This is us – S03E14

Épisode 14 – The Graduates – 19/20
Quelle angoisse, quelle tristesse, This is us nous propose là un excellent épisode comme seuls ses scénaristes en ont le secret. Le genre d’épisodes qui rappelle bien pourquoi on la regarde et pourquoi elle a été tant célébrée sur sa saison 1. C’est fou qu’ils arrivent encore à pondre de telles intrigues après deux ans. Il y a vraiment de la magie dans la production de cette série, je ne vois que ça pour l’expliquer !

> Saison 3


Spoilers

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I think it’s right on frickin’ time!

Ce n’est pas la bonne période pour être fan des séries : après HTGAWM qui durait une heure avec toutes les pubs, voici This is us qui n’en dure que 35 avec le dernier acte tronqué. Heureusement, j’ai fini par trouver l’épisode complet, parce que ça m’aurait en plus sacrément embêté de devoir m’arrêter en cours de route tant ces quarante-trois minutes sont excellentes – ça permet de se rendre compte que les épisodes de cette saison ne sont pas tous à la hauteur par rapport aux premières saisons.

L’épisode commence par Rebecca et Jack cherchant à acheter une caméra pour immortaliser les bons moments en famille. C’est aussi l’occasion de voir Kevin et Kate, bébés, être totalement accros l’un à l’autre. Ce n’est pas dingue, mais ça permet en fait la mise en place de plusieurs intrigues pour l’épisode : la relation Kevin/Kate, la relation Jack/Rebecca, voilà ce qui va être au cœur de cet épisode, mais d’une manière encore nouvelle.

En effet, quelques années plus tard, Rebecca est de retour dans le magasin pour acheter une nouvelle caméra afin de se rendre à la cérémonie de fin d’étude de ses fils. Elle y rencontre un certain Matt Dixon, père célibataire dont l’enfant était dans l’école primaire des triplés. L’intérêt de Matt Dixon dans cet épisode, c’est que celui-ci tente de la draguer un peu lourdement, alors qu’elle est encore en plein deuil… mais ça permet à Rebecca de comprendre que la vie va recommencer. Oui, mais elle n’a pas envie que la vie recommence, et Jack lui manque soudainement. Oh, c’est à sentir son cœur se briser ce genre de scènes !

Du côté des adolescents, Kate est énervée par Kevin qui a décidé de quitter la ville pour partir vivre à New-York, alors qu’elle est bloquée dans sa vie. Elle fait sa crise d’adolescence quoi ! La cérémonie de remise de diplôme de Kate ? Elle ne s’y rend pas, parce qu’elle préfère regarder des cassettes VHS de quand elle était petite, cassettes ayant miraculeusement survécu au feu et dans lesquelles elle est proche de son frère. Ou son frère d’elle. Au point de lui donner à manger, oui.

Pendant ce temps et alors que Randall s’apprête à obtenir son diplôme, Rebecca fait une soudain crise d’angoisse et ne veut pas se rendre dans la salle. Elle est en plein deuil, avec crises de larmes. Je trouve ça drôlement bien d’avoir un épisode qui se concentre un peu sur ce deuil horrible du mari. C’est important d’avoir des séries qui prennent le temps d’explorer tout ça, parce que ce n’est pas rien. En revanche, c’est presque dommage d’avoir attendu trois saisons. Cela donnait presque l’impression que Rebecca avait réussi à tourner la page sans mal, mais ce n’est bien sûr pas le cas. Et puis, ce jeu d’actrice, pfiou !

Rebecca n’est pas beaucoup mieux le soir suivant : ses enfants vont faire la fête et elle se retrouve seule chez elle, à regarder des vidéos de Jack. Cela la laisse en larmes et la force à appeler Miguel à l’aide. Celui-ci est toujours aussi parfait dans la vie de Rebecca : il répond présent à l’appel et l’emmène à une réunion pour les gens endeuillés.

Alors que Rebecca ne va pas bien, Kevin et Kate se réconcilient enfin à la fête à laquelle ils sont. Ils ont aussi l’occasion de passer un peu de temps avec Randall, qui est bien lucide sur la relation qu’il a avec son frère et sa sœur. Tout ça permettra de faire le lien avec le présent, évidemment.

Et dans le présent, justement, Randall est… un cinglé des plannings ! Il est pire que moi. En plus, Beth commence à s’entraîner pour la danse… et elle empire elle aussi le planning avec ses nouveaux horaires. Forcément. Ce n’est pas la seule à empirer la journée de Randall, parce qu’il a affaire à une prof complétement débile : celle de Déjà. Elle a publié en ligne un essai de son étudiante sur la période où elle vivait dans sa voiture avec sa mère. Sans lui demander avant. Et tout le monde se moque désormais de Déjà.

Elle est débile cette prof, franchement. Evidemment, Déjà est énervée, mais ce n’est pas grand-chose par rapport à Randall. Il se rend auprès de la prof de sa fille pour l’engueuler, et elle est toute douce la prof. Elle se laisse donc engueuler, finit en larmes et perce totalement la carapace de Randall.

En plus, elle lui annonce au passage qu’elle pense que Déjà est bonne pour sauter une classe, alors il finit tout heureux ! Déjà ne le voit pas comme ça : elle est sûre d’être privilégiée par les professeurs blancs à cause de son passé catastrophique, mais, bien évidemment, Randall n’est pas d’accord. Déjà le remet toutefois à sa place en lui expliquant que s’il se contente d’être une histoire – celle de l’orphelin abandonné devenu élu, elle n’a pas envie d’en arriver là.

En plus, elle arrivait enfin à se faire à sa nouvelle vie, et voilà qu’on lui propose de passer au lycée. Il y a de quoi mal vivre le changement de routine, effectivement. Le problème, c’est que ça donne l’idée à Randall que sa famille ne supportera pas tous les changements à venir ; au point de demander à Beth de renoncer à devenir prof de danse pour le moment. Afin qu’il puisse vivre son rêve, lui. Pardon ? Non mais Randall tu déconnes sec cette saison, c’est pas possible là à force ! Heureusement pour lui, il est sauvé par un appel de sa mère à propos de Kate, parce que là, franchement, Beth aurait toutes les raisons du monde de le défoncer. Où sont passés leurs capacités à dialoguer et se construire en tant que couple ? C’est la déprime !

Bon, de son côté, Kate va obtenir son diplôme, déjà. Cela permet à Tobby de lui organiser une fête, à laquelle Rebecca est présente, même si elle vit de l’autre côté de la planète. Kevin est aussi censé s’y rendre… mais il est complétement bourré, parce qu’il a repris l’alcoolisme et n’y va pas de main morte. L’épisode n’y va pas par quatre chemins non plus, nous montrant à quel point il a sombré rapidement dans l’alcoolisme et comment il ment à Zoe pour s’assurer qu’elle ne le voit pas bourré. Quel dommage, il est en train de pourrir leur relation !

La fête organisée par Toby ? Elle est conséquente, c’est le moins qu’on puisse dire : Toby a fait gonfler des ballons, réservé un jardin, convoqué d’autres diplômés qui reçoivent leurs diplômes en retard… Bref, il a fait les choses en grand pour Kate, qui a l’air d’apprécier la surprise cela dit, c’est déjà ça.

Quand elle voit Kevin arriver, elle se rend immédiatement compte que quelque chose cloche avec elle, mais c’est bien la seule. Zoe ne voit rien, alors que c’est pourtant évident : il lui a menti sur la semaine qu’il passerait en compagnie de Kate, et quand il les voit ensemble, il est forcé d’improviser un discours pour noyer le poisson. Le seul problème, c’est que son discours est perturbé par la présence d’alcool. C’est loin d’être au niveau de son discours de mariage, quoi, et Kevin s’éclipse ensuite.

Alors que personne ne voit rien et que Rebecca est toute à ses émotions de voir sa fille enfin obtenir son diplôme, Kate passe sa journée à s’inquiéter pour lui et finit par quitter sa fête pour se rendre à l’hôtel de son frère. Ce fut rapide : elle se rend rapidement compte qu’il a repris l’alcool… et une nouvelle fois, c’est drôlement bien écrit. S’il accepte d’en parler à Kate, il refuse de le dire à Zoe pour ne pas la perdre ; et il arrive à convaincre Kate de garder le secret. Bref, l’attitude normale d’un addict, celle qui ne peut qu’empirer les choses quand on y réfléchit un peu.

C’est atroce, et pourtant Kate fait tout ce qu’elle peut ; et Kevin est forcé de se confronter à ses problèmes. Quelle horreur. Elle décide donc de l’emmener à une réunion d’alcooliques anonymes pour tout de suite reprendre les choses en main, sauf qu’en chemin elle sent soudainement qu’elle perd les eaux. Oh non, mais cet épisode pouvait-il aller plus loin dans l’horreur ?

Kevin est donc forcé d’avouer à Toby, au téléphone, qu’il a bu toute la journée et ne peut l’emmener à l’hôpital, et il appelle une ambulance. À l’arrivée à l’hôpital, Toby est sacrément énervé après Kevin, l’abandonnant dans le hall. Quelle angoisse cet épisode !

Finalement, l’épisode se termine sur l’arrivée de Randall à l’hôpital, alors que Kate était déjà avec Kevin. C’est bien triste à voir et une fois de plus la série parvient à marquer de gros points du côté de l’émotion. Au risque de me répéter : mais quelle tristesse, quelle angoisse ! On n’en saura pas plus sur la vie future du bébé de Kate pour le moment… avec un peu de « chance », elle n’aura qu’à passer le reste de ses neufs mois alitée… pas vrai ?

> Saison 3

God Friended Me – S01E15

Épisode 15 – Two Guys, A Girl and a Thai Food Place – 18/20
Ah, voilà, gros coup de cœur sur cet épisode qui confirme que la série est toujours aussi feel-good et fournit tout ce que j’en attends : fil rouge, intrigues qui dépassent le cadre de l’épisode simple, répliques bien écrites, histoires toutes plus cheesy les unes que les autres ! J’adore cette série quand elle pond ce genre d’épisode, parce que je trouve que tout y fonctionne à merveille et avec beaucoup de fluidité – même l’intrigue que je n’ai pas aimé !

Saison 1

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Could I have decided to leave Aiden that night ?

Paye ton nom d’épisode interminable pour rien, franchement. L’épisode reprend par un Rakesh complétement stressé par son entretien avec Simon Hayes. Il en parle avec Jaya au téléphone, et celle-ci lui fait la bonne surprise d’être juste derrière la porte chez Miles. C’est un peu abusé, parce que Miles et Cara sont au courant, et parce que bon, il devrait au moins reconnaître le hall. Enfin bon, admettons.

Jaya revient en plus avec une bonne nouvelle : elle va travailler à l’hôpital désormais, et un de ceux de New-York, évidemment. C’est merveilleux, surtout que Vivian – leur nouvelle notification du jour – est dans le coma. On sent bien qu’elle leur sera un peu utile, quoi.

L’entretien avec Simon Hayes a lieu pour Rakesh, et il se voit proposer un job top secret à Palo Alto. Je n’ai aucune idée d’où c’est exactement, mais ce n’est pas à New York et ça laisse Rakeh totalement indécis sur la marche à suivre. En plus, il n’a pas réussi à savoir si Simon Hayes était bien derrière le compte de Dieu. Concrètement, tout ce qu’il dit du projet peut laisser penser que c’est ça ou totalement autre chose. Reste à savoir si ça vaut le coup pour Rakesh de s’éloigner de Jaya, ou non.

On ne les retrouve que bien plus tard dans l’épisode, avec Rakesh hésitant toujours à prendre le job. Il se décide finalement grâce à un speech de Jaya, qui se termine sur celle-ci lui disant enfin qu’elle l’aime. Oui ben après six mois interminables de séparation et des retrouvailles choupies comme ça, ce n’est pas une surprise. Il lui dit bien sûr qu’il est amoureux d’elle aussi… Mais pas avant d’avoir admis devant Simon Hayes qu’il ne veut du job que s’il peut le faire à New-York. Oh, si c’est pas merveilleux tout ça. C’était tout cheesy comme intrigue, mais justement, ça fonctionne grave bien de les voir aussi amoureux l’un de l’autre ces deux-là.

C’est rare qu’une série gère aussi bien une relation de couple à distance, avec une actrice absente durant des mois. Je suis bien content de la décision qu’ils ont prise de la faire revenir – je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé en coulisses pour justifier son absence, mais en tout cas, ça fonctionne finalement mieux que si elle était restée.

Une deuxième sous-intrigue de l’épisode suit Andrew Carver, le futur remplaçant d’Arthur, et c’était moins passionnant. Il connaît déjà Ali puisqu’un dimanche est passé, et il décide donc… de venir lui demander conseil pour réussir à percer la carapace de son paternel correctement. Et elle lui donne des conseils, parce que c’est normal de le faire, selon elle. OK. Andrew est bien embêté par Arthur, en même temps, parce que celui-ci n’arrête pas de reprendre son travail et d’effectuer des corrections.

Je ne sais pas bien pourquoi la série nous impose cette intrigue, parce que ce n’est pas bien fou. Bon, l’idée est évidemment de tester Andrew et sa confiance en lui : il reprenait ses sermons dans l’attente de voir Andrew se rebeller et affirmer ses positions, sa voix, son sermon. OK. C’est un grand classique, il n’y avait que peu de surprises là-dedans.

La bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas l’intrigue principale de l’épisode. Non, il est en fait bien question de Vivian, une femme tombée dans le coma avant même le début de l’épisode et que Cara connaît pour avoir écrit un article sur son histoire : elle allait se marier, a disparu toute une nuit quelques jours avant, est revenue au petit matin sans que personne ne sache ce qu’elle a fait et pour mieux tomber dans le coma.

L’autre bonne nouvelle, c’est que Vivian s’est réveillée trois semaines plus tôt. La mauvaise, c’est qu’elle n’a aucun souvenir de ce qui peut expliquer le moment où elle est tombée dans le coma. Voilà donc de quoi donner une mission à nos amis, surtout qu’il faut bien qu’ils justifient leur présence à l’hôpital. Avec le retour de Jaya, Cara et Miles ont en plus une consultante médicale pour les aider. C’est bien pratique, mais finalement pas la meilleure aide.

La meilleure aide vient en effet d’Ali, qui reconnaît le badge qui était dans la poche de Vivian le jour où elle est tombée dans le coma : c’est un jeton des vestiaires du bar Josephine, un speakeasy secret et bien caché.

Avec un jeton qui date d’il y a dix mois, il n’y a normalement aucun espoir que quoique ce soit puisse arriver… mais pourtant, Miles et Cara retrouvent le manteau de Vivan. En faisant les poches, ils tombent sur une serviette en papier portant le nom de Noah, et un bout de numéro de téléphone effacé.

Ils confrontent aussitôt Vivian, qui bien évidemment se souvient parfaitement de sa dernière nuit. Elle pense être tombée amoureuse du Noah ce soir-là. C’est con pour Aiden, son fiancé, surtout qu’elle s’est rendue dans le speak-easy parce qu’elle avait peur de se marier. C’est horrible, donc, parce qu’elle a enchaîné cette soirée pour se libérer l’esprit avec la rencontre de Noah, puis dix mois de coma. Et à son réveil, Aiden l’attendait.

Cara arrive à convaincre Vivian qu’il faut absolument retrouver Noah et savoir exactement ce qu’elle veut avant de prendre la décision de se marier. C’est plutôt logique, mais ça met Miles mal à l’aise, parce qu’il trouve ça horrible pour Aiden. Oui, mais Cara a vécu ce sentiment d’incertitude avec son ex, alors bon, c’est bien normal de vouloir aider Vivian.

En revanche, cette dernière est un peu con-con : elle laisse sur la table basse, chez elle, la serviette avec le nom de Noah dessus. Forcément, Aiden retrouve la serviette et se rend dans le bureau de Cara – parce qu’elle a un bureau désormais – pour mieux confirmer ses doutes. Il comprend donc qu’elle avait des doutes… et le vit mal.

Pendant ce temps, Miles emmène Vivian à travers New-York pour rencontrer Noah. Cela n’a pas trop de sens, parce que pour le retrouver, ils utilisent la serviette en papier qui venait d’un fast-food livrant de la nourriture dans tout le quartier. Miles se fait donc passer, au téléphone, pour Noah, de manière à suivre le livreur qui ira à l’adresse habituelle. C’est un peu perché, mais ça passe : pour passer quelques soirées dans le même appartement parisien, j’ai vu à quel point certains restaurants enregistraient vite vos informations dans leur serveur.

La mauvaise nouvelle, c’est que Noah a déménagé depuis quelques semaines. La bonne nouvelle, un brin spoilée par le résumé de l’épisode, c’est que ça permet à Miles de retomber sur Fliss, qui vit juste à côté de l’ancien appartement de Noah. Je suis bien content de la retrouver, aussi perchée qu’elle soit.

Elle est d’une grande aide bien évidemment, parce que les histoires d’âme sœur à retrouver, ça la connaît la Fliss. Elle souhaite donc aider Miles dans cette nouvelle notification, et ça fonctionne parce qu’elle a tout à fait le caractère pour être un sidekick efficace dans cette quête d’un possible amour perdu – même si j’ai rapidement compris que l’épisode ne se dirigeait probablement pas vers une rupture Vivian/Aiden.

Cara rappelle Miles dès qu’Aiden a quitté son bureau pour le prévenir qu’Aiden est au courant, justement. Cela permet à l’épisode d’avancer vite, et ce n’est pas si mal : ils se rendent attendre Cara dans un bar, parce qu’ils passent leur vie dans les bars, et ça laisse le temps à Fliss de se demander quand même pourquoi Miles n’est pas en couple avec Cara, et je trouve ça toujours aussi cool de voir que les anciennes notifications qu’ils ont aidé continuent d’apparaître dans la série par moment.

Alors que tout espoir de retrouver Noah semble perdu, c’est sans la moindre cohérence ou logique que Miles finit malgré tout par retrouver le photographe (parce que Fliss sait qu’il est photographe), sur… Google. Remarque, avec un bout de son numéro de téléphone, il aurait pu aller encore plus vite à le retrouver du coup, mais bon.

La série elle-même nous a dit à quel point ça n’avait aucune chance de fonctionner de taper son nom et studio photo sur Google, mais ils le proposent quand même comme solution. Ils se rendent donc à la galerie de photographies de Noah où il est bien évidemment absent, et où la photo de Vivian est affichée.

Cela lui permet de retrouver ses souvenirs, alors qu’Aiden, qui les suivait depuis un moment, débarque et est terrifié de voir sa fiancée sur une photo où elle sourit avec amour, alors que la photo a été prise par un autre. Je m’attendais à ce qu’il soit question d’une Vivian heureuse d’avoir trouvé le photographe de son mariage, mais même pas : elle s’est simplement retrouvée par hasard à l’endroit où Aiden l’avait demandé en mariage. Cela lui a permis de prendre conscience qu’elle avait trouvé son âme sœur, et ça laisse Fliss tout heureuse de les voir partir en couple.

Et c’est d’autant plus mignon qu’en partant ensuite avec Cara et Miles pour prendre un verre (vraiment, ils passent leur vie à ça), Fliss tombe sur Noah, qui reconnaît son ancienne voisine et lui révèle qu’il aime lui aussi les longues histoires, réplique donnée à Fliss plus tôt dans l’épisode. Franchement, ça le fait. En plus, ça permet à Cara et Miles de finir la soirée tous les deux et se retrouver, évidemment, à l’endroit où Miles avait hésité à lui demander de sortir avec, quand ils avaient été interrompu par Eli, après avoir aidé Fliss.

C’est beau comme tout, ça finit donc par la promesse d’un rencard entre Miles et Cara ; alors que Jaya et Rakesh filent le parfait amour, et alors qu’Aiden et Vivian sont tout heureux aussi. Tout ça rend l’intrigue d’Andrew et Arthur particulièrement inutile quand même, mais bon. Rakesh apprend bien sûr qu’il a son job à New-York, et j’ai hâte qu’on sache de quoi il est question !

Le cliffhanger ? Cara débarque toute préparée pour son rencard avec Miles qui est fou amoureux d’elle déjà. C’est merveilleux comme fin ! Moi qui avais peur que ça traîne trop longtemps, finalement, je trouve qu’ils s’en sortent bien.

Saison 1

Supergirl – S04E13

Épisode 13 – What’s So Funny About Truth, Justice and the American Way – 17/20
Ma foi, voilà un épisode qui était chargé en informations et qui remet à plat pas mal d’intrigues… pour le meilleur ? On dirait bien que cette interminable saison (j’avais le même sentiment l’an dernier cependant) prend une nouvelle direction, encore, mais une direction que j’aime beaucoup. En tout cas, cet épisode était plutôt cool dans l’ensemble et a permis des scènes que je n’attendais pas dans cette série. Je suis preneur !

> Saison 4


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It’s okay. You’re only human.

Oh la, sacré titre, sacré programme pour un épisode de Supergirl ! L’épisode commence pourtant mal, avec Danny, un gardien de prison, qui se fait attaquer par un SDF… qui n’a rien d’un SDF. Il s’agit clairement d’un méchant à la rédemption impossible, puisqu’il tue ce pauvre Danny en un rien de temps.

L’introduction de l’épisode est assez réussie je trouve, et c’est un bon retour de pause, qui commence par une scène nous remettant tout en place depuis le bureau de James. On y découvre que Kara écrit son sixième article sur Lockwood depuis sa libération, qu’elle ne gère pas bien son planning, qu’Alex ne sait toujours pas qu’elle est extra-terrestre, que Lena rejoint le DEO, que James et Lena ne sont plus ensemble et que la nouvelle journaliste insupportable en a toujours après les Luthor. Ouep, mais cette fois, James n’a pas à protéger Lena… même si ça reste leur boss.

Et ensuite ? Ce n’est toujours pas assez : Kara emmène Brainy et Nia dans la Forteresse de Solitude, où la nouvelle superhéroïne rencontre Kelex, le robot de Supergirl. Bien, ça ressort de nulle part, mais ça pourrait être marrant comme intrigue, surtout avec Brainy qui décide d’appeler Kelex… Kleenex.

Pendant ce temps, on nous rappelle que Manchester est en vie et en prison, puisqu’il demande à voir J’onn, promettant avoir changé depuis la dernière fois qu’ils se sont vus. Le but est tout simplement de s’attaquer à lui grâce à l’aide de « Hat » (chapeau, donc), qui a remplacé Danny le gardien. Magnifique. Tout ça sort absolument de nulle part et nous fait une fois de plus oublier qu’il y a une Supergirl russe.

J’aime beaucoup le personnage de Hat qui est grosso modo la version asiatique et alcoolique de Mimi Mathy. Ou de Mary Poppins. En gros, il peut sortir n’imposte quoi de son chapeau et se téléporter partout où il a déjà été. C’est un personnage cool et il permet à Manchester de s’échapper. Oh, ce n’est pas le seul à en profiter pour se faire la malle : Supergirl est incapable d’arrêter Manchester et Hat, parce qu’ils sont accompagnés d’un nouveau Morae (les aliens invisibles) et Menagerie. Génial…

Bon, au moins, c’est intéressant d’avoir une équipe de super-méchants, ça remet plein d’enjeux dans la série. Et comme Supergirl n’a plus la possibilité de se rendre au DEO pour avoir un peu d’action, elle doit le faire d’ailleurs. C’est ça qui explique le retour de la Forteresse de Solitude : elle peut y suivre toutes les actions de l’évasion des prisonniers, avec Nia, Brainy et J’onn. Ouep, c’est un peu ridicule concernant Nia qui se retrouve coincée au Pôle Nord alors qu’elle est quand même très humaine.

Bien sûr, cette évasion de grands méchants craint énormément, et ils n’hésitent pas à semer la terreur partout où ils passent, avec l’avantage de passer partout grâce au chapeau qui les téléporte où ils veulent à chaque fois. C’est top comme intrigue, surtout que Menagerie gère leurs réseaux sociaux. Ni Supergirl, ni le DEO ne peuvent faire quoique ce soit face à ce groupe de super-méchants qui décide de narguer Supergirl et de s’appeler l’Elite. Rien que ça.

Le DEO ? Alex est débordée, mais l’arrivée de Lena n’est que le début de ses ennuis. Elle découvre en effet que les humains pourront bientôt avoir des pouvoirs, et en même temps que Lena ne fait pas confiance au gouvernement. Cela fait beaucoup d’un coup, une fois de plus.

Lockwood ? Il profite de sa liberté (un comble vu son nom) pour prendre du bon temps dans un bar… et rencontrer au passage Cooper, un homme qui a tout de l’agent de la liberté. Celui-ci est néanmoins un peu blasé de voir que Lockwood est devenu un simple politique. Il a espoir dans le système et il se rend en effet à une rencontre avec le Président… pour mieux découvrir l’inutilité de celui-ci, qui veut juste être bien vu par le public.

Bref, c’est une opération photo, et Lockwood est un peu dépité par tout ça. Il retourne donc boire un coup dans son bar, parce que c’est tout ce qu’il sait faire apparemment. Enfin, il laisse aussi des messages vocaux interminables, ce qui était plutôt marrant.

Bon et l’Elite, dans tout ça, vole les bijoux de la couronne anglaise pour attirer l’attention de Supergirl. Cela fonctionne et elle se rend les voir. Si elle a l’occasion de récupérer les bijoux, les méchants attirent surtout son attention sur le Président et sur l’Operation Claymore, un satellite qui permet de détruire des vaisseaux spatiaux avant leur arrivée sur Terre. Tous les vaisseaux. Le Président est un connard quoi, et Supergirl ne parvient pas à le raisonner bien évidemment, et elle ne se rend même pas compte que son ennemi invisible est dans le bureau ovale lui aussi.

Déprimée, Kara se retourne donc vers sa sœur pour retrouver espoir et motivation : elle se rend chez Alex en tant que Supergirl pour la tenir au courant de la mise en place de ce satellite qui va à l’encontre de tout ce en quoi le DEO croit. Malheureusement, Alex reste coincée par sa position qu’elle ne veut pas compromettre pour ne pas empêcher le DEO d’exister.

En parallèle, Nia demande à Kelex plus d’informations sur son origine et ses pouvoirs. Cela lui permet de découvrir qu’elle aura la capacité de maîtriser une projection astrale. Elle fait tout ça dans le dos de Brainy qui voulait la contrôler plus longtemps, mais qui s’avère malgré tout impressionné par ses pouvoirs. Il lui construit donc des gants pour maîtriser au mieux l’énergie de ses rêves et la transformer en super arme.

C’est une bonne idée, parce qu’on enchaîne directement avec un combat entre l’Elite et… euh… les « super amis ». Ah ouais, Supergirl a besoin de revoir rapidement son marketing sur ce coup-là. Dur de croire que Kara est journaliste et nous sort des noms bidons comme ça. Enfin bref, qu’importe, cela lance l’un des meilleurs combats de la saison, avec J’onn qui s’occupe de sauver des innocents soldats américains, Manchester qui s’obstine à tirer toutes ses balles sur la seule qui est pare-balle dans ses ennemis et surtout, surtout, Nia et Brainy qui font équipe contre Hat, après une neutralisation efficace de Menagerie par Nia.

C’est le genre de scènes que j’adore, moi, quand tous les super-héros se mettent à faire équipe et qu’on voit à quel point tout peut bien s’emboîter. Les effets spéciaux ne sont pas si atroces – surtout quand on compare à Charmed diffusée le même soir sur la CW – et les chorégraphies de combat sont plutôt bien gérées. Notons d’ailleurs que Chyler Leigh déchire toujours autant, parce qu’évidemment, Alex décide de compromettre sa position au DEO et d’intervenir.

Ce qui est bien, c’est que ça permet à elle et Supergirl de faire équipe à nouveau pour neutraliser Manchester lorsqu’il envoie le satellite dans l’espace pour mieux détruire la Maison Blanche. Grâce à l’aide d’Alex, Supergirl peut donc s’envoler dans l’espace – c’était gros, Alex se trimballe avec la combi d’astronaute de Supergirl sur elle franchement – pour empêcher le tir. Les filles font de nouveau équipe, c’est chouette à voir malgré le potentiel ridicule de la scène !

Manchester n’a tout de même pas tout perdu parce que Brainy a perdu sa bague de Legion au passage. Il peut donc poursuivre Supergirl et l’attaquer en chemin vers l’espace. Malheureusement pour lui, J’onn est toujours de la partie et il l’attaque… Sauf qu’au moment où il hésite à le tuer, Manchester parvient de nouveau à s’échapper en se téléportant grâce à Hat. C’est con. On dirait bien que tous les méchants ont réussi à s’enfuir. Supergirl ? Elle dévie à temps le tir du missile dans l’espace… et décide finalement de détruire le satellite tant qu’elle y est, parce que c’est bien plus drôle comme ça.

Cela laisse pas mal de conséquences à gérer : Brainy a perdu sa bague au passage, et Nia doit le réconforter. C’est une inversion des rôles assez intéressante, mais ça n’est pas la seule : Alex finit par remercier Supergirl d’avoir détruit le satellite et lui demander de refaire équipe officieusement à l’occasion. Sympa comme tout, Alex n’est donc pas une méchante malgré son amnésie, youpi.

En revanche, le président est méchant même sans amnésie, et il engueule Supergirl d’avoir détruit un satellite à deux billions de dollars. Y a de quoi être un peu énervé. Alex aussi est énervée, et elle en parle à la Colonelle qui est surprise d’entendre parler pour la première fois de l’Opération Claymore. Ouep, le président agit donc sans respecter les protocoles. Quelle surprise dis donc… Ah ben non. Cela fait tilt dans la tête d’Alex en tout cas, et elle se rend de nouveau auprès de Lena pour lui assurer qu’elles sont amies et que la Luthor a bien raison de se méfier du gouvernement.

Après tout ça, que fait le Président ? Il déclare que Lockwood est un atout pour son administration, et il lui propose donc un poste au gouvernement, en tant que Directeur des Affaires Extra-terrestres. Ah lala, on se croirait face au gouvernement américain actuel. Cela met Kara dans tous ses états, et elle réécrit un article pour James qui, lui, prend une décision concernant Mackenzie et son envie d’écrire un article sur Lena.

En fin d’épisode, Lockwood revient dans son QG d’Agent de la Liberté pour découvrir que ses enfants de la liberté sont tous pris d’une envie de pouvoir. Tous ? Non, y en a surtout un qui se propose de devenir leur nouveau leader et qui énerve beaucoup Lockwood. Celui-ci le tue donc avec son masque et ça nous fait un cliffhanger un peu raté après un excellent épisode !

> Saison 4

Charmed (2018) – S01E13

Épisode 13 – Manic Pixie Nightmare – 16/20
Je suis peut-être plus fatigué que d’habitude pour regarder cet épisode, ou peut-être pas. Une chose est sûre, j’ai eu du mal à rentrer dedans, peut-être aussi parce que je ne connaissais que peu le cliché utilisé comme démon pour cet épisode. Heureusement, la série reste excellente dans le développement de ses intrigues malgré tout, parce que sinon, j’aurais eu l’air fin à ne pas aimer un épisode !

> Saison 1


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Let’s just join our hands and SIIIIIIIIIIING

Eh bah, quelle galère de voir cet épisode, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais il m’a fallu un temps fou pour le trouver. Et on commence en plein dans les années 90, je crois, ce qui nous est indiqué par la musique et le look de nos héros… qui se suicident en fait bien en 2019. C’est en tout cas un suicide tout ce qu’il y a plus de magique.

Pendant ce temps, le porche des sœurs a encore grandi ! Parker y vient faire un tour pour inviter Maggie à l’enterrement du double suicide, parce qu’il soupçonne lui aussi que la magie l’explique. Harry les espionne et missionne aussitôt Maggie sur l’affaire, parce qu’il pense lui aussi que la piste pourrait être sérieuse.

En parallèle, Macy continue de bosser avec la mère de Parker pour lui trouver un remède. Ouep, elles sont bien passées d’ennemies à meilleures amies en l’espace d’un instant, et ça intrigue le copain de Macy, évidemment.

Mel ? Elle passe la nuit chez Jada, et c’est présenté de manière super subtile quand elle lui demande sa brosse à dents ou quand Maggie lit ses pensées en arrivant à l’enterrement des suicidés. Maggie y traîne en effet Harry et ses sœurs, avant d’être surprise de voir Parker y être présent. Ce n’est pas comme s’il l’avait invitée, quoi. De toute manière, elle n’a pas envie de finir en couple avec, parce qu’elle se rappelle trop qu’il l’a fait sentir comme de la merde. Merveilleux.

Durant cette cérémonie qui n’est pas tant un enterrement qu’un hommage, Mel interroge une étudiante qui connaissant le couple de morts, et elle tente vraiment d’avoir autant d’informations que possible. C’est plutôt drôle à voir, que ce soit Mel ou ses sœurs : elles interrogent tout un tas de hipsters tous plus clichés les uns que les autres franchement. Et puis c’est tellement volontairement mal joué de la part de Maggie, j’adore. Le souci, c’est que le seul vrai témoin qu’elles trouvent, Noah, est retrouvé par « Chloé », la nana suicidée du début d’épisode.

Il s’avère en fait qu’elle est une lutin, rien que ça, ce qui explique les paillettes autour d’elle depuis le début d’épisode. Lutin ? C’est plus compliqué que ça : elle est une « manic pixie dream girl », un cliché de film donc ; une femme qui n’est là que pour assouvir les fantasmes des hommes et les revaloriser.

Forcément, la série ne peut qu’utiliser ce cliché pour mieux le détourner : les sœurs se demandent bien pourquoi elle est devenue si méchante avec les hommes qu’elle drague là où elle devrait pourtant les valoriser.

Le plus drôle dans l’affaire ? Son pouvoir affecte toutes les jeunes et belles personnes, mais ni les sorcières, ni les démons. Pas de chance pour Harry, il n’est ni l’un ni l’autre. Quant aux sorcières, elles ont assez de paillettes comme ça sur les paupières de toute manière. Les sorcières font la liste des possibles victimes de Chloé par la suite, et elles constatent bien évidemment que Parker est sur celle-ci.

Comme il est moitié démon, elles l’espèrent malgré tout immunisé… mais ce n’est pas le cas évidemment, puisque le traitement de sa mère fonctionne. Bon, en attendant de s’en rendre compte, elles sauvent un certain Zack, qui n’est autre que Todd de The Magicians. C’était sympa de le voir dans un nouveau rôle, même si ça ne le changeait pas beaucoup, je trouve.

Maggie retrouve ensuite Parker, complétement perché et high à la paillette de lutin. On s’amuse bien, jusqu’à ce qu’il manque de se tuer et ne se soit sauvé de justesse par Maggie. Grâce à ses pouvoirs, elle parvient à avoir assez de bonne influence pour le sortir de sa possession… mais moi, je me demande surtout comment il a pu survivre si longtemps sans que personne ne remarque qu’il sautillait comme un enfant ou sans voir que lui et Maggie ont fini au sol.

Ah et sinon, Jada propose à Mel de revenir la voir de manière urgente… pour lui proposer de rencontrer ses parents. HEIN ? J’ai raté des choses dans cette relation, ce n’est pas possible, si ? Ca va drôlement vite dans le monde des sorcières.

Macy reçoit quant à elle une visite surprise de Galvin pour l’aider dans son affaire, et pour parler à sa grand-mère en utilisant… Mama Roz. Macy n’est que moyennement convaincue par l’idée, mais elle se laisse embarquer par Galvin malgré tout. La séance d’exorcisme avec Mama Roz s’avère heureusement assez efficace, et la grand-mère prend possession du corps de Mama Roz. Elle se met alors à parler une autre langue, qui s’est avéré, soi-disant, être du français.

Je veux bien qu’il y ait un accent et quelques changements avec le parler créole, mais là quand même, heureusement qu’il y avait des sous-titres anglais pour m’aider à tout comprendre. Bon, Macy ne comprend rien de ce qu’il se passe, elle, mais la grand-mère n’apprécie pas du tout la présence de Macy dans la pièce, puisqu’elle est l’ibi pouvant tuer son petit-fils.

Elle le possède alors, pour lui parler dans une sorte de rêve où elle lui révèle la solution pour sortir Macy de son embarras magique : il doit partir en voyage pour trouver des réponses, mais je dois dire que ce bout d’intrigue m’a échappé. Est-ce que je peux accuser la fatigue de la journée de m’avoir fait passer à côté d’un bout de l’épisode ?

C’est en tout cas un épisode qui est à fond dans le français, parce que les filles trouvent ensuite un moyen de piéger Chloe et ça se fait sur un montage musical en français. C’était super sympa à voir en tout cas, parce que pour l’attirer, les filles et Harry doivent rire bêtement, et c’est communicatif. Ca l’est encore plus quand Harry est contaminé par la présence du lutin et décide de voler le Livre des Ombres pour Chloe.

Cela a moins d’impact que dans la série originale, parce que le Livre n’est vraiment qu’accessoire dans la série depuis son commencement, mais tout de même, elles ont perdu leur Harry ! Les filles comprennent heureusement, grâce au livre sur les lutins appartenant à Harry, que Chloe n’est plus si gentille depuis qu’elle a perdu son cœur, désormais en possession de… Zack, évidemment. Forcément, je me doutais qu’un acteur un peu plus expérimenté n’avait pas été casté juste pour être le figurant qui se fait figer. Et puis, comme on avait insisté sur son étrange collier, fallait bien que ça prenne sens à un moment ou l’autre.

Le collier était donc le cœur de Chloe, et Zack voulait juste devenir célèbre et se servir de la magie de la lutin pour cela. C’est franchement pas le meilleur des méchants de la série avec des motivations aussi nazes. Les sœurs auront vite fait le dégommer. Parker décide en tout cas de venir en aide aux sorcières, et il peut le faire parce qu’il a récupéré ses pouvoirs : il n’hésite pas, par exemple, à désactiver l’alarme du bâtiment dans lequel est Zack pour qu’elles puissent s’attaquer à lui et venir en aide à Chloe.

Le problème ? Les filles ont immunisé Zack en le protégeant de la lutin dont il n’avait pas besoin d’être protégé. Elles sont alors forcées de se séparer : Mel s’attaque à Zack pour récupérer le cœur de Chloe, gardé en collier autour du cou de Zack ; Macy s’attaque à Chloe pour la contenir et Maggie et Parker essayent de récupérer le livre, tout en rappelant à Harry qui il est véritablement.

Le plan fonctionne bien rapidement : Mel récupère le cœur et Chloe redevient gentille. C’est plutôt marrant à voir, même si elle finit par faire de la peine à révéler qu’elle était manipulée depuis le départ par des hommes blancs à l’égo fragile. Un classique de la série, quoi. Et Zack le joue bien. Mel l’envoie directement au commissariat celui-ci, en utilisant un sort de Jada qui permet de lui faire dire toute la vérité, rien que la vérité. C’était rapide, ça, mais ça révèle au moins à Maggie et Macy que Mel est de plus en plus impliquée dans le délire des Arcanas.

Quant à cet épisode, il se fait un plaisir évident à défoncer les hommes, et particulièrement les nice white guys. C’est sans surprise avec cette mouture de Charmed qui n’en est pas à son coup d’essai. À vrai dire, c’est même plutôt bien réussi puisque les hommes autour de Chloe était tous ambitieux sans raison et tourné en ridicule, là où elle était hyper bien construite et loin d’être ridicule, alors que le rôle aurait voulu ça pour elle. C’est bien joué de la part des scénaristes, mais… ben quand on ne connaît pas à l’avance le rôle de la « manic pixie dream girl », on passe trop à côté de l’épisode qui n’explicite jamais vraiment tout ça. Heureusement, Google n’était pas trop loin.

Dernier point que j’ai trouvé dommage dans tout ça : les sœurs sauvent Chloe, évidemment, et lui font un peu trop la leçon à mon goût, à lui conseiller de s’allier à d’autres pixie dream girl pour ne plus se faire avoir à nouveau. Euh, bon, c’est une créature censée exister depuis des années, c’est n’importe quoi ce conseil ; d’où elles sortent les sœurs pour se permettre une telle posture d’autorité ? C’était bizarre non ?

Le lendemain, il est révélé que Parker a gardé le chien que Chloe lui avait donné, et il a clairement tout ce qu’il faut pour draguer Maggie à partir de là. Enfin, ce pauvre chien se retrouve coincé entre eux deux pour le baiser, et c’était tout gênant à voir, et encore plus quand le chien s’est mis à lécher le visage de l’actrice qui ne savait plus où se mettre. Oui, pardon, je passe à côté de l’essentiel : Parker et Maggie sont de nouveau en couple ! Heureusement que Macy insiste sur l’idée pour que je capte que c’est important à écrire noir sur blanc.

Cependant, il y a encore plus important en fin d’épisode : Macy décide en effet de craquer et de donner sa virginité à Galvin. La scène était super choupie, avec un très bon jeu de regard. Je trouve ça bien, ce genre de scène pour les débuts d’un couple. En plus, Galvin est prêt à beaucoup pour elle, ça rend le personnage beaucoup plus intéressant qu’à ses débuts.

Quant à Mel, elle pense être prête à rencontrer les parents de Jada et lui assure qu’elle n’a rien à craindre d’eux. Le seul ennui, c’est qu’il y a un van qui débarque à ce moment-là avec des hommes armés d’arbalètes. Et ils s’attaquent à Jada, évidemment, sans que Mel ne prenne le temps de les figer. Tu parles d’une sorcière ! Et… Tu parles d’un cliffhanger ?! La conclusion de l’épisode était sacrément précipitée cette semaine, je trouve.

Bon, et sinon, je ne sais pas ce qu’il s’est passé derrière la caméra dans cet épisode, mais j’ai adoré la manière dont il était filmé : les grands angles, les mouvements de caméra, on sent qu’ils se sont fait plaisir.

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