The Affair – S05E01

Épisode 1 – 16/20
On ne pourra jamais retirer à cette série la qualité du jeu de ses acteurs, mais ça n’empêche pas d’avoir des longueurs dont j’aurais pu me passer, notamment parce que je déteste le personnage de Noah. Il y a toutefois des surprises dans la construction de cet épisode et des scènes bien marquantes : clairement, j’ai aimé découvrir l’intrigue qui reprenait ce que j’avais adoré la saison passée et ça marche sacrément bien. Bref, du bon et du moins bon se côtoient dans un épisode de reprise qui ne permet pas encore de voir où ira cette dernière saison.

> Saison 5


Spoilers

501.png

Why him? And why not you?

Oh la la ce résumé de début d’épisode ! Il nous ramène dans l’ensemble de la série. Je m’attendais à un résumé de la fin de saison 4, pas à l’ensemble de la série. Finalement, en quelques secondes, cette histoire tenait, pas besoin de se farcir quatre saisons ! En tout cas, je me suis pris un sacré coup de vieux à revoir tout ça et j’ai été dépité à nouveau de l’accident de voiture de saison 2 et d’Alison en saison 4. Oh, et j’avais oublié la grossesse de Sierra j’avoue. Quant au nouveau générique (bizarrement plus long ?), eh bien, j’ai beaucoup aimé !

Part One – Noah : Comment j’ai pub oublier à quel point je n’aimais pas cet acteur – et ce personnage ? C’est fou, quelques secondes suffisent à me blaser. J’aurais préféré recommencer par Helen, mais ce n’est pas la politique de la maison, et je le savais. On le retrouve donc en compagnie d’un critique littéraire qui l’interroge sur son livre, écrit huit ans plus tôt, et parlant donc de sa rupture avec Helen. Le critique a du mal à comprendre comment le personnage de Daniel (Noah) en arrive à la quitter, alors il l’interroge là-dessus.

Inutile de préciser que du point de vue de Noah, ce critique est un fan et l’idéalise… même s’il se renseigne aussi beaucoup sur Helen. Bref, ça commence par une scène bien longue de dialogue entre Noah et ce critique (ou auteur ? Ce n’était pas clair). Bon, franchement, tout ça manque sacrément d’intérêt et ce n’est pas voir Noah jaloux de cet homme qui m’a remotivé. Jaloux ? L’autre attire les jeunes femmes, clairement, et elle lui laisse leur numéro.

La scène suivante voit Noah se rendre à un enterrement, et c’est évidemment celui de Vic. Je suis triste pour lui, mais heureux de voir Helen avec un bébé. Avec un peu de chance, il a connu son bébé. Après la cérémonie, Noah retrouve ses enfants et attend Helen avec eux, leur proposant quand même de les ramener à la maison.

Personne n’a trop envie de l’accompagner, à part Janelle qui n’a pas grand-chose à faire là mais est là quand même. Au moins, j’ai adoré la répartie de la mère d’Helen lorsqu’elle a rencontré Janelle. Après tout ça, Noah décide de rentrer voir ce que fait Helen, et il la retrouve en pleine engueulade avec Priyah, la mère de Vic, qui veut l’incinérer selon la tradition hindoue quand il devait être enterré. C’est con.

Comme toujours, Noah se mêle de ce qui ne le regarde pas et comme toujours, il se fait envoyer balader par Helen qui finit par capituler. La cérémonie d’adieu continue, avec une Janelle qui préfère parler boulot et être vexé par Bruce qui la prend pour une serveuse, tout malade qu’il est. Cela ne s’arrange pas pour lui, ni pour Noah d’ailleurs, qui est toujours aussi chiant cette saison. Et pourtant, la saison vient juste de commencer, sérieusement !

D’après Noah, Helen finit en tout cas par fondre en larmes dans ses bras alors que Janelle vient en aide à Helen en engueulant les valets pour elle. Elle en profite surtout pour se barrer sans dire au revoir. Sympathique. Noah, lui, ne se barre pas si vite. Il reste même faire la vaisselle, parce que la cérémonie voit la villa d’Helen et Vic être pleine de monde. Noah en profite pour découvrir au mieux le mec de Whitney, mais ce n’est pas si fifou.

J’ai préféré le passage à la vidéo d’adieu de Vic. Une telle vidéo, diffusée en public, mon dieu, mais quelle angoisse ! Pourtant, ça semble être sa volonté. Je sais que c’est mignon ses remerciements à ses parents et tout, mais qu’est-ce que je détesterais qu’on me fasse un truc pareil en tant que proche. Le seul à qui ça semble vraiment faire mal dans cet épisode, c’est pourtant Noah, qui découvre au passage que Whitney va se marier, parce que Vic fait son toast de mariage dans la vidéo.

Cela l’énerve tellement, malgré des excuses muettes d’Helen, qu’on ne sait même pas ce que Vic dit à Helen selon lui. C’est abusé, mais pas bien étonnant venant de Noah : évidemment qu’il ne s’occupe pas de ça. Par contre, rester toute la soirée et une bonne partie de la nuit pour veiller sur Helen à moitié nue pendant que les enfants sont au cinéma, ça, ça lui paraît normal.

Comme bien souvent sur un fragment de Noah, j’ai surtout eu envie d’avoir la version d’Helen au plus vite. Pourtant, il faut bien en passer par là, hein. Dans cette version, Noah est tout gentil en tout cas, c’est même presque le mec parfait, à s’occuper de tout, à faire le ménage de la villa et à vouloir sortir les poubelles à la place de Vic. Quand Helen l’engueule, elle paraît donc sacrément atroce avec lui… mais bizarrement, je suis de son côté quand même. On sait ce qu’il en est, on connaît Noah !

Part Two – Joan : La deuxième partie de cet épisode est une bonne surprise, ou plutôt elle devrait l’être si la bande-annonce ne m’avait pas un peu spoilé. En effet, on reprend sur une famille totalement inconnue : Anna Paquin, son mari et ses deux enfants. C’est l’anniversaire d’un d’entre eux, et ça se fait avec des pétards licorne géniaux. Bref, on comprend vite qu’on est dans le futur, et si la licorne ne suffit pas, la serre qui suit est très claire.

Je suis perplexe. Cette plongée dans le futur, ce n’est pas fou. Je comprends l’idée, mais ce n’est pas dingue d’aller inventer cette nouvelle technologie et tout. La série met du temps à le révéler, mais la bande-annonce s’en est chargée avant : Anna Paquin interprète le rôle de Joanie, et elle s’apprête à fêter son anniversaire… mais pas n’importe quel anniversaire : celui de l’âge où sa mère est morte. Forcément, elle n’a pas très envie de le fêter.

Pire, elle est en dépression dans son bain parce qu’elle pense que leur fille sait qu’elle est adoptée. C’est si étrange comme manière de nous faire accrocher au personnage : on la découvre nue dans son bain, puis dans son lit, avec un personnage aimant, et Joanie est clairement aussi dépressive qu’Alison. Et elle nous indique que son père lui manque, aussi. Bien, bien, bien. Elle finit son segment en prenant un médicament…

Part Three – Helen : Oh, je pensais qu’on n’y aurait pas droit cette semaine, et franchement, ça me remotive de retrouver Helen plus longuement ! Bon après on la retrouve à s’inquiéter pour la santé de Sierra. Enceinte de neuf mois, elle est en plein accouchement, mais elle le veut tellement de manière naturelle son bébé qu’elle se laisse souffrir pour ça.

Helen rentre ensuite chez elle, où elle retrouve Priya qui lui indique d’un geste de tête que rien n’a changé : l’état de Vic est stationnaire. Oui, il est encore en vie, nous sommes avant son décès. Au moins, ça permet de savoir que Sierra accouchera sans mal. C’est étonnant : je pensais vraiment qu’on ne reverrait pas Vic cette saison, car le cliffhanger de la saison précédente était déjà bon pour nous montrer sa mort.

En tout cas, j’aime toujours autant le personnage d’Helen et l’actrice qui est excellente. On découvre dans ce segment qu’Helen a tout prévu pour l’enterrement ; selon les volontés de Vic. Elle montre ainsi à Priya l’organisation prévue pour la cérémonie, et cette dernière ne trouve rien à redire. Et voilà, comme prévu, la vision d’Helen est totalement différente de celle proposée par Noah.

Tout en s’occupant de Vic, elle prend donc le temps de s’occuper aussi de Sierra, dont l’accouchement semble être une souffrance assez incroyable. Enfin, c’est un accouchement, évidemment que c’est une douleur insoutenable, mais c’est juste qu’elle a refusé de se rendre à l’hôpital et qu’Helen ne comprend pas comment c’est possible de choisir de souffrir comme ça, alors que l’hôpital était une option. Dans la douleur, Sierra change d’avis aussi, mais il est trop tard pour que ça se fasse selon sa guérisseuse. Finalement, Helen et ses mauvaises ondes sont donc renvoyés loin de la maison.

Elle rentre donc chez elle pour mieux découvrir que Noah est là, lui aussi. Toujours à s’incruster partout. C’est bizarre d’avoir ces scènes après la première partie, en plus, parce que ça se passe avant. On voit donc Noah proposer de ramener les enfants pour dire au revoir à Vic, parce qu’ils le veulent, et Helen s’y opposer. Elle se rend ensuite dans sa chambre où elle apprend que Vic est en train de vivre ses dernières heures. C’est si triste.

Elle lui fait ses adieux, mais même ses adieux sont interrompus par Sierra qui débarque avec son bébé. Ouais, son accouchement dure plus de 24h sans dormir et est une souffrance intenable, mais cinq minutes après, elle est là, déjà debout, à présenter son fils à son père. Bon, elle a bien fait cependant : à peine le temps de faire les présentations que Vic arrête de respirer.

C’est très bien joué par les acteurs, ce qui est toujours un point fort de la série après tout. On suit alors la préparation du corps selon les rites religieux du personnage, et c’est sacrément triste. La cérémonie du point de vue d’Helen est passée sous silence : une simple musique bien déprimante et bien choisie nous permet de suivre toutes les péripéties que l’on connaît, avec une Helen déconnectée de tout. On note bien sûr qu’elle est habillée de manière plus sore que dans les souvenirs de Noah. Le cliffhanger est subtil, aussi : Helen met de côté une clé USB laissée par Vic pour elle, parce qu’elle n’a pas le courage de l’écouter. Curieux de savoir ce qu’il en sera !

> Saison 5

Preacher – S04E05

Épisode 5 – Bleak City – 15/20
Avec des scènes que j’attendais depuis plusieurs saisons, cet épisode ne pouvait que bien s’en tirer… Pourtant, cette intrigue tant attendue est accompagnée de deux autres intrigues en parallèle qui, elles, sont plutôt en train d’errer et de prendre leur temps comme la série sait si bien le faire. C’est dommage, même si, heureusement, c’est accompagné de pas mal d’humour pour maintenir mon attention qui a tendance à se relâcher…

> Saison 4


Spoilers

405

I hope you didn’t start the Apocalypse without me?

Bienvenue en Australie, avec ses paysages merveilleux et ses sports brutaux. Quelles belles images pour commencer cet épisode que celui du massacre de touristes par le Saint des Tueurs. Tout est suggéré avec beaucoup de classe par les scénaristes qui reviennent sur ce qu’il s’est passé, alors qu’Eugene demande si le plan est d’attendre la prochaine fois que Jesse utlisera son pouvoir.

Ce n’est pas bien long heureusement : il veut en effet louer une voiture et Jaxon, le vendeur, hésite beaucoup car il voit un avis de recherche à propos de Jesse. Il en faut plus que ça pour arrêter Jesse, cependant, qui utilise une jolie menace déguisée pour obtenir ce qu’il veut. Et comme ça fonctionne, il récompense Jaxon en utilisant son pouvoir pour qu’il arrête de bégayer.

Aussitôt, le Saint se remet en marche et il manque de peu Jesse. Ce dernier est toutefois subitement mis au courant qu’il est recherché quand il manque d’avoir un accident – les volants sont de l’autre côté, tout le code de la route est différent – et aperçoit ainsi Eugene qui lui dit de s’enfuir. C’est génialissime : Jesse retrouve enfin Eugene, ça faisait si longtemps !, et la course poursuite avec le Saint des Tueurs peut reprendre.

Pas facile de s’enfuir en voiture dans une pays qui fait tout à l’inverse, cela dit. Après 250 km de route (sérieusement ?), Jesse fait finalement demi-tour, pour venir en aide à Eugene, parce qu’il culpabilise de l’avoir abandonné une nouvelle fois. Bizarrement, il ne culpabilise pas trop pour Jaxon, alors qu’il est évident qu’il est mort lui aussi. On dira que ça lui apprendra à avoir une orthographe de prénom si bizarre.

Sachant que le Saint des Tueurs est à ses trousses, Jesse retourne donc à Melbourne pour utiliser son pouvoir sur un chantier : il tend clairement un piège au Saint, mais celui-ci s’en contrefiche pas mal ; se rendant aussitôt sur place. Il se prend donc un boulet que Miley Cirus aurait aimé enfourcher (je ne sais pas, ça m’est venu comme ça) et Eugene peut donc s’enfuir avec Jesse. J’aime vraiment beaucoup cette partie de l’intrigue, parce que j’attends les retrouvailles de ces personnages depuis quelques épisodes, pour le dire gentiment.

OK, c’est légèrement tout l’intérêt de cette putain de série depuis deux saisons, et je pensais que ça n’arriverait plus ! Jesse ne s’excuse pas vraiment de ce qu’il a fait, mais il avoue culpabiliser de l’avoir envoyé en Enfer alors qu’il était un bon chrétien. C’est gentil, mais se sentir mal, ça ne répare pas tout le mal qu’il a fait justement. Les excuses finissent par arriver et sont reçues par Eugene qui… remercie Jesse. C’est gros. Même pas un peu d’énervement ? Dommage.

J’aurais aimé une petite dispute, mais pourquoi pas après tout, des réconciliations, c’est une bonne idée. Et puis, ça enchaîne avec une excellente scène où Jesse essaie de faire démarrer la voiture dans laquelle ils sont à la manière de tous les héros de séries (avec des câbles donc), mais réussit tout juste à en déclencher l’alarme. Normal.

On les retrouve donc ensuite à voler la voiture de policiers, ce qui ne plaît pas à Eugène, ni au Saint des Tueurs qui n’hésite pas à tuer un policier pour tenter d’obtenir des informations. Quant à Eugène, Jesse a beau lui avoir demandé pardon, ce n’est clairement pas suffisant. Je n’en espérais pas tant : Eugène tire une balle dans le dos de Jesse, alors qu’ils s’enfuyaient ensemble de la ville. Bah alors Eugène, ton tour en Enfer te fait être un bien mauvais chrétien soudainement ! Et en plus, il va jusqu’à balancer Jesse au Saint des Tueurs ! C’est fort en chocolat tout ça.

Pendant ce temps, près de Masada, Tulip retrouve enfin Cassidy, amenant avec elle Jésus qui s’amuse bien avec les jeux vidéo. Tout ça est plutôt sympathique : Tulip et Cassidy boivent un coup, l’ange veut s’enfuir, Jésus est en plein jeu d’arcade. Forcément, Tulip profite de ce bon moment pour demander à Cassidy s’il a avoué à Jesse avoir couché avec elle, ce qui débouche sur un bon coup de point dans sa face. Ils sont heureusement interrompus par la nouvelle des meurtres perpétrés par Jesse à proximité. Eh, leur intrigue sera donc de partir à la recherche de Jesse ?

Tulip n’a pas l’air très motivée par cette idée, et très honnêtement, j’ai un peu décroché à cette partie de l’intrigue. Ce n’est malheureusement pas la première fois de la saison… C’était beaucoup mieux quand elle s’est remise à parler avec Jésus, parce que j’aime bien leur flirt improbable ou le fait que Jésus s’inquiète de savoir si Cass viendra avec eux. Ils finissent par déconner dans une voiture au soleil, et ça m’a fait marrer au moins.

Cass, lui, est plus occupé à parler avec l’ange, qui est un peu en manque, vu les répliques. C’est l’occasion de partir en vrille une fois de plus, avec l’ange dansant en compagnie d’une fille sur Love of my life de Queen. Pourquoi pas, j’ai redécouvert cette chanson avant-hier en plus, alors ça me fait marrer. Les ébats sexuels mouvementés de ces deux-là cassent légèrement la chambre de notre barman préféré, mais malgré ça, il prend encore le temps de consoler et conseiller Cassidy qui hésite à venir en aide Jesse.

Ses hésitations durent tellement longtemps que Tulip et Jésus partent en roadtrip sans lui, tous motivés qu’ils sont… mais rapidement, on les retrouve beaucoup moins motivés dans la voiture qui roule depuis clairement trop longtemps. Cette série me manquera pour ce genre d’humour et d’ambiance, ça marche toujours tellement bien. Bon, pour ça, et pour Tulip qui emmène Jésus voler une banque, flingue en main. Toujours plus de blasphèmes dans cette série… mais c’est finalement un simple rêve de Jésus qui s’imagine déjà tirer par accident sur un homme. Ils finissent donc par se séparer, Tulip abandonnant Jésus dans le désert, pour 40 jours ? Mouais, ça ne m’a pas convaincu autant que je l’aurais voulu cette intrigue.

Au bar, la situation dégénère entre l’ange et sa nouvelle amie : elle est une démone et il décide donc de la tuer. On se lance alors dans un combat entre deux êtres immortels, et ça blase tout le monde, Cassidy autant que moi. Je sais que ça apporte un peu de légèreté et d’humour, mais pour le moment, je trouve ça long et peu efficace comme intrigue ; sans compter que ça ne sert à rien. Du coup, Cassidy tourne le dos à la destruction du bar et se rend devant celui-ci, où il retrouve Tulip. Après leur errance dans cet épisode, les personnages sont enfin prêt à faire ce qu’on savait depuis le départ qu’ils feraient : prendre la route ensemble.

Bon, et sinon, à Masada, Lara est confrontée à ses responsabilités : elle a perdu Cassidy et Tulip, mais aussi Jésus, et elle est bonne pour être exécutée. Elle tient toutefois à ce que ce soit Herr Starr qui s’occupe d’elle, mais comme celui-ci est débordé, il refile la tâche à un autre agent. C’en est trop pour Lara : elle est prête à mourir, mais elle veut le faire avec ses honneurs. Elle s’enfuit donc, en volant comme à sa nouvelle habitude. Quant à Herr Starr, il va tabasser Hitler, parce que c’est toujours fun comme activité – et aussi parce qu’il a besoin de passer ses nerfs, je crois. Le cliffhanger voit Jésus les rejoindre pour programmer l’Apocalypse avec eux. Bref, on en est au même point que la semaine dernière là.

> Saison 4

Fear the Walking Dead – S05E11

Épisode 11 – You’re still here – 15/20
J’aime toujours la série, c’est sûr, mais cet épisode était un peu trop prévisible à mon goût. Franchement il reprenait la formule habituelle de la franchise, et c’est un peu dommage d’avoir manqué d’originalité après les épisodes des semaines précédentes qui, au moins, changeaient un peu de ce qu’on voit d’ordinaire. Bref, cet épisode passe le temps, et c’est à peu près tout ce qu’il fait. Au moins, il le fait bien.

> Saison 5


Spoilers

511.jpg

If you don’t want people in your business, don’t put it on TV.

Cette saison, Alicia voue une fascination étrange aux arbres, et ça ne manque pas encore avec ce début d’épisode où elle observe toujours le fameux arbre sur lequel quelqu’un a peint. Elle est intriguée par l’identité de la personne ayant laissé ce message et elle n’est toujours pas motivée à tuer du zombie. La voilà redevenue petite chose frêle et sans défense, incapable de se débarrasser de quelques zombies qui sortent de tous les endroits à la fois. Leur répartition n’est pas bien logique, mais bon.

Heureusement, Strand est toujours là pour la protéger quoiqu’il arrive, mais ça ne pourra pas durer éternellement cette situation, il va bien falloir qu’un jour, elle se motive à reprendre du poil de la bête, mais pour l’instant, elle se morfond. Ne vous méprenez pas, j’adore Alicia, mais il faut dire ce qui est, cet épisode centré sur elle promettait d’être long avec 45 minutes comme ces trois premières. La diversion vient de Wes qui les contacte enfin pour être dépanné suite à la fusillade de Logan il y a deux semaines.

Wes a mis un moment à les contacter, parce qu’il est méfiant, ce qui semble être une bonne idée en cas d’apocalypse zombie. Il n’a toutefois pas trop le choix : il a besoin d’un dépannage. C’est un personnage dont je ne sais pas trop quoi penser encore : il a l’air assez malin et intéressant par rapport aux autres que l’on connaît dans ce style-là, mais en même temps, je me méfie de lui, malgré son avertissement hyper logique consistant à dire à Alicia de se méfier des gens qui peignent des messages sur les arbres.

Faut dire aussi qu’Alicia en tient un couche à vouloir voir le monde comme eux. Euuuh, ils ont juste mis de la peinture sur un arbre, hein, faut pas abuser. Bon, en tout cas, l’épisode prend un tournant vers plus d’action lorsqu’ils déposent Wes chez lui et découvre que son frère n’y est plus. Il est remplacé par un voleur sur lequel Wes tire sans trop d’état d’âme. Comme il vise super mal, le voleur s’enfuit, avec le camion d’Alicia et Strand, sinon ce ne serait pas drôle, et laisse nos héros entourés de zombies, sans vraiment d’armes.

Oh, ils ont quand même du gaz lacrymogène, mais ça n’a pas tellement d’effet sur les zombies, juste sur Strand qui ne savait pas ce qu’il tirait. Bon, cela dit, il s’en tire bien : il est aveuglé, certes, mais il finit en vie pour découvrir que Wes leur a menti sur toute la ligne. Ainsi, il n’a pas de frère et il voulait simplement se venger d’un voleur lui ayant pris ses affaires. Tout ce qu’il y gagne, c’est de se faire voler sa moto (en sale état certes) et gagner la méfiance d’Alicia et Strand.

Dépassés par les événements, ils n’ont d’autres choix que d’appeler au secours par message radio, puisqu’ils sont coincés par des zombies. Ils sont entendus par Morgan et Al qui se précipitent à leur secours. Ouep, pendant ce temps, Morgan a bien retrouvé Al, et tous les deux font le ménage d’une banque, Al remarquant que Morgan aurait besoin d’un nouveau bâton. Seulement, on ne touche pas au bâton sacré de Morgan. Quant à la banque, Al connaît le code du coffre-fort grâce à une interview. Son but ? Y mettre toutes ces cassettes vidéos à l’abri de Logan. C’est vrai que c’est une bonne idée ça.

Elle en profite tout de même pour essayer de mieux comprendre et connaître Morgan, mais ils sont interrompus par l’appel d’Alicia. Ils ont toutefois le problème qu’elle a donné son emplacement à la radio, ce qui fait que Logan organise rapidement un barrage avec ses hommes. J’ai du mal à comprendre ce méchant et ses vraies motivations. Pour cet épisode, il veut juste de l’essence pour les laisser passer, mais ce n’est pas si évident à faire.

Cela m’a en tout cas rapidement décroché de l’épisode, même si la tension grimpe dans cette longue scène de dialogue où Logan finit par énerver Morgan. Classique. Et tout ça mène à un moment où Morgan aurait pu nous débarrasser du méchant et mettre fin à la saison bien rapidement, mais finalement non. On le regrettera quand il tuera quelqu’un qu’on aimera bien.

Bon, Al et Morgan font donc demi-tour et continue leur petite conversation sur toutes les personnes perdues.

De son côté, Alicia continue d’interroger Wes sur ses vraies intentions, et la conversation entre ces deux-là est plutôt chouette. Wes déteste Alicia de base, mais il la connaît déjà bien, rien qu’avec le documentaire qu’il a vu. Du coup, ça permet d’accélérer un peu la conversation habituelle, même si on revient vite au parallèle bateau entre les personnages. C’est toujours la même chose, et on y a déjà eu droit il y a quelques semaines avec l’ado, mais ça recommence cette semaine. Ainsi, Wes accepte de venir en aide à nos héros, contre toute attente.

Il se démerde donc pour sortir par derrière et tuer quelques zombies bloquant la porte… euh ? J’aurais peut-être dû suivre un peu mieux l’épisode, parce que je ne vois pas trop l’intérêt de tout ça s’ils avaient pu sortir avant. Morgan étant toujours aveuglé, Alicia n’a finalement pas le choix de se confronter à nouveau à un zombie. Cela lui provoque quelques flashbacks, et Strand la protège malgré tout ; puis c’est Wes qui est finalement obligé de lui venir en aide à son tour. Mouais, ce n’était pas fifou.

Finalement, ils parviennent à s’échapper et venir en aide à Wes. Tout ça nous mène à la révélation que le voleur avait pris… un manuscrit de Wes. C’est pour cela que Wes nous a fait chier tout l’épisode ? Cette fois, je rejoins Alicia quand elle est énervée de le découvrir. En plus, le nouveau va jusqu’à tuer le voleur – qui a eu la bonne idée pourtant de se faire passer pour un zombie histoire de passer incognito.

Bon, le voleur se fait donc tuer pour si peu et Wes ne prend même pas la peine de récupérer son manuscrit, qu’il laisse derrière lui. Cela permet à Alicia de comprendre qu’il est celui qui laissait les messages sur les arbres, et ça la motive à se mettre à peindre. Et une fois son art libéré, elle n’a plus aucun mal à abattre un zombie. C’est beau, surtout que ça permet de recaser le crédo de la série, sur un arbre cette fois, le tout devant Morgan.

Ben oui, Morgan et Al ont évidemment retrouvé Alicia et Strand pour la fin d’épisode, et ils ont leur petite conclusion où Al demande des infos sur la famille de Morgan. Une autre conclusion est le cliffhanger qui voit Logan débarquer à la banque et récupérer les cassettes d’Al pour obtenir des informations sur le groupe. Tout ce qu’il nous apprend, c’est que son intrigue dépasse le simple cadre du groupe… On verra bien la suite !

> Saison 5

Vus cette semaine #34

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… et avec le déménagement, c’est la misère du côté de ce que j’ai vu cette semaine !

Lundi

Fear The Walking Dead – S05E10 – 210 Words Per Minute – 17/20
C’est typiquement le genre d’épisode que je n’aurais pas aimé dans la série-mère, mais que j’adore dans celle-ci ; et je ne me l’explique pas. Je crois que c’est simplement que j’aime plus les personnages ici et cet épisode le confirme encore. Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance avec la combinaison mise en avant cette semaine, mais plus l’épisode avançait, plus je me suis rendu compte que j’adorais vraiment cette intrigue, ce décor, cet épisode, quoi.
Preacher – S04E04 – Search and Rescue – 17/20
Pfiou, cette saison continue à bien déchirer franchement, c’est vraiment chouette. En plus, on sent bien qu’on est sur une dernière saison, déjà, parce que les enjeux sont en train de monter de plusieurs crans. Je veux dire, ça se voit avec les personnages de cet épisode et avec le cliffhanger que je n’en pouvais plus d’attendre et d’espérer. Tout arrive !

Mardi

Grand Hotel – S01E10 – Suite Little Lies – 15/20
Un épisode sympa dans la lignée des précédents, avec des avancées sur tous les tableaux. J’aime beaucoup la construction de la saison, car des éléments des épisodes précédents révèlent seulement aujourd’hui leur importance dans l’intrigue générale. Cela donne ainsi l’impression d’une saison solidement construite, et c’est toujours un plus. En revanche, l’intrigue plus légère de cette semaine n’était pas exceptionnelle, je trouve.

Jeudi

Younger – S06E10 – It’s all about the Money, Honey – 18/20
Plus que jamais, c’est la saison de tous les rebondissements, avec une maison d’édition qui prend quand même cher cette année au niveau de son organigramme. Je n’imagine pas la tête de la RH qui doit être bien blasée de refaire tous les contrats de ce petit monde à chaque épisode ou presque. En tout cas, à suivre, c’est palpitant, et ça se fait toujours avec beaucoup d’humour. À croire que ça pourrait continuer comme ça pendant quinze ans.

Vendredi

Why Women Kill – S01E02 – I’d Like To Kill Ya, But I Just Washed My Hair – 17/20
Comme la semaine dernière, cet épisode reprend des recettes – et parfois des scènes – qui fonctionnaient à merveille chez son aînée, tout en ayant son propre rythme et son style la rendant plus adulte et moins grand public. Franchement, c’est une formule qui ne peut que fonctionner, je suis content de ne pas passer à côté de cette série !

Challenge Séries 2019

Bon, bon, bon, un jour peut-être.

> Vus en 2019