Ce RDV dominical se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1.
Étiquette : 2018
Arrow – S02E12-13
Spoilers
Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des épisodes 12 & 13 de la deuxième saison d’Arrow.
Épisode 12 – Tremors – 15/20
You want me to run against Sebastian Blood.
Après deux semaines d’interruption, il est largement temps que je reprenne mon visionnage de la série. Ce n’est pas que je n’avais pas envie de m’y remettre, mais vraiment que je manquais de temps pour enchaîner les épisodes. Du coup, je suis bien heureux de recommencer le visionnage de cette saison, surtout que la série commençait à me manquer. Si, si, pour de vrai.
L’épisode débute par un nouveau prisonnier dans la prison de la ville qui n’hésite pas à infiltrer des armes dans celle-ci pour laisser Ben Turner s’échapper. Ben Turner ? Une sorte de Wolverine. Il est embauché par un riche de la ville qui l’a fait s’échapper pour récupérer un objet pouvant tuer jusqu’à 1 000 hommes.
Oliver se charge de l’entraînement de Roy dans un entrepôt, comme prévu et cela consiste comme on pouvait s’y attendre à un bol d’eau et quelques histoires de l’île, notamment celle qui nous explique ce qui est arrivé à l’œil de Slade, lui aussi infecté par le Mirakuru et lui aussi devenu cinglé à cause de cela.
Clairement, Roy en a marre de l’entraînement et demande rapidement à pouvoir se barrer. Arrow accepte de l’emmener avec lui en mission… chez les Merlyn ! C’est en effet là que Felicity situe Ben Turner. Cela permet de faire un petit clin d’œil à Tommy, mais aussi de laisser Roy perdre le contrôle de son pouvoir une fois de plus.
Et à cause de ça, Turner parvient à s’enfuir avec un prototype de la machine pouvant provoquer de petits tremblements de terre de rien du tout, comme en fin de saison précédente.
Au manoir des Queen, Thea passe son temps allongée sur un canapé à ne rien faire. C’est ce que tout le monde fait de ses journées à son âge. Moira se rend à un dîner avec Walter, mais elle se rend compte que ce n’est pas du tout un dîner romantique comme elle l’espérait. Non, c’est politique : Walter et son associé aimeraient voir Moira tenter de se présenter au poste que Sebastian Blood vise lui aussi.
Elle trouve la blague aussi drôle que n’importe qui, mais après tout la réalité a prouvé bien après que Trump pouvait être élu président, alors Moira comme maire, ça passe. Et ce n’est pas Thea qui dira le contraire avec pas moins de deux scènes où elle arrive à convaincre sa mère d’assurer une campagne.
Après sa petite mission et perte de contrôle chez les Merlyn, Roy se rend auprès de Thea pour lui dire de quitter la ville aussi vite que possible. Il est en perte de contrôle totale et s’en prend ensuite à Arrow. L’acteur est bien plus doué que prévu à se montrer complétement possédé par une rage destructrice, j’ai beaucoup aimé son jeu. Il s’en prend à Arrow et décide de faire cavalier seul pour le reste de l’épisode (ou pas).
Laurel reçoit une visite de son père, à qui elle manque. C’est tout à fait angoissant, mais ça semble au contraire l’aider à aller mieux. Elle accepte de dîner avec son père le lendemain, puisque celui l’y force un peu. Le problème, c’est que celui-ci l’emmène en fait à une réunion d’alcooliques anonymes. Elle pète un câble et s’enfuit.
Le lendemain, elle a un entretien d’embauche avec Joana, son ancienne collègue. L’entretien d’embauche tourne court : Laurel ne peut être embauchée puisqu’elle est sous enquête de la part du barreau pour incapacité à exercer à cause de ses addictions. C’est con.
Sans trop de surprises, elle se rend au Verdant pour se souler, ce qui permet à Thea et Oliver de s’occuper d’elle. Ce dernier appelle Sara pour la convaincre de revenir en ville (bon, on nous laisse un vieux suspens sur l’identité de qui il appelle, mais bon, j’en ai vu d’autres), surtout qu’il faut qu’il se dépêche de se rendre en ville pour empêcher Turner de vendre le prototype à son acheteur.
Il arrive à temps pour se faire charcuter le dos par Turner, et c’est Roy, sorti de nulle part, qui parvient à le sauver. Dans le feu de l’action, Arrow se sent forcé de révéler sa vraie identité à Roy. Ce dernier découvre le secret de son beau-frère et ça suffit à le faire redescendre sur Terre, alléluia. Moins rageux, il se contrôle et réussit à empêcher la destruction d’une nouvelle partie de la ville.
Tant mieux : cela aurait probablement ruiné le plan de Moira. Celle-ci accepte en effet la campagne pour être maire, mais elle demande malgré tout à Walter de s’occuper de son obstétricien qui connaît la vérité sur la paternité de Thea. Et donc Walter aussi.
Turner se retrouve de nouveau en prison, où il est contacté par Waller pour réduire sa condamnation et intégrer une équipe qui fait clairement référence aux comics que je n’ai pas lus. La fin d’épisode voit Roy rencontrer Felicity et Dig. Ce n’était pas assez pour me donner envie de continuer tout de suite à regagder la suite. Du coup, j’ai préféré voir Laurel rentrer chez elle et tomber (littéralement) sur Sara. Alléluia, ça devrait être déjà plus intéressant maintenant qu’elle est de retour.
Du coup, il y avait deux grosses intrigues : Roy et Laurel. L’une comme l’autre m’intéressent énormément puisqu’elles se concentrent sur des personnages que j’apprécie. Malheureusement, ça ne m’a pas accroché autant que j’espérais, peut-être parce que tout ce qui concerne Turner était trop écrit sur le mode procédural pour moi.
En flashback sur l’île, Sara et Oliver continuent de chercher Slade sur l’île. Ils se rendent dans une grotte où Slade utilise une craie pour calculer (oui, il est devenu capable de faire ça) les coordonnées nécessaires à faire exploser le bateau d’Ivo. Sara et Oliver le retrouvent à temps, mais Slade n’est pas en état de les écouter. Oliver parvient heureusement à le convaincre d’abandonner sa revanche : ils ont besoin du bateau pour rentrer chez eux et pour que Slade revoit son fils. Grâce à Oliver, il parvient finalement à calmer sa haine. Merveilleux.
Toute cette histoire pourrait être intéressante si Oliver n’avait pas déjà raconté la fin à Roy, à Dig et à Felicity : c’est en fait à chaque fois une scène introduisant le flashback en nous racontant une partie du passé.
Épisode 13 – Heir to the Demon – 17/20
– I wasn’t trying to be a bitch.
– Title of your autobiography
Tout débute par l’arrivée à l’aéroport de Nyssa Raatko, une femme avec un passeport tout droit venue de Chine qui ne contient même pas son adresse (c’est pas que je fasse une obsession avec le Bingo, mais un peu). De toute manière, ça vaut mieux pour elle : elle fait clairement partie de la Ligue des Assassins.
De son côté, Laurel est hospitalisée, la bonne blague ! Je m’attendais à plus intéressant, j’espérais voir Sara avec elle, mais non, elle est avec ses deux parents. Elle se confie à son père et lui avoue avoir vu Sara. Du coup, Quentin s’énerve et appelle aussitôt Arrow pour voir sa fille.
Il la voit dix secondes à peu près, un peu comme Oliver, Dig & Felicity. Ce n’est pas bien palpitant, jusqu’à ce que Sara tombe nez à nez avec Nyssa… Son ex. C’est inattendu, mais très bien amené, surtout que Nyssa est la fille du boss. Oliver n’a pas l’air plus affecté que ça par la révélation de la bisexualité de Sara, mais en revanche, il est assez clairement jaloux, ce qui est intéressant pour l’intrigue de l’épisode.
Pendant ce temps, Mark, le collègue de Walter, a également briefé toute la famille Queen sur la campagne à venir. C’est amusant à voir, mais il y a bien sûr un problème avec Tempest, le compte off-shore de Moira qui lui permet de faire de mauvais virement. Felicity s’en est rendue compte et en parle à Walter, qui feint mal la surprise.
Curieuse et maligne, Felicity contacte ensuite directement Moira après enquête pour lui apprendre qu’elle a compris la vérité sur Thea. L’argent de Tempest a permis de payer le silence de l’obstétricien qui savait que Thea n’était pas la fille de Robert. Bon, je ne vois pas bien l’intérêt de cette intrigue franchement, mais bon, c’est comme ça. Elle perd toute sa joie de vivre pour le reste de l’épisode. Bien sûr, Oliver s’en rend compte et passe tout son temps à essayer de la comprendre.
Felicity endort ses soupçons comme elle peut, mais ce n’est pas très efficace. Elle se sent forcée de révéler la vérité, et le fait au moment même où Moira annonce sa candidature. Merveilleux. Le sens du timing de Felicity n’a jamais été aussi horrible…
Avec cette intigue, la série nous ramène une fois de plus Sebastian Blood pour deux raisons : Oliver doit lui retirer son soutien, mais lui fout un lapin ce qui permet, deuxième raison, qu’il menace Moira. En fin d’épisode, Oliver traite sa mère de monstre parce qu’elle lui a caché la vérité sur Thea. Il ment quand même publiquement pour elle et surtout pour protéger Thea, mais il lui annonce que leur relation n’existe plus. Allez, ça va durer quatre épisodes, surtout s’il continue de lui parler et de la soutenir en public.
Cette partie de l’épisode était de loin la moins intéressante, et comme elle est déjà pas mal, ça explique la bonne note de cet épisode. En effet, Dig, qui n’a pas grand-chose à faire depuis quelques épisodes, revient avec les résultats médicaux de Laurel : elle s’est fait empoisonner – par un homme qu’on a vu au bar dans l’épisode précédent. Sara et Oliver comprennent que ce poison vient de la ligue des assassins, et donc de Nyssa. Le poison était un piège pour faire revenir Sara à Starling City. Du coup, ils se rendent en hâte à l’hôpital, surtout que Sara vient d’annoncer à Nyssa qu’elle ne comptait pas revenir avec elle et qu’elle était prête à se laisser tuer.
Se laisser tuer, oui, mais perdre sa famille, non. Or, elle et Oliver arrivent trop tard à l’hôpital : sa mère s’est fait enlever par l’homme de main de Nyssa. Ils n’ont d’autres choix que d’en parler au détective Lance. Quentin apprend donc ainsi que sa fille est bisexuelle, mais il se dit heureux de savoir qu’elle a eu quelqu’un s’occupant d’elle. Oui, d’accord, mais ce quelqu’un s’occupe désormais de kidnapper ses proches, c’est moyen quand même. Cela dit, une fois bâillonnée, il est fou de voir à quel point l’actrice castée pour jouer la mère de Laurel lui ressemble. Toute la ressemblance est dans les yeux terrifiés, elles maîtrisent ça à merveille.
Toute cette intrigue force Sara a révélé à sa mère qu’elle est toujours en vie et que tout son enlèvement est sa faute. À peine retrouvée, Sara se débarrasse de sa mère pour finir dans les bras de Nyssa, après s’être empoisonnée. Elle s’effondre donc dans les bras de son ex qu’elle aime encore quoiqu’elle en dise, avec juste assez de forces pour lui dire qu’elle préfère mourir que recommencer à tuer. Ah, c’est le genre d’histoire dramatique que j’adore.
Comme elle s’est toutefois arrangée avec son père pour qu’il s’occupe de sa mère, celui-ci débarque, comprenant que sa fille fait une énorme connerie. Nyssa, énervée de voir Sara lui échapper et mourir, s’en prend à Quentin, puis à la mère de son ex.
C’est sans compter sur l’autre ex de Sara : Arrow est de la fête lui aussi. Avec Felicity, il a bien compris que Sara avait retrouvé Nyssa ; mais il pensait cela dit qu’elle voulait la tuer. Cela restait inadmissible : on ne tue pas la fille du boss de la ligue des assassins sans déclencher un raz-de-marée sur Starling City. Bien vu.
Nyssa et Arrow nous offrent un joli combat bien chorégraphié avec tout un tas de flèches, mais Sara, laissée pour morte jusque-là, retrouve assez de forces pour se relever et venir les interrompre (se débarrassant au passage de sa mère, allons savoir comment) : elle ne veut pas que Nyssa meure.
Oliver laisse Nyssa s’échapper et s’occupe de donner un antidote à Sara, qui survit évidemment. Nyssa se retrouve coincée : elle ne veut pas la voir mourir car elle l’aime, elle vient en plus d’être sauvée par Sara… Du coup, elle lui accorde sa liberté, au nom de son père. Bien, tout ça pour ça. Sara est donc libérée de ses contraintes familiales et peut retrouver son père et sa mère au moment où la police arrive.
Et bien sûr, Laurel est là pour voir le câlin parental à la fille prodigue car elle a suivi son père lorsqu’il a reçu le coup de fil de Sara. La réunion familiale est inévitablement douloureuse : Laurel se remet à boire et en veut à sa sœur de lui avoir bousillé sa vie. C’est pas faux, mais c’est pas ce qu’elle disait l’an dernier quand elle la recherchait quand même. Bon, elle vire sa sœur de chez elle à coup de verre dans la tronche. OK, sympa la sœur, mais faut reconnaître que Sara ne les a pas appelés pendant six ans alors que tout le monde la croyait morte.
La fin d’épisode voit des retrouvailles entre Sara et Oliver, avec celle-ci comprenant qu’elle est à la maison et Oliver qui se de décide à recoucher avec elle. C’est sûr, ça va arranger leurs affaires avec Laurel, ça, merveilleuse idée !
En flashback, nous revenons… sur le passé de la famille Lance. C’est amusant de voir tout ça, même si les actrices sont trop vieilles pour nous faire croire qu’elles sont adolescentes. C’est du coup à la fois gênant et amusant de les voir se faire passer pour si jeunes, avec Laurel qui est heureuse de commencer à chercher des appartements avec Oliver. On en revient encore une fois au bateau qui sombre. C’était sympa toutefois de voir Moira annoncer que Sara était sur le bateau à Quentin et Laurel. Par sympa, j’entends que la scène dévastatrice était hyper bien jouée.
Du coup, cet épisode était bien plus intéressant que le précédent, mais il se termine sur un semi-cliffhanger qui boucle surtout une grosse partie des intrigues entamées un an et demi plus tôt autour de Sara. Cette dernière est un personnage que j’apprécie énormément et que je suis pressé de voir développer autrement. Je n’oublie pas que la série en profite pour zapper totalement Roy de son intrigue en revanche, mais j’imagine qu’il saura revenir en force plus tard.
Bon, quand même, j’ai l’impression que les ficelles du scénario sont plus grosses qu’en saison 1 ; mais ils auraient tort de s’en priver car c’est efficace !
Rattrapage de l’Arrowverse :

SKAM France (S01)
Synopsis : La vie de lycéens en seconde. Cela dit, il paraît que Skam, c’est aussi beaucoup plus que ça !
Pour commencer, il s’agit d’une adaptation de la série norvégienne du même nom que je n’ai pas vue. J’ai vu un gros bashing de la série sur les réseaux sociaux parce que tout le monde prend soin de la comparer à la version originale, forcément plus trash que ce que France TV veut bien nous proposer. Comme le côté trash est généralement ce que je déteste dans ce genre de séries d’ados (hey salut Skins), j’ai bon espoir d’accrocher plus facilement à la version française grâce à ça. Bon, ça et la flemme totale de chercher les liens pour les épisodes norvégiens, même s’ils sont à un tweet de moi vu le nombre de fans de la série que j’y ai croisés.
Je ne me fais pas d’illusion en revanche, je ne suis pas spécialement le public cible de cette série, au contraire. Qu’importe, cela ne me démotive pas pour autant, et puis, j’accroche parfaitement à la diffusion spéciale réseaux sociaux. J’aurais adoré avoir ça quand j’étais au lycée. Mon plus gros reproche sera que l’adaptation est bien trop fidèle, reprenant apparemment les mêmes intrigues. Du coup forcément, ceux qui ont vu l’originale sont déçus et spoilent à tout va ; ceux qui ne connaissent pas sont limités dans l’interaction voulue s’ils n’ont pas envie d’être spoilés. Des histoires 100% originales sur les mêmes thèmes mais avec le même mode de diffusion auraient été mieux accueillies, je pense.
La diffusion sur les réseaux sociaux ? Si je ne me sens pas l’envie de m’abonner à chaque compte instagram, j’avoue les avoir consultés deux samedis de suite pour voir ce que ça donnait. J’aime bien l’idée, ça me donnerait presque envie de me réoccuper de mon propre insta (abandonné depuis octobre et, de toute manière, pas du tout adapté à ce qu’insta est devenu – je l’ai depuis 2013 et l’usage en était totalement différent). Bref. Je retiens des deux premières semaines de diffusion un coup de cœur sur les choix musicaux de la série et une grosse interrogation sur mon vrai ressenti vis-à-vis de la série.
Parce que oui, finalement, je ne sais pas quoi en penser et c’est pourquoi j’ai attendu de regarder le deuxième épisode pour en parler. Ce n’est pas mauvais, mais il y a des clichés et des exagérations qui me rebutent ; et à l’inverse, des moments vraiment sympathiques qui me font entrevoir le succès du concept (même si pour moi, ça repose à 80% sur l’idée des comptes en temps réel qui est une vraie bonne idée).
Pas de spoilers sur cette page, les critiques détaillées des épisodes sont accessibles en cliquant sur le numéro de l’épisode :
S01E01 – 16/20
Dans les points très positifs, je note immédiatement la bande-son de la série composée quasiment de chansons que je connais et adore déjà, c’est un gros plus. Les acteurs sont bons et certains personnages déjà attachant, notamment Emma sur qui se concentre cette saison. Dans les points négatifs, je repère surtout une grosse intrigue bien clichée de l’ado hyper canon qui a tout pour réussir mais traverse une dépression avec en plus des parents absents. On est sur un cliché de la jeunesse dorée en perte de repère et sans parents et blablabla, et ça pourrait très vite me souler sur le long terme. À voir sur le long terme donc.
S01E02 – 15/20
L’intrigue avance et en arrive afin à ce qui était promis dans la bande-annonce. Après deux semaines, il serait temps, surtout qu’il y a encore beaucoup de choses de celle-ci que nous n’avons pas vu. Il y a des personnages attachants et d’autres que j’ai envie de claquer. Dans l’ensemble, je ne sais pas trop quoi penser de la série ; ce n’est pas mauvais, ce n’est pas excellent. J’aime énormément le côté interactif des comptes instagram à suivre, ça aide à s’attacher aux personnages.
S01E03 – 12/20
La série peine à convaincre au niveau de son ton qui semble trop attaché à vouloir copier l’original norvégien. Du coup, le scénario (un peu) et les acteurs (beaucoup) semblent coincés par une histoire qui ne correspond pas forcément à la réalité. En plus, en 20 minutes, le rythme est trop vif pour donner une vraie impression de réel – c’est pourtant ce qu’ils tentent de faire, quand ils n’abusent pas des ralentis…
Merci de ne pas spoiler la série dans les commentaires, je n’ai pas regardé la version norvégienne et ne compte pas le faire pour l’instant, pour garder la surprise de l’adaptation.
SKAM France – S01E01-02
Spoilers
Retrouvez ci-dessous mon avis sur les deux premiers épisodes de SKAM France.
Épisode 1 – 16/20
La prochaine fois, maquille-toi moins. T’as l’air d’une pute.
Et mais dis donc, ça commence de manière bien plus politique que ce que je ne pensais ! Une voix-off, des images de la société de consommation, un message d’une platitude sans nom sur ce méchant capitalisme : c’est la copie de Yann.
Une actrice que j’aime déjà bien. Si le but est de nous faire accrocher à son personnage, c’est réussi, et c’est déjà ça de pris. Elle n’a pas l’air d’avoir spécialement envie de travailler pour ses cours. Heureusement pour elle, elle a le meilleur ami de son copain, Lucas, clairement jaloux du couple, et Yann, son copain qui n’hésite pas à venir chez elle.
Le lendemain, Emma (elle s’appelle comme ça et je le sais enfin) travaille au CDI et est dérangée par Océane & Igor, clairement les geeks clichés du club de théâtre. Du coup, c’est moche, mais j’accroche immédiatement. Un truc de L probablement. Certes, ils ont un humour douteux et sont trop gentils, mais au moins ils ont l’air à l’opposé du groupe qu’Emma jalouse, menée à la baguette par Ingrid. Cette dernière est là pour être détestée, c’est évident, mais du coup, j’attends le moment où on recommencera à l’apprécier.
Assez vite, l’épisode tourne autour de l’anniversaire d’Adrien, avec une soirée où Emma n’est pas invitée. Après une ruse ou deux, elle se fait inviter, mais ni Yann, ni Lucas ne peuvent y aller, car ils sont au concert Bigflo & Oli. Des gens bien, donc.
Finalement, Emma ne se rend pas à la soirée et est bombardée sur les réseaux alors qu’elle regarde un film. Ah lala, les grands classiques. Enfin, peut-être pas dès la seconde quand même. Déprimée de voir ses anciens amis s‘amuser, elle décide de se rendre à la soirée. À 22h. Admettons.
Là-bas, elle tente de parler à Ingrid, qui lui répond de la pire des manières. Certes, elle est clairement dans une attitude de harcèlement scolaire avec l’ensemble du monde, mais elle me fait rire, c’est un début. Pardon, on est toujours censée la détester. Débarque alors Manon, une élève de la classe d’espagnol qui connaît Emma sans lui avoir jamais parlé. Bien qu’elle paraisse méga sympa, Emma est dans sa dépression solitaire et ne l’écoute qu’à moitié.
Elle se fait heureusement inviter à un after par Océane & Igor, mais en est détourné par une nana en pleurs dans les toilettes voulant parler à Alex. Ce dernier, Alexandre, est un mec qui la drague, mais aussi Alexia, la meilleure amie de la pleureuse des toilettes. Et après ce quiproquo sympa, Emma rentre chez elle toute seule, sans avoir reçu l’adresse de l’after et avec le backstage du concert de Bigflo et Oli grâce aux réseaux sociaux.
OK, je suis dans le suspense de savoir si je peux accrocher sur le long terme et aimer (ou pas). Niveau diffusion, c’est moyen avec une qualité qui rame à arriver (même avec la fibre fibre) et des sous-titres qu’on ne peut désactiver. L’histoire de la qualité est gênante sur les extraits au fur et à mesure, ça passe mieux sur le 2eme épisode que j’ai vu d’une traite.
Dans les points très positifs, je note immédiatement la bande-son de la série composée quasiment de chansons que je connais et adore déjà, c’est un gros plus. Contrairement à d’autres, coucou Rhomin, l’omniprésence de la musique ne m’a pas dérangé plus que ça – tant qu’on ne nous sort pas un modèle à la Un dîner presque parfait, ça me va. Dans les points négatifs, je repère surtout une grosse intrigue bien clichée de l’ado hyper canon qui a tout pour réussir mais traverse une dépression avec en plus des parents absents. On est sur un cliché de la jeunesse dorée en perte de repère et sans parents et blablabla, et ça pourrait très vite me souler sur le long terme. À voir donc.
Épisode 2 – 15/20
Parce qu’on est genre les plus grosses looseuses du lycée
L’épisode commence par Yann voulant coucher avec Emma venant d’envoyer une invitation Facebook à Manon après grosse hésitation. Nous sommes en plein week-end à la campagne et Lucas les interrompt. Cela permet à Emma de constater qu’Ingrid envoie un message à Yann. C’est gênant.
Elle interroge Lucas, mais celui-ci n’en sait rien. Le lendemain, c’est Trivial Pursuit, avec Manon qui n’a toujours pas répondu à l’invitation d’Emma. Cette dernière fait tout ce qu’elle peut pour surveiller Yann et savoir s’il la trompe, mais non. À la place, Yann invite Thomas, qui n’a rien du mec avec qui tu as envie d’être ami (bon, en tout cas moi) : on a droit donc à un type misogyne à tendance homophobe, qui bien sûr à une mauvaise influence sur Yann, sinon ce n’est pas drôle. Pas étonnant que Lucas le fuit comme la peste. Celui-ci se renferme beaucoup et ne dit pas trop ce qu’il pense, ce qui me permet de faire quelques théories sur la suite de son personnage – spoilé que je suis par la version norvégienne.
Emma n’apprécie pas trop d’être traitée comme une bonniche – mais rassurons-nous, elle fait quand même la bouffe alors tout va bien – donc, elle s’engueule avec Yann. Heureusement pour Emma, Manon accepte son invitation. Bon, c’est vrai, on a tous eu l’attente interminable de quelqu’un avec qui on voulait être amis allez.
Le lundi, Emma se réconcilie hyper vite avec Yann, en même temps, c’est clairement son dernier ami, donc peu importe qu’il invite tout le lycée à leur week-end en amoureux chez sa tante. Qui dit lundi dit également reprise des cours, où elle retrouve Manon, véritable bilingue espagnol, ça tombe bien. Celle-ci est nouvelle dans le lycée et si elle comprend qu’Emma n’a pas d’ami, ça ne la dérange pas plus que ça.
La blonde pleurant dans les toilettes de la soirée lors de l’épisode 1 ? Daphnée. C’est bien celle qui s’est fait virer par Ingrid lors de la même soirée, j’avais un doute. Bref, Daphnée a également décidé de se faire Emma comme amie cette semaine. C’est un personnage que je sais déjà pouvoir aimer, une sorte de control freak attachante. Elle a pour seule amie Alex, clairement là pour être la geek du groupe – surtout si on regarde son insta plein de K pop.
Alex ramène dans le groupe Imane, alors que Manon se pointe quelque peu par hasard pour parler à Emma. Toutes les filles décident de se retrouver chez Emma pour parler de l’organisation d’une grosse soirée. Oh, bien sûr, Daphnée doit bien avoir un défaut, et son défaut est clairement un racisme banalisé envers Imane, voilée.
Heureusement, cette dernière ne se laisse pas faire et c’est grâce à ça que le groupe commence à se former, il serait temps. Du coup, les cinq filles qu’on nous promettait dans la bande annonce se retrouvent enfin chez Emma et parlent de l’organisation de la soirée. Et Imane est cash : il va falloir qu’Emma rompe avec Yann pour celle-ci. En même temps, ça ne peut pas être une grosse perte.
Merci de ne pas spoiler la série dans les commentaires, je n’ai pas regardé la version norvégienne et ne compte pas le faire pour l’instant, pour garder la surprise de l’adaptation.


