The Mandalorian – S03E04

Épisode 4 – The Foundling – 17/20
J’ai largement préféré cet épisode qui, l’air de rien, approfondissait aussi bien le passé d’un personnage qu’il mettait en valeur l’évolution d’un autre. C’était réussi, visuellement toujours aussi magnifique à regarder et l’action fonctionnait vraiment. Bon, une fois de plus, les enjeux sur le long terme sont oubliés, ce qui est un peu gênant après l’épisode précédent qui semblait introduire des éléments dont on ne nous parle plus aujourd’hui, mais c’était top.

Spoilers

Bo-Katan, Grogu et Din Djarin s’installent dans leur nouveau domicile.

One must not speak unless one knows.

Ouf : l’épisode ne dure pas une heure cette semaine, et ça me rassure, parce que je ne me sentais pas du tout d’attaque pour un épisode aussi long que la semaine dernière. Je trouve qu’il ne fonctionnait pas tant que ça ce troisième volet et ça m’a rassuré de voir que le quatre revenait aux habitudes des épisodes plus courts. Cela n’a jamais empêché la série de proposer de bons épisodes après tout.

Ce début d’épisode bousille déjà bien son budget, par contre : on y suit tout un tas de mandalorians en train de s’entraîner les uns contre les autres, pour bien maîtriser les techniques de combat et tous les gadgets qu’ils ont.

De son côté, Grogu s’entraîne à utiliser la Force… à moins qu’il ne fasse que regarder des crabes. Ce n’est pas bien clair, mais admettons, ça faisait un bon gag. Din Djarin le voit s’isoler pour jouer avec les crabes, en tout cas, et ça ne lui plaît pas. Il préfère le voir s’entraîner avec les autres orphelins du campement. Cela ne semble plaire à personne d’autres qu’à Din Djarin. J’imagine qu’on veut nous montrer qu’il est un bon papa à s’occuper de son gamin comme ça, mais bon, dans le fond, il ne fait que lui apprendre à se battre, alors j’ai comme un doute.

Bo-Katan a un doute elle aussi, puis l’enfant désigné pour se battre contre Grogu en a un. Il faut dire que Grogu est minuscule et ne semble pas vraiment être de taille pour recevoir le même entraînement que les autres. Din Djarin reconnaît même qu’il est trop petit pour porter son propre masque, ce qui fait que son adversaire le juge trop petit pour se battre. Oui, mais attention : le Credo assure qu’il ne faut pas parler sans savoir.

Mouais. Pas besoin d’un credo pour ça, en vrai, mais admettons, si ça leur fait plaisir. Le combat était rigolo à suivre, avec des fléchettes de laser tag et Grogu qui se prend les deux premiers coups (sur trois) sans broncher. Finalement, il utilise la Force pour éviter la troisième en s’envolant, puis revient à sa position initiale pour mieux mettre un terme au combat en envoyant trois fléchettes directement sur le gamin prétentieux qui n’avait pas vraiment demandé quoique ce soit. Le pauvre, on ne lui laisse même pas savoir exactement ce que Grogu est capable de faire avant de le foutre au combat.

J’imagine que la leçon n’est pas celle que tout le monde répète, avec un crédo tout naze, mais plutôt qu’il ne faut pas juger un adversaire à sa taille. Et ça non plus, je n’ai pas besoin du crédo pour le savoir. Bon. Une fois de plus, on découvre que le repaire de nos héros est loin d’être aussi sûr qu’il n’y paraît au premier abord : un nouveau monstre, volant cette fois (sincèrement, on dirait plus un extraterrestre qu’autre chose), est capable de kidnapper un enfant sans que les Mandalorians ne puissent intervenir autrement qu’en le suivant.

Les propulseurs n’ont cependant pas assez d’essence pour aller jusqu’à la tanière du monstre. Par chance, Bo-Katan utilise son vaisseau pour le suivre, puis pour revenir à la base chercher de l’aide. Toute une équipe de sauvetage se rend donc à la rescousse de l’enfant kidnappé, mais pas Grogu. Il est encore trop petit pour se battre et pour partir s’occuper de telles missions.

À la place, il reste donc avec la forgeronne qui lui explique tout de la Forge et de la mythologie des Mandalorians. Ce pourrait être intéressant comme épisode, mais la série part alors sur un flashback inattendu : les bruits et les étincelles de la Forge rappelle à Grogu son enfance mouvementé apparemment. Et pour être mouvementée, elle l’est : on suit tout un combat avec des sabres laser et une course poursuite en vaisseaux… C’était magnifique à voir !

Côté histoire, Grogu était donc un enfant protégé par des Jedi voulant le mener à un certain Kelleran pour le faire échapper à une armée de Stormtroopers. Kelleran s’occupe bien de Grogu : il le fait fuir la base des Jedi, clairement envahie, et le mène jusqu’à un autre QG où il peut récupérer un vaisseau plus puissant. Ainsi, Grogu et lui peuvent quitter la ville où avait lieu toute cette course poursuite, puis s’échapper dans l’espace. Cela ramène Grogu dans le présent, où la Forgeronne lui offre un blason en beskar. Le voilà sur le point de devenir un vrai Mandalorian, lui aussi !

En parallèle de tout ça, Bo-Katan mène donc toute une équipe de Mandalorians à la tanière du monstre. Ils doivent néanmoins finir à pied et puisque la nuit tombe, ils décident même d’attendre le lendemain pour intervenir et grimper le long du pic où le monstre a emmené le gamin. Vraiment, on sent qu’ils ont envie de le sauver cet orphelin ! En tout cas, c’est l’occasion pour Bo-Katan de découvrir comment fonctionne le Credo ridicule des Mandalorians – oui, je sais, je ne suis pas très neutre dans ma critique… Mais tout de même, on apprend donc qu’ils ne peuvent pas manger tous ensemble à cause du casque qu’ils portent. Comme elle mène l’équipe de recherche, Bo-Katan peut rester auprès du feu, pendant que tous les autres vont se cacher ailleurs pour manger.

Pas question de manger ensemble, donc. Il est possible de retirer son casque, finalement, ça aussi c’est important, je trouve, parce qu’ils insistent toujours à fond sur le fait qu’il ne faut surtout pas le faire, mais finalement, ils le font à chaque repas… Autant dire que ça revient plusieurs fois par jour, quoi.

Bref, peu importe, le lendemain arrive vite heureusement. On peut être heureux de voir Bo-Katan prendre de l’importance, j’imagine. L’équipe de recherches, dans laquelle il y a Din Djarin aussi, c’est évident, part à l’escalade du pic au sommet duquel le monstre à sa tanière. Cela permet une fois de plus de jolies prises aériennes – la série a vraiment une super esthétique, ça ne change pas.

Toutefois, une fois au sommet, les mandalorians ne trouvent pas le monstre. En revanche, Ragnar, un Mandalorian, détecte une source de chaleur dans le nid et décide de se précipiter pour vérifier s’il peut s’agir de son fils ou non. Ah. Pas si orphelin que ça le gamin, finalement. Cela ne change pas grand-chose à l’épisode, si ce n’est que ce Mandalorian a la bonne idée de réveiller les petits du Monstre qui arrive aussitôt au secours de sa progéniture.

C’est l’occasion pour tout le monde de découvrir que l’enfant est encore en vie, dans la gueule du monstre. Il est recraché pour nourrir les petits qui ont bien envie de se faire un festin. Le repas est toutefois interrompu par les Mandalorians qui ne veulent pas voir l’un des leurs être mangé, forcément. Le Monstre avale un mandalorian de plus, avant de prendre le gamin dans ses griffes.

Cela mène à une très jolie scène d’action dans les airs, avec les propulseurs des Mandalorians qui se prennent des coups, des Mandalorians qui tombent du ciel à cause des coups d’aile du Monstre et tout un tas de moments mettant en avant soit Bo-Katan, soit Din Djarin, soit le père de l’enfant. C’était top et ça mène à un sauvetage efficace : tout le monde est sauvé, sauf le Monstre volant qui se fait manger par un crocodile géant.

Il laisse derrière lui trois orphelins qui sont ramenés à la base par Bo-Katan. Cette dernière reçoit tous les honneurs de la forgeronne pour son bon travail à sauver un « Orphelin ». Je crois que la traduction officielle a trouvé ses limites dans cet épisode. L’épisode peut en tout cas se terminer par la forgeronne forgeant une nouvelle armure à Bo-Katan dont les épaulières ont disparu pendant la bataille. Sur l’une d’entre elles, Bo-Katan demande à avoir un Mythosaure car elle en a vu un. La Forgeronne semble comprendre qu’elle a eu une vision, car elle a choisi la voie de Mandalore. Ce n’est pas exactement ça, toutefois. J’espère que ça nous indique qu’on reverra le Mythosaure en tout cas, parce qu’il faisait envie ce monstre et promettait de jolies scènes.

9-1-1 Lone Star – S04E09

Épisode 9 – Road Kill – 17/20
Bien que prévisible dans son montage général, l’épisode est un vrai petit plaisir et se concentre une fois de plus sur un personnage que j’aime beaucoup. Son intrigue en ce milieu de saison fonctionnait bien et je trouve que la série a compris comment enchaîner plusieurs arcs narratifs en les superposant. Si ça permet en plus de mettre en valeur chaque personnage d’ici la fin de saison, ce sera vraiment une réussite.

Spoilers

Grant n’a pas dit son dernier mot à Marjan, apparemment.

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I think it’s better if you say goodbye in your head.

Voilà un début d’épisode que l’on sent venir de très loin : on a un accident de voiture qui a lieu parce que les parents assuraient à la gamine qu’ils ramenaient chez elle qu’elle devait célébrer sa victoire. Tout est dit… Mais contrairement à d’habitude, on n’assiste pas immédiatement à l’intervention des pompiers. Cela en dit long : j’imagine qu’on connaîtra les gens dans l’autre voiture.

Seulement, nous ne le saurons pas tout de suite. À la place, nous apprenons que Marjan continue de prendre des nouvelles de ses anciens collègues, et je trouve ça plutôt cool en vrai. Bon, si elle en est à appeler à Owen, c’est surtout pour lui dire qu’elle est prête à reprendre le travail, en fait. C’est si cool de démissionner et de pouvoir revenir comme ça sans se prendre la tête, franchement. Tout le monde se met aussitôt en tête de lui organiser une grande soirée de retour – et par tout le monde, j’entends surtout Owen, c’est évident.

Autrement, Marjan continue encore de s’occuper de la femme battue de l’épisode précédent. Elle est plutôt sympathique : elle vend même la moto d’Owen juste pour lui donner tout l’argent et s’assurer qu’elle puisse avoir de l’avance sur ce psychopathe. Elle lui offre clairement un nouveau départ là. Il y a des gens qu’il vaut mieux avoir la chance de croiser : Marjan en fait partie. Elle s’assure même que sa nouvelle amie puisse contacter sa sœur à son arrivée dans son nouveau lieu de vie. C’est dire.

Bien sûr, l’ex n’entend pas laisser sa copine partir comme ça. Il est déjà libéré de prison, parce qu’il a payé probablement, et c’est pour ça qu’il est urgent qu’elle s’en aille au plus vite. Seulement, il y en a une qui oublie de se mettre en sécurité : Marjan, évidemment. Elle concentre désormais toute la colère du type qui entend bien lui faire savoir.

Il la pourchasse donc alors qu’elle a loué une voiture pour rentrer à Austin en sécurité. Une voiture ? Bien sûr, elle est la voiture qui manque de peu de percuter celle de la famille du début d’épisode. Je m’en doutais qu’on connaîtrait l’occupante de la voiture en face, et je l’ai vu venir. Cependant, ça reste une intrigue vraiment intéressante à voir se mettre en place.

Il y a quelques abus de la part des scénaristes, toutefois : Marjan survit à un accident impressionnant car sa voiture retombe sur ses quatre roues, mais elle est réveillée par la petite fille qui ne voulait pas célébrer ses buts au foot. C’est gros, quand même. Malgré ses blessures, Marjan accepte de lui venir en aide et d’être emmené à la voiture de la famille qui la ramenait chez elle – et qui n’est pas la sienne, mais pour laquelle elle s’inquiète quand même. On sent la gamine indépendante avec les parents qui ne s’occupent jamais d’elle, quoi.

Marjan lui vient en aide, ce qui est cool, mais il ne faut pas oublier que l’autre psychopathe est toujours dans le coin lui aussi. Evidemment, il a eu un accident aussi, et il a sûrement envie de continuer de se venger. La situation est assez désespérée – et évidemment, le portable de Marjan est pété par l’accident.

Pour ne rien arranger à la situation, on découvre que les trois autres occupants de la voiture sont morts (j’avais écrit complètement morts, parce que vraiment, la série insiste bien là-dessus… C’est rare qu’ils tuent plusieurs personnages à la fois, surtout une famille complète). Pour autant, ils pourraient en faire encore plus dans le désespoir et la déprime : Marjan prend soin de Mouse, la petite fille, et elle fait en sorte qu’elle dise au revoir à son pote Joey sans aller le voir.

C’est plutôt cool de sa part de prendre soin d’elle, mais en fait, elle la met en danger aussi parce que Grant en a encore après elle. Et Marjan le sait bien, faisait attention à ce qu’il se passe autour d’elle. Ainsi quand une voiture arrive et que son occupant se montre sympathique, la méfiance est inévitablement de mise. Rick, c’est son nom, lui donne une bouteille d’eau (ça tombe bien, ça me fait un point bonus du Bingo Séries pour la journée de l’eau) et de quoi s’occuper de la blessure qu’elle a à la tête et qui n’arrête pas de saigner.

Alors que Marjan se méfiait de lui, le pauvre Rick se fait finalement tirer dessus. Ce psychopathe de Grant en a vraiment après Marjan, et il est prêt à tout pour la tuer. Et là, vraiment, ça va trop loin. Vouloir se venger, c’est une chose, mais buter un homme qui n’y est pour rien ? Putain, il y a de l’abus. En plus, il tire vraiment sans regarder ou sans savoir viser : c’est dingue que Rick se fasse tuer si vite.

Avec cette pluie de balles, Marjan se prend donc, en plus de sa blessure à la tête, une balle dans le ventre. Cela commence à faire beaucoup. Elle a Mouse pour lui venir en aide et ne pas l’abandonner, ce qui est cool, mais ça fait tout de même beaucoup de blessures pour qu’on puisse croire qu’elle reste consciente et que tout se passe bien. En plus, Mouse décide de rester aider Marjan quoiqu’il arrive, et on se demande bien pourquoi.

Marjan a laissé tout un tas de traces de sang derrière elle, ce qui fait qu’elle est super repérable. Heureusement que Grant est ralenti un peu : il cache le cadavre de Rick, puis est ralenti dans sa progression par l’arrivée d’un flic. Celui-ci se laisse totalement embobiner par Grant. Pourtant, il a des rougeurs sur la joue, un cadavre à côté de sa voiture et un mensonge indiquant que sa voiture est en panne qui ne tient pas la route.

Cela suffit à ce que Grant soit assez ralenti pour que Mouse et Marjan s’occupent des blessures de la dernière. Mouse est courageuse, c’est le moins qu’on puisse dire. Ensemble, elles se rendent dans la caravane dont Grant s’est servi pour provoquer l’accident de Marjan. Elles y trouvent de quoi stopper les saignements, mais ce n’est pas suffisant. Elles repartent malgré tout – et elles font bien, parce que Grant suit les traces laissées par Marjan.

La situation est clairement désespérée : Marjan a perdu beaucoup de sang depuis le début de l’épisode tout de même, et on sent que les scénaristes veulent vraiment la faire souffrir. Elle ne reprendra pas le travail tout de suite. Par contre, c’est abusé à quel point Marjan se retrouve toujours à se planquer dans les bois.

Grant se rapproche d’elles, les forçant à se rendre toujours plus loin dans les bois. C’est tout sauf bon signe : même si Marjan devait être retrouvée, à cet endroit, ce serait compliqué de lui venir en aide et de la sauver en lui apportant les soins nécessaires. En plus, pour ne rien arranger, Grant les retrouve finalement…

En parallèle à Austin, tout le monde commence à s’inquiéter de la disparition de Marjan. Elle n’est jamais en retard habituellement et n’a pas l’habitude d’être en retard. Deux heures de retard de sa part, ça fait beaucoup et ça les inquiète tous. J’ai trouvé bizarre que la famille morte n’inquiète personne d’autre, ce qui a commencé à me mettre la puce à l’oreille, mais eh, la fin d’épisode a réussi à me surprendre.

En attendant d’y arriver, il fallait suivre toute la caserne lancer les recherches pour retrouver Marjan, avec toujours cette tendance à se reposer sur les accès de Grace à des informations confidentielles. Elle peut en tout cas voir que Marjan a tenté d’appeler le 9-1-1 à deux reprises sans que l’appel ne passe jusqu’à un opérateur. C’est suffisamment louche pour que l’enquête aille plus loin et que Grace puisse trouver des infos sur Grant.

De là, Carlos et Matteo se lancent dans des recherches policières et de réseaux sociaux. J’ai du mal à croire que Firefox ne partage pas l’histoire de Grant et Kayley sur ses réseaux – et où donc a-t-elle fait le live si ce n’est pas sur son instagram ? Quoiqu’il en soi, Kayley se retrouve au téléphone avec tout le monde pour donner de ses nouvelles, dire que Marjan est une héroïne et espérer qu’elle ira bien.

C’est ensuite Owen, Paul et Judd qui arrivent sur les lieux de l’accident où Grant a commis l’erreur de laisser Rick bien visible, avec sa blessure par balle. Ils comprennent qu’ils sont sur la bonne voie et prennent vraiment de gros risques, je trouve : ils se mettent à crier le nom de Marjan… alors qu’ils viennent de trouver le corps d’un homme tué par balles ? Je ne suis pas sûr que ce serait mon premier réflexe.

Et même si ça l’était, mon second réflexe ne serait certainement pas de me séparer. C’est pourtant ce qu’ils font : Owen reste sur place pour essayer d’appeler la police, Paul retrouve la voiture de location de Marjan et Judd, lui, trouve la caravane de Grant – celle qui leur a permis d’arriver sur les lieux de l’accident, grâce à une info donnée par Kayley permettant à Grace de tracer la voiture. La caravane rassure, sans plus, Judd : Marjan y a laissé, en chiffres de sang, un joli 126, le numéro de la caserne.

Quand elle entend ses amis l’appeler, Marjan n’hésite pas à tirer une fusée dans le cou de son agresseur, surtout que celui-ci a été assez idiot pour se retourner en les entendant également. Bon, c’est une bonne idée de se débarrasser de ce connard comme ça, mais ça fout le feu aussi aux bois alentours. Bordel, il manquait plus que ça : un petit incendie pour coincer une Marjan qui s’évanouit alors que Grant est mort.

Owen est finalement celui qui retrouve Marjan grâce aux cris de Grant, mort à petite vitesse. C’est l’occasion pour nous de découvrir que Mouse n’est pas vraiment présente aux côtés de Marjan, et que Marjan a finalement fait tout ça toute seule, à la force de sa volonté. Je m’en doutais beaucoup : à mes yeux, Mouse était morte dans l’accident dès le début de l’épisode et Marjan s’était inventée une amie pour faire face à tout ce qui lui arrivait. Les séries nous sortent toujours des grands délires comme ça, allez savoir pourquoi.

Finalement, c’est encore plus perché que ça : Mouse a bien eu un accident de voiture et a survécu… mais Mouse n’est autre que Marjan, quand elle était enfant. Bref, Marjan a reçu un bon coup sur la tête et il n’est pas étonnant que Rick se soit montré si bizarre avec elle : Marjan lui parlait de Mouse alors qu’elle n’existait pas, tout de même.

L’épisode peut se terminer à l’hôpital où toute la caserne se réunit, avec Carlos et Grace aussi évidemment, pour savoir comment va Marjan. Tommy les rejoint avec des donuts, et c’est vrai qu’elle a été pas mal absente de l’épisode, l’air de rien, parce qu’elle assistait à un ballet interminable – un spectacle de danse de sa fille.

Dans tous les cas, Marjan va donc bien. Une petite opération plus tard, elle est en état pour recevoir la visite d’Owen et Paul. Franchement, je suis d’accord avec Matteo : pourquoi eux deux en premier ? Matteo aurait mérité d’en être, je trouve, il est clairement le petit frère de Marjan à ce stade. Et puis, Owen a un caractère insupportable, franchement. C’est durant cette dernière scène qu’un flashback nous révèle que « Mouse » est le surnom que les parents de Marjan lui donnent – oui, ils lui donnent encore, c’est ce qu’ils écrivent sur la carte de rétablissement qu’ils envoient.

Ben super, ta fille manque de mourir dans un accident provoqué par un psychopathe voulant la tuer et tu lui envoies un bouquet de fleurs ? C’est ce que j’appelle des parents absents !

9-1-1 Lone Star – S04E08

Épisode 8 – Control Freaks – 15/20
Le thème de l’épisode n’est pas forcément exceptionnel, mais il est simple et efficace. C’est exactement comme ça que je le résumerais : simple dans les intrigues qu’il propose, efficace en humour et développement. Il ne marquera pas forcément la série sur du long terme, mais le job de divertissement est parfaitement rempli. Le genre d’épisode qui fait passer une bonne soirée, donc, et qui est exactement ce que j’attends de cette série.

Spoilers

TK et Carlos préparent leur mariage – à moins que ce ne soit Owen qui le fasse pour eux. De son côté, Marjan rencontre un couple au bord de la route dont la caravane refuse de redémarrer.

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If Owen wants to take charge, I cannot interfere.

L’épisode commence bien, avec des essayages de tenue pour le mariage de TK et Carlos. Moi, tant qu’on me ramène Carlos, je suis heureux. Cependant, le costume choisit ne plaît pas à tout le monde. Ils sont en noir et blanc. Même si Matteo et Nancy sont fans de ce qu’ils voient, Owen casse toutefois l’ambiance : il n’aime pas tellement les tenues de son fils et de son gendre. Je suis assez d’accord avec lui : leur mariage risque fort de manquer de couleur s’ils se marient avec un simple costume noir et blanc. OK, ce n’est pas trop à Owen de dire ce qu’il pense et d’avoir le dernier mot.

Owen est complètement stressé par l’organisation du mariage, au point de vouloir tout gérer. Ainsi, Carlos et Owen ont déjà choisi leur pâtissier pour le mariage, mais Owen leur organise malgré tout une session pour tester des gâteaux que lui aime. C’était assez marrant de le voir faire autant d’ingérence. C’est un grand classique des séries – et de la vie ! – d’avoir les parents qui se mêlent de l’organisation du mariage.

Ce qui est cool, c’est que ça fait rire toute la caserne… jusqu’au moment où ça fait vraiment flipper Carlos (qui ne veut pas ruiner sa relation avec son beau-père) et TK. Ils décident donc de faire appel pour calmer Owen à la mère de Carlos, tout simplement. Franchement, ça apportait une petite dose d’humour bienvenue à l’épisode. Ce n’était pas exceptionnel, hein, mais ça fonctionnait.

On sait très bien vers quoi ça se dirige, en plus : la mère de Carlos finit par adorer le gâteau gluten-free proposé par Owen, ce qui fait que Carlos et TK finissent par accepter ce gâteau. Ils se retrouvent alors, bien malgré eux, face à deux control freaks qui veulent gérer tout le mariage et la composition florale. Ce n’est pas idéal pour eux.

TK finit par péter un câble sur son père et sa belle-mère, leur rappelant qu’il s’agit de leur mariage et qu’ils ne veulent pas que ce soit too much à cause des fleurs. Owen ne l’entend pas de cette oreille, la belle-mère non plus, mais elle au moins, elle est capable de reconnaître ses torts. Elle emmène donc son fils au restaurant pour se faire pardonner.

La série se concentre toutefois plutôt sur Owen. Lui aussi cherche à se faire pardonner de TK, et il lui offre donc de l’huile d’olive pour se racheter. C’est une idée originale. Les deux finissent par se réconcilier, avec de jolis messages sur Carlos qui pourra désormais s’occuper de TK mais qui n’empêchera jamais Owen d’être un super papa quand même. La fin nous montre aussi le naturel d’Owen revenir au galop, et c’était bien comme ça.

Autrement, je suis content de retrouver Marjan dans cet épisode. C’est à New Mexico qu’elle erre désormais en moto, mais une moto super équipée. Elle a un extincteur qui lui permet de venir en aide à un couple marié et très heureux, mais avec une caravane qui fume au bord de la route. Elle les aide à tout réparer, faisant connaissance avec ce couple qui semble parfait et qui renvoie exactement cette image, par habitude de le faire sur les réseaux sociaux.

Malheureusement, quand elle les fait repartir après avoir réparé comme elle pouvait leur van, elle se rend compte que la femme a laissé un message sur sa moto, sur une petite serviette en papier. Elle y affirme que l’homme va la tuer et qu’elle a besoin de l’aide de Marjan. Allons bon.

Forcément, Marjan décide de les suivre jusqu’à un diner où elle peut les observer, soi-disant discrètement. Je vois mal comment la situation peut être discrète, mais apparemment, ils ne la reconnaissent ou ne la voient pas. Elle est pourtant en train de les espionner, depuis le bar, à la fois en vrai (où ils partagent un joli repas) et sur Instagram. Cela attire même l’attention de la coach de Glee, c’est dire à quel point c’était discret.

J’étais content de la retrouver, cependant. Après un rapide échange avec, Marjan décide d’aller parler dans les toilettes à Kiley. Elle est sûre que le message sur sa moto ne correspond pas du tout au couple qu’elle est en train d’observer. Pourtant, une fois aux toilettes, Kiley lui montre ses blessures au cou, faites par Grant, son copain.

Elle se dit inquiète de la réaction de son copain quand il découvrira le prix des réparations. Effectivement, c’est un énorme enfoiré qui n’hésite pas à lui reprocher la panne d’une caravane clairement trop ancienne pour toute la route qu’ils font. Marjan se défonce comme elle peut pour retarder au maximum leur départ, leur payant un dessert et embauchant sa nouvelle amie camionneuse pour emmener Kiley loin de Grant.

Malheureusement, même si tout semble fonctionner comme sur des roulettes quand elle abîme volontairement le moteur de la caravane pour que Kiley s’en aille, Kiley finit par décider de rester. Marjan était pourtant si sûre d’avoir réussi à la sauver. C’est terrible, mais c’est aussi extrêmement réaliste, cette femme qui veut quitter son conjoint violent mais qui se sent obligée de rester avec lui. C’est un grand classique.

Elle décide donc de remonter dans le van avec Grant, qui en profite pour souligner à quel point elle est faible, et conne, et abandonnée de tous. À ses yeux, personne ne peut supporter Kiley, à part lui. Et il ne se gêne pas pour lui dire. La pauvre.

Le truc, c’est qu’il ne parvient pas à voir que Marjan les colle au cul – restant volontairement dans son angle-mort. C’est ce qu’on appelle une conduite bien dangereuse, mais elle refuse de laisser tomber pour autant, sachant bien le danger que court Kiley avec un psychopathe comme ça. Il l’a bien fait voir qu’il ne l’aimait pas tant que ça.

À chaque arrêt, Grant exige désormais de voir Kiley. Ce qui est bête, c’est qu’il oublie de vérifier le van. Marjan décide donc de monter dedans, de manière parfaitement illégale, et de commencer un petit live instagram pour montrer la réalité de ce Grant à tous ses followers. Cet abruti finit par donner une droite à sa copine parce qu’elle pleure et fait trop de bruit selon lui. Il n’en faut pas plus pour que Marjan intervienne et nous mette KO Grant.

En vrai de vrai, je pense que son comportement est hyper problématique et finirait probablement en procès contre elle – elle monte en secret dans la voiture, elle les filme sans autorisation et elle l’agresse ? Elle n’est pas exactement en légitime défense. Heureusement pour elle, Kiley se range bien de son côté à elle : maintenant qu’elle a une preuve que le type la frappait, Kiley peut se plaindre aux policiers, puis remercier Marjan, qui est sa véritable héroïne. Selon elle, elle a trouvé ce qu’elle faisait sur la route : elle peut venir en aide aux gens qui en ont besoin.

Alors, d’accord… mais pas trop longtemps, j’espère. J’ai plutôt envie de la voir revenir à Austin et reprendre son rôle, moi. Espérons que ça finira par arriver.

En parallèle de tout ça, l’épisode propose aussi une nouvelle intervention, forcément. Tout commence par un cours de conduite entre un père et son fils. Ce dernier est toutefois énervé d’avoir un control freak pour père et la leçon de conduite se passe mal. Le père reprend le volant, puis fait un malaise cardiaque et what the fuck, la voiture termine dans les airs, empalée à un poteau électrique.

C’est complètement dingue comme intrigue, mais ça fait plaisir de retrouver une intervention digne de cette franchise, pour une fois. Les pompiers se retrouvent à devoir jouer à Dr Maboul avec le père et son fils, parce que la voiture est complètement électrifiée. Le problème principal, c’est que l’homme au volant ne peut pas attendre que le courant soit coupé – ça prendrait trente minutes – car il est en pleine crise cardiaque, et qu’il a au maximum dix minutes.

Toutefois, il refuse de sortir de la voiture, paralysé aussi par la panique. La situation ne fait qu’empirer à partir de là, la voiture prenant feu. Franchement, il y a plein de pompiers en bas de la grande échelle à regarder Paul faire tout le boulot, et ça doit être frustrant. Il parvient finalement à le faire et tout est bien qui finit bien – sauf pour tous les gens qui vont être coupés d’électricité pendant un moment parce que la voiture a explosé et pour les infirmiers qui doivent emmener l’homme à l’hôpital. Simple, impressionnant, efficace.

Most Dangerous Game – S02E03

Épisode 3 – Devil in the Outfield – 18/20
Voilà, on y est, la série qui me manquait pour les doses d’adrénaline et toute l’action qu’elle proposait est de retour en grande forme. Il était temps ! Je savais que les premiers épisodes seraient vite oubliés une fois pris dans l’action, et bordel, c’est le cas. Pas le temps de respirer ou de voir passer les dix minutes de cet épisode, clairement.

Spoilers

Le jeu commence enfin.

Guys like that ruin this city.

Quitter un stade à l’aube, sans se faire repérer par des tueurs hyper entraînés qui sont tous à moins de 100 mètres ? C’est mission impossible et Victor s’en rend vite compte. J’aime beaucoup ce début d’épisode qui nous remet bien vite dans l’ambiance et l’adrénaline que j’aimais avec la saison 1. En effet, même si c’est l’aube, il y a déjà quelques personnes présentes autour du stade.

Victor doit donc se méfier des éboueurs ou des gentils promeneurs de chien – ouais, il est super suspicieux le type (et le fond vert est dégueulasse aussi ?). Cela dit, la course poursuite commence vraiment quand Victor aperçoit un homme lui courir après. C’est terrifiant pour lui de savoir que ce type veut le tuer, forcément.

Et il n’est pas au bout de ses surprises : le premier tueur qu’il va croiser et sur lequel la série va s’attarder cette saison est en effet Ford. Comme tous les tueurs de cette série, il aime beaucoup trop s’écouter parler – et moi non. Avant d’en arriver à son monologue, la course poursuite voit Victor revenir au stade, bien malgré lui, et s’effondrer dans des poubelles.

Il fait ce qu’il peut pour se relever au plus vite, prenant au passage une bouteille en verre, parce qu’il faut bien faire un peu de placement de produit, j’imagine. Il se planque aussi comme il peut dans le stade, mais finit par se faire griller quand il sursaute à cause d’une batte de baseball lancé par Ford. Aussitôt, la course poursuite peut reprendre.

Pendant ce temps, à Brooklyn, on retrouve Devon Bostick pour surveiller tout ça. Bordel ! Je ne croyais vraiment pas que Jasper de The 100 serait de retour pour monitorer toute la course. Je suis content que la série soit consistante dans son casting malgré les trois ans d’attentes. Ainsi, on retrouve aussi Connell, le cinglé aux lunettes, qui se contente lui aussi de suivre la course, mais sur le terrain.

Cela le permet de prévenir Miles que Victor n’a pas de chance et est déjà dans une impasse où Ford pourrait bien l’éliminer. Pour ne rien arranger aux affaires de Victor, Ford a également un fouet bien à lui, décoré avec quelques lames de rasoir. Bref, il n’en faut pas plus pour que la première blessure de la saison soit faite.

Pourtant, Victor parvient à gagner son combat contre Ford, grâce à un bon coup de chance. Je me doutais qu’il n’allait pas mourir si vite – même si j’aimerais bien que la série nous surprenne d’une manière ou d’une autre cette année. Pour l’instant, ce n’est pas le cas. J’aime retrouver le suspense de la course poursuite, mais je me doutais vraiment qu’il allait s’en sortir face à Ford.

Dans le même genre, j’ai traité Victor de tous les noms quand il n’est pas resté finir le boulot avec Ford. Il le pend à une corde, certes, mais je me doutais que le cinglé allait trouver un moyen de s’en sortir en vie. C’est effectivement le cas – et la scène m’a fait rire parce que Connell le regarde se débrouiller pour rester vivant en coupant sa corde avec son fouet… et je ne sais pas, Connell me fait rire, en fait.

Bon, Victor commet donc l’erreur de laisser Ford en vie, une erreur qu’il ne fera probablement pas deux fois quand il l’aura comprise. En attendant, il décide d’aller prendre le métro (j’ai bon espoir pour le Bingo Séries) et se retrouve sans surprise dans le même wagon qu’un autre tueur. Miles nous l’annonce et la série nous fait un faux suspense : j’ai immédiatement capté que le tueur serait le SDF et non pas l’homme d’affaire avec un cutter en face de Victor.

Cela ne manque pas et nous fait un bon cliffhanger. En parallèle, j’ai capté aussi que Victor avait volé de l’argent dans l’épisode précédent. Pour moi, il prenait de l’argent dans son propre coffre, pas dans celui de son patron. Cette histoire va revenir le hanter, probablement.