues, grâce à un parchemin acheté en Thaïlande.

Catherine est loin d’être aussi naïve que son père et plutôt que de dialoguer, elle prend un flingue et espionne les questions de son père apprenant que la porte est une porte. Discrète, Catherine se fait capturer par un soldat, ce qui nous mène à un cliffhanger où le nazi veut ouvrir la porte.

Et c’est déjà fini. Dix minutes, ça passe beaucoup trop vite pour se faire un vrai avis. Enfin, je peux déjà dire que j’adore les accents des Langford, beaucoup moins celui des nazis. Je peux également dire que l’écriture semble précipitée à de nombreuses reprises pour tenir les dix minutes, et du coup, ils auraient mieux fait d’en faire un épisode de vingt minutes, car dix ce n’était pas assez. Les acteurs sont probablement bons, mais la rapidité du ton les force à surjouer certaines réactions. Quant à l’écriture, elle n’a pas inventé l’eau chaude pour le moment.

02.jpgÉpisode 2 – 12/20
Everyone has one side better than the other.

Dix minutes ce n’est pas assez ? Très bien, partons donc sur huit ! Les nazis activent la porte des étoiles à la grande surprise des Langford. Bon, nous on sait déjà ce qu’il en est, mais j’ai bien aimé l’humour autour de la cicatrice du nazi.

La porte s’ouvre sur des effets spéciaux manquant de financement et reste ouverte pour le reste de l’épisode. Heureusement que c’est censé puiser énormément d’énergie, hein. On se souvient des difficultés à garder la porte ouverte dans SG-1, alors cette websérie se fait plaisir avec un épisode qui paraît du coup super long, tellement j’ai attendu que la porte se referme par accident tout du long.

Bon, l’épisode a pour but principal d’établir toute la mythologie concernant la porte : les allemands savent comment l’ouvrir et utilisent des coordonnées qui les mènent on ne sait où, ils testent tout de même pour voir si c’est dangereux avec la main d’un des leurs, puis envoient directement le professeur Langford dans l’autre monde. Pourquoi pas – c’est logique d’envoyer l’otage en premier. Plutôt que de le faire revenir pour être sûr que c’est en toute sécurité que l’on traverse, les nazis décident de tous traverser à l’exception d’un soldat chargé de veiller sur Catherine. On continue dans la précipitation, donc.

Malheureusement, la série se concentre sur Catherine plutôt que sur ceux traversant la porte. Les mains toujours attachées, Catherine parvient à assommer le soldat chargé de la garder grâce à un ridicule coup de poing. Toujours ligotée, elle se débrouille pour récupérer le carnet avec les coordonnées, le flingue et les clés de la voiture du soldat. Grâce à ça, elle peut s’enfuir et rejoindre son copain (James) et son pote (Wasif) dans un cliffhanger hyper surjoué.

Aïe. Conformément à ce que tous les fans de Stargate pouvaient craindre, cette websérie ignore totalement les bases de la mythologie de la série et propose une aventure à sa sauce. Une aventure ? Difficile d’associer le sérieux de la franchise à des moments classiques d’une websérie manquant de budget (les effets spéciaux) ou de temps pour fournir une vraie qualité. Certains passages en deviennent risibles alors qu’ils se veulent dramatiques, et c’est dommage.

03.jpgÉpisode 3 – 16/20
A message for our führer?

On explose les statistiques avec un épisode de 13 minutes qui nous propose de passer de l’autre côté de la porte avec les nazis et la journaliste les filmant. C’est plutôt intéressant de voir Langford comprendre que le travail de sa vie a été solutionné par d’autres et les quelques détails que nous avons nous permet de comprendre qu’ils sont sur une planète qui ressemble beaucoup à l’Égypte. Le soldat nazi est pressé d’en découvrir plus sur les habitants de cet endroit – et vu les coordonnées, nous sommes sur Abydos, longtemps avant le premier voyage de SG-1.

Ils tombent sur une femme avec un bébé qui a tout d’une reine. Le nazi s’impatiente et saute les étapes de présentation polie. Du coup, l’un des soldats figurants se fait tuer en deux secondes par l’arme portée par la reine et tout le groupe de terrien s’agenouille devant la reine. Langford est persuadé d’avoir voyagé dans le passé car celle-ci parle une langue morte (bonjour la logique, elle vient de tuer un homme, à distance, d’une main, mais il se croit dans le passé ?) alors que le nazi pense avoir à faire à une de celles ayant créé le passé.

De son côté, Catherine ramène son copain-soldat et son collègue égyptien à l’entrepôt où ils retombent sur le nazi. La scène se veut purement comique avec un allemand aux sous-vêtements apparemment empruntés à Catherine. Cela sort tellement de nulle part que l’humour m’a un peu échappé, je dois dire.

Catherine maîtrise donc le nazi par elle-même, l’attache puis réussit à convaincre James et Wasif de l’aider à rouvrir la porte. C’était bien plus engageant que les premiers épisodes de les voir travailler ensemble, dans une scène qui avait un bon rythme, de l’humour et des enjeux dramatiques. Catherine fait tout ce qu’elle peut pour les convaincre de traverser et finit par les pousser l’un après l’autre, mais pas sans prendre le temps de se quereller avec James et de l’embrasser avant. Le caractère de Catherine n’est pas sans rappeler celui de l’Agent Carter dans ce bout d’épisode, et c’est une excellente chose. L’épisode se termine avec Catherine traversant pour la première fois la porte, et tant pis pour toute la mythologie de la saga.

Finalement, la série change de perspective dans cet épisode, et ce n’est pas plus mal. Il n’est pas uniquement question de Catherine et ça fonctionne bien mieux. Si toutes les bases la saga sont réécrites, il y a une bonne dynamique entre les personnages dans cet épisode et c’était déjà bien plus intéressant, avec une écriture qui trouve enfin son rythme et un gag post-générique qui nous rappelle que cette websérie ne se prend pas trop au sérieux. Peut-être que l’on finira par faire quelque chose des dix épisodes promis, qui, après tout, devraient mener tout ça à la durée d’un film. Affaire à suivre, avec la diffusion de deux épisodes jeudi prochains, en espérant que je les trouverai.

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Channel Zero : Butcher’s Block – S03E02

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur le 2e épisode de la saison 3 de Channel Zero

bonus enquête.jpgÉpisode 2 – Father Time – 17/20
I hope you’re not vegan.

Je regarde cet épisode alors qu’il me reste tout juste 45 minutes avant de partir, c’est complétement stupide de ma part, mais j’ai déjà 24h de retard en envie de le voir depuis tout ce temps, oui.

Tout commence par une publicité des années 80 au moins, si ce n’est avant (mais eh y a la couleur) pour de la viande. La mère de famille passe de charmante à terrifiante, une vraie psychopathe qui aime couper la viande, parce que l’homme est en haut de la chaîne alimentaire et que les animaux sont faits pour être tuer. Évidemment. Cette charmante famille s’avérera plus tard dans l’épisode être les Peach. Forcément.

Dans le présent, les escaliers relâchent une nouvelle fois Smart Mouth, et il semble en bonne compagnie. De son côté, Alice attend désespérément des nouvelles de Zoe, disparue depuis la veille. Loin de s’en inquiéter vraiment, la propriétaire, Louise, lui demande de lui montrer l’endroit où elle pense avoir vu Joseph. Et cela correspond parfaitement à l’endroit où se situait la maison des Peach, comme de par hasard Balthazar.

Louise est sacrément utile et a toutes les informations nécessaires sur la famille Peach : les filles de Joseph se sont faites tuées, pendues. Et la maison a été brûlée, parce que c’est la mode de tout bruler cette année. Alors que la propriétaire lui raconte donc toute l’histoire qui nous permettrait de percer quelques mystères, Alice aperçoit Smart Mouth et lui court après, persuadée comme sa sœur la semaine dernière qu’il s’agit d’Izzy. Louise ne l’entend pas de cette oreille et refuse de la suivre, me laissant perplexe sur son rôle dans la saison.

Alice découvre que Smart Mouth a un ami, un homme qui lui fait monter les escaliers. Oui, elle aperçoit déjà et à son tour les marches, avant de s’effondrer à cause d’un son strident qu’elle ne peut supporter. À son réveil, elle se retrouve à avoir une conversation cryptique avec Joseph. Plutôt que de l’interroger sur son identité, elle répond à ses questions sur la croyance en Dieu et tout un tas d’idioties, faisant des deux de grands amis. Cela ne semble pas la perturber plus que ça d’être en train de parler à un mort.

Elle s’en va sans poser de question, mais Joseph a la sympathie de parler de Zoe avant de disparaître aussi vite qu’il n’était arrivé. Du coup, Alice retrouve Louise qui devait donc l’attendre bien sagement dans le parc et toutes les deux contactent la police pour parler de ce mystérieux homme qui connaissait l’existence de Zoe.

Concernant la police, on découvre que Louise a écrit sur le père du flic qui ne croyait pas Alice dans le premier épisode. Et bizarrement, il ne la croit toujours pas à propos des escaliers qui disparaissent. Forcément.

De l’autre côté des escaliers, le monstre sans chair accomplit une sorte de rituel. Je ne comprends définitivement rien à cette saison pour le moment, c’était encore très cryptique, comme la conversation Joseph/Alice parsemée d’images peu claires.

Finalement, Louise et Alice rentrent chez elles. Là, Zoe réapparaît comme une fleur et affirme à sa sœur qu’elle est sauvée. Alice reconnaît immédiatement ça comme un des symptômes de la schizophrénie, mais on sent bien en tant que téléspectateurs que Zoe a changé. Celle-ci refuse de raconter vraiment ce qui lui est arrivé, mais elle assure être guérie. Il faut reconnaître qu’elle est tellement bien habillée et maquillée que je la reconnais à peine, ça aide à la croire.

Bon en tout cas, elle raconte avoir rencontré un homme (ce qui est le cas), qui lui a affirmé pouvoir la sauver et lui a retiré un poids du cerveau… de manière figurée (ou pas). Guérie ou pas, Zoe recommence à avoir des hallucinations, de l’homme l’ayant guéri cette fois et lui affirmant qu’il y aura des effets secondaires. Effectivement, elle en a, et pas qu’un peu : elle s’imagine bouffer son chat. Bon appétit.

Ailleurs en ville, Diane, la folle aux ciseaux est toujours là elle aussi, dans une déchetterie. Finalement, il est possible qu’elle ne soit pas si cinglée que ça, car elle est poursuivie par un drôle d’homme, à moins qu’il ne soit qu’une hallucination. J’ai à peine eu le temps de penser ça que l’homme s’est fait arrêter par Vanczyk après avoir tazzé la folle. Et il se présente comme Jeff Peach. Pas une hallucination donc.

Ce dernier se retrouve en cellule avec un co-détenu qu’il prend un malin plaisir à énerver. Puis, il se déshabille complétement pour manger son codétenu. Qu’il soit cannibale, c’est une chose, mais qu’il aime la viande si crue et qu’il ait besoin d’être nu pour bouffer, c’est juste terrifiant.

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Luke Vanczyk arrive à temps pour assister au spectacle – seulement, le temps qu’il appelle des renforts, le prisonnier est bouffé, une souris est dessinée avec son sang et Jeff Peach s’est régalé. Il réaffirme ma haine des gens qui sifflent en s’amusant dans une nouvelle cellule.

Le père de Luke est toujours chef de la police, et il ordonne à son fils quelques jours de repos. Obsédé par Peach, le fils n’écoute pas les conseils de son père, sans trop de surprise, préférant suivre le convoi du transfert du prisonnier cannibale. Il fait bien : Jeff est relaché avec de nouveaux vêtements et il retourne aux escaliers au son d’une étrange musique tout à fait cool (certaines sonorités me rappelaient un peu le second album de The Do, et puis en fait non).

Au moins, Luke voit les escaliers, cette fois ; et je crois que j’aime beaucoup le personnage. On ne le revoit pas du reste de l’épisode, et la folle aux ciseaux non plus d’ailleurs. Clairement, elle a dû avoir affaire aux Peach dans le passé pour virer si dingue, et tout s’explique du coup.

De retour chez Louise, nous voyons la propriétaire mener l’enquête sur les Peach avec Alice, sans se douter qu’elles sont espionnées par Smart Mouth (mon dieu, ce serait presqu’angoissant) qui dépose une enveloppe devant une bougie. C’est comme si c’était prévu volontairement pour le bingo dis donc ! La famille Peach les invite à venir dîner au parc à minuit… et elles y vont. Mais barrez-vous de cette ville ! Tout cela n’a parfaitement aucun sens, pourquoi y aller ? Encore Alice qui veut des réponses pour sa sœur, admettons, mais Louise ? Aucun sens.

Scénaristiquement parlant, elle permet toutefois d’apporter quelques réponses. Louise reconnaît l’ensemble de la famille et les nomme un à un – et nous reconnaissons la famille du début d’épisode qui indiquait clairement qu’il serait question de viande. Alice cherche des réponses sur sa sœur et ne les obtient pas vraiment, alors que l’on découvre ce qui est arrivé aux filles Peach : elles se sont fait tuer dans le Butcher’s Block et leur famille ne s’en est pas remise. Tout cela fait au sein d’un dîner sympathique où tout le monde mange de la viande (hum, ça veut dire de la chair humaine ?) et où on passe du parc à un intérieur somptueux sans qu’on ne sache trop comment.

Alors qu’elle commence à s’énerver, Alice se réveille une fois de plus dans une pièce différente où elle est paralysée et où un homme lui ouvre le crâne pour fouiller dans son cerveau. Bon appétit ! Oui, parce qu’on arrive en fin d’épisode et que moi je vais manger et fêter les anniversaires de toute ma  famille juste après avoir vu tout ça.

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En flashback, nous découvrons les deux sœurs vivre une vie à peu près normale, malgré la folie de leur mère, nue dans son lit et en train de parler toute seule. Pendant la craniotomie forcée d’Alice, nous voyons la mère, toujours nue, planter à coup de couteau Zoé. Inattendue. Quant à la craniotomie, elle révèle aussi la schizophrénie possible d’Alice comme une sorte de bébé dans son cerveau.

Alice se réveille le lendemain dans le parc, et la table est pleine de restes humains. Qu’elles ont clairement mangé avec Louise. Et ce n’est pas n’importe quels restes : ce sont ceux de la mère d’Izzy. Allez, et Alice et Zoe sont également invitées à venir manger en haut des escaliers quand elles veulent, car elles ressemblent aux filles Peach. Oui, alors non, moi j’envisage plutôt sérieusement de devenir vegan à ce stade-là.

L’épisode me laisse un peu plus perplexe que la semaine dernière, j’ai bien aimé, mais j’ai trouvé son écriture moins fluide avec toute la parenthèse sur Luke et les passages floues lors du dîner dans le parc. Il y avait également moins de moments angoissants. En revanche, quelques réponses se dessinent déjà en laissant tout de même des questions en l’air, donc tout n’est pas perdu ! Dans l’ensemble, on reste sur du très bon et de l’intrigant, avec une ambiance très maîtrisée.

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Another Period – S03E04

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique du 4e épisode de la saison 3 d’Another Period.

04.jpgÉpisode 4 – The Love Boat – 16/20
What does OK mean in English?

Hortense est de retour, et je ne suis toujours pas sûr de bien aimer la nouvelle actrice. Sans aucune logique, elle est de nouveau à la tête de son groupe féministe et son nouveau délire du moment est la météo. Comme elle reçoit la visite d’un météorologue sexy, c’est aussi le délire de Lillian et Beatrice. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu Gilles Marini dans une série, et c’est cool de le retrouver. Même si le voir passer pour un espagnol avec son accent français est un peu ridicule, c’était marrant.

Évidemment, Beatrice et Lillian se battent pour lui, sous une tempête battante. Cela tombe bien, Hortense veut tenter de découvrir le paratonnerre.

Tentant de les séparer, Hortense réussit à blesser le pauvre espagnol qu’elle pense mort. S’il se réveille et va bien, c’est pour mieux se faire électrocuter ! Au moins, le paratonnerre fonctionne, bravo Hortense. Persuadées de l’avoir tuer, les trois sœurs Bellacourt tentent un bouche à bouche tout personnel avant de décider de cacher le corps.

Elles font appel à Hamish pour cacher le corps, comme à l’habitude de Lillian (pauvre Hortense choquée de l’apprendre) et c’est finalement une bien mauvaise idée. En effet, le lendemain, Frederick se réveille aux côtés du cadavre du météorologue. Le voilà accusé du meurtre à la place de ses sœurs ; mais finalement tout se termine bien quand il est révélé que l’espagnol n’est pas mort. Il ne reste que ce pauvre Frederick, confus de ne pas savoir s’il a couché avec ou s’il l’a tué ou non, surtout après un interrogatoire policier où les réponses lui étaient soufflées.

Pendant ce temps, Dodo déprime, surtout depuis qu’elle ne prend plus de drogue. Elle décide donc de partir à l’aventure sur un paquebot. C’est plutôt sympa de la voir avec Peepers sur le bateau, mais il est question de l’arrivée d’une tempête alors c’est problématique.

Bien sûr, personne sur le bateau n’a vu le nuage arriver, alors qu’il était là bien avant d’embarquer. La tempête promet que le bateau ne survivra pas à la tempête, et le capitaine aussi. Du coup, Peepers et Dodo retournent dans leur cabine… où ils font l’amour. Normal.

Le lendemain sur le bateau, Peepers respire donc la bonne humeur, persuadé d’avoir enfin Dodo pour lui. Elle ne l’entend pas trop de cette oreille, mais bon, il ne s’en rend pas compte immédiatement, tout heureux qu’il est d’avoir enfin fait l’amour. Cette pauvre Dodo se sent bien bête car maintenant que le bateau a survécu à la tempête, elle n’a pas spécialement envie de se marier à Peepers ou de passer toute sa vie avec. Oh, tristesse.

De retour chez les Bellacourt, Dodo demande une relation « casual » à son serviteur. Le pauvre. Il accepte, mais raconte tout de même tout un tas de cracks à Garfield et aux autres serviteurs. Marrant : j’aurais juré que c’étaient les paroles de Somebody that I used to know, mais non ; et j’ai eu beau cherché, il n’y avait aucune référence directe et en mot à mot à quoique ce soit apparemment.

Peepers en parle aussi au médecin de famille, et comprend que Dodo ne veut plus de lui. Par conséquent, il confie son poste à Garfield et décide de s’en aller de la maison Bellacourt. Outch. C’est très théâtral, mais aussi très déprimant comme fin d’épisode, malgré un gag final réussi.

L’épisode avait donc de très bons points (son guest & l’intrigue donnant son titre à l’épisode) ainsi que de bons gags. Pour une fois, tout le monde était présent. Pourtant, je continue de penser qu’il manque quelque chose, un grain de folie supplémentaire qui était là dans le premier épisode de la saison et a disparu depuis. Pas pour trop longtemps, j’espère.

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