Vaiana est de retour au cinéma : avis à chaud

Salut les sériephiles,

Trois ans après sa première aventure, Vaiana est de retour pour naviguer dans des eaux encore plus dangereuses. La suite reprend les ingrédients du succès : des paysages magnifiques, un duo toujours aussi attachant, et une bande-son qui ne manque pas de rythme… même si tout n’est pas parfait. Voici mes impressions à chaud, puisque je suis sorti de la salle à 21h40 et qu’il n’est même pas 22h30 !

Un rythme qui surprend

Si le premier Vaiana m’a captivé dès les premières minutes avec ses chansons percutantes (impossible de ne pas penser à How Far I’ll Go dans les 20 premières minutes, surtout que je l’ai revu cet aprem le film), cette suite commence de manière beaucoup plus timide, pour ne pas dire fade.

La chanson titre, notamment, ne m’a pas emballé : elle manque de la magie et du sens de l’écriture qu’apportait Lin-Manuel Miranda dans le premier film. On ne peut pas égaler le génie, je suppose, même si on sent que l’équipe derrière cette nouvelle BO tente parfois de le faire.

En revanche, ce qui m’a positivement surpris, c’est que Vaiana 2 monte en puissance, et pas que musicalement parlant (mais vraiment, chaque chanson est meilleure que la précédente). Plus le film avance, plus il devient intéressant. Côté histoire, je me suis laissé emporter par l’évolution des personnages et des enjeux, qui sont présentés assez sommairement mais de manière cohérente dans l’univers développé jusqu’ici. Bref, c’est une trajectoire inversée par rapport au premier pour moi : un début en demi-teinte, mais une conclusion qui rattrape tout.

Des personnages familiers et de nouveaux visages

Qui dit suite, dit inévitablement retrouvailles. Vaiana et Maui, c’est toujours un duo qui marche. Leur séparation au début m’a un peu frustré, surtout que ça casse le rythme du film (vraiment, j’ai eu peur au début), mais les retrouver ensemble plus tard m’a rappelé pourquoi ils sont si complémentaires.

Du côté des nouveautés, je n’en attendais pas tant et pourtant, il y en a à la pelle. Sans trop en dire (mais un peu spoiler quand même), la petite sœur de Vaiana est une chouette addition : elle apporte une attache émotionnelle forte à l’île, et on sent que Vaiana a pris de la maturité dans son rôle de grande sœur. C’est chouette pour marquer une différence entre les deux films, et ça complète cette idée qu’elle est désormais une exploratrice.

Dans les autres nouveaux qui accompagnent Vaiana, j’ai envie de parler de Moni. Je suis prévisible, je sais, et un public facile, en plus. Que voulez-vous, il m’a bien plu, même si j’aurais aimé qu’on lui donne un peu plus de profondeur. Cela dit, c’est positif que ça reste une suite relativement courte, donc il faut faire des choix… et puis, ça laisse de la place aux fanfictions (comme il les aime après tout…) !

Une esthétique qui fait le boulot

J’ai vu ce matin des critiques sur l’animation et les dessins qui me faisaient craindre de passer une mauvaise soirée, mais honnêtement, ça ne m’a pas choqué. Je ne suis pas un expert, évidemment, donc à nouveau, il faut prendre ma critique pour ce qu’elle est : celle d’un fan de Disney qui a vu des suites bien plus ratées que ça niveau dessin (Peter Pan ? Tarzan ??). Les paysages marins sont toujours aussi beaux, les scènes d’action dynamiques, et l’univers visuel reste fidèle à ce que j’attendais.

Côté culture polynésienne, je ne peux pas juger de l’authenticité, mais l’immersion est là, et c’est déjà un bon point pour un film qui cherche à valoriser cet univers si riche.

Avant d’aller plus loin, sachez que je vais parler de la fin. Si vous n’avez pas encore vu le film, c’est peut-être le moment de mettre cette page en favori et revenir plus tard !

C’est bon, vous avez fermé l’onglet ?

Une conclusion très Disney

La fin est ce qu’on peut attendre d’un Disney : une happy end qui rassure tout le monde. Pour moi, c’est un peu prévisible, mais ça colle bien au ton global du film. Il y a eu un moment où j’ai cru que ça allait être un peu plus audacieux (je suis particulièrement déçu de la conclusion pour Maui, je trouvais que c’était une super idée d’évoquer un peu un sacrifice de sa part… Mais tant pis, il n’évoluera pas). Bien sûr, ça laisse clairement une porte ouverte pour un troisième volet, ce qui n’est pas une mauvaise idée vu tout ce qu’il reste à explorer… Par contre, ça la rend un peu nécessaire mid-credit, je ne m’y attendais pas.

Alors, Vaiana 2, c’est certes moins marquant et surprenant que le premier, mais c’est tout de même une belle aventure. J’ai adoré retrouver Vaiana et Maui, et même si certaines chansons ou nouveaux personnages auraient pu être mieux développés, le plaisir est là. Bref, c’est un film que je reverrai sans doute avec plaisir, y compris au cinéma, surtout pour sa montée en puissance et ses chansons qui s’améliorent.

Wicked défie-t-il vraiment la gravité ?

Salut les sériephiles,

Cette fois encore, je vous embarque pour un détour au cinéma avec la première partie de Wicked, adaptation de la célèbre comédie musicale très attendue… Qui sort (pas) demain (mais le 4 décembre). Découvert en avant-première ce week-end, le film m’a impressionné.

Un univers visuel enchanteur

Dès les premières minutes, Wicked transporte dans un univers fantastique et musical riche en détails. Les effets spéciaux, bien que parfois inégaux (certains animaux numériques laissent à désirer comme toujours), offrent une immersion fluide et spectaculaire. On sent qu’on est en 2024 et qu’est-ce qu’on est chanceux de l’avancée des effets spéciaux ! Les jeux de couleurs, notamment le vert emblématique et le rose omniprésent dans le marketing, prennent tout leur sens à l’écran. Ces teintes habillent un décor où chaque détail semble pensé pour captiver, attirer l’œil et émerveiller.

Il y a un million de choses à regarder et j’ai déjà envie de revoir le film. Les chorégraphies, en particulier, méritent d’être saluées. Dès le début, il y a tellement de figurants à l’écran qu’on sent bien qu’on va passer à côté des détails. De toute manière, que ce soit cette scène d’introduction remplie de figurants ou celle de l’arrivée du prince, les mouvements et les danses sont minutieusement orchestrés pour ajouter une dimension presque théâtrale à l’ensemble. C’est un vrai régal pour les yeux et un atout majeur du film.

De l’humour et de la légèreté

Ce qui est particulièrement agréable dans cette nouvelle version de Wicked, c’est son ton léger et souvent drôle. L’humour, habilement dosé, s’intègre parfaitement dans les dialogues et certaines situations. Il permet de contrebalancer les moments plus dramatiques et ajoute une touche qui rend le film accessible à tous. Ariana Grande, dans le rôle de Glinda, brille particulièrement dans cet équilibre entre comédie et émotion. Après, je ne suis pas objectif : je l’adore particulièrement dans le registre de l’humour depuis Don’t look up où elle tout bonnement parfaite. Alors la voir jouer le rôle de la blonde parfaite et parfaitement insupportable qui est un rôle qui me fait toujours rire, c’était du pain béni.

Wicked se démarque également dans cette version par une grande ouverture d’esprit. Les personnages issus de différentes ethnies, les représentations de handicaps, et des touches parfois subtiles, parfois un rien trop lourdes (le meilleur ami de Glinda, c’est too much même si j’ai ri) côté LGBT enrichissent cet univers de manière naturelle. C’est un mot-clé hyper important : ça ne m’a jamais paru être forcé, alors que je ne doute pas que ça a pu l’être à la conception. Quoiqu’il se passe, ces deux heures de film sont légères – normal pour un film dont le clou du spectacle est de défier la gravité. D’ailleurs…

Des chansons bien entraînantes

C’est l’adaptation d’une comédie musicale alors ça chante tout le temps. Les chansons emblématiques, comme Defying Gravity (il faut l’attendre longtemps), The Magician and I ou encore Popular sont magnifiquement mises en scène et sublimées par des performances vocales impressionnantes. Cependant, certaines versions proposées manquent un peu de l’éclat de leurs interprétations passées – mais faut dire que le Popular d’Ariana Grande souffre de l’absence de Mika dans le film, parce que j’adore leur version ensemble.

(Spoiler dans ce paragraphe) Mention spéciale toutefois à Defying Gravity, qui reste un moment clé, même si sa note finale a été malheureusement dévoilée dans la bande-annonce. Ce choix marketing diminue complètement l’attente et l’impact émotionnel de cette scène marquante, d’autant plus qu’elle clôture en fait le film, ou presque. Je ne comprendrai jamais les trailers, je crois.

Une adaptation ambitieuse et fluide

Avec un film de plus de deux heures et des chansons flirtant parfois avec une durée de dix minutes, Wicked : Partie 1 avait aussi la lourde tâche d’introduire un univers dense tout en captivant. Pari majoritairement réussi en ce qui me concerne. Si le film y parvient en grande partie, certains personnages secondaires auraient mérité plus de développement. Leur intrigue, bien qu’intéressante, est parfois mise de côté pour laisser place à l’histoire principale. Cela crée un paradoxe : malgré une durée conséquente et l’impression que le film est trop long, on ressent parfois que certains éléments manquent. Heureusement, ces personnages devraient avoir plus d’espace dans la suite… On a quelques cliffhangers tout de même.

En comparaison avec d’autres grandes adaptations musicales, Wicked s’en sort avec une fluidité et une maîtrise impressionnante. C’est un hommage réussi à la comédie musicale, tout en sachant capter un nouveau public… Ce que Disney n’avait jamais vraiment réussi à faire dans ses tentatives nombreuses.

Cette première partie se termine sur un final marquant, centré sur Elphaba, tout en laissant plusieurs arcs secondaires en suspens. L’attente d’un an avant la sortie de la deuxième partie peut sembler longue, mais elle permet de savourer cette première œuvre et de se replonger dans la comédie musicale ou le livre en attendant… Même si moi, je suppose que je vais surtout continuer de saigner la bande originale du film comme je le fais depuis dimanche et probablement le revoir.

Bref, cette première partie n’est peut-être pas une prise de risque majeure du côté des studios qui s’entérinent à nouveau dans un remake, mais elle excelle dans sa capacité à raviver une franchise culte et à la réinventer pour le grand écran. Entre ses chorégraphies impressionnantes, ses thématiques fortes et son ton léger, ce film offre une expérience qui séduira autant les fans de longue date que les nouveaux venus.


J’ai testé pour vous une soirée Pass Annuel Disneyland pour Noël

Salut les sériephiles,

C’est 100% un titre mensonger : j’ai testé pour MOI cette soirée. Et quand on parle de « soirée Pass Annuel de Noël à Disneyland Paris », on imagine un moment féerique où tout est parfaitement orchestré… C’est ce qu’on imagine, pas ce qu’on vit. Heureusement, la magie Disney a quand même réussi à opérer. Retour sur une soirée en demi-teinte.

Une organisation qui laisse à désirer

Autant le dire tout de suite : l’organisation de l’événement n’était pas à la hauteur de mes attentes et du prix (sans tarif réduit, ça monte tout de même à 69€ par personne… on s’attend à du premium et, au minimum, à un parcours clair pour entrer dans le parc). Du tout. Dès l’entrée, ça coinçait. Les cast members semblaient mal informés (y en a même une qui m’a dit texto qu’elle n’avait pas été briefée pour ça, tout de même), et tout manquait de fluidité. Une fois à l’intérieur, l’absence de programme clair a compliqué les choses.

En effet, impossible de planifier efficacement sa soirée en amont quand l’organisation est souvent la clé d’un moment réussi dans le parc. Le programme a été mis en ligne alors qu’on était déjà dans le parc (certes, parce que la pré-entrée se faisait à 18h30 pour un début de soirée à 21h30, mais tout de même), ce qui a vite mené à des allers-retours inutiles et une perte de temps… Parce que même une fois en ligne, ce n’était pas forcément super clair tout ça (« les personnages seront présents entre 21h30 et 2h… mais en fait non), et parce qu’il y avait parfois des zones inaccessibles qui n’étaient pas indiquées en amont et obligeaient alors à faire le tour du parc. On adore.

En hiver, il fait froid

C’est flou parce qu’il fait froid, mais croyez-moi, c’était trop beau !

L’une des grandes promesses de cette soirée, c’était les trois spectacles inédits. Finalement, il s’agissait surtout de projections sur le château – et un des spectacles était à deux heures du matin, pour la clôture. Bon. On y ajoute la Sky Parade et Disney Illuminations pour la fermeture du parc au public à 20h, et ça me laissait quand même quatre spectacles à voir. Malheureusement, avec le grand froid de ce 22 novembre (il a neigé la veille), les drones n’étaient pas de sortie.

Certes, la météo n’est pas sous contrôle, mais pour un événement de Noël, on pourrait imaginer des alternatives pour les spectacles en intérieur – Vidéopolis, par exemple, est resté grandement inutilisé alors qu’il aurait pu accueillir un spectacle (vraiment, ça manquait d’un spectacle ou d’activités en intérieur) – ou au moins des spectacles conçus sans drone. Je suis sûr que le spectacle d’ouverture était prévu avec des drones.

Heureusement qu’il y avait le père Noël !

Côté rencontres avec les personnages, là aussi, grosse déception vis-à-vis de l’organisation (non pas que ce soit ce que j’attendais le plus) : l’idée de base, bonne, était de faire des rencontres non individuelles, où l’on passe pour prendre des photos en continuant de marcher – un selfie et puis hop. Pourquoi pas ? Problème : il faisait froid, alors les personnages n’étaient pas là toute la soirée. Pourquoi pas, bis ? À nouveau, j’ai envie de dire, est-ce vraiment une surprise un 22 novembre à Marne-la-Vallée qu’il fasse FROID entre 22h et 2h du matin ?

Cela dit, pour une soirée commençant à 21h30, même à 22h30, il y avait des personnages pour qui on annonçait encore 40 minutes d’attente. Bref, l’idée de base qui était d’éviter les files d’attente a fini en longues files d’attente pour des interactions limitées et des rencontres non personnelles. Un peu frustrant, surtout pour une soirée censée être exclusive… et payante, en plus d’un pass qui coûte déjà la peau de Mickey, pour le dire poliment. Le tout sans photographe du parc (du moins, sur le programme, c’était écrit qu’ils n’étaient pas là, mais plus tard, on a eu un message comme quoi ils pouvaient prendre des photos sur Main Street… C’est sûr qu’une fois à l’autre bout du parc, c’est pratique de le savoir).

Le prix désenchanté, surtout.

BREF, tout ça manquait simplement d’une chose : de la communication claire, non contradictoire… et des horaires, en fait. Surtout que, bon, 2h du matin un vendredi, c’est sympa, mais pas bien adapté à ma vie professionnelle et aux possibilités de retour bien maigres offertes par le RER. Clap de fin à minuit, pour moi : pas question de rater le dernier train et tant pis pour les animations prévues après minuit.

Enfin, je m’attendais à des gourmandises festives ou des menus de saison, mais là encore, rien d’exceptionnel. Les gâteaux proposés étaient les mêmes que durant le reste de la période de Noël, et les restaurants que je préfère étaient fermés. Dommage, surtout que les prix restent élevés : sept euros la madeleine, bon, je veux bien être un pigeon et payer l’accès à la soirée alors que j’ai un pass, mais j’ai mes limites. Bref, j’ai mangé un sandwich, c’était très bien. Mais il faisait froid.

Heureusement… la magie opère toujours

Malgré tout, il y a eu des moments où la magie Disney a pris le dessus, parce que ce genre de soirée, c’est aussi ce qu’on décide d’en faire. Déjà, c’est la base, mais les décorations de Noël étaient absolument sublimes, avec le gigantesque sapin illuminé sur Main Street et la neige artificielle qui tombait doucement. Rien que ça, c’était suffisant pour me replonger dans l’ambiance des fêtes et je n’en demandais pas forcément plus. J’avais déjà eu l’occasion de visiter le parc et de voir la parade de Noël dès le 9 novembre (c’est vraiment beaucoup trop tôt, mais j’y étais, écoutez, et faut bien dire que c’est magique comment ça met dans l’ambiance toutes ces décos lumineuses !), donc ce n’était pas une surprise. La neige était une nice touch en plus.

Regardez comme le parc est désert : c’est si agréable !

Le gros avantage de cette soirée, mais je le savais déjà pour l’avoir lu avant, c’était les attractions. J’ai pu enchaîner les manèges sans faire la queue, ce qui est un luxe à Disney – quatre attractions en vingt minutes, tout de même, c’est du rarement vu dans le parc. Un peu surpris, en revanche, que les files d’attentes Prime Access servant aussi aux PMR soient fermées cependant – parce que bon, certes, il y avait peu voire pas d’attente pour certaines attractions, mais d’autres montaient quand même à 30 minutes d’attente. Impressionnant, d’ailleurs, 30 minutes d’attente pour Thunder Mountain malgré le froid (1°C, ressenti -2 d’après Google…)

Une mention spéciale au moment où It’s a Small World est tombé en panne (à 23h pile, est-ce vraiment une panne ou juste un programmateur pas déprogrammé ?) : au lieu de râler, les visiteurs ont chanté la chanson en chœur. Une ambiance bon enfant qui a transformé ce petit incident en souvenir inoubliable, parce que c’est très étrange d’être dans le noir complet avec soudain une cinquantaine de gens qui se mettent à chanter et allumer le flash (les bateaux avançant toujours). Original comme tout, et un peu magie de Noël : finalement, il n’y a que des grands enfants et des fans de Disneyland dans ce genre de soirée. C’est un des moments où ça s’est vraiment senti ! Comme quoi, il n’y a pas besoin d’organiser de grandes choses pour que ce soit sympa.

La vraie surprise de la soirée, cependant, c’était la piste de danse à Discoveryland. Sur le programme, c’est probablement le truc qui m’intéressait le moins parce que j’y voyais une sorte de discothèque et que ce n’est pas mon truc, mais aussi parce que je ne voyais pas le rapport avec Noël. Pourtant, la curiosité m’a poussé à aller voir (après deux tours de parc, je n’étais plus à quelques pas près). Finalement, j’ai été accueilli par une ambiance de boîte de nuit en plein air, des visiteurs qui se lâchent, et des personnages comme Dingo et Max qui se mêlent à la fête… C’était original, amusant, et ça a vraiment apporté une touche unique à la soirée : j’ai regretté de ne pas y être passé avant et de ne pas y avoir passé plus de temps, parce qu’au fond, c’est vraiment ce qui m’a le plus surpris et sorti de ma torpeur glacée.

Enfin, même si j’en ai moins profité, la réduction de 25 % dans les boutiques était une belle initiative. Pour ceux qui n’avaient pas encore fait leurs achats de Noël, c’était une opportunité sympa… Pour moi, c’était un échec cuisant : j’ai fait quelques achats la semaine d’avant, ne me doutant pas qu’il y aurait une promo pour la soirée. Ouais, je suis un peu naïf que voulez-vous ?

En bref, cette soirée Pass Annuel avait des défauts, c’est vrai, notamment un gros manque de communication et d’organisation sur place. Malgré tout, les décorations, les attractions sans attente et l’ambiance générale ont su me faire oublier les ratés. Et puis, on parle de Disneyland à Noël : c’est difficile de ne pas se laisser emporter, ne serait-ce qu’un peu, par la magie des lieux. Pas sûr pour autant de refaire une soirée Pass Annuel, mais bon, je suis faible, allez savoir si je craquerais ou non…

Grey’s Anatomy – S21E08 – Drop It Like It’s Hot – 15/20

Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas énervé après une série et ça me rend triste que ce soit celle-ci qui me déçoive au point que je sois énervé. Franchement, quel dommage cet épisode. Je n’aime pas du tout les décisions scénaristiques prises pour justifier les départs des acteurs qui ont demandé à partir. Je sais bien que c’est une série dramatique, mais parfois, il y a des dramas qui ne sont pas nécessaires. Et puis, sérieusement, pourquoi on dirait à la fois un début et une fin de saison ?

Spoilers

Six semaines plus tard, Mika revient au travail.


It’s not working, you’re letting him die.

Ah non. Non, non, non et re-non. Je suis dégoûté par ce début d’épisode. Au départ, j’ai pensé que ce n’était qu’un rêve de Mika, mais non. Nous nous retrouvons six mois plus tard – six semaines après l’horrible fin d’épisode précédente. C’est un choix super étonnant pour un épisode qui précède la pause. En vrai, ça ressemble surtout à un début de saison et comme le début de saison ressemblait à la fin de saison précédente, je trouve que cet épisode aurait été le bienvenu pour la reprise du mois de mars.

Non parce que bon, un épisode de reprise avant une pause de plusieurs mois, c’est perturbant. En plus, il a neigé cette semaine et cet épisode nous propose de nous plonger dans une ambiance radicalement différente : nous voilà donc en plein été – en pleine canicule, même. Il fallait bien que ça arrive dans la série un jour ou l’autre : la canicule est si forte qu’elle casse tous les systèmes de clim des hôpitaux de la ville. Rapidement, le Grey Sloane est le seul hôpital qui reste encore ouvert… et reçoit plus d’ambulances encore que lors des épisodes avec catastrophes.

Mika

Après six semaines de post-op et de deuil, Mika revient donc au travail. Après une pause de six semaines, je suis surpris qu’elle reprenne ses études et son taf comme si de rien n’était. Elle demande à Bailey de pouvoir reprendre sa routine, ce que je comprends, mais revenir à l’hôpital où ça lui est arrivé… c’est chaud. Bon, pas autant que la météo apparemment.

Mika reprend donc le travail, mais elle a toujours ses amis pour s’occuper d’elle. Ils prennent bien soin d’elle, mais elle n’est pas évidente à gérer. Elle a changé de personnalité, un peu, et en six semaines, elle n’est toujours pas en couple avec Jules apparemment. C’est bien dommage. Jules continue de tout faire pour elle – y compris se rendre à la morgue avec elle et l’écouter perdre les pédales en parlant de Chloé. C’est terrible. Le deuil, quoi.

Quand elle se retrouve à voir son patient faire un arrêt cardiaque, elle débloque donc totalement, et face à Bailey tant qu’à faire. Cela donne une scène plutôt intéressante de voir Mika péter un câble sur Bailey parce qu’elle est médecin, mais incapable de sauver le patient. Heureusement, Bailey y parvient, mais il est rapidement évident que Mika n’est pas du tout prête à reprendre le boulot.

Je trouve ça très triste qu’ils la cassent complètement. Elle va clairement démissionner. Étonnamment, ça mène à une bonne scène avec Simone. Cela faisait longtemps que je n’avais pas apprécié Simone, mais ses mots sur le deuil sont assez justes. Et puis, pas évident pour elle d’évoquer le deuil quand elle a été en deuil toute sa vie – sa mère étant morte en couche.

On enchaine sur une scène où Mika a besoin de se sentir en vie et relâcher la pression. Elle le fait en couchant avec Jules. La scène est plutôt sympathique – l’insistance sur la cicatrice notamment – mais c’est frustrant. La semaine dernière, on nous a fait le coup classique du gay qui a son happy ending et de la lesbienne en pleine souffrance et entre la vie et la mort. Cette semaine, on rétablit un peu l’équilibre, mais on sait très bien que ça va mener au départ de Mika à ce stade. Comment pourrait-elle bosser encore dans cet hôpital ?

Elle veut tout de même le faire et retrouve Bailey pour s’excuser et finit par entendre son argument du temps nécessaire à prendre avant de revenir. Pourtant, Mika prend conscience qu’elle ne peut plus être là, dans cet hôpital : elle ne veut pas revenir. Comment reprendre le contrôle de sa vie et de son quotidien, comment aller de l’avant, si elle pense à Chloé partout où elle passe ? Elle en parle à Bailey qui comprend bien sûr le point de vue de Mika assez vite. Elle lui propose de prendre du temps.

Mika n’a pas envie de temps, cependant. Elle veut juste quitter cet hôpital de malheur. Elle a la réaction humaine que je reproche à tout le casting de ne pas avoir, mais cette fois-ci, ça me frustre et me fait hurler plus que d’habitude : elle récupère les affaires de son casier et se barre après un baiser d’adieu avec Jules. Bordel, pourquoi ? Pourquoi nous proposer volontairement une intrigue où elles sont en couple si c’est pour les séparer si vite ? Si c’est pour avoir Jules qui reproche à Bailey de laisser Mika partir comme si elle n’était rien pour elle alors que l’on sait très bien que ce n’est pas le cas ? Vraiment, c’est frustrant.

En plus, on perd au passage Mika qui était l’une des meilleures internes de cette promotion – si ce n’est la meilleure tout court d’ailleurs. Deux saisons et demi, ce n’est pas assez pour un personnage comme ça. Et… Où est Helm, en plus ? Sa relation avec Mika est 100% éclipsée cette saison, c’est trop étrange.

Owen & Teddy

On voit tous les personnages que j’aime se barrer cette saison, mais ceux qui me tapent sur le système sont encore là. Ainsi, Owen croise une certaine Nora e, début d’épisode. Quel plaisir de voir Floriana Lima, mais quelle déception ce rôle ! Elle est une amie d’Owen, une ancienne patiente aussi – même si Owen lui dit que c’est Teddy qui lui a sauvé la vie. Elle est beaucoup trop à fond sur Owen pour me plaire, cette Nora. Grosso modo, on comprend bien qu’elle est là pour être son love interest… Bordel de merde, qui a envie de voir Owen s’enticher d’encore une femme pour la détruire méticuleusement et la laisser tomber une fois que son personnage aura atteint un point de non retour ? Déjà que le point de départ du perso de Floriana n’est pas dingue…

Autrement, Sophia Bush est de retour en tant que médecin. J’adore l’actrice, mais son rôle est quand même vraiment pas dingue non plus. Ouais, je me répète, mais que voulez-vous, les scénaristes n’arrivent pas à me convaincre pour l’instant. Elle débarque à l’hôpital pour aider face à la canicule, en théorie. En pratique, une fois au bloc, elle en profite pour tenter de se faire recruter. Elle veut évidemment faire la paix avec Owen pour qu’il accepte que Teddy l’embauche. Soit.

Tout se passe bien, jusqu’à ce qu’Owen les aperçoive partager un moment amical dans l’ascenseur. Le fameux ascenseur, je sais. M’enfin, elle a son bras sur son épaule, c’est bon, pète un coup, mec, d’où t’es jaloux alors qu’à côté, tu fais de la merde H24 ? Ah. Je vous annonçais la couleur en intro : cet épisode m’a énervé.

En parallèle et pour ne rien arranger, Teddy est débordée : l’hôpital est débordé, elle doit prendre plein de décisions à la fois. Pas une fois on ne la voit prendre une décision médicale et, pire, elle laisse Ben tout gérer pour elle à l’écran, avant d’aller s’occuper hors écran de tout l’administratif. Pourquoi Ben ? Je veux bien qu’ils soient amis, mais… Il est quoi ? Interne, non ? Puis… Ben, sérieusement.

Malgré un désaccord explicite et clair de Teddy, Ben prend la décision de laisser les urgences ouvertes. C’est complètement con. Teddy ne l’engueule pas assez à mon goût quand elle s’en rend compte. Elle est celle qui a le pouvoir, qu’elle s’en serve. Une petite sanction ne ferait pas de mal. C’est là qu’elle retombe sur Sophia Bush, qu’elle se plaint de ne pas se faire écouter des mecs en général (ah, là ça pourrait me plaire si la série creusait vraiment cette direction… mais bon, il y a eu Bailey comme cheffe et ça n’a pas posé problème ; et à vrai dire, ça n’a jamais été un problème pour Teddy hors Owen ?). Et c’est là qu’Owen les surprend dans l’ascenseur et nous refait sa crise de jalousie, mais en mode « tout va bien ». C’est si insupportable.

Amelia

Amelia est désormais pote avec Winston apparemment, ou alors c’est juste pour avoir son aide sur le cas de la semaine. C’est un peu déroutant de les retrouver après six semaines, dans un épisode sans Beltran. Cela commence à se sentir que plein d’acteurs ne sont pas payés pour tous les épisodes : là, ils manquent. Je préférais quand c’était le cas pour les besoins de l’histoire, pas juste pour besoins financiers bloquant la créativité des scénaristes apparemment.

Parce que Beltran n’étant pas là, il n’y a pas de love interest pour Amelia ou Winston. Celui-ci continue de coucher avec un peu tout l’hôpital apparemment – il a une infirmière à ses pieds, mais aussi la mère d’une patiente qu’il a décidé de ghoster avant. Gênant. La mère accepte tout de même que ce type s’occupe de sa fille. Le plus ironique dans tout ça ? Amelia est témoin en quelques minutes des différentes femmes de la vie de Winston, alors même qu’il est supposé être en train de fréquenter Beltran !

Le cas mène à Amelia qui fait la promesse à la mère de sauver sa fille avec l’aide de Winston. Le problème ? Elle le fait en promettant de refroidir le corps de la gamine… mais ils n’ont plus de glace, sérieux ! On voit le truc se mettre en place, c’est terrible. En plus, Amelia est clairement dans une course contre la montre qu’on nous présente comme hyper stressante alors que… C’est comme d’habitude ? Et pourquoi Amelia fait-elle la promesse de sauver la gamine ? D’accord, c’est la seule chirurgienne à accepter l’opération, mais c’est juste un vendredi comme un autre pour elle, non ?

Je trouve ça un peu abusé de faire en sorte de nous montrer qu’Amelia stresse énormément avant cette procédure. Cela ne lui arrive plus depuis longtemps ; elle ne fait même pas la pose Superman pour s’en tirer et ça la fait évoquer une fois de plus son père et Derek dont elle n’a plus parlé depuis des lustres, juste pour souligner que eh, il y a des Shepard morts – et ça tombe bien l’épisode veut nous le rappeler pour une raison précise, avec un autre qui est dans la merde.

Tout se passe bien pour Amelia, l’opération fonctionne jusqu’à ce que ça ne fonctionne plus. Le cœur de la patiente ne repart pas et personne ne comprend pourquoi. C’est terrible pour Amelia qui voulait tout faire pour la sauver. Elle a tout fait comme il fallait, et pourtant. Tu parles d’un cliffhanger !

Kwan

Cela fait plus de six semaines que Kwan a embrassé son ex fiancée, mais ce n’est qu’aujourd’hui qu’elle redébarque dans sa vie. Elle vient le voir parce qu’elle est sur le point de se fiancer à nouveau – avec un certain Dave. Mais enfin… Qui fait ça ? Elle ne vient pas se vanter, hein, elle est juste clairement amoureuse.

Et Kwan aussi. Après un épisode de stress sur le cas d’Amelia, il recontacte son ex pour mieux l’embrasser. Ben voyons, et la marmotte… Vraiment pas convaincu par cette intrigue ; surtout que c’est vraiment jeté l’air de rien dans le reste de l’épisode en deux scènes. Y a rien à en dire, on ne voit pas les enjeux de ce Dave sorti de nulle part, de cette relation qui sort de nulle part après six semaines. Je suis frustré. Bref.

Le braquage

Jo se prend six semaines de grossesse de plus dans la tronche, mais n’a toujours pas de ventre du tout et n’en a parlé à personne – une grossesse pour des jumeaux dans un hosto où elle fait ses écho et où elle bosse côté mater… Et personne ne le sait. Elle continue de se prendre la tête avec Link pour toutes les raisons du monde aussi ; et la raison du jour, c’est l’absence de clim dans leur appartement. C’est une canicule qui fait vraiment des dégâts. Nos médecins ont besoin de glace et glaçons un peu tout le temps. Il n’y a plus de clim, c’est la galère.

On les voit donc faire la course pour avoir les derniers glaçons afin de les donner aux patients. Ben est celui qui récupère les derniers et envoie Jo aller en acheter à la superette du coin – elle est enceinte, elle aura des accès prioritaires, je suppose.

Jo espère pouvoir se reposer sur Lucas pour ça, mais finalement, ce n’est pas le cas. Ils y vont ensemble, semblent beaucoup plus potes qu’avant, sauf qu’on n’en saura pas plus : la superette est braquée par un type qui porte juste un bandana sur le visage. Autant mettre un masque Covid à ce stade, ça reviendra au même niveau anonymat… Et puis, allez, encore un Shepard dans une superette braquée, ça faisait longtemps que ce n’était plus évoqué, on a presque eu le temps d’oublier ! En plus, il porte une montre sur laquelle la série insiste bien avant de nous rappeler que, eh dis donc, dans la lignée on a eu un mort comme ça.

Vraiment, je suis énervé par cette intrigue. En plus, face à tant de stress et un Lucas débile qui lui raconte son passé familial, Jo se met soudainement à saigner. Ce n’est absolument pas surprenant à ce stade. Elle peut perdre l’un des jumeaux et appeler l’autre Lucas quand il se sera sacrifié pour elle, non ?

On y arrive d’ailleurs : le type retire son bandana parce qu’il fait chaud et perd patience avec la caissière. Cette dernière est terrifiée pendant les trois quarts de l’épisode, mais à la fin, elle se décide soudainement à avoir un accès de courage. À quoi bon ? Dans ce cas-là, tu te laisses braquer et basta. En plus, sérieux, elle s’excite au moment où le braqueur baisse la garde et a pitié de Jo, c’est si con. Elle s’attaque à lui et Lucas est encore plus débile : il se mêle du combat.

C’est mal barré cette affaire, hein ? Le flingue est toujours dans les mains du braqueur, ils se battent, ça dure, on voit le flingue les pointer tour à tour dans la mêlée et pan, un coup est tiré. Cliffhanger de merde. On va donc nous tuer Lucas, de manière plutôt prévisible puisque l’acteur veut quitter la série. J’aimerais, à la rigueur, qu’on nous fasse la surprise, plutôt, de le laisser en vie : il pourrait très bien partir pour quelques mois en prison, non ?

Ce serait une fin un peu plus originale pour son perso, ça laisserait la possibilité d’un retour et… Je ne sais pas, je suis énervé par son départ de toute manière. Le coup de la superette braqué, c’est vraiment de l’abus. Et en plus, le prochain épisode est au mois de mars maintenant !

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