Stranger Things (S03)

Synopsis : Six mois après la fin de saison 2, l’été arrive à Hawkins, apportant son lot de changement pour les héros… surtout quand Will a le sentiment que quelque chose ne va pas.

Saison 1Saison 2 | Saison 3

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Pour commencer, je dois avouer que j’ai revu d’un œil distrait hier soir les deux derniers épisodes de la saison 2 avant de me lancer dans cette saison 3, parce que si je suis parfaitement honnête, j’avais oublié une grande partie de l’intrigue. C’est un vrai problème ces saisons Netflix qui sont courtes et qu’on bouffe en si peu de temps. Un vrai problème, oui, mais ça ne m’empêche pas, je vous rassure, d’avoir pris la décision de faire pareil avec cette saison 3.

Je ne sais pas si j’aurais la motivation de tout voir en une seule journée ; ça va vraiment dépendre de la saison et de mon état. Il fait beau dehors, c’est un peu bête de rester enfermé… en même temps, il fait trop chaud, alors pourquoi pas expédier ces huit épisodes, hein ? On verra bien. En tout cas, si vous lisez ces lignes, j’ai au moins vu le premier épisode, donc c’est parti pour mon avis dessus, sans spoiler sur cette page ; avec en cliquant sur les titres.

Note moyenne : 19/20

S03E01 – Suzie, Do You Copy ? – 19/20
Retour très réussi pour la série qui parvient à réintroduire tous ses personnages, avec de nouvelles dynamiques et de nouvelles intrigues qui promettent d’être sympathiques. La série me manquait : c’est toujours une plongée réussie au cœur des années 80, des looks à la musique. C’est fou comme elle est réussie ! J’ai hâte d’en voir plus !
S03E02 – The Mall Rats – 17/20
J’ai l’impression que cette saison est déjà mieux partie que la deuxième, mais en même temps j’avais adoré les premiers épisodes de la deux aussi. Concrètement, on sent que l’intrigue se développe peu à peu et que les scénaristes savent où ils vont. L’ambiance est excellente pour l’été : on sent qu’il fait chaud dans cette ville fictive ; mais on sent aussi que la série en profite pour s’offrir des moments de plus grande légèreté. Et ça fait du bien de voir des enfants être des enfants, parfois.
S03E03 – The Case of the Missing Lifeguard – 17/20
Si comme lors de la saison précédente, je trouve un peu dommage la division des personnages en plusieurs sous-intrigues, j’aime beaucoup les groupes qui se sont constitués assez naturellement cette année. Chaque épisode a un début, un milieu, une fin, et il y a tellement d’intrigues qu’on ne voit pas le temps passer. C’est super bien construit, ça coule tout seul, j’aime beaucoup !
S03E04 – The Sauna Test – 19/20
C’est déjà la mi-saison et ça vaut clairement le détour ! Toujours aussi fluide, l’écriture de cet épisode se fait sans détour et commence enfin à réunir certaines intrigues et personnages pour avancer vers son objectif qui se révèle peu à peu. Contrairement à la saison 2, j’ai l’impression qu’on est sur quelque chose de plus construit et complet, avec chaque épisode fournissant une pièce du puzzle. Bref, c’est très réussi pour le moment.
S03E05 – The Flayed – 19/20
Pfiou, c’est vraiment très prenant comme saison : les intrigues sont super bien liées entre elles et avancent toutes assez vite ; avec de bonnes découvertes à chaque fois. On n’a pas traîné à en arriver à des moments vraiment intéressants de mise en commun, et cette mise en commun n’est pas l’occasion, comme trop souvent (surtout sur Netflix) de simplement traîner en attendant l’épisode suivant. Non, au contraire, on avance à chaque fois un peu plus, et ça donne envie d’aller au bout du mystère.
S03E06 – E Pluribus Unum – 20/20
Franchement, j’arrête de tourner autour du pot et de mettre simplement 19 quand cette saison 3 me scotche assez à mon canapé pour que je la poursuive tard dans la nuit. Elle est très réussie et cet épisode le prouve encore : chaque part de l’intrigue se recoupe sans le moindre problème et donne lieu à de très bonnes scènes, avec un puzzle général de la saison qui ne traîne pas et nous montre comment chaque partie était essentielle. Excellent ; surtout quand je repense à l’épisode hors sujet de l’an dernier !
S03E07 – The Bite – 20/20
Franchement, tout va à toute vitesse, les personnages sont géniaux et il n’y a que pour un petit cliché que j’ai hésité à retirer un point ; mais comme il y avait aussi une scène totalement inattendue et vraiment bien fichue dans le tas, je n’ai pas eu à cœur de le faire. Non, vraiment, cette saison est clairement leur meilleure : on connaît bien la mythologie de la série désormais, et ce qu’ils font fonctionne bien mieux… même quand il s’agit de brillants placements de produits intégrant l’air de rien une pub complète au sein de l’épisode.
S03E08 – The Battle of Starcourt – 20/20
En toute logique, cette fin de saison est une réussite. Il aurait été compliqué de se rater vu la qualité des épisodes précédents, mais là, ils ont balayé le peu d’inquiétude qu’il me restait. Les intrigues sont conclues, mais ça n’empêche ni les moments dramatiques, ni les moments bien drôles. Et j’ai eu quelques surprises en cours de route. En huit épisodes, la série a su montrer cette saison ce qu’elle faisait de meilleur… et je sais déjà qu’elle me manquera dès demain (ah oui, j’ai vu ces épisodes la nuit passée, oups !)..

Saison 1Saison 2 | Saison 3

Stranger Things – S03E01

Chapitre 1 – Suzie, Do You Copy ? – 19/20
Retour très réussi pour la série qui parvient à réintroduire tous ses personnages, avec de nouvelles dynamiques et de nouvelles intrigues qui promettent d’être sympathiques. La série me manquait : c’est toujours une plongée réussie au cœur des années 80, des looks à la musique. C’est fou comme elle est réussie ! J’ai hâte d’en voir plus !

> Saison 3


Spoilers

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They’re not little children anymore, they’re teenagers.

Changement d’ambiance assurée dès le début de saison, qui reprend le 29 juin 1984. C’est l’été, il fait chaud, y compris dans une usine où semble régner la panique si l’on en croit les alarmes et les visages graves des scientifiques, supervisés par l’armée. Ils activent une machine extrêmement puissante dont nous connaissons déjà l’utilité : elle perce une brèche entre notre monde et l’Upside Down. Et de manière prévisible, des créatures s’échappent assez rapidement, alors que toute la base militaire se met à trembler.

Ah, vous les sentez les mesures de sécurité pas au point ? La machine s’éteint progressivement, et on en reste là quelques instants… Avant que des soldats se fassent désintégrer par une explosion de la machine. Voilà un début sympathique, mais déjà un brin longuet. On nous révèle alors que nous sommes en Russie et que les militaires ne sont pas super ravis de cet échec : ils tuent le chef des scientifiques et laissent un an au suivant pour qu’il fasse quelque chose de tout ça. J’adore, l’ambiance change déjà avec le chant russe qui débarque et la révélation qu’on est en fait sous la neige, donc loin de la chaleur de l’été suggérée. On est parti pour une saison plus internationale, avec une menace venue d’ailleurs. T’façon les russes sont de grands méchants, c’est bien connu.

Allez, petit générique sympa et on retrouve Mike et Eleven plus amoureux que jamais dans la chambre de celle-ci, avec Hopper et ses quelques kilos de plus qui les surveille comme il peut. Mike s’en va alors pour nous remettre à fond dans les années 80 de la meilleure des manières qui soient : un petit voyage en vélo, un centre commercial et les enfants qui réussissent à s’infiltrer dans le cinéma en toute illégalité grâce à Steve qui les y fait entrer par son nouveau job, une boutique de glaces. On note tout de même l’absence de Dustin.

C’est simple, tout le monde est réintroduit sans problème et avec beaucoup de fluidité ; et le rythme est toujours aussi génial qu’avant. Pas le temps de se poser pour le film d’ailleurs : une coupure de courant générale survient et permet à un monstre de se former dans un entrepôt. Un monstre ? Plutôt une sorte de tornade… que Will sent se former, même quand le film reprend. Encore un qu’il faudra que je voie.

Le lendemain matin, on est toujours dans les années 80 avec les réveils désactivés par une petite panne de courant et une Nancy hyper stressée dans le lit de Jonathan. Elle s’échappe par la fenêtre, même s’il est évident que tout le monde est au courant qu’elle était là et les deux se rendent au travail ensemble. Ils travaillent donc dans un journal, où il est photographe et Nancy assistante. Elle a clairement les meilleures idées de la rédaction, mais comme c’est une femme, et qui plus est une adolescente, tout le monde la sous-estime et la maltraite. Sale époque.

Au moins, l’avantage, c’est qu’elle reste super tard faire le ménage, pour faire ses preuves. C’est donc elle qui reçoit un message un chouilla alarmiste sur ce qu’il se passe avec les rats de la ville. On y revient plus loin dans la critique, mais ça veut dire qu’elle va pouvoir faire un bon métier de journaliste.

De son côté, Dustin est en voiture avec sa mère : il revient de vacances après un mois, et il est frustré que ses amis ne répondent pas à la radio quand il les appelle. Une fois dans sa chambre, il est surpris de voir tous ses jouets s’activer. Il est assez évident pour nous que c’est Eleven qui fait des siennes, mais il n’y pense pas et finit par attaquer Lucas avec sa laque quand tous ses amis lui font la surprise d’être là. C’est tellement drôle, cette série me manquait, il n’y a pas à dire !

Bon, pendant que Lucas se rince les yeux avec sa copine (c’est marrant comme cette expression est moins fun quand ce n’est pas une expression), Dustin montre à ses amis tout ce qu’il a fait en camp de sciences pendant son été ; mais leur apprend surtout qu’il a… une petite-amie, Suzie. Oh. Ce n’est pas rien vu là où on l’a laissé la dernière fois, tout déprimé au bal !

Comme elle est Mormon, Suzie n’a pas de téléphone ; il faut donc se servir d’une super-radio pour réussir à la contacter. Cela n’enchante que moyennement Eleven et Mike qui s’éclipsent comme ils peuvent avec une excuse bidon et, alors qu’ils prennent de la hauteur comme ils peuvent pour installer une nouvelle antenne, Will a de nouveau un sale pressentiment. Il a bien raison : dans l’entrepôt, il y a des rats qui se tordent de douleur et explosent, quoi. C’est l’appel que reçoit Nancy, évidemment.

Quant à l’antenne radio, elle ne permet pas du tout de contacter Suzie. En revanche, une fois tous ses amis partis (notamment Lucas et Max qui forment un couple plutôt marrant, j’adore toujours autant ces deux personnages), Dustin capte un message radio en provenance directe de… la Russie, oups.

Qui dit été dit aussi soldes pour Joyce qui fait ce qu’elle peut avec sa boutique clairement désertée, mais permettant plein de placements de produits, l’air de rien. Débordée au travail, elle l’est aussi par Hopper qui lui demande des conseils pour… gérer le couple Eleven/Mike. Et pour éduquer comme il se doit Eleven. Il est père célibataire dans tout ça, et ce n’est pas simple. Heureusement, Joyce est de bons conseils et l’aide bien, sans pour autant être assez réceptive à son flirt à son goût.

Quand elle rentre chez elle le soir, Joyce se rend compte qu’elle est seule… et se fait donc un plateau télé. Ah, la vie de célibataire. C’est apparemment un peu déprimant pour elle, mais en même temps, quelle idée de regarder des jeux débiles à la télé, hein ? Le problème, c’est surtout que ça lui rappelle son ex… et c’est vrai que l’air de rien, il manque, il s’était bien imposé en saison 2 le Bob. Il est toujours là, pour le coup : il nous permet de savoir qu’il y a un incident qui se trame dans l’ombre. Outre les rats qui meurent, il y a un problème de champ magnétique, avec tous les magnets du frigo qui tombent constamment.

En parallèle, Hopper essaie de suivre les conseils de Joyce pour parler à El et Mike, mais ce n’est pas bien brillant : il finit par péter un câble car les ados sont insupportables avec lui. Il embarque donc Mike dans un retour chez lui en voiture, où il lui fait la morale et lui fait peur. Way to go, Hopper.

Pendant ce temps, à la piscine municipale, Billy a un nouveau job : il est maître-nageur et surveille donc tout le monde ; le job parfait pour le personnage qui peut relâcher ses nerfs sur tout le monde tout en matant… Et en matant tout particulièrement la mère de Nancy et Mike, Mrs Wheeler. On continue sur les mêmes intrigues que l’an dernier et il drague de manière bien lourde ; mais ça fonctionne, clairement.

Elle se retrouve donc à vraiment envisager d’y aller, jusqu’à ce qu’elle entende son mari ronfler et se retrouve à hésiter. Billy n’a aucune hésitation lui : il se rend au rencard dans sa voiture, tout heureux, mais a un soudain accident de voiture quand quelque chose s’explose sur son pare-brise. Ca sentait le cliffhanger et ça ne manque pas : il se retrouve aspiré de manière bien douloureuse dans l’entrepôt. Aïe. Je sens qu’il va être notre nouveau Barb, c’est dommage, j’aimais bien ce personnage qui était parfait comme emmerdeur permanent.

Enfin, à son boulot, Steve essaie désespérément de draguer des clientes, étant totalement aveugle au fait qu’il a une collègue jolie qui se moque de lui et avec qui il finira en couple… Pas vraiment l’intrigue du siècle pour le moment.

> Saison 3

Grand Hotel – S01E03

Épisode 3 – Curve Ball – 16/20
Comme tous les soaps, plus on avance, plus de nouveaux secrets et dramas se profilent à l’horizon. L’ensemble est toujours bien maîtrisé, chaque épisode avance de manière cohérente et manie assez bien l’équilibre cliché et scènes marrantes. Et à trois épisodes, on peut déjà le conclure : c’est une série qui fonctionne pour l’été, je l’espère déjà renouvelée pour une saison 2, du coup.

> Saison 1


Spoilers

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Because I’ve kept her secrets.

Bon, la météo en Aquitaine étant ce qu’elle est, je ne sais pas si je suis vraiment dans l’ambiance estivale que j’aimais bien avoir pour cette série, mais bon ; on va dire qu’une petite brise fraîche n’est pas désagréable, hein. Et puis, justement, Alicia, Danny et compagnie vont me faire partir en vacances bien vite – je dis « et compagnie », mais vous n’avez pas idée à quel point je suis content de moi d’avoir déjà retenu la majorité des noms des personnages de la série.

Comme ces deux dernières semaines, on commence par un flashback concernant Sky quand, alors qu’il fait un jogging à moitié à poil (forcément), Danny aperçoit ce qu’il pense être la voiture de sa sœur. Il la traque dans toute la ville en courant, mais c’est un échec cuisant et il se prend une voiture dans le derrière. Sympa.

Cela lui fait une petite blessure au poignet que Carolina remarque immédiatement quand il est de retour à l’hôtel et qu’elle se sert de lui pour rendre jalouse Alicia. Le pire, c’est que ça fonctionne, parce qu’Alicia, elle préfère quand Danny lui donne des pains au chocolat et lui nettoie les lèvres. De son côté, Ingrid harcèle Javier pour avoir de l’argent pour l’assurance du médecin. Le problème, c’est que Javier n’en a pas encore parlé à son père. Il décide donc de l’accompagner en voyage d’affaire.

C’est aussi bon que c’était prometteur comme intrigue débile de guilty pleasure. Le père culpabilise toujours de ce qui est arrivé à son fils et le défend face à ses anciens amis cherchant à savoir ce qu’il fait désormais comme job, le tout après une conversation avortée entre eux dans la voiture. Pour être parfaitement honnête, j’ai quelque peu décroché de cette intrigue par la suite, mais il fallait surtout en retenir que père et fils passent une bonne journée, étant l’un et l’autre surpris par l’autre de manière positive.

Enfin, ça, c’est jusqu’à ce que Javier annonce à son père qu’il va être papa. Là, d’un coup, le positif en prend un coup. Javier ne révèle évidemment pas que la mère est Ingrid, mais tout le monde étant déjà au courant, ça ne tardera pas à se savoir. D’accord, j’abuse en disant tout le monde, mais la manager a vu Javier et Ingrid parler entre eux, et elle demande aussitôt à Matteo s’il s’agit de la raison pour laquelle Ingrid n’a pas été virée… bref, ça ne durera pas la saison tout ça.

Bien sûr, Gigi abuse aussi de son nouveau pouvoir dès le début de l’épisode : elle énerve immédiatement Alicia en lui demandant un rendez-vous quotidien pour faire une mise au point sur le projet qu’elle a mis en place avec El Rey. C’est d’autant plus embêtant pour elle que la star est super chiante et fait plein de caprices de divas.

Gigi s’en rend vite compte et demande à Alicia de lui faire valider toutes les dépenses suivantes, depuis le bureau qui a appartenu un jour à sa mère… interprétée par Eva Longoria. Quitte à produire une série, autant s’auto-caster dans un flashback inutile, quoi. Vexée comme une gamine qu’elle est, Alicia décide toutefois de ne pas écouter sa belle-mère et d’accorder à El Jefe tout ce qu’il veut, malgré tout. Elle est tellement ridicule que je suis de plus en plus du côté de Gigi.

De toute manière, ça lui revient à la tronche la Alicia : il demande une moto… pour s’en servir dans l’hôtel. Il ne faut donc pas longtemps pour qu’Alicia se fasse suspendre de ses fonctions par Gigi, mais c’était plutôt marrant, tout en ajoutant une dose de suspense et de drama quand il est révélé que Beatriz (la mère d’Alicia) avait quelques secrets bien gardés par Gigi…

De son côté, Matteo subit toujours un odieux chantage sur ce qu’il a fait à Sky (probablement) et il soupçonne un nouvel homme dans le casting, encore un, qu’il surprend devant son bureau. Il en parle donc au chef de la sécurité, le mari de la manager, et comprend rapidement que l’homme qu’il a vu est un client qui était là pendant l’ouragan. Alors qu’il le soupçonne d’être celui qui le fait chanter, il s’agit en fait juste d’un homme qui serait intéressé par quelques faveurs bien différentes de Matteo. C’était marrant comme quiproquo, même si assez prévisible.

Pendant ce temps, Danny découvre bien vite que la voiture de sa sœur est conduite par Ingrid, qui était sa colocataire. Bon, cette information, il l’a par son collègue, qui est l’un des derniers dont le nom m’échappait, je reconnais : Jason. Danny lui propose d’inviter Ingrid à une soirée dans un bar, officiellement entre collègues, pour obtenir un peu plus d’informations. Le problème, c’est qu’Ingrid refuse d’avouer la vérité sur la manière dont elle a récupéré la voiture.

Danny interroge Ingrid de manière de plus en plus flagrante, notamment à propos de Sky. Elle le prend assez mal et quitte la table en… laissant son sac à main. Bien sûr, tout le monde fait ça, c’est logique. Danny profite de l’occasion pour fouiller dedans et découvrir qu’elle a la carte de crédit de Sky. Il le fait toutefois après avoir renversé de la bière sur son sac et sur Carolina, qui le drague lourdement.

Bon, une fois confrontée à la carte bleue, Ingrid explique la vérité et Danny l’accepte : elles étaient simplement amies. Il décide quand même d’aller fouiller l’appartement pendant que Jason est occupé avec elle, mais il est stoppé en route par l’arrivée d’Alicia et de la mère de Jason.

Oui, les deux ont appris par Carolina qu’il y avait une soirée entre employés, et elles ont décidé de s’y rendre, chacune avec leur intention, évidemment. Alicia a surtout pour but d’empêcher le flirt de Carolina et Danny. Comme elle vient en plus d’être suspendue par Gigi, elle a toutes les raisons du monde d’en profiter… jusqu’à ce qu’El Rey l’appelle, motivé à démissionner.

La mère de Jason, elle, est là surtout pour surveiller Ingrid et apparemment pour essayer de caser son fils avec tout le monde, mais surtout pas Ingrid. Elle provoque donc tout l’inverse : Jason décide de raccompagner la serveuse chez elle. Quand ils entendent du bruit dans la chambre de Sky, Jason est sûr qu’il s’agit de Danny, mais ce n’est pas le cas. Il se fait donc assommer, mais après avoir donné le nom de Danny. On ne saura donc pas de qui il s’agit, mais la personne qui était là sait ce qu’il en est de Danny…

L’intrigue Gigi/Alicia ? Gigi est forcée de reconnaître qu’Alicia avait raison (mouais) parce qu’El Rey démissionne et peut bien faire ce qu’il veut, le temps que les procès par rapport aux contrats se fassent et qu’il soit forcé de revenir faire ses concerts. Les deux femmes se mettent donc à travailler ensemble, mais en allant chercher son ordinateur, Alicia découvre surtout Danny sortant de la chambre de Carolina.

Comme elle était bourrée, il a été forcé de la ramener dans sa chambre, évidemment, mais Alicia ne le sait pas. Le lendemain, elle résout au moins le problème El Rey en faisant appel à la mère de celui-ci pour le forcer à bosser. Tss, c’est tellement une série, mais c’était drôle. Cette même journée, Danny se rend chez Ingrid pour réparer la fenêtre et y trouve une lettre d’amour pour Sky, alors que Jason se fait toujours de faux espoirs sur sa relation avec Ingrid.

La fin est pleine de différents cliffhangers : Santiago apprend le chantage dont est victime Matteo parce qu’il lui demande l’argent et il est révélé que la manager aussi connaît les secrets de Beatrice. Un dernier flashback nous révèle que ce secret lui faisait craindre la rage de son mari, au point d’être sûre qu’il allait la tuer. Ah oui, quand même.

> Saison 1

Euphoria – S01E03

Épisode 3 – Made You Look – 18/20
Maintenant que je sais à quoi m’attendre de la part de cette série, je peux plus facilement la noter, je crois. Elle a son ambiance, sa nudité assumée, ses personnages qui finissent par être attachants et ses situations plus ou moins réalistes. Le plus intéressant reste encore l’évolution de chacun et l’épisode de cette semaine en est encore un exemple : c’est aussi simple que c’est complexe, c’est étrangement « éducatif » par moments et ça n’hésite pas à partir dans certains délires auxquels j’accroche vraiment bien…

Saison 1


Spoilers

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And not only did they love her, they wanted to fuck her.

Alors il faut dire ce qui est, je trouve cet épisode dérangeant rien qu’à son titre, qui laisse entendre des choses peu agréables et surtout forcées dans sa conjugaison. Avec ce genre de série, ça ne dit rien qui vaille. On commence pourtant de manière sympathique avec Jules et Rue qui dorment ensemble. C’est évidemment l’occasion d’un nouveau flashback pour se centrer sur un nouveau personnage. Cette semaine, c’est Kat qui s’y colle.

Comme d’habitude, c’est un excellent début et c’est passionnant à suivre. S’il y a bien une chose à laquelle Euphoria excelle, c’est les débuts d’épisode. Certes, c’est long, mais c’est extrêmement fouillé et approfondi : cette fois, on y suit la vie de la petite fille qu’est Kat, avec son premier copain Daniel. Celui-ci est super mignon avec elle, jusqu’à ce qu’elle s’empiffre de Piña Colada et gagne 20 kilos en un été. En même temps, je la comprends, c’est bon les Piña Colada.

Grâce à la négligence de sa mère, sa vie devient alors un petit enfer avec Daniel qui n’hésite pas à la larguer – ça, c’est de l’amour – et toute sa classe qui commence les moqueries, qui la poursuive jusqu’au lycée. Pourtant, Kat est super populaire… en ligne. Elle y écrit des fanfictions qui ont beaucoup de succès où elle parle d’amours impossibles et de ses fantasmes ; d’abord avec les séries qu’elle regarde (fan de True Blood et Scandal spotted), puis avec les One Direction. Euphoria va loin dans son analyse, allant jusqu’à nous donner l’exemple de cette fanfiction qu’elle écrit, et en dessin-animé s’il vous plaît. Cette scène est génialissime tant l’écriture de cette fanfic est similaire à ce qui se fait vraiment… et forcément, le personnage est aussitôt extrêmement familier. Gros coup de cœur sur cette introduction ; mais j’aurais dû m’en douter dès la semaine dernière : Kat est typiquement le genre de fille que j’aime(rais) avoir en amie.

La série poursuit alors ses métaphores : le lycée devient un véritable champ de bataille pour représenter ce qu’elle fantasme parfois… L’arrivée de ses followers au lycée, pour tuer tout le monde, quitte à ce qu’ils retournent contre elle quand ils découvriront la vérité sur son identité. Enfin, jusqu’au jour où elle découvre que les gens sur internet aiment son corps et veulent coucher avec elle. C’est là qu’elle se décide, comme on l’a vu, à commencer à poster des vidéos d’elle dénudée. Outch.

Le problème, c’est que ce qu’elle lance ne fonctionne pas véritablement. Elle se retrouve alors à accepter des demandes sur les photos de ses pieds, tout en regardant du porno Clothed Females Naked Man, ce qui semble lui donner des idées. Mon dieu. Quand elle comprend en tout cas qu’elle peut se faire de l’argent avec des vidéos en ligne, en direct, elle n’hésite pas une seule seconde et se renseigne sur le bitcoin auprès du dealer de Rue.

Et hop, ça suffit à ce qu’elle se décide à enfin faire un Skype avec un inconnu qui fantasme sur elle. Et c’est hilarant, mais genre, vraiment, parce qu’il révèle son micro-pénis et son fantasme totalement étrange d’avoir sa « reine » qui se moque de lui. Cette série n’a tellement pas de sens, mais mon dieu, c’est vraiment drôle. Et en plus, l’anonyme est finalement plutôt une excellente chose pour elle, parce qu’il kiffe recevoir des ordres, ce qui la rassure totalement. Pire encore : elle récupère de l’argent grâce à chacun de ses écarts en plus.

Certes, elle en laisse un pourcentage chez le dealer qui lui échange son bitcoin en dollars, mais elle gagne énormément confiance en elle au passage. Elle se permet donc de changer de look, fantasmant sur un vendeur qui la trouve sexy, mais sans oser aller au bout. Au bout du fantasme, pas du changement de look, parce que ça elle ose y aller à fond.

Au lycée, elle a toujours Ethan qui tente de flirter avec elle, mais elle n’est pas très réceptive, forcément. Lui, en tout cas, il est réceptif à ce qu’elle fait, et encore plus quand elle change de look.

Et autrement, de manière totalement secondaire, on a aussi Cassie qui continue sa relation sous la surveillance de sa sœur, ses amies et sa mère. Elle se rend alors à une soirée d’université de son mec en fraternité. C’est du grand n’importe quoi, avec une soirée pleine de jeux tordus qui finit par les faire avaler un poisson ; normal. Ils couchent ensemble après tout ça, et tout va bien. En quelque sorte.

Après la longue introduction sur Kat, on reprend la vie de Rue, toujours aussi compliquée. Après sa quasi-overdose de l’épisode précédent, elle décide de rester clean pour de vrai. Elle le fait pour elle-même, bien sûr, mais aussi parce qu’elle culpabilise quand Jules lui fait la morale. Oh, sa mère aussi lui fait la morale quand elle revient après une fugue de 16h, mais bon, l’essentiel, c’est que même si elle ment en réunion d’anciens drogués, elle essaie vraiment d’arrêter de se droguer. C’est un début.

Pendant ce temps, Jules continue de parler avec ShyGuy118/Tyler, qui n’est pas du tout ce qu’il prétend être évidemment. Ils sont tout mignons, avec des échanges constants, plein d’amour et vraiment, vraiment, la base d’une amourette de lycée, quoi. Le problème, c’est que Jules tombe totalement amoureuse de ce type qui flirte avec elle sur une appli de rencontres gay, loin de se douter de la vérité.

Elle est tellement amoureuse, en fait, qu’elle finit par montrer une photo de sa bite à Rue. Et même si je sais que c’est un truc qui se fait, je me retrouve d’un coup dans la catégorie des vieux cons, parce que juste non, quoi. Après, c’était plutôt hilarant d’avoir un droit sur les photos de bites acceptables (1%) ou non. Certes, ça faisait beaucoup de bites d’un coup, mais c’était drôle, bien écrit et bien interprété.

Il n’empêche que Rue développe clairement une jalousie de cette relation entre sa meilleure amie et ShyGuy118, de la même manière que Maddy développe des soupçons sur Nate. Cela dit, c’est surtout intéressant du côté de Rue, parce qu’il est évident qu’elle tombe peu à peu amoureuse et qu’elle se retrouve à devoir l’aider à prendre des « selfies » nues tout en célébrant ses quinze jours de sobriété. Ou pas. Malgré la récompense de multiples baisers de Jules, Rue ne résiste pas à l’envie de se droguer à nouveau quand elle voit des pilules dans la cuisine de Jules.

C’est si triste, mais ça permet d’obtenir le plan perché de cet univers, avec Rue de nouveau droguée. Elle continue de mentir en réunion en tout cas, mais après l’une d’elle, elle tombe sur un type qui lui pose des questions et la fait culpabiliser aussitôt. Ses questions ? Elle concerne sa petite sœur qui l’a retrouvée complétement défoncée, puis ses mensonges sur sa non-abstinence. Il lui laisse sa carte, pour le jour où elle voudra enfin dire la vérité.

Ce n’est pas aujourd’hui, mais en tout cas, ça lui fait prendre conscience qu’elle n’a pas été super sympa avec Gia, alors elle décide subitement de passer du temps avec sa sœur. Oui, mais n’ayant pas de nouvelles de Jules le lendemain soir, elle se remet à se droguer, alors que Jules est heureuse d’envoyer des messages à ShyGuy118. Quand elle apprend ensuite que Jules a rendez-vous avec son amant internet au beau milieu d’un lac et en pleine lune, c’est un peu trop pour Rue.

Elle lui explique donc son point de vue, et Jules ne prend pas bien du tout les inquiétudes de Rue pour elle. Elle se barre donc et laisse Rue en pleine dépression pendant toute une journée de cours… ce qui mène bien sûr au pire : Rue finit par se pointer chez Jules pour se faire pardonner et lui expliquer qu’elle ne supporte pas qu’elles se fassent la gueule. Elles se réconcilient donc… et ça mène à Rue qui embrasse Jules sans vraiment lui demander son avis.

Cette dernière est trop perturbée par le baiser et a un mouvement de recul. Dépitée et déprimée, Rue se barre donc chez Fez avec l’intention de se droguer, mais celui-ci refuse de lui donner la moindre pilule. Cela mène à une scène vraiment dure où Zendaya déchire tout : Rue est en manque et l’actrice nous joue ça à la perfection.

En parallèle, Maddy a tellement de doutes sur Nate qu’elle finit par récupérer son portable quand il se douche pour avoir le fin mot de l’histoire. À défaut de trouver sa conversation avec Jules, elle découvre sur son portable une collection de photos de… bites. Et non, ce n’est pas la sienne. Heureusement qu’il avait du mal à les regarder dans les vestiaires, hein. C’est d’autant plus gênant que tout ça se fait au milieu du reste de ses photos, genre normal, zéro suppression ou protection. Il est un peu con, surtout que sa copine a son mot de passe, allô ? En tout cas, c’était marrant, parce que la série a fini par nous montrer la photo qui faisait tant fantasmer Jules et qu’elle avait évité de nous montrer jusque-là.

Et comme Maddy se retrouve d’un coup plein de doutes, elle se sent forcée d’en parler à Kat. Oups. C’est la pire des idées, ça, quand quelqu’un est au courant, ça finit toujours mal… mais ce sera pour une autre fois.

Saison 1