Pokemon Horizons – S01E10 – Nemona & Brassius – 13/20

Je n’ai pas trop aimé le rythme de cet épisode, qui semble au départ sauter vraiment des explications pour être correctement introduit et qui laisse de côté de nombreux éléments des épisodes précédents. Il faut dire qu’il était chargé en informations, devant introduire de nouvelles mécaniques de combat au sein de l’animé. C’est un peu artificiel comme rendu, mais j’imagine que ça finira par avoir un vrai intérêt.

Spoilers


Nemona | Brassius | Téracristallisation

Nemona

Liko et Roy continuent leurs aventures ensemble et se rendent dans une nouvelle ville. Ils espèrent trouver à Cuencia des informations sur un pokemon mystérieux, mais ils commencent leur excursion en ville par la découverte de nouveaux Pokemon. Enfin, ils sont nouveaux pour eux ! Moi, je capturais des Héliatronc sur GameBoy avant même la date de naissance de ces personnages.

Sans perdre de temps, l’épisode nous introduit ensuite une intrigue claire : Liko et Roy vont probablement rencontrer un artiste au cours de l’épisode. Ils cherchent des informations sur ce Brassius, l’artiste, en vain, mais finissent par tomber sur une dresseuse qui peut les renseigner. Et pour cause : elle sait qu’il s’agit du champion d’arène de la ville !

Faut qu’on m’explique comment les gens peuvent ne pas connaître le nom de leur champion d’arène, tout de même. Les choses ont changé dans l’univers de Pokemon. En plus, le dresseur est absent depuis un moment d’après Nemona, la dresseuse super forte que nos héros rencontrent dans cet épisode. Il me semble donc que tout le monde devrait être à sa recherche ou au moins connaître son identité, mais soit.

Assez vite, Nemona est très sympathique avec nos héros. Avant même de se présenter, elle raconte donc toute sa vie. Elle est chouette Nemona, je l’aime bien. J’aimerais en connaître plus sur son pokémon aussi, tant qu’à faire – elle a un Phomotte. Grâce à Nemona, Roy et Liko rencontrent bien rapidement Brassius finalement : il est ami avec elle. S’il a fermé son arène, il accepte de la recevoir chez elle et de lui raconter ce qu’il se passe.

Nemona | Brassius | Téracristallisation

Brassius

Il fait bien, parce que Poussacha est capable de venir en aide à l’Olivado de Brassius. Son Pokemon n’allait pas bien, mais un peu de bonne odeur provoquée par Poussacha le calme soudainement. Et sinon, j’ai eu du mal à suivre toute la logique de l’épisode : Liko se présente donc comme la fille d’une amie de Brassius et ça suffit à ce que Roy en oublie de poser ses questions sur le Rayquaza noir.

Quand il le fait, Brassius va soudainement mal et refuse de continuer à leur parler. Il s’isole dans un coin et ça permet à Liko de comprendre que s’il va si mal, c’est parce qu’il est en manque d’inspiration. La scène m’a rappelé que nous étions devant un dessin animé pour enfants, quand même, parce que j’aurais pu me passer de l’explication sur ce qu’est le manque d’inspiration. Merci bien, je connais.

En tout cas, Liko et Roy se donnent la mission de venir en aide à Brassius et font tout pour ça : ils partent en ville à la recherche de plusieurs Heliatronc pour apporter la bonne humeur à Brassius ! Il s’agit d’un Pokemon souriant et plein de soleil, après tout. Le problème, c’est que la méthode n’est pas la bonne : oui, les habitants de la ville cherchent des Heliatronc pour être de bonne humeur, mais ce n’est pas le cas de Brassius.

Quand les enfants finissent par trouver l’artiste, celui-ci n’est pas ravi, forcément. Il décide de révéler son secret : il les emmène, avec Nemona, dans son atelier où se trouve justement une statue d’un Rayquaza noir. Il raconte alors qu’il avait créé une scène où un Heliatronc avait peur du regard de Rayquaza… et il a fini par vivre la scène en fait : il a croisé Rayquaza et cela a terrifié un Heliatronc.

Si tout cela bloque totalement l’artiste, cela motive Roy à retrouver Rayquaza au plus vite. Un peu trop vite, en fait : Brassius trouve que Roy est trop plein de vie et aime la fougue de sa jeunesse, alors sa réaction logique est de… l’affronter en duel, bien sûr ! Le champion d’arène reprend du service pour tester Roy et voir s’il est digne de retrouver le Rayquaza noir.

Roy s’est à peine entraîné depuis le début de la série, alors son Chochodile ne parvient pas du tout à faire face au Simularbre de Brassius. C’en est presque triste à voir, avec un Chochodile qui se mange plein de rochers sans jamais atteindre Simularbre. C’est triste un pokemon feu incapable de battre un pokemon flamme… mais la différence de niveau est inévitable.

Nemona | Brassius | Téracristallisation

Téracristallisation

Finalement, le champion d’arène finit par expliquer à Roy ce qu’il doit faire pour gagner le combat : il faut canaliser la colère de Chochodile pour en faire une attaque. Une attaque capable de mettre au sol un pokemon de type sol, en plus. Roy reprend donc le dessus sur le combat, forçant Brassius à dévoiler l’un des mystères de Paldea : la Téracristallisation. Mouais.

Il est beau le Téra-Simularbre, mai sil change de type, et ça complique vachement les combats. Les scénaristes en ont bien conscience. Alors que Liko est déprimée de voir que Roy apprend beaucoup de son combat, elle en découvre plus elle aussi et est désormais capable de comprendre la Téracristallisation. Cela me paraît une nuance complexe en plus qui vient ruiner la mécanique simple des combats Pokémon, mais admettons. Nemona nous explique tout ce qu’elle sait de la Teracristallisation, notamment le fait que le type peut varier selon les Pokemon. Bref, c’est un processus variable et efficace, c’est cool.

L’épisode ne servait qu’à introduire cette information, je pense. Une fois l’info obtenue, Roy et Liko voient une nouvelle statue de Brassius, puis rentrent sur le dirigeable raconter ce qu’ils ont découvert au cours de l’épisode. Soit. On a peu vu le dirigeable dans cet épisode, c’est étrange par rapport aux épisodes précédents, et ça ressemblait bien plus à un épisode de la série d’origine. Bien sûr, le but était aussi de faire le lien avec les jeux, mais comme je n’y joue plus, je suis un peu largué : en me renseignant, j’ai vu qu’il s’agissait de la deuxième arène de Paldea normalement… Liko y reviendra peut-être maintenant qu’elle semble développer un intérêt pour ce genre de combat !

Nemona | Brassius | Téracristallisation

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The Walking Dead: Dead City – S01E04 – Everybody Wins a Prize – 10/20

Je ne passe pas sous la moyenne parce que l’épisode n’est pas si mauvais en soi. En fait, il peine juste à surprendre en fournissant exactement ce à quoi on peut s’attendre, jamais rien de plus. C’est prévisible, c’est convenu, c’est plutôt cool du côté de la production et des scènes d’action. Non, vraiment, chaque épisode a ses petits moments sympathiques et marquants, mais ça ne va jamais plus loin et c’est bien dommage.

Spoilers

Negan et Maggie partent à l’arène où le Croate les attend déjà.


Hell, lots of people have wanted me dead.

Comme avec la série-mère, je me sens un peu piégé et je reviens chaque lundi. Je suis curieux de voir ce que la série va proposer, en même temps.

Un flashback inutile | Negan & Maggie | Un plan bien réfléchi | Negan & le Croate

Un flashback inutile

Et cette semaine, la série propose un flashback pour commencer son épisode, nous renvoyant des siècles en arrière, à l’époque où Simon travaillait encore pour Negan. Bien. C’est vrai qu’il n’était déjà pas assez clair qu’on avait affaire à un spin-off incapable de se séparer de la série d’origine ! C’est typiquement le genre de scène qui m’énerve car elle ne met pas en valeur la franchise au moment où je me dis qu’il faudrait que je la rattrape en entier.

Ceci étant dit, ça fait plaisir de retrouver Simon et de voir Negan se balader à nouveau avec sa batte. Après, c’est juste que je trouve que la série ne peut que perdre de l’audimat comme ça : déjà qu’il n’y a pas grand-monde qui a envie de revenir pour une nouvelle série, là, on se prive même des gens qui auraient pu avoir envie de découvrir la franchise par cette série-là. Comment convaincre une nouvelle audience de commencer une série si on l’alourdit de flashbacks ? Et si en plus les flashbacks ne servent qu’à faire du fan-service ?

Ben oui : c’est ce qu’il se passe avec ce flashback qui nous ramène Simon pour le plaisir (ou peut-être pour qu’on le distingue définitivement du Croate, parce que je trouve que les deux acteurs se ressemblent un peu quand même). C’est tout ce qu’il fait : narrativement, on se contente de nous montrer ce que Negan avait déjà raconté, à savoir le moment où le Croate est parti en vrille et a fait le contraire de ce qu’il lui demandait. Bref, un vrai flashback inutile. Un flashback, quoi.

Un flashback inutile | Negan & Maggie | Un plan bien réfléchi | Negan & le Croate

Negan & Maggie

Quand on retrouve le présent, c’est pour mieux nous montrer que Negan est un putain de manipulateur qui a plus d’un tour dans son sac. Il est ainsi parvenu à cacher aux yeux de toute une communauté vivant dans le même immeuble qu’il a tué l’un des leurs et Amaia passe sa matinée à chercher son pote, en vain.

Maggie a le sens de l’observation – elle voit la blessure à la main de Negan – et elle n’est pas idiote, je suis donc à peu près sûr qu’elle comprend bien vite ce qu’il s’est passé. Pourtant, elle ne dit rien – ni à Negan, ni à ses nouveaux alliés. C’est compliqué de suivre exactement la raison de son silence, surtout que rien ne permet d’être sûr à 100% de ce qu’elle a deviné ou non.

De toute manière, elle préfère continuer de faire ami-amie avec Negan : les deux se préparent pour l’expédition mortelle vers l’arène en continuant de se raconter des bouts de vie pas franchement utiles. Je suis perplexe : j’aime bien apprendre à connaître les personnages dans des moments plus légers et avec des conversations de tous les jours, mais la franchise ne sait vraiment pas les gérer. Ainsi, la conversation finit par être autour de l’harmonica qu’on entend à peine dans le fond sonore. Eh, par chance, j’avais les sous-titres activés automatiquement ! Cela m’a donné la raison pour laquelle Maggie divaguait complètement sur le passé et sur Amos qui voulait apprendre de l’harmonica. Par contre, ça n’apportait absolument rien à l’intrigue.

L’intrigue, donc, je vais me concentrer sur ça en espérant que ça soit mieux, non ? C’est la chose à faire en théorie. En pratique, malheureusement, je n’ai pas trop aimé la manière dont l’expédition est lancée dans cet épisode. Negan, Maggie, Amaia et quelques autres se baladent donc en ville sans croiser le moindre zombie ou ennemi, se contentant de passer par le métro où les zombies sont allongés sur les rails mais pas bien dangereux. Ils arrivent assez vite dans l’arène qui sert de QG au Croate.

J’ai beaucoup aimé la scène où Maggie pense retrouver Hershel, parce que l’actrice le gère très bien et que j’aime la manière dont ça renforce une fois de plus sa relation à Negan… Par contre, j’ai trouvé que l’absence de suspense était affligeante : il était évident qu’il ne s’agissait pas d’Hershel. C’était trop tôt dans l’épisode pour qu’elle le retrouve mort, trop tôt dans la saison pour qu’elle le retrouve tout court. La série a ainsi le même défaut que la série-mère : elle manque de suspense tant sa narration est évidente.

Ainsi, après ce petit moment dramatique, Maggie découvre que Negan est responsable de la mort de Luther… mais on s’en fout pas mal.

Un flashback inutile | Negan & Maggie | Un plan bien réfléchi | Negan & le Croate

Un plan bien réfléchi

L’épisode prend aussi le temps de nous réintroduire le personnage du Croate comme un grand méchant, mais sans avoir vraiment d’enjeux à proposer. J’ai donc totalement décroché de la scène où il torture psychologiquement une gamine sous son commandement (et où, probablement, on nous explique que le plan est d’attendre l’arrivée de nos héros pour faire rentrer tous les zombies dans l’arène ?), pour ne m’intéresser qu’au sifflement de Negan que le Croate finit par entendre.

Ma foi, c’est un plan efficace : le Croate se précipite tout sourire vers son ancien mentor, probablement pour se venger, sachant pertinemment que l’arène entière sera infestée de zombies moins de cinq minutes plus tard. La dynamique s’inverse ensuite sans qu’on ne sache trop pourquoi, avec le Croate qui siffle à son tour et finit par faire peur à Negan. Il faut dire qu’il se rend compte que Maggie ne suit pas le plan, alors il est inévitablement inquiet.

De son côté, Maggie pénètre dans le garage des lieux pour voler un taxi à New-Yorkais – et non une voiture de la NYPD. EH EH EH ! ON EST À NEW-YORK ! Pardon, mais c’est tout ce que j’ai vu dans cette scène, alors que l’essentiel, c’était que Maggie aperçoit finalement Ginny qui les suit depuis le début de l’épisode.

Elle la rattrape, oubliant un peu trop le plan de base et inquiétant pour rien Negan. Quand elle chope enfin Ginny, celle-ci ne lui adresse toujours pas le moindre mot et Amaia débarque avec ses hommes pour affirmer qu’ils ne sont pas là. Ils ? Les prisonniers. Il est toutefois trop tard : face à l’intrusion d’un type qui siffle, la décision a été prise d’abandonner l’arène. Bon, d’accord, c’est l’arrivée certaine de Negan qui avait provoquée cette décision, mais je ne comprends pas du tout pourquoi le Croate n’envisage pas de tuer Negan sans détruire pour autant son QG…

C’est plutôt efficace comme système d’autodestruction : alors que tous les Burazzi se précipitent dans le garage pour évacuer l’arène, les portes de l’arène explosent pour laisser pénétrer tous les zombies de Manthattan au sein de celle-ci. Un plan vachement bien ficelé de la part de nos héros, donc.

Maggie et ses nouveaux amis luttent alors comme ils peuvent pour leur survie – et sans succès pour un certain nombre d’entre eux – dans une arène où la musique et les stroboscopes rendent dingues et empêchent de suivre exactement ce qu’il se passe. Grosso modo, tous les figurants y passent un à un, ce qui permet de se concentrer sur l’efficacité au combat de Maggie, Amaia et Tommaso.

Cela dit, Tommaso se fait alors traîner par des zombies et le suspense est total. En théorie. En pratique, je n’en ai rien à foutre de la mort de ce personnage dont on ne sait pas grand-chose, si ce n’est qu’il a le crâne rasé et des muscles qu’il exhibe en permanence. Loin de vouloir lui venir en aide, Maggie envisage plutôt de se barrer pour retrouver Hershel, car c’est sa priorité.

Toutefois, elle se rend compte que Ginny est encore là, et qu’elle est entrée dans le ring de l’arène. Elle décide donc de l’y rejoindre, et j’imagine qu’on peut parler à ce stade d’un instinct maternel ? D’autres survivants les y rejoignent et, une fois le ring de l’arène fermé, se retrouvent coincés par les zombies eux qui les entourent.

Maggie met alors au point un plan surprenant où elle propose d’utiliser des boucliers de fortune pour faire face à l’ennemi qui les entoure. Le but n’est pas de rester statique dans l’arène comme on pourrait le penser, cependant, c’est d’avoir un semblant d’armure pour tenter de quitter l’arène. C’est un demi-succès, avec un autre figurant qui se fait zombifier (triste !) et Amaia qui manque de peu d’y passer elle aussi. Elle est sauvée de justesse par un Tommaso sortant de nulle part. Ah. Il nous fait ainsi une Glenn : laissé pour mort, il revient pile à temps pour sauver ses amis.

C’est toujours le même scénario en vrai. Bon. En tout cas, ce plan d’urgence et de fortune de Maggie finit par porter ses fruits : nos héros parviennent à s’enfuir et se réfugier dans une petite pièce où… ils sont coincés à nouveau. Ils n’ont aucune issue et sont forcés d’envisager un moyen de bloquer la porte. Une fois que c’est fait, on voit que leur blocage ne tiendra pas : Maggie envisage alors de passer par les égouts (introduits plus tôt comme plein de méthane et dangereux) pour s’enfuir enfin de cette arène et Amaia… Est insupportable ? La meuf se contente de rappeler que c’était une mauvaise idée de venir quand il est très clair que s’enfuir au plus vite est essentiel.

Le but de la scène est toutefois de nous montrer qu’elle est amoureuse de Tommaso et inversement, histoire que le sacrifice de l’un ou de l’autre puisse nous faire un peu de peine. Comme si. Le couple part en premier, puis Ginny (ouais non, pas les femmes et les enfants d’abord, sorry) les suit, et enfin Maggie.

Un flashback inutile | Negan & Maggie | Un plan bien réfléchi | Negan & le Croate

Negan & le Croate

Pendant que Maggie lutte comme elle peut pour sa survie, Negan se retrouve coincé dans le garage où tous leurs ennemis sont pour fuir l’arène. Il manque de peu de se faire griller par eux, mais on connaît assez Negan pour lui faire confiance et se planquer à temps. Pas trop de suspense, une fois de plus, et un Croate qui pourrait fuir en abandonnant là l’arène, comme prévu.

Seulement, la présence de Negan empêche le Croate de fuir. J’ai du mal à comprendre exactement pourquoi il risquerait autant sa vie. Encore, envoyer quelques hommes de main pour faire Negan prisonnier, ça s’entendrait… Mais rester lui-même ?

Bon. Il doit être quand même bien allumé. Après, Negan n’a pas l’effet de surprise qu’il espérait. Certes, il est capable de retrouver le Croate et d’avoir une supériorité sur lui en le pointant avec son arbalète… mais le Croate est déjà au courant de tout ce que lui veut Negan : le marshal lui a tout raconté. Ce n’est pas pour autant que le Croate envisage de donner Hershel à son ancien mentor. Tout ce qu’il est prêt à faire, c’est lui envoyer le marshal dans la gueule et manquer de peu de le tuer, parce que le marshal tient à survivre et est assez agile pour attraper pile à temps une barrière.

Negan tente alors de sauver la vie du Marshal, ce qui n’est pas du tout du goût du Croate. Ce dernier utilise donc son harpon pour tenter de les arrêter, blessant à la jambe le marshal. Celui-ci ne passera pas la saison avec une telle blessure dans cette ville pleine de zombies ! En attendant, il passe l’épisode : Negan réussit à le faire sortir de l’arène (comment, mystère !) sans qu’ils ne soient poursuivis par les hommes du Croate (pourtant tous valides…). Ils se réfugient dans un bâtiment à proximité où le marshal remercie Negan de lui avoir sauvé la vie en… le braquant et lui expliquant qu’il est condamné à mort selon la loi. Ben su-per.

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Cette semaine #27

Salut les sériephiles !

Pour la dernière semaine avant les vacances, j’ai commencé à avoir plus de temps libre… mais je l’ai mis à profit pour multiplier les projets au travail et les réunions ! Malgré tout, le blog a pu reprendre quelques couleurs cette semaine-là. C’était le lancement du Bingo et la publication de critiques d’épisodes ou films vus la semaine précédente… Ouf, on respire, un peu moins de charge mentale avec le blog d’un coup !


5 épisodes critiqués sur le blog cette semaine


Secret Invasion – S01E03 – Betrayed – 12/20

Je suis très clairement déçu par cet épisode parce qu’il n’a pas du tout réussi à me surprendre : tout y était prévisible, et le peu qui ne l’était pas était décevant parce que j’attendais de meilleures idées à la place. En plus, plus les épisodes passent, moins j’aime les personnages, ce qui est tout de…

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Riverdale – S07E06 – Peep Show – 10/20

J’ai beau vouloir rester positif et apprécier certains choix faits pour la saison, cet épisode part à nouveau dans tous les (mauvais) sens et ne parvient pas vraiment à me convaincre. Chaque intrigue avance plutôt efficacement et toujours aussi rapidement, mais l’ensemble manque trop de cohésion – à moins que les obsessions sexuelles des personnages…

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Secret Invasion – S01E02 – Promises – 17/20

Les intrigues se superposent, les mensonges, les manipulations, les identités secrètes se croisent ; la série tient réellement ses promesses… pas comme ses personnages, donc. Je suis plutôt satisfait de ce que propose la série : elle a vite mis en place son univers et ses enjeux, et ça fonctionne de manière plutôt fluide pour le moment.…

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1 film vu et 2 critiqués sur le blog cette semaine


Farang : un film qui frappe fort

Salut les cinéphiles, Oui, ce fut encore une semaine sans article sur le blog… mais pas sans série, les critiques arriveront progressivement, je n’avais pas trop le coeur à publier. Jeudi dernier, j’avais prévu de me rendre au cinéma… Malheureusement, les émeutes parisiennes ont eu raison de mes plans. Le quartier du cinéma a été…

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À contretemps : un cri du cœur…

Salut les cinéphiles, Aujourd’hui, je vais vous parler – avec le moins de spoilers possibles, mais quelques détails suffisants pour comprendre à quoi je fais référence si vous l’avez vu – d’un film vu hier. Il s’agit d’À Contretemps, un film espagnol (En los Margenes) sorti en salle ce mercredi et qui traite de la…

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 Vus cette semaine

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À contretemps : un cri du cœur…

Salut les cinéphiles,

Aujourd’hui, je vais vous parler – avec le moins de spoilers possibles, mais quelques détails suffisants pour comprendre à quoi je fais référence si vous l’avez vu – d’un film vu hier. Il s’agit d’À Contretemps, un film espagnol (En los Margenes) sorti en salle ce mercredi et qui traite de la question des expulsions des plus pauvres en Espagne.

L’intrigue se déroule à Madrid, une ville qui, comme beaucoup d’autres en Espagne, a été le théâtre d’une vague d’expulsions sans précédent ces dernières années. Le film nous plonge dans l’histoire de plusieurs personnages dont les destins se croisent au cœur de cette ville bouillonnante.

Le synopsis permet bien de s’en rendre compte : Rafa, un avocat aux fortes convictions sociales, a jusqu’à minuit pour retrouver la mère d’une fillette laissée seule dans un logement insalubre. Sinon, la police placera la petite en foyer. Dans sa course contre la montre, Rafa croise la route d’Azucena, une femme injustement menacée d’expulsion, qui pour s’en sortir, tente de provoquer une révolte citoyenne. Alors que les heures défilent implacablement pour ces deux âmes en lutte, Madrid devient le lieu de toutes les colères.

Un scénario déroutant

Le traitement de l’intrigue est déroutant, car il s’agit d’un film de destins croisés. Certains personnages ne se parlent pas de tout le film, plusieurs intrigues sont présentées en parallèle, sans qu’on nous explique vraiment les interactions possibles entre chacune. Il faut les deviner petit à petit ; parfois, c’est explicité de manière très concrète et visible, parfois, c’est un détail qui permet de comprendre les liens entre les personnages.

C’est déroutant, mais efficace si on se plonge bien dans le film. Une difficulté peut alors être le fait de voir le film en VO, car les sous-titres peuvent empêcher d’être plongé correctement dans le film. On note d’ailleurs que les sous-titres font l’économie de morceaux entiers de phrases parfois – l’espagnol est une langue qui va vite ; pas le temps de tout lire, donc pas de traduction de tout. L’essentiel y est, heureusement.

Des performances marquantes

Le film représente de manière violente les expulsions en Espagne et à Madrid. Les personnages présentés sont tous attachants, plein de défauts… mais donc terriblement humains. Ils nous ressemblent, mais ont fait de mauvais choix par le passé – des choix qu’on aurait pu faire passer nous-mêmes. Le film fait passer un message et demande clairement un changement ; il se fonde sur l’espoir d’un changement possible.

Au milieu de tout ça, Penelope Cruz est à contre-emploi de ce que j’attendais dans le film. Son rôle d’Azucena est vraiment marquant, parce qu’on sent le visage de l’actrice marquée par le stress, la pauvreté, les angoisses… La coupe de cheveux et le maquillage aident évidemment, mais il y a tout un tas de détails, notamment dans la posture de l’actrice, qui aident à y parvenir également. Le personnage se démarque par son désir de s’en sortir, par l’amour maternel, par l’urgence et le désespoir de sa situation.

Luis Tosar est également incroyable dans le film : il incarne un militant qui néglige sa vie personnelle pour venir en aide aux autres, mais qui finit par faire des dégâts collatéraux sans le vouloir, sans jamais parvenir à ses fins. C’est un personnage extrêmement touchant, qui fait face en permanence aux difficultés et à l’horreur de la société en marge qu’il fréquente. L’acteur parvient très bien à incarner son personnage, son duo avec le personnage du beau-fils est une belle réussite du film, qui montre comment 24h peuvent bouleverser un destin et une vie, le tout en étant toujours dans la précipitation.

Cette idée est mise en scène par le réveil au début et à la fin du film : nous assistons à seulement 24h étouffante dans la vie de quelques habitants de Madrid, mais il s’agit d’une journée chargée et bouleversante pour chacun d’entre eux – chacun à sa manière.

Une dénonciation efficace

Plusieurs aspects du film sont marquants, mais le plus marquant est indéniablement le message que veut faire passer le film. Il s’agit d’une critique sociale, sociétale ; critique du gouvernement et du système. Il ne faut pas y aller en espérant uniquement un happy end ou une résolution de l’ensemble des conflits.

Après tout, le sujet du film est une question préoccupante depuis la crise financière de 2008. Avec un taux de chômage élevé, une baisse généralisée des salaires et une grande précarité de l’emploi, des milliers d’Espagnols se sont retrouvés dans l’incapacité de rembourser leur crédit immobilier ou de payer leur loyer, ce qui a conduit à des expulsions massives. De plus, certaines personnes ont été victimes de spéculations immobilières, avec des ententes entre sociétés privées et l’État, qui ont entraîné leur expropriation et la démolition de leurs logements – et c’est exactement ça que veut mettre en scène et dénoncer À contretemps !

Le film présente alors des personnages en lutte contre un destin inexorable (décidément, je ne vois que ça en ce moment, c’était pareil avec Farang), contre un système qui les rend pauvre, contre un système qui laisse sur la touche les plus démunis, mais aussi ceux qui les aident. On finit par en oublier tout le reste : la mise en scène, la bande sonore n’ont que peu d’importance une fois qu’on est happé dans le stress du film. Pourtant, la réalisation doit jouer un rôle crucial dans cette représentation de la violence des expulsions… mais je suis bien incapable de me rappeler de moments précis de celle-ci. De même, il me semble qu’il y a eu un choix de laisser la bande sonore en retrait, permettant aux dialogues et aux bruits de la ville de prendre le dessus sur le reste. Je peux me tromper cela dit, car j’étais bien happé par le film. Côté musique, il y a tout de même le générique de fin qui parvient très bien à nous faire rester dans le même état que celui provoqué par les derniers instants du film.

Un film à voir si…

J’ai aimé le film, mais il est très particulier. Il n’est pas là pour nous détendre. C’est un film que j’ai vu pour le premier soir de mes vacances, et ce n’était peut-être pas le bon choix pour fêter des vacances. Cela dit, plusieurs scènes sont marquantes (la toute première et la toute dernière, notamment, la dernière réplique du film est très forte pour porter le message du film).

Je suis content de l’avoir vu : le problème des expulsions, je le connais pour l’avoir parfois traité en « khôlles » (les oraux en prépa littéraire) d’espagnol, mais c’était il y a dix ans et je pensais naïvement que cela s’était réglé tout seul. Finalement, non. « Content » n’est peut-être pas le bon mot, mais je trouve que le film réussit au moins ce qu’il souhaite faire : il me rappelle l’existence de ce problème et indique à quel point il est important de ne pas l’oublier. Il ne donne pas de solution, parce que la solution reste à trouver et est politique.

À notre échelle, on ne peut que compatir, aider les plus démunis autour de nous et veiller à éviter que cette situation dramatique ne s’installe elle aussi en France – elle existe, mais avec moins d’ampleur.

Je recommande ainsi le film à tous ceux qui connaissent un peu la situation ou qui veulent voir un film à message, aux fans des acteurs de ce casting (Penelope Cruz et Luis Tosar sont géniaux) et à ceux qui n’ont pas peur d’être déprimés en sortant de la salle.