This is us – S04E16

Épisode 16 – New York, New York, New York – 15/20
Si l’épisode est efficace et frappe un nouveau coup dans nos tripes en étant particulièrement chargé en nostalgie, je trouve qu’il n’a pas réussi à m’embarquer autant que d’habitude pendant une bonne partie des trois premiers actes. Je crois que ce qui m’a dérangé est finalement la simplicité des liens entre les flashbacks et le présent : on le voit venir de loin et ça gâche une partie du suspense de l’épisode. Mais bon, je n’avais qu’à poser mon cerveau plutôt que de tout analyser aussi.

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Spoilers

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You’re gonna spend the rest of your life worrying about my mom?

C’est absolument dingue comme j’ai vite fait de prendre du retard dans mes séries quand je ne fais pas bien attention. Il est donc temps pour moi de me mettre devant cet épisode de mercredi dernier pour éviter de récupérer un retard qui ne serait franchement pas le bienvenu. Cet épisode est en plus étrange, avec un début qui n’a apparemment rien à voir avec le reste, mais bon, j’ai confiance en ces scénaristes pour nous faire le lien. Cette petite fille ne peut être que Rebecca…

Dans le passé, on retrouve Jack en train de s’occuper de ses pré-adolescents, mais les acteurs grandissent et paraissent déjà adolescents pour certains. Qu’importe, ce n’est pas le sujet de ce flashback qui nous montre en fait toute la petite famille se préparer à aller passer un week-end à New-York. Les scénaristes nous font grâce de la majorité du trajet en voiture, alors que ça a dû être quelque chose.

On se concentre plutôt sur le trajet en métro pour tout le monde, avec des enfants difficiles à gérer, et particulièrement quand il est question de Kevin et Randall se chamaillant encore et toujours. Sinon, vous savez quoi ? Le parfait Jack n’est pas si parfait ! Il ne sait pas prendre le métro sans se tromper et il ne fait absolument pas confiance à Rebecca quand elle lui dit qu’ils sont en train de rater leur arrêt de métro. C’est un grand classique ce coup des lignes qui ne font pas toujours les mêmes trajets, hein. Ils se retrouvent donc perdus dans le Queens et ça force Rebecca à prendre en charge la petite famille, n’en déplaise à Jack.

On explore un peu plus son côté macho cette semaine, parce qu’il est en fait jaloux de son beau-père qui emmenait Rebecca à New-York quand elle était enfant. C’est donc pour ça qu’elle est si forte à se repérer dans la ville, mais ça gêne beaucoup Jack de ne pas être à la hauteur. Une rapide discussion plus tard, tout re-rentre dans l’ordre, évidemment.

On retrouve la famille dans le restaurant d’un hôtel de luxe où Kevin est bien à l’aise, ce qui est une bonne blague comme on connaît son futur. Chacun a donc son petit truc à faire dans New-York, et on suit la famille passer du temps de qualité ensemble pour avoir une journée parfaite – même si Rebecca n’obtient pas exactement ce qu’elle veut, à savoir aller voir des peintures dans un musée. Autant Jack est chiant en début d’épisode, autant il se rattrape bien, surtout avec un tour en calèche.

Plus tard, mais toujours dans le passé, un mois après la tempête de neige, Rebecca retourne à New-York pour la première fois depuis ce road-trip familial pour assister à une première représentation théâtrale de Kevin. C’est très chouette, et particulièrement quand on découvre Kirby, le professeur de théâtre… qui n’est autre qu’un acteur que j’adore depuis Brothers & Sisters. Par contre, ce coup de vieux de le voir avec des cheveux blancs, je ne vais pas m’en remettre !

Après, c’est très étrange comme relation, le coup de Kirby/Kevin. Kevin en profite en fait pour placer sa mère en tant qu’ancienne chanteuse de talent. Le coup monté est vraiment clair : Kevin espère qu’elle se laissera séduire par Kirby, et ça ne plaît pas du tout à Randall. Ouais, c’est quand même une drôle de soirée où les deux fils sont au restaurant avec leur mère, Sophie et Beth, alors que Kate est en pleine dépression chez elle – même si elle jure que ce n’est pas le cas.

Bon, ils sont donc aussi avec Kirby, mais une fois que Rebecca s’éclipse, il en fait autant – c’est tellement clair qu’il est intéressé par Rebecca ! Cela ne plaît donc pas à Randall qui ne se gêne pas pour le dire à son frère, malgré la présence de Beth et de Sophie. Une bonne discussion familiale, quoi.

Vingt minutes après tout ça, en tout cas, Rebecca retombe sur Kirby alors qu’elle cherche un taxi. Il lui vient en aide et ça permet au deux d’avoir une petite conversation sur les difficultés que ça représente d’annoncer à leurs enfants qu’ils veulent se remettre à voir d’autres gens. Ben oui, il est divorcé, elle est veuve, c’est une conversation logique. Et c’est une conversation sympathique de drague qu’on observe, les deux se rendant vers un musée où Rebecca veut retourner depuis qu’elle est petite.

Pas de bol pour elle, un peu avant d’y arriver, Kirby trouve que les tours en calèche sont un truc ringard pour les touristes. Cela sert de douche froide à Rebecca qui décide de retourner voir ses enfants, finalement.

Enfin, dans le présent, Randall a donné rendez-vous à son frère et sa sœur pour un code rouge, ce qui les flippe un peu. Tu m’étonnes, rien que le titre, c’est terrifiant. L’appel sur Skype est intéressant et se fait avant que tout le monde ne se retrouve à New-York pour la première du film de Kevin.

Randall a donc fait des recherches sur le net et il a trouvé un essai clinique qui pourrait correspondre aux symptômes de leur mère. Il sait que ça va être sacré travail pour les convaincre : il est question de l’envoyer à St Louis pour neuf mois, parce que les essais cliniques pris très tôt dans la vie d’un patient améliorent considérablement la qualité de vie du patient.

Randall demande donc le soutien de ses frères et sœurs, mais ce n’est pas si simple à obtenir. Kate se laisse convaincre facilement, mais ce n’est pas le cas de Kevin… qui finit tout de même par céder face à la pression de son frère. Je sens que ça n’était pas une bonne idée, ça, surtout que tout le monde se retrouve ensuite à New-York pour l’une des premières de Kevin.

Ce dernier a vraiment envie de faire plaisir à sa mère, lui payant un billet d’avion en première classe, un hôtel de luxe et acceptant d’être sur le tapis rouge avec elle, rien que ça. Elle passe donc une journée merveilleuse et Kevin s’assure que ça reste le cas en empêchant Randall de parler d’essais cliniques au milieu de cette journée. Du coup, Randall accepte de ne pas en parler pour mieux le faire en plein milieu de la soirée.

Après la diffusion du film, il se retrouve en effet seul avec sa mère oubliant le nom de son hôtel, et ça le motive à lui en parler. Bien sûr, ça énerve carrément Kevin et même si Rebecca essaie de prendre la défense de Randall, la situation s’envenime assez rapidement entre les deux frères. Randall reproche donc à Kevin de ne plus se sentir après avoir amené sa mère une seule fois à un RDV médical là où il s’est occupé d’elle pendant 20 ans, ce qui mène Kevin à se défendre en parlant finance – son salaire payant les soins pour leur mère. Magique.

Comme toujours avec cette série, la dispute paraît on ne peut plus crédible et permet à Rebecca de s’éclipser pour retourner enfin dans le musée où on l’a vue dès le début de l’épisode, en tant qu’enfant. L’idée est claire : nous dire qu’elle a passé sa vie a essayé de revenir voir une peinture devant laquelle elle avait admiré une jeune femme observant une peinture sans s’arrêter…

C’est donc ce qu’elle fait, tout en expliquant à ses fils qu’elle n’a nullement l’intention de se rendre à cet essai clinique que Randall lui a trouvé. En effet, elle préfère vivre pleinement sa vie et le peu qu’il lui reste, car il y a plein de choses qu’elle n’a pas eu le temps de faire. C’est beau comme conclusion, même si c’est aussi un peu con de ne pas vouloir se soigner pour avoir le temps de faire tout ça. Randall termine l’épisode dégoûté de voir que sa mère prend cette décision, et il essaie encore de changer l’avis de Kevin.

L’épisode se termine sur une des pires scènes de la série, du coup : on y voit Randall seul à New-York se raccrocher à un fantasme qu’il a clairement depuis des années, et dans lequel il empêche Jack de retourner dans la maison en flammes. C’est triste, mais c’est très This is us comme ambiance, finalement.

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Les Bracelets rouges (S03)

Synopsis : Le récit de la vie d’enfants et adolescents hospitalisés, avec juste le bon ton pour ne pas tomber dans le mélodramatique, mais pour proposer une histoire de vie touchante. Tellement touchante d’ailleurs qu’on a fini sur Roxane larguant Thomas pour se concentrer sur sa guérison, Clément amoureux de Louise, mais pas très heureux en amitié, et Mehdi sortant de son opération.

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Pour commencer, même si je regarde en différé ces épisodes, vous savez bien que je refuse de prendre du retard sur cette série qui est un vrai coup de cœur de 2018. Franchement, la série parvient toujours à viser juste dans les émotions et dans les sujets qu’elle aborde, ce qui est loin d’être évident pourtant. En bref, je pense que la série n’a pas besoin de beaucoup plus d’introduction que cela.

Si vous la regardez – ce qui est probable comme on est sur une page de saison 3 – vous savez déjà à quel point elle est parfaite. Si vous ne la regardez pas encore, vous passez à côté de quelque chose et je ne peux que vous conseiller de foncer sur les replays des deux premières saisons ! C’est malheureusement vite vu car il y a peu d’épisodes par saison…

Cependant, je ne boude jamais mon plaisir de la (re)voir et je trouve vraiment que la version française de cette série est la meilleure des trois versions que j’ai pu voir. Du coup, j’ai fait des folies dès le premier soir de la diffusion de cette saison, écourtant ma nuit, et puis tant pis.

Note moyenne de la saison : 18,5/20

S03E01 – 19/20
Le retour de la série est une véritable réussite, avec des retrouvailles organisées entre les personnages et les téléspectateurs de manière minutieuse. Il y a eu du changement en notre absence, mais l’évolution de tout ce petit monde est plutôt fluide. Il reste à voir si la série ne va pas se perdre à la longue, mais pour l’instant, c’est sacrément bien géré ! On est tellement loin des intrigues que j’attendais, et en même temps tellement dedans !
S03E02 – 20/20
Qu’est-ce que c’est fou ! Je ne sais pas comment les scénaristes font pour toujours viser si juste. Les nouveaux personnages se mêlent aux anciens, les relations entre les adolescents sont le cœur de la série mais n’éclipsent pas tout à fait les intrigues des adultes et l’ensemble fonctionne à merveille. La série est un petit concentré de bonne humeur et de nostalgie, de hauts et de bas, de maladie et de guérison. Bref, un concentré de vie et des scènes tellement fortes dans cet épisode…
S03E03 – 17/20
La saison continue à explorer les pistes entamées la semaine dernière, et en développe même certaines autres que je ne m’attendais pas à voir. L’épisode est donc vraiment bon, même si j’en espérais sûrement un peu plus dans les émotions et même si certains personnages manquaient à l’appel. Après, ne nous mettre qu’un épisode par semaine et finir sur un cliffhanger pareil, chapeau bas à TF1 qui comprend enfin comment fonctionne une série !
S03E04 – 19/20
Même s’il y a un paquet de scènes qu’on voit venir dans cet épisode, notamment sur sa fin, je trouve que la fluidité de la série permet tout à fait de ressentir toute la palette des émotions que les personnages vivent. C’est parfaitement brillant et la construction de l’épisode donne encore plus envie d’y revenir pour découvrir la fin de cette saison. En attendant de la voir, on reste un peu sur sa faim cette semaine avec un paquet de drama à venir, encore.
S03E05 – 17/20
L’épisode de cette semaine est un peu plus lent que les précédents, mais il fonctionne vraiment bien dans sa manière de croiser les différentes intrigues et les bouts de vie de nos bracelets rouges, dont les rangs s’agrandissent un peu plus. Malgré tout, les scénaristes, et donc les personnages, ne perdent jamais de vue les deux saisons précédentes et les émotions sont au rendez-vous aussi grâce à de petits détails et rappels de ce qu’il s’est passé plus tôt dans la série.
S03E06 – 17/20
Même si j’ai trouvé cet épisode beaucoup plus classique et prévisible que bien des fois dans la construction de ses intrigues, je suis bien forcé de reconnaître qu’il était efficace dans son écriture. Tout est fluide, les sentiments et émotions sont là, et j’ai adoré. Comme d’habitude vous me direz, mais bon, ils ne changent pas une équipe qui gagne, pas de raison que ça change, donc.
S03E07 – 18/20
J’ai eu quelques déceptions au cours de l’épisode, mais c’est principalement parce que je n’ai pas envie que ça se passe mal pour les personnages et que bon, la série n’a pas assez de personnages pour se permettre que tout aille bien dans le meilleur des mondes. L’épisode prépare quelque peu la fin de saison et je suis curieux de voir ce que ça donnera, parce que la conclusion là, ça donne très envie d’être lundi prochain déjà.
S03E08 – 20/20
Fin de saison réussie pour les Bracelets, même si l’épisode paraissait presque trop simple et trop routinier pour être une fin de saison pendant une bonne partie du temps. Le problème aussi, c’est qu’il y a tellement de personnages et d’intrigues que ça devient compliqué de tous les gérer. Pourtant les conclusions trouvées sont habiles et mènent à ce qui peut servir de bonne fin de saison autant que bonne fin de série… En tout cas, il est évident qu’une page se tourne, même en cas de saison 4.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Les Bracelets rouges – S03E01-02

Épisode 1 – 19/20
Le retour de la série est une véritable réussite, avec des retrouvailles organisées entre les personnages et les téléspectateurs de manière minutieuse. Il y a eu du changement en notre absence, mais l’évolution de tout ce petit monde est plutôt fluide. Il reste à voir si la série ne va pas se perdre à la longue, mais pour l’instant, c’est sacrément bien géré ! On est tellement loin des intrigues que j’attendais, et en même temps tellement dedans !

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Spoilers

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Mais là, c’est bon maintenant, elle respire avec les poumons d’un mort.

Comme je le supposais déjà dans mon article résumant la fin de saison 2, cet épisode commence par l’introduction d’un nouveau personnage : Iris. On la suit au téléphone, d’abord avec un ami(e), puis avec sa mère, le tout alors qu’elle est au volant. On sait dès le départ que ça va mener à l’accident et ils n’arrivent pas à nous le faire tout à fait oublier… mais l’accident est surprenant quand même, ce qui est une belle réussite. Sans surprise, elle est embarquée à l’hôpital aussitôt et ça nous fait un lien entre réalité et hôpital.

Contre toute attente, ce lien est redoublé puisque la saison s’ouvre également sur le réveil de Côme… chez lui ! On nous avait abandonné sur son réveil allongé à l’hôpital… Mais c’était il y a cinq mois et quatre jours. C’est absolument dingue, mais tellement génial : pas de rééducation trop lourde à subir en tant que téléspectateurs ! C’est plutôt une bonne chose, surtout qu’on a l’impression de déjà connaître Côme. J’espère qu’il ne sera pas trop chiant comme gamin, Nathalie mérite une belle intrigue.

Bien sûr, Côme a toujours son bracelet rouge et retourne toujours à l’hôpital… Finalement, le seul changement pour lui, c’est qu’il est réveillé, debout et tellement gigantesque ! L’acteur est immense, c’est perturbant après la saison 1, mais c’est logique, il y a de la croissance. D’ailleurs, c’est sûrement pour ça qu’il y a un écart de quelques mois entre les saisons. Quant à la rééducation, elle est lente et ses souvenirs reviennent progressivement : il est amnésique.

Il a un problème avec la récupération de ses souvenirs, bloquée. Les médecins sont tout autant bloqués, à l’aider à reconstruire son passé et à avouer à Nathalie qu’il est possible que les souvenirs ne reviennent jamais. C’est difficile à voir, parce que Côme ne reconnaît même pas sa grand-mère et a un carnet de souvenirs qui ne lui disent rien. Et il n’y a rien de pire qu’un souvenir dont on ne se souvient pas, non ? On en a tous des comme ça datant de l’enfance.

Par chance pour Nathalie, elle peut toujours compter sur l’aide de Romain pour s’occuper de Côme qui, en revanche, pose beaucoup de questions sur son passé, et notamment sur son père, grand absent du tableau familial. C’est difficile, on le sent bien : il faut que la mère réapprenne à connaître son fils, finalement. Et il faut que Côme apprenne à connaître les bracelets rouges, ce qui se fait dans une jolie scène avec Clément, qui sert de baby-sitter en attendant Romain – de baby-sitter et de professeur aussi, puisqu’il le fait écrire.

C’est fou, on dirait deux frères, soulés par Romain l’un et l’autre. Il faut dire qu’il parle toujours autant Romain, au point de nous endormir Côme quand ils sont en voiture ensemble. C’est particulier, parce que Côme se met alors à rêver d’Iris, ce qui n’a pas trop de sens.

La série ne tarde pas à nous réintroduire le personnage de Mehdi et il a un sourire toujours communicatif à traverser l’hôpital en fauteuil. Il n’a toutefois plus besoin de fauteuil, loin de là. Il n’est plus à l’hôpital en tant que patient, mais en tant que stagiaire. C’est chouette de nous ramener le personnage comme ça, surtout que Mehdi est vraiment génial comme personnage. Le mettre en duo avec Lucien, en plus, c’est sûr que ce sera source de comique.

C’est en tout cas une évolution sympathique pour le personnage, qui ne reste en plus pas qu’au service pédiatrie pour s’occuper aussi de patients plus âgés, là encore source de comique. Il permet aussi d’avoir un lien avec l’équipe médicale, et ainsi d’obtenir des nouvelles de Roxane qui tarde vraiment à apparaître dans cet épisode, mais dont le médecin de l’an dernier nous parle avec le sourire.

À arpenter les couloirs de l’hôpital, Mehdi fait le lien entre tous les personnages : c’est encore lui qui permet aux scénaristes de réintroduire Louise, présente à l’hôpital pour un check-up. On ne la voit pas beaucoup, Louise, mais elle a toujours son franc-parler et c’est marrant. Quant à Mehdi, il emmène finalement son vieux patient au cours d’improvisation des jeunes et étonne les médecins par le succès qu’il a sur l’humeur du patient.

Loin de la légèreté de l’intrigue de Mehdi, on retrouve aussi Clément en pleine rééducation – une rééducation fulgurante, mais rendue douloureuse par l’absence de Thomas. Parti à l’étranger, Thomas ne donne plus aucune nouvelle à ses amis de l’hôpital. La vie est compliquée pour Clément, en plus. Il a récupéré des cheveux, il marche sans béquille pour la rééducation, mais… ses parents se séparent. Cela fait deux mois qu’ils ne sont plus ensemble et qu’ils ne lui en parlent pas, seulement voilà : à l’approche de sa sortie de l’hôpital, il faut bien considérer l’évidence… Où vivra-t-il ?

Si devant ses parents, Clément ne montre rien, il déprime ensuite, évidemment. La série gère vraiment bien les thèmes qu’elle choisit d’aborder et ce dernier thème est vraiment important, parce que malheureusement, on sait bien que le nombre de divorces suite à la blessure, la maladie ou la mort d’un enfant augmente considérablement.

Pour décompresser, Clément peut compter sur les cours de théâtre et d’improvisation toujours. J’ai trouvé ça mieux amené que l’an dernier et la scène était plus marrante, tout en étant dans la psychologie aussi. Le professeur insiste bien sur la différence entre les attentes et la réalité, et ce n’est pas plus mal.

D’ailleurs, finalement, c’est loin de l’hôpital que Roxane poursuit sa vie avec un « projet intéressant » : elle veut percer dans la photographie et passe pour cela un entretien avec un jury tout bien bienveillant, certes, mais bien dérangeant. Ils insistent lourdement sur son passé, pour apprendre à la connaître mieux, mais elle botte en touche, bien évidemment. Elle fait de la peine, Roxane. Elle arrive toute confiante en elle, ce qui est bien… sauf qu’on voit bien tout de suite où la scène se dirigera. C’est Roxane, quoi.

Sans surprise, au téléphone, elle ment et dit que son oral s’est très bien passé. Sa douleur est comme toujours palpable, avec des sautes d’humeur perpétuelles… et une nostalgie évidente de son séjour à l’hôpital avec les bracelets rouges. S’embourbant dans ses mensonges, Roxane se retrouve à boire du champagne avec sa mère et sa sœur, cette dernière clairement inquiète de voir sa sœur refuser de manger une pomme.

Autrement, Jessica est beaucoup plus attachante que l’an dernier. C’est une bonne surprise de la retrouver dans cette saison et de la voir devenue proche de Clément. En même temps, avec la sortie de Clément deux semaines après cet épisode, on comprend bien qu’il faut nous donner des personnages à suivre. En plus, Jessica est touchante à ne pas réussir à imaginer sa sortie.

La pauvre se retrouve aussi avec une nouvelle camarade de chambre à la famille hyper envahissante. La scène réussit assez bien à faire le grand écart entre l’humour et la tristesse, avec une nouvelle entourée d’amour, mais sacrément seule tout de même dans son lit d’hôpital. Jessica la bombarde de questions et retrouve assez vite son côté insupportable, tout en étant touchée par le cancer du sein de sa nouvelle amie – parce qu’on ne va pas se leurrer, elles sont vouées à devenir amies.

Sur la fin de l’épisode, on a aussi droit à une chouette scène entre Mehdi, Louise et Clément. Le premier est toujours aussi délire et prend des nouvelles de Louise, dont le check-up s’explique par sa décision de partir en voyage aux États-Unis pour plusieurs mois, avec son association. Reste à s’assurer que sa santé lui permette vraiment de faire un tel voyage… Rapidement, Louise et Clément se retrouvent seuls sur les marches de l’hôpital, et c’est chouette parce qu’ils sont toujours proches, même si elle n’est plus amoureuse de lui. Boh, qu’est-ce qu’il s’est passé ? C’est bien dommage, ça, ils étaient mignons comme tout. En plus, j’ai de la peine pour Clément qui se sent seul toute la soirée – sans nouvelle de Thomas. La fin est atroce d’ailleurs : Thomas est de retour en ville, dans la voiture de son père, et c’est Mehdi qui s’en rend compte en le voyant en rentrant de l’hôpital. Par contre, Thomas est un bon connard sur ce coup-là, fermant la vitre de sa voiture à la tête de son ami. Dur.

Et sinon, pour ceux qui suivent, j’habitais en Nouvelle Aquitaine l’an dernier, et vraiment, la région me manque à chaque plan extérieur de l’hôpital ou de Roxane dans Bordeaux. Voilà, c’est dit.


Épisode 2 – 20/20
Qu’est-ce que c’est fou ! Je ne sais pas comment les scénaristes font pour toujours viser si juste. Les nouveaux personnages se mêlent aux anciens, les relations entre les adolescents sont le cœur de la série mais n’éclipsent pas tout à fait les intrigues des adultes et l’ensemble fonctionne à merveille. La série est un petit concentré de bonne humeur et de nostalgie, de hauts et de bas, de maladie et de guérison. Bref, un concentré de vie et des scènes tellement fortes dans cet épisode…

> Saison 3


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J’suis apte où je dois passer le restant de mes jours à Arcachon ?

Il serait tellement plus raisonnable d’aller me coucher plutôt que de regarder ce deuxième épisode. Devinez ce que j’ai fait, du coup ? J’ai regardé ce que devenait Thomas. Je m’attendais à le revoir plus longuement dans cet épisode et ça ne rate pas : on le voit donc un peu déprimé au petit matin et forcé par son père de se rendre au lycée… où il ne met pas longtemps à décider de sécher. C’est merveilleux… On le voit alors prendre le bus et rester debout malgré sa jambe en moins, ce qui est probablement le plus merveilleux dans cette affaire.

Pourtant, Thomas est loin d’être de bonne humeur. Il déprime et passe autant que possible la journée seul, évitant son père. Il finit par être légèrement harcelé par une certaine Laura, une camarade de la classe dans laquelle il ne se rend pas. Elle veut juste l’inviter à une soirée et le draguer gentiment, mais elle se prend sa prothèse de jambe en pleine tronche. Après tout ça, Thomas est bien forcé de rentrer chez lui et c’est pour tomber sur… Aurore.

On l’a entendu plus tôt : son père a appelé Aurore parce qu’il est débordé par son fils, c’est très clair. Et il n’est toujours pas à l’aise avec sa maladie, d’ailleurs.

De son côté, Mehdi déprime d’avoir aperçu Thomas sans que celui-ci ne le calcule, comme il dit, au point d’en arriver en retard au travail. Comme moi demain matin, j’imagine, à ce rythme-là. En retard, il ne peut passer voir Clément dès son arrivée à l’hôpital et celui-ci capte vite que son ami lui cache quelque chose quand il le croise enfin dans l’ascenseur… sans réussir à lui faire cracher le morceau.

Après, quand Mehdi a une idée en tête, il ne l’a pas ailleurs, et il se débrouille donc pour obtenir l’adresse de Thomas auprès de l’hôpital, où Thomas continue de se rendre de temps à autres pour sa prothèse, sans croiser les bracelets pour autant. C’est fou ça. Il doit toutefois finir sa journée à l’hôpital, ce qui permet de revoir les infirmières de la saison 2, qui sont devenues ses collègues. J’adore l’idée et les retrouvailles avec ces personnages secondaires.

Une fois que Mehdi sait faire les lits, il apprend à Côme à faire de même, tout en lui racontant les saisons précédentes… Les scénaristes continuent de jouer avec le personnage de Côme et ses rêves un peu surréalistes : ainsi, celui-ci essaie de se renseigner sur Iris auprès de sa mère. Il se perd ensuite dans l’hôpital : Côme est incapable de s’orienter, Mehdi le laisse tout seul le temps de poser quelques draps dans la réserve et, bien évidemment, Côme se retrouve embarqué par un infirmier qui s’occupe… d’Iris. Ben tiens. Et Iris est dans le coma, mais ça, je l’aurais parié.

Mehdi culpabilise d’avoir perdu Côme, mais c’est de courte durée, celui-ci repartant finalement de l’hôpital avec sa mère supportant la lourdeur de Romain. C’est beau, ce courage et cette patience de Nathalie !

Bien sûr, on retrouve aussi Jessica et sa nouvelle colocataire dans cet épisode, cette dernière étant toujours entourée par sa mère et sa grand-mère très indiscrète. Il est question de l’opération du jour pour la nouvelle – dont on ne sait toujours pas le nom – qui consiste à lui retirer des ovocytes pour s’assurer qu’elle pourra avoir un jour des enfants malgré la chimiothérapie. Jessica entend parler de tout ça et finit par dire à la nouvelle qu’elle n’est pas obligée de le faire.

Dès lors, le doute s’installe et elle finit par refuser, sur la table d’opération, d’être opérée. C’est gros et pour une fois, je ne sais pas si la série n’idéalise pas les choses avec une chirurgienne hyper compréhensive qui lui apporte tout son soutien. Euh, y a du temps de perdu, quand même. En pleine déprime, la nouvelle est consolée par Clément qui lui montre un endroit où elle peut être tranquille comme elle le souhaite pour réfléchir : une réserve de l’hôpital.

Elle lui propose finalement de rester avec elle, une nouvelle amitié se liant entre eux grâce à ça… Le truc, c’est toutefois que ça se fonde sur un mensonge, parce qu’elle lui dit avoir un cancer du poumon, mais bon. Elle prend tout de même le temps de lui raconter son problème du jour, avant d’être appelée par ses parents… à l’interphone de l’hôpital ! Au moins ça permet de savoir qu’elle s’appelle Nour. Et qu’elle commence à perdre ses cheveux, la pauvre.

Clément est tout heureux de lui donner des conseils et de lui offrir sa bonne humeur… mais son bonheur est de courte durée. En effet, lors de son dernier rendez-vous avant la sortie de l’hôpital, Clément découvre qu’il a de nouveau des lésions et la nécessité de reprendre la chimiothérapie. Quelle angoisse.

Ailleurs dans l’hôpital, Roxane vient passer un entretien hebdomadaire avec son médecin de l’an dernier, pour assurer un suivi psychologique de la patiente. Cette fois, Roxane confie vraiment ses problèmes, et c’est beau quand on voit tous les mensonges qu’elle déblatérait l’an dernier face à elle. Après, c’est moins beau an niveau du contenu : elle ne supporte pas les inquiétudes de sa mère et de sa sœur, elle a peur de ne pas réussir à s’intégrer.

Son rendez-vous avec Sorin terminé, elle se rend auprès de Clément pour lui parler un peu… et découvre vite que son ami est bien plus mal qu’elle. Ils sont alors rejoints par Mehdi et la scène se passe de mots, littéralement. Elle est extrêmement touchante, franchement. Et ça motive encore plus Mehdi à faire en sorte que Thomas revienne à l’hôpital parce que Clément a besoin de tous ses amis, même lui qui ne leur parle plus.

Le coup est dur pour Roxane qui découvre que son ex n’est jamais parti aux États-Unis et que Mehdi veut l’emmener chez lui. Elle refuse catégoriquement, pour son bien, mais on sent que c’est douloureux. Et du coup, elle finit par rentrer chez elle pour découvrir que sa sœur a organisé une soirée… où elle pète un câble et avoue enfin ne pas avoir été prise dans son école de photo. Evidemment.

En parallèle, Louise passe aussi un entretien à l’hôpital ce jour-là : elle découvre ainsi qu’elle est apte de partir aux États-Unis, mais sa joie est de courte durée parce que sa mère n’a pas du tout envie qu’elle s’y rende. Tu m’étonnes ! Je la comprends, même si c’est hyper égoïste de sa part de brider le rêve de sa fille. Pas évident tout ça. En tout cas, Louise s’isole et ne part pas à la recherche des bracelets rouges, préférant rester seule, ce qui permet à sa mère de la retrouver pour lui dire qu’elle est d’accord pour le voyage.

Cela dit, Louise n’a plus tellement envie de partir quand elle croise Clément et apprend le retour de son cancer. Il la remotive et lui rappelle qu’ils savent tous les deux que remettre au lendemain est un luxe que personne ne devrait se permettre. Voilà qui est clair. Finalement, Louise repart donc de l’hôpital, laissant Clément seul.

Seul ? Non, il a une nouvelle amie en la personne de Nour qui revient le voir pour lui dire qu’elle est prête à se raser les cheveux, ce qu’ils font finalement ensemble.

Pour soutenir Clément, les bracelets rouges sont toujours là en tout cas. Mehdi déplace des montagnes et n’hésite pas à se rendre chez Thomas pour lui annoncer la rechute de Clément, avec des métastases au foie. Il tombe au plus mauvais moment possible, puisque c’est le jour où Aurore est là et apprend que Thomas ne va plus au lycée. Ce dernier claque la porte au nez de Mehdi, refusant de retourner à l’hôpital, mais il refuse aussi de parler à son père ou Aurore de ce qui ne va pas, les laissant dans l’inquiétude.

Le retour à la vie hors de l’hôpital, c’est compliqué, et la série gère très bien la chose. Il est incroyable de voir le personnage d’Aurore encore et toujours là pour le fils de son ex, quand même. Cependant, ça ne suffit pas : Thomas refuse de leur parler, préférant voler la voiture de son père pour se rendre à l’hôpital. Malheureusement, il n’a toujours pas le courage d’y entrer et il se rend ensuite à la plage… pour se suicider.

Alors oui, mais non, sérieusement, quoi ! C’est un développement parfaitement atroce, même si l’isolement progressif du personnage avait bien été travaillé l’an dernier. Au moins, avec un peu de chance, il finira à l’hôpital ? Sinon, pour l’anecdote, il faut que je vous dise que je suis super heureux de retrouver la musique de la série. La musique, et les émotions pures.

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> Saison 3

The Walking Dead – S10E11

Épisode 11 – Morning Star – 15/20
Concrètement, cet épisode nous informe qu’il est important d’être très patient et de tout supporter, parce qu’il est long, lent, limite soporifique… avant de nous rappeler que, si, The Walking Dead en a encore dans le ventre et peut proposer de jolies scènes d’action, de suspense et, désormais, de chorégraphies rondement menées. J’ai adoré les dix dernières minutes de l’épisode, mais ça ne suffit pas à tout sauver cette semaine. Et je suis sûr que la semaine prochaine ralentira encore le rythme !

> Saison 10


Spoilers

1011

Wait… We’re gonna die tonight?

C’est reparti pour cette saison 10 qui reprend du côté des Chuchoteurs faisant des réserves de sève (intrigant, mais le pourquoi du comment est bien amené) cette semaine, et d’Alpha et Negan continuant leur flirt on ne peut plus gênant. On passe cette fois à une scène de sadomasochisme pur, avec Alpha demandant à Negan de la frapper avec un bâton, avant de vouloir lui rendre la pareille. Il faut vraiment arrêter avec ces deux-là, dont on découvre qu’ils étaient en fait en train de se préparer à aller au front contre nos héros, parce qu’Alpha espère qu’ils se joindront à elle. Bien, bien, bien, on y croit vachement qu’elle est prête à les récupérer en vie.

L’avantage, c’est qu’ils sont vite grillés nos Chuchoteurs : Lydia les a balancés à Daryl qui prévient aussitôt la Colline. D’ailleurs, là-bas, on découvre un nouveau personnage, Earl. Il est celui qui a recueilli le bébé de la sœur de Gamma, mais ça n’est pas bien passionnant de le voir être protecteur comme ça et refuser qu’elle le rencontre. C’est juste parfaitement normal comme réaction et ça ne mène à rien. J’ai préféré le conseil de crise qui se tient dans la maison, avec tout un tas de personnages qui ne sont pas là depuis bien longtemps finalement.

Aaron est toujours en charge, et ça le fait… sauf que c’est finalement Daryl qui prend les décisions. Parmi celles-ci, il y en a même une logique : il refuse que Judith aille se battre. Je doute qu’un refus suffise à stopper cette gamine, mais ça paraît au moins être un choix logique de sa part !

De son côté, Carol est toujours dans sa déprime absolument inintéressante, et elle est consolée par… Ezekiel. J’en avais presque oublié son existence depuis tout ce temps. Franchement, ça ne me passionne pas, mais au moins, ça permet de nous la ramener à l’intérieur du campement de la Colline et de remettre sur le tapis l’intrigue de la tumeur d’Ezekiel. Qu’est-ce que ces scènes étaient lentes ! J’ai envie parfois de secouer les personnages pour qu’ils se mettent à parler un peu. Je sais que je suis du genre impatient et que je parle trop vite, mais il y a des limites à tout quand même.

Et puis, une fois de plus, c’est fou comme les romances de cette série me laissent beaucoup trop indifférent. Ainsi, savoir que Carol et Ezekiel remettent le couvert, ce n’est pas exactement le genre d’informations qui me font sauter de joie au plafond. À la rigueur, j’ai largement préféré la scène entre Carol et Lydia, elle m’a semblé beaucoup plus juste pour révéler la sensibilité de ces deux personnages. En revanche, Lydia est en train de se transformer en geignarde, et même si l’actrice le joue incroyablement bien, ben… merci, non merci, en fait. Elle n’est pas aidée en même temps : Ezekiel lui file la tenue de combat d’Henri, c’est triste, non ?

Pour en revenir à Carole, son arrivée la confronte à un petit problème : c’est qu’à la Colline, ils essaient de s’enfuir de là. Ils savent qu’Alpha arrive avec tous ses zombies, et il y a des enfants à protéger tout de même.

Malheureusement pour eux, Alpha a évidemment un coup d’avance sur eux et a bloqué les routes, une pratique que Daryl reconnaît immédiatement comme celle de Negan. Euh… moui. Je ne suis pas hyper convaincu que ce soit logique comme lien : il n’est pas le seul à savoir que bloquer les accès et les sorties est ce qu’il y a de plus malin à faire en cas de guerre.

Cela dit, tout le monde ne semble pas spécialement obnubilé comme ils devraient l’être par la guerre. Ainsi, Alden – le copain d’Enid, j’ai enfin son nom… même si je sens que je vais l’oublier encore ! – soutient Earl pour protéger le neveu de Gamma de sa tante. Malgré cela, une horde de rats errants finit par avertir nos héros de l’arrivée de la meute de zombies et hop, tout le monde se prépare au combat qu’on nous annonce tout l’épisode et qui tarde tellement à arriver que je me suis mis à comprendre qu’il serait pour la semaine prochaine – voire pour dans deux semaines après un petit détour par Alexandria. Et aussi, franchement, Michonne manque à la série, je n’aurais pas cru écrire ça un jour !

Ces préparatifs de combat s’accompagnent aussi d’une scène parfaitement étrange où Ezekiel avoue à Daryl qu’il a un cancer. Qui s’en fout ? Daryl, apparemment. Les deux hommes font un pacte pour protéger les enfants quoiqu’il arrive et s’assurer que l’un d’entre eux s’en occupe. C’est mignon. Tout ça se fait sous les yeux de Judith qui insiste une fois de plus pour aller combattre auprès de Daryl. Ca devient gênant cette série où le meilleur personnage – ou presque – est une enfant de dix ans, non ?

J’ai adoré la voir parler de ses peurs théoriques, c’était un joli développement pour le personnage, et l’actrice est plutôt douée tout de même. Elle fait ses adieux à Daryl, au cas où, en lui promettant de suivre Ezekiel si c’était lui qui revenait à la maison en premier pour mettre à l’abri les enfants.

Et une fois cette promesse faite, Daryl peut s’isoler à nouveau pour mieux être embêté par Carol lui demandant de ne pas la haïr. Ah, c’est vrai que ces deux-là sont en froid et c’est vrai qu’il ne lui a pas parlé de l’épisode. Finalement, il ne lui accorde qu’une petite phrase, qui est grosso modo un « va je ne te hais point ». La littérature, version Walking Dead.

Sinon, juste après le générique, il était difficile de ne pas décrocher avec Eugène de retour dans son grenier à parler à la voix de l’inconnue. Celle-ci est plus méfiante que lui, mais Eugène est vraiment sous le charme de cette voix de Stéphanie, à qui il propose de fixer un rendez-vous. Ben voyons. J’étais heureux d’avoir oublié cette intrigue, honnêtement. Cela dit, je suis plutôt content car ça nous ramène Rosita.

Pas encore remise de sa petite rencontre avec Beta, elle rend visite à Eugene pour mieux découvrir qu’il communique avec une inconnue – qu’elle imagine d’Oceanside. Elle ruine bien vite le flirt d’Eugène en essayant d’entrer en contact avec Stéphanie, ce qui nous énerve le relou de service qui lui demande alors de s’en aller. Bon, c’est assez basique comme intrigue ça… et les deux amis recommencent à parler ensuite, parce qu’on ne peut pas faire la tête trop longtemps à Rosita apparemment.

Elle abuse un peu dans la scène, à mon goût : pour convaincre Eugene qu’il est amoureux de Stephanie, elle lui demande un baiser. Après je ne sais combien d’épisodes et de saisons à vouloir sauter Rosita (désolé, il faut dire ce qui est), voilà qu’Eugène se dit incapable de l’embrasser car il est amoureux… d’une fille dont il ne connaît que la voix et qui ne veut plus lui parler ? Euh ? Ce n’est pas exactement comme ça que ça fonctionne l’amour et les désirs humains, si ? C’est gros. Bon, je l’admettrais de tellement d’autres séries que je vais laisser passer ça, mais bon dieu, qu’est-ce que c’était mauvais.

Heureusement, il y avait Rosita. Je laisse tout passer si on continue de voir Rosita être développée. J’ai espoir de tellement plus que ce qu’on a pour elle ! Malheureusement, il y avait aussi Eugene, et c’est sur lui qu’on se concentre cette semaine : il se met carrément à chanter à Stéphanie. Celle-ci finit par lui répondre, se renseigner sur Rosita et lui donner rendez-vous dans une ville une semaine plus tard. Sympa les rencards qui mettent une semaine à se planifier dis donc.

En plus, avant d’arriver à son rencard, Eugene a un petit problème : les Chuchoteurs arrivent pour ravager sa maison avec une horde de zombies. Les images sont plutôt jolies pour le coup, même si c’était un peu sombre et qu’on ne voyait pas toujours grand-chose, malheureusement. Il était temps en tout cas d’en arriver à cette confrontation qui permet d’observer les techniques militaires mises en place par la Colline.

Au-delà du militaire, ils sont rusés : ils ont mis en place une première ligne de défense intéressante, à savoir un fil électrique tellement chargé qu’il nous décapite une zombie. La deuxième ligne est un tas de ronces derrière lequel des figurants se protègent de boucliers pour tuer quelques zombies supplémentaires, alors que les héros (Daryl, Rosita… mais aussi Luke ?!) ne se donnent pas cette peine. Ben voyons.

La fin de l’épisode est alors excellente par rapport à la médiocrité ambiante du reste, mais ça suffit à tout remonter. On découvre que les récoltes de sève faites par les Chuchoteurs en début d’épisode n’étaient pas innocentes : ils les balancent sur nos guerriers et les zombies, avant d’envoyer des flèches enflammées révélant que la sève est un excellent combustible. Nos héros se retrouvent rapidement coincés alors qu’ils battent en retraite : derrière eux, des zombies, devant eux des palissades en feu les empêchant d’entrer dans la Colline, surtout qu’ils sont eux-mêmes plein de sève inflammable.

Alpha révèle alors l’évidence à Negan : oui, elle veut que la Colline se joigne à elle… mais en tant que zombies, tout simplement. Je l’avais vu venir, ça, mais c’était cool !

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