The 100 – S06E07

Épisode 7 – Nevermind – 20/20
C’est le genre de concept qui aurait pu totalement leur exploser à la tronche et faire de cet épisode un véritable échec, mais à la place, c’est passionnant et ça apporte plein de réponses, au milieu de clins d’œil pour les fans. J’adore tout simplement cette saison et son écriture ; comme d’habitude, la série parvient à me surprendre et à proposer de très bonnes intrigues, à partir d’éléments du passé. J’en veux plus et je suis bien content de déjà savoir qu’on aura une saison 7.

> Saison 6


Spoilers

607

This body is not big enough for the both of us.

Je ne ferai pas deux fois la même erreur : je veux voir cet épisode avant d’être trop fatigué, franchement. Je me suis donc lancé dès que je pouvais, et c’était une merveilleuse idée, avec un début d’épisode qui nous renvoie dès le départ dans le passé de la série. Clarke se réveille en effet dans une cellule semblable à celle qu’elle avait sur l’arc, pleine de dessins représentant son passé. Tout est bon pour avoir un flashback de Lexa et des répliques cultes de la série (ou pas) en fond sonore.

C’est finalement son père qu’elle finit par retrouver dans un décor de la saison 5 : sa « maison » avec Madi. C’est là qu’elle comprend qu’elle est morte, choupette. Elle s’en fiche pas mal, elle est avec son père, mais bon, elle n’a pas dit au revoir non plus, alors elle est triste quand même. Elle se rend rapidement compte qu’elle est en vie et son père l’envoie en quête pour retrouver la vérité. Voilà qui promet une intrigue un peu longue, mais bien foutue. Et plein de retours, surtout !

Parmi les retours, on notera les looks de Clarke, mais aussi Alie. Forcément. Comme prévu, c’est notre intelligence artificielle préférée qui explique à Clarke comment sortir de l’état dans lequel elle est : Raven et Abby ont eu la puce retirée, c’est donc qu’il est possible de le faire. Alie propose donc à Clarke de faire de même.

Par chance, celle-ci est curieuse et plutôt perspicace : Clarke repère donc une porte qui ne devrait pas être là et l’ouvre. Derri7re elle se trouve Josephine et je dois absolument le dire quelque part : j’adore Josephine !! L’actrice fait du super boulot pour le coup, elle est totalement bitchy et je trouve ça bien trop drôle à voir. Elle explique en tout cas à Clarke ce qu’il se passe, parce qu’évidemment, c’est une habituée : elles ont un espace du cerveau dédié à l’esprit, un espace qui aurait dû être détruit par la puce perfectionnée par Gabriel… Si Clarke n’avait pas déjà eu une puce, et Alie pour empêcher Russell de lui effacer totalement la mémoire. Merci Alie, même si je n’ai pas tout compris à la « science » derrière tout ça, hein !

Cela confirme une théorie déjà évoquée dans les commentaires des critiques précédentes : Josephine a déjà été dans le corps d’un bébé de six mois et d’une ado de 15 ans, menant les deux fois à la mort du corps. Ainsi donc, ce genre de transfert de concert ne peut se faire qu’à partir d’un certain âge, ce qui explique l’intrigue du rituel pour les Premiers.

En tout cas, Josephine a beau être surprise de la persistance de Clarke, elle ne se laisse pas démonter ; au contraire. Elle choisit donc de parcourir un peu les souvenirs de Clarke, ne lui en déplaise, et de découvrir que notre héroïne lui cache un souvenir qui pourrait permettre de la détruire. Les deux filles en viennent rapidement à se battre, avec Clarke prenant le dessus et tuant Josephine…

C’est beaucoup trop simple pour être efficace, et effectivement, il est révélé que Josephine a une sauvegarde dans la puce : Clarke ne peut la tuer, mais la réciproque n’est probablement pas vraie. Clarke se retrouve ainsi forcée de fuir et de se retrouver dans le bunker de Bloodreina. Oh c’est chouette de retrouver Octavia comme ça, mais j’aurais préféré la retrouver plus jeune, à l’époque du « We’re back, bitches ! ». On notera d’ailleurs que les scénaristes s’éclatent dans le scénario de cet épisode, avec Josephine qui vole la réplique culte d’Octavia.

Bien sûr, Bloodreina refuse d’aider Clarke, qui comprend soudainement que son petit paradis peut vite virer au cauchemar : Octavia refuse de l’aider, forçant Clarke à fuir encore plus loin et se retrouver… dans la quarantaine de Mount Weather. Ah, nous sommes dans ce genre d’épisode, j’adore : on se balade dans le passé de manière efficace. Cela nous ramène Maya dans la série – et ça, je m’en serais peut-être passé.

Elle est toujours aussi chiante en tout cas : elle explique à Clarke qu’elle ne vaut pas mieux que les Premiers, à toujours vouloir sauver son peuple plutôt que les autres. Toujours aussi sympa Maya, mais elle finit par donner une idée à Clarke qui se sert d’elle pour contrôler son espace comme elle l’entend : elle cache la puce dont elle a besoin pour survivre, puis propose à Josephine de se rendre dans une caverne où elle l’aurait caché, par l’intermédiaire de Maya. Comme Josephine ne se méfie pas, c’est efficace : Maya parvient à lui mettre un collier qui arrive à bout de cette deuxième version de Josephine.

Cela dit, elle est increvable et même si Clarke parvient à la tuer toute la nuit, et toutes les nuits suivantes, elle aura toujours le problème que cette cohabitation des deux esprits dans le même corps est problématique et les tue toutes les deux, à petit feu. Gênant, quoi. Josephine revient donc dans l’espace de Clarke, en emmenant avec elle son père, qu’elle a créé dans le sien.

Et cette fois, Josephine réfléchit différemment pour piéger Clarke : elle trouve donc rapidement où est cachée la puce. Il suffit de passer le sas de l’arche pour tomber sur une forêt avec un coffre et le couteau qui a permis de tuer Finn, dans une autre vie, vraiment. C’est tellement loin. Rapidement, Josephine arrive aussi à convaincre Clarke que la meilleure chose à faire est de se sacrifier. Ben oui, maintenant que Bellamy a passé un marché avec son père, tuer Josephine serait le meilleur moyen de mener au génocide de son peuple.

C’est osé, c’est odieux, mais ça fonctionne drôlement bien, je trouve. Le raisonnement de Josephine est logique et j’ai adoré voir Clarke finalement céder et prendre la décision de se sacrifier pour les autres. Il serait temps. Josephine récupère donc le souvenir que Clarke voulait lui cacher et notre héroïne retourne chez elle et Madi pour dessiner un coup. C’est là que Monty débarque pour lui dire que ce n’est pas faire mieux que se sacrifier. Oooh, chouchou ! Il lui explique tranquillement qu’elle ne peut abandonner Madi comme ça, pas plus qu’elle ne peut abandonner sa vie.

J’adore Monty, hein, mais j’ai du mal à croire que Clarke le fasse venir lui plutôt que Lexa dans ce qu’elle pense être ses derniers moments, même si Monty est totalement un effet de son subconscient. Il lui propose donc d’entrer dans l’espace de Josephine : tout ce qu’elle peut y faire de pire est… de tuer Clarke. Or, c’est déjà ce qu’elle veut faire à son réveil. Clarke se retrouve rapidement dans la Bibliothèque de Josephine, sacrément organisée après 230 ans de vie. Monty lui sert de guide dans les différentes allées, et je trouve ça plutôt cool comme idée d’avoir Josephine fan de livres pour compiler ses souvenirs plutôt que les dessins de Clarke. Pourtant, Josephine aussi sait dessiner et aime l’art.

Qu’importe, Clarke farfouille les livres de Josephine, qui sont autant de souvenirs de celle-ci. Parmi ceux-là, Clarke découvre donc le passé de Josephine, plein de meurtres et de trahisons. Ainsi, elle a toujours eu une tendance à tuer tout le monde, particulièrement ceux qui n’étaient pas d’accord avec elle.

C’est pour cette raison que Kaylee avait décidé de tuer Josephine : elle n’était pas d’accord avec la manière dont sa meilleure amie n’hésitait pas à massacrer tous ceux qui pouvaient compromettre la lignée de sang noir. Et effectivement, dans le souvenir précédent, Josephine n’y va pas de main morte, offrant des bébés à la nature en espérant obtenir ainsi un nouveau sang noir. Pas de bol pour elle, Isaac, un sang normal, prenait alors grand soin de récupérer les bébés pour les confier à Gabriel – ce qui nous donne une pièce de plus du puzzle. Sans trop de surprise, Josephine tue Isaac et laisse le bébé mourir, ce qui mène donc à Kaylee décidant de la tuer.

Voir tous ces souvenirs achève de convaincre Clarke qu’il faut empêcher Josephine de garder le contrôle de son corps, parce qu’elle ne doit surtout pas gagner. C’est facile comme tout de comprendre qu’elle suit donc Monty dans un autre souvenir de Josephine qui lui permet de reprendre le contrôle de son corps. Pour la première fois depuis bien longtemps, la série se retrouve donc sur la Terre avant l’Apocalypse, pour retrouver Josephine en train d’étudier dans un café.

C’est la période de Noël, juste avant la fin du monde, avec des magazines à l’effigie de Becca et parlant de cette terroriste de Diyoza. Josephine était déjà une garce à cette époque, sinon, flirtant avec un type dont elle n’avait rien à faire… et le poussant, un peu malgré elle tout de même, au suicide, en public et devant elle. C’est son pire souvenir, celui qu’elle ne veut pas affronter, et c’est un peu simple comme construction de personnage, je trouve. Pire, ça me fait aimer Josephine, parce que ce n’est pas de sa faute à elle si cet idiot ne supporte pas l’effet qu’elle lui fait et que c’est parce que c’est pour ça qu’elle décide d’accompagner ses parents dans l’espace (alors qu’elle n’en avait pas l’intention, ça aurait changé tout le cours de cette saison dis donc !).

En tout cas, Clarke énerve sacrément Josephine à assister à ce souvenir douloureux. Cette dernière débarque donc – mais pas avant que Monty ne réussisse à se cacher – et demande gentiment et doucement (non) à Clarke de dégager. Le combat entre les deux filles reprend…

Malheureusement, Josephine se réveille avant la fin de celui-ci. Enfin, c’est plutôt heureux, parce que Clarke était en train de perdre. Bien sûr, Josephine est persuadée d’avoir gagné quand elle se réveille et qu’elle se rend auprès de son père et Bellamy, qui sont en train de négocier. Pas de bol pour elle, Bellamy est beaucoup trop malin de remarquer alors le doigt agacé de Joséphine… qui est en fait en train d’envoyer un message en morse. C’est gros que Bellamy s’en rende compte, mais pourquoi pas : ce message est en fait un signal envoyé par Monty et Clarke depuis le souvenir douloureux de Josephine, sans que celle-ci, éveillée, ne s’en rende compte.

En sortant des négociations où il accepte tout, Bellamy est donc persuadé que Clarke est en vie, ce qu’il confie à Miller. Alors, oui, mais il ne va pas falloir traîner non plus, parce que Josephine a le souvenir qui permet de tuer Clarke tout de même…

> Saison 6

Grand Hotel – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 18/20
Le guilty pleasure de l’été est là et il tient déjà toutes ses promesses ! C’est un très bon soap avec une galerie de 150 personnages tous liés les uns aux autres. On se marre bien, il y a déjà pas mal de drama et un ou deux fils rouges pour nous tenir en haleine tout au long de cette première saison. Rien à redire, c’est un pilot efficace, même si ça n’invente pas l’eau chaude. De toute manière, on a plutôt besoin d’eau froide en été…

> Saison 1


Spoilers

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Now on a night like this, you can do one of two things : panic or drink.

Ah ben non, je proteste ! On a dit série d’été avec chaleur et soleil, pas première scène en plein ouragan, sérieux ! C’est pourtant ce qu’il se passe avec une évacuation de l’hôtel vers la salle de bal, en plein ouragan. On y assiste à une animation humoristique pour divertir les résidents de l’hôtel, de toute manière coincés dans cette salle quoiqu’il arrive.

Comme toute bonne nuit d’ouragan dans une série, la tempête n’est pas que météorologique, non. Elle est aussi le symbole d’un drama intense qui se déroule en coulisse avec la gérante de l’hôtel qui menace la chef cuisto, Skye Caribaldi, interprétée par Arielle Kebbel ! Parfait ! J’avais oublié qu’elle était là-dedans, mais de toute manière, elle n’y a pas un grand rôle : elle menace la gérante de révéler ce que son mari  Santiago a fait, puis se fait agresser dans une ruelle derrière l’hôtel, parce qu’elle était poursuivie par quelqu’un… mais qui ? Hop, on tient notre fil rouge, et c’est déjà pas mal et intrigant.

Un mois plus tard, le soleil est revenu sur Miami Beach, Santiago et sa femme attendent l’arrivée de leur fille, pas revenue depuis un moment car elle fait évidemment de grandes excuses. Elle s’inquiétait pour l’hôtel, mais son père la rassure… avant une grande annonce. Elle a aussi un frère, Javier, avec une jambe de moins, occupé à coucher avec une cliente de l’hôtel et à ne pas être ravi de savoir qu’elle reste une semaine. Notons bien sûr que la fille de Santiago, Alicia, n’est pas la fille de son actuelle femme, ex-meilleure amie de sa mère, et qu’elle a aussi une belle-sœur, Carolina, qui se marie le week-end suivant. Magique.

Pendant ce temps, Dany est embauché rapidement par la manager qui a besoin de nouveaux serveurs pour l’organisation du mariage. Il se plaint de la froideur de la manager à un autre serveur… qui s’avère être le fils de la manager. Ah les soaps ! Le fils a l’air plutôt cool et marrant, ce sera clairement un personnage qui est là pour nous faire rire.

Quant à Dany, il est bien sûr immédiatement sous le charme d’Alicia quand il l’aperçoit parmi le reste de sa famille et de ses belles-sœurs. On lui a pourtant expliqué que la seule règle est de ne pas coucher avec les invités de l’hôtel, ni avec la famille. De toute manière, Alicia a d’autres chats à fouetter : elle apprend que le futur mari de Carolina, fille de JJ qu’elle déteste, a racheté l’hôtel, rien que ça.

Tant de personnages, tant de relations familiales, c’est le bordel comme dans tous les bons soaps et c’est déjà addictif tant c’est n’importe quoi. On enchaîne vite avec de la bonne musique récente qui nous accompagne alors que Dany renverse son plateau par accident sur une super-star résidant à l’hôtel et que Carolina voulait embaucher pour son mariage. De toute manière, rien de grave : le VIP est sous le charme de la sœur jumelle de Carolina, Yoli (bon, si j’ai bien tout entendu, parce que je regarde ça sans sous-titres, j’avoue).

Celle-ci peut donc l’inviter le soir-même à la soirée de cocktail de sa sœur, alors que Javier se révèle un peu plus complexe qu’il n’y paraissait (forcément) : sa jambe en moins est un trauma, dont il se sert pour draguer les clientes (je ne crois pas tellement à son histoire de guerre). À cette soirée, Alicia se plaint à son père de la revente de l’hôtel, puis se tape un petit plongeon dans la piscine fermée, parce que pourquoi pas. Elle y fait la planche et inquiète Dany qui plonge pour la sauver… et finit par lui parler. Elle imagine bien sûr que c’est un membre de l’hôtel, pas un employé, et elle adooooore son torse. C’est bête.

Il lui donne toutefois une idée et elle décide de se rendre dans la chambre du VIP… pour mieux découvrir que Caroline a couché avec – parce qu’elle était jalouse qu’il lui préfère sa sœur jumelle. Sympa cette manière de marquer son territoire. Cela donne directement une bonne arme à Alicia, surtout la veille du mariage de Carolina et Byron.

Le lendemain, elle en parle donc à Javier qui lui conseille de gâcher le mariage, mais elle veut d’abord en parler avec Carolina. Celle-ci galère à la convaincre, mais JJ s’en charge en offrant à Alicia un collier que sa mère adorait. Ch’est meugnon… jusqu’à ce qu’Alicia comprenne qu’elle est manipulée. On en arrive donc au parfait mariage qu’elle n’hésite pas à gâcher.

Ouep, Byron est mis au courant de ce que Carolina a fait de la veille de son mariage. Il annule donc le mariage et la vente de l’hôtel, ce qui provoque une baston générale dans laquelle Dany parvient à sauver son poste. Oui, son poste était en danger : il a menti sur son CV et posait problème dès son premier jour. Dany sera donc surveillé par la manager. Le vrai problème de ce mariage annulé n’est ni tout ça, ni la relation gâchée entre les jumelles, mais le fait que l’hôtel devait être vendu car Santiago est couvert de dettes. Le mariage était un arrangement pour se débarrasser des dettes, l’air de rien. Sympa.

En parallèle, une autre employée de l’hôtel, Ingrid ?, s’avère enceinte, même si on ne sait pas de qui et que ça doit embêter le fils de la manager qui semblait être en train de la draguer. Fallait bien une intrigue de plus. Elle est donc enceinte de Mateo, dont je n’ai pas encore bien compris le rôle dans l’hôtel – avocat ou simple chef de service… peu importe, de toute manière. Il est un vrai adulte à propos de la grossesse de sa copine avec qui il n’a pas le droit de coucher : il lui propose donc de payer pour l’avortement. Pas vraiment ce qu’elle espérait, forcément.

Quand elle entend dans la chambre du boss que Javier ne se souvient jamais de ses conquêtes, elle décide donc d’en profiter et d’aller ensuite lui annoncer qu’elle est enceinte de lui. Ben oui, bien sûr. Quant à Mateo, il en sait plus que ce qu’on pensait sur la disparition de Skye, qui interroge beaucoup aussi Alicia. Et c’est tant mieux, parce que c’est l’intrigue de la saison. Ben oui, d’ailleurs, en partant de l’hôtel, Dany révèle à quelqu’un au téléphone, qu’il est là pour se venger de ce qui est arrivé à sa sœur… Skye, évidemment. Ah putain, les soaps, c’est terrible, ça faisait un moment que je n’en avais plus regardé, et ça me manquait !

> Saison 1

Euphoria (S01)

Synopsis : Adaptée d’une série israélienne, la série suit la vie d’un groupe de lycéens un peu trash : drogue, sexe, crise d’identité et réseaux sociaux sont au rendez-vous (-18, s’abstenir).

Saison 1 | Saison 2

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Pour commencer, j’ai l’impression d’avoir dit tout ce que j’avais à dire sur cette série dans le TFSA de vendredi dernier à propos des séries à voir cet été. Je suis vraiment curieux de voir ce que ça va donner et je suis donc au rendez-vous dès ce soir, premier jour de la diffusion, pour regarder cet épisode qui dure une heure, rien que ça. Il faut donc que ce soit passionnant, sinon je risque de m’endormir ; parce que je me suis levé tôt et recommence cette folie (non) demain.

Cela dit, vu le nombre de scandales qui ont éclaté autour de la série avant même sa diffusion, je me dis qu’elle devrait avoir de quoi me maintenir éveillé en théorie… mais donc aussi de quoi me perdre, surtout après la vision finalement assez chouette du lycée dans Trinkets !

Sur ce, je vous laisse avec la critique sans spoiler de l’épisode 1 – bon, OK, c’est plutôt un bref avis – ci-dessous. Si vous en voulez plus, cliquez sur le titre de l’épisode et vous aurez un résumé détaillé, avec mes opinions de temps à autres.

Note moyenne : 16,5/20

S01E01 – Pilot – 15/20
Bon, c’était encore plus interdit au moins de 18 ans que je ne l’imaginais, on va dire. Il est facile de comprendre les scandales qui entourent la production et les rumeurs reprises par les américains puritains semblent toutes à peu près vraies. C’est donc osé, souvent dans le trash, parfois à la limite du porno et je ne sais pas trop quoi en penser parce qu’elle a à côté de ça une esthétique et un travail des plans vraiment sublimes, avec de bons choix musicaux. Ce n’est pas entièrement ma came du point de vue de l’histoire, souvent volontairement gênante, mais je suis tombé dans le piège et suis curieux de voir la suite. Par ailleurs amusé par certaines scènes, je reviendrai voir ce que devient cette génération perdue, censée être… pas si loin de la mienne. L’avantage, c’est qu’il y a une voix-off aux commentaires tout aussi décalés des images que ce que je suis – et c’est là-dessus que la série joue pour se faire une audience ; pour le moment.
S01E02 – Stuntin’ Like My Daddy – 14/20
C’est bizarre comme série. Tous les personnages sont ravagés, tout est bon pour nous montrer autant de nudité que possible et tout est écrit pour des adolescents, tout en étant tourné de manière adulte. Malgré ces innombrables défauts, la série est intéressante à suivre, parce que sa structure un peu chaotique fonctionne bien et parce que l’approfondissement autour des personnages donne envie d’en savoir plus. Et puis, il s’y passe des choses révoltantes qui donnent envie d’un happy end (qui n’aura jamais lieu).
S01E03 – Made You Look – 18/20
Maintenant que je sais à quoi m’attendre de la part de cette série, je peux plus facilement la noter, je crois. Elle a son ambiance, sa nudité assumée, ses personnages qui finissent par être attachants et ses situations plus ou moins réalistes. Le plus intéressant reste encore l’évolution de chacun et l’épisode de cette semaine en est encore un exemple : c’est aussi simple que c’est complexe, c’est étrangement « éducatif » par moments et ça n’hésite pas à partir dans certains délires auxquels j’accroche vraiment bien…
S01E04 – Shook One Pt. II – 18/20
Tout comme la semaine dernière, cet épisode est une vraie réussite : il parvient à faire passer le message qu’il veut faire passer sans avoir à l’expliciter, et c’est assez beau. Il y avait pas mal de surprises en cours de route, des choses que j’attendais et des personnages qui sont de plus en plus appréciables, de plus en plus complexes, de plus en plus attachants précisément parce que toutes les étapes de leur développement sont clarifiées. Bref, je suis de plus en plus fan de la série, et ça se fait vraiment contre toute attente.
S01E05 – ’03 Bonnie and Clyde – 18/20
La série continue sur sa lancée et est de moins en moins évidente à regarder parce que l’on s’attache à tous les personnages, même à ceux à qui on préférerait ne pas s’accrocher. Cela donne un épisode qui oscille entre toutes les émotions, et c’est un rollercoaster à regarder. Plus dure sera la chute après tout ça !
S01E06 – The Next Episode – 17/20
C’est un sacré puzzle, cet épisode, mais ça fonctionne extrêmement bien comme toujours. Je ne suis pas fan du personnage mis en avant cette semaine, mais le reste de l’intrigue fil rouge est développé de manière intéressante. La série met mal à l’aise, elle fascine, elle intrigue et elle fait bien son boulot finalement. Certes, c’est prévisible, mais ça ne me dérange pas plus que ça dans cette série.
S01E07 – The Trials and Tribulations of Trying to Pee While Depressed – 16/20
Plus on avance dans la série, plus les épisodes sont chargés psychologiquement pour les personnages, et pas uniquement pour le personnage sur lequel se concentre son épisode. La série est toujours passionnante à suivre, car chacun est bien traité individuellement je trouve, mais il n’empêche que cette semaine, ça prend un peu trop son temps à mon goût. Bref, on nous prépare la fin de saison la semaine prochaine (déjà) et c’est frustrant.
S01E08 – And Salt the Earth Behind You – 17/20
De semaine en semaine, on s’est dirigé vers une fin bien triste, avec une violence psychologique toujours bien prenante et plus écrasante. Cet épisode ne trahit pas la saison, même si son écriture est très certainement différente des sept premiers volets de cette histoire. Qu’importe de toute manière, les personnages sont attachants alors on veut savoir la suite quoiqu’il arrive. C’est une fin de saison réussie, avec des images qui marqueront pour un moment… Maintenant, RDV en saison 2 pour le fin mot de l’histoire – et la suite.

Bon, ben, pas RDV en saison 2 : celle-ci a été décalée, le tournage étant rendu impossible par la pandémie de coronavirus de mars 2020. En conséquence, la série est revenue avec deux épisodes spéciaux, rattachés à la saison 1 par OCS (et probablement par HBO), malgré une bonne année et demi d’écart avec l’épisode précédent. Je suis le mouvement, mais je vais les considérer hors saison dans la moyenne.

S01E09 – Trouble Don’t Last Always – 20/20
Pour un épisode spécial, c’est un épisode spécial. Le choix est osé, c’est quasi-impossible à critiquer (cela dit, j’essaie quand même), mais c’est, comme toujours avec cette série, parfaitement brillant. Ce n’est pas du tout ce que j’attendais, mais j’ai adoré ce long épisode beaucoup trop court (oui, oui) et les développements qu’il apporte, l’air de rien, loin de tous les champs du possible du cliffhanger de la saison 1. Un épisode improbable, donc, mais réussi, et complètement hors du temps. Comment ça, ça a duré une heure ?
S01E10 – F*ck Anyone Who’s Not a Sea Blob – 19/20
Nous ne sommes pas si loin de la perfection, et je chipote vraiment à ne pas y mettre 20, mais la chronologie de l’épisode était tout de même bien particulière. Je ne suis pas sûr d’avoir réussi à tout remettre au bon endroit, et en même temps, ce n’est vraiment pas l’essentiel. L’essentiel, c’est le personnage de Jules, au cœur de cet épisode. Avec toujours autant de brio à la réalisation et dans la photographie, on comprend enfin mieux ce personnage en explorant des failles qui étaient là depuis toujours et dont on ne savait que trop peu de choses. Bref, un épisode prenant et poignant, qui fait réfléchir. Je n’en attendais pas moins de cette série. Vivement la suite, un jour.

Saison 1 | Saison 2

Euphoria – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 15/20
Bon, c’était encore plus interdit au moins de 18 ans que je ne l’imaginais, on va dire. Il est facile de comprendre les scandales qui entourent la production et les rumeurs reprises par les américains puritains semblent toutes à peu près vraies. C’est donc osé, souvent dans le trash, parfois à la limite du porno et je ne sais pas trop quoi en penser parce qu’elle a à côté de ça une esthétique et un travail des plans vraiment sublimes, avec de bons choix musicaux. Ce n’est pas entièrement ma came du point de vue de l’histoire, souvent volontairement gênante, mais je suis tombé dans le piège et suis curieux de voir la suite. Par ailleurs amusé par certaines scènes, je reviendrai voir ce que devient cette génération perdue, censée être… pas si loin de la mienne. L’avantage, c’est qu’il y a une voix-off aux commentaires tout aussi décalés des images que ce que je suis – et c’est là-dessus que la série joue pour se faire une audience ; pour le moment.

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Spoilers

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And then, the night got weird.

Oh la, je voulais être réveillé, c’est réussi dès les premières images avec un début d’épisode qu’il sera difficile d’oublié. On assiste donc à la naissance de Rue, le personnage principal, quelques jours seulement après le 11 septembre. C’est un excellent début avec une voix off très convaincante : Zendaya nous raconte l’enfance de son personnage et c’est brillamment drôle malgré une enfance loin d’être drôle.

Elle a des troubles de l’attention et est sur le spectre autistique, ce qui perturbe ses parents. Sa mère essaie de lui trouver des artistes auxquels se comparer, ce qui n’est pas brillant, et la série s’inscrit clairement dans notre monde, avec plein de références parlantes pour tout le monde. Rue grandit bien vite, s’isolant du reste du monde et ayant clairement des tendances à la dépression – et aussi une petite sœur. Pardon, tout se mélange, parce que le début d’épisode allait super vite. Je m’attendais à une série lente, moi.

Dans tout ça, elle n’a pas trop de choix pour se sentir en vie : elle se défonce. Bon, allez, je savais ce qui m’attendait en me lançant dans cette série. On a plus l’impression d’être dans un clip que devant une saison, mais ce début est extrêmement prenant : ça va vite, on est guidé par la voix de Zendaya et l’on englouti plein d’informations d’un coup. Je tiens à noter, pour m’en rappeler, que je suis content d’avoir vu cet épisode dans le noir – parce que les images sont magnifiques.

On la retrouve rapidement à la sortie d’une détox, à retrouver sa petite sœur et apercevoir une nouvelle en ville, mais elle nous explique qu’elle n’a pas envie de rester sobre pour autant. Cinq jours plus tard, elle se retrouve donc à acheter de la drogue à un enfant et faire un bad trip où elle fantasme sur la nouvelle. Tu m’étonnes que les puritains pètent un câble ! Après ça, Rue croise Nate, qu’elle n’aime pas beaucoup, acheter de la drogue.

Et encore juste après ça, Nate tombe sur la nouvelle, qu’il fait tomber. La nouvelle s’appelle Jules et finit sur son lit à chercher des rencards en ligne – beaucoup de photos de mecs nus, et finalement peu de dick pics – pour finalement trouver un « sexy daddy » qui lui plait et refuser d’aller à une soirée où sa pote l’avait invitée. À la place, elle se prépare donc pour son rencard, à coup de botox dans les fesses (edit : on me dit qu’il s’agit plutôt d’hormone vu le perso, mais comme ça reste non annoncé dans la série, we’ll see).

Le seul problème, c’est qu’on a les avertissements un peu angoissant de Rue en fond sonore qui nous indique que Jules fait le mauvais choix de soirée. Je pense que c’est un parti pris plutôt intéressant pour la série : la voix-off prend une vraie distance avec tout ce que l’on voit et elle est nécessaire pour apporter la morale à tirer de ce… traumatisme permanent qu’est la série.

Le traumatisme est d’autant plus réel qu’elle se rend en rencard avec… Eric Dane. Et il a encore pris un coup de vieux depuis la dernière fois que je l’ai vu dans une série. Il est aussi beaucoup plus nu – bon, lui ou sa doublure – puisqu’on le voit enfiler son préservatif, de manière floue, certes. La scène de sexe qui suit est dérangeante comme tout, puisque Jules en disparaît totalement, alors même que la caméra se centre sur elle.

Bref, elle est un défouloir qui s’oublie et est oublié par son « sexy daddy », qui est bien marié avec des enants, comme elle le voit sur son portable. Elle sort finalement du motel glauque et envoie un message à sa meilleure amie, trop occupée ailleurs.

En parallèle, on continue bien sûr de suivre Rue : elle a repris la drogue, mais elle a tout de même sa mère pour s’occuper d’elle comme elle peut. Elle veut la forcer à faire un test d’urine, pour vérifier si elle se drogue ou non. Pas de bol, Rue sait comment sortir de sa chambre sans se faire prendre et elle en profite pour aller chez son amie d’enfance, Leslie, qui accepte de pisser dans un pot pour elle. Et du coup, de retour chez elle, Rue parvient à endormir la méfiance de sa mère.

La série n’a aucun tabou et y va fort dès son pilot, peut-être même un peu trop fort. Je veux dire, on a quand même l’héroïne qui nous explique en toute tranquillité comment passer un test anti-drogue sans se faire prendre si on s’est drogué. Bien sûr, l’héroïne ne va pas vraiment chez Leslie, hein, mais en soirée – la même soirée que celle où était invitée Jules. Elle tombe sur les « amies » de Jules au passage, et elle se drogue à nouveau ; alors qu’elle vient juste de se souvenir de son overdose où sa petite sœur l’a retrouvée… et elle semblait culpabiliser.

Tout ça fait qu’elle s’imagine ensuite marcher au plafond. Oula. La réalisation est sacrément belle et impeccable pour le coup. Pendant ce temps, Nate organise une soirée entre mecs chez son pote Chris, qui est le seul à ne pas être torse nu avec ses petits frères jumeaux. Comme toute soirée entre mecs d’après Rue, ça finit par regarder des photos de nudes, mais pas de n’importe qui, non. Des photos de Cassie, la petite sœur toute gentille de Leslie qu’on était loin d’imaginer si dévergondée. Oui, mais c’est parce qu’elle n’est pas dévergondée du point de vue de Rue, qui nous explique que les nudes sont juste la nouvelle manière de chercher l’amour en 2019. Et c’est pour ça que je suis célibataire !

J’aimerais être en train d’exagérer, mais non. La série nous enchaîne ensuite avec le rencard entre Cassie et Chris, qui finit très vite en scène de cul, à la limite du viol. Nate lui ayant montré des vidéos pornos avec, soi-disant Cassie, il se montre en effet trop violent avec elle. Rue en profite pour une petite morale sur le porno et les scènes de violence, avant de nous montrer que ça se termine bien pour le couple qui couche à peu près normalement – mais ça, on ne nous le montre pas du coup.

La soirée peut donc continuer après tout ça : je n’ai pas encore tous les noms, mais on a clairement l’ex de Nate qui décide d’aller coucher au beau milieu de la piscine avec le premier gars qui lui plaît, juste pour faire chier Nate ; et la pote de Jules qui, pour la première fois de sa vie, décide de se lâcher un peu, parce qu’on n’est plus dans les années 80 et qu’elle ne peut, selon Jules, restée vierge. Quand je vous disais plus haut qu’elle était occupée ailleurs, c’était donc à ça qu’elle était occupée.

Le problème, c’est que Jules se retrouve seule dans la cuisine avec un Nate énervé, qui n’hésite pas à péter des bouteilles pour montrer qu’il est énervé par son ex. Il finit par s’en prendre à Jules, parce qu’il ne la connaît pas et parce que personne ne la connaît. Pour se défendre, elle attrape donc un couteau et n’hésite pas à se taillader le bras devant tout le monde.

Et c’est comme ça que tout le monde connaît la nouvelle, y compris Rue, qui est fascinée et décide d’aller à sa rencontre… pour mieux finir chez elle quand elle se déshabille et s’allonge dans son lit. En parallèle, la seule amie de Jules perd sa virginité et finit sa nuit à scroller Insta alors que Nate rentre défoncé chez lui… pour que l’on découvre que son père est le « sexy daddy » de Jules. Je m’y attendais un peu, c’était le père de Nate ou le père de celle qui venait de perdre sa virginité, au choix. Le choix est fait du coup, et ça finira probablement mal, ce que la voix-off nous suggère en permanence.

Vraiment, la voix off est la plus grosse réussite de la série, avec son esthétique, parce qu’elle permet une prise de distance intéressante. Ce recul fait du bien pour ne pas trop rester au premier degré de lecture de la série – le trash – mais pour entrer dans le second, qui est une sorte de commentaire pseudo-sociologique sur la jeunesse de la génération post-2001. Reste à voir si ça se développera de manière intelligente ou si ce sera juste un prétexte pour toujours plus de cul et trash…

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