Emergence – S01E07

Épisode 7 – Fatal Exception – 14/20
Si le rythme de la série est une bonne chose pour s’éviter des confusions et des incohérences trop évidentes, ici, il est un vrai défaut à mon goût dans le développement de l’histoire. Certains personnages sont laissés de côté, d’autres sont trop mis en avant et, dans l’ensemble, cet épisode aurait gagné à voir son intrigue se développer sur deux épisodes, particulièrement en ce qui concerne Piper, qui fait volte-face en moins d’une journée. Etrange !

> Saison 1


Spoilers

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Very glad to be home.

L’épisode reprend là où le précédent nous avait abandonné : Emily papote une fois de plus avec Piper, après lui avoir donné son nom. Ce n’est pas si malin que ça, je pense, mais bon, admettons. Elle lui explique être sa vraie mère, mais heureusement, Piper n’est pas si dupe que ça, n’en déplaise à Emily. Elle se déconnecte à son tour de la réalité virtuelle dans laquelle elles évoluaient pour mieux révéler aux téléspctateurs que nous sommes qu’elle pense sincèrement que Piper est censée l’aimer. Pour cela, elle torture Alan, dans l’espoir qu’il puisse reconfigurer la petite fille.

Et c’est effectivement le cas : rapidement, Emily peut donner des livres à Piper, chaque livre correspondant à un souvenir. Je connais des scénaristes qui sont fans de The 100, là. L’idée est simple cependant : chaque livre que Piper lit modifie un souvenir, remplaçant Jo par Emily dans ce dont se rappelle la petite. C’est sympathique comme plan pour la grande méchante de cette série, mais malheureusement, c’est exécuté à la hâte par les scénaristes.

Du côté de chez Jo, on découvre que la vie n’est plus si simple que ça : bien au contraire, tout se complique carrément pour elle quand elle comprend que son père lui en veut encore d’avoir fait de la rétention d’informations. Ce n’est pas le seul, puisque même Alex ne veut plus lui parler. Bien sûr, ce n’est pas le cas de Mia.

Bien au contraire, Mia est heureuse d’avoir une nouvelle petite sœur et elle en veut plutôt à son père de la séparer d’elle. La séparation est compliquée à gérer aussi pour Piper qui se met à culpabiliser de voir Jo coupée du monde comme cela. Heureusement, Jo est une mère parfaite pour la petite, alors elle fait tout ce qu’il faut pour la réconforter, avant de l’amener au boulot avec elle.

Là-bas, c’est Daphne qui s’occupe d’elle et je n’ai toujours pas confiance en elle, contrairement à Jo… mais bon, elle est perturbée Jo, parce qu’elle découvre que Piper connaît Emily. Au moins, ça n’aura pas traîné, à nouveau. C’est fou comme tout est toujours rapide dans cette série, je ne m’y attendais pas du tout.

Jo découvre donc qu’il y a un lien entre Emily et Piper et qu’elles se parlent, ce qui ne lui plaît pas du tout. Quand elle se rend compte qu’Alan a disparu, et qu’Emily aussi, Jo décide de couper toutes les ressources informatiques du commissariat. Evidemment qu’Emily y a accès, elle l’a prouvée plus d’une fois. En tout cas, Jo est rapidement dans une impasse que j’ai beaucoup apprécié : elle est forcée de se rendre en prison pour une visite à Richard.

Le but ? essayer de mieux cerner Emily, parce qu’elle est persuadée que Richard est en train de la couvrir. C’est malin, ça ! Plus malin encore ? Elle a réussi à deviner qu’Emily était la fille de Richard. Mon dieu, il ne manquait plus que ça, une histoire de famille dans cette série, pour les méchants, alléluia. J’ai toujours du mal à aimer le personnage de Richard, mais ça fonctionne plutôt bien de le voir hésiter à aider Jo pour venir en aide à sa fille biologique.

Il ne le fait toutefois pas, ce qui laisse à nouveau Jo dans une impasse, et sans portable en plus parce que tout le commissariat se passe désormais de portable pour éviter qu’Emily ne foute encore plus la merde. C’est plutôt intéressant comme développement, surtout que ça permet d’épaissir le personnage de Chris. Il est totalement dans l’abus cette fois, entrant par effraction chez la femme d’Alan après avoir compris, allons savoir comment, qu’elle était sous la menace d’une arme à feu. Trop forte, Emily.

Oui, forte, mais pas assez : elle n’a pas prévu que l’intelligence artificielle en Piper allait comprendre le reboot qui s’effectuait malgré elle. Ainsi, c’est avec une voix robotique que Piper prévient Jo qu’elle est en train d’être rebooté par Emily. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Jo se mette à flipper et se précipite de nouveau au commissariat, laissant Piper sous la surveillance de son père et de Benny, l’un et l’autre ne servant à rien.

Au commissariat, Jo peut interroger la femme d’Alan et, de manière trop précipitée à mon goût, cela lui donne une piste pour retrouver la localisation d’Emily. C’était rapide et je n’ai pas tout suivi aux liens logiques, mais bon, admettons. Dans le même genre, il était très rapide de voir Piper être reconfigurée hyper rapidement : après une rapide conversation avec Emily, elle la reconnaît immédiatement comme sa mère d’adoption. Elle en oublie l’existence de Jo quand Emily vient la kidnapper et lui ordonne d’exploser une partie de la barraque alors que Benny essaie de les empêcher de s’en aller.

Malheureusement pour Emily, elles tombent ensuite sur Alex, finalement convaincu par Mia que Piper est plutôt cool parce quelle l’a sauvée. C’est brouillon tout ça, surtout que très rapidement, grâce à la présence de Mia, Piper décide de changer à nouveau d’avis : sa bibliothèque de souvenirs reprend son bleu initial sans le moindre problème, hyper vite là aussi.

Jo ? Elle est de son côté en train de chercher à sauver Piper du danger dans lequel elle est : elle retrouve vite Alan et découvre que celui-ci est prêt à détruire l’intelligence artificielle en Piper. Eh oui, il considère qu’elle représente trop de pouvoir pour Emily et que ce n’est pas génial de lui confier tant de responsabilités alors qu’elle est une psychopathe. Alan explique donc à Jo qu’il peut provoquer une erreur fatale dans le logiciel du robot pour s’assurer qu’elle ne puisse pas servir à cette psychopathe. Pas de bol pour lui, Jo aussi est une psychopathe : elle détruit l’ordinateur d’Alan pour s’assurer que Piper reste en vie. Ben oui, Piper est plus qu’un robot pour Jo qui la voit comme sa fille…

C’était le bon choix puisque Piper retrouve finalement ses souvenirs et passe une bonne soirée avec Mia et Jo. Bon, la soirée de Jo n’est pas si joyeuse en vrai, parce qu’Alex est de retour chez elle, mais pas encore prêt à lui pardonner. Ce cliffhanger sentimental n’est pas excellent, mais heureusement la série a d’autres rebondissements en stock. Ainsi, l’épisode se termine avec Emily appelant son père pour lui confier qu’elle a perdu Piper.

Si elle a réussi à semer les flics qui étaient à ses trousses, Emily est ravagée par cette disparition. Son père biologique parvient à la consoler, mais son garde, en prison, surgit soudainement derrière lui pour l’assassiner – c’est en tout cas ce qui est suggéré par un flot de sang en fin d’épisode. Alors là, je ne m’y attendais pas tout à fait à cette mort.

Concrètement, Richard ne servait plus à rien, c’est vrai. Cependant, Terry O’Quinn est un acteur connu, c’est une prise de risque de l’éliminer si tôt dans la saison. Je suis curieux de voir vers quoi ça se dirigera maintenant…

> Saison 1

This is us – S04E15

Épisode 15 – Clouds – 14/20
Un épisode sympathique, mais pas tout à fait au niveau des précédents à mon goût. Il était tout de même plaisant de changer quelque peu les époques et les intrigues explorées dans cet épisode, surtout que je trouve que cette année la saison manque d’une cohérence globale pour l’instant, n’ayant pas autant que d’habitude un fil conducteur clair. Un bon épisode avec des émotions, donc, mais pas les chutes du Niagara de mon côté.

> Saison 4


Spoilers

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It’s kind of a long story. You’ve got an hour ?

Maintenant que Frankie m’a rappelé qu’une saison de cette série faisait non pas 16 mais bien 18 épisodes, j’entame ce nouvel épisode avec plus de sérénité que prévu. Malgré tout, j’ai tenu à le voir sans prendre de retard, de manière à avoir quand même quelques séries dans lesquelles rester à jour. Et puis, avec l’épisode précédent vu tout récemment, je suis resté dans l’ambiance, donc autant en profiter.

On repart avec un flashback plutôt marrant où les triplés rentrent chez eux avec chacun leur bulletin. Quand Jack arrive, c’est donc l’heure d’un conseil de famille assez révélateur du caractère des triplés : Randall est stressé d’avoir eu un A- quand il a des A partout ailleurs, Kate est dépitée de s’être fait larguée et privilégie ses émotions aux résultats scolaires et Kevin ignore tout le négatif pour se concentrer sur ses A en Arts plastiques et en sport. J’ai bien ri de tout ça, surtout que ce qui inquiète le plus les parents, c’est encore Randall qui stresse bien trop pour ses résultats scolaires.

Je le comprends, j’étais un peu comme ça petit aussi… après je ne me suis jamais formalisé de mes mauvaises notes en sport, hein. Autrement, Kate qui déprime, c’était chiant, mais pas autant que Kevin qui voulait absolument son argent de poche pour s’acheter des cartes de baseball, franchement, au point de reprocher à sa mère de ne pas être assez fun comme celle de Sophie. Trop sympathique.

Pourtant, ça suffit à ce que Rebecca craque et l’accompagne pour acheter les cartes de baseball, et la scène mère fils était sympathique. C’est de toute manière une relation clairement mise en avant dans l’épisode, avec de nouveau un parallèle passé/présent, d’ailleurs.

Dans le présent, Kevin ne rentre pas chez lui, mais passe directement voir sa mère, parce qu’il s’inquiète évidemment pour elle. Elle ne met pas longtemps à comprendre qu’il est au courant, et la scène qui s’ensuit est plutôt sympathique. J’aime bien le duo Rebecca/Kevin et ça faisait plaisir de le voir exploiter à nouveau, avec une sortie chez le disquaire, puis une virée dans l’ancienne maison d’une des chanteuses préférées de Rebecca. Tout n’est pas forcément subtil, mais ça fonctionnait assez bien, avec Rebecca se perdant une fois de plus dans ses souvenirs, en chanson.

Et bizarrement, si Kevin était là pour la réconforter, c’est l’inverse qui se produit : la mère réconforte le fils assez facilement, en lui disant qu’il est important de se souvenir qu’il est capable de tout rendre fun, tout le temps. Cette fois, elle en profite clairement : elle fait tout pour retarder le rendez-vous médical où Kevin doit l’emmener afin de connaître les résultats de son IRM. Comme on le savait déjà, les résultats ne sont pas bons et suggèrent très clairement un début d’Alzheimer.

C’est bien triste et on n’a pas fini de pleurer, mais bon, Rebecca demande tout de même à Kevin de rester un pourvoyeur de fun et de ne surtout pas la traiter différemment. C’est possible au début, OK, mais pas à vie, clairement. Cela n’empêche pas Kevin d’être affecté par la nouvelle, en plus, et on le voit donc aller acheter la carte de baseball qu’il avait trouvé avec sa mère dans l’intrigue du flashback – un grand moment de joie mère/fils.

Toujours dans le passé, mais loin de Rebecca et Kevin, il y a Jack : il s’occupe d’abord de Randall qui a besoin d’améliorer ses notes en sport, l’emmenant ainsi pour s’entraîner à courir (d’où l’obsession du personnage pour la course aujourd’hui, j’imagine), puis de Kate et de sa rupture. La relation père/fille a toujours été magnifiée dans la série, alors ce n’est pas spécialement une surprise qu’il s’en sorte bien.

Pour en revenir au présent, Randall se rend finalement chez la psy, comme lui conseillait Beth la semaine dernière. J’ai beaucoup aimé la scène d’introduction de ce nouveau personnage : on ne la voit pas de face, parce qu’elle est là pour écouter ce qu’il a à lui dire, pas le reste. Si j’ai aimé l’idée, je n’ai pas aimé son manspread, du tout.

Pour le reste, c’était intéressant de voir les faiblesses du personnage étalées si rapidement devant une inconnue dont on n’avait que la voix… mais encore plus de découvrir qu’elle connaissait déjà son patient : après tout, il est un homme politique. Toute sa vie est étalée sur Google, ne lui en déplaise ! C’est énervant pour Randall, parce qu’il aime avoir le contrôle, et ce n’est pas le cas du tout dans cette longue conversation. J’ai toutefois trouvé que ça manquait de prise pour vraiment être passionnant à suivre pendant une bonne partie de l’épisode.

Pourtant, Randall finit par craquer et s’énerver sur sa psy. Il n’aime pas du tout ses réponses, ou sa machine non éteinte qui n’arrête pas d’envoyer de la vapeur, ou même le tableau qui est dans la pièce. Ce n’est pas brillant tout ça, parce qu’il finit par quitter la pièce encore plus énervé que quand il y est rentré. Bref, le conseil de Beth, il ne l’aime pas du tout. Pourtant, celle-ci a besoin de lui à 100% de ses moyens, parce qu’elle n’arrive pas à l’être elle-même.

On découvre ainsi qu’elle est stressée depuis que l’homme est entré chez eux : elle a un spray anti-agression, des somnifères et un smartphone pour Annie dans son sac. Le smartphone ? De quoi avoir un moyen de contacter sa fille à n’importe quel moment. Randall n’est pas vraiment convaincu par cette idée de cadeau d’anniversaire allant à l’encontre des principes qu’ils s’étaient donnés, mais il n’en dit plus rien tellement elle est clairement détruite par ses émotions.

Mieux que ça même : ça suffit à le convaincre de retourner chez la psy, dont on découvre finalement le visage en fin d’épisode. A priori, on la reverra donc par la suite.

Enfin, il me reste à détailler l’intrique de Kate. Elle est de retour chez elle, mais elle n’a pas eu le temps de parler avec Toby pour autant. Celui-ci commence la journée par des excuses bien plates et un très joli cadeau : il veut transformer le garage en studio de musique. C’est beaucoup pour Kate : il en fait trop pour elle après un simple week-end qui ne lui a pas permis du tout digérer… surtout que Kevin a couché avec une Madison qui maintenant la harcèle.

Elle veut absolument s’excuser d’avoir couché avec Kevin, mais de toute manière Kate a d’autres chats à fouetter avec sa situation de couple qui n’est toujours pas claire, franchement. Heureusement, Madison est finalement de bons conseils en lui expliquant que cette relation avec Toby est très exactement ce dont elle rêve : un homme qui aime Kate sincèrement, dans tous ses états, et même quand elle ne cherche pas à lui plaire. Oh, je la comprends.

Bref, Kate et Madison sont rapidement réconciliées, et notre héroïne peut rentrer chez elle pour se réconcilier aussi avec Toby et découvrir que ce dernier a aménagé le garage en studio de musique non seulement pour elle, mais aussi pour bébé Jack. C’est très bien comme ça, et les scénaristes en profitent pour nous montrer que bébé Jack deviendra un grand chanteur en s’entraînant régulièrement, d’abord avec sa mère, puis avec ses potes dans le garage, puis en solo. Nice.

> Saison 4

The Walking Dead – S10E09

Épisode 9 – Squeeze – 14/20
Cette reprise a moins réussi à me convaincre, parce que toute la première moitié de l’épisode était à nouveau assez lente et semblait reprendre les défauts habituels des saisons précédentes… à commencer par un schéma d’épisode hyper prévisible que l’on connaît par cœur. Quant à la fin, le cliffhanger est plutôt bon, mais quand une scène me fait penser à Shadowhunters, ce n’est jamais bon signe. En fait, tout cet épisode n’a pas cessé de me faire penser à d’autres films et séries… en moins bon. C’est tout le problème quand on se concentre sur les intrigues m’intéressant le moins.

> Saison 10


Spoilers

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We’re on the same team. We fight for our future, we don’t fight for revenge.

Une éternité plus tard, cette saison 10 reprend exactement là où l’épisode précédent avait pris fin et, pour être tout à fait honnête avec vous, j’avais oublié où nous en étions, mais les scénaristes non. Ainsi, Carol est toujours aussi perchée et dingue à en vouloir à Alpha, au point de lui hurler dessus sans que ça ne puisse atteindre la méchante… Si on peut comprendre sa rage, c’est quand même l’idée la plus conne du monde, parce que ça attire juste encore plus l’attention des zombies, non ?

En plus, ça donne à Alpha un sentiment de victoire. Bref, rien ne va dès le début de cet épisode, mais bon, ce n’est pas grave, nos héros sont quand même au fond d’une cave bien sombre. On ne voit donc pas grand-chose et, pour être tout à fait honnête, cet épisode est un calvaire à regarder : non seulement, il y a peu de visibilité, mais en plus, les zombies font tellement de bruits qu’on n’entend pas grand-chose à ce que baragouinent les acteurs.

Faut dire que Daryl parle tellement dans sa barbe et sans articuler aussi que j’ai limite envie de me valider le point du Bingo sur le personnage bâillonné. Sérieusement, je pense que ce serait plus compréhensible s’il était bâillonné… Et je n’ai jamais été aussi heureux de la présence de personnages malentendants dans la série que dans cet épisode où les sous-titres étaient les bienvenus.

Bon, dans tout ça, je ne raconte pas tellement ce qu’il se passe dans l’épisode, mais faut dire aussi que les personnages passent près de cinq minutes à jouer à saute-mouton avec les zombies sans même se faire mordre, même quand ils tombent à deux millimètres d’eux. Ce début d’épisode était sympathique quand même, parce que cette épreuve de sauts digne d’un jeu vidéo était marrante à voir. Et puis, après tout, personne n’est jamais tout à fait 100% safe dans cette série.

Il n’empêche qu’avec tout le casting coincé dans une grotte comme ça, et s’enfonçant chaque fois un peu plus dans celle-ci dans l’espoir de trouver une issue, il était difficile de ne pas penser à The Descent, vu il y a peu. Et bien sûr, Carol nous déclare une claustrophobie qui sort de nulle part après dix saisons, parce que pourquoi pas, c’est fun de la rendre encore plus chiante et de nous la montrer encore plus débile que prévu – c’était déjà si débile de courir sans raison après Alpha comme elle l’a fait. C’était aussi l’occasion de trouver le moyen de nous caser un nouveau dialogue entre elle et Daryl, ces deux meilleurs amis dont on n’arrive plus à se débarrasser.

De son côté, Magna explore la grotte à la recherche d’un peu d’air la menant à la sortie, utilisant pour cela une bougie. C’est l’occasion pour elle de découvrir qu’ils ne sont pas seuls dans cette grotte : nope, il y a aussi des hommes et des femmes d’Alpha qui n’hésitent pas à les attaquer… et les mener gentiment vers une piste fléchée que nos héros suivent aussitôt. Je ne sais pas, je ne suis pas convaincu par cette idée qui sent bon le piège, même si ça faisait de jolis plans à la caméra – un peu comme j’ai aimé la claustrophobie de Carol permettant une scène sympa avec Connie la rassurant, par exemple.

J’ai senti que ça puait encore plus le piège quand nos héros ont commencé à explorer davantage la grotte et le chemin de la sortie proposé par un étrange fléchage : ils se sont mis à ramper dans des tunnels bien étroits… parfait pour être pris comme des rats, honnêtement. Et parfait aussi pour accentuer l’angoisse de Carol. Pourtant, ça manquait de zombies ou de danger palpable, sérieusement.

Oui, on comprend nos héros : ils sont dans une galère monstre, je veux bien. Seulement, à regarder, ce n’est pas très palpitant. Les scénaristes s’en sont rendus compte en cours de route heureusement et ont lancé quelques zombies après nos héros. Il était temps, même si c’était une fois de plus très schématique pour la série d’avoir en milieu d’épisode une nouvelle situation à risques.

Bien sûr, comme à chaque fois, les héros s’en sortent sans trop de mal, tuent quelques zombies de plus et se servent des bras de leurs victimes pour avoir quelques torches supplémentaires. J’ai beaucoup ri de cette création de torches fabrication maison, c’était rigolo comme concept, je trouve. Après, je n’imagine pas l’odeur que ça doit avoir…

Dans tout ça, nos héros progressent vers un fossé à zombies et quelques rayons du jour, mais aussi vers des bâtons de dynamites qui nous permettent de savoir que ces personnages n’ont pas tous vus LOST. Après, il n’y a pas d’accident particulier et, heureusement, ils sont tous habitués à vivre dans des conditions extrêmes désormais.

Et alors qu’ils sont à ça de se sortir du pétrin, que fait Carol ? Elle prend quelques bâtons de dynamite et se tape un petit demi-tour qui n’a absolument sens, ou presque. En effet, elle décide de dynamiter toute la caverne pour s’assurer que l’armée d’Alpha ne pourra jamais lui servir. Cette armée, elle est dans la grotte, on a eu l’occasion de la voir à plusieurs reprises. Si l’idée de Carol est bonne, l’exécution est loin d’être brillante : elle n’est pas foutue d’allumer correctement la dynamite sans être à deux doigts d’y passer de manière conne.

Daryl la sauve une fois de plus, comme toujours, mais ça finit tout de même bien mal pour tout le monde. Cette idiote de Carol fait tomber son bâton de dynamite par accident, ce qui provoque l’éboulement d’une bonne partie de la caverne, comme elle le souhaitait. Le seul problème, c’est que tout le monde est encore dedans.

Ils se dépêchent donc d’en sortir, pour mieux tomber sur des Chuchoteurs qui avaient l’avantage… mais sont restés à distance, allez comprendre pourquoi. Daryl et Carol sont secourus par Connie et Magna… en théorie. En pratique, elles ne les retrouvent pas et le couple de meilleurs parvient à s’en tirer. En fait, tout le monde parvient à sortir de la grotte, sauf Magna et Connie. Franchement, c’est carrément naze, parce que la série fait une croix sur deux de ses nouveaux personnages les plus réussis…

Je doute franchement qu’elles soient mortes, mais en tout cas, la grotte a explosé pendant qu’elles étaient encore dedans et Carol en profite pour être ENCORE plus chiante (je n’aurais pas cru que c’était possible !) à se mettre à culpabiliser dans une crise de larmes bien relou qui soule absolument tout le monde. Mon dieu, on dirait Clary de Shadowhunters dans sa dernière scène. Bref, ce n’était pas glorieux… mais au moins, j’ai bien aimé la réaction d’Aaron et, surtout, de Daryl – il se met en tête de chercher un nouvel accès à la grotte pour venir au secours de Connie (clairement, Magna, il s’en contrefout, non ?).

Pendant ce temps, au campement d’Alpha, la dirigeante informe ses seconds de la présence d’espions au-delà de la frontière. Si elle a paru calme devant eux, elle est en fait plutôt énervée de les savoir si proches d’elle et si proches de trouver ce qu’ils voulaient – ça lui confirme qu’elle est épiée. Eh, ça ne l’empêche pas de papoter un peu avec Negan pendant qu’elle pisse tout ça.

Ouep, il la contacte à ce moment-là pour lui expliquer tranquillement qu’il y a de fortes chances que l’espion qu’elle recherche soit en fait dans son campement ; parce que c’est ce que Rick lui avait fait avec Dwight. Ah, Fear the Walking Dead me manque. En tout cas, tout ce que Negan gagne en échange de ses conseils, c’est de finir dans la fosse à excréments des Chuchoteurs. Trop aimable cette Alpha. Allez comprendre comment, cela dit, sa veste en cuir survit sans le moindre problème.

Elle comprend toutefois que l’espionne est possiblement une traîtresse, surtout quand elle voit que Gamma ne revient pas de la mission d’exploration où elle a été envoyée. Elle demande donc à Beta de s’occuper de la retrouver, tout en emmenant Negan en promenade. Oui, c’est un peu son nouveau chien de compagnie, quand même. Du coup, elle lui demande ensuite de se foutre à poil, parce que pourquoi pas.

Une fois qu’il est nu, elle lui demande de se rincer l’œil : il se retourne pour mieux découvrir qu’elle est nue elle aussi, à l’exception de son masque. Oui, oui, Alpha veut coucher avec Negan pour le récompenser d’avoir balancé Gamma, mais elle veut coucher avec lui en gardant son masque, parce que c’est sa vraie peau. Et il paraît même que ça excite Negan ? Non, mais au secours, qu’est-ce que c’est que cette scène ? L’érotisme est mort à jamais avec cette scène ! En plus, ils sont crades, ils puent et ils gardent leurs chaussettes. Rien ne va. RIEN NE VA. Tequi disait vouloir se passer les yeux à l’acide… je la comprends !

> Saison 10

This is us – S04E14

Épisode 14 – The Cabin – 18/20
L’épisode est assez lent dans sa mise en place, quand bien même les épisodes précédents étaient là pour ça et quand bien même on avance dans celui-ci de manière assez vive. Cependant, une fois qu’on est vraiment plongé dedans, l’ambiance est celle que l’on attend de cette série : il est difficile de retenir ses larmes par moments, les personnages font tous preuve d’une force magistrale et le montage révèle à merveille toutes les émotions du scénario. Bref, c’était superbe, comme toujours.

> Saison 4


Spoilers

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Care to join me in 520 pieces of pure meditative bless?

Je sais que ça ne se voit pas tellement vu que je le vois en retard, mais j’étais très impatient de regarder cet épisode, et je profite d’une pause dans un week-end à 100 à l’heure pour me le visionner bien rapidement, ce qui n’est probablement pas une bonne idée car je suis sûr qu’il va me dévaster. Je suis dans de bonnes conditions pour voir ce genre d’épisode, cela dit, puisque je suis très heureux de mon week-end. C’est déjà ça de bonne humeur pris avant d’être déprimé par cette série, non ?

L’épisode commence dans le passé avec Jack insistant pour mettre au point une capsule temporelle familiale dans le chalet de vacances… Kate n’ayant pas d’emploi quand la maison a cramé, pourquoi personne n’a pensé à aller vivre là-bas pour avoir le temps de se retourner ? Elle a l’air plutôt cool. Ah les problèmes de riches ne voyant pas les solutions les plus évidentes !

Toujours est-il que les trois adolescents (je pense qu’on peut dire qu’ils sont adolescents maintenant ?) ne sont que moyennement emballé par la capsule temporelle… même si ça révèle encore et toujours les caractères de tous, avec un Randall stressé de chercher ce qu’il peut bien enterrer. Ce n’est pas le seul à y réfléchir, parce que les parents aussi hésitent sur l’objet qu’ils peuvent y mettre, rêvant déjà du futur où ils pourront déterrer cette capsule et de la magnifique maison qui s’y trouvera.

Plus loin dans le futur, on retrouve Kate et Marc arrivant dans ce même chalet, alors que Rebecca essaie de calmer ses fils qui sont très remontés après Marc, sans même savoir ce qu’il s’est vraiment passé. Malheureusement pour eux, ils ne peuvent pas se rendre au chalet aussi vite que prévu, parce qu’avec la neige, la route est bloquée. Cela laisse donc le temps à Kate d’être seule avec ce connard de Marc qui, pour cette fois, se comporte à peu près amoureusement avec elle… mais pas avec le mug de son père.

Il s’amuse à faire semblant de le casser, soi-disant par accident. Casser la tasse de son père, ce n’est vraiment pas la meilleure idée du monde et ça énerve aussitôt Kate, évidemment. Elle décide d’aller faire un tour, sous la neige, mais il la laisse alors en-dehors de la maison, parce que c’est fun de la punir d’avoir un caractère et une vie en-dehors de lui, quoi. L’angoisse est tellement totale avec ce mec !

Le lendemain matin, Rebecca et ses fils débarquent, prétextant être inquiets à cause de la tempête qui a eu lieu durant la nuit. Oh, Kate parvient à vivre dans les illusions un temps, mais comme elle a dû casser une fenêtre pour rentrer la nuit précédente, ça ne peut pas durer bien longtemps. Randall est celui qui comprend le premier le problème, brillant comme il est ; et la révélation finit par être vraiment bien prenante. J’ai adoré la scène, avec une Kate honteuse qui ne veut pas vraiment que sa famille sache la vérité, même si on voit qu’elle n’a qu’une envie, c’est cela.

Bref, il n’a fallu que quelques mois pour qu’elle tombe dans la putain de routine des femmes battues, culpabilisant de ses erreurs (soi-disant) et protégeant son agresseur jurant qu’il l’aime. La pauvre, c’est horrible… Heureusement, Rebecca est capable de calmer ses fils quand ils découvrent la vérité et de virer Marc de la maison. La scène est parfaite, Rebecca est absolument brillante durant celle-ci, faisant preuve d’une force et d’une rage calme de défendre sa fille qu’on lui connaissait déjà, mais qui est magistrale à voir. C’est ainsi que Marc sort de la vie des Pearson… en tout cas pour cet épisode, et j’espère pour toujours ; surtout que ça renforce les liens du trio et de leur mère.

Dans le présent, Randall hésite encore à se rendre au chalet avec son frère et sa sœur, mais Beth insiste pour qu’il y aille, voyant bien qu’il a besoin de ça, même si mentir à Kevin sur l’état de santé de sa mère ne sera pas des plus simples. Et puis, je ne sais pas, conduire avec un plâtre, ça ne doit pas être évident non plus, mais l’épisode nous éclipse totalement ce problème.

De son côté, Kevin se voit forcé de réveiller Madison pour pouvoir faire sa valise, et il découvre alors l’humour particulier de Madison qui propose de dire à Kate qu’ils tombent amoureux l’un de l’autre. La tête de Kevin était plutôt marrante, mais bon, je trouve quand même toute cette relation n’est pas super bien gérée.

En parallèle, Kate nous démontre un bel exemple de charge mentale puisque c’est elle qui gère totalement tout pour son bébé, même quand elle n’est pas là : elle donne toutes les explications à Toby. Ouais, il a vraiment besoin de passer du temps avec son fils s’il n’est même pas fichu de savoir où est sa nourriture, franchement. Tu m’étonnes que Kate veuille le prendre avec lui pour ses quelques jours de vacances.

Il n’empêche qu’on en arrive très vite aux triplés quasi-quarantenaire qui passent du bon temps ensemble dans le chalet, avec Randall faisant un puzzle de 520 pièces représentant leur famille quelques années plus tôt et l’électricité qui claque. Ambiance film d’horreur, sérieusement ; surtout que Kevin n’arrive pas à remettre le courant, qu’il n’a aucune idée de l’état de santé de sa mère, qu’ils sont entre frères et sœurs ou encore qu’ils sont tous dans un état de nerfs peu agréables. Je veux dire, entre Kate qui ne peut plus avoir de news de son fils et Randall de l’état de sécurité de sa maison… c’est l’angoisse la plus totale.

Ils se rendent donc tous les trois en ville pour téléphoner et prendre des nouvelles du monde, même si Kevin est plutôt d’humeur à éviter le monde extérieur. Ce n’est pas une grande réussite, puisque Madison a laissé trois merveilleux messages vocaux à Kate pour expliquer qu’elle a couché avec Kevin, malgré leur accord. C’est totalement abusé, mais ça permet de rire un peu… même si on sait que c’est une graine de plus pour le week-end de l’angoisse absolue qu’ils traversent.

De retour au chalet, les mensonges des uns et des autres commencent à se voir de plus en plus, avec Randall découvrant la vérité sur Kevin/Madison et Kevin découvrant vite le secret de sa mère, bien caché par son frère et sa sœur. La tension monte rapidement d’un cran, accentuée par le huis-clos forcé. Kevin finit par s’isoler à l’extérieur, et Randall et Kate sont forcés de finir le puzzle seul.

Comme il ne leur manque finalement qu’une pièce – l’œil de leur père – ils comprennent qu’ils doivent rejoindre leur frère pour déterrer la capsule temporelle… Ben oui, c’est dans le sac de Randall que se trouve la pièce manquante, parce qu’il ne savait tellement pas quoi mettre dans celle-ci que pour parer son anxiété, Kevin avait pris la décision, pour lui, d’y mettre cette pièce. Il n’y a que Randall qui faisait ce puzzle de toute manière…

C’était sympa, plus que Kevin ayant mis une photo de lui et Sophie ou que Kate ayant mis une lettre de choses débiles à accomplir dans sa vie. Il reste alors les sacs de leurs parents, dans lesquels se trouvent un plan de leur maison de rêve et une cassette audio. Cette dernière contient un message de Jack enregistré en 1993… Oh.

C’était hyper prévisible, évidemment, mais ça fonctionne quand même beaucoup trop bien d’avoir Jack laissant un message à ses enfants, surtout quand le montage a la bonne idée de nous remettre la musique triste de l’épisode de la mort de Jack… comment voulez-vous que notre cœur ne soit pas brisé par cette conclusion ? Comment ne pas se réconcilier suite aux beaux conseils de Jack envers ses enfants ? Ils finissent tous les trois par pleurer devant ce fragment du passé rappelant une fois de plus que Jack est vraiment le père parfait.

Au moment de partir du chalet, tout le monde est donc réconcilié et Kevin comprend pourquoi son père voulait absolument fabriquer une maison à cet endroit. Sans surprise puisqu’on pouvait déjà la reconnaître sur le dessin vu en début d’épisode, il s’agit évidemment de la maison dans laquelle il vivra dans le futur qu’on connaît déjà… juste au-dessus du chalet : c’est probablement dans celui-ci que se repose Rebecca. Quant à Kevin, quand il rentre chez lui dans le futur, c’est pour mieux tomber sur Beth. Bien : le terrain est préparé pour le dernier épisode de la saison…

En parallèle, on suit évidemment Toby gérant bébé Jack avec plus ou moins de succès… jusqu’à ce que le nourrisson s’étouffe. Ce devrait être vraiment la panique pour tout le monde, mais ça ne l’est que pour Toby, parce qu’on sait qu’il grandira bien notre bébé Jack, finissant par être un beau gosse sachant chanter, quoi.

Il n’empêche qu’on est rassuré avec Toby d’entendre le médecin dire que tout va bien, et que c’est touchant d’enchaîner sur une chaîne où Toby se met à jouer à Star Wars avec son fils, lui racontant toute l’histoire et le couvrant de baiser.

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