Debris – S01E09

Épisode 9 – Do you know about Icarus ? – 19/20
C’est un épisode franchement osé et plein d’audace, qui va clairement faire fuir toutes les audiences de la série alors que j’adore ce qu’ils proposent. La série est pour un public de niche, c’est sûr et certain, et au risque de me répéter par rapport à l’épisode précédent, elle n’a rien à faire sur un network où elle ne peut pas fidéliser grand-monde avec ce format. C’est pourtant génial. RENEW DEBRIS.

Spoilers

Finola et Bryan mettent George à l’abri tout en continuant à travailler comme si de rien n’était pour que Maddox ne se doute de rien.


It’s like you’re drifting through a kaleidoscope of timelines.

Non, vraiment, je suis content de pouvoir faire d’une pierre deux coups et enchaîner cet épisode après le précédent dont le cliffhanger m’a frustré tellement je ne m’attendais pas à ce que l’épisode se termine ainsi. Loin de Finola confrontant sa boss sur ce qu’elle sait possiblement des actions de Maddox, cet épisode reprend sur un jeune homme qui semble fuir quelque chose, plonge d’une falaise, nage un coup et se retrouve à s’abriter, au fond de l’eau, à l’intérieur d’un énorme morceau de débris.

C’est très étrange, parce qu’il s’y laisse mourir… pour mieux finir dans sa maison, sec, à chercher une certaine Kathleen, sa sœur. Pas de bol pour Shelby, ce personnage, sa sœur est devenue Mac, son petit-frère. Bon, écoutez, on verra.

Après le générique, on retrouve notre trio du motel qui est à présent en route – mais on ne sait pas vers où. Finola souligne qu’ils sont en train de trahir chacun leur pays, mais qu’elle s’en fout pas mal, parce qu’elle considère Maddox comme responsable du suicide de son père et que Ferris n’en a rien à foutre de laisser Finola en charge tant que les américains n’en savent pas plus qu’eux.

C’est lourd comme vision du personnage, mais admettons. Il me paraît important de souligner que les personnages manquent d’avoir un accident à cause d’un cerf au moment où une nouvelle alerte sur la tablette de Finola leur indique l’émergence d’un nouveau cas de débris. De toute manière, peu importe, ils arrivent à destination : ils rendent visite à Garcia, un homme isolé en pleine forêt.

On comprend un peu mieux pourquoi : il a le visage sacrément défiguré et des yeux aux pupilles très étranges. Je plains l’acteur, ce sont des lentilles probablement très chiantes à porter. En revanche, le personnage, il a l’air d’en savoir sacrément plus que nous : il sait par exemple que Bryan prend des injections d’un étrange produit et que c’est pour ça qu’il a l’air en forme. J’avais oublié cette intrigue, j’ai de nouveau hâte d’en savoir plus.

En attendant, Bryan et Finola doivent reprendre leur journée de boulot comme si de rien n’était. Ben oui, ils ne veulent pas que Maddox sache que quelque chose a changé, donc c’est plutôt logique comme attitude. Par contre, ils se retrouvent embarqués dans une boucle temporelle avec des twists inattendus quand ils arrivent enfin chez Shelby.

Lui, il sait très bien qui ils sont, mais il ne leur explique pas tout de suite, prenant son temps pour en arriver à tout ce qu’il sait : sa sœur et lui ont trouvé un morceau de vaisseau extraterrestre, ont joué avec et ont découvert qu’ils pouvaient grâce à lui remonter de deux jours dans le passé. Jusque-là tout va bien, ils jouent avec, tout ça, tout ça. Seulement voilà, il arrive un moment où la réalité se met à changer et où Kathleen disparaît, étant remplacé par Mac, ou par Steven, ou par d’autres frères et sœurs. Les parents ? En voyage pour un mois, ça tombe bien.

Forcément, Shelby souhaite continuer à utiliser le débris pour retrouver sa sœur, même si ce n’est pas ce que veulent Finola et Bryan. De toute manière, il les connaît bien et il a les arguments qu’il faut pour les faire changer d’avis sur cette envie de lui confisquer son débris : chaque fois, Finola appelle George, et George aide Shelby à comprendre ce qu’il se passe. S’il ne revient pas vite à sa réalité d’origine, alors la fabrique de la réalité s’effondrera. Comme d’hab avec les voyages dans le temps et les boucles temporelles de toute manière.

Finola et Bryan sont rapidement convaincus par Shelby, et hop, Georges se retrouve au téléphone avec lui. Il veut bien l’aider à retrouver sa sœur, évidemment, seulement voilà : ce n’est pas du tout une bonne idée selon lui de continuer à sauter dans l’eau à 16h03 jusqu’à ce qu’il retrouve sa sœur. Le plus logique serait en effet de sauter précisément au même moment et d’utiliser le débris à la nanoseconde précise où il l’a utilisé la première fois pour retourner à une réalité où sa sœur existerait.

Pas de bol, Shelby le sait très bien ! Et alors que Finola apprend ça au téléphone, à part, et qu’elle s’en confie à Bryan, toujours à part, Shelby se barre et saute dans l’eau pour remonter le temps. On en arrive donc au début de cet épisode : il fuyait nos héros.

Et quand je dis qu’on en arrive au début, on se retrouve piégé dans une boucle temporelle avec quelques changements. Ainsi, le cerf n’est pas en plein milieu de la route cette fois, il est tranquillou au bord de la route et Bryan ne manque pas de le percuter. Sans accident, l’arrivée chez Garcia est légèrement différente, mais on en revient au même point très rapidement car ce n’est pas le but de l’épisode de nous montrer ça.

L’épisode préfère se concentrer d’abord sur la relation entre Garcia et George. Ce dernier semble culpabiliser de ce qui est arrivé à son ancien collègue, alors il s’en excuse, mais pas sans lui dire qu’il connaissait de toute manière les risques. Du côté de l’intrigue du bond temporel, on comprend que Bryan a eu la bonne idée de recommencer à sauter dans l’eau pour pouvoir répondre à une nouvelle question de George.

En effet, ce dernier voulait savoir s’il apercevait des couleurs. Comme le spectre des couleurs paraît très important à George lorsqu’il l’a au téléphone une nouvelle fois, Shelby décide d’utiliser un appareil photo pour tenter de prendre en photo le moment du saut. Pas de bol, ça ne fonctionne pas. Et encore moins de bol : Finola disparaît pour la nouvelle boucle temporelle créée par ce saut. Ainsi, Bryan se retrouve avec un coéquipier nommé Niels.

Ce dernier n’a pas l’air d’avoir inventé l’eau chaude, mais ce n’est pas grave du tout : il ne reste que pour une boucle assez courte, puisque Shelby apprend le décès de George Jones six mois plus tôt et fait aussitôt faux bond aux inspecteurs. Et puisque ça fonctionne une fois, ça fonctionne aussi toutes les fois suivantes, quand Bryan fait équipe avec Rahim, Roberta, Jafar, Claire, Maria ou Alvin. Le plus fun serait que la série introduise comme ça un nouveau perso récurrent à l’arrière-plan, mais je n’y crois pas tellement.

On en revient finalement à Finola, mais le temps que ça arrive, Shelby a développé une nouvelle théorie tout seul : il peut apercevoir Kathleen dans des miroirs par moment, alors il a foutu des miroirs absolument partout dans le salon. Bien sûr, Finola et Bryan ne le croient pas immédiatement, mais ils sont forcés de constater qu’il dit peut-être vrai quand ils aperçoivent finalement Kathleen dans un miroir.

Il est ensuite question des couleurs au téléphone avec George, et George lui explique que comme il voit du orange, le débris qu’il utilise est peut-être le même qu’un autre, beaucoup plus petit, sur lequel il avait bossé dans le Kent. Ce débris donnait à une femme ce qu’elle désirait, et de toute évidence, le grand désir de Shelby, c’est de vivre dans un monde sans sa jumelle – même si la réalité se brise peu à peu et est visible à travers les miroirs.

Et c’est très étrange, parce qu’on sent bien qu’on approche de la fin de l’épisode, mais la solution ne semble pas être proche pour autant. Vont-ils oser ?

Alors que Finola apprend que Shelby ne doit surtout pas plonger à nouveau, voilà donc Shelby qui se précipite à nouveau vers le débris, forcément. Seulement, cette fois, il est suivi par Bryan. Je m’attendais à ce que ça se produise plus tôt dans l’épisode, mais ce n’est que là que ça arrive, et quand ça arrive enfin, c’est d’importance capitale.

En effet, Bryan se retrouve dans une nouvelle réalité et, cette fois, on a un de nos personnages principaux qui sait ce qu’il se passe. Pas de bol pour lui, il ne bosse plus avec Finola, mais avec une certaine Grace qui assure le connaître depuis cinq ans. La réciproque n’étant pas vraie, il ne peut pas être certain que George soit mort dans cette réalité et il galère vraiment beaucoup à essayer d’expliquer à Grace ce qu’il se passe ; alors qu’il voit aussi que l’univers est de plus en plus brisé, puisque des images floues d’un autre univers parallèle sont désormais visibles dans le salon.

En parallèle de tout ça, dans une des réalités (mais j’imagine que ce sera pareil dans toutes de toute manière), Maddox découvre que sa femme semble le tromper avec son amant dans leur restaurant habituel. Pas de bol pour Craig, elle a juste eu la bonne idée d’embaucher un avocat pour divorcer de son insupportable mari. J’ai ri.

Leur passé reste assez peu clair et est l’une des intrigues qui fait que je n’arrive jamais à aller jusqu’à 20 avec cette série quand je la note… parce que je n’aime pas le personnage de Craig, je ne m’attache pas tellement à Julia ou Dario, faute de les connaître. C’est un peu mieux cette fois, bien sûr : on apprend ainsi que Julia conduisait une voiture quand Dario a eu son accident.

L’accident ne reste pas dans le passé pour elle, même si Craig veut absolument faire comme si. Et on comprend bien qu’il compte utiliser les débris pour soigner son fils… mais pfiou que c’est long à mettre en place tout ça. Je m’en fous de ce personnage, je ne l’aime pas.

En revanche, la fin d’épisode est beaucoup, beaucoup plus prenante : Maddox ordonne à Grace de mettre un terme aux actions de Bryan pour éviter qu’il ne saute et retourne au débris, quoiqu’il en coûte. Si on n’est pas bien sûr de la raison pour laquelle il dit ça, on a ainsi confirmation qu’il est un connard dans toutes les timelines possibles. Bryan, lui, préfère recontacter Finola, même si elle ne sait pas qui elle est.

Il a des informations suffisamment crédibles pour qu’elle lui fasse confiance cela dit, surtout quand ses collègues cherchent des informations sur lui et qu’il semble dire à peu près la vérité à parler d’une histoire écrite par son père – encore en vie dans sa réalité et pas mort la semaine précédente dans un raid contre INFLUX – pour sa mère. L’histoire est évidemment très similaire à celle de cet épisode, et elle fait prendre conscience à Bryan que désormais, il veut absolument retourner auprès de Finola – on peut passer toute une vie à se mentir sur ce que l’on veut vraiment.

Et oui, l’épisode s’arrête là. C’est de la torture, ce cliffhanger ! Je me demande vraiment ce qu’ils vont faire pour le prochain épisode – peuvent-ils avoir l’audace de déjà faire un reset de la série ? Les audiences vont probablement s’effondrer alors que c’est un excellent twist… mais pas sur un network ! Et même s’ils n’ont pas cette audace et repartent sur plus simple comme résolution… Cela va forcément affecter la série ? Exit le simple format procédural avec une résolution à chaque épisode ? Je dis oui.

Je dis aussi que je veux absolument une saison 2…

Debris – S01E08

Épisode 8 – Spaceman – 18/20
On ne me retirera pas de la tête que c’est une excellente série qui n’a rien à foutre sur un network qui risque de l’annuler, parce qu’elle ne peut pas y trouver son public. C’est très frustrant, parce que l’intrigue propose vraiment tout ce que j’adore en science-fiction, avec des cas de la semaine qui ne sont que des prétextes à un fil rouge complotiste désormais assez développé pour être tout le point d’intérêt de cet épisode.

Spoilers

Maddox a retrouvé la piste de George Jones. Bryan et Finola doivent donc le retrouver, mais les ordres des agences pour lesquelles ils travaillent diffèrent fortement.


How are you alive?

Deux semaines déjà depuis mon dernier épisode de cette série, ça passe beaucoup trop vite. Ce n’est pas faute d’avoir eu envie de le lancer à plusieurs reprises, mais je n’ai jamais trouvé le temps pour. Une partie de moi espérait aussi voir passer une annonce de renouvellement, parce que la série m’emballe énormément et ça me rassurerait qu’elle soit déjà renouvelée pour pouvoir la reprendre en toute tranquillité d’esprit.

Ce n’est pas le cas, mais ça n’empêche pas ce début d’épisode d’être très prenant avec une femme sujet d’une expérience tentant de s’enfuir et lutter pour sa vie. Elle découvre au passage, dans un entrepôt, qu’il y a plein d’autres sujets de l’expérience à présent à l’état de cadavres. Ce n’est pas spécialement une bonne nouvelle pour elle par contre, puisque ça signifie qu’elle risque de finir dans le même état.

D’ailleurs, quand elle est repérée, elle est obligée de se cacher dans un des sacs mortuaires. Grand bien lui en fait : grâce à ça, quand elle est retrouvée et passe à travers un homme qui veut la tuer, elle laisse en lui une partie de ce sac, qui finit par le tuer, très lentement et très douloureusement. Au secours, ça ne donne pas envie comme manière de mourir – bon, ça ne donne pas envie de mourir, je sais.

Loin de tout ça, George Jones est donc en vie, et c’est le sujet de la réunion lors de laquelle nous retrouvons Bryan et Finola. C’est Maddox qui gère cette réunion où il nous indique qu’ils ont plein d’informations sur l’endroit où il se pourrait trouver – et qui est justement l’endroit où se déroulait ce début d’épisode. L’équipe est donc envoyée pour récupérer George et tout paraît assez limpide sur la suite des événements.

Le seul problème, c’est que c’est trop simple pour la série d’en arriver là comme ça, alors tout est d’un coup beaucoup plus compliqué quand Maddox insiste très fortement auprès de Bryan pour qu’il tue George – et il lui annonce également que son collègue, Shea, est au courant. Bryan fait tout ce qu’il peut pour faire changer d’avis son supérieur, mais c’est en vain, nous laissant avec plein de questions sur les vraies intentions de Maddox. Comme d’habitude.

De son côté, Ferris, la boss de Finola, lui ordonne de s’exfiltrer avec son collègue, Phelps, lorsqu’elle aura récupéré son père. Un avion les attendra bien gentiment en-dehors du convoi prévu pour acheminer George – sauf que les américains n’ont pas vraiment de convoi prévu pour ça. Finola le découvre vite parce que la série a fait le choix désormais de faire collaborer les deux agents ensemble. J’ai vu la scène arriver, et j’en suis très content.

Je trouve que ça fonctionne bien comme manière de nous introduire cet épisode : on a un cas de la semaine, puis le duo d’enquêteurs qui continue de bosser ensemble malgré les ordres contradictoires qu’ils reçoivent. Ils ne savent pas trop comment se débarrasser de Sha et faire en sorte que George survive, mais c’est au moins clair cette fois : Bryan sera du côté de Finola, peu importe les règles.

En chemin, ils rencontrent la jeune femme du début d’épisode qui a continué de développer ses super pouvoirs, au point de devenir quasi invisible cette fois. On nous explique rapidement, par l’intermédiaire de Finola, qu’elle bouge si vite qu’on ne la voit plus tellement – et une fois que c’est fait, ils peuvent l’interroger sur l’endroit dont elle vient de s’enfuir.

Ils se rendent surtout compte qu’elle a été greffée avec un débris. Oui, oui, la série développe sa mythologie avec des personnes implantées désormais ; et j’en arrive à me dire que les pilules avalées permettant de se téléporter sont certainement des bouts de débris, en fait. En tout cas, c’est intéressant comme possibilité pour la suite : si ça existe dans la série, ça finira par être stabilisé pour donner des pouvoirs à n’importe qui, y compris nos agents.

En attendant d’en arriver là, Finola confie la femme à un autre agent, mais celle-ci lui explique tout de même qu’elle n’a aucune idée d’où est la boule de lumière avant ça. La boule de lumière ? Il en avait été question dans l’épisode des clones, mais on ne sait pas encore de quoi il est question. C’est lié aux débris, c’est sûr, mais pas encore bien clair pour nous. J’imagine que la saison 1 se terminera là-dessus et sur quelques réponses concernant les Jones.

Ben oui, parce que tout de même, quand Finola arrive dans la base d’où la femme s’enfuyait, c’est pour mieux découvrir que son père y est bien : elle retrouve en effet son écriture sur un tableau couvert de formules auxquelles nous ne comprenons absolument rien. Elle non plus, mais forte de cette certitude, la mission prend une toute autre ampleur désormais. C’est vrai que la série nous laisse le doute sur la possibilité d’un clone avec une autre scène voyant un homme se faire une greffe de visage à partir de la peau de ce qui ressemble fort à son jumeau (mais un jumeau qu’il attache et n’hésite pas à scalper, donc)… mais l’écriture, ça ne se clone pas.

Dans la base qu’ils fouillent, Finola, Phelphs, Bryan et Sha parviennent à libérer des cobayes, avant de tomber sur un scientifique, de dos, qui ressemble fort au père de Finola. Elle a un doute jusqu’à ce qu’il retourne, c’est très clair. Sha n’hésite pas à tirer en tout cas, même si ce n’est finalement pas George. On est au clair sur ses ordres après tout. D’ailleurs, en parlant de « clair », le reste du building est désert quand ils le fouillent. Parce que oui, ils le fouillent, une fois que Finola a eu la bonne idée de se prendre une balle et d’être défendue par Bryan, tout semble désert…

Finola finit toutefois par tomber sur son père, qui lui fait un rapide câlin. Humph, je ne sais pas quoi en penser là. Ca non plus, on ne peut pas le feindre : l’odeur de quelqu’un, sa manière de faire un câlin à sa fille… Elle l’aurait tout de suite grillé si ce n’était pas lui, non ? On arrive vite à un moment de grande tension en tout cas : Sha les retrouve en premier et pointe son flingue sur George, sans hésiter, une fois de plus.

Par chance, Finola le voit à temps pour s’interposer… et ça part en vrille avec l’arrivée de Bryan, puis de Phelps qui n’hésite pas à pointer à son tour son collègue américain avec son arme de service. Oups. Lorsque Bryan parvient à calmer la situation, Sha tente tout de même l’impossible en tirant sur Phelps, avant de tenter de tuer George. Pas de bol pour lui, il a sous-estimé Bryan : il n’hésite pas à tirer sur son partenaire. Sha finit donc au sol alors que le reste de l’équipe parvient à s’enfuir, difficilement tout de même.

Phelps finit par mourir en-dehors de la base, pendant que Bryan s’occupe des caméras de surveillance pour s’assurer que tout le monde pense que George n’était pas là. C’est un bon plan, je trouve, et il ment donc ensuite à Maddox en arrangeant un peu la réalité. Finola, Bryan et George peuvent alors prendre la voiture – c’est pratique les deux collègues qu’on connaissait peu qui meurent dans cet épisode, tout de même.

Le trio est toutefois interrompu par un coup de téléphone de Dee Dee, la sœur de Finola. Si Finola fait le choix de ne rien dire à sa sœur de son père ressuscité, elle apprend donc que Ferris la manipule depuis un moment pour la faire revenir en Angleterre. Elle fait ce qu’elle peut à distance pour protéger sa sœur, puis comprend qu’ils ne doivent pas se rendre au point de rendez-vous prévu par Ferris.

L’homme greffé du visage se retrouve donc à attendre sur la route pour rien – parce qu’il bosse pour Ferris, évidemment. Finola et Bryan ont donc eu la bonne idée de changer leur plan au dernier moment : ils se rendent dans un motel pour protéger George coûte que coûte.

Je trouve que ça fonctionne bien, de même que les révélations de George qui explique qu’il était bien mort, mais qu’on lui a greffé un morceau de débris dans l’œil – la paupière ? – pour le ramener à la vie. Ils sont sympathiques ces Influx. Ils le ramènent à la vie avec un but toutefois : ils ont besoin de lui pour construire une machine à partir des débris. Bon, le seul problème, c’est que George n’est pas un témoin très fiable. Il a plein de trous de mémoire concernant sa résurrection et ce qu’il a fait depuis.

S’il est certain d’avoir quasiment terminé la machine, il ne peut pas expliquer à quoi elle servait. C’est problématique tout de même. Et ça arrange bien les scénaristes : il a juste assez d’informations pour nous satisfaire et nous garder dans le flou sur la suite de la série.

Avant d’en arriver là, on en arrive au moment émotion qu’il fallait bien avoir : Finola confronte donc son père sur son retour, sur son absence et sur la difficulté à se faire à son absence. C’était une très jolie scène, avec George se justifiant finalement sous l’importance de la technologie apportée par les Debris. En quoi est-ce que ça justifie exactement un suicide ? Parce qu’il s’est suicidé non ?

Il les voit comme un don capable de sauver l’espèce humaine et de faire repousser des forêts en quelques jours, par exemple, alors tout ça valait bien de sacrifier sa famille et leur tranquillité d’esprit. Finola reste importante aux yeux de son père (enfin, à l’œil), mais la planète était sa priorité avant sa mort. Et même après, du coup. Tout ça n’est pas bien clair, mais Finola semble trouver la force de lui pardonner en tout cas. Et nous, on avance dans la série.

Pas dans le bon sens, en revanche. En effet, on découvre que le père de Finola lui demande de récupérer un dossier pour construire un scanner, et j’ai trouvé ça super louche de sa part. Bryan semble tout de même OK pour faire tout ce que lui dit Finola ensuite, alors qu’il la soigne de sa blessure par balle qui n’est qu’une « égratignure ». Ben oui, bien sûr, classique.

La série multiplie les secrets par contre, c’est très clair. Finola en révèle tout de même un à sa boss : elle lui indique qu’elle est avec son père, que Bryan a menti et qu’elle a besoin d’elle pour accéder aux dossiers de son père. Le cliffhanger nous laisse là et franchement, je n’ai pas du tout capté que ça allait être la fin. C’est très frustrant et je suis content d’avoir un deuxième épisode à voir pour mieux comprendre ce que George fout de son côté à emprunter de l’aluminium pour s’en recouvrir de la tête au pied afin de dormir.

The Nevers – S01E03

Épisode 3 – Ignition – 19/20
Il est difficile de noter un épisode qui possède probablement ma meilleure scène d’action de 2021 – désolé Falcon ! – et qui a en plus réussi à me surprendre plusieurs fois, du côté des évolutions de l’intrigue ou des personnages… tout en étant aussi un épisode avec des scènes auxquelles je ne comprends pas grand-chose, probablement faute d’investissement de ma part. La série reste très bavard, mais dans l’ensemble, je pense que cet épisode va rester un immense « waouh » pour cette année. Sans parvenir à 20, donc.

Spoilers

Amalia cherche toujours à recruter de nouveaux Touchés pour l’Orphelinat, espérant que Mary pourra l’aider dans sa quête.

We have the best jobs.

Oui, je voulais voir cet épisode lundi dernier et finalement le beau temps a eu raison de moi. Bon, ça, et la flemme aussi, on ne va pas se mentir. Il faisait beau lundi dernier, et pfiou 1h d’épisode, je n’ai pas leur temps après tout. En tout cas, je n’ai eu aucun mal à me remettre dans l’ambiance de la série.

Elle est très sympathique, cette ambiance (il ne lui manque qu’un générique), et mon seul problème, c’est parfois l’accent anglais à couper au couteau qui fait que ça me fatigue davantage de tout suivre, faute d’habitude. C’est que ça demande de la concentration, particulièrement pour cette série qui s’écoute beaucoup parler. En tout cas, ça n’empêche pas la première scène d’être très rapidement intéressante.

On y retrouve Amalia et Penance montant une embuscade envers le bras droit brûlant de Maladie. Eh oui, la pyromane de la série s’en prend sur le port aux hommes de main d’un certain Beggar King, et Amalia le savait à l’avance, ce qui permet à Penance de surprendre la pyromane – Bonfire Annie. Le début est plutôt léger et fun, avec Amalia qui s’en prend à elle dans le seul but de finalement lui demander de bosser pour elle à l’orphelinat.

Annie n’est pas dupe et refuse catégoriquement, laissant Amelia s’occuper d’une Penance qui a abusé de l’opium. Si tout ça était marrant, ça laisse Amalia face à un tas de problèmes, parce que les dons qu’elle a recrutés jusque-là ne lui servent pas à grand-chose : les femmes de l’orphelinat ont des dons dont elle ne peut pas se servir – ou dont elles ne peuvent plus se servir, comme Mary. J’ai trouvé intéressant qu’elle s’en confie à Horatio, car celui-ci commence enfin à être développé en tant que personnage. Franchement, je crois que je l’aime bien, Horatio, même s’il est un empêcheur de tourner en rond pour Amalia, parce qu’il la remet à sa place.

Cela dit, malgré cette scène, le plan d’action est rapidement mis en place entre deux chansons de Mary avec le reste de l’orphelinat : lorsque celle-ci aura récupéré sa capacité, Penance mettra au point de quoi amplifier sa voix – la blague sur le nom et l’utilité de cet objet était génial – pour que toute la ville puisse l’entendre. C’est parfait, en soi, mais ça pose un problème de taille qu’Amalia n’avait pas prévu : elle doit d’abord convaincre Mary que c’est une bonne chose d’amener d’autres Touchés dans l’orphelinat.

J’ai trouvé ça malin de la part des scénaristes de grossir un peu le rôle de Mary qui devient beaucoup plus intéressante comme personnage que dans les deux premiers épisodes. Elle a enfin un bon sens critique, et elle n’est pas ravie d’apprendre qu’Amalia voulait recruter Bonfire Annie. Elle a rapidement un autre sujet d’inquiétude de toute manière, lorsque Penance découvre dans la rue des affiches vendant l’orphelinat à de potentiels touchés, avec la photo d’Amalia… mais la mauvaise adresse.

Amalia emmène aussitôt Lucy avec elle – écoutant les conseils d’Horatio lui expliquant qu’il est risqué d’emmener Penance en excursion à chaque fois – à l’adresse concernée. Cela lui permet de rapidement découvrir les activités de ses ennemis, qui ont des registres de Touchés et des hommes de main défigurés particulièrement flippants. Amalia parvient à nous en tuer un – les effets spéciaux ont eu du mal à suivre par contre – et décide aussitôt d’emmener les registres… à Miss Bidlow. Pas malin, ça, elle est déjà au courant elle ehe.

Miss Bidlow noie le poisson devant Amalia, qui décide de surveiller désormais le bâtiment de son ennemi en attendant que sa boss lui dise à qui il appartient. Elle ne va pas être déçue du voyage, contrairement à Bidlow qui est frustrée de voir son plan tomber à l’eau. Tu m’étonnes. En attendant, Lucy ramène la femme qui tenait l’entrée du bâtiment à l’Orphelinat pour qu’elle soit interrogée et révèle être une meurtrière de Touchée. Et elle a tué une Touchée ainsi que son bébé, ce qui fait péter un câble à Lucy, puisqu’elle a tué elle-même son bébé en découvrant son don pour la première fois, lui brisant tous les os bien malgré elle. Quelle horreur.

De son côté, Horatio est recruté par Maladie juste devant chez lui, et c’était plutôt inattendu. Elle a besoin de lui pour soigner sa blessure par balle, et il finit par le faire après s’être inquiété de servir de représailles. Les scènes sont longues pour pas grand-chose sur ces deux-là, possiblement aussi parce que j’accroche de moins en moins à Maladie. Trop bavarde.

En parallèle, nous retrouvons à nouveau Hugo en plein entretien d’embauche d’une Touchée pour son bordel, et par entretien d’embauche, il faut comprendre sexe avec un drôle de jeu concernant le pied de la madame. Je ne veux même pas savoir, surtout que la série nous propose toute une scène dans le bordel, en multipliant la nudité gratuite pour pas grand-chose.

L’avantage, c’est que c’est une nudité à la fois homme/femme avec un équilibre des full frontal – mais quand même beaucoup plus de femmes – donc c’est un peu moins abusé que dans bien des séries. On a même de l’humour, quand Dominique la prostituée comprend qu’August est le boss, elle laisse à nouveau apparaître son sein pour auditionner avec lui, et c’était bien drôle à voir… mais ça n’empêche que c’était dans l’ensemble gratuit et inutile, et que la scène avait juste pour intention de nous montrer un Hugo de plus en plus déviant – mais tout de même à cheval sur l’hygiène, c’est déjà ça.

Il parle business avec August bien sûr, mais pour être tout à fait honnête, je n’ai pas tout capté à leur affaire. August a clairement des remords de s’associer aux activités illégales d’Hugo, mais il continue tout de même de le faire, parce que ça lui rapporte de l’argent… Et que c’est un rebelle dans l’âme. Le voilà patron forcé de dire « non », en tout cas, et il continue d’avoir ma sympathie… Pas comme Hugo, qui en plus d’assumer les clichés bisexuels nous prouve une fois de plus que les français sont très déviants.

Après ça, le flic de la série, qui obtient le prénom de Frank, reçoit des messages de la part d’Hugo pour s’assurer de lui faire perde son temps, et il est tellement curieux qu’il reste deux heures dans le bar où il lui dit de venir. Il se laisse ensuite distraire par le charme d’un jeune homme qui l’emmène à l’arrière du bar, où l’attend Hugo, amusé de voir qu’il veut vraiment être pris la main dans le sac. Ou sur le paquet, si je puis dire.

Le but d’Hugo est ici de savoir la raison pour laquelle Amalia récupère tous les Touchés, afin de savoir ce qu’elle veut en faire. Il n’est pas ravi de savoir qu’elle a Mary avec elle, parce qu’il s’inquiète vraiment de son plan sur le long terme – et c’est vrai qu’on ne le connaît toujours pas. Bon, au passage, on apprend aussi que Frank est gay, même s’il se leurre à affirmer qu’il était bourré lorsqu’il a couché avec Hugo (la première fois seulement, nous affirme celui-ci). Alors là, vraiment, j’ai du mal à suivre tous les personnages et les liaisons entre eux, mais je suis content de voir au moins cette relation s’éclaircir.

Tu m’étonnes que Frank reste dans le placard si le seul exemple d’homosexualité qu’il connaisse est Hugo ! Ce dernier n’est pas gay, déjà, et ensuite, il couche avec tout ce qu’il bouge, y compris tous les prostitués des deux sexes de son bordel. Ça ne doit pas faire rêver. Il quitte donc rapidement Hugo pour se rendre auprès de Mary qui a fait appel à lui, histoire de lui confier une part de son stress vis-à-vis d’Amalia. Finalement, la conversation se retourne à la faveur de Frank à qui elle assure qu’elle l’aimera toujours et qu’elle sera toujours le premier à qui elle fera appel.

Frank lui confie alors qu’il aimerait l’entendre chanter – même s’il n’est pas Touché, il pourra toujours entendre Mary chanter, et ça fait longtemps. De toute manière, toute la ville va pouvoir l’entendre chanter : Mary se décide à accepter l’amplificateur de Penance après avoir entendu qu’une femme s’amusait à tuer tous les touchés, pour le principe. C’est vrai que ça doit motiver.

Alors que Mary se prépare à chanter, Amalia repart donc de chez Miss Bildow en regardant le registre. Elle est alors projetée hors de la calèche et directement dans l’eau en-dessous du pont où elle était par un des hommes de main de Bildow. Seulement, ça, elle ne le sait pas. L’homme est assez horrible à voir en plus, parce qu’il est également salement amoché par la vie et par ses dons. C’est un Touché capable de marcher sur l’eau, en plus d’avoir une super-force. Autant dire tout de suite qu’il est une menace sérieuse pour la vie d’Amalia.

On enchaîne alors sur une scène incroyable de combat et d’action se déroulant à moitié dans l’eau pour Amalia qui a un souffle de dingue et une persistance incroyable, alors que l’homme s’acharne sur elle. Vraiment, la scène était à couper le souffle du côté des effets spéciaux, c’était magistral à voir et le stress était bon. Bien sûr, on savait qu’Amalia ne pouvait pas mourir, mais la chorégraphie de la scène est magnifique et prenante, la laissant vraiment sans aucun avantage pour s’en tirer. Et pourtant, elle le fait, évidemment. N’empêche tout ce moment où elle a le choix entre mourir asphyxiée et se prendre des coups du méchant – Odium – est incroyable.

Elle nous étrangle l’homme avec sa propre chaîne hameçonnée, ce qui est dingue à voir puisqu’il continue de flotter malgré tout, et peut se rendre au parc à cheval – ne reprenant pas sa calèche. Par contre, elle perd au passage le registre des Touchés. Ce n’est pas grand-chose cela dit, elle vient de risquer sa vie tout de même.

En parlant de vie risquée, Mary accepte de chanter au parc et on enchaîne sur une autre scène particulièrement magnifique où Mary dévoile son don au reste de ses amies de l’orphelinat. Frank est présent aussi, afin de nous confirmer que non, il n’est pas un Touché. Et alors que toute la ville peut enfin entendre Mary et qu’on nous montre qu’il y a de nombreux personnages Touchés autour d’eux dans le parc, elle se fait d’un coup assassiner. Le coup est une vraie surprise. Cela ne devrait pas l’être, elle est hyper exposée dans ce parc !

Seulement voilà, on est tellement hypnotisé par son chant de la sirène, on ne peut pas s’attendre à… ça. Le meurtre est provoqué par le type qui bossait avec Maladie il y a deux épisodes, mais je continue de soupçonner Bidlow d’être derrière tout ça. De toute manière, Frank vient à bout de ce type et l’abat lui aussi… mais wow, la puissance émotionnelle de cette scène, c’est quelque chose tout de même. Le sacrifice n’est heureusement pas vain : Bonfire Annie débarque à l’orphelinat le soir-même, avec une bonne vingtaine d’autres Touchés au moins… Mais Mary, putain ! Je commençais à vraiment aimer son personnage, le sacrifice est violent dès l’épisode 3, surtout après cette scène sous le pont !

Lord Massen est aussi de retour dans cet épisode, mais il faut bien reconnaître que j’ai dû mal avec son personnage et que je ne recolle pas tous les morceaux. L’épisode insiste sur la tombe de sa fille et nous le montre toujours en patriarche ayant plein de pouvoirs. Il délègue toutefois une partie de celui-ci à une servante qui surveille ensuite la cave dans laquelle il y aurait « un chien ». Je dois bien avouer que je n’ai pas tout capté à cette scène, pas plus que celle avec le conseil des hommes d’affaire n’a réussi à me passionner. D’ailleurs, ailleurs, les méchants – mais pour qui bossent-ils ? Je suis paumé à force – torture d’autres hommes, et je ne sais toujours pas qui ils sont ; puis on en a un qui est libéré de prison, et, vraiment, je crois que la semaine d’attente entre les épisodes n’est pas une bonne chose car j’oublie plein de détails. À bingewatcher, ça passerait probablement mieux.

Younger – S07E06

Épisode 6 – The F Word – 18/20
Je n’arrive pas à me sortir de la tête qu’il s’agit de la dernière saison, me créant des attentes et des problématiques nouvelles au passage, parce que j’essaie de savoir où finira chaque personnage. Pourtant, le voyage est loin d’être terminé et les scénaristes ont encore quelques tours dans leur sac, et aussi et surtout quelques excellentes situations comiques. Je manquais vraiment de comédies ces derniers temps !

Spoilers

Liza est tiraillée par la nouvelle apprise lors de l’épisode précédent, alors qu’elle et Kelsey comprennent petit à petit que Millenial n’est plus.

There is no winning or losing. There is just hangovers.

Je n’allais pas attendre une journée de plus avant de voir cet épisode, même si j’ai eu du retard la semaine dernière et même si j’ai plein de choses à regarder. Ecoutez, je laisse les épisodes s’accumuler ailleurs. De toute manière, c’est bientôt la fin de saison de plein de séries alors ça vaut mieux, non ?

L’épisode commence par Maggie se préparant pour sa première journée en tant que professeur. Elle n’est franchement pas aussi stressée qu’elle le dit si elle prend son temps comme ça au petit déjeuner avec sa colocataire par contre. Je suis sceptique, on va dire. Liza l’imagine surtout stressée par Camila, quand Maggie assure pourtant que son seul sujet de stress est son premier cours.

Mouais. Celui-ci se passe à merveille puisqu’elle propose à ses étudiants de regarder le sexe masculin et de laisser leur instinct s’exprimer. Il n’en faut de toute évidence pas plus pour motiver de jeunes artistes, et tout se passe bien… Jusqu’à ce que Cass, sa nouvelle boss, vienne la voir entre deux cours pour l’inviter à dîner – Camila rêverait de l’avoir à dîner.

Forcément. Maggie ment aussitôt en disant avoir des plans avec sa nouvelle petite amie. Il n’en faut pas plus pour que ça vire à la catastrophe : Maggie se retrouve invitée à un double rencard… Sans trop de surprise, Maggie invite donc Lauren. C’est tellement drôle à voir : elles sont liées à vie ces deux-là, parce que la série ne parvient pas à faire autrement que de nous les remettre toujours ensemble. Elles sont à l’arrière-plan depuis tellement de temps, franchement.

Bien sûr, Lauren est toute heureuse de voir que Camilla est jalouse d’elle, et c’est tout ce qu’elle voulait voir. Elle m’a bien fait rire, franchement, à forcer Maggie à recevoir des photos sexys de Camila au beau milieu du dîner – lorsque Cass va chercher son agenda pour des « gaycations ». Ah, les néologismes de cette série !

De son côté, Liza est stressée aussi ce matin-là, mais par tout autre chose : elle a pris la décision d’expliquer à Charles ce qu’elle a appris de Quinn, même si elle est la plus mal passée pour le faire. Ne pourrait-elle pas envoyer Kelsey le faire, tout simplement ? Ou Lauren ? C’est le job de Lauren, plus ou moins. Et alors que Liza se lance, elle est malheureusement interrompue par Kelsey, prête pour la réunion, puis par Quinn, rien que ça.

Liza voudrait rester parler auprès de son ex… mais Quinn ne la laisse certainement pas faire. Il y a un vrai jeu de pouvoir qui s’impose entre elles, et ce n’est pas « Liz » qui peut le gagner. Elle est forcée de s’en aller sans rien dire à Charles.

Quinn, Liza et Kelsey se retrouvent alors dans une réunion où l’on sent que Liza ne parvient pas à faire tout ce qu’il faut pour gagner face à Quinn. Heureusement qu’elle a toujours Kelsey pour l’aider à se relever et ne pas faire trop de merde, et Kelsey est de bons conseils lorsqu’elle lui dit de laisser tomber cette affaire face à Quinn.

Elle l’emmène donc à un repas d’affaire pour se changer les idées, à la recherche de nouveaux talents qui valent la peine d’être lus. Pas de bol, elles comprennent que leur dénicheur de talents favoris ne les voit plus aussi fortes que ce qu’elles étaient avant. Pire, il leur balance qu’elles sont désormais les reines de la… Mid-lit, middleaged literature. Alors OK pour Liza, hein, mais pour Kelsey, c’est super violent et certainement pas ce qu’elle a envie de se retrouver à lire et éditer.

Les filles sont déprimées et se rendent à un apéro chez Josh pour s’en remettre, partageant leur dépit à leurs amis. Lauren en arrive à leur conseiller un virage à 180°, à nouveau, pour les aider. Elles ont besoin d’une idée un peu plus concrète, bien sûr, mais ça suffit à ce que Liza trouve le concept : organiser un salon littéraire un peu officieux, qui permettrait à de jeunes auteurs encore à découvrir de se réunir pour lire des bouts de romans.

Reste à trouver un lieu pour découvrir par elles-mêmes les nouveaux auteurs, et c’est tout fait puisqu’elles sont dans la boutique de Josh. Celui-ci accepte sans y réfléchir à deux fois, Kelsey nous trouve un nom en deux secondes – Inkubator – et Lauren pète un câble aussitôt qu’elle entend Liza parler de Facebook pour faire de la promo. Mieux vaut ne rien dire d’après elle, et elle lance aussitôt le plan d’action, mais bon, j’ai perdu le fil assez vite.

Liza perd le fil aussi, préférant répondre à Charles qu’elle s’est chargée de ce petit truc de travail qu’elle voulait évoquer avec lui quand il lui envoie un SMS en se disant dispo pour lui parler. Voilà qui est fait, exactement comment l’Inkubator qui débute plutôt bien. Et bien sûr, Liza y trouve un jeune talent très prometteur.

Si elle et Kelsey sont fans de l’idée de son bouquin, je ne suis pas sûr que ça puisse plaire à Charles, franchement. On ne le saura pas tout de suite, car les filles se rendent d’abord à une soirée de promotions pour Quinn. Oui, elle organise un gala, encore. Elle passe sa vie en gala, c’est dingue. Et en plus, elle invente un nouveau gin tonic sans gin, elle est trop cheloue.

Liza est bien sûr vexée de se rendre compte que Quinn a fait venir les filles de Charles à ce gala, surtout qu’elle apprend de Kelsey qu’elle a vraiment beaucoup insisté pour qu’elle vienne. Liza se retrouve dans la merde, une fois de plus : elle reçoit un SMS de l’ex-directrice de campagne de Quinn qui lui explique que ça y est, Quinn va annoncer sa candidature pour devenir Gouverneure.

Humph, c’est trop gros, c’est louche. Pour ne rien arranger, Quinn demande à ce que les filles de Charles soient sur scène avec elle pour le discours, à travers une assistante qui demande ça à Charles quand Liza est avec lui. Si cette dernière ne voulait rien dire à l’origine, elle est donc forcée de s’interposer une ou deux fois pour empêcher les filles d’aller sur scène, avant de parler avec Charles en privé.

Quinn en arrive à faire son discours, et après cette annonce de Liza qu’elle est une connasse voulant exploiter les enfants de Charles, elle n’a pas intérêt à annoncer autre chose que sa candidature. Liza pète un câble de la voir manipuler ainsi Charles qui n’intervient pas du tout, sauf que bien sûr, Quinn annonce finalement totalement autre chose, à savoir qu’elle a bien l’intention de venir aux enfants par l’ouverture d’un programme de bourse d’études.

Notre pauvre Liza se retrouve à s’excuser comme elle peut auprès de Charles, mais c’est trop tôt pour ça. Il l’envoie balader en la remettant à sa place, forçant Liza à partir honteuse de la soirée. Sans la moindre surprise, Quinn révèle alors à Liza qu’elle est encore plus manipulatrice que prévu : elle a piégé Liza avec sa directrice de campagne, qui bosse toujours pour elle – son annonce de candidature sera bien plus spectaculaire que ça, d’ailleurs. Pff. Liza, tu te fais avoir bêtement là. Et elle aurait pu passer par Kelsey, vraiment !

Et ce n’est qu’après ça que Liza et Kelsey présentent Inkubator à Charles. Tout cela ne peut que mal tourner : évidemment que Charles n’est pas trop intéressé par le bouquin qui ne correspond pas du tout à Empirical. Liza retire donc son offre quand elle le comprend, à la grande surprise de Kelsey qui était prête à tenter de convaincre Charles encore un moment… pourtant, qu’est-ce qu’un couteau dans le dos de plus, après tout ? Elle devrait s’en douter, Kelsey : rien du tout.

Liza lui propose donc de mettre au point un plan pour garder pour elle leur script… Ouep, ça sent la future nouvelle maison d’édition pour ces deux-là. J’ai hâte – mais comme il était question d’un spin-off sur Kelsey, je sais aussi que ça risque de ne pas aboutir ça. On verra au prochain épisode.

En parallèle, Josh continue autrement sa relation à distance avec l’agent de la chanteuse, KT, et ça me surprend beaucoup. J’avais l’impression qu’elle n’était plus dans l’équation après sa révélation sur le fait qu’elle ne voulait pas d’enfants. Pourtant, Josh lui a simplement caché l’existence de Jemma pour continuer une chouette et fun relation avec elle… jusqu’à ce que Lauren manque de lui griller ça en parlant de nourriture pour bébé alors qu’il est en visio avec.

Lauren est toujours la pire des amies, mais il est difficile de ne pas l’aimer quand même. Par contre, elle reste trop généreuse et accepte de faire entrer KT dans l’appartement lorsque Josh est en retard… Une fois KT face aux couches de Jemma, Lauren se barre sans donner la moindre explication, se débrouillant comme elle peut pour noyer le poisson. Vraiment, c’est la pire des amies, mais ça fonctionne tellement bien pour l’humour !

Par contre, quand Josh débarque dans son appartement avec Jemma alors que KT y était, je n’ai pas pu m’empêcher de murmurer qu’il était sacrément fou. Je ne m’attendais quand même pas à voir KT à moitié nue et en couche-culotte – à vrai dire, je m’attendais à ce qu’elle soit complètement nue, et ça aurait été bien moins gênant. C’était hilarant comme scène et ça se termine étonnamment bien pour eux. KT passe la nuit sur place et accepte même une petite promenade le lendemain matin avec Jemma.

Inutile de dire que c’est pour la forme et qu’elle lui annonce qu’elle n’est tout de même pas prête pour ça. Leur baiser dans la rue m’a stressé pour la gamine dont ils ne semblaient plus s’occuper, mais ça se termine bien pour eux. La rupture est plutôt mignonne, et on sent que KT a quelques regrets tout de même. Je ne suis pas sûr que ce soit sa toute dernière scène dans la série, là. Nous verrons bien !