Et un, et deux, et trois… jours de retard dans la publication, yay ! Ce n’est pas faute d’avoir tout planifié à l’avance, mais en fait, les planifications d’article ne fonctionnent plus à cause d’une liaison corrompue avec Twitter et un système pas tout à fait mis à jour de mon côté. On remercie donc Elon Musk et ma procrastination pour ce beau retard comme on les aime. Pas aidé par la vie, j’ai aussi un mois de mai qui déborde d’activités en tous genres. Cela me fait plaisir, mais voilà, je ne me suis pas posé face à mon ordi de la semaine – et ça vaut aussi pour le visionnage de séries.
Si vous avez vu des séries du 7 au 10 mai, vous pouvez bien sûr vous servir de ces épisodes pour valider les points de la grille 😉
Qu’est-ce qu’il y a donc à faire au mois de mai pour justifier d’avoir planifié la grille sans en parler sur Twitter ? En vrai, je l’ai écrite à la fin de mes vacances, parce que je sais que c’est une période où tout s’enchaîne au travail (l’orientation des élèves, tout ça tout ça) et où les jours fériés donnent envie de faire plein de choses côté vie sociale (j’ai déjà un ou deux spectacles de prévu, par exemple, et un pique-nique aussi parce que figurez-vous qu’ils annoncent un temps d’été… et puis, Disneyland, bien sûr).
Je vous laisse donc avec une grille un peu en mode « Fais ce qu’il te plaît ». C’est éclectique, j’espère que ça permettra d’aller trouver des points un peu partout !!
Bon mois de jeu à tous 🙂
#BingoSériesCollectif
En plus de la grille que vous pouvez toujours compléter de manière individuelle, je vous propose une grille collective sur Twitter. Chacun pourra, à tour de rôle, venir valider un point de la grille, qu’on fera donc tous ensemble. Quelques règles :
pour intégrer un point à la grille collective, il faut répondre au premier tweet où je partage la grille ;
il est possible de valider un point de la grille collective avec un point que vous aurez marqué sur votre grille individuelle ;
il est interdit de marquer deux points à la suite (il faudra forcément une personne qui marque un point entre vos propositions) ;
il est interdit de marquer plus de cinq points par personne ;
il n’y aura pas de point bonus pour la grille collective, mais si avec ça, on n’arrive pas à 20, je ne réponds plus de rien !
Pour les nouveaux, les règles sont en fin d’article. N’hésitez pas à poster dans les commentaires ou à me contacter sur Twitter (@ShipouJG) s’il vous reste des questions après lecture de cet article – parce que j’y réponds toujours ! Et si j’oublie d’y répondre, relancez-moi, ce sera passé inaperçu entre deux notifs…
La grille du Bingo Séries 98
Rideau sur la saison
1/ Un gros cliffhanger pour conclure la saison. 2/ Quelqu’un part (quitte la série) sans avoir vraiment le temps de dire au revoir*. 3/ Une scène de fin de saison très… what the fuck ?! 4/ Une scène de « tout est bien, ça aurait pu être la fin de série/saison »… mais la série continue.
* Oui, ça suppose aussi les personnages qui meurent brutalement… Mais comme d’hab, ne spoilez pas trop. À la rigueur, dites que vous marquez le point deux avec tel épisode, sans capture ni rien, hein.
Ces séries qui font ce qui leur plaisent
5/ Une blague bien méta/brisant le 4e mur (les personnages nous parlent ou font référence à la vraie vie des acteurs). 6/ Un épisode dans un genre inattendu (horreur, polar dans une comédie, par exemple)/un changement de format soudain (épisode mockumentaire, animé…) 7/ Une chorégraphie ou une chanson qui sort de nulle part. 8/ Une hallucination, un rêve, un cauchemar, un délire… et on ne nous le dit pas tout de suite.
Petits détails, grands effets
9/ Un objet déclenche un souvenir, provoque un trauma. 10/ Un décor finalement plus important qu’il n’y paraît (par exemple, les personnages sont dans une voiture et ça termine en accident de voiture). 11/ Une tenue ou un accessoire qui en dit long sur un perso (tenue de deuil, objet souvenir…) 12/ Un détail d’un épisode précédent révèle toute son importance.
On a dit éclectique
13/ Un objet qui grille (étincelles, etc.) 14/ Gros plan sur un parterre de fleur. 15/ Un gobelet avec une paille. 16/ Quelqu’un avec un t-shirt orange.
Les actionscontinuent
17/ Terminer cinq saisons ce mois-ci. 18/ Revoir un épisode de votre série préférée (une de vos séries, OK). 19/ Regarder un épisode car vous savez qu’il va valider un des points de la grille. 20/ Avoir des fleurs (allez, au moins une) à côté de vous quand vous regardez un épisode.
Le bonus geek : Le 25 mai, c’est encore et toujours la journée des geeks ! Ce jour-là, vous pourrez donc choisir de ne pas valider le point de votre choix… Mais attention, comme d’habitude, ça ne touche qu’un seul point de la grille et il faut l’annoncer en commentaire de cet article le 25 ! Et comme je suis généreux, si vous avez fini votre grille avant ça, vous pouvez également choisir d’offrir votre point bonus à quelqu’un (qui pourra donc ne pas faire deux points grâce à son bonus et au votre).
Pour rappel, vous trouvez dans cet article une liste de 20 choses à accomplir ou voir tout en regardant des épisodes de séries que vous n’avez jamais vus auparavant, du 7 mai au 7 juin 2025 ! Le but ? S’amuser entre sériephiles et parler sans spoiler, ici, sur vos blogs, sur Twitter, sur la page Facebook du blog, partout quoi. Pour réussir le bingo, il faut avoir la moyenne, donc au moins dix items validés. Et pour avoir son mot à dire ? Il faut le compléter, avec un joli 20/20 ! Le premier à compléter le bingo choisit trois thèmes qu’il classe par ordre de préférence, le deuxième peut conserver ou virer son troisième choix, le troisième peut conserver ou virer son deuxième choix.
N’oubliez pas d’indiquer les spoilers éventuels quand vous communiquez vos points sur Twitter, vos blogs, etc. La participation est ouverte à tous, à n’importe quel moment du mois et il suffit d’un 10/20 pour valider la grille ; le reste, c’est pour la frime.
Comme d’hab, un personnage est quelqu’un qui parle dans l’épisode ou a déjà parlé dans la série ; « quelqu’un » fait aussi référence aux figurants. Un même épisode ne peut pas servir deux fois dans le même thème et il y a un « point bonus » pour vous aider à finir la grille plus vite.
J’ai eu peur que ce soit médiocre en début d’épisode, mais finalement, on tient là un bon épisode d’exploration du monde post-apocalyptique et des deux personnages qui doivent porter la saison… tout en ajoutant des nuances et de la complexité en continuant de ne faire qu’effleurer la surface de ceux qui seront les grands méchants de la saison. Une fois de plus, wait & see, je suppose. Il y a de bonnes scènes d’action, mais en vrai, j’ai l’impression que les scénaristes font durer un max. Bref, rien d’étonnant à ce qu’on se retrouve avec une saison 3 au rythme où ça va.
J’ai soupiré fort en lisant le titre de cet épisode, parce qu’on nous vend dès le départ un épisode qui ne sera qu’un énorme flashback et… ce n’est pas vraiment ce que j’ai envie de voir, en fait. Sans surprise, on repart donc très en arrière au début de l’épisode : bienvenue en 2018, en zone de quarantaine. On nous présente un ensemble de soldats qui en écoute un s’écouter parler, et c’est assez insupportable. Son sergent s’en rend compte et le remet vite en place, ce qui est plutôt un point positif pour lui. Après, j’aurais aimé que la série nous fasse découvrir de nouveaux acteurs, mais bon, HBO capitalise clairement sur des visages connus depuis la saison 1. Pas de raison que ça change !
Les soldats sont en déplacement dans la zone de quarantaine, même si on n’a clairement pas assez d’indications pour tout comprendre et savoir de quoi il en retourne. Ce qui est sûr, c’est que le Sergent Dixon est un bon soldat qui sait recadrer ses hommes, casser l’ambiance et prendre des décisions compliquées. Ainsi, il décide de se confronter aux habitants possiblement infectés qui bloquent le camion de ses hommes avec un bus scolaire.
La tension monte très vite dans ce début d’épisode, mais encore une fois, on manque un peu trop d’infos pour être sûr et certain de ce qui est en train de se passer. Le sergent qui semblait être un vrai bon soldat en fait sortir un du camion, probablement parce qu’il l’aime bien. Ensuite, il décide d’aller foutre une grenade dégoupillée pour dégommer tout le reste du convoi. Allez, au moins, le soldat insupportable du début d’épisode se fait tuer comme ça, mais wtf tout de même.
Une fois cette tuerie de masse accomplie, Dixon se retourne vers le seul soldat qu’il a voulu sauver et lui demande de faire un choix. Il peut soit bosser avec lui et les habitants de la quarantaine, soit se faire tuer. Ben super le choix.
Onze ans plus tard, Ellie et Dina sont en pleine exploration d’un bâtiment abandonné de Seattle. C’est surprenant, mais pourquoi pas. Elle dévalise une pharmacie, cherchant probablement de quoi survivre en milieu hostile et de quoi ramener chez elles, aussi. La série nous montre toutefois Dina en train de trouver quelque chose qu’elle cache ensuite à Ellie. Cela m’a rendu curieux, je reconnais.
Les deux femmes repartent à cheval ensemble et traversent un Seattle très LGBT+… même si elles ne connaissent rien du mouvement LGBT+, du drapeau arc-en-ciel ou de la Pride. Eh ! L’apocalypse, c’est une chose, mais ça fait un bon moment maintenant que la paix est revenue et qu’elles sont dans une communauté. Personne n’a jamais eu l’envie de parler de ça ? C’est… curieux. Je n’ai pas l’impression que ça puisse être complètement effacé de la culture américaine – ou de la notre d’ailleurs. Je ne les vois pas effacer le racisme non plus, par exemple, et donc pas tous les mouvements pour gagner des droits qui ont existé (le Black Lives Matter ne devait pas exister avant leur apocalypse, mais Martin Luther King si).
Je m’égare clairement sur un point de détail, mais c’est aussi parce que la série prend un peu de temps à en venir à ce qui sera vraiment intéressant dans l’épisode. C’est normal : les filles explorent Seattle et ça prend du temps de visiter une ville qu’on ne connaît pas et dans laquelle des infectés pourraient débarquer à n’importe quel coin de rue. Elles essaient d’être discrètes, mais ça ne les empêche pas de parler fort ou de tester une batterie quand Dina en trouve une.
Pardon, mais… Pourquoi ont-elles peur d’une porte de bunker qui fait du bruit, mais pas d’une batterie ?? C’était étrange, tout de même. Bon, elles trouvent un magasin de musique, vous l’aurez compris, et ça permet à Ellie de mettre la main sur une guitare parfaitement conservée dans un étui. L’apocalypse réserve quelques surprises, au milieu des débris, des insectes et des champignons. Quelle chance elle a. Ellie se met aussitôt à jouer et j’ai détesté sa reprise de Take on me parce qu’elle n’avait pas le droit de reprendre cette chanson : c’est réservé à The Magicians de la faire de manière si calme et nostalgique. JE SAIS. Ils ne sont pas les premiers à l’avoir fait, mais qui peut prétendre à faire mieux qu’eux ? Certainement pas Ellie.
Dina est tout de même fascinée de voir Ellie chanter et jouer à la guitare. J’ai l’impression d’être renvoyé aux soirées de camping sur la plage quand j’étais ado et que les guitaristes essayaient de draguer tout ce qui bouge en jouant Zombie de The Cranberries (on notera que ça aurait été un choix bien plus raccord). En vrai, je suis rageux parce que c’est Take on me, mais la scène est belle : j’aime bien quand ils redécouvrent la musique dans les séries post-apo.
Dina en a les larmes aux yeux d’entendre à nouveau une chanson et de voir que Joel a si bien fait le taf d’apprendre à Ellie la guitare. Par contre, croyez-moi bien que j’ai pété un câble quand j’ai vu Ellie abandonner la guitare sans la remettre dans son étui après ! Elle semblait si heureuse d’en trouver une en bon état… pourquoi ne pas la protéger ?
J’imagine que repartir avec serait encombrant, mais bon, elle pourrait la laisser en bon état pour les suivants. Qu’importe.
Loin d’Ellie et Dina, mais quand même trop proche d’elles puisqu’on nous le présente, Dixon est toujours en vie. Il fait la cuisine au gaz apparemment et raconte sa vie à une personne qu’on ne voit pas. Pas la scène la plus intéressante, donc. La cuisine ? Bon, on le voit chauffer une poêle vide au gaz, et tout ça pour quoi ? Pour brûler quelqu’un bien sûr. Il torture ainsi un prisonnier chauve, probablement pour la torture aussi, qu’il a enchaîné nu à un mur de la cuisine. Et on ne nous épargne pas un étonnant full frontal pour le coup. C’est gratuit, mais ça ajoute à la détresse psychologique de ce prisonnier qu’on ne connaît pas je suppose.
Isaac, c’est le nom de notre bourreau, ne se démonte pas : il torture le prisonnier pour savoir où sera la prochaine attaque de son groupe. Il cherche donc à se protéger de terroristes ? C’est si peu clair ce que la série fait avec ce méchant pour l’instant. Ce qui est clair en tout cas, c’est que son prisonnier ne lui dira pas ce qu’il veut savoir : il préfère encore se faire brûler la deuxième main que de trahir son groupe. Isaac n’a plus d’autres choix que de le tuer, du coup. Super.
Dina et Ellie repartent en expédition à la nuit tombée, quittant ainsi le magasin de musique : elles ont repéré plus tôt une parabole avec les initiales WLF taguées en haut d’une tour et elles veulent aller voir ce dont il s’agit. Après tout, elles sont là pour les tuer et ça pourrait être pas mal d’en savoir plus.
Sur place, elles tombent néanmoins d’abord sur un cadavre transpercé de plusieurs flèches, puis sur un étonnant cimetière. Plusieurs membres de WLF sont ainsi pendus et éviscérés à la fois. Il ne s’agit pas des soldats qu’Ellie cherche à tuer, mais les conditions du meurtre (et l’odeur sûrement) sont effrayantes. Dina en vomit, Ellie mène aussitôt l’enquête.
Elle comprend en voyant le message « Feel her love » que tout ça est lié au groupe assassiné dans les bois. Elle troue aussi une radio qui ressemble fort à celles que Dina et Ellie utilisent aussi. C’est con parce que ça les fait paraître complices de cette scène de meurtre et torture qu’elles viennent de trouver. Et bien évidemment, d’autres soldats WLF débarquent au même moment.
On a ainsi une scène assez longue de suspense où les filles tentent de s’échapper discrètement sans savoir comment faire alors que les soldats cherchent partout les coupables qui ont tué les autres membres de WLF. Ellie se retrouve ainsi face à une fenêtre qu’elle ne parvient pas à ouvrir et est rattrapée par un homme qui la prend inévitablement pour une ennemie. En fait, elle n’essaie même pas de parler : elle est dans une situation où elle sait qu’elle sera tuée si elle n’attaque pas en premier. C’est donc ce qu’elle fait.
Dina est forcée de tuer un autre homme qui les trouve, Ellie fait de même et les deux parviennent à s’échapper. C’est que ça manque presque de crédibilité qu’elles y parviennent si simplement ! Pour échapper aux autres soldats qui veulent les tuer désormais, elles gagnent un souterrain qui les fait déboucher sur une ancienne station de métro. Loin d’être cons, les soldats comprennent où les trouver : ils décident alors de les enfumer en lançant quelques torches permettant de les repérer plus vite. Malins.
Le problème, c’est que les torches réveillent des infectés. Les lieux devaient être vides : ils ne le sont pas. Dina fait une petite crise de panique, compte jusqu’à cinq pour se calmer, en vain. Une horde d’infectés débarquent dans la bouche de métro. L’avantage, c’est que ça débarrasse les filles des soldats de WLF qui se retrouvent à leur faire face. Le problème, c’est qu’elles aussi doivent faire face à cette horde d’infectés voulant les bouffer. Elles nous redéfinissent la claustrophobie avec cette scène qui les voit s’enfuir en passant dans un métro pris d’assaut par les zombies.
Elles finissent par les contenir dans un des métros. La scène manque certes un peu de crédibilité, parce qu’elles s’en sortent vraiment bien et enchaînent tout avec une rapidité et une présence d’esprit ! On nous fait croire qu’il y a des mois sans que rien ne se passe et elles enchaînent avec autant de réflexes de survie d’un coup ?
La scène est trop bien par contre : il y a vraiment une sacrée tension dans le métro, elles en remontent les voitures comme elles peuvent et finissent coincées. Dina propose de passer par le toit du train, ce qui les sauve effectivement, mais il reste encore des zombies en-dehors du train. C’est terrible. Elles parviennent à fermer la grille de la station et à remonter les escalators super vite, mais sont coincées par un tourniquet qui refuse de fonctionner, probablement à cause de la rouille. La scène est horrible : Ellie parvient à passer, mais Dina est coincée lorsqu’une infectée lui saute dessus.
Pour la sauver, Ellie décide de se faire mordre le bras. C’est la chose à faire puisqu’elle est immunisée, mais ça veut dire qu’elle va devoir livrer son plus gros secret à Ellie. Le problème, c’est qu’elle n’y réfléchit même pas : elle agit à l’instinct. Cela sauve la vie de Dina qui s’échappe donc de la bouche de métro avec Ellie, arme à la main.
Bien sûr, dès qu’elles sont à l’abri dans un bâtiment, Dina braque Ellie et menace de la tuer. Ellie doit lui révéler quelle est immunisée au virus et qu’elle survivra. Elle parvient à la convaincre, allons savoir comment exactement. Cela se joue principalement sur la confiance que Dina avait déjà en elle. Ellie manque aussi de se faire tuer quand des gouttes d’eau lui tombent dessus alors qu’elle dort, la faisant grogner. Finalement, Dina voit qu’elle a fait le bon choix : Ellie n’est pas infectée et ne se transforme pas.
Puisqu’Ellie vient de lui confier son plus grand secret, Dina fait de même : « Je suis enceinte ». WHAT ? Ellie a réagi en écho à ce que je disais à ma télévision là. Dina saute ensuite sur Ellie, l’embrasse et les deux couchent ensemble, tout simplement. C’est si simple, vraiment, on se demande pourquoi ça a pris tant de temps. Au réveil, l’explication de Dina, c’est que sa mère lui a dit, lorsqu’elle était enfant, qu’elle n’aimerait que les mecs, pas les filles. Et même si sa mère est morte, c’est resté. MOUAIS. Je suis content qu’elles soient officiellement ensemble, ça ne fait que quatre épisodes, mais ça commençait à traîner en longueur.
La grossesse ? Eh bien, Dina est en retard dans ses règles, n’arrête pas de vomir à chaque fois qu’elle voit un cadavre et, évidemment, elle a aussi fait pipi dans la pharmacie la veille… sur quatre tests de grossesse, rien que ça. Les deux femmes sont clairement amoureuses l’une de l’autre, et elles sont prêtes à rester ensemble. Ellie se sent déjà d’assumer le rôle de papa, même si c’est aussi l’enfant de Jesse. Elles sont toutefois interrompues dans les câlins et les bonnes nouvelles par une fusillade et des explosions au loin.
Elles entendent quelques infos à la radio et voient depuis le toit de l’immeuble ce qu’il en est. Ellie cherche en vain à protéger Dina en lui demandant de ne pas venir avec elle pour la suite, mais ce serait mal la connaître. Bien sûr que si, Dina veut rester avec Ellie. Et ça se tient, vu ce qu’on sait du personnage, même si j’ai du mal à comprendre sa soudaine facilité à être en couple avec Ellie alors qu’elle est enceinte de Jesse et qu’elle a passé sa vie à réprimer sa bisexualité. Après, j’adore les deux personnages de Dina et Ellie ; ça fait une belle représentation quand même. Hâte de découvrir la suite des aventures du couple… la semaine prochaine !
C’est un très bon épisode de transition, mais c’est à peu près tout ce qu’il est. Après le choc de l’épisode précédent, il faut à la fois prendre le temps de s’en remettre en se concentrant un peu sur la psychologie des personnages (c’est parfois maladroit !) et trouver les nouvelles pistes à explorer pour poursuivre la saison 2. L’épisode prend son temps pour tout ça et apporte quelques promesses, mais ce sera pour plus tard.
Spoilers
Ellie doit faire son deuil, et rien de mieux que la vengeance pour ça.
Yeah, I miss him. He meant a lot to me. So, yeah, upset and sad.
N’est-ce pas fantastique d’avoir un week-end en plein milieu de semaine ? Me voilà qui rattrape mon retard de visionnage à pas d’heure. Et encore, j’aurais pu faire bien mieux que juste cet épisode si je m’étais motivé avant, mais non, la flemme l’a emportée un bon moment. N’empêche que. Il fallait bien que je regarde cet épisode à un moment ou un autre, pour voir où la série allait nous emmener – enfin, le jeu, en vrai, parce que la meilleure partie de la série, c’est toujours ce qui vient directement du jeu, j’ai l’impression.
L’épisode recommence peu de temps après le précédent : les portes de la ville sont entourées de cadavres fumants, mais le cadavre qui affecte le plus notre casting, c’est surtout celui de Joel. Il est loin d’être le seul dans la morgue de fortune installée en ville pour faire face à ce qu’il vient de se passer.
Il y a un paquet de morts, mais aussi pas mal de blessés. Il y a un hôpital dont on découvre tout dans cet épisode, à l’occasion d’une scène particulièrement dramatique : Ellie se réveille, se souvient de ce qu’il s’est passé et se met à hurler. Je ne comprends pas la haine que reçoit l’actrice – elle gère particulièrement ce rôle, je trouve. Oui, cette scène de réveil a réussi à me coller plus de frissons que la scène de la mort de Joel.
Post-générique, on se retrouve un bon moment après : la ville est déjà en reconstruction, avec un tas de chantiers. Limite, c’est décevant : on a assisté à une belle scène de destruction, mais on zappe bien trop les conséquences directes à mon goût. Quitte à faire une série, autant développer ça aussi, non ? Et en même temps, allez savoir : ça aurait pu me souler aussi de les voir perdre du temps avec ça.
À la place, je peux écrire que je suis un peu saoulé par la thérapie imposée à Ellie. En vrai, elle a de la chance d’avoir toute une communauté qui s’inquiète pour elle et la force à parler avec une psy, mais j’ai de gros doutes sur la psy en question. C’est celle de Joel et elle n’hésite pas à révéler à Ellie ce que Joel lui a dit lors de leur dernière session. Il est assez évident qu’Ellie pourra faire 2+2 à partir de cette info et saura qu’il a menti concernant sa décision à l’hôpital.
En attendant d’en arriver là, on la voit sortir de l’hôpital, visage fermé au souvenir de Joel, puis retourner chez eux. Là, il y a des tas de messages laissés, un vrai memorial devant la maison. Je ne sais pas : ils n’ont personne d’autres à pleurer ce jour-là ? Personne ne va nous parler des multiples décès qu’il y a forcément eu ?
L’épisode gère plutôt bien la question du deuil de Joel, avec une musique absente ou très discrète lorsqu’Ellie erre dans la maison – mais en même temps, ça me fait bizarre que tout le reste soit zappé, une fois de plus. J’imagine que c’est logique de se concentrer sur Ellie, cela dit. Dans la maison, elle a clairement des souvenirs qui lui reviennent, mais nous ne les avons pas vraiment. Cela rend moins nostalgique que ça ne le pourrait si on avait eu ne serait-ce qu’une ou deux scènes où ils interagissaient dans la maison. Pour le reste, la douleur d’Ellie est bien interprétée et plutôt logique. C’est juste que… Il s’agissait de deux minutes assez longues, je trouve.
Il faut au moins ça pour le deuil de Joel, je sais, mais… J’aurais aimé quelque chose de plus significatif pour nous aussi.
Après ce nécessaire temps de recueillement, on enchaîne sur une scène où Dina vient rendre visite à Ellie. Ce n’est pas la première fois qu’elle le fait : elle venait la voir souvent à l’hôpital. Seulement, maintenant qu’elle est sortie de l’hôpital et après des semaines d’enterrements et reconstruction, Dina est prête à dire une vérité dérangeante : elle a menti à Ellie. Elle a dit ne pas savoir qui étaient les meurtriers de Joel, mais elle a au contraire plein d’infos de ses quelques minutes avec Abby.
Elle a les noms de tout le groupe, elle a vu leur logo WLF et a compris qui ils étaient en faisant le lien avec des histoires sur les Fireflies. Ellie veut aussitôt monter une expédition pour aller buter Abby, mais ça ne se fait pas si simplement : toute la ville est encore traumatisée par ce qu’il s’est passé. Même le frère de Joel n’est pas si motivé à l’idée de partir en guerre comme ça. Malgré tout, il accepte de soutenir le projet d’Ellie au prochain conseil de la mairie.
Il lui propose de passer se recueillir sur la tombe de Joel, accessoirement, mais elle est pressée de partir et de se venger. Allez, on a un enjeu clair pour la saison. Enervée, Ellie passe le reste de son temps à se préparer pour sa vengeance, faisant un peu de sport avec Jesse pour se remettre de ses trois mois d’hospitalisation. TROIS MOIS ? Faut qu’ils arrêtent d’avancer dans le temps comme ça !
Jesse fait désormais partie du conseil et avant de partir, il conseille tout de même à Ellie de ne pas venir énervée pour présenter son projet au conseil municipal : si elle veut que son projet soit voté, il faut qu’elle présente des arguments calmes. Elle doit présenter son projet face à toute la ville, tout de même.
Il faut aussi qu’elle endure quelques sujets qu’elle juge inutiles et les avis de tout le reste de la ville sur ce qui est arrivé à Joel. Laisser repartir seize des meilleurs guerriers de la ville si peu de temps après sa destruction, ça ne plaît pas à tout le monde. S’enfermer dans la vengeance ? C’est mal, il faut être bienveillant. Finalement, ce n’est pas Ellie qui s’énerve le plus : une autre voix s’élève dans la foule, insistant sur le fait que si les meurtriers sont venus une fois, ils risquent fort de revenir. Et l’homme – l’ivrogne homophobe du Nouvel An – balance tout ça avant qu’Ellie ne puisse parler et présenter ses arguments. Et ils sont bons.
C’est rare de voir Ellie si maligne : plutôt que de demander vengeance, elle demande justice. Elle ne comprend pas pourquoi la mort de Joel serait impunie et elle veut, pour le bien de tous que justice soit rendue. Clairement, personne ne s’attendait à ce qu’elle prépare un discours si bien rôdé. Le regard de Dina en dit long. Le vote suit ce beau discours et il paraît presqu’évident que tout le monde votera pour partir en guerre après ça. Pourtant, il n’y a que trois membres du jury qui sont pour – et huit contre. Ellie accepte la défaite bien simplement, je trouve, et ça me paraît surprenant même si elle a dit qu’elle le ferait (et même si je sais qu’elle n’en restera pas là).
Autant j’ai bien aimé la scène du conseil municipal, autant enchaîner sur Tommy et la psy qui papotent des mensonges d’Ellie et qui nous font une séance de psy pour celui qui a peur de suivre le même chemin que son fils là… Flemme. On sait très bien qu’il ira avec Ellie de toute manière. Cette dernière est évidemment en train de se préparer pour partir à Seattle et se venger, parce que c’est son idée fixe.
Elle en oublie de demander de l’aide, alors que certains sont prêts à la suivre, évidemment. On commence par Dina : elle est plus que nécessaire. Ellie est incapable de planifier quoique ce soit pour un si grand voyage : elle ne prend que des armes. Dina, elle, lui conseille d’avoir du matériel médical, de meilleures chaussures que ses converses et elle vient avec un plan. Elle a tout ce qu’il faut pour que le voyage se passe bien, à commencer par les connaissances géographiques nécessaires. Et j’aime bien qu’elle se rende immédiatement si utile à Ellie. Il est difficile de ne pas aimer leur couple immédiatement.
Dina donne rendez-vous à Ellie à trois heures du matin pour partir – mais elle vient avec un allié qu’Ellie n’apprécie pas trop : l’homophobe du Nouvel-An. Celui-ci donne à Ellie une meilleure arme et un peu de matériel, tout en lui permettant aussi de quitter la ville entre deux rondes des gardes. Il boîte trop pour accompagner Dina et Ellie, mais je suis tout de même sacrément surpris de voir qu’elles ne partent que toutes les deux. De la même manière, je suis surpris qu’Ellie prenne le temps de passer par la tombe de Joel avant de partir. C’est une excellente chose, ne nous méprenons pas, mais comme elle a envoyé bouler Tommy avant en disant qu’elle avait autre chose à faire, je ne m’y attendais pas.
Le reste de l’épisode voit Ellie et Dina traverser les USA à dos de cheval. Ce n’est pas forcément des plus passionnants, mais ça rappelle aussi certains moments de la saison 1 où Ellie faisait quelques blagues à Joel. Là, on se retrouve avec Dina qui occupe Ellie à coup de petits jeux et de questions pour mieux la connaître.
Qui dit traversée du pays dit aussi dormir sous la même tente en pleine tempête. Il n’en faut pas plus pour que le souvenir du baiser entre elles reviennent : Dina était bourrée, insiste pour rappeler qu’elle n’est pas lesbienne, mais eh, elle veut savoir si elle embrasse bien. Ellie lui assure que leur baiser n’était qu’un 6/10. Mytho. Elle a clairement envie de recommencer, même si elle sait que Dina et Jesse sont un couple impossible à vraiment séparer. Et effectivement, Dina est de nouveau avec lui – ça n’a aucun sens après la scène où il disait à Ellie qu’il n’était pas dupe concernant Dina.
En parallèle, nous suivons un nouveau groupe dont on ne sait pas grand-chose. Ils se déplacent en silence quasi-total, ont des cicatrices en forme de sourire sur les joues et ont des éclaireurs devant ET derrière eux, pour vérifier qu’ils ne sont pas surveillés. Parmi ces nouveaux personnages, on s’attarde sur une petite fille et son père, et j’ai vite soupiré très fort : évidemment, ce groupe survit en constituant une véritable secte. Ils vénèrent une prophète et tout. Toutes les séries de zombies nous font le coup. Quelle flemme les sous-religions et sectes à force !
La quiétude de la marche est vite perturbée, heureusement pour nous car ça fait du bien d’avoir un peu d’action, par des sifflements d’un des éclaireurs cherchant à prévenir le groupe de l’arrivée d’ennemis.
Le truc, c’est que le lendemain de la tempête, quand Ellie et Dina reprennent la route, elles tombent sur tout ce groupe. Bien que planqués, ils n’ont pas réussi à se protéger d’agresseurs n’hésitant pas à leur tirer dans le dos ou à tuer les enfants – oui, même la gentille petite fille embobinée dans la secte par son père (peut-être ?). Ellie se monte aussitôt la tête et est sûre que c’est Abby et son groupe qui ont fait ça.
Le raccourci est énorme : après des semaines d’hospitalisation, elle pense vraiment que sa petite rando amoureuse va la mettre directement sur la piste d’Abby ? Je veux bien qu’elles se rapprochent de la ville – voyant même des voitures dans les bois et tombant sur l’autoroute – mais je ne peux pas croire qu’elle pense sincèrement tomber si vite sur Abby !
L’épisode se termine alors que les filles arrivent enfin à Seattle – une jolie ville à l’abandon et à moitié détruite. Il n’y a cependant aucun comité d’accueil, y compris de la part des WLF. Elles pensaient qu’on les attaquerait directement, mais ce n’est pas le cas. Pourtant, le cliffhanger nous révèle qu’ils sont bien là à observer la skyline de la ville et à surveiller les mouvements en ville. Dans la ville, il y a vraiment du mouvement : exactement comme le craignaient les filles, il y a toute une petite armée de soldats qui se déplacent à pied et voitures blindées. Mais bon, tout ça sera pour le prochain épisode.
C’est déjà la fin d’une saison qui aura su me tenir en haleine, clairement, et d’une série qui aura eu ses hauts et ses bas. Je n’en dis pas plus ici pour ne rien spoiler, mais si vous cliquez sur l’article pour le lire, vous saurez ce qu’il advient de Joe Goldberg et s’il a la fin qu’il mérite… La fin que nous méritons ?
Spoilers
Louise espère obtenir la vérité sur la mort de Beck. Vérité et justice, même.
Je ne pensais pas finir la saison cet après-midi car je voulais bosser, mais je n’ai pas réussi à m’arrêter. Et la fin de l’épisode précédent m’a fait hurler devant ma télévision comme ce n’était pas arrivé depuis un moment. Putain. Je suis faible, voilà, mais bien sûr que j’enchaîne sur ce dernier épisode dont le résumé sur Netflix est limite la promesse des prémices d’une nouvelle saison, encore.
Louise sauve donc Joe in extremis avec pour plan de le stopper plus tard : le voir mourir sans avoir toutes les réponses qu’elle cherche ne lui convenait pas. Laisser mourir Kate en revanche, ce n’est pas un problème ? Connasse. J’ai toujours dit que je ne l’aimais pas ! Ce début d’épisode révèle qu’ils ont bien réussi à s’échapper de New-York. C’est improbable, et pourtant !
La série continue de nous faire des petits pièges : nous les voyons s’échapper vers un bel espace vert où Louise pourrait facilement le buter. Elle se l’imagine, mais ce n’est pas le cas : pas encore. Elle veut savoir ce qu’il sait avant de lui offrir la fin qu’il mérite – quand lui se demande ce qu’il a fait pour la mériter. Les voix off se répondent de la plus chouette des manières.
En attendant que la police les rattrape inévitablement après les aveux de Joe, le couple envisage de s’échapper au Canada pour profiter un peu de la vie. Louise fait tout ce qu’elle peut pour vendre à Joe qu’elle est amoureuse de lui, et le pire, c’est qu’elle le fait quasiment sans mentir : il est toute sa vie et elle en a conscience. Comment survivre sans lui ?
Joe ne révèle toujours pas à Louise, en plus ! C’est dingue : il cherche à leur faire de faux passeports auprès de son contact habituel, mais aussi à s’arranger un moment pour parler avec Henry. C’est dingue. Et c’est dingue aussi que Joe et Louise parviennent à s’échapper de New-York sans être rattrapés. Le visage de Joe est tellement connu ! Ils prennent même le risque de s’arrêter à une station-service.
Évidemment, ils tombent là sur un flic : il ne voit pas vraiment Joe, mais il croise Louise et il s’inquiète pour elle. Il échange quelques mots avec elle, la laisse partir – et elle ne dit rien pour l’alerter, même si elle hésite. Elle tombe ensuite sur le livre de Beck, là, dans une station-service au milieu de nulle part. Eh, on a compris pour Beck ! Elle est tellement omniprésente cette saison, c’est dingue. Je sais qu’il faut boucler la boucle, mais tout de même. C’est un cadavre qu’on aura beaucoup, beaucoup vu au cours des quatre saisons, tout de même.
Et puis, alors que Joe emmène Louise dans un magnifique chalet qu’il a loué (ok, c’est peut-être même une villa à ce stade) avec on ne sait quel argent, moi, je me dis que j’ai envie d’un dernier épisode épique et que ça n’en prend pas le chemin avec un tel début. J’ai presque envie que tous les personnages meurent désormais.
Une fois dans la location, Louise comprend qu’elle a moins de temps qu’elle n’imaginait : elle a du mal à embrasser Joe avec passion, donc elle sait qu’elle ne peut pas coucher avec lui. Et elle sait que c’est ce qu’il veut. Coucher avec lui ou finir au fond du lac à côté de la location semblent être ses seules options à présent si elle n’obtient pas ce qu’elle veut de lui avant.
De son côté, il semble ne se douter de rien : il veut juste savourer la perfection du moment. Il a même des faux papiers : ils s’appelleront Ezra et Ella, et ils pourront voyager à travers le monde. C’est la fin parfaite qu’il imagine pour lui et pour son double de papier dans son roman. Louise en profiter pour le questionner sur son désir d’immortalité : ils ne pourront pas voyager éternellement. Elle lui confie sa peur de ne pas survivre dans son histoire, en plus. Il la rassure et ils partent ensemble pour une petite balade nocturne sur un lac.
Si ça fait très Disney comme ambiance, je ne suis pas naïf au point de croire que c’est si romantique que ça. Genre ils ne se font pas bouffer par les moustiques ! C’est bien beau cette histoire de Louise qui est le centre de son univers et c’est bien beau cette voix-off de Louise qui nous confirme qu’elle se sent toujours heureuse d’être aimée… mais bon. Ouais. Les scénaristes se servent des voix-off de Louise et Joe pour nous faire comprendre ce qu’il en est : Joe se sert de l’amour comme d’une arme, son obsession est évidemment attirante, ses yeux d’amoureux, bien sûr que Bronte/Louise/Ella craque à nouveau.
Mais au moment où il s’apprête à lui faire un cuni, Louise sort de sa transe : elle utilse aussitôt un flingue pour le braquer et lui demander comment il a tué Beck. Chapeau bas aux scénaristes : ils ont trouvé un moyen de conclure cette intrigue en mettant Joe en caleçon. Parfait pour les audiences, non ?
Pas parfait pour Joe, en revanche. Il est dépité de découvrir que son mensonge concernant Beck n’a pas convaincu Louise. Il est dépité de ne pouvoir se débarrasser définitivement de Beck. Et en même temps, Louise souligne qu’il a effacé Beck au point de prendre sa vie et sa voix en finissant son roman. C’est vrai : j’avais trouvé ça atroce qu’il écrive son livre, ça rendait ça encore plus triste. Il était temps que les scénaristes soulignent ce sadisme. Cependant, le plan de Louise est tout de même de lui faire rayer tout ce qu’il a écrit dans le livre de Beck et ça me laisse vraiment perplexe. En plus, désolé mais je n’aime pas Louise. Terminer la saison avec autant de temps à l’entendre ? Je ne suis pas fan.
C’est une bonne idée, bien sûr, d’avoir les voix off qui se répondent et ça fonctionne bien, mais ça n’empêche pas que je n’aime pas le personnage et que ce dernier épisode est bavard. Qu’elle le tue et qu’on en finisse ! Qu’elle arrête de l’écouter alors qu’il la manipule à lui faire prendre conscience qu’elle a peur de sa mort à lui – qui s’occupera d’elle ? qui s’intéressera encore à elle ? Il y a tant d’autres personnages dans cette série que j’aurais aimé revoir dans un épisode final.
En plus, Louise est trop gentille avec lui : elle le laisse encore décrocher le téléphone pour qu’il puisse parler avec Henry – son pote ayant fait en sorte de le mettre en ligne avec lui pendant qu’il jouait aux jeux vidéos. C’est toutefois chouette : si Joe veut rassurer son fils et lui dire qu’il n’a rien fait de mal, s’assurer qu’il vive sa vie et tout… Henry est plus malin que ça. La scène est horrible, bien aidée par les violons : Henry décide que les derniers mots qu’il dira à son père seront la vérité. Elle sort de la bouche des enfants. Teddy lui a dit qu’il avait tué Kate, et partant de là, Henry a pour derniers mots à son père : tu es le monstre. C’est ce que Love avait prédit en mourant, en plus. C’est la fin que je ne savais pas que je voulais, et le gamin joue sacrément bien en plus !
C’est terrible. Après tout ça, et exactement comme Louise, j’ai encore assez d’affection pour Joe pour être vraiment triste pour lui. Par contre, mais comment se débrouille-t-il encore pour être la victime après tout ça ? Louise décide de le livrer à la police, espérant bien sûr que le monde entier se réveillera face à ses crimes comme elle a réussi elle-même à se réveiller.
C’est une mauvaise décision. Elle pouvait le tuer. Elle l’avait en joue, c’était facile. Mais non. Evidemment qu’elle se penche pour prendre le téléphone, évidemment qu’il en profite pour se battre avec elle, évidemment que quand une balle se perd, c’est pour Louise. C’est si énervant.
Blessée, Louise décide de s’enfuir et de lui faire croire qu’elle est partie vers le lac. Joe la poursuit en caleçon, laissant le téléphone derrière lui. C’est assez peu crédible. Et puis, s’il est en caleçon dans la forêt (les audiences !), il n’en reste pas moins en bonne santé physique. Il a un avantage certain sur elle. En plus, Louise retrouve le téléphone, mais il s’est abîmé dans la bagarre. Elle ne peut appeler le 911 car la touche s’est cassée. C’est con, je sais. N’empêche que je trouve ça putain de brillant comme idée pour prolonger un peu l’action, mouahaha.
Louise parvient finalement à appeler les secours, au moment où elle saute par la fenêtre. Il finit par la rejoindre, sans savoir ce qu’il en est : il révèle qu’il a volontairement cassé la cheville de Louise pour la forcer à rester lui parler (évidemment, tant de mensonges !), puis avoue qu’il a tué Beck. Il compte même lui démontrer comment. Louise se défend et elle le fait bien, mais elle ne s’échappe que temporairement. Il parvient encore à la rattraper et l’étouffer, en l’étranglant au fond du lac. Goodbye Bronte. On n’a même pas sa voix-off à elle pour entendre à quel point elle se sent conne, ce qui suppose que ce n’est peut-être pas terminé pour elle.
Malgré tout, les flics sont réactifs apparemment : ils sont déjà là à organiser une battue dans les bois pour retrouver Joe. Toujours en caleçon, il est forcé de s’enfuir. Il parvient encore à tuer un policier, d’ailleurs, avec le poing américain de Louise acheté dans la station-service. Je m’attendais à ce qu’il récupère son uniforme, mais non. Il s’enfuit et c’est une erreur. Louise sort de nulle part et le braque avec un flingue (celui du policier ?).
Comprenant qu’il est fini, Joe demande à être achevé. Louise ne lui fait pas ce plaisir : elle refuse de l’achever, préférant qu’il se tape un procès. Il la force quand même en se jetant sur elle, mais elle ne tire pas un coup mortel. Il survit et est arrêté par la police, filmé avec une toute petite bite apparemment. Superbe.
Le montage final de la série nous révèle donc que Joe est tourné en dérision par internet et que son procès, messy, le force à se confronter à tout ce qu’il a fait. C’est Louise qui se charge de la narration en voix-off, parce qu’elle est plus à même de nous révéler ce que chacun est devenu (encore qu’il manque plein de personnages secondaires, en vrai), mais je trouve ça dommage. Eh, un ou deux épisodes sur le procès de Joe, ça m’aurait bien convenu.
Joe va en prison. Les autres ? Harrison sort de prison, Maddie n’y va même pas et le couple finit ensemble. La famille semble heureuse – elle est même enceinte de jumeaux. Kate a survécu, de manière bien improbable. Elle s’occupe toujours d’Henry et a la meilleure des vies. Elle devient l’agent de Marienne, qui cartonne mondialement grâce à son lien à Joe en vrai. Teddy transforme la compagnie de son père : elle ne fait plus aucun profit désormais.
Le livre de Beck ? Louise fait en sorte qu’il soit publié de nouveau, sans les modifications de Joe. Le livre a encore pus de succès, et je peux comprendre pourquoi. Dommage : elle ne connaîtra jamais son succès. Louise, elle, reprend sa vie et vit librement dans New-York, prête à poursuivre sa vie et devenir ce que la vie décidera d’elle.
MOUAIS. Gros mouais, ce happy ending même. La toute fin de saison – et donc de série – nous montre Joe en prison. Sans grande surprise, il y passe son temps à lire et est bien silencieux. La solitude, le silence, la prison lui pèse et il sait que c’est pour toujours. Il trouve que c’est infernal et il n’a toujours pas compris que c’est ce qu’il méritait en plus.
Joe finit en cage, ce qui est bien mérité… mais la conclusion est évidemment qu’il a un tas de fans qui lui écrivent et sont amoureuses de lui. Ou amoureux, d’ailleurs. Si j’espérais bien que Joe mourrait à la fin de la série, je dois dire que j’adore cette conclusion surtout pour ce qu’il dit : cette fois, il s’adresse directement à nous. La conclusion est simple à trouver : c’est ce que Penn Badgley dit depuis la saison 1. Le problème, ce n’est pas Joe Goldberg. Le problème, c’est la société qui tombe amoureuse de lui, le problème, ce sont les gens qui tombent amoureux de psychopathes, le problème, c’est nous. Et comme il nous parle, le dernier mot de la série est évidemment « you ».
J’aime cette conclusion. Elle est ô combien problématique : Joe n’apprend pas de ses erreurs, ne comprend pas le mal qu’il fait et est encore en vie pour recommencer un jour où quelqu’un voudra se faire du fric avec un revival. Pire encore : Joe continue de retourner le problème et de faire des victimes les coupables. La scène où Henry le traite de monstre était bien plus poignante et me restera davantage en mémoire, je pense.
Parce qu’en vrai, l’audience de la série est-elle vraiment coupable ? Allez, on en parlera dans un prochain podcast, probablement dans deux semaines.
En bref
C’est une belle saison finale, construite exactement comme il faut pour tenir en haleine tout du long et pour maintenir le suspense jusqu’au bout concernant le sort qui sera réservé à Joe. J’ai mes réserves sur plein de détails et de moments un peu illogiques dans la série mais, en vrai, j’ai dévoré cette saison qui, à mes yeux, a réussi à retrouver le ton de la première ; et surtout à fasciner à nouveau.
Que la conclusion soit une critique de cette fascination me convient. C’est facile, c’est vrai, on aurait pu/dû le voir venir, mais c’est efficace à défaut d’être parfait. De toute manière, il faut se méfier de la perfection : on a eu cinq saisons pour l’apprendre et je ne suis toujours pas sûr que la leçon soit bien enregistrée.
En attendant, la série touche à sa fin et une page se tourne : je crois que c’est la dernière série Netflix que j’attendais encore avec impatience ; c’est une survivante des séries pré-2020, une des rares qui me donnait des envies de bingewatch. Il y en aura d’autres, mais dans l’ensemble, quel plaisir ce fut.
Au revoir, Joe Goldberg… et en vrai, à bientôt je suis sûr – par rewatch ou par revival.