Synopsis : Je me plaignais du cliffhanger de la saison 3 au début de la 4, mais la saison 4 s’est achevé sur un épisode tout nul et sans vrai cliffhanger. A priori, John n’a pas pu passer son examen pour être tuteur, Nyla sera détective, Wes bossera pour ceux qu’il détestait, Tim et Lucy devront gérer leur attirance (enfin, probablement pas, mais on a fini là-dessus). Et le tout se déroulera en parallèle d’une deuxième série, The Rookie : Feds.
Pour commencer, j’ai décidé d’enchaîner saison 4 et 5 tellement l’absence de cliffhanger après un gros bingewatching m’a donné l’impression que je n’avais pas vu une fin de saison. Mon plan de base était pourtant d’attendre un peu, pour savourer le cliffhanger… mais il n’y en a pas eu, ou pas vraiment en tout cas. En fait, l’épisode final semble s’être joué un peu avant, quand il était question d’introduire Simone pour son spin-off.
Il m’a fallu deux ans pour visionner la saison 4 : la déception de la mort de West, les intrigues de moins en moins crédibles, la surenchère permanente des dramas, ça m’avait blasé. Finalement, j’ai repris pour suivre la diffusion française et bim, je suis retombé dans la marmite. La série se bingewatche très bien. Peut-être, donc, que je vais me manger la saison 5 en moins d’un mois, qui sait ? C’est pas gagné quand même.
A priori, mon planning fait que je devrais la faire durer un peu plus que ça, tout de même. En tout cas, je ne suis pas mécontent d’avoir rattrapé la 4 et j’envisage même de switcher déjà une série de mon Challenge Sériespour y mettre The Rookie. Bon, je m’emballe énormément : il me reste 44 épisodes à voir et il y a la saison 6 qui sera bientôt diffusée. Mais bon, il ne faut jamais dire jamais paraît-il… C’est juste que je pensais qu’elle arrivait en mars et que je viens de voir qu’elle sortait pour mon anniversaire. Humph. Ca me paraît compliqué.
Faut qu’on m’explique comment la saison 4 a pu être si mauvaise et le début de saison 5 être aussi dingue ? Cet épisode avait plein de points faibles, mais il est de loin le plus réussi depuis un moment parce qu’il offre enfin toutes les scènes qu’on attendait et le fait en ajoutant des twists…
Synopsis : Simone est devenue agent du FBI. Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4 | Saison 5 | Feds | Saison 6 Pour commencer, il faut bien que j’avoue que je ne suis pas sûr du tout de l’intérêt de regarder ce spin-off. Je sais qu’il y a des crossovers et mon caractère fait…
Pardon, mais je viens d’enchaîner deux saisons de la série et je ne sais absolument pas d’où l’intrigue de cet épisode sort. C’était juste excellent, plus réussi et plus terrifiant que tous les épisodes qui précédaient. Et quand je compare ça à la fin de saison 4 qui était toute naze, je me demande comment…
Pour commencer, il faut bien que j’avoue que je ne suis pas sûr du tout de l’intérêt de regarder ce spin-off. Je sais qu’il y a des crossovers et mon caractère fait que j’ai envie de tout voir pour pouvoir donner mon avis le plus complet. Bon, c’est surtout que j’aurais l’impression de me spoiler autrement. Je le fais pourtant avec Law & Order SVU…
Bon. En vrai, le backdoor pilot était sympathique, mais son point fort était pour moi l’agent Fox qui n’est apparemment pas au goût d’ABC, parce qu’elle n’est pas sur les affiches de la série – ou au casting de la série, en fait. Et le pire, c’est que quand c’est comme ça, généralement, on n’a même pas d’explication. Pour le reste, la série propose donc de suivre des agents débutants du FBI, ce qui est une idée qu’on a déjà explorée avec Quantico.
Espérons que l’ensemble soit meilleur et sache reprendre les bonnes formules de The Rookie pour ajouter un peu de peps… même si c’est un espoir vain : la série est annulée après son vingt-deuxième épisode, probablement sans fin. En cas de besoin, on aura une fin dans la saison 6 de The Rookie cependant, c’est forcé.
J’avais vraiment envie d’aimer cet épisode avant de le commencer, parce que même si le spin-off est annulé, je me dis que le regarder pourrait être sympathique. Seulement voilà, je n’ai pas accroché au personnage de Simone, alors c’est mal parti pour le spin-off avec moi. Le reste de l’épisode avait heureusement des points forts…
Cette deuxième partie du double épisode réussit à me donner envie de tester le spin-off, et c’était quand même le but. On a passé trop de temps avec son personnage principal, mais les personnages secondaires peuvent avoir des côtés intéressants aussi. L’intrigue de l’épisode ? Elle néglige beaucoup trop les héros de The Rookie, mais c’est…
Beaucoup trop de clichés, de sourires Colgate et de moments peu crédibles pour que la série soit un franc succès. Je vois déjà les défauts qui ont mené à son annulation – mais en même temps, ce sont des défauts qui existent aussi dans la série-mère. Ils n’ont pas eu de chance avec la grève…
Une fin douce et efficace, avec des idées malignes et des évolutions de personnages qui ne sont pas forcément celles que l’on voudrait tout en était parfaitement cohérentes et logiques pour ces personnages ? Que demander de plus, en fait ? Peut-être qu’une sous-intrigue soit un peu mieux conclue, car c’était frustrant. Voilà, c’est mon seul reproche à cet épisode final. Regardez cette mini-série.
Spoilers
Elizabeth en apprend plus sur le passé de Calvin – et sur comment ça pourrait impacter son présent, ainsi que son futur.
Oh, j’ai envie de voir l’épisode et en même temps je suis si triste que ce soit déjà la fin de cette mini-série. Il me semble qu’elle aurait pu continuer sur plein de saisons en explorant d’autres pistes et d’autres personnages secondaires. Je l’ai tellement adorée jusqu’ici !
Avery Parker
Sans trop de surprise vu l’acteur choisi pour l’incarner dans l’épisode précédent, nous en revenons dans cet épisode à ce qu’il s’est passé trente ans plus tôt quand la limousine est arrivée à l’orphelinat. L’homme qui en sort était bien venu chercher Calvin et il voulait vraiment apprendre à le connaître. Seulement voilà, entre temps, Calvin avait réussi à marquer vraiment la vie du prêtre : il lui était indispensable avec son petit trafic d’alcool là.
Le prêtre prétend donc que Calvin est mort de la tuberculose, puis dit à Calvin que l’homme ne voulait pas de lui, et voilà une affaire réglée. Autrement dit, cet épisode va nous révéler que les lettres que Calvin recevaient ne faisaient que dire la vérité depuis toujours : il avait encore de la famille. C’est si… insupportable.
En plus, bien sûr, Elizabeth téléphone à la fondation Remsen, trois fois !, mais les secrétaires la font poireauter : leur boss n’est pas présent. Autant dire qu’elles l’attendent impatiemment : elles sont fans d’Elizabeth et meurent d’envie de savoir ce qu’elle veut à leur boss. Elles espèrent aussi, bien sûr, la rencontrer. Bien sûr, quand le boss rappelle Elizabeth, il ne parvient pas à l’avoir non plus : elle est en direct à la télévision. Ce n’est pas le plus malin.
Elizabeth parvient toutefois à l’avoir au téléphone et lui demande à le rencontrer en personne. Elle se rend sur place avec Mad, bien nerveuse toutefois de ce qu’elle pourra dire à cet homme dont elle ne sait rien. Je regrette que la série ne nous montre pas sa réaction quand elle débarque dans le bureau de l’homme d’affaire : il a au mur toutes les couvertures de magazine de Calvin. C’est frustrant comme tout.
Bien sûr, elle savait que la fondation Remsen le supportait… mais ça ne lui répond pas à sa principale question : pourquoi ? Elle finit par la poser à l’homme d’affaires qui s’éclipse aussitôt, affirmant que ce n’est pas à lui d’expliquer. Ah. Il fait transférer un message en urgence à Miss Parker, en pleine partie de golf. Allons bon. La femme, Avery, prend rendez-vous avec Elizabeth et rend donc visite à Mad, sa petite-fille, directement chez elle.
Oui, la mère de Calvin est encore en vie. Elle raconte alors sa vie à Elizabeth et Mad, qui ont besoin de réponse : elle est tombée enceinte quand elle avait 16 ans. Elle était trop jeune pour le garder : ses parents ont donc décidé de le placer en orphelinat, sans jamais lui dire où exactement. Cela était frustrant pour la jeune maman, dont toute la vie a été bouleversée par l’existence de Calvin. Elle n’en connaissait que son prénom.
Quand elle a vieilli et obtenu plein d’argent, elle a décidé d’engager Wilson, un avocat – l’homme d’affaire que nous connaissons, et de créer la fondation Remsen. Cette dernière est une fondation qui soutient les orphelinats, dans l’espoir de venir en aide à Calvin, en fait. Le problème, c’est qu’un jour, Wilson a retrouvé Calvin pour mieux en apprendre la mort.
Une quinzaine d’années plus tard, toutefois, il a vu passer un magazine avec Calvin en couverture. Comme il bossait encore pour Miss Parker, il lui en a parlé aussitôt. Elle a vu ça comme un miracle et s’est mise à envoyer de nombreuses lettres à Calvin… jusqu’à recevoir une lettre d’un cabinet d’avocats, envoyés par Harriet. Elle a ainsi pensé que son fils le détestait. Bien sûr, elle est venue face à chez lui pour le voir, mais quand elle l’a vu heureux avec Elizabeth, elle a décidé de se retirer de sa vie définitivement.
Elle n’a donc jamais su qu’Elizabeth était tombée enceinte. Et le prénom de Calvin ? C’est inspiré de celui d’un théologien, John Calvin. Et ça fait au moins rire Elizabeth. Voilà qui met un terme à la première discussion avec la grand-mère, et c’est… frustrant. Mad se rend compte que même si le mystère est résolu, son père lui manque. Moi, je trouve que la prédestination ici est une ironie du sort bien violente. Pauvre Calvin qui n’a jamais su que sa mère était en vie, hein !
Tout ça se déroule bien sûr durant la période des fêtes de Noël. Je ne comprends pas pourquoi la série a été diffusée en novembre, elle était parfaite pour décembre. Elizabeth et Mad se rendent en tout cas à une petite après-midi en famille chez Harriet, qui est l’occasion d’une petite pause agréable dans la série. C’est aussi le moment où Harriet rappelle à Elizabeth qu’elles n’ont pas toujours été une famille et qu’il leur a fallu un peu de temps pour s’apprivoiser.
Supper at Six
On en oublie vraiment l’existence de Supper at six depuis deux épisodes. C’est fou : à la base, je voulais regarder la série pour ça… et finalement, j’ai eu tout à fait autre chose, de tout aussi exceptionnel. Vraiment, je suis content d’avoir regardé – et même content d’avoir fait durer mon visionnage sur deux mois. Au moins, la série me marquera d’autant plus comme ça.
En revanche, ça continue de me faire penser qu’on aurait pu avoir bien plus que huit épisodes. Huit, c’est trop peu. Par exemple, il aurait été possible de faire durer davantage l’histoire d’amour naissante entre Walter et Fran, non ? On sent dès la rencontre qu’il y a un truc du côté de Walter, mais assez vite, ça se développe du côté de Fran aussi.
Trop vite : dans cet épisode, Walter achète des fleurs pour rendre le bureau de Fran moins terne – sa première remarque en arrivant dans le studio, j’ai trouvé ça génial – et Fran confie aussitôt son nouveau béguin à Elizabeth. L’amitié entre les deux femmes est si marrante !
Bien sûr, tout n’est pas si rose dans la vie, par contre. Elizabeth apprend donc que l’émission a perdu son sponsor principal et que plus personne ne veut bosser avec eux depuis qu’elle a mêlé un message politique à son émission. Ah. C’est embêtant, même si on voit déjà vers quoi on se dirige avec la fondation Remsen. Avant d’en arriver là, on fait tout de même un détour par Harriet. C’est un détour positif : Harriet apprend qu’elle a enfin réussi à avoir le vote qui interdira la construction de l’autoroute dans son quartier.
Cela donne raison à Elizabeth, n’empêche. En plus, un autre événement lui donne raison lors du tournage de son émission : la femme qui voulait devenir chirurgienne revient assister à l’émission pour la remercier. Elle est devenue étudiante en médecine pour de vrai, et c’est grâce à Elizabeth. C’est beau. Un peu perché, mais beau.
Cela redonne espoir à Elizabeth, même si elle est désespérée : elle sent qu’elle va perdre l’émission et qu’elle perd au passage une partie d’elle-même. Elle en parle donc avec son producteur, tout en prenant le temps de se renseigner sur son célibat pour Fran et d’accepter d’aller juger un concours pour une école. C’est là-bas que sa fille lui explique qu’elle aime voir sa mère à la télévision, mais qu’elle n’y est pas à sa place. Elle souhaite être chimiste, et ça suppose de faire de la chimie, pas de la cuisine à la télévision. Outch.
La fin d’une époque
L’émission suivante est alors particulière pour Elizabeth. Elle arrive en retard, faisant stresser Walter et Fran pour peu de choses, et avec un éclair de lucidité dans les yeux. Elle passe un rapide coup de fil… puis lance son émission. C’est le genre d’émission qui marque les annales : elle y annonce que son ancien sponsor a décidé de les lâcher, et elle en profite pour les tacler en disant tout le mal qu’elle pense d’eux. Ensuite, elle enchaîne par son nouveau sponsor : Tampax. Allez bim, parler des règles à la télévision dans les années 60 ? Cela n’aurait probablement pas fait de mal effectivement. Elle est si géniale.
Ce n’est malheureusement pas terminé : Elizabeth a une dernière annonce, après avoir parlé avec le directeur de la chaîne. Elle a décidé de se retirer de Supper at six, tout simplement. Cela fait plaisir à Mad qui comprend bien que ce n’est pas la place de sa mère, mais je trouve ça super triste quand même. Je sais bien que c’est pour le bien du personnage… mais tout de même, j’aurais envie que la série continue bien plus longtemps.
Ne peut-on pas négocier une saison 2 ? Après tout, Elizabeth s’arrange pour faire virer Phil, Walter le remplace et sa relation avec Fran s’annonce trop mignonne. En plus, Elizabeth annonce aussi que l’émission continuera, avec pour présentatrice une de ses téléspectatrices. Effectivement, je comprends que son étude de la télévision lui permette d’annoncer une hausse des visionnages… Allez, faites-nous une saison 2 tout aussi parfaite. Je sais, c’est impossible, mais tout de même. J’ai envie de plus et je sens que le roman ne sera pas assez. Je suis content d’avoir le roman à dévorer, en tout cas.
En attendant, il reste une intrigue à conclure et ça ne se fait pas du tout comme je l’imaginais à la base : Harriet assiste au vote concernant la construction de l’autoroute et est surprise de se faire planter un couteau dans le dos au dernier moment. Bienvenue en politique et dans un monde de merde. Je me demande vraiment si cette intrigue sera aussi développée dans le livre. C’est un sacré coup dur pour Harriet en tout cas : elle a passé sept ans à se battre pour terminer sur une défaite inattendue. C’est tout bonnement horrible.
Malgré tout, la série veut terminer sur une note positive. Nous retrouvons donc Elizabeth en train de diriger une équipe d’aviron, sous le regard d’Avery Parker. Elle lui donne rendez-vous pour lui parler de Calvin, mais inévitablement, le sujet de sa carrière revient sur le devant de la scène. Avery lui promet de la soutenir autant qu’elle le pourra avec sa fondation.
Trois ans plus tard
Miss Zott est devenue professeur de chimie à la fac. Si j’avais eu une prof comme elle, peut-être que j’aurais adoré la chimie à l’école, non ? Elle est tout simplement brillante et j’adore son cours. C’est étonnant ? Pas vraiment, elle propose finalement un cours de littérature à parler de Charles Dickens et à lire un excellent extrait sur, concrètement, la concaténation. Moi aussi, je connais des mots compliqués.
En tout cas, la conclusion de la série est magnifique, avec une Elizabeth heureuse, ayant appris à aimer sa vie pour ce qu’elle est. Elle invite tout le monde à un repas chez elle, et c’est une belle fin : Harriet et sa famille, Fran et Walter en couple, Avery et l’avocat… Tout le monde est heureux, tout simplement. Merci Calvin pour ça. Bien sûr que Calvin est là pour les observer, bien sûr qu’Elizabeth lui sourit, bien sûr qu’elle a sa vie bien en ordre et son crayon derrière l’oreille pour bosser.
En bref
Vous l’aurez compris si vous avez lu ces critiques – ou même une seule d’entre elles d’ailleurs – cette série a été un véritable coup de cœur. Elle a ses petits défauts, mais je trouve qu’elle parvient vraiment à nous embarquer dans son histoire. Les personnages y sont parfaits malgré des imperfections, les thèmes abordés sont géniaux et mettent bien en perspective l’évolution de la société.
J’ai hâte de lire le roman, j’espère que Bonnie Garmus réussira à créer un deuxième roman tout aussi génial que celui-ci et je vais aller dans un coin regretter qu’aucune saison 2 ne soit prévu. C’est vraiment le genre d’histoire dans laquelle on a envie de rester enfermés quand on est dedans.
Je ne sais pas comment il est possible de créer des personnages si parfaits jusque dans leurs imperfections. Une chose est sûre, cette histoire fonctionne, même quand on en change la perspective comme cet épisode le propose. Je me suis laissé embarquer une fois de plus par la série, et je l’ai fait sans le moindre regret. Au point d’être sûr de me laisser embarquer aussi par le roman qui ne pouvait qu’être un bestseller, effectivement.
Spoilers
Et si Calvin était encore plus parfait que nous le pensions ?
Avant de commencer la critique, j’ai deux choses à écrire. Tout d’abord, j’ai commencé la lecture du roman – bon, les deux premiers chapitres seulement – et je suis absolument intrigué. J’ai adoré ce début de roman, mais les deux premiers chapitres racontent ce qui correspond aux épisodes 4 et 5 de la série (bon, la vie d’Elizabeth uniquement). Par conséquent, je me demande vraiment tous les changements qui ont été opérés par la série et j’ai trop hâte de lire plus.
Pour autant, j’ai aussi envie de finir la série. C’est compliqué. Et même si j’ai envie de la terminer, je suis un peu stressé par cet épisode – entendons-nous bien, c’est une série, je ne suis pas réellement angoissé. Calvin était un personnage si parfait, j’ai maintenant peur que la série dégomme toute sa perfection avec cet épisode. Ou l’amplifie. Dans les deux cas, ce sera difficile. Ceci étant dit… c’est parti pour la critique.
1930
L’épisode repart en arrière une fois de plus, mais nous amène cette fois dans la vie de Calvin, puisque nous commençons à St Luke. Avant de devenir l’adulte que nous connaissons, Calvin vit apparemment dans une école religieuse où des bonnes sœurs sont chargées de son éducation. Il n’a pas l’air de vraiment les apprécier et enchaîne les bêtises. Il zappe aussi les cours de religion pour leur préférer un manuel de physique. Et alors que la scène prête à sourire, on comprend alors qu’il est en fait dans un orphelinat quand des parents viennent chercher un autre garçon. Ah.
Après le générique, nous découvrons un Calvin un peu plus âgé. Il a su mettre à profit ses connaissances en physique pour lancer tout un travail souterrain à l’orphelinat. Nous suivons doc un gamin qui se retrouve à gérer des affaires d’argent avec des prêtres et qui met en place toute une distillerie dans le sous-sol de son orphelinat.
En fait, il se fait complètement à sa vie là-bas, mais malgré tout, on voit que quand une limousine débarque à l’orphelinat, il se met à rêver. De la limousine sort un homme dont nous ne connaissons que trop le visage tant l’acteur est connu. Si Calvin espère être adopté par cet homme et qu’il y croit vraiment quand le père principal vient le chercher en classe, il n’est que déception quand il apprend que l’homme ne veut finalement pas l’adopter. Il l’a vu mais s’y refuse. Le prêtre ? Il annonce à Calvin qu’il lui est précieux et qu’il le dispense de tâches quotidiennes.
1948
Cette fois, Calvin est docteur Evans. Nous le retrouvons à la fac où son arrivée est remarquée : la presse vient prendre des photos de lui dans son labo, mais son labo n’est pas encore le sien. Il est forcé de le partager, et il n’y arrive pas du tout. Il se fait rapidement comme ennemi Robert quand il demande son laboratoire privé. On sent la jalousie.
La jalousie a toute sa place dans les relations qu’il a avec ses collègues en même temps : il est fascinant, un puits sans fonds de science. Il donne des cours à Harvard et c’est là que Curtis Wakely l’entend pour la première fois. AH. Curtis n’est encore qu’étudiant et est déjà croyant. Il adore le cours de chimie donné par Calvin, mais ne comprend pas pourquoi il met de côté la question de Dieu. Les deux hommes entretiennent alors une correspondance épistolaire sur la métaphysique.
Curtis pense que la religion répond à la question « pourquoi » quand la science est le « comment ». Ce n’est pas l’avis de Calvin, et pas celui de Darwin non plus. Cependant, si ces lettres semblent intéresser Calvin, on sent rapidement qu’il cherche à mettre un terme à la conversation. Et pour cause : depuis qu’un article sur lui est sorti dans la presse, il reçoit plein de courrier ; dont une grande partie finit par le déranger.
Bien sûr, c’est à peu près à la même époque que Calvin a trouvé sa maison en faisant un jogging. Il rencontre alors Harriet et son mari. Ces deux derniers ont un a priori positif sur le nouveau voisin quand ils entendent le jazz sortant de sa maison, mais quand ils se rendent compte que Calvin est blanc, il y a une gêne qui s’installe chez eux. Pourtant, Calvin n’en a clairement rien à faire de la couleur de peau de ses nouveaux voisins – il a une approche de la vie trop dépourvue d’émotion pour ça.
Finalement, il voit son intérêt dans ses nouveaux voisins en apprenant qu’Harriet bosse dans un cabinet d’avocat : il compte sur elle pour l’aider dans ses problèmes. Bien sûr, Harriet et son mari sont venus avec un plat que Calvin leur rend ensuite. Il se rend compte au passage qu’ils sont heureux en couple et cela lui pose clairement un problème : il est renvoyé à sa solitude. Cette dernière est justement le sujet de ses conversations épistolaires avec Curtis.
En effet, Curtis lui parle de sa vie de famille – de sa fille et de sa femme. En retour, Calvin lui explique qu’il fait le choix d’être célibataire car il est trop bizarre pour une relation amoureuse. Quand Curtis le remotive à faire au moins un rencard, on voit que Calvin avait peut-être raison. Et en même temps, on sait qu’il trouvera Elizabeth en restant ouvert aux « variables inconnues ». Curtis reste persuadé qu’on ne peut pas être mieux seul et qu’il est important de rester ouvert – mais bon, il a d’autres problèmes qui se greffent à sa vie quand son père tombe malade et refuse d’être soigné, remettant sa santé dans les mains de Dieu.
1951
La correspondance entre Curtis et Calvin continue pendant quelques années, jusqu’à ce que Calvin rencontre Elizabeth. Mon cœur, mon petit cœur ! Cela devrait être interdit de proposer de tels couples et de les séparer si vite. Franchement, il est difficile de ne pas sentir son cœur fondre quand on nous remontre des images du couple heureux.
Alors que Curtis nous explique que son père accepte finalement d’être soigné de son cancer, Calvin, lui, est fou amoureux, au point d’envisager d’acheter une bague de fiançailles à Elizabeth. Qui l’aurait cru ? L’achat de la bague nous le montre encore plus parfait qu’il ne l’était déjà : il raconte à la vendeuse qu’Elizabeth est parfaite à ses yeux. Son discours sur la simplicité et sur le fait qu’Elizabeth aime la simplicité ? C’était simple et efficace.
À Noël, Calvin envisage donc de lui offrir la bague. Cela jette une nouvelle perspective sur leur Noël parfait, avec le chien et toute la solitude à la fac. C’est encore pire d’un coup : Calvin est paralysé par la peur de demander Elizabeth en mariage. Autrement dit : il ne l’a jamais fait alors que ça lui trottait dans la tête pendant un long moment. C’est horrible : on sait déjà qu’il ne le fera jamais et ça rend leur relation encore plus déchirante pour nous.
Bien sûr, l’épisode propose aussi des scènes où Elizabeth et Calvin continuent d’être un couple parfait, qui communique et s’amuse de tout, tout le temps. Ils sont en début de relation et tout ne peut qu’y être parfait, bien sûr, mais… Qu’est-ce que ça donne envie tant de simplicité !
En parallèle, nous continuons de suivre la vie de Curtis. Il s’occupe de son père et donne de nombreux conseils à Calvin, essayant de lui expliquer que le mariage est pour le meilleur et pour le pire. Il n’arrive pas pour autant à apaiser la peur de Calvin : qu’Elizabeth s’enfuit au moment où il la demande en mariage.
Il a également peur qu’Elizabeth ne finisse par voir ses défauts. Cela arrive inévitablement un jour que Calvin s’énerve au laboratoire. Il ne s’énerve pas contre Elizabeth, mais contre un simple assistant qui lui amène le courrier. Il ne supporte pas de voir que le courrier de ses détracteurs continue de lui arriver alors qu’il a demandé à ce que ce soit dirigé directement vers son avocat.
Le voir s’énerver comme ça déstabilise Elizabeth qui ne comprend pas d’où vient le problème. Elle s’enfuit donc du laboratoire et ce n’est que le soir qu’elle en apprend davantage sur Calvin. Celui-ci lui révèle qu’il a été abandonné par ses parents avant qu’ils ne meurent. Les lettres rouvrent donc des blessures, particulièrement quand les gens prétendent être de sa famille. On comprend donc qu’il déteste ses parents et qu’il ne souhaite pas recevoir ces lettres.
Elizabeth le comprend aussi, ne le juge absolument pas d’être heureux de la mort de ses parents, bien au contraire. Et une fois de plus, voilà un Calvin et une Elizabeth qui semblent être le couple parfait – qui sont la perfection incarnée. Nous les retrouvons ensuite qui font un peu de sport ensemble, nous voyons Calvin qui s’excuse auprès de l’employé qu’il a maltraité et, bien sûr, Calvin écrit une dernière lettre à Curtis, le matin de sa mort.
Que c’est atroce et énervant. Nous le voyons se préparer pour le jogging qui va le mener à sa mort. Nous le savons et nous assistons impuissant à ses derniers échanges avec Elizabeth. Ah. Ils savent rouvrir une blessure. Et donc, la bague avait été achetée bien avant qu’Elizabeth ne confie à Calvin qu’elle ne souhaitait pas se marier.
Sa dernière lettre ? Il explique qu’il est heureux avec Elizabeth et qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Bordel, que c’est frustrant de le savoir si heureux le jour de sa mort. Putain de chien qui refuse de traverser la route ! Au moment où Curtis venait s’installer en Californie, en plus ! Et bien sûr, Curtis n’est pas tenu au courant de la mort de son ami épistolaire : il reçoit simplement sa propre lettre en « retour à l’expéditeur ». Horrible. Bien sûr, il apprend sa mort par lui-même, mais il ne réussit jamais à faire le lien de lui-même entre Elizabeth Zott et l’Elizabeth de Calvin. Il n’a pas dû chercher beaucoup tout de même. En même temps, il ne connaît pas du tout Elizabeth. Il ne l’a croisée qu’une fois.
1958
Nous revoilà donc au présent de la série : Curtis rend visite à Elizabeth avec toutes les lettres de Calvin qu’il a toujours gardées. Il ne faut pas longtemps pour qu’ils se comprennent tous les deux : Curtis se rend compte à quel point Elizabeth était parfaite pour Calvin quand il a le même genre de conversation avec elle qu’avec lui.
Elizabeth en profite pour regretter de ne pas avoir connu assez longtemps Calvin (tu m’étonnes) et pour souligner à quel point il lui manque. Malgré tout, elle a peur de céder à sa fille et d’être perturbée par ce qu’elle pourrait découvrir sur le passé de Calvin. Tandis que Mad lit avec attention toutes les lettres de son père, Elizabeth est finalement convaincue par Curtis de se rendre à l’orphelinat St Luke.
Malheureusement, sur place, le prêtre refuse de donner des informations à Mad et Elizabeth. Pourtant, Mad fait une vraie petite enquêtrice et surtout, surtout, il est assez évident qu’il leur ment ; improvisant un soi-disant incendie ayant brûlé les archives. On voit qu’il est affecté par le nom Calvin Evans, on voit bien que c’est un mensonge.
Reste à comprendre pourquoi, mais ce sera le sujet du dernier épisode. Pour y arriver, il nous faut passer par Mad qui s’énerve bien légitimement de cette nouvelle impasse, au point de vouloir fouiller toute la bibliothèque de l’orphelinat. Elle veut une preuve du passage de son père par l’orphelinat et elle finit par la trouver : il a bien emprunté un des livres de la bibliothèque, acheté par la fondation Remsen. Et là, Elizabeth y voit une piste sérieuse : la fondation Remsen, c’est un donateur qu’elle connaît bien.
Par contre, on notera qu’Elizabeth n’est pas bien maligne à chercher tous les livres avec sa fille alors que Calvin était fan de Great Expectations et ne lisait que ça…