Pas de fil rouge cette semaine et une enquête qui prend beaucoup trop de temps quand j’avais deviné qui serait coupable dès sa première scène… Mais la série parvient malgré tout à rester divertissante dans sa manière d’approfondir les personnages, y compris secondaires. En fait, c’est un mauvais épisode sauvé par ses personnages, et je ne m’y serais pas attendu en commençant la série.
Spoilers
Max & Cole cherchent à résoudre le meurtre d’une psy célèbre, ce qui les envoie aussi en thérapie.
Their honeymoon phase is over.
C’est un étrange début d’épisode, avec Max et Cole qui s’embrouillent pour peu de choses. On comprend que la période dans laquelle tout allait pour le mieux dans leur amitié a pris fin. Si j’étais mauvaise langue, je dirais qu’il est temps qu’ils couchent ensemble, hein. Bref, les collègues du commissariat mettent peu de temps à en arriver à la logique conclusion que leur période de lune de miel est terminée. Ils sont donc comme un couple, littéralement, même si on nous dit que c’est parfaitement normal entre collègues qui passent trop de temps ensemble. Mouais. Pas convaincu.
En tout cas, Max et Cole ont besoin d’un break, en parle à leur hiérarchie – malgré la difficulté que ça représente en théorie dans cette situation – et… leur chef s’en fout. Pardon, mais je le sens de moins en moins celui-là. Comment tu peux les forcer à bosser ensemble alors que la criminelle demande une pause ? C’est franchement une mauvaise idée.
Dr Sophie
Le cas de la semaine est plutôt intéressant : Docteur Sophie, une psy réputée, est retrouvée morte dans sa piscine… de cash. Bon, ce n’est pas Picsou non plus, mais elle est dans un bain de billets flottant dans l’eau. C’est quelque chose. J’aime beaucoup l’enquête que ça lance, avec évidemment la question du profit que ce meurtre rapport : comme elle est célèbre, elle écrit aussi des livres qui se vendaient comme des petits pains.
L’enquête ne tarde pas à révéler qu’elle a un autre livre sur son ordinateur portable, livre qui représente une somme d’argent très importante à présent qu’elle est morte. Difficile de ne pas suspecter son agent, malgré l’alibi en béton qu’elle fournit à Cole quand il lui demande. En fait, c’est justement l’alibi trop parfait qui me la rend encore plus suspecte que le reste.
Bon, en attendant de savoir qui est le coupable, il faut que l’enquête continue, avec les bonnes vieilles habitudes de Max reprenant le dessus : c’est ainsi qu’elle se retrouve à se faire passer pour Maxine, avec son mari Colton – Cole, donc – lors d’une cérémonie en hommage à Dr Sophie. Comme ils sont en train de se disputer en permanence, la couverture est parfaite, en vrai. Ce qui est top, c’est que lors de la cérémonie, il y a un journaliste célèbre qui finit par prendre la parole pour se déclarer coupable du meurtre.
C’est beaucoup trop simple pour qu’il soit le vrai coupable, mais ça donne lieu à quelques scènes amusantes où le journaliste télévisé préféré de Max semble complètement drogué. Bien sûr, ce n’est pas le cas : il est simplement hypnotisé. Hypnotisé pour confirmer le meurtre, hein. Cela se termine par un psy qui réussit à briser l’hypnose, mais avant ça, il faut en passer par la découverte de ce qui est arrivé à ce pauvre monsieur bien sympathique. C’est Max qui réussit à faire les connexions nécessaires pour ça : elle se rend compte que l’un des personnages des livres de Dr Sophie est justement le journaliste, sous un pseudo qui ne le cache pas vraiment…
Bref, Dr Sophie raconte la vie de ses patients dans ses romans, donc il n’est pas bien compliqué de savoir qui sera le coupable du meurtre : le sujet de son prochain livre. Mes soupçons se sont assez naturellement portés sur l’ami d’enfance de Sophie à ce moment : c’est la dernière personne à avoir parlé au journaliste avant qu’il ne confesse le meurtre. Ce serait trop simple que nos détectives fassent ce raccourci malheureusement.
Maxine & Colton
Il faut bien qu’ils enquêtent pour combler l’épisode. Nous voilà donc arrivé à un stade où le commissaire envoie Maxine et Colton en thérapie de couple auprès des collègues de Dr Sophie. C’est plutôt chouette à voir, en vrai, parce que ça permet aux scénaristes de l’épisode de s’amuser à approfondir la dynamique conflictuelle de Max et Cole dans cet épisode, puis chacun des deux personnages. Malgré les mensonges de la couverture, il y a de quoi mieux les découvrir… et de quoi s’amuser aussi. Le gag sur les poupées était excellent, leur manière de ramener l’hypnose comme ils pouvaient dans les conversations assez efficace.
Tout ça finit par la conclusion que Cole a eu une enfance plus difficile et injuste qu’il ne le pensait, avec son frère qui a eu plus de chance que lui vis-à-vis de son père, en arrêt après sa naissance. Du côté de Max, l’idée est qu’elle ne se fait pas assez confiance pour avoir confiance dans les autres – et comme elle a confiance en Cole, ça lui fait peur. Facile.
Pour le reste, l’enquête est beaucoup trop chiante : à partir du moment où je me suis décidé sur le coupable et qu’ils ont mis une demi-heure à en arriver à la même conclusion que moi, bon, l’épisode était forcément long à subir. Il y avait toutefois du bon – j’ai notamment beaucoup aimé l’amitié qui se dessine entre Max et Yates, la flic. Cela fait plusieurs épisodes que ça dure, mais là, ça marche bien et, en plus, elle parvient à réconcilier Max et Cole en leur faisant prendre conscience qu’ils doivent pédaler dans la même direction.
Quand ils le font, ils comprennent que l’amie d’enfance de Sophie, Joan, est bien la coupable. Il me manquait une étape, à savoir qu’apparemment, Joan écrivait les livres de Sophie pour elle – alors que l’éditrice de Sophie trouvait mauvaise l’écriture de Joan. Mouais. J’ai beau croire en l’hypnose, j’ai eu du mal à croire dans le fait que plusieurs jours après, une simple phrase plutôt banale puisse trigger le journaliste à répéter en boucle sa confession.
Pour le reste, la série souffre de la comparaison avec Allegiance : Joan envisage de se suicider en sautant du toit d’un bâtiment quand elle se fait choper par les flics et la manière dont Max et Cole la sauvent me laissent vraiment sceptique. J’aime bien le fait qu’elle ne saute pas quand elle envisage d’écrire un livre depuis la prison, hein, mais Max qui se met en danger en passant de l’autre côté de la rambarde elle aussi… c’est naze.
De manière assez improbable, l’épisode révèle aussi dans sa conclusion que l’ex partenaire de Cole se rend en thérapie grâce à Cole qu’il voulait aider et qu’il ne parvenait pas à comprendre suite à la mort de son frère. J’aime bien comment les personnages secondaires sont développés depuis quelques épisodes et j’espère vraiment qu’on aura une saison 2.
PS : surprenant de voir que le générique comprend depuis le début de saison des images de l’épisode 8. Il est loin le temps où les génériques se concentraient uniquement sur les trois ou quatre premiers épisodes de la saison.



