Riverdale – S05E12

Épisode 12 – Citizen Lodge – 15/20
Je suis perplexe : personne n’avait besoin de cet épisode, mais ça fait un one-shot pas si désagréable à suivre sur des personnages secondaires qui ont une histoire à peu près intéressante. L’épisode pose beaucoup de questions auxquelles il prétend répondre, mais il oublie d’y répondre, justement, ce qui est un peu dommage. Venant de ces scénaristes, par contre, c’est plutôt une belle réussite. L’épisode est inutile, parfaitement inutile, mais il a l’avantage d’être plus fluide que les autres, et plutôt divertissant.

Spoilers

Qui s’est déjà demandé un jour comment Hiram est devenu le connard que l’on connaît ? Personne ? Ben les scénaristes, si, apparemment. Ils oublient juste de répondre à la question en cours de route.


Being your son is embarrasing.

Euh attendez ? Un épisode sur Hiram ? Non merci, c’est bon à la semaine prochaine, voilà fin de la critique.

Je veux dire quand même, on commence par Jughead nous le vendant comme digne de Tony Soprano et bon… il y a des limites à tout. En plus, l’introduction est trop cheloue, on dirait qu’on nous vend l’âme perdue qu’est Reggie comme un type heureux d’avoir son Sugar Daddy en Hiram. Après son baiser avec Fangs, toutes les fanfics creepy sont permises, je crois.

Plus sérieusement, donc, Reggie est un papillon de nuit attiré par la lumière qu’est Hiram, mais c’est pour une bonne raison : il veut rembourser Hiram, tout simplement. Il est révélé ainsi que si Reggie bossait pour Hiram, c’est parce que son père avait une dette avec lui. Cela sort d’absolument nulle part, on ne sait toujours pas d’où vient cette dette exactement et ça n’empêche pas de Reggie de continuer à bosser pour Hiram.

En échange, il demande juste un meilleur salaire, ce qu’Hiram accepte… Une fois que Reggie lui aura rendu un dernier service ? Cela n’a aucun sens pour Reggie d’accepter, c’est littéralement du bénévolat pour le Diable. Il accepte malgré tout, même si la mission de ce dernier service est de lui trouver un flingue intraçable. Rien que ça.

Hiram a donc une bonne influence de merde sur Reggie, et ça ne plaît pas tellement au père de ce dernier. La dernière fois qu’on le voyait, il était un connard qui battait son fils. Bien sûr, il est toujours un connard qui n’apprécie pas de voir son fils être mieux capable de lui de vendre ses voitures, mais la balance s’est renversée : c’est désormais Reggie qui a tout pouvoir sur son père. Il lui apprend donc qu’il a bien l’intention de continuer à travailler pour ce « gangster » qu’est Hiram.

Eh ça devient longuet, je n’ai pas l’habitude de faire une critique de Riverdale où toutes les scènes s’enchaînent comme ça. Et aussi, depuis quand Reggie est-il un personnage principal ? Cela bat toutes les statistiques et prédictions cet épisode.

En tout cas, le père de Reggie demande à Hiram d’arrêter de bosser avec son fils, mais ce n’est pas exactement comme ça qu’Hiram voit les choses. Il demande carrément à Hiram de faire le point avec son fils, pour s’assurer que le père arrête de faire de la merde. Il n’en faut pas plus pour que Reggie parle avec son père et mette au clair leur relation : il ne veut plus rien à voir à faire avec lui, tout simplement.

Reggie peut ainsi déclarer à Hiram qu’il n’a plus de père – ce qui ramène Hiram dans son propre passé avec son père, allez savoir pourquoi. Allez savoir pourquoi, aussi, putain de merde, on se retrouve alors avec un épisode qui se déroule en 1988. Allons bon, il ne nous manquait plus que ça, une origin story pour Hiram, c’est tout ce que je craignais.

Après, ce n’était pas le pire épisode pour autant, au moins pour une fois tout est fluide et à peu près logique. J’exagère bien sûr : on découvre que le père d’Hiram est venu à Riverdale avec la promesse d’y trouver plein de Palladium – un métal mieux que l’or. Et nous qui pensions que c’était de la drogue ! Bon, c’est drôle en tout cas : un client du père d’Hiram – qui cire des chaussures – se retrouve ainsi avec un client qui lui offre du Palladium en paiement. What the fuck ? Le type le laisse avec un métal plus précieux que l’or parce qu’il lui a ciré ses chaussures ?

J’ai bien ri. Bien sûr, on repart aussi avec le délire du flashback où les enfants interprètent les parents… Cela ne marche pas tout à fait avec Hiram, mais heureusement, l’acteur a un fils pour flirter avec Veronica – qui est ici dans le rôle d’Hermione. C’est l’occasion d’apprendre que la famille d’Hermione ne voulait pas qu’elle fréquente le fils d’un cireur de pompes. Cela a donné des envies de grandeur à Hiram. Il faut dire qu’Hiram s’est fait un réseau à cirer des pompes devant chez Pop’s. Il se retrouve ainsi avec l’équivalent de l’ancien Hiram, un grand gangster de Riverdale, qui lui fait de jolis pourboires.

Il n’en faut pas plus pour qu’il aille le voir pour se faire plus d’argent, dans l’espoir de séduire Hermione et d’être assez bien pour elle. Le gangster du moment fin 80 ? Vito. Je vous jure que ne blague pas. Le type s’appelle Vito. Reste à savoir s’il est un bon queutard, comme dans la chanson de Fatal et Vitoo. Pardon, mais j’ai eu cette parodie en tête pendant tout l’épisode, du coup.

Bref, Hiram devient rapidement le livreur attitré de Vito, et ça lui permet de se faire plein de frics. Cela déplaît à son père, mais la veste en cuir semble exciter Hermione. D’ailleurs, expliquez-moi. Elle s’appelle Hermione Gomez ? Et Hiram a pour nom de famille Luna ? Du coup, quand Veronica a voulu s’émanciper de son père, elle a pris le nom de famille de… son père ? On est d’accord que c’est complètement con, encore une fois ? Je ne sais pas pourquoi, ça arrive encore à me surprendre cette débilité constante dans la série.

Au moins, cet épisode ne s’éparpille pas trop : après Reggie, on reste sur Hiram. Par contre, contrairement à ce qui est annoncé, on n’a pas que la relation paternelle. C’est dommage, parce que ça ne rend pas hommage à Hermione. Celle-ci paraît encore plus conne avec cette perspective venue du passé : elle tombe sous le charme d’Hiram – alors appelé Jaime Luna – quand bien même il lui raconte qu’il bosse pour Vito ? Et quand bien même il se fait arrêter par la police devant elle ?

Eh, franchement, j’ai pas mal ri une fois de plus. Hermione se débrouille en tout cas pour faire libérer Hiram de prison en allant voir Vito par elle-même. C’est assez dingue, hein. Il est arrêté pour trafic de stupéfiants, libéré sous caution et paf, Vito comme Hermione oublient tout. Vito récompense donc Jaime par un bonus et une voiture, parce qu’il a su tenir sa langue et ne rien raconter aux flics.

Apparemment, ça ne pose pas de problème qu’il parle à Hermione, par contre. Celle-ci se laisse séduire par la nouvelle voiture et se retrouve en rencard avec un Jaime qui lui parle de ses envies de changement de noms. Il comptait s’appeler Hiram Lott pour les pires raisons du monde, il devient finalement Hiram Lodge, parce que soi-disant c’est plus classe. Euh. Mouais. J’aime bien Jaime Luna, moi…

Après, Hiram n’aime pas savoir que tout le monde le voit comme un cireur de chaussures au lycée, alors je comprends un peu ses choix, mais c’est très con quand même. Il en arrive même à tabasser des types qui se moquent de son changement de nom – qu’il fait passer au tribunal, mais pour quelle raison ?. Le plus drôle ? Parmi ces gens, il y a le père de Reggie, bien sûr. Ouep, le père de Reggie espérait qu’Hiram lui cirerait les pompes toute sa vie, mais c’est raté.

En tout cas, quand il rentre chez lui, Hiram se fait passer un savon par son père. C’est l’occasion pour notre anti-héros d’annoncer à son père qu’il est embarrassant d’être son fils et il n’en faut pas plus pour que Javier – le père – aille voir Vito. Il ose menacer Vito en assurant que son fils ne reviendra pas travailler pour lui sinon… Sinon Javier appellera la police.

Et Hiram adulte a beau nous dire que son père était intelligent, moi je le trouve particulièrement con d’avoir cru qu’il était possible de négocier avec Vito. Bien sûr qu’il se fait fusiller devant chez Pop’s le lendemain. J’ai presque de la peine pour la connerie familiale des Luna, mais bon, voir tous les acteurs se débrouiller pour jouer les parents, ça m’a détourné de ces bons sentiments. Archie brun, c’était marrant, mais alors Veronica avec des lunettes ne ressemble pas du tout à Hermione et c’est encore pire quand on nous vend Cheryl en Pénélope ou, pire que tout, Betty en Alice. Les acteurs n’ont fait aucun effort, je ne vois que leur rôle habituel, malgré les costumes.

Bref, on s’en fout, c’est Riverdale et on sait très bien qu’on assiste à un épisode nous montrant l’ascension d’Hiram. L’assassinat de son père ne peut donc pas rester impuni. L’avantage, c’est qu’avec l’enterrement, Apollonia, la mère d’Hermione, change d’avis sur Hiram. Et oui, la série a été chercher Marisol Nichols pour une scène de cette saison. Cela me fait plaisir de la revoir, mais vraiment, entre ça et son talkshow, elle n’est pas gâtée cette année.

Allez, il est temps de nous montrer la revanche d’Hiram qui, sans la moindre surprise, décide d’aller assassiner Vito et ses hommes. Pas de bol, Vito n’est pas là ce jour-là, mais qu’importe : il tue tout le monde, ce qui détrône définitivement Vito. C’était bien facile, dis-donc. Vito disparaît et Hiram devient le nouveau King de Riverdale. Rien que ça. Quelle success story. Il se marie ensuite avec Hermione et lui fait une fille, avant de partir à New-York pour répondre au rêve d’Hermione.

La bonne blague. Et dans le présent, Hiram raconte tout ça pépère à Reggie, alors même qu’il trouve que Reggie lui ressemble ? C’est bien trop risqué. Le retour d’Hiram à Riverdale ? Il s’explique parce qu’il s’est rendu compte que, finalement, son père avait raison : Javier cherchait le Palladium au mauvais endroit dans Riverdale, mais sous sa prison, il y avait quelque chose. Malheureusement pour lui, les prisonniers ont eu beau creuser, il n’y avait finalement pas grand-chose pour se faire du fric sous cette prison. Par contre, sous la demeure des Blossom, il y a de quoi faire paraît-il. Soit.

Contre toute attente, ça paraît presque logique, même si c’est gros que toutes les actions d’Hiram par le passé ne servaient qu’à couvrir sa recherche de Palladium. Allez, on va accepter ça pour avancer dans l’épisode, par contre… par contre, non. En fait, je préfère faire demi-tour dans l’épisode, parce qu’on enchaîne sur Hiram qui se rend dans une maison de retraite pour tuer Vito. MDR.

Donc comme par hasard Reggie demande à Hiram son origin story le jour où Hiram a retrouvé le meurtrier de son père ? C’est tellement gros. En tout cas, Vito ne passe pas l’épisode : il se fait tuer par Hiram, sans regret, scrupule ou remords. C’est avec cette même attitude qu’Hiram demande à Reggie de ne plus bosser pour lui sur la route du retour. Figurez-vous que malgré tout, Hiram a encore un grand cœur : il regrette de ne pas avoir pu passer plus de temps avec son père, alors l’histoire de Reggie le touche.

Si c’est pas mignon, tout ça. On en oublie presque que le père de Reggie battait son fils et sa femme, hein. J’avais oublié aussi, en vrai, alors que c’est une intrigue qui aurait mérité une conclusion il y a des années – ou des saisons en ce qui me concerne. Malgré le fait que son père soit un connard, Reggie finit par accepter ce que lui dit Hiram : il retourne au magasin de son père pour lui annoncer qu’il est prêt à bosser pour lui, si celui-ci fait quelques compromis quand même.

Ce n’est même pas le moment le plus incompréhensible de l’épisode. Non, le pire, c’est quand Hiram passe la fin de l’épisode seul chez lui à regarder la télé-réalité d’Hermione. Celle-ci est apparemment passé par Riverdale afin que Veronica lui montre les travaux de rénovations de l’appartement (AH ILS S’EN SOUVIENNENT ENFIN) et raconte toute sa vie à la télévision ? Bien sûr que ça critique Hiram à mort, mais eh, il suffit de couper le son pour oublier le problème, il paraît.

Le cliffhanger est désastreux lui aussi : c’est donc Hermosita qui aurait retrouvé Vito après des années de recherche et qui se serait assuré que le crime d’Hiram ne laisse pas de trace. Maintenant que sa vengeance est terminée, celui-ci peut donc passer au reste de son plan : récupérer tout le Palladium et être assez riche pour racheter Hermione et Veronica. Sérieusement ? Heureusement qu’il avait des remords trente secondes plus tôt.

Et s’il a tout fait pour venger son père… Pourquoi est-il si insupportable depuis le début de la série, hein ?

Compteur d’Archie à poil : Ils ont déjà eu assez de mal comme ça à justifier la présence de l’acteur, alors le foutre à poil quand il n’avait qu’une réplique mission impossible… qu’ils ont relevé plusieurs fois dans la série, pourtant. Pas cette semaine.

Riverdale – S05E11

Épisode 11 – Strange Bedfellows – 14/20
Un épisode de reprise un brin déroutant dans sa forme qui change des habitudes de la série, même si le naturel revient au galop. Au moins, c’est clair, cette deuxième partie de saison ne sera pas beaucoup plus cohérente que les précédentes et on nous introduit à présent de nouveaux éléments qui semblent encore plus montrer à quel point la série part en vrille. C’était donc possible.

Spoilers

La disparition de Jughead inquiète Tabitha et Betty alors que les multiples évasions de prison provoquent encore des remous.


Si vous débarquez sur le blog pour la première fois avec cette critique, ce qui est tout à fait possible maintenant que je suis ENFIN à jour dans la série, je tiens à vous avertir que je regarde la série à cause d’un pari avec les chroniqueurs du podcast 42 minutes. Vous trouverez donc dans mes critiques beaucoup de lassitude sur la qualité de la série et un compteur du nombre de fois où Archie est torse nu ce qui, on ne va pas se mentir, était parfois le seul truc qui finissait par m’intéresser dans l’épisode tellement tout le reste était creux et tellement je voulais gagner mon pari d’origine.

Well, it’s Riverdale. He could be doing literally anything.

Comment ça on repasse au «remote learning » ? Quel foutage de gueule. Il n’a pas été question de covid de toute la saison, mais voilà que Riverdale en connaît les conséquences ? Ecoutez, je ne vais pas me prendre la tête, c’est ridicule et puis c’est tout.

Si je commençais plutôt par le début ? Bonjour à tous, je publie une critique de la série le soir de la diffusion de l’épisode, c’est possible ! Et quel épisode… On reprend après l’évasion de la prison, donc, et le lycée est totalement saccagé – d’où les cours à distance proposés par Alice le temps qu’Archie répare le lycée (qu’on retrouve dans un état bien pire que la dernière fois où nous l’avions vu). Ce qui m’a marqué sur ce début d’épisode, c’est plutôt l’absence de Jughead par contre.

Pas de voix off, ça fait presque des vacances, mais pour un épisode de reprise, c’est déstabilisant. Même lorsqu’il était mort, il continuait de parler le coco. Autrement, Riverdale n’a plus aucun journaliste (désolé Alice) capable d’informer de ce qu’il se passe en ville. Le reste du monde ne semble pas au courant de cette évasion massive de la prison !

En effet, Veronica revient en ville dans cet épisode (alors qu’elle devait rester plusieurs jours à New-York et que Chad l’y contraignait ???) et n’apprend ça qu’après avoir observé une pierre précieuse sur sa table de salon. Est-ce que c’est le moment de rappeler que le salon n’a absolument changé alors qu’il était censé être en travaux il y a quelques épisodes ? Encore une intrigue abandonnée, le but était juste de la rapprocher d’Archie après tout.

Archie, justement. Elle va le voir pour lui annoncer qu’elle n’est pas encore divorcée finalement et ça pose problème à Archiechou. Oui, il s’est acheté une morale depuis qu’il couchait partout avec Betty et maintenant ça le dérange que Veronica trompe son mari tant qu’elle n’est pas divorcée. Euh ? OK. Pour le coup, j’ai du mal à suivre, vu la situation de Veronica.

Ailleurs dans Riverdale, nous découvrons que Pénélope ne retourne pas en prison, car elle est libérée sur parole. Après une évasion. Je laisse tomber. Elle nous lance sa propre secte, en plus, voulant assurer à Riverdale un futur spirituel. Rien que ça. Quand Cheryl la confronte, elle se rend compte que le Dieu à qui sa mère semble faire référence est Jason – bordel, mais laissez-le mourir en paix. Malgré tout, il y a du monde pour venir écouter Penny ?? Qui sont ces gens ?

Moi, je suis juste triste de voir que Cheryl est totalement mise de côté dans les intrigues, une fois de plus. C’était bien mieux au départ quand elle avait des interactions avec tout le monde. Depuis deux saisons, elle est à l’écart et c’est du gâchis – à la fois de personnage et d’actrice. Elle pourrait fiare bien mieux.

De son côté, Betty est toujours sur l’autoroute à jouer aux camionneuses – et ça passe par tous les clichés possibles. Elle est toutefois contactée par Tabitha sur la raison de Jughead, alors ça ne devrait pas durer trop longtemps. Betty prend rendez-vous avec Tabitha, mais celle-ci voit aussitôt Pop’s être braqué par un type avec un flingue.

Il lui en faut un peu plus que ça pour perdre son sang-froid apparemment : Tabitha nous explose une bouteille sur le crâne du type, et hop, tout est réglé. Elle peut donc être au rendez-vous avec Betty et lui raconter tout ce que Jug lui a dit en étant défoncé. C’est plutôt drôle, parce qu’il a critiqué Betty et son incapacité à être fun. Elle avait pourtant l’air fun au lit !

Bon, il n’empêche que Betty se sent forcée d’enquêter sur la disparition de Jug après ce qui est arrivé à sa sœur. Et c’est une excellente agent du FBI : elle remarque que ce n’est pas très bon signe que son portable soit resté au bunker. Sérieusement.

Sa piste pour retrouver Jug ? Lire le manuscrit. Mouais. Elle en découvre plus sur les obsessions de son ex, puis appelle son ex à lui Jessica, dans l’espoir d’avoir une piste. Allez, ça peut être utile si on prend ça rationnellement, mais faire venir Jessica en ville ? Elle est heureuse de venir le voir, en plus, et Jessica a une forte envie de rencontrer Betty. C’est vrai, on aime tous rencontrer les ex de nos ex, c’est d’une logique implacable.

Après, on note que Jessica est meilleure enquêtrice que Betty, et de loin. Elle est beaucoup plus efficace lorsqu’elle mène les recherches, et elle connaît mieux Jug que Betty ou Tabitha. Je l’aime bien, tiens, il ne se fait pas chier Jug. En attendant, ses trois ex (c’est là qu’ils en sont ?) le cherchent dans toute la ville et dans quelques petites scènes marrantes.

Par contre, il est assez évident que le but de Jess est juste de retrouver le manuscrit de Jug, dans le sac de Betty, et elle fait tout ce qu’elle peut pour ça. Elle propose ainsi à Betty et Tabitha de se droguer, mais comme ce n’est pas très efficace, elle leur propose d’aller manger ensemble avant de repartir à New-York. Bien sûr, les filles ne se méfient pas une seule seconde de la nana dont elles viennent littéralement de dire entre elles qu’il fallait se méfier : elles se rendent donc chez Pop’s pour manger avec Jessica, qui leur prépare des frites (aux champignons, forcément).

Oui, oui, c’est Jessica qui fait à manger dans le restaurant de Tabitha. Logique. Pendant qu’elle regarde les deux filles manger les frites sans se méfier, Jess les endort à parler du Jug qu’elle connaît. C’est l’occasion pour nous de découvrir que finalement Jug et Betty ont eu un brin de contact en sept ans : deux ans plus tôt, Jughead a laissé un message vocal à Betty alors qu’il était bourré, pour l’insulter et lui dire qu’elle avait volontairement saboté leur vie à tous les quatre – parce que pourquoi laisser de côté Archie et Veronica, hein ?

On note que dans le message vocal datant de deux ans plus tôt, Jug regrette de ne pas avoir vu Betty pour ce qu’elle était… sept ans plus tôt. Finalement, Tabitha et Betty se retrouvent donc droguées par Jess qui culpabilise de ce qu’elle a fait (mais pourquoi ?) et leur avoue tout. Elle les emmène « en sécurité » pour leur trip, à savoir le bunker où Jughead vient de disparaître. C’est si logique.

Le manuscrit ? Elle voulait le retrouver parce qu’elle avait peur que Jug écrive sur elle et que ses parents ou amis découvrent qui elle était vraiment. Soit. Elle repart avec le manuscrit, tandis que Betty et Tabitha sont donc en plein trip.

Le trip aux champignons ? Une chanson hyper gênante comme seule Riverdale peut le faire. On a d’un côté les deux filles complètement perchées à danser dans le bunker, et de l’autre Cheryl, qui prend le lead vocal alors que de son côté, elle a observé un petit squelette dans le coffre de sa chambre (Jason ?). Suite à ça, elle se décide à rejoindre l’Eglise de sa mère (???) et ça lui permet de revoir Jason (???????). OK.

Eh, Jug n’a pas été kidnappé par des extraterrestres, en fait ! On le retrouve SDF à se réchauffer au coin d’un feu où il finit par être tabassé par des types riches… Hein ? Il est finalement sauvé par un homme qui s’appelle Doc, ce qui lui ramène une histoire racontée un jour à Bret et Donna. Je n’en ai aucun souvenir alors que j’ai dû voir ça il y a trois mois : Doc était un sauveur de SDF que Jug a laissé être tabassé à mort.

Du coup, Jug change de prénom, préférant se faire appeler Henry pour ne pas être reconnu par Doc. Le problème, c’est que quelques temps plus tard, Jug entend à nouveau Doc se faire tabasser. Cette fois, il ne peut pas rester impassible et s’attaque à son agresseur. Il n’en faut pas plus pour que le lendemain, il fasse son mea culpa et révèle son identité à Doc qui le pardonne. Quel était l’intérêt de cette intrigue ?

En tout cas, Jug comprend qu’il doit retourner à New-York pour affronter ses démons… sauf qu’il se fait ramasser par le fameux camion que l’on voit depuis le début de saison. C’est con. Avant ça, il a eu le temps de laisser un message à Tabitha pour la remercier de son aide et la rassurer. Parfait. Cela nous laisse Tabitha et Betty confiantes sur l’état de Jug – et ça nous les laisse bonnes copines aussi. Du coup, Tabitha veut aider Betty à retrouver les filles disparues. Normal. Une serveuse de restaurant, ça peut vachement aider une recrue du FBI, c’est connu.

Autrement, après une évasion de la prison, Riverdale connaît donc une hausse de la criminalité, car tous ne sont pas encore arrêtés, inévitablement. C’est très con pour Veronica qui vient juste d’ouvrir sa bijouterie : elle se fait braquer bien vite par Dodger et sa mère, qui lui prennent son beau rocher qui venait juste d’arriver. Il paraît que Veronica le traquait depuis des mois, par conséquent, nous en entendons parler cinq minutes à peine avant qu’il ne soit volé. Logique.

Dépitée, Veronica décide de faire appel à Reggie pour retrouver au plus vite son Opale bleue. Reggie accepte. Pourquoi ? On s’en fout, il fallait qu’il accepte pour avoir un rôle dans cet épisode, c’est tout. Bien sûr, malgré l’évasion, Hiram s’arrange pour passer pour un héros dans les médias, avec l’aide d’un Gouverneur véreux qui n’approuve pas l’évasion, mais espère quand même en tirer profit. C’est un partenaire d’Hiram, après tout. Cela ne l’empêche pas de se faire menacer par son partenaire, hein.

Archie prend sur lui d’être le héros de la ville, comme toujours. Il consulte donc Hiram pour avoir une liste des évadés et organise une battue dans tout Riverdale pour aller arrêter les malfrats. Soit. Ce faisant, il se rend compte que le père de Kevin ne vient pas au rendez-vous, mais comme même Kevin semble s’en contrecarrer parce que c’est fréquent à Riverdale, il ne s’inquiète pas plus que ça.

Pourtant, le shérif Keller est dans de sales draps : il se fait agresser par la mère Dodger qui vient tuer le prisonnier qu’il surveillait à l’hôpital. Euké. Ce qui est marrant, c’est le bruitage du coup de pied sur la tronche du shérif – ou le fait que tout le monde s’en foute de lui, au choix. Ils ont mieux à faire nos pompiers devenus milice pour sauver la ville : ils débarquent dans un entrepôt où ils retrouvent des criminels qui – c’est choquant – ont des flingues, contrairement à eux qui ne veulent pas verser de sang.

Par chance, Reggie et Veronica sont là aussi, pour remonter la piste de Dodger et retrouver l’opale. Il n’en faut pas plus pour que Veronica demande de l’aide à Archie. C’est finalement elle qui a les meilleures pistes pourtant : son père se fait kidnapper par plusieurs évadés, dont Ted, qui avait agressé Archie dans les toilettes du lycée un jour, et Dodger qui tient l’opale en main comme si c’était un portable et qu’il pouvait en faire quelque chose.

En échange de son père, de l’opale, du gouverneur en train de se vider de son sang (who cares ?) et accessoirement du père de Kevin, Veronica doit faire en sorte de ramener le Palladium d’Hiram à El Royale, la salle de gymnase/caserne de pompiers. Et pour savoir ce qu’elle cherche, elle peut compter sur Reggie.

Elle prévient aussitôt Archie, aussi, ce qui tombe plutôt bien puisqu’il est toujours avec Kevin s’inquiétant pour son père. Les scénaristes en profitent pour le rapprocher plus ou moins de Fangs aussi. Ils sont supposés être séparés, mais Fangs parle toujours avec optimisme et amour à son mec, hein. En tout cas, Kevin n’est pas du tout inquiet pour son père et aide aussitôt à participer à un casse du bureau d’Hiram pour voler son coffre-fort contenant probablement le Paladium – de la drogue ?

Sans code pour le coffre-fort, Veronica est toutefois obligée d’organiser un échange en personne avec Ted. Par chance, il a choisi une salle de gym/caserne avec une verrière, ce qui fait qu’Archie et les autres pourront se la jouer Batman pour le piéger. C’est littéralement une réplique de l’épisode cette comparaison, hein.

En vrai, c’est parfaitement ridicule avec Veronica qui « gagne 30 secondes » une fois dans le gymnase – mais je ne vois pas ce que ça change d’avoir pris le risque d’y entrer vu l’opération qui suit – et les mecs qui débarquent depuis le toit pour taper tous les malfrats. Cela se fait toujours sur la petite chanson de Cheryl et des droguées, et ça se termine en baston générale où nos héros n’ont aucun mal à gagner, hein.

Cela permet à Hiram de s’en sortir avec son Palladium et d’aller menacer le gouverneur à l’hôpital alors que Veronica et Archie terminent l’épisode plus ou moins rabibochés, avec une tension sexuelle de ouf dans leur décision de rester séparés. Le shérif Keller ? Je vous ai dit que tout le monde s’en foutait – les scénaristes aussi.

Compteur d’Archie à poil : Nope, on le voit juste se prendre pour Batman. Décevant pour une reprise !

Riverdale – S05E10

Épisode 10 – The Pincushion Man – 12/20
Je retrouve le Riverdale que j’aime avec cet épisode, parce que j’ai pleuré de rire. Vraiment. Tout est ridicule, tout est expédié sans qu’on ne sache pourquoi l’idée est venue aux scénaristes et rien ne va. Du coup, tout va. Jamais déçu, j’en ai fini par être surpris d’un truc vraiment logique. Sinon ben, ça ne va nulle part non plus a priori, étonnante fin de mi-saison là.

Spoilers

Les scénaristes se souviennent qu’ils ont lancé des intrigues pour chaque personnage lors du saut dans le temps, et ils sont bien emmerdés de devoir essayer de les gérer en plus du reste maintenant. Ah, et comme c’est une mi-saison, on a aussi une évasion de prison.


Si vous débarquez sur le blog pour la première fois avec cette critique, ce qui est tout à fait possible maintenant que je suis ENFIN à jour dans la série, je tiens à vous avertir que je regarde la série à cause d’un pari avec les chroniqueurs du podcast 42 minutes. Vous trouverez donc dans mes critiques beaucoup de lassitude sur la qualité de la série et un compteur du nombre de fois où Archie est torse nu ce qui, on ne va pas se mentir, était parfois le seul truc qui finissait par m’intéresser dans l’épisode tellement tout le reste était creux et tellement je voulais gagner mon pari d’origine.

You didn’t crash on purpose, did you ?

AH BEN ENFIN ! Je suis à jour dans la série (pour peu de temps puisque l’épisode 11 va sortir) et Jug embrasse enfin Tabitha. Il était temps. Cela se fait sur une chanson de Duran Duran après un épisode où on n’a pas pu la voir elle, ça n’a aucun sens, c’est gratuit et ça aurait été plus logique dans l’épisode 8, mais bon.

On enchaîne sur sa carrière d’auteur qui patine toujours autant, avec un magazine qui veut publier un extrait de ce qu’il écrit… mais pas un de ceux qu’ils ont déjà. Cela nous confronte à nouveau Jug à un syndrome de page blanche. Il en retire l’idée que la meilleure solution est pour lui de se droguer à nouveau, comme à l’époque de sa première panne d’écriture. Il demande donc de l’aide pour cela à Tabitha, car il veut être surveillé.

C’est bien drôle, parce qu’il fait ça après… avoir rompu avec elle ? Il souhaite qu’ils restent amis parce qu’il a foiré toutes ses relations précédentes ? DAFUQ. Seulement, quand c’est Jess, l’ex de Jug, qui débarque avec ses champignons hallucinogènes chez Pop’s, Tabitha refuse de laisser Jughead gérer l’affaire tout seul. Elle se présente donc à Jess comme la nouvelle copine de Jug et se comporte comme telle même après son départ.

On nous rappelle aussi que Jug a des problèmes d’argent d’ailleurs, malgré ses deux jobs et son absence de loyer à payer. Eh, ça m’a fait rire. Tabitha surveille donc Jug lorsqu’il prend des champignons… mais pas en permanence, hein, seulement de temps en temps. Comme il fait ça dans le bunker en plein milieu de la forêt, il y a franchement une chance sur deux pour que ça parte en vrille en cours de route sans qu’elle ne soit là pour savoir ce qui lui arrive.

Ce n’est pourtant pas ce qu’il se passe : elle revient à temps pour le voir danser à moitié à poil au lieu d’écrire la suite de son roman, comme prévu. Désespérée pour lui, elle décide donc de le menotter et de se barrer à nouveau. BEN OUI. Laisse un type drogué menotté sans surveillance, quelle bonne idée.

On se retrouve alors à devoir suivre un étrange fantasme de Jug qui parle à la fois à Jess, puis à Betty, avant de coucher avec elle. Ou Jess. Ou l’extraterrestre qui les mate ? Allez savoir.

Une chose est sûre, le lendemain matin, Jug n’est plus menotté et a écrit un nouvel épisode nommé Transsubstantiation quand il voit à nouveau une étrange lumière l’éclairer. Quand Tabitha décide de venir le libérer, par contre, elle trouve bien le script imprimé par une imprimante magique et invisible… Mais aussi une menotte en sang, beaucoup de traces de sang et pas de Jug. Oups.

Allez, pour reprendre l’enquête fil-rouge de cette saison, Betty a totalement pardonné à Glen ? Ecoutez, je ne sais pas. On a fini l’épisode précédent sur une Betty révoltée et là, elle est toute calme après avoir couché avec lui, à écouter ce qu’il souhaite faire de l’enquête. C’est tellement… Riverdale, quoi.

Glen ne veut donc pas voir Jughead approcher de l’affaire (plutôt une bonne idée) et suppose que tous les meurtres ne viennent pas du même tueur. En fait, il soupçonne même le père de Betty d’être responsable de quelques-unes des morts sur lesquels ils enquêtent désormais de manière officielle. Le FBI est dans la place, yay.

On repart donc sur l’intrigue du père de Betty et celle-ci écoute les interrogatoires de son père, parce que pourquoi pas, c’est si logique d’enquêter sur la disparition de ta sœur en enquêtant sur ton père. Elle découvre donc que son père trouvait ses victimes comme les prostituées trouvent aujourd’hui les clients : sur un site internet. OK.

Loin de cette intrigue, je me retrouve à regretter ce que j’ai écrit dans les épisodes précédents : Juniper et Dagwood deviennent hyper chiants dès qu’ils ont une ligne de dialogue. En effet, ils ont poussé un autre gamin de l’école du haut des escaliers parce qu’il leur a dit que Polly était morte. Et ils n’en ont rien à foutre. Forcément. Ils ont probablement le gène du serial killer eux aussi.

Cela intéresse drôlement Glen quand Betty lui en parle, mais c’est parce qu’il est en fait là pour étudier sa famille et la propension à combattre les gènes chez eux. Une baffe plus tard et voilà que Betty est de nouveau célibataire.

Vous vous souvenez quand Veronica a déclaré à Archie qu’elle divorçait ? En fait, la décision était apparemment unilatérale, parce que Chad n’a pas du tout envie de se séparer d’elle finalement. Roh, qu’il aille comprendre qu’il a envie de se faire Kevin ou Fangs ailleurs, sérieux. À la place, il fait suivre Veronica et a donc des photos de Veronica en train d’embrasser Archie.

Cela motive bizarrement Veronica à rentrer au plus vite à New-York pour lui parler en personne, parce qu’elle est persuadée d’être responsable de leur accident d’hélicoptère. Le lien entre les deux ? Aucune idée. Ecoutez, elle vend ça comme un truc logique : elle a voulu la mort de on mari, elle est restée avec lui par pitié et culpabilité, et maintenant, elle veut divorcer donc doit le faire en personne. Ils ont vraiment sorti les rames pour que ça paraisse logique par rapport à d’habitude.

Une fois à New-York, Veronica découvre que Chad a fort envie de la séduire à nouveau. Bordel, elle est mariée à un Hiram avec encore moins de charisme, c’est n’importe quoi. Il lui fait toute une soirée romantique, avec dîner à la chandelle et petite danse romantique… Et non, toujours pas, mec, t’es juste creepy. Tellement, d’ailleurs, que Veronica se demande si son mari n’a pas volontairement fait en sorte que l’hélicoptère s’écrase.

EUH ? Tu viens de manger ce qu’il t’a offert et tu te demandes s’il a voulu te tuer pour que vous soyez ensemble à jamais ?? Drôle de sens des priorités. C’est en tout cas sans surprise que le lendemain matin, Veronica découvre qu’il n’a pas signé les papiers du divorce. Pire encore, en bon ersatz d’Hiram, il a piégé Veronica en ayant des affaires louches dans sa boutique. Si elle divorce, il n’hésitera pas à la balancer aux autorités. Super. Elle n’a plus qu’à faire de même ?

Non, elle préfère appeler son Archie-chou et lui expliquer qu’elle passera quelques jours de plus à New-York finalement. Il le prend plutôt mal, mais ce n’est pas non plus comme s’il avait le choix. Oui, de son côté, Archie reste bien sûr à Riverdale pendant ce temps. Il n’est pas pour autant sans intrigue, puisqu’il voit débarquer son ancien sergent, celui qui l’a refourgué à Riverdale une fois qu’il ne servait plus à rien. Le militaire débarque pour lui dire qu’il souhaite lui donner une médaille, mais Archie ne comprend vraiment pas pourquoi il mériterait une médaille après avoir perdu dix de ses hommes.

Il s’oppose même à l’idée en classe face à ses recrues, c’est dire. La vérité finit par être suggérée par une journaliste du New York Times : la mission aurait été piégée depuis le début. La journaliste souhaite donc parler à Archie pour voir ce qu’il en est et lui faire quelques révélations sur les coulisses de ce qu’il s’est passé… Soit, mais Archie semble avoir tourné la page de cette mission il y a bien longtemps. Il en parle tout de même à son oncle en prison, parce que pourquoi pas ?

Contre toute attente, Reggie se fait réembaucher par Hiram. Ce dernier lui reproche de l’avoir trahi lors du match, mais Reggie s’en excuse alors tout va bien. Je ? Il l’a littéralement viré par crise d’égo, évidemment que Reggie a fait sa vie ensuite ?

Du côté de Cheryl, le bonheur est apparemment parfait avec Minerva. La grand-mère lui reproche donc d’être trop heureuse avec sa nouvelle copine, ce qui explique que les arbres ne sont plus assez rentables pour la famille Blossom. Le problème de tout ça, c’est que ça laisse Nana vulnérable aux propositions indécentes de Reggie qui débarque pour récupérer les plantations Blossom afin d’en faire profiter Hiram. Arrêtons de réfléchir.

Cheryl prend très mal d’apprendre que les érables sont vendus par sa grand-mère, mais elle s’en fout pas mal : elle a fait déclarer Nana sénile plusieurs années auparavant. Le contrat n’est donc pas valable, et tant pis pour Reggie qui était félicité par Hiram juste avant d’apprendre ça. Pour s’en sortir de cette affaire, Reggie décide de foutre le feu aux érables… avec des effets spéciaux tellement mauvais que même moi je me sens capable de faire mieux ??

Au moins, ils ne font pas la même erreur du côté d’Hiram. Lui, il décide de faire s’évader de prison tous les prisonniers, parce que ça ne l’arrange pas tellement d’avoir une prison à cet endroit. Bon, les histoires sordides d’Hiram, ça fait longtemps que j’ai arrêté d’essayer de les comprendre. En tout cas, l’évasion de la prison est un point tournant important pour l’épisode. On nous y annonce que Pénélope s’évade avec joie – alors qu’elle a demandé à y aller elle-même.

Bon, c’est une chance : elle peut courir chez sa fille la prévenir que les flammes approchent grandement de la maison. Nana en déduit aussitôt que c’est de la faute de la malédiction et qu’elles devraient sacrifier Minerva pour s’en sortir.

Ce n’est pas ce qu’il se passe : Minerva se barre bien vite. On pourrait croire que l’urgence de la situation presse ensuite les femmes Blossom à appeler les pompiers (enfin… il ne doit rester que Fangs dans la « caserne », mais c’est mieux que rien). Il n’en est rien. Pénélope décrète qu’il faut au contraire prier pour que le vent souffle dans un sens contraire.

Venant d’elle, pourquoi pas. Par contre, Cheryl n’y trouve absolument rien à redire ??? Et pour prier, elles… ALLUMENT DES BOUGIES ? POUR LUTTER CONTRE UN INCENDIE ? Mais qu’elles crèvent toutes les trois ! Le pire, c’est encore que le vent se lève. Une tempête permet donc de sauver les personnages, et le lendemain, Hiram est quand même heureux car tout s’est plus ou moins déroulé comme prévu.

Au lycée, Kevin nous balance que Toni est obligée de rester au lit parce qu’enceinte, pour justifier sa disparition subite. C’est du coup à lui et Archie de se coller aux visites du lycée pour les réunions parents-profs. Joie. Tout cela part en vrille quand les tolards en fuite décident de s’attaquer au lycée. Pour quelle raison ? AUCUNE PUTAIN D’IDÉE, mais Archie peut ainsi avoir quelques scènes où il se bat et parvient à en mettre KO.

Il sauve aussi de justesse la vie de Kevin, alors que les quelques parents (11 !!) venus assister à la visite observent tout ça sans dire un mot. Cela n’a aucun sens, hein. Pourtant, la série parvient à en trouver et je dois dire que pour une fois, j’ai trouvé ça bien joué : les prisonniers sont payés par Hiram pour foutre le bordel dans tout Riverdale, et en particulier au lycée.

C’est raccord avec tout ce qu’on sait. J’aurais pu le deviner si je n’avais pas posé mon cerveau à côté il y a deux épisodes. On apprend tout ça de la part de l’oncle d’Archie qui vient évidemment à la rescousse pour sauver son neveu. Ce dernier se retrouve à devoir convaincre son sergent qu’il n’a que des idées de merde, sans pour autant désobéir directement aux ordres. L’avantage de tout ça, c’est qu’il va finir par mériter sa médaille ! Pourtant, le lendemain, il déclare qu’il n’acceptera pas la médaille et sera même prêt à dire toute la vérité… mais qui Washington croira-t-il ?

Il y a pire dans le genre intrigue débile : les jumeaux ont droit à un double gâteaux même s’ils ont failli tuer quelqu’un. De leur grand âge, Alice leur permet aussi d’aller ouvrir la porte de la maison, dans un quartier qui craint de ouf si on en croit les premiers épisodes de cette saison. En fait, ça craint tellement qu’il y a deux prisonniers en pleine évasion derrière la porte : Chip et Charles.

Ceux-ci débarquent avec des flingues (ça, ça n’a aucun sens) pour un repas de famille. C’est l’occasion pour Betty d’apprendre que sa mère a continué d’aller voir Charles en prison régulièrement et qu’elle avait l’intention de les y marier. Autant le faire maintenant qu’ils sont en train de s’évader et de retour dans la maison familiale. WTF.

Betty ne dit rien et le mariage a bel et bien lieu, juste avant que Glen ne débarque. Bien sûr que les jumeaux ouvrent la porte pour Glen, qui est RAVI de se retrouver au sein de la famille Cooper. Ils sont tous si cinglés. Il assiste donc au mariage de Charles, son ancien pote de promo du FBI… Mais… MAIS ? Vas-y, je laisse tomber.

J’ai explosé de rire, et puis c’est tout. Le pire dans tout ça, c’est que Betty se retourne à nouveau contre Glen, balançant que son mec (ex ?) fait des recherches sur la famille Cooper et le mettant encore plus dans une situation de merde vis-à-vis de Charles en train de le braquer. Tout ça se termine donc en petit jeu proposé par Charles aux jumeaux : Monsieur Pelote.

Le but est de transpercer Monsieur Pelote (Glen, donc) avec une aiguille (un couteau de cuisine). Betty parvient quand même à convaincre Charles que ce n’est pas cool de traumatiser les jumeaux, avant d’accepter de planter un couteau dans Glen. Une fois que c’est fait, elle balance le couteau – toujours propre et sans trace de sang, hein – sur Chip. Oh non, le pauvre ! On a connu des nuits de noces plus joyeuses : Charles se fait lui tirer dessus par sa mère qui voulait juste le désarmer à l’origine. Sérieusement, qu’est-ce que je regarde ?

Le lendemain, on apprend que Charles et Glen sont encore en vie. En revanche, on n’apprend rien du sort du nouveau beau-frère de Betty. L’épisode se termine de ce côté-là sur Betty qui continue l’enquête sur la disparition de Polly toute seule, en entrant sous couverture comme camionneuse. MORT.

Compteur d’Archie à poil : On n’a pas eu le temps pour ça, dommage !

Riverdale – S05E09

Épisode 9 – Destroyer – 11/20
Bof. Je me rends compte que je n’ai absolument rien à dire sur cet épisode. Les différentes intrigues avancent avec leur lot habituel de contradictions et de trucs illogiques, mais c’est tellement courant que j’ai posé mon cerveau sur le côté et j’ai simplement profité de l’épisode. Ouais, on peut profiter de tous ces trucs marrants. Ce n’est pas assez naze pour être hilarant, c’est juste… Bof.

Spoilers

Archie est incapable d’être un bon coach apparemment, parce que son équipe perd tous les matchs. Encore un coup des extra-terrestres, j’en suis sûr !


She was taken by someone. Not some…thing.

On est vraiment sur une intrigue concernant les extra-terrestres, je n’arrive pas à y croire putain. On en est encore et toujours bloqués avec les Hommes-Mites pour Jug. Il reçoit ainsi une copie d’élève qui raconte l’enlèvement d’un enfant (castor ?) par les extraterrestres pour se faire opérer. Le tout avec des détails et des illustrations. Franchement, c’est plutôt cool et imaginatif pour un lycéen.

Jug ne le voit pas de cet œil-là et préfère aller montrer tout ça au proviseur. Weatherbee est bien incapable de l’aider à quoique ce soit, cependant. Forcément. Jug décide donc d’avoir ensuite un entretien avec l’élève qui lui confirme qu’il raconte là ses rêves… avant de voir son prof lui demander si tout ça peut être vrai. J’ai tellement ri.

Sans trop de surprise, il raconte ça à ses parents qui se rendent aussitôt auprès du principal pour se plaindre du comportement tordu de ce prof. Loin d’être soutenu par Weatherbee, Jug se prend alors un savon alors que son élève est changé de classe. Mais… ? Je suis à peu près sûr que ça ne se passe pas vraiment comme ça la vie aux États-Unis, mais bon, soit.

Après le cliffhanger de l’épisode précédent, Alice est en pleine dépression, forçant Betty à la prendre en charge comme si elle était sa mère. Bref, sept ans ont changé, rien n’a changé. C’est comme ça que commençait l’épisode précédent, et c’est tellement vrai. En plus, le sang est du AB négatif, comme celui de Polly, alors que c’est super rare.

Glen et Betty en tirent la conclusion très logique que Polly est forcément morte et ça se termine en Betty qui envoie chier son mec (enfin… son plan cul du coup ?) de manière super violente. Cela la pousse aussi à consulter Cheryl pour savoir si elle préférait ne pas savoir que Jason était mort pour garder espoir, parce qu’elle veut savoir quoi dire à sa mère. La scène entre cousines est presque mignonne… mais Betty en tire la conclusion qu’il vaut mieux mentir à Alice. MORT DE RIRE.

Bon, l’avantage, c’est qu’elle a raison, tant qu’on n’a pas de preuve formelle de la mort de Polly, elle peut encore être en vie, c’est comme Schrödinger. Du sang, ça ne veut pas dire la mort. Alice va aussitôt beaucoup mieux, alors que Betty reprend ses vieilles habitudes et raconte sa vie à Jug, qui a toujours l’assurance de son job chez Pop’s et qui lui conseille de parler de Polly au malade des extraterrestres au bord de l’autoroute. Fallait bien qu’il serve à quelque chose.

Et puis, après la fin d’épisode précédent, on sentait bien que les intrigues allaient se rejoindre. Cela ne manque pas : le fou affirme que les aliens sont ceux qui s’en prennent à Polly, et cette fois, Betty est encore plus énervée. Elle s’en prend donc à Jug, qu’elle ne croit pas une seconde quand il s’agit d’extraterrestres. La pauvre Betty est obsédée par le souvenir de sa dispute avec sa sœur… avant qu’on nous rejoue la carte de la mandarine.

Un zoom sur les yeux de Betty nous montre ainsi qu’elle part à nouveau en vrille, et il n’en faut pas plus pour qu’elle charge son pistolet… d’une seule balle. Son nouveau but dans la vie ? S’en prendre aux camionneurs qui profitent des filles faisant le tapin au bord de l’autoroute. Bad Betty fait donc capoter tout un réseau de prostitution avant de retomber sur le camionneur qui a vu Polly pour la dernière fois.

Le pauvre se fait alors tabasser par Betty, puisque c’était son but. Elle s’en veut d’avoir abandonné sa sœur et de ne pas avoir été capable de la trouver alors qu’elle était à proximité depuis tout ce temps. Son nouveau but dans la vie est donc de la venger, quitte à tuer ce bon père de famille qui aime quelques écarts de temps à autres.

Finalement, elle ne le tue pas, préférant le garder attacher à un arbre toute la nuit et s’associer avec Jug pour retrouver son étudiant. Ouep, Lerman, le type qui rêve d’extraterrestres a disparu du haut de ses 14 ans (il en fait 18 au moins) et ça inquiète Jug. Betty retrouve très vite Lerman, mais il semble plus être somnambule qu’autre chose – Jug est persuadé qu’il est hypnotisé par les extra-terrestres, évidemment.

Les parents sont logiques à parler de somnambulisme… jusqu’à ce qu’il soit question d’une disparition d’une durée d’une semaine, avant qu’il ne soit retrouvé au bord de l’autoroute. Et voilà, Betty est à bord du vaisseau spatial, elle aussi. C’est d’autant plus mystérieux tout ça que Lerman et ses parents déménagent juste après.

Bon, sinon, l’épisode finit très mal pour Betty quand elle rentre chez elle : Glen a débarqué et a révélé à Alice que Polly était probablement morte. Il se décide aussi à reprendre enfin l’enquête, n’en déplaise à Betty. Au moins, Alice est contente d’avoir un vrai agent du FBI (pour une fois !) pour s’occuper de l’affaire.

Autrement, si vous voulez rire un coup (que faites-vous à lire une critique de cette série autrement ?), sachez qu’Archie découvre les lows du football américain : son équipe enchaîne les défaites, mais c’est salé en plus avec un bon 40 à… zéro. Pour motiver l’équipe, Veronica décide donc de débarquer dans les vestiaires et de leur annoncer qu’elle remettra 10 000$ au premier qui marquera. Quelle belle manière de souder une équipe quand cette connasse pourrait donner 1000 à chacun. Ce sont des ados, de toute manière, ont-ils vraiment besoin de 10 000 ??

Le problème, selon Archie, ne vient pas tant de la motivation des joueurs, mais juste de celle du public. Ils n’en ont pas du tout, et c’est déprimant. Même les cheerleaders n’ont pas envie d’être là, alors que leur coach est plus occupé à embrasser Veronica dans les vestiaires, comme au bon vieux temps. Au secours.

Veronica se débrouille donc pour trouver un nouveau public à son équipe : elle s’arrange avec Tabitha pour que Pop’s devienne sponsor officiel et organise un petit-déjeuner, alors qu’Archie invite tout le lycée à venir au petit-déj via le micro du lycée. On passera sur le prof qui interrompt tous les cours sans autorisation pour parler de manière hyper familière avec jurons, hein, tout le monde a l’air de trouver ça super cool de sa part.

Par contre, personne ne vient à Pop’s hein, à part les joueurs, dont le meilleur veut se barrer de l’équipe, et Reggie, qui vient les narguer. Il leur demande aussi officiellement de se retirer de la ligue, parce qu’ils souillent l’honneur de celle-ci, rien que ça, à perdre chaque semaine. Cela déprime Archie, mais ça motive Veronica à retourner voir son père pour parier avec lui que les Bulldogs seront capables de marquer contre son équipe. Les enjeux du pari ? Ils sont nazes, mais ça concerne la participation à la ligue.

De toute manière, Archie perd son meilleur joueur, Derek, qui préfère rejoindre Stonewall, donc il ne peut plus jouer le moindre match. Veronica a alors une idée de génie (c’est elle qui le dit, certainement pas moi) : elle invite T-Dub, un joueur célèbre, pour remotiver les troupes d’Archie et pour que d’autres lycéens rejoignent l’équipe.

C’est si efficace que ça agace Hiram au point de virer Reggie. Ce dernier décide en représailles d’aller encourager les Bulldogs qui vont être ravis de le voir arriver, j’imagine, vu qu’il vient juste de tous les appeler « losers ». Le match peut donc avoir lieu, avec Cheryl se mettant à chanter Stupid Love de Lady Gaga pour soutenir les Bulldogs. Eh les gars. C’était déjà gênant de la voir faire ça quand elle était supposée être lycéenne, mais maintenant qu’elle est l’adulte sur place ??

C’est plus gênant que la défaite des Bulldogs, je crois. Ouais, ils jouent contre Stonewall et n’arrivent pas à gagner, forcément. Le but d’Archie est toutefois qu’ils soient capables de marquer au moins une fois. Pas facile, mais quand ça se fait sur du Ruelle, c’est plutôt bien parti. Ils marquent finalement, acclamés par toute la ville, représentée par… Veronica, Tabitha (????) et Reggie. Je suis mort, comment Reggie a-t-il pu être si vite accepté ?

Après avoir tout fait pour que le bonheur de Toni se brise, voilà donc que Cheryl souhaite réparer ce qu’elle a cassé ? Elle organise une réunion de couple entre Kevin et Fangs pour tenter de les réconcilier, sans succès. C’était littéralement son but de les faire rompre ?

Cela mène à une analyse plutôt surprenante de la part de Fangs : il comprend que Kevin a honte d’être gay, qu’il se planque dans les bois depuis le début pour ça et que c’est ce qui lui fait peur dans le mariage. MOUAIS. Je vais rester sceptique sur tout ça, mais bon, Kevin se fait ensuite tabasser en draguant un inconnu dans le sauna (j’ai ri tellement ça se voit venir à des kilomètres) et se confie à son père, chez qui il s’est réinstallé.

On ne saura pas ce qu’il en est du loyer pour Fangs et Toni, d’ailleurs. Pardon, on s’en fout, le but était d’écouter Kevin se confier à son père et lui dire qu’il avait honte d’être gay à cause d’une réflexion de sa mère l’ayant poussée bien malgré elle à aller draguer dans les bois. Si on peut appeler ça de la drague.

Voilà pour moi ce soir. La critique de l’épisode 10 sera publié demain matin à 8h55, juste avant la sortie du prochain épisode sur Netflix, j’imagine ? 😉

BORDEL, JE VAIS ÊTRE À JOUR !

Compteur d’Archie à poil : +1
Il est timide Archichou cette saison, mais il a une jolie casquette bleue de coach pour avoir bien l’air ridicule.