The 100 – S07E13

Épisode 13 – Blood Giant – 18/20
Ah bon d’accord, je ne m’attendais pas à un épisode aussi riche en rebondissements et situations complètement éclatées après deux semaines de pause. J’avais oublié que la saison touchait à sa fin, et la série avec. Une fois de plus, une chose est sûre : ça ne plaira pas à la majorité des fans, comme toujours avec cette série. Mais là, vraiment, cette saison semble piétinée en quelques instants, et une bonne partie de la série aussi. C’est fou. J’ai aimé quand même, parce que les performances sont magistrales !

> Saison 7


Spoilers

So much for together

Oh la, heureusement qu’il y avait un résumé de l’épisode précédent, parce que je dois bien avouer que si j’avais hâte de découvrir cet épisode, j’ai la mémoire courte également. C’est bien la peine d’avoir été à fond pendant six ans et de tout zapper de la saison en cours en deux semaines. Mais quelles deux semaines, aussi.

Bref, on reprend sur le cliffhanger du précédent épisode. Clarke et Raven n’arrivent pas seules finalement, et c’est tant mieux. Des guerriers invisibles accompagnent tout ce petit monde, et c’est exactement ce que j’en attendais : ils n’hésitent pas à nous buter toute la garde rapprochée de Sheidheda, qui ne fait pas long feu n’en déplaise au Commander. C’était assez jouissif de voir Bill débarquer comme ça à Sanctum. Il vient de se gagner un milliard de points de sympathie, et il en avait tellement peu avant qu’il était temps !

Il est l’heure pour tout le monde de découvrir que Gaia n’est pas là et de libérer Murphy, mais pas Indra. Ouep, elle était du côté de Sheidheda après tout. Heureusement, Indra avait la bonne idée de ne pas être armée. Elle est donc laissée sauve, contrairement à toute la garde rapprochée de Sheidheda qui meurt bien vite, à coups de laser.

Cet imbécile de Sheidheda pense pouvoir s’en prendre à Bill, mais ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Il est bien protégé par bien des soldats qui n’hésitent pas à poignarder notre Sheidheda tout puissant. Ce fut rapide, ça, comme destitution. C’était bien la peine de nous prendre la tête toute la saison avec… Aussi inutile qu’espéré ! Par contre, toujours pas de vraie explication claire sur la chronologie improbable, mais je n’en attends plus, je crois !

C’est tout le contraire pour Murphy, qui essaie de comprendre un peu mieux ce qui arrive à Bellamy, et c’est clair qu’il y a de quoi se demander ce qui lui est arrivé. Il a clairement changé de camp, et Murphy le devine vite. En tout cas, ça me fait plaisir de retrouver tout ce monde-là sur la même planète ! Plus que quelques prisonniers, et hop…

Clarke découvre donc que sa fille est dans le réacteur, et ça lui donne encore plus envie de se débarrasser de Bill bien rapidement. Pour cela, Clarke se retrouve à devoir partir seule, même si ça n’a aucun sens stratégique de la part de Bill. Je peux comprendre qu’il ne souhaite pas marcher, mais de là à laisser Clarke seule ? On va dire qu’il ne veut pas qu’elle s’arme avec des alliés, allez. Il la débarrasse donc de l’aide de Raven et Murphy, qui voulaient pourtant aider (ou juste rentrer chez eux, allez savoir !).

Clarke part seule… Par contre, on m’explique pourquoi Raven semble si sûre d’elle d’un coup ? Si habituée aux soldats invisibles ? Je veux bien qu’elle aime les tenues… mais tout de même, c’est bizarre, elle n’a pas eu le temps de vraiment s’habituer aux hommes invisibles. Qu’à cela ne tienne, j’étais heureux de la retrouver avec Murphy, surtout quand il s’agissait de critiquer Bellamy et sa tenue dégueulasse.

Raven cherche malgré tout à comprendre ce qui est arrivé à Bellamy, toujours aussi sûr de lui malgré la prise d’otage en cours pour Octavia et Echo, dont nous n’avons pas de nouvelles. Génial. Bellamy a de quoi être sûr, en même temps, puisqu’il gagne rapidement la confiance de Bill qui se met à le consacrer en bras droit. Tout ça n’a aucun sens… et pourtant, c’est ce qu’il se passe. Admettons. Je vais me concentrer sur le positif, c’est-à-dire Murphy.

Pendant ce temps, c’est Gabriel qui est chargé de s’occuper de sauver Sheidheda, et il le fait en essayant de savoir si Russel a souffert de sa mort. La scène était plutôt marrante et intéressante à la fois, parce qu’il y a un passif avec Russel et parce que Sheidheda est ligoté avec… Indra. Aha. Quel beau duo de prisonniers !

Il était alors temps pour tout ce petit monde d’être à nouveau sous l’influence du fameux soleil rouge. Je l’avais oublié, lui, tiens. J’avais aussi oublié Joséphine, mais je suis si heureux de la retrouver ! Elle apparaît à Gabriel qui hallucine en la voyant, comme toujours, et ça fait une bonne intrigue, je trouve.

Loin de tout ça, enfin, pas si loin d’ailleurs, Madi s’ennuie dans son réacteur avec Emori et quelques autres fans de Murphy qui sont encore plus fans que moi. Ils sont ainsi persuadés qu’il va les sauver alors que… euh, il a d’autres chats à fouetter Murphy !

L’alerte au soleil rouge de Sanctum qui finit inévitablement par arriver retentit et change tout pour eux, cependant. Les gardes s’énervent en effet et tentent de pénétrer dans le réacteur, où personne n’a trop envie de voir les toxines du soleil s’infiltrer dès que la porte sera ouverte. Pour ne rien arranger, Nikki se libère de ses liens et fait pression sur tout ce petit monde pour se barrer au plus vite.

Emori finit par avoir une idée brillante et n’écoute pas le bluff de Nikki. Elle décide alors de contourner les boucliers de Sanctum et de couper le courant. C’est plutôt cool comme idée, sauf que ce n’est pas prendre en compte toute la situation, qu’elle ne connaît pas. Nikki est rapidement neutralisée par le futur copain de Madi. A l’extérieur, alors que l’alarme retentit et que les boucliers de Sanctum, protégeant des insectes, sont désactivés, Raven veut aussitôt réactiver les boucliers avant l’arrivée des insectes tueurs. Ma foi, voilà un épisode qui part dans l’action et tire profit de la mythologie complexe de la série. Tant mieux !!

D’ailleurs, Gabriel, lui, continue d’être hanté par Joséphine, ce qui était plutôt drôle. Il cherche bien sûr des antitoxines, mais il est intéressant de le voir être aidé par Jackson, qui récupère la seule dose d’antitoxine tellement Gabriel aime voir Joséphine. Allez, je le comprends… mais ça ne doit pas être évident pour Jackson de se retrouver à faire confiance à Gabriel parlant tout seul. Il n’a pas vraiment le choix de lui faire confiance après, parce qu’il espère bien qu’il lui dise la vérité concernant la survie de Miller.

Dans tout ça, les scénaristes profitent de cette intrigue pour que Joséphine donne de bonnes idées à Gabriel. Elle lui permet d’avoir son propre complexe de supériorité puissance 1000, en lui expliquant comment faire pour être le sauveur de l’humanité. Il a les moyens de recréer ce qu’il faut de la Flamme pour passer le test sauvant l’humanité. Ben voyons, il n’a pas la lumière à tous les étages, lui !

A l’extérieur du réacteur, les insectes s’attaquent aux hommes qui voulaient entrer dans le réacteur, et ça calme forcément les méchants qui se retrouvent à l’état de cadavres, je crois bien. Bizarrement, quand Bellamy, Bill, Murphy et Raven débarquent, par contre, il n’y a plus vraiment de menace d’insectes. Rapidement, Clarke parvient à retrouver Bellamy et le reste des héros, avec en plus des doses d’antitoxines, parce qu’il n’y en a plus au palais, mais il y en avait dans sa maison (un joli lieu totalement oublié, finalement !). Tout le monde peut donc être immunisé bien rapidement, et c’est dommage que la série se précipite comme ça… Le premier épisode soleil rouge était bien meilleur, là, ça ne laisse qu’un avant-goût.

En parlant de se précipiter, les portes du réacteur sont rapidement ouvertes par un coup de laser et j’ai eu bien peur qu’Emori nous tue Murphy qui se pointe dans le réacteur sans le moindre avertissement. Sérieusement, qui fait ça ? Evidemment qu’elle est armée ! Emori est finalement heureuse de retrouver Murphy, mais aussi Raven, qui est elle moins ravie d’être là où elle a tant de mauvais souvenirs. Il est aussi temps pour Madi de rencontrer Bill et pour Clarke de faire face à ce que je pensais être un bluff – on note que les retrouvailles Madi/Clarke sont hyper rapides et bâclées. Pas de bluff de la part de Clarke : elle a apparemment eu le temps de faire son aller-retour chez elle, avec non seulement l’antitoxine nécessaire, mais aussi la Flamme. Ben mince. Elle donne donc la Flamme à Bill, mais c’est une idée horrible.

Madi en a conscience et l’avertit discrètement, parce qu’elle a des souvenirs de la Flamme, ce qui inquiète Clarke qui lui demande de se taire. Emori est aussi ravie de retrouver Bellamy, mais la pause découvre bien vite, à ses dépens, son changement d’attitude. La pauvre. Ces retrouvailles peu appréciables font que tout ce petit monde laisse Raven seule à remettre en marche les boucliers, ce qui est la pire des idées, puisque rapidement, elle se trouve confrontée à Nikki. Allez, c’est chouette, parce que ça permet à Raven de confesser et reconnaître son crime, pour de vrai. Nikki peut enfin faire son deuil, Raven avancer en tant que personnage de manière plus cohérente que lors des épisodes précédents, et la vengeance de Nikki aurait eu plus de poids il y a quelques épisodes. Depuis, Raven est très heureuse, alors bon…

C’était rigolo de voir Nikki sortir de la salle du réacteur et nous inquiéter aussitôt Clarke, Murphy et Emori, retrouvant finalement Raven en un seul morceau. Enfin, physiquement, elle est en un seul morceau. Dans son petit cœur, c’est autre chose… La scène était touchante, et ça fait plaisir de retrouver les personnages au cœur de l’épisode, pour une fois.

Dans le palais, pas d’antitoxines ! Et les toxines du soleil rouge frappent toutefois de plus en plus forts, avec des hallucinations pour nos prisonniers. À côté de Sheidheda, ce n’est pas glorieux… Mais bon. Forcément, comme il est attaché juste à côté d’Indra, les deux se retrouvent à devoir faire équipe pour tenter de s’évader.

C’est super efficace, avec même Sheidheda qui sauve de justesse la vie d’Indra, décapitant un soldat invisible derrière elle. Normal. J’ai adoré cette scène, même si je m’attendais vraiment à devoir dire adieu à Indra cette fois. Apparemment, les scénaristes ne sont pas prêts à se débarrasser de quelqu’un cette saison, parce que même Diyoza qui est morte est totalement oubliée par le monde entier. En même temps, elle n’était pas très investie à Sanctum la pauvre.

Indra survit donc et est rejoint par Gabriel (Joséphine sur le trône !) et Jackson. Ils sont totalement blasés par la situation et pas bien inquiets de voir la salle du trône toujours aussi remplie de cadavres. Ah je vous le dis, les prix de l’immobilier vont chuter à Sanctum.

Indra décide alors de ne pas tuer Sheidheda, n’ayant rien appris de ses erreurs passées. Elle veut le laisser souffrir, d’accord… mais on a connu mieux, tout de même. Bill débarque alors pour mieux découvrir une Indra énervée de ne pas savoir où est Gaia. La pauvre… Tout le monde s’en fout ! Tout le monde s’en fout aussi de Sheidheda, apparemment, ou des toxines rouges encore en Indra, ou des disciples qu’Indra vient de tuer.

Même Bill s’en contrefout, préférant se concentrer sur la Flamme que Gabriel promet de réparer grâce à une machine capable de restaurer les souvenirs de Becca Franco. Grâce à ça, la dernière guerre pourra commencer. Ou pas. Gabriel pète un câble soudainement en entendant Joséphine lui dire de se proposer en tant que Sang Noir pouvant récupérer la Flamme et il décide… de détruire la Flamme. Ben, sympathique ces hallucinations et ces rebondissements constants !

Bellamy comprend alors qu’il est celui qui doit aider Gabriel à se calmer, mais c’est trop tard de toute manière : la Flamme n’est plus, une fois de plus, et Bill perd tout pouvoir. Par exemple, Clarke n’hésite pas à tuer le remplaçant prévu d’Anders, le meilleur pote de Bellamy, lorsque celui-ci tente de s’en prendre à Gabriel. Oups. That escalated quickly. Clarke reprend le contrôle de la situation bien rapidement et c’est très jouissif de la voir pointer Bill avec un flingue sorti d’on ne sait trop où. Elle a eu le temps d’en récupérer un à plein de moments de l’épisode, après tout.

Clarke décide alors de faire du chantage : pour laisser Bill en vie, elle a besoin de savoir où est la planète où se trouve ses amis, à laquelle Raven n’arrive pas à accéder. Clarke se débarrasse aussi de Bellamy au passage, parce qu’il a fait son choix et mérite de rester sur Sanctum selon elle. C’est bien dommage… J’imagine que ça lui fera encore un épisode de pause la semaine prochaine.

Tout le monde se barre un à un vers la planète où se trouvent Hope, Echo, Octavia, Miller et d’autres, mais à force, on oublie. Bill aussi est forcé de changer de planète… mais avant que Clarke ne traverse le portail, elle entend Sheidheda, encore en vie apparemment, proposer un ultime marché à Bellamy. Il souhaite qu’on lui sauve la vie, et en échange, il pourra récupérer des informations bien précieuses… un livre… le carnet de dessins de Madi.

Comprenant que Madi est en danger, Clarke fait aussitôt demi-tour et j’ai deviné vers quoi on se dirigeait sans trop y croire. Quelle tension. C’est allé bien trop vite. Les émotions sont fortes, mais j’ai eu du mal à accrocher à cet ultime rebondissement. Heureusement que les acteurs sont si géniaux, parce que les scénaristes nous font le pied de nez ultime à sept ans de ship. En effet, Bellamy a tellement perdu pied qu’il décide de donner le carnet de dessins aux hommes de Bill… sauf que ce carnet de dessin met en danger Madi.

Il le fait parce qu’il est persuadé que, malgré ses menaces répétées, Clarke n’osera jamais lui tirer dessus. Ben, c’est pourtant ce qu’elle fait après une ultime confrontation riche en émotions et des chantages, et des tentatives de ramener Bellamy à la raison, là où c’est impossible. Impossible, vraiment. Clarke lui tire donc dessus et tue Bellamy. Ouep. Vous avez bien lu ça, vous qui avez arrêté de regarder la série pour plutôt lire mes critiques. Sept ans de ship, et c’est Clarke qui tue Bellamy de sang-froid, pour un carnet de croquis.

En plus, le pont vers l’autre planète se refermant, Clarke prend la décision de ne pas récupérer le carnet de dessin. « Elle l’a tué pour rien en plus cette bitch ??! » est la réflexion que je me suis faite en entendant les sanglots de Clarke abandonnant le carnet de dessins derrière elle, avec d’autres hommes de Bill qui ont entendu son échange avec Bell. Tout ça pour ça. Bon. Il n’y a plus qu’à devenir croyant et espérer une résurrection miracle de Bellamy sur ce coup-là, parce que je n’arrive pas à croire le destin qu’ils offrent à ce personnage. Une trahison, zéro rédemption et un arc qui se conclue de la pire des manières ? Soit ils se vengent de l’acteur qui a demandé à être moins présent pour gérer sa dépression, soit les derniers épisodes vont partir en cacahuète.

Et quand je pense que plus haut, je disais qu’ils n’osaient pas tuer qui que ce soit.

> Saison 7

Vus cette semaine #36

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Strike – Lethal White – S04E01 – 18/20
Même si c’est long et beaucoup trop complexe pour ce que ça pourrait être, force est de constater que l’adaptation se débrouille très bien pour rendre plus intéressante une intrigue qui n’a pas réussi à m’accrocher sur le papier. Le casting est plein de très bonnes surprises avec des acteurs que j’aime beaucoup – même s’ils ne sont pas du tout ce que j’imaginais pour ces personnages – et ça passe finalement mieux à l’écran, la série est magnifique et fait de bons choix.
Strike – Lethal White – S04E02 – 18/20
Un an de lecture par-ci par-là en deux épisodes d’une heure. Si j’avais su… J’aurais fait la même chose, puisque je savais. Je me délecte de cette saison qui est construite différemment du roman mais raconte l’histoire avec beaucoup de justesse, rendant justice aux personnages avant tout. Et ça tombe bien, je suis là pour eux. Tout de même, c’est plus simple de suivre tout ça quand tout s’enchaîne. Dommage donc que les quatre épisodes ne soient pas diffusés à la suite – même si ça aurait été indigeste, je sais.

Jeudi

Raised by wolves – S01E01 – Raised by Wolves – 06/20
C’est rare que ça m’arrive, mais j’ai failli ne même pas finir ce premier épisode. Là, j’ai fini pour le principe, parce qu’il y avait quelques petits aspects pour m’intéresser ou me faire croire que ça pouvait s’améliorer. C’est mal joué, les images ne sont pas si belles, le scénario n’a pas trop de sens et on nous fait miroiter une histoire complexe qui est pourtant simple et déjà vue, revue et usée jusqu’à la moelle. Même les effets spéciaux ne sauvent pas l’ensemble, loin de là. La suite se fera sans moi, tant pis. Une soirée de perdue devant ce qui sera pour moi un simple téléfilm médiocre ! Chronique d’une déception dans la critique…

Challenge Séries 2020

Il faut savoir reconnaître ses échecs.

> Vus en 2020 

Strike : Lethal White – S04E02

Épisode 2 – 18/20
Un an de lecture par-ci par-là en deux épisodes d’une heure. Si j’avais su… J’aurais fait la même chose, puisque je savais. Je me délecte de cette saison qui est construite différemment du roman mais raconte l’histoire avec beaucoup de justesse, rendant justice aux personnages avant tout. Et ça tombe bien, je suis là pour eux. Tout de même, c’est plus simple de suivre tout ça quand tout s’enchaîne. Dommage donc que les quatre épisodes ne soient pas diffusés à la suite – même si ça aurait été indigeste, je sais.

> Saison 4


Spoilers

They piss themselves when they die.

L’adaptation est assez réussie pour me donner envie d’enchaîner les épisodes, ce qui n’était pas toujours le cas des chapitres du roman. La première scène me laisse pourtant sceptique : des chiens dont on n’a jamais entendu parler dans la série sont lâchées après nos héros qui se réfugient aussi vite que possible vers la grange à proximité. Oui, Strike court… alors que dans l’épisode précédent, il avait mal à son moignon. Robin court aussi, alors qu’elle venait de faire une sacrée chute. Bon, avec beaucoup d’ingéniosité et une excellente conduite de Robin, nos deux héros parviennent à échapper aux chiens. Ce n’était pas gagné.

Nos héros s’enfuient, mais ne dérogent pas pour autant à leur déontologie : Strike passe ainsi un coup de fil anonyme – puisque leurs actions sont illégales – à la police pour signaler la présence des restes humains trouvés. Soit. Je pense que j’ai juste dû oublier un passage du roman lu il y a près de deux ans.. mais j’ai tellement l’habitude que ça ne respecte pas l’ordre des chapitres de toute manière, je vire parano.

Robin se réveille au son de son portable, mais ce n’est pas exactement une panne de réveil pour autant : Izzy l’appelle pour lui dire de ne pas venir travailler au ministère puisque la police est là. Matthew l’insupportable en profite pour lui demander les conséquences de sa planque si elle venait à être arrêtée par les services de sécurité. Pff.

Cela dit, il marque des points : elle a placé des micros dans certains bureaux, notamment celui de Geraint Winn, et ça craint pour elle tout ça. Maintenant que le corps a été retrouvé et que la police va enquêter sur Chiswell, il y a de grandes chances que les bureaux du gouvernement soient trouvés et les micros illégaux trouvés.

Robin n’a plus d’autres choix que de se rendre à nouveau au ministère pour récupérer les micros, de manière aussi discrète que possible. Ainsi, c’est sans surprise qu’elle réussit à se faire griller par Aamir alors qu’elle regarde son téléphone abandonné sur le bureau. Et je retire ce que j’ai dit dans la critique précédente : les lentilles noires changent vraiment le visage de l’actrice sur certains plans. Je ne lui avais jamais trouvé de ressemblance à Virginie Efira avant cette scène, mais quand elle prend Aamir de haut pour se sortir du pétrin, la ressemblance était flagrante.

Elle enchaîne ensuite par une journée classique au bureau, malgré la surprise d’Izzy de la voir débarquer, ce qui lui permet d’entendre Chiswell être menacé au téléphone. De son côté, Strike suit sa propre piste pour tenter de retrouver Bill, mais tout ce qu’il trouve, c’est du sang. Bon, autant dire que nos trois détectives sont dans une impasse là. Trois ? Ouep, Strike a embauché quelqu’un j’ai dit. Robin raconte aussitôt la menace autour d’un repas, aussi charmante soit-elle (il est question en fait d’un message : « elles pissent en mourant »), et les détectives sont perplexes face au bourbier dans lequel ils sont embourbés, l’air de rien. Et ce n’est que le début de saison, hein.

Le lendemain, Robin et Strike mènent une enquête sur Jimmy Knight, ce qui permet à Robin de continuer à apprendre comment interroger les témoins, mais aussi de participer vraiment à l’interrogatoire. Ici, on interroge une coiffeuse qui a grandi avec les Knight et raconte sa propre version des histoires de famille terrifiantes. Les Knight et les Chiswell se fréquentent depuis toujours et sont dans les hautes sphères de la société, et Robin se met à envisager une nouvelle piste dans laquelle Jimmy aide les Chiswell à couvrir un meurtre. Pas de bol, Strike n’est pas convaincu.

En effet, ça ne correspond pas à la crainte de de Geraint Winn par Jasper (Chiswell). Nos détectives retournent donc sur les lieux du cliffhanger précédent pour mener l’enquête, et ça les conduit finalement dans l’immense demeure des Chiswell. Un tableau qui s’y trouve nous permet de découvrir un peu mieux la signification du titre du roman/de la saison : lethal white fait référence à un cheval blanc malade et peu efficace pour concourir.

Sur place, Robin et Strike interrogent Jasper sur tout un tas de choses, notamment Freddie dont le nom n’arrête pas de revenir encore et toujours dans l’enquête. Louche. Pas autant que la demande de Robin de se rendre aux toilettes les plus proches dans la barraque… C’est tellement le code universel pour « je vais fouiller la maison », sérieusement. Et ça ne manque pas, elle fouille le bureau Jasper et finit par y trouver des photos du fameux Freddie.

Ce n’est pas vraiment quelqu’un de fréquentable à en croire les photos d’une fête où il écrit « pute » au rouge à lèvre dans le dos d’une fille clairement bourrée et inconsciente ou sa fausse médaille de l’armée. Angoisse.

De retour à Londres, Robin ne peut malheureusement pas continuer l’enquête et est forcée d’en parler à Strike : c’est son anniversaire de mariage, et elle passe le week-end avec Matthew. Quelle angoisse, ce Matthew avec ses photos et sa certitude que le mariage était le meilleur jour de sa vie… et qu’est-ce que j’ai trouvé la prestation de l’actrice parfaitement incroyable ! Quelle actrice, à chaque fois, je suis impressionné ! Et qu’est-ce que j’ai ri de la photo que prend Matthew en arrivant à l’hôtel (hum, la fin de cette phrase est possiblement un spoiler, je ne sais pas trop, j’ai lu le livre sorry), parce que j’ai détecté à l’arrière-plan un petit quelque chose qui reviendra probablement ensuite, à moins que ce ne soit qu’un clin d’œil aux lecteurs.

Pendant que Robin feint de vivre le bonheur d’un anniversaire de mariage qu’elle vit comme une prison, Strike poursuit son enquête et cherche à en apprendre plus sur Jimmy, qu’il entend parler dans une fête se situant dans un hangar chelou. Euh… Est-ce que j’ai vraiment lu ça à un moment dans ma vie ? Mamamia, autant j’ai des passages vraiment en tête, autant dès que ça ne concerne plus les personnages directement, c’est autre chose.

Strike finit en tout cas par retrouver Billy à l’étage et il l’interroge sur la fillette, Suki, qu’il pense être enterrée sur la demeure des Chiswell et déterrée par Robin. Cela dit, Billy ne confirme rien parce que ce n’est pas bien facile d’interroger un personnage qui a clairement des problèmes psychologiques – ou une maladie ?

Jimmy débarque alors en plein interrogatoire et y met un terme en assurant que Strike a été envoyé par Chiswell. Il a beau démentir, c’est trop tard : Billy s’enfuit en courant, et Strike ne peut le suivre. Même Jimmy n’ose pas. Il s’en prend en revanche à Strike dans un escalier en le faisant tomber. Je sais que j’ai lu ce roman sur deux ans, mais une chute dans les escaliers, vraiment ? Pourquoi tout ça ne me dit rien ?

Pour se remettre de toutes ses émotions, Strike se rend ensuite chez Lorelei qui s’occupe de lui et peut jouer les infirmières pour lui pendant quelques jours. Ben oui, vas-y, on ne te dira rien Cormoran, profite d’une femme que tu n’aimes pas en pensant à Robin. De toute manière, Robin, de son côté, n’est pas beaucoup mieux à bosser pendant que Matthew dort et à le laisser coucher avec elle en lui disant qu’elle l’aime sans y croire, à penser à Strike. Quelle horreur cette scène, et ce plan de caméra qui nous montre bien que Robin n’est pas du tout à ce qu’elle fait. Je tiens une autre panne sexuelle pour le Bingo Séries, parce que OK, elle se laisse faire, mais franchement…

Elle retourne finalement à Londres pour apprendre que Cormoran est blessé, puisque Lorelei fait un sac avec ses affaires dans le bureau. Lorelei emmène donc Robin chez elle pour qu’elle puisse travailler avec Cormoran. On y découvre ainsi Robin ayant des enregistrements audio intéressant et Cormoran retrouvant la « pute » de Freddie sur les réseaux sociaux grâce à une enquête dingue. Elle s’appelle Rhiannon et tout ça mène à un regard qui en dit long, avec Cormoran ayant envie d’embrasser Robin.

Elle s’en rend compte et se barre… ce qui est bien plus explicite dans la série que sur le papier. Je ne peux pas m’empêcher de comparer, pardon.

Robin reprend ensuite le rôle de Venetia au ministère, sympathisant avec Izzy pour lui faire lâcher le morceau de quelques informations qu’elle n’a pourtant pas envie de partager pour protéger sa famille. Elles sont surprises par Chiswell énervé, envoyant paître Izzy et regrettant la mort de Freddie. Sympathique. Il dépose aussi sur son bureau des pilules, que Robin découvre être celles de Kinvara juste après. Ah ben voilà qui n’est pas du tout subtile franchement.

Robin le découvre quand Kinvara vient elle aussi au bureau pour un gala. Ouep, toute la famille doit se rendre à un gala de charité pour une association aidant les handicapés, ce qui permet de mieux les cerner : Izzy la discrète qui ne dit jamais rien quand son père s’énerve, Kinvara la femme-trophée parfaite dans son rôle, Raphaël le fils dragueur et un peu trop honnête pour son bien, à toujours dire ce qu’il pense à voix haute, en particulier à sa belle-mère qu’il déteste.

Pour le coup, l’écriture de JK Rowling (pardon, Robert Galbraith) vaut bien plus le coup que ce que propose la série où beaucoup de détails sont présentés avec beaucoup trop d’insistance pour qu’on ne soit pas suspicieux de certaines choses. Les médicaments, franchement ! Bref, on enchaîne au gala de charité, où Jimmy Knight a prévu de se rendre lui aussi.

Strike n’a plus d’autres choix, en l’apprenant, que de s’échapper de chez Lorelei pour l’empêcher de mener une action politique qui nuirait à son client, Chiswell. Ah, c’est là que j’ai repris ma lecture fin juillet ! Cette fois, c’est bon, j’ai vraiment en tête ce qu’il va se passer pour la suite. Afin d’empêcher une bannière accusant Chiswell de meurtre d’être dépliée, Cormoran n’a plus d’autres choix que de se précipiter et s’attaquer à Jimmy.

Certes, ça fait du remous, mais ça sauve Chiswell de pire que ce qu’il a à simplement devoir extraire Strike de cette situation difficile en descendant de sa limousine. Strike peut en effet passer pour son invité, vu le thème du gala.

Le gala peut avoir lieu, avec Venetia venant à bout de sa mission sous couverture. Elle devait trouver quelque chose pour empêcher Geraint de nuire à Chiswell et c’est rapidement fait quand elle découvre qu’il vole l’argent de sa propre action caritative… Franchement, c’est abusé comme intrigue, parce que ça occupe la moitié du roman/de la saison pour se terminer rapidement avec un chantage de Robin menaçant une femme de tout révéler et de faire du mal à la réputation de Della, la femme de Geraint, à l’origine de l’action caritative pour venir en aide aux handicapés, puisqu’elle est aveugle.

Ben oui. Venetia le vit assez mal tout ça, mais au moins, l’avantage, c’est qu’elle peut laisser tomber sa couverture. C’est un avantage pour elle de récupérer ses yeux bleus, mais je suis un peu triste tout de même parce que je l’adore avec ses yeux noirs, ça lui donnait un nouveau charme très chouette. De toute manière, elle est canon, et puis c’est tout. Chiswell les remercie de ce travail bien fait, elle et Strike, puis leur donne rendez-vous le lendemain matin.

La soirée est loin d’être terminée cela dit ! Même si Strike veut y mettre fin, il tombe en s’en allant sur Charlotte, son ex. En la découvrant, je me suis souvenu qu’on l’avait déjà vu dans la série, mais vraiment j’avais oublié jusque-là. Je suis convaincu par son casting, beaucoup moins par la manière ridicule de mettre en scène sa grossesse. L’ex de Strike a un rôle important dans les romans, mais là, c’est limité à bien peu malheureusement. Disons que ça permet à Robin d’être jalouse et à Lorelei de se prendre un énorme vent quand elle dit ensuite à Strike qu’elle l’aime, alors que lui a encore en tête son entrevue quasi-désastreuse avec Charlotte. Il y a pire que Strike, il y a Izzy. Dans le roman, j’avais l’impression qu’elles étaient vraiment amies. Dans la série, on a l’impression qu’Izzy est un boulet pour Charlotte qui s’en débarrasse super vite. J’avais mal lu le personnage d’Izzy je crois, c’est vrai qu’il y a plein de moments où elle est un peu boulet… mais la série se concentre uniquement sur ça, j’ai l’impression.

De son côté, Robin aperçoit donc Strike et Charlotte parler et force est de constater qu’elle est jalouse de cette discussion, la pauvre. Elle rentre ensuite chez elle et retrouve un Matthew qui a fort envie de lui faire l’amour cette fois. Pas de bol pour lui, ce n’est pas réciproque, et ce n’est pas en étant plus agressive que Robin dira oui. Franchement, Matthew me crispe tellement. Déjà dans le roman, ce n’est pas fameux avec les pensées de Robin, mais de le voir à l’écran, ça me crispe, c’est tout, c’est littéralement visible qu’elle ne veut pas se marier, partir en lune de miel, en week-end, l’embrasser ou coucher avec lui. Pire couple de la galaxie, bordel, parlez-vous, divorcez, vite.

Bref. La nuit passe pour Robin et Strike sans sexe. Ce dernier vexe Lorelei qui ne peut plus dormir et s’isole, lui permettant de se remettre à travailler lorsqu’il a un appel de Billy. Il le retrouve sur Leicester Square, blessé au couteau. On comprend donc qu’il passe une partie de la nuit à l’hôpital avec lui, ce qui fait qu’il est en retard au rendez-vous du lendemain matin chez Chiswell.

Il prévient Robin et lui conseille d’aller seule au rendez-vous, puisque Chiswell est très à cran sur la ponctualité. C’est donc ce qu’elle fait, trouvant une porte étonnamment ouverte. Grâce à ça, elle peut pénétrer dans la maison et la série étire un peu trop en longueur tout ça, avec toute une traversée du rez-de-chaussée qui m’a paru plus interminable que les descriptions du roman. Comme on est en fin d’épisode, tout le monde aura déjà largement compris à ce stade ce qu’il en est : elle retrouve le corps de Jasper Chiswell, mort par étouffement sous un sac en plastique. Bon. A la semaine prochaine, du coup !

> Saison 4

Strike : Lethal White – S04E01

Épisode 1 – 18/20
Même si c’est long et beaucoup trop complexe pour ce que ça pourrait être, force est de constater que l’adaptation se débrouille très bien pour rendre plus intéressante une intrigue qui n’a pas réussi à m’accrocher sur le papier. Le casting est plein de très bonnes surprises avec des acteurs que j’aime beaucoup – même s’ils ne sont pas du tout ce que j’imaginais pour ces personnages – et ça passe finalement mieux à l’écran, la série est magnifique et fait de bons choix.

> Saison 4


Spoilers

Do we know who we’re working for?

Allez, première scène et je suis déçu par certains choix de mise en scène et par l’absence de résumé des saisons précédentes – même si je connais l’histoire, oui. C’est malin, alors que j’ai mis tant de temps à trouver l’épisode ! Bon, du point de vue de l’histoire, ça marche très bien en revanche de voir Strike être dépité par le mariage de son assistante et de la voir être choquée de comprendre que Matthew a supprimé ses messages. Quant à certains plans, on s’amuse à nous mettre le duo de héros de la série face à face en tenue de mariage, hein.

On enchaîne sur le mal-être de Robin en plein mariage et sur Strike, le seul être au monde capable de s’endormir en plein repas de mariage, honnêtement. C’est particulier comme début de roman, mais j’aime le choix des scénaristes qui est de suivre une chronologie linéaire plutôt que de nous faire du suspense sur l’intrigue qui nous intéresse.

Robin ose se barrer au barrer au beau milieu de sa première danse de mariage et c’est bien plus choquant à l’écran que dans le roman. C’est aussi bien plus mièvre, d’ailleurs. En tout cas, Robin accepte de travailler à nouveau pour Strike et…

On se retrouve un an plus tard. C’est toujours aussi frustrant, même en connaissant l’histoire ! Les affaires tournent bien pour nos détectives qui ont même une nouvelle assistante incompétente (joli cliché bien interprété), même si les enquêtes sont principalement des histoires de tromperies. Eh, après le mariage de Robin, on peut s’attendre à ce que ce soit son quotidien après tout, non ? Bon, non peut-être pas.

En tout cas, elle est toujours avec Matthew, alors que Strike, lui, est vu en train d’embrasser une femme. Lorelei, c’est son nom et je le sais puisque j’ai lu le roman, n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais, et j’en arrive à me demander si elle était là en saison 3. L’actrice a l’air cool au moins, j’ai hâte de voir ce qu’ils vont en faire.

En attendant, il est temps de commencer l’intrigue de la saison, et ça rend bien mieux à l’écran de voir ce fou qui débarque dans le bureau de Cormoran par effraction, peint un cheval blanc et menace de se suicider en bégayant qu’il voit des cadavres dans sa tête. Yep. Robin est effrayée parce que le traumatisme est là, la série se la joue film d’horreur avec les souvenirs de ce client atypique (drôle d’idée de la part des scénaristes, là aussi, hâte de voir comment ils mettront tout ça en scène) qui s’appelle Billy et qui est interrogé par Strike comme si de rien n’était.

Il est interrompu dans ses souvenirs lointains de meurtre par la secrétaire inefficace de Strike qui pose sa démission aussitôt Billy parti. Ce dernier s’en va en effet, sans laisser de trace (ou presque) ou de nom. De trace ? Un coup de crayon à papier plus tard, Strike peut commencer à mener l’enquête.

Avec Robin, il inspecte donc un bâtiment avec les mêmes dessins de chevaux blancs, tout en cherchant à comprendre qui est Billy. Tout cela le mène dans un bar d’une association politique, le CORE. Pfiou, ça passe tellement mieux en série, tout est plus… rapide, dirons-nous. Vous vous épargnez des dizaines de pages de description, sachez-le ! Et même si j’adore la plume de JK Rowling, ça fait du bien.

AAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! HUNTER !!! Pardon. Ne suivant jamais rien des castings, j’ai hurlé lorsque Strike arrive à CORE puisque j’adore Nick Blood, l’acteur interprétant Jimmy Knight. Quel plaisir de le voir dans ce rôle qui va lui aller très bien, en plus. Purée, c’est là que je me suis arrêté dans ma lecture la première fois tellement c’était long dans le roman, et on en est qu’à seize minutes. Malgré la rapidité et la fluidité de l’adaptation, force est de constater qu’à nouveau, je décroche sur les détails du CORE, parce que l’intrigue ne m’intéresse pas.

Je suis surtout là pour les personnages, après tout. On avance cependant uniquement dans l’intrigue policière parce que nous personnages sont coincés (et pour un moment) dans leur vie, rendant le roman étouffant par des pensées constamment déprimantes des deux héros. Rien de tout ça à l’écran, on enchaîne donc avec Strike qui rencontre un ministre, Jasper Chiswell. Il le recrute autour d’un bon repas parce qu’il veut être protégé, mais rapidement, il est question de Jimmy Knight, à nouveau. Et ça énerve Strike de voir que le ministre sait qu’il cherche le frère, Billy Knight.

Chiswell est alors forcé de reconnaître qu’un photographe a pris Robin et lui en photo devant le repaire de Billy plus tôt. Face à tant d’honnêteté, et surtout la promesse d’un bon salaire en vrai, Strike accepte donc de bosser pour Chiswell. La série tombe alors dans le bavardage, parce qu’il y a un milliard de personnages à évoquer pour la suite de la saison. Malgré mes espoirs, les évocations de chacun se font sans photo ou visage, donc… c’est tout aussi illisible que le roman pour le moment. C’est un peu plus facile à l’écran, on va dire, parce que je connais certains personnages, forcément.

De son côté, Robin refuse une planque pour… aller en thérapie. Ben oui. Elle est encore en choc post-traumatique de son agression de la saison précédente, et les scénaristes profitent de sa séance de psy pour quelques flashbacks de la terrible lune de miel de Matthew et Robin. Comme si on ne détestait pas déjà assez Matthew… J’en veux à JK Rowling qui nous rend Robin détestable à rester comme ça à s’accrocher à un mari qui n’est pas fait pour elle… Et à ne rien dire à Strike de ses crises d’angoisse.

Elle commence donc elle aussi l’enquête de son côté, se renseignant notamment sur Chiswell et sa famille, notamment son fils Raphaël, qui devrait être en prison si son père n’avait pas fait en sorte de réduire sa sentence. C’est utile d’avoir un père ministre. Dans tout ça, Billy est toujours disparu, par contre.

Plus ou moins. Jimmy est capable de retrouver son frère fou et paraît clairement être en train de le torturer. Strike se rend ensuite chez Chiswell et tombe sur sa femme. J’avoue, je suis déçu, parce que dans ma tête, je ne pouvais m’empêcher d’avoir Charisma Carpenter en tête chaque fois qu’il était question de cette femme clairement à percevoir comme une femme trophée – et je dis ça à cause de son rôle dans Veronica Mars, pas de l’actrice.

Le lendemain, Robin entame une mission sous couverture, dans le rôle de Venetia Hall. On nous disait que des lentilles et une perruque lui permettaient de changer d’identité, mais ce n’est pas bien flagrant à l’écran. Par contre, les lieux de tournage sont magnifiques, inévitablement, puisqu’elle se retrouve à bosser pour le gouvernement – en plein pendant les JO dans le roman, mais pas là, les producteurs optant pour quelque chose de moins précis.

Sur place, elle rencontre Izzy, là encore loin de ce que j’en imaginais. Ben mince, franchement, il n’y aura donc personne pour être ce que j’imaginais cette saison ? En même temps, comment imaginer que Paula de Suits allait être castée là-dedans ? Je suis très content de la retrouver et elle s’approprie bien le rôle, surtout qu’elle est tout de même importante à nous faire une première mention de Charlie (aka Charlotte), l’ex de Strike.

Bref, Izzy est au courant de la mission sous couverture de Robin et l’aide à approcher Geraint Winn, l’homme qui menacerait Chiswell et qu’elle décide d’approcher dans son bureau, qu’il partage avec Aamir. Si Aamir est méfiant de cette femme aux yeux noirs, Venetia plaît beaucoup à Geraint, qui a une femme aveugle. La série nous le présente bien plus en gros porc que mon souvenir du roman, et on comprend bien la crisse d’angoisse de Robin quand il s’approche d’elle dans son dos. C’est très bien écrit tout ça, mais c’est aussi bien dramatique, je trouve.

La série en fait peut-être un tout petit peu trop, mais c’est qu’il faut trouver des points d’intérêt dans cette très longue intrigue et cet épisode qui pourrait être inintéressant sans ça. Au moins, cette scène lui permet une petite crise d’asthme en rencontrant Raphaël, plutôt bien casté (mais un peu plus vieux que ce que j’imaginais vu le personnage) et Kinvara, la femme de Chiswell.

Il faut s’accrocher, mais c’est bien plus simple comme ça que dans le roman où il y a des pages et des pages qui séparent les apparitions des noms des personnages. En tout cas, Robin se fait draguer par Raphaël qui pense bien sûr qu’elle est Venitia, une filleule de son père tout de même – soi-disant parce qu’il a une mère italienne d’après Izzy.

On enchaîne ensuite sur une petite fête organisée par Robin et Matthew, ce qui est l’occasion pour nous d’être bien angoissé par le personnage de Matthew, insupportable. Il est insupportable avec Robin, bien sûr, puisqu’il choisit ce qu’elle porte et invite plein de collègues du boulot qu’elle déteste tout en lui reprochant – au moins dans son attitude – d’avoir invité Strike à la fête chez eux. Tss.

C’est aussi l’occasion pour nous de rencontrer Sarah, qui de mémoire n’était pas là dans les saisons précédentes, alors que dans les romans si. Peut-être qu’elle l’était tout de même parce qu’elle est comme je pensais qu’elle serait. Ah enfin quelqu’un qui ressemble à ce que j’imaginais !

Strike, lui vient avec Lorelei, ce qui ne fait peut-être pas si plaisir que ça à Robin. Un nouveau flashback nous révèle alors que pendant sa lune de miel, Robin a eu une prise de conscience bien logique et a voulu quitter Matthew. Avant ça, elle a tenté d’appeler Strike et découvert qu’il était désormais en couple avec Lorelei, au téléphone. Malgré tout, elle a voulu quitter Matthew… mais ça n’a pas fonctionné, parce qu’il a eu la bonne idée d’avoir une infection au poignet.

De son côté, Strike aussi considérait que Robin faisait une énorme erreur, et il voulait l’appeler pendant sa lune de miel. Malheureusement, il a donc découvert l’endroit où elle était et il a dû laisser tomber ce plan. Dès lors, il s’est considéré célibataire en allant dans un bar où il a rencontré Lorelei… AH.

De retour dans le présent, Robin et Strike, plein de regrets des décisions passées (et ça rend peut-être légèrement mieux à l’écran, ça aussi) se rendent dans un petit roadtrip, toujours en quête du meurtre raconté par Billy en début d’épisode. Ben oui, malgré tout, il faudrait voir à ne pas oublier qu’ils ne savent pas si le meurtre a eu lieu ou non.

Ils découvrent dans leur roadtrip vers la résidence de campagne des Chiswell un terrain de golf à l’effigie du fameux cheval blanc, puis une écurie. Petit à petit, ils sont persuadés de s’approcher de la vérité et décident alors d’aller creuser pour trouver, peut-être un cadavre. Euh. Ca me fait percuter deux choses : premièrement, l’épisode avance très vite, j’en ai oublié de parler que Strike a embauché quelqu’un d’autre pour les aider dans cette intrigue tentaculaire. Deuxièmement, je pense bien que le roman est complètement défiguré par cette adaptation.

La personne embauchée par Strike a un rôle tout de même un peu plus conséquent dans le roman, et j’ai l’impression que certains passages sont dans le désordre. Ou alors, c’est ma mémoire qui est embrouillée, mais tout de même… Robin déterre ainsi pour cette fin d’épisode des os qui nous font un très bon cliffhanger, mais qui débarquent trop tôt. Ce n’est pas dérangeant en soi, mais je me demande ce que la série va raconter dans les trois épisodes suivants là, du coup.

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