Orphan Black : The Next Chapter (S01)

Synopsis : Cela fait huit ans que le projet LEDA a été démantelé pour de bon, mais tout ne va pas si bien…

Saison 4 Saison 5 

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Pour commencer, il va falloir être indulgents, c’est la première fois que je me lance dans le commentaire d’un audiobook. Seulement voilà, c’est Orphan Black, je ne pouvais pas ne pas en faire un article, surtout que je l’avais à peine évoqué sur le blog il y a un mois lors de l’annonce de ce nouveau projet, frustré de l’annulation du comic annoncé en grandes pompes l’année d’avant. Bref, c’est sans la moindre surprise que je me suis décidé à acheter l’accès à l’intégrale de ce podcast/audiobook sur SerialBox. C’est la première fois que je craque, alors que ce n’est pas la première histoire du site qui me tente. Maintenant que j’ai craqué, ça sent mauvais pour le portefeuille à long terme…

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Pour rappel, cet audiobook est une sorte de saison 6 tout ce qu’il y a de plus officiel, lu par Tatiana Maslany qui incarne avec brio une multitude de voix (encore !) et qui nous embarque dans une toute nouvelle histoire, quelque temps après la fin de la série et de sa saison 5. Contrairement à d’habitude, j’ai écouté le premier épisode avant d’écrire l’introduction, alors il est difficile de vous décrire exactement mon sentiment avant de commencer. Je crois que le meilleur mot serait « surprise », parce que j’avais totalement oublié que ça devait sortir aujourd’hui. Seulement, j’ai quand même eu à attendre toute la matinée avant de me l’écouter dans le train.

Pas les meilleures conditions ? Peut-être bien. Heureusement, le texte écrit est également disponible, alors ça allait. Avant de me lancer dans les résumés/critiques, notons tout de même qu’on est sur un anglais assez littéraire, à l’image de la série, donc ce n’est malheureusement pas à la portée de tous je pense. Après, en s’accrochant, on peut tous faire des miracles j’en suis sûr ! Avec un peu de chance, une version française du texte verra le jour… un jour.

En attendant, je peux déjà dire que j’ai adoré : ils ont racheté les droits du générique pour directement nous immerger dans la série (et ça a marché avec directement des frissons !), le texte est super bien écrit et le tout est lu par Tatiana Maslany, alors forcément, c’est génial. Elle me bluffe toujours autant à passer d’une voix à l’autre. C’est un peu étonnant tout de même de l’entendre faire toutes les voix ; j’aurais presque aimé qu’ils embauchent d’autres acteurs pour lui donner la réplique quand il ne s’agit pas d’un clone… mais bon.

Parmi les choses les plus bluffantes, le premier chapitre suit d’abord un premier point de vue de personnage, avant de changer pour un deuxième personnage. Et bien, même au changement de narrateur, j’ai eu l’impression que Tatiana changeait de voix. Bon, et puis bien sûr, c’est toujours aussi dingue de reconnaître à la voix les clones que l’on connaît déjà… Et même, en fin de chapitre, un autre personnage que l’on connaît déjà et dont l’imitation par Tatiana Maslany est elle aussi bluffante. Franchement, ce projet n’aurait aucun sens sans elle, mais alors avec elle à sa tête, wow !

Chapitre 1 (1) – Our Needs To Shape Us (part. 1) – 17/20
C’est quelque peu difficile de noter, car je ne suis pas habitué du tout au format, qui est plus lent que celui des séries du côté de l’action, alors que ce premier épisode fait 32 minutes (+4 de présentation)… Cela dit, j’ai déjà eu des frissons de nostalgie et je me sens totalement embarqué dans la nouvelle histoire proposée, alors c’est bien parti !
Chapitre 1 (2) – Our Needs To Shape Us (part. 2) – 18/20
Ce nouveau chapitre est la suite directe du premier, permettant de mieux cerner les enjeux de cette suite et de lancer l’intrigue dans de nouvelles directions, plus précises cette fois. Le style y est toujours fluide et l’on passe d’un personnage à l’autre avec beaucoup de plaisir. Cette deuxième semaine nous confirme qu’il s’agit d’une petite réussite, quoi.
Chapitre 2 – Dogged in Denial – 19/20
C’est tout simplement brillant : les points de vue se multiplient cette semaine dans un chapitre beaucoup plus que les deux segments précédents qui n’en formaient en fait qu’un seul. Cela permet de retrouver les intrigues tentaculaires de la série : tout se superpose et l’intrigue de la série originale fait presque pâle figure par rapport à la complexité de tout ce qui se déroule durant cette heure d’écoute. Les choses avancent vite et je suis totalement à fond.

Orphan Black : The Next Chapter – S01C01 (1)

Chapitre 1 – Our Needs To Shape Us (part. 1) – 17/20
C’est quelque peu difficile de noter, car je ne suis pas habitué du tout au format, qui est plus lent que celui des séries du côté de l’action, alors que ce premier épisode fait 32 minutes (+4 de présentation)… Cela dit, j’ai déjà eu des frissons de nostalgie et je me sens totalement embarqué dans la nouvelle histoire proposée, alors c’est bien parti !

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Teaser : Dans les quatre minutes présentant cette nouvelle histoire, nous suivons un tout nouveau clone, Vivi, qui semble être une espionne. Elle est en train de fouiller le bureau d’un certain docteur Sturgis qui, malheureusement, surgit et la surprend. Qu’à cela ne tienne, elle décide de jouer la carte de la couverture et de se faire passer pour… Cosima ! Et si ça prend un temps, Sturgis finit par comprendre qu’il parle à un clone du Dr Niehaus, alors même que Vivi n’est pas au courant pour les clones, pensant juste que Cosima est une femme lui ressemblant beaucoup.

Le premier chapitre : Quelques temps avant, mais plusieurs années après la fin de la série, Vivi Valdez est en planque dans un immeuble d’où elle observe le bâtiment d’en face, le siège du GRIT. Le GRIT, c’est une société de recherches génétiques (ça me rappelle quelque chose dis donc), et Vivi surveille leur Directeur de Recherches, notamment grâce à des caméras lui montrant le bureau du Docteur Nathaniel Sturgis, qui est donc le Directeur en question. L’introduction est un peu longue honnêtement, surtout s’il n’y avait pas eu le prologue, car on ne sait pas immédiatement que Vivi est un clone.

Elle entre ensuite en conversation téléphonique avec un collègue espion, Arun. Des infos que l’on glane sur Vivi, elle travaille pour le FBI et est en infiltration au Canada pour enquêter sur GRIT, qui est une entreprise qui inquiète les USA. Bien que le Canada soit un pays allié, les américains soupçonnent GRIT d’être derrière la propagation d’un étrange virus qui ne touche que les familles des agents (du FBI ?). C’est gênant.

Finalement, Vivi raccroche lorsqu’une femme entre dans le bureau de Sturgis. Et cette femme, c’est le docteur Niehaus. Pendant que Vivi fait tout un tas de recherche sur cette femme dont elle ne trouve pas la photo (forcément), nous suivons la conversation entre Sturgis et Cosima. Il y est question de génétique, évidemment, mais aussi du CV tout ce qu’il y a de plus banal de notre scientifique préférée. Le problème, c’est qu’elle a omis de parler de ses quelques mois au sein de DYAD dedans, et que c’est précisément ce qui intéresse Sturgis.

Cosima, elle, n’est pas bien fan du monsieur, qui semble essayer de la charmer (bon courage) tout en voulant la recruter sur un projet secret qui intéresse particulièrement Vivi – on sent bien que le GRIT est louche. Le pire, c’est encore quand Sturgis propose à Cosima d’imaginer tout ce qu’ils peuvent faire avec la technologie de DYAD, mais huit ans plus tard. Bon, c’est un peu longuet comme « scène », mais Cosima finit par planter là Sturgis, n’appréciant ni ses méthodes de recrutement, ni son discours. Tu m’étonnes.

De son côté, l’intérêt de Vivi est piqué à vif par cette conversation – on notera que Vivi a des origines hispaniques et des réminiscences d’espagnol assez drôles. Par conséquent, elle décide de sortir de son bâtiment pour aller voir à quoi ressemble exactement ce Dr Niehaus qu’elle vient d’entendre et qui l’intrigue, parce qu’elle formait un simple tas de pixels sur son écran.

Vivi se cache une partie du visage – ça passe dans le froid canadien – avant de s’approcher de Cosima, pour se faire discrète. Ce qu’elle voit lui glace le sang : Cosima lui ressemble comme deux gouttes d’eau (sans déc !). Apeurée, Vivi se barre en courant, mais déstabilisée, elle a quand même bousculé Cosima au passage… Cela me rappelle tellement le pilot de la série avec Beth/Sarah, c’est une vraie bonne idée cette scène !

On change alors de perspective : tout le début de l’histoire nous été raconté du point de vue de Vivi ; passons donc à Cosima. Elle est d’abord inquiète d’avoir peut-être eu affaire à un pickpocket, tout en étant toujours énervée d’avoir eu à gérer Sturgis. Bon, elle est aussi inquiète de ce qu’il peut savoir d’elle et LEDA s’il connaît DYAD. Toutefois, Cosima est tirée de ses pensées par un appel de… Sarah !

C’est parti pour le fan-service : Sarah annonce à Cosima que Kira va lui rendre visite et rester dormir chez elle et Delphine, parce que la petite (plus si petite) ne supporte pas que Sarah et Cal (!!) essaient une fois de plus de remettre le couvert se réconcilier. Wait what ?

On ne sait pas où était passé Cal, mais cet audiobook nous informe donc qu’il est toujours en vie et toujours amoureux de Sarah, refermant du même coup une interrogation restée ouverte à la fin de la série. Sans trop de surprise, Cosima et Delphine sont toujours ensemble. Il est plus surprenant d’apprendre au détour de la conversation que Felix est toujours avec Colin en revanche ! Quant à Alison et Donnie, ils vivent toujours en banlieue, dans une maison difficile d’accès en transport.

En parlant de transport, Cosima est toujours à vélo, elle. Et ça ne l’arrange pas d’avoir la visite de Kira, puisqu’elles reçoivent déjà avec Delphine, celle de… Charlotte ! La petite clone a bien grandi et est désormais à l’université, forcément, ce qui fait que la conversation avec son père adoptif s’encroûte un peu parfois et qu’elle préfère parler à Delphine et Cosima. Tu m’étonnes. Son père adoptif ? Art, bien sûr !

Voilà donc pour le fan-service : pas de changement en huit ans, même si on n’a pas encore de traces d’Helena dans cette histoire. Une fois rentrée chez elle, une grande maison victorienne en reconstruction, Cosima se rend directement auprès de sa femme (!), Delphine, pour lui raconter sa journée. Elle ne le fait qu’à demi-mot, proposant plutôt de lui parler dehors. Le mieux ? La narration nous rappelle à plusieurs reprises que Cosima craque totalement pour le sourire de Delphine, et ça pue l’amour cette fin de chapitre !

Oui, désolé, mais on arrive déjà à la fin – je vous l’avais bien dit qu’il se passait moins de choses que dans une série (mais quand même, il y a déjà de quoi digérer !). Avant ça, toutefois, Cosima se rend compte qu’elle avait totalement oublié qu’il s’agissait de leur anniversaire (de mariage, je suppose), contrairement à Delphine qui s’est défoncée pour lui faire un bon petit plat à manger autour des bougies devant leur photo de mariage, prise par Felix. On reste sur un happy end pour ce premier chapitre, mais plusieurs pistes sont à explorer, surtout qu’on a confirmation qu’en huit ans, le couple a parcouru le monde pour vacciner tout un tas de clones… J’ai tellement hâte !

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Grand Hotel – S01E13

Épisode 13 – A Perfect Storm – 18/20
C’est sans surprise qu’il y a des surprises dans ce dernier épisode de la saison qui apporte un ensemble de réponses plus ou moins satisfaisantes aux questions posées par la série. J’espère une saison 2 car il y a, comme prévu, largement de quoi la faire. C’est une série estivale que j’ai beaucoup aimé et que j’aimerais vraiment retrouver l’an prochain. Je croise les doigts !

> Saison 1


Spoilers

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Is my sister dead ?

Allez, je tiens à commencer cet article par un grand merci adressé à la SNCF : rentré plus tard que prévu chez moi, je le commence avec une heure de retard ; et une heure à attendre de pouvoir regarder un season finale en étant bloqué dans les transports, c’est long ! Après, on s’étonne que je prenne du retard dans mes visionnages…

Cet épisode reprend par une scène d’action un brin gênante avec Danny ayant Gigi en otage dans une chambre de l’hôtel, couteau en main. Santiago n’hésite pas à défoncer la porte pour protéger sa femme, puis à menacer de passer Danny par-dessus la balustrade du balcon. Décidément les balcons dans cette série…

Plus tôt dans la journée, Alicia s’est réveillée au côté de Danny, pour découvrir qu’elle n’a pas fait un cauchemar, mais que si, Jason est bien son frère. Bon, d’accord, ce n’est pas ça le cauchemar. En revanche, elle découvre aussi que Sky et Yoli sortaient ensemble, ce qui était assez marrant, parce qu’elle se rend ensuite au petit-déjeuner où elle se fait servir par son demi-frère en essayant de parler à Yoli de son ex.

C’était assez marrant, surtout que c’est le petit-déjeuner que choisissent Santiago et Gigi pour annoncer que son testament a été changé. Les jumelles sont ravies, mais Alicia est vraiment perturbée d’entendre Santiago dire qu’il est heureux de vouloir protéger tous ses enfants au cas où il viendrait à mourir.

Bon, Santiago n’a pas le temps de se préoccuper d’Alicia cela dit, parce qu’il doit encore gérer Mateo qui a une copie de la caméra de sécurité de la nuit de l’ouragan montrant Gigi couverte de sang. Cette nuit-là, Santiago a retrouvé sa femme dans son dressing et a juré qu’il la protègerait quoiqu’il arrive. Bon, en revanche, ça sent mauvais pour Sky, puisque Gigi dit que l’autre femme avec qui elle était est morte. C’est un peu trop simple comme révélation et je suis d’autant plus sceptique qu’elle ne dit pas exactement l’avoir tuée…

Bien sûr, cet épisode reprend aussi le cours de l’intrigue entre Javi et Ingrid, avec un Javi qui a envie de boire de l’alcool et qui aime bien Ingrid, encore et toujours. Cela dit, Javi rencontre Roxane au bar de l’hôtel, une autre alcoolique anonyme qui ne prend pas trop au sérieux sa cure. La preuve ? Elle propose à Javi de coucher avec lui – et il ne résiste pas – puis boit un peu d’alcool, discrètement. Bon, là, on nous prépare le terrain pour une saison 2.

Avant ça, revenons-en aux mystères de cette saison 1. Alicia prend enfin le temps de venir parler à Yoli, mais elle le fait avec Danny, qui révèle donc à la jumelle qu’il est le fameux petit frère de Sky dont elle a tant entendu parler. Yoli révèle ainsi tout ce qu’elle sait – il était temps ! – de la disparition de la cuisinière de l’hôtel – et pour elle, ce n’est pas une disparition.

En effet, quelques jours avant, lors d’un rencard, elle lui a montré le dressing de Gigi, et son coffre-fort. À l’intérieur de celui-ci, alors que Yoli ne regardait plus, faisant confiance à son amante, Sky s’est rendu compte qu’il y avait un compartiment secret. C’est dans ce compartiment secret que Sky a découvert la fameuse lettre – et Gigi s’en est vite rendue compte. Elle a accusé Sky d’avoir volé un bijou, expliquant pourquoi Yoli en veut tant à Sky : elle pense qu’elle s’est barrée avec le bijou de Gigi. Forcément, ça ne donne pas envie d’en parler gentiment.

En sortant de la chambre de Yoli – où il a vite compris que Sky avait trouvé la lettre et non un bijou, Danny s’aperçoit soudainement qu’il a trois appels manqués de Sky. Malheureusement, ce n’est pas sa sœur à l’autre bout du fil, mais une des réceptionnistes de l’hôtel. Le téléphone a été déposé aux objets perdus, des mois après l’ouragan. Le timing est un peu gros, mais admettons. Sur ce téléphone, Danny et Alicia apprennent, grâce à un message vocal, que Santiago n’a jamais été mis au courant que Jason était son fils. En effet, Sky s’est enregistrée parler à Gigi de tout ça, et comme cette dernière n’était pas au courant qu’elle était enregistrée, elle en a un peu trop dit.

Pas de bol, Alicia et Danny sont alors interrompus par Santiago qui, au cours de la journée, a découvert que Danny travaillait avec la police alors qu’il cherchait de quoi prouver que Mateo bossait pour Theresa. À mener sa propre enquête, Santiago finit par découvrir dans le casier de Danny le dossier de la police sur Sky. Il pense aussitôt qu’il est flic et a pour but de faire tomber Gigi.

Heureusement, sentant Santiago sur leurs traces, Alicia a proposé à Danny d’agir immédiatement s’il voulait la vérité. C’est ainsi qu’il se retrouve à interroger Gigi pendant la soirée, comme on l’avait vu en début d’épisode. Le couteau ? C’est Gigi qui a voulu s’en prendre à Danny pour ne pas avoir à lui raconter la vérité sur Sky !

Cela dit, elle est bien forcée de le faire quand il n’a aucun mal à la désarmer. C’est ainsi qu’on découvre que si Santiago n’est pas au courant de la lettre de suicide de Beatriz, Mrs P l’est. En flashback, elle coupe donc l’accès de Sky aux portes de l’hôtel et Gigi se met à la chercher partout. Pas étonnant que Sky se retrouve à fuir dans l’hôtel, inquiète pour sa sécurité. On en revient à l’intrigante course poursuite du pilot, mais on n’obtient toujours pas la vérité sur sa mort.

Dans le présent en revanche, quand Santiago intervient et s’apprête à tuer le frère de Sky, qui se révèle enfin comme tel à son patron, Gigi révèle qu’elle n’a pas tué Sky. Et voilà donc Danny qui révèle alors toute la vérité, donnant la lettre de Beatriz à Santiago. Ouais, c’est vraiment le verbe de cet épisode, « révèle », je n’arrête plus de l’utiliser, désolé.

En tout cas, Danny apprend de Gigi que sa sœur est bien morte – putain, je suis dégouté !, même si Gigi ne l’a pas tuée. Et si ce n’est pas elle, c’est évidemment du côté de Mrs P qu’il va falloir aller chercher. Quant à la lettre, bien évidemment, Gigi révèle qu’elle a toujours voulu dire toute la vérité, mais qu’elle n’en a jamais eu la force. C’est un peu simple franchement.

Pendant ce temps à l’hôpital, Mrs P et son mari obtiennent de mauvaises nouvelles de la part du médecin. Celui-ci est évidemment inquiet de l’état de santé bien mauvais du mari. Ingrid ne sait décidément pas quoi faire de sa vie depuis qu’elle a perdu son bébé : toujours à flirter avec Javi qu’elle évite, elle aimerait bien finir aussi avec Jason. Pas de bol, celui-ci est toujours avec Vanessa.

Après tout ça, la journée de Mrs P prend un nouveau tournant : elle reçoit la visite de Danny et Alicia, après la confrontation entre Danny et Gigi. Elle pense qu’Alicia est là pour la soutenir, mais c’est loin d’être le cas. Elle veut des explications : après des années à blâmer Gigi, elle comprend que celle qui est responsable de la mort de sa mère n’est autre que Mrs P, dont elle a toujours été très proche.

En parallèle, Danny confronte donc le meurtrier de Sky… qui n’est autre que Malcolm, le mari de Mrs P. Je suis bien triste que ce soit lui, en plus. J’étais parti pour détester Mrs P, moi, je trouvais ça bien de nous faire détester un personnage qu’on adorait. Au lieu de ça, c’est donc Malcolm, mais le problème, c’est que je n’en ai rien à faire de Malcolm moi. Le flashback nous révèle toute la vérité : c’est Malcolm qui a débarqué derrière Sky et a décidé de la tuer alors qu’elle avait réussi à désarmer Gigi (faut qu’elle arrête d’avoir des armes en main, ça ne lui réussit pas) et braquait désormais Gigi pour qu’elle aille avouer la vérité à Santiago.

Mouais. Il lui donne un coup dans le crâne et elle perd du sang, beaucoup de sang, mais personne ne vérifie si elle respire encore. Dans les séries, on sait ce que ça veut dire ça ! Si dans le présent, Danny ne pardonne pas Malcolm, il décide de ne rien révéler à personne du meurtre de Sky, parce qu’il ne veut pas blesser son ami Jason. Quant à Jason, il continue donc de vivre dans l’ignorance, comme son père biologique. Ben oui, Jason est né prématurément de six semaines, ce qui fait que Santiago ne s’est jamais posé la moindre question sur sa possible paternité. C’est gros, mais admettons.

Après sa confrontation avec Alicia, Mrs P revient donc auprès de son mari et décide de lui avouer la vérité, enfin… donc il choisit ce moment pour lui dire qu’il est au courant depuis le départ.

Maintenant que toutes les réponses sont tombées, Malcolm peut mourir en paix. La fin d’épisode reprend quelques temps plus tard à l’enterrement de Malcolm avec un éloge fait par Jason qui est à peu près le seul à ne pas savoir que son père n’était pas son père. Santiago culpabilise et décide de proposer à Jason de venir dîner avec lui. C’est bête.

Après cette cérémonie, on peut à nouveau préparer le terrain pour la saison 2. Ingrid se rapproche à nouveau de Javi, pour découvrir qu’il est en couple avec… sa mère, Roxane. C’est merveilleux.

Mateo ? Il est viré malgré tout. Santiago refuse de travailler avec lui. Mateo le fait chanter ? Très bien, Santiago décide de faire pareil. De son côté, Carolina révèle qu’elle a dit toute la vérité sur l’héritage de Santiago à venir quand il mourra. C’est très mauvais signe pour lui : il se fait beaucoup d’ennemis d’un coup, avec Mateo et Felix. La fin de saison décide en tout cas de nous réconcilier Ingrid et Mateo. Elle n’aura vraiment pas su quoi faire de la saison !

Oh, quant au testament de Santiago, il change à nouveau pour inclure Jason, n’en déplaise à Santiago. Ouep, Santiago est sûr que Gigi était intéressée par l’argent de l’héritage maintenant.

Dans tout ça, Danny doit aussi faire le deuil de sa sœur, évidemment. Il se rend donc sur la plage avec Alicia pour jeter son briquet à la mère. Je comprends l’intérêt de vouloir une cérémonie d’adieu, mais c’est triste de jeter un de ses seuls souvenirs matériel quand même. La saison se termine en tout cas sur un baiser entre Dany et Alicia, devant un écran vert de l’océan venant à eux.

Bon, ce n’est pas tout à fait juste : Mateo décide de quitter le lit qu’il partage avec Ingrid pour faire une dernière erreur… Au moment où Santiago appelle Mrs P pour lui dire qu’il veut lui parler et révéler la vérité à Jason.

C’est donc sans la moindre surprise après cet épisode qui construit tout ce qu’il faut pour en arriver là que le cliffhanger de cette saison voit Santiago être tué (ou en tout cas gravement blessé) par balle dans le couloir de service de l’hôtel. Comme il serait trop simple que Mrs P (le secret), Mateo (la revanche), Gigi (l’héritage avant que le testament ne change !) ou Felix (le testament) soient les coupables, je vais parier sur Sky, parce que se payer une telle actrice pour à peine trois épisodes ça ne colle pas, ou sur la mère d’Ingrid, même si le motif m’échappe encore, évidemment. Plein de possibilités.

> Saison 1

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EN BREF – La série remplit parfaitement son contrat de grand divertissement de l’été, en étant le soap qu’il manquait à nos vies. Les formules utilisées dans la série sont toutes bien connues des sériephiles, mais ça fonctionne toujours aussi bien ces dramas familiaux avec des rebondissements constants et des secrets de famille bien gardés jusqu’à ce qu’une caméra décide de nous les révéler.

Côté casting, la série s’en tire bien ; côté écriture, ça coule tout seul d’un épisode à l’autre et le rythme a été bon tout du long. Autrement dit, j’espère vraiment beaucoup qu’on aura une saison 2 à présent. La chaîne ABC ne s’est pas encore prononcée, mais l’actrice interprétant Gigi a posté un tweet qui ressemble un peu trop à mon goût à un adieu. Ce serait dommage, parce qu’il y a du potentiel pour une saison 2 – et sûrement pour plus après.

En tout cas, si saison 2 il y a, je continuerai d’être friand de ce guilty pleasure, moi !

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> Saison 1

The Affair – S05E03

Épisode 3 – 15/20
Avec cet épisode, je trouve qu’on repart de manière plus classique sur ce qu’est la série, avec beaucoup de questions qui se posent sur les changements de point de vue, encore et toujours. Ce n’est pas mal du tout, surtout qu’en cinq ans, j’ai pris l’habitude et que je m’amuse à me demander quels seront les changements à venir pour tenir sur les segments qui m’intéressent le moins. Après, reste la particularité de cette saison, qui m’échappe totalement pour le moment.

> Saison 5


Spoilers

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You’ve come full-circle.

Part One : Noah – Mon dieu que j’aime la journaliste qui interroge Noah et lui met le nez dans sa merde dès le début de cet épisode, à lui expliquer qu’il n’est qu’un connard arrogant après tout. Bon, après, évidemment, on est du point de vue de Noah alors il est persuadé que ces critiques sont juste une manière tordue de le draguer. C’est un peu abusé, surtout qu’il enchaîne en se disant célibataire, sympa pour Janelle.

Bon, donc, remettons les choses en contexte : Noah se fait interviewer dans sa salle de classe par Petra Ranes, une jounaliste de Vanity Fair, puis se dépêche d’aller manger avec sa fille, plantant là le principal à qui il explique aussi qu’il va aller sur le plateau de tournage de son film. Est-il vraiment un bon professeur avec autant de choses à penser quand il est dans son établissement ? Un peu de frontières dans ta vie, Noah, ça ne te ferait pas de mal.

Bon, bref, Noah mange avec sa fille et en théorie son gendre, mais ce dernier met tout son temps à débarquer. Cela permet à Whitney de parler de son mariage avec Colin, qu’elle épouse juste pour qu’il ait un visa. Oh, Noah essaie bien de lui dire qu’elle n’est pas forcée de se marier, mais ce n’est pas comme ça qu’elle voit les choses, elle. Le repas est un peu gênant à voir donc, avec Noah qui critique les choix de vie de sa fille et Whitney qui en fait autant.

Après ça, Noah se rend donc sur le plateau de tournage et reçoit un appel de Janelle qui n’a jamais cherché à lui expliquer leur rupture. Ainsi donc, elle n’est pas revenue vers Noah depuis trois mois, mais cette fois-ci, elle l’appelle et lui demande de le voir le soir-même. C’est bien du point de vue de Noah ça, je suis sûr qu’elle lui a laissé plus de temps et qu’il a insisté pour que ce soit le soir même. On commence à le connaître le Noah, et après cinq saisons, je me sens vraiment piégé à essayer de voir ce que les points de vue sont censés apporter et changer.

Bon, sur le plateau de tournage, Noah retrouve Helen qui a désormais sa propre chaise et des envies de travail sur place. Rien que ça. Noah n’en apprend pas beaucoup plus, nous non plus, et il se retrouve rapidement à parler de banalités avec Helen, puis du film avec l’acteur l’interprétant et dirigeant le film. Celui-ci aimerait changer la fin et je n’aime pas bien vers quoi les scénaristes se dirigent : il propose donc de faire revenir l’avatar de Noah avec sa femme à la fin. Oh, Noah est contre, préférant dire que maintenant qu’il a tout détruit, le personnage ne peut revenir avec sa femme… sauf que vraiment, Sasha insiste pour un changement de la fin. Les scénaristes n’ont pas intérêt à nous faire ça, ce serait vraiment une fin ratée.

Après tout ça, Noah surprend Sasha et Helen dans la caravane de celui-ci, et Helen y est une véritable allumeuse puisqu’on est du point de vue de Noah. Comme celle-ci refuse aussi de redéménager à l’est des États-Unis, Noah s’imagine immédiatement qu’ils sont en couple et fait n’importe quoi sur le plateau… avant de se rendre chez Janelle, alors qu’il est déjà super énervé. C’est mal barré pour la suite.

Et ça ne rate pas : Janelle fait venir Noah chez elle parce qu’elle mène sa campagne électorale et que Carl, avec qui elle s’est remise définitivement, n’aime pas l’idée que sa relation avec Noah vienne entacher leur travail. Janelle était la boss de Noah, c’est vrai que ça le fait moyen, quoi. Noah se braque et se vexe, surtout que Janelle ne veut pas spécialement lui donner d’explications sur leur rupture. Bon, ce n’est pas comme s’il y avait grand-chose à dire en même temps. Elle a bien fait de le larguer et puis c’est tout.

Noah finit par se barrer pour se rendre au bar karaoké où Sasha a invité toute l’équipe, y compris Helen. Et forcément, Noah fait une petite crise de jalousie dans les toilettes du bar où Sasha se shoote, clairement. C’est génial parce que cette saison, les personnages font un peu voir à Noah ce qu’il est vraiment : un connard. Et Sasha n’y va pas par quatre chemins pour le lui faire comprendre. Moi, j’ai aimé ça.

Forcément, Noah se met à boire beaucoup trop et il finit par faire une crise de jalousie sur la scène du karaoké où il chante une chanson pour récupérer Helen et menacer Sasha. Et d’un coup d’un seul on est au petit matin et Noah se retrouve dans un diner avec le principal du lycée. Il découvre qu’il a réécrit les scènes demandées par Sasha et qu’il a totalement fait un blackout. Bref, il s’est ridiculisé et il découvre ainsi qu’il n’est plus le bienvenu sur le plateau. Hop, il se remet à péter un câble.

Part Two : Helen – De son côté, Helen commence cet épisode par un repas avec sa mère… celle-ci est fan de champagne et fan d’annoncer les mauvaises nouvelles à sa fille d’un bloc. Elle lui apprend donc que son père perd la tête, au point de ne plus savoir ce que sont les clés dans sa main. Il a une infirmière, Norene, et il meurt à petit feu. Ainsi, la mère propose à Helen de repartir vivre dans l’Est pour s’occuper de lui ensemble. Bon, Helen n’en a pas spécialement envie, bizarrement.

Sa journée est loin d’être simple en tout cas : quand elle rentre chez elle, elle retrouve Sierra avec son bébé en larmes dans ses bras. Le problème de Sierra, c’est qu’elle n’est pas une super mère : elle n’arrive pas à donner le sein au bébé qui hurle, et elle n’a pas dormi depuis trop longtemps. Helen prend les choses en main : Sierra se retrouve à dormir et le bébé à boire au biberon, même si c’est à l’encontre des croyances de Sierra.

C’est mignon comme tout de voir Helen avoir un vrai instinct maternel envers Sierra et ce bébé qui ressemble à Vic. Après tout ça, elle se rend compte que son fils est avec son copain, Brooklyn, dans le salon, à regarder un film de Sasha. C’est assez marrant, avec les deux adolescents qui l’interrogent immédiatement sur sa relation avec lui, qui justement choisit ce moment pour appeler Helen et lui dire qu’il veut s’acheter des meubles. Comme par hasard.

Pas le temps de vraiment lui répondre, cependant : Helen se rend compte que sa mère est particulièrement insupportable à vouloir tout contrôler, y compris le déménagement à venir dont Helen ne veut absolument pas. Elle finit donc par criser et se rendre sur le set où elle rentre directement dans la caravane de Sasha, bien plus habillé que dans le souvenir de Noah.

Cela dit, c’est bien lui qui débarque après ce petit entretien dans la caravane pour demander à Helen de parler à Whitney qui, selon lui, fait une erreur en se mariant. Bon, ce n’est donc qu’un connard, comme d’habitude, alors que dans son point de vue, cette demande a carrément disparu, franchement. L’abus est total, comme d’habitude.

En revanche, la relation Sasha/Helen est beaucoup plus intéressante dans ce segment, évidemment. Il demande ainsi à Helen de redécorer son appartement, tout en lui racontant un peu son passé et le deuil de Lily, sa fiancée. Seulement, ils sont interrompus par Noah énervé alors qu’il apprenait aussi à Helen comment dire non – un truc qu’elle a vraiment besoin d’apprendre à faire puisqu’elle a chez elle Sierra, son bébé et sa propre mère. L’angoisse.

Noah est énervé, cette fois, à cause de la réécriture du script, et il met fin à ce qui ressemblait beaucoup plus à un rencard que dans le souvenir de Noah. J’ai beaucoup ri de voir l’assistante que Noah pense être à fond sur lui le critiquer comme jamais. C’est fou comme j’ai beaucoup plus confiance en Helen qu’en Noah, c’est toujours pareil. En tout cas, le soir même, on se retrouve avec Noah qui est complétement pété et énervé. Il débarque donc chez Helen pour encore contrôler sa vie, et cette fois, elle dit clairement non.

Puis, elle rappelle Sasha.

Puis, elle couche avec (la scène était marrante).

Puis, elle dit non au déménagement à sa mère. Et ça aussi, c’était une fin assez marrante. Bref, Helen fait sa crise d’adolescente, hein.

Part Three : Joanie – Ce n’est pas fou ce segment. On retrouve Joanie découvrir que l’électricité est limitée dans ce coin de ville. Elle se rend donc dans un bar où elle se fait rapidement draguer par le barman qu’elle ramène chez son père pour coucher avec. On note qu’elle est perturbée par les photos de famille qu’elle trouve chez son père – avec plein de photos d’Alison (pourquoi est-ce si perturbant ?) – et que quand elle trompe son mari, elle veut du sexe masochiste, se faisant étrangler, puis sadomasochiste, à base de baffes. Etrange. Je ne comprends toujours pas à quoi ces passages dans le futur servent…

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