Riverdale – S05E14

Épisode 14 – The Night Gallery – 07/20
Je sais bien que cet épisode possède l’une des meilleures répliques de la série (non, vraiment), mais franchement, il manque des personnages dans cet épisode et il y en a d’autres qui sont là sans que ce ne soit raccord avec ce qu’on savait des dernières scènes. D’ailleurs, il n’y a absolument rien de raccord avec les épisodes ou saisons précédentes. C’est fabuleux. Je me dis qu’après cette série, je peux TOUT regarder, car tout aura plus de sens que cet épisode.

Spoilers

Cheryl invite sa petite-amie à une galerie d’art très privée et très cheloue.


You’re not in the United States anymore… You’re in Riverdale. (BAM)

Entrez-vous ! Pardon, mais cet épisode commence vraiment par un excellent fou rire quand Cheryl pense parler français, mais qu’en fait non. Elle a réinvité sa petite copine chez elle pour lui montrer ses nouveaux tableaux… et elle en a fait 150 en trop peu de temps pour qu’on puisse y croire, franchement, surtout que bon, n’oublions pas qu’elle a aussi une secte à gérer en théorie. Et j’ai soupiré très fort quand j’ai compris qu’en plus, cette galerie de tableaux allait nous offrir la structure de l’épisode.

Eh oui, elle a eu la bonne idée de faire des tableaux de chaque personnage de la série, à commencer par Archie torse nu. Est-ce que ça compte pour le compteur, ça ? Je ne sais pas trop, je partirai plutôt sur un non… mais bon. Très vite, on se trouve plongé dans un tableau où l’on se retrouve avec un Archie en thérapie avec une psy qui décide de « l’hypnotiser ».

C’était naze de chez naze, mais je n’imaginais pas autre chose et ça fonctionne sur Archie qui se met aussitôt à pleurer en racontant toute son histoire à l’armée. Voilà donc l’aide dont il avait besoin ? Admettons. Le fou rire ne faisait que commencer, puisqu’on enchaîne ensuite sur Cheryl débarquant chez Archie pour embaucher Andrews Construction (?????????) et ses hommes afin de forer le palladium sous sa forêt brûlée d’érables.

Franchement. Rien ne va. Même quand elle fait la liste des jobs d’Archie, elle arrive à oublier la salle de sport sérieusement. Les scénaristes sont donc incapables de savoir les boulots des personnages ? Et d’où Andrews Construction existe encore ? Et d’où Archie n’est plus prof ou pompier ? Je veux dire, vraiment la série reconnaît qu’elle ne connaît rien de ses personnages à ce stade-là.

En plus, Archie parvient à convaincre tout un tas de monde de bosser pour lui, Reggie, Fangs, Kevin… Tout le monde est là. Enfin, Kevin, il est surtout dans la mine, parce qu’il refuse d’arrêter de bosser (????) et trouve du palladium. Soit. Archie est obligé de retourner le chercher dans la mine, ce qui lui provoque un flashback suffisant pour le convaincre de retourner chez la psy. Il enchaîne malgré tout avec une autre journée de boulot où la série se souvient soudainement des Hommes-mites.

C’est l’occasion pour eux de nous révéler que finalement ils n’ont pas oublié les aliens et que Fangs en connaît un rayon aussi sur eux. Même qu’ils seraient cannibales. Si les histoires ne plaisent pas à Archie et qu’il remet tout le monde au boulot, c’est pour mieux pouvoir partir en vrille à nouveau. IL A UN CHOC POST-TRAUMATIQUE OK ? Il voit même des aliens, désormais. Et ça l’énerve, parce qu’il est sûr qu’on s’amuse à le rendre fou.

On ? Ben sa psy, bien sûr. Il débarque chez sa psy pour l’engueuler encore et encore et bien lui prouver qu’il part en vrille tout seul, complotiste qu’il est désormais. C’était tellement drôle ! Et d’où le patient suffit-il à convaincre Archie d’arrêter de crier ? OK, il est légèrement plus grand que lui, mais Archie est un grand boxer après tout. Ah, non, pardon, la boxe, ces scénaristes-là ne sont pas au courant.

En tout cas, Archie arrête de prendre ses médicaments… mais Frank l’empêche tout de même de retourner dans la mine. C’est une bonne idée, parce qu’il est révélé ensuite que tout le monde a des hallucinations dans la mine en question. Tous les mecs de la série se mettent donc à virer fous et voir des monstres un peu partout. Eh oui, il y a une fuite de gaz sous la forêt qui a pris feu il y a quelques épisodes (et qui ne ressemble à rien quand on l’aperçoit d’ailleurs, les effets spéciaux sont si nazes).

Bon, tout ça énerve Cheryl qui leur ordonne de trouver une solution et ça nous laisse aussi Archie tout con à devoir s’excuser à sa psy. Celle-ci ne veut plus l’aider parce qu’elle a peur d’être seule avec lui, mais elle reste seule avec lui tout de même pendant un moment – enfin seule… Figurez-vous qu’Archie voit finalement les nombreux hommes morts sous ses ordres derrière la psy… Nombreux ? Ils sont huit. Bon, d’accord, c’est beaucoup, mais quand même, de là à dire qu’ils sont nombreux comme s’il y en avait 100. C’est tellement naze cette série.

Allez, c’est assez pour Archie, et on peut ainsi enchainer sur un portrait de Betty peint par Cheryl. C’est si mauvais. Dans son intrigue, on voit Betty convaincre Tabitha de ne pas intervenir et de la laisser gérer seule son enquête. Euh ? OK. Littéralement, Tabitha lui a sauvé la vie la dernière fois, mais c’est pas grave, fais ta vie, meuf.

Betty se retrouve donc à interroger seule « Martin », le type qu’elle a arrêté dans l’épisode précédent et dont elle sait qu’il utilise un faux permis. Elle a pris la décision de l’enfermer dans… sa salle de classe ??? Elle est encore prof, mais il n’y a pas d’élève parce que c’est un long week-end apparemment. Ben désolé mes élèves, je ne torture personne au collège pendant le week-end, hein.

La scène était à mourir de rire, et on se retrouve avec la meilleure réplique de la série depuis les highs and lows of highschool football ! Non, Martin n’est plus aux États-Unis… il est à Riverdale. Et le son qui va avec !! C’était à mourir de rire, vraiment, vraiment, VRAIMENT. Il n’en faut pas plus pour justifier de regarder encore la série après tout ce temps, non ?

En tout cas, Martin s’amuse de l’interrogatoire misérable de Betty qui se retrouve à déterrer des ossements de chien et à apprendre que tous les routiers de l’autoroute connaissent déjà son nom. Ben oui, ils n’ont que ça à faire les routiers, c’est connu. Bref, tout ça ne mène à rien. Betty se sent donc logiquement (???) obligée d’aller parler à sa mère de ce prisonnier qu’elle retient au lycée.

Alice ? Elle est occupée à broder ses petits-enfants. Mais qui fait ça ? Une chose est certaine, elle se fait chier comme jamais. Elle accepte aussitôt l’idée de sa fille qui est d’aller parler à Martin pour passer pour une mère éplorée et en deuil de Polly, afin qu’il puisse voir à nouveau Polly comme une personne et qu’il parle enfin. MORT DE RIRE. Donner ça à un psychopathe, c’est la pire idée du monde. Bon, après, Alice en mère éplorée = Alice sous trois tonnes de fond de peint et avec son meilleur make-up, hein.

Sans surprise, Martin prend son pied à dire qu’il a tué une Polly qui faisait les mêmes bruits qu’une truie et il n’en faut pas plus pour qu’Alice lui défonce la gueule. Ou pas. C’était si drôle, et on enchaîne en plus avec Alice qui donne la permission à Betty, en tant que mère, de tuer Martin. Ah ben oui, c’est clair que Betty a besoin de l’autorisation de sa mère pour tuer un type. C’est probablement les règles de Riverdale en-dehors des États-Unis.

Betty n’est pas encore décidée à tuer Martin, par contre. Elle menace à la place d’utiliser une tronçonneuse pour torturer le type jusqu’à ce qu’il parle. La menace suffit à le faire parler vite fait du tatouage de Polly et confirmer qu’il l’a possiblement tué, alors qu’un flashback nous révèle que Betty prend ses idées de torture directement auprès du tueur des sacs de poubelle.

Cela ne l’empêche pas de considérer vraiment de torturer Martin à la tronçonneuse… sauf qu’il se suicide avant en avalant sa langue. Comment Cheryl a-t-elle su pour la tronçonneuse ? On ne saura jamais, mais on s’en fout, j’imagine ? En plus, l’intrigue paraissait résolue, mais figurez-vous que Betty a décidé que finalement il y avait une famille de tueurs en série, pas juste un type isolé. Pourquoi ? On ne sait pas, c’est comme ça, discutez pas, les scénaristes ont besoin de passer à un autre portrait.

Il s’agit de celui de Jughead. J’étais à deux doigts de penser qu’il était viré, mais non, non, l’acteur est toujours là. C’est son bonnet qui a été viré. N’espérez tout de même pas une réponse tout de suite à ce qu’il s’est passé lorsqu’il est monté dans le camion, par contre… On le retrouve à la place dans une réunion d’alcooliques anonymes où il raconte toute sa vie entre les saisons 4 et 5 (enfin, entre les épisodes marquant les sept ans d’écart).

C’était loin d’être intéressant car nous n’apprenions absolument rien de plus que dans les périodes précédents. L’acteur lui-même ne semble pas convaincu de ce qu’il joue, affirmant qu’il a écrit 200 pages en une nuit à la machine à écrire. Physiquement, c’est impossible, hein. Je veux dire, croyez-moi, j’en tape des pages par jour, à l’ordinateur ! Imaginez à la machine à écrire en étant drogué ? Cela fait un paquet de fautes de frappe.

Sinon, ben, comme d’hab, les scénaristes ont oublié de se parler des épisodes qu’ils écrivaient. Cette fois, on apprend donc que Jughead et Betty ont eu l’occasion de se parler plusieurs fois avant la sortie du bouquin de Betty. Heureusement qu’ils ne s’étaient pas parlé une fois en sept ans, hein. Après, il fallait bien justifier pourquoi Jug lui balançait son horrible message sur son répondeur. On y ajoute de bien mauvais bruitage et un jeu d’acteur particulièrement raté.

C’est si compliqué de jouer le type bourré ? Et la réunion d’alcooliques anonymes avec quinze chaises et quatre personnes, on en parle ? Pfiou. C’est long, un épisode de cette série, comment faisais-je pour en voir six d’un coup ? Jughead doit se demander aussi comment il faisait pour boire six verres d’un coup, après, parce qu’il se réveille à l’hôpital où Jess le veille après une cuite un peu trop extrême.

Quel exemple pour la jeunesse. Et alors qu’on devait être maximum trois ans après la saison 4, figurez-vous qu’on nous dit qu’Archie a appelé peu de temps après. L’essentiel n’est pas là, cependant : l’essentiel, c’est que Jug a perdu de sa mémoire trois jours de sa vie. Il a une amnésie entre le moment où il a parlé à Betty sur son répondeur et le moment où il s’est réveillé à l’hôpital.

On apprend donc qu’après être passé par Riverdale, il a décidé de retourner à New-York… Et qu’il y est arrivé ? C’est ça la chronologie ? Où est passé le camion bordel de merde ? Pourquoi j’essaie encore de comprendre ce qu’ils racontent, putain ?

Jug mène l’enquête sur son amnésie, découvre qu’il a été traité contre la rage et se souvient finalement d’avoir rencontré le Roi des Rats. Après la gargouille, pourquoi pas. Je ne m’y attendais pas, c’est tout. Bon, donc, le Roi des Rats est un type fou qui vit dans les égouts de New-York et qui est heureux d’entendre l’histoire de Jug, parce qu’évidemment, il avait un exemplaire de son roman sur lui quand il s’est effondré dans la rue. J’en peux plus.

Par chance, Betty débarque pour le sauver dans un joli halo de lumière blanche, parce qu’il est en train de l’halluciner, hein. Le timing de l’épisode est grandiose avec Betty expliquant que New-York inonde volontairement ses égouts et qu’elle est là pour le sauver. Putain. Ils auraient pu couper cette scène vu l’actualité à New-York ? Je sais pas, la décence ? C’est qu’une réplique, ça n’aurait rien coûté. Mais j’imagine que personne n’a la moindre idée des répliques prononcées dans cet épisode – pas même les auteurs.

On nous annonce donc que Jug est finalement sorti des égouts avec la rage et que les flics l’ont emmené à l’hôpital. OK. Dans son présent de la réunion d’alcooliques anonymes, il explique alors que le Roi des Rats est une histoire qu’il a inventé dans les égouts. Rien ne s’est réellement passé comme ça, mais on n’en doutait pas – il vient de se comparer à Orphée, tout de même. Finalement, une fois bourré et oublié dans la rue, il s’est retrouvé couvert de rats, simplement.

La série prend une tournure vraiment dramatique alors, avec un Jug qui partage à son groupe qu’il est dépité de s’être rendu compte qu’il ne manquait à personne. Mais… Du coup, le camion ? Les aliens ?

On ne saura pas, car on repasse au présent de Cheryl et sa galerie d’art, avec un portrait d’elle-même et de sa petite amie qu’elle souhaite reconquérir. Difficile d’oublier que la grand-mère a voulu la sacrifier, mais elle n’est pas contre une petite nuit d’amour apparemment. Et l’épisode est terminé ? Ok… Ben ça n’a pas de sens, mais ça ne me surprend pas.

Compteur d’Archie à poil : +0,5, du coup ? J’ai perdu mon pari pour la saison 5, là, c’est clair.

 

Riverdale – S05E13

Épisode 13 – Reservoir Dogs – 09/20
C’est fascinant comme la moitié de l’épisode semble ne pas savoir quoi raconter alors que l’autre moitié vise juste à trouver un moyen de faire saliver les audiences masculines. Toutes les intrigues lancées suite au bond dans le temps semblent être totalement oubliées au profit de développements incohérents et illogiques. Et encore, avec une diffusion à la semaine, j’oublie probablement plein de choses !

Spoilers

Finalement, Archie n’est pas en paix suite à ses années au front. Betty, elle, oublie le Tueur au sac poubelle pour se concentrer sur la recherche de Polly.


I think I might need help too.

Allez Jérôme, ne prends pas trop de retard dans ton visionnage de cette série… et ne déprime pas à l’annonce d’une réécriture forcément ratée d’un film que tu n’as pas aimé et oublié aussitôt après l’avoir vu. Eh, ça va bien se passer… Mais c’est mal barré, je le sais. Je veux dire, l’épisode commence par un flashback nous montrant Archie sur le front, au moment où il retrouve Jackson, blessé aux jambes. Enfin, blessé… il a perdu ses jambes, quoi.

Dans le présent, Archie se réveille parce qu’Eric est justement en train de faire de la merde. En plein PTSD, il ne reconnaît pas son sergent et n’hésite pas à l’attaquer. L’oncle d’Archie le sauve de justesse. Tss. Il se démène ensuite pour essayer de traiter le PTSD de son neveu et surtout d’Eric, terminant tout simplement par leur acheter un chien. OK. C’est si facile de traiter les chocs post-traumatiques, dis donc !

Moi, ça me fait plaisir, car j’obtiens ainsi un point de Bingo, en bonus, avec la présence d’un chien. Quand en plus Archie parle d’un chien nommé Bingo, c’était vraiment marrant ! Le flashback l’était moins, puisqu’on apprend que Bingo est mort dans un no man’s land quand Eric a perdu ses jambes et a empêché Archie d’aller le sauver. Il est égoïste cet Eric à préféré sa vie à celle d’un chien…

Apparemment, il a un problème avec les chiens de toute manière. En effet, dans le présent, il découvre que le chien a disparu dans la nuit et ça fait paniquer Eric, quand le chien était simplement dans un placard. Le lendemain, il le promène pour mieux se faire mordre quand il a besoin de la calmer. L’oncle révèle alors que le chien est un ancien chien de combat. Mais ? Mais ? C’est un chien tout mignon et pas du tout hyperactif, j’ai du mal à le croire, hein. De toute manière, on s’en fout de ce que je crois ou non.

L’essentiel, c’est que ça énerve Archie de savoir que quelqu’un maltraite des chiens. Il décide donc de mettre un terme aux combats de chiens qui se déroulent à proximité de Riverdale. Un appel à Fangs plus tard, il obtient assez d’informations pour aller tabasser l’organisateur des combats de chiens, et si vous êtes comme moi, vous vous demandez bien à quoi sert cette intrigue. Impossible de trouver la moindre réponse.

Finalement, on découvre grâce à Eric que Bingo n’a jamais été un chien : il était un autre homme sous les ordres d’Archie. Archie l’a donc laissé crever ? Charmant. La vie est toute pourrie à ses yeux, mais il peut compter sur son oncle pour lui montrer que tout peut bien se terminer. La salle de gym/caserne de pompiers devient grâce à l’oncle un refuge pour chiens abandonnés où les citoyens de Riverdale (qui n’est plus une ville, rappelons-le) peuvent venir adopter un chien habitué à faire des combats de chien. Tout va bien. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est la chanson concluant cet épisode…

Bon, c’est reparti pour un épisode qui part dans tous les sens, comme toujours. Betty et Tabitha bossent désormais ensemble, comme on l’avait appris il y a deux épisodes. Tabitha reste donc en arrière, mais garde le contact radio avec Betty pour savoir comment se passe sa mission sous couverture, à laquelle elle est retournée.

Et ça se passe mal : Betty se fait prendre et arrêter pour racolage par un autre agent du FBI. Oh, elle parvient à s’en sortir en expliquant qu’elle est du FBI aussi, mais ce n’est pas exactement le cas. J’avais déjà oublié : Betty ayant démissionné, elle se retrouve bien conne quand son ex débarque et lui souligne qu’elle est en train de faire quelque chose de totalement illégal. Pour changer.

Betty est forcée de rendre son arme et son badge, et ça la force aussi à mettre au point un nouveau plan pour avancer dans son enquête : lancer sa propre version de Coyote Ugly avec Tabitha et l’aide de Fangs. J’adore ce film, alors j’approuve. Après, Fangs obtient une sacrée promotion dans la série grâce à l’absence de Toni, toujours enceinte et alitée dans le scénario. C’est en fait d’elle dont Betty et Tabitha ont besoin, mais bon, l’actrice n’étant pas vraiment disponible, c’est à Fangs d’en parler officiellement à Toni de ce plan pourri.

Et c’est marrant comme tout à voir : selon elles, ce plan pourra stopper les horreurs qui se déroulent sur l’autoroute, alors qu’il est juste question de faire un Coyote Ugly avec Alice – bordel, mais qu’est-ce qu’elle fout là ? – Veronica ou Cheryl, dans le but de faire de la reconnaissance de routiers, avec des caméras. Je ne comprends toujours pas l’idée, Toni dirige les routiers, non ?

De son côté, Cheryl continue de jouer les chaperons rouges et aperçoit Kevin dans les bois. Encore en plein cruising ? Evidemment, oui. Cheryl se décide donc à redresser le chemin de cette brebis égarée : elle le force à confirmer qu’il cherchait encore un homme avec qui coucher, mais elle le fait avec intention de l’attirer à un de ses sermons.

Oui, nous y sommes, c’est officiel, Cheryl prépare des sermons pour la secte de sa mère, et elle recrute Kevin pour celle-ci. Facile, il a déjà été dans une secte, après tout. Cela dit, l’Eglise Blossom où l’on chante sans raison et de manière bien peu juste, c’est too much, et il est d’accord avec nous. Kevin se barre donc dès le début de la cérémonie…

Cheryl n’abandonne pas pour autant le combat et insiste une fois de plus auprès de Kevin pour qu’il reprenne sa vie en main. Elle n’aime pas voir son âme s’égarer en plan cul inutile, alors elle lui demande de parler à nouveau avec Fangs pour régler les choses. C’est mignon comme idée, sauf que Fangs a déjà tourné la page de son fiancé apparemment : il passe désormais son temps avec Moose ?

Je n’ai pas reconnu Moose, du tout, mais admettons. Kevin s’en confie évidemment à Cheryl, et celle-ci l’emmène alors à la soirée Coyote Ugly pour lui changer les idées – je ne vois que ça.

Enfin, maintenant qu’il ne travaille plus pour Hiram, Reggie se précipite dans les bras de Veronica pour retrouver du boulot. Il a tout compris, lui. Et Veronica aussi : loin de ses cours d’économie, elle se décide à contacter des clients potentiels pour sa boutique de bijoux qu’on a déjà tous oublié. Malheureusement pour elle, ce n’est pas si simple d’avoir des investisseurs quand on n’a pas vingt assistants à ses ordres comme elle avait à New-York.

Elle a toujours Reggie, heureusement. Elle ne lui fait pas tellement confiance, comme il n’a ni expérience ni connaissance de la politique, mais bon, elle lui accorde sa chance. En souvenir du bon vieux temps ? De toute manière, que fait-il là ? Il conclue une vente avec un investisseur de Veronica, dans le temps imparti par celle-ci. Magique. Je ne sais absolument pas à quoi sert cette intrigue, en revanche ? Reggie et Veronica passent plein de coups de fil pour se faire de l’argent, puis Reggie veut amener ses propres pistes et contacts dans le business.

Des pistes et des contacts donnés par Reggie ? Evidemment, il est question des investisseurs de SoDale. C’est particulièrement machiavélique et problématique pour Hiram, alors ça plaît à Veronica, forcément. Elle parvient même à convaincre un investisseur en lui offrant un œuf de Fabergé, encore. Soit. Et pour fêter ça ? Un bruit de bouteille de champagne qui s’ouvre quand Hiram massacre son téléphone de rage de perdre un investisseur alors même que les verres sont déjà servis au début de la scène en question.

De plus, pour fêter ça, Veronica enfile bien sûr son meilleur mini-short en cuir et se rend elle aussi chanter et danser sur un comptoir de bar. Sérieusement, les scénaristes ne font plus aucun effort sur ce coup-là, le but est juste de déshabiller les actrices et de les rendre aussi sexy que possible, le temps d’une chanson pas si exceptionnelle. Qui irait s’en plaindre ? Tabitha est définitivement intégrée au casting en tout cas, et tout le monde s’en fout de Jug (il ne me manque pas), et tout le monde s’en fout de tout d’ailleurs.

Betty profite une fois de plus de l’occasion pour se faire passer pour un agent du FBI, embarquant avec elle Reggie et Kevin dans son crime. Ce qu’ils foutent là au juste ? Mystère. C’est toutefois une mauvaise piste qui ne mène nulle part…

La soirée semble ainsi être un échec, malgré 57 routiers dont l’identité est récupérée par Betty. Alors qu’elle s’apprêtait à passer une bonne nuit à faire des recherches sur eux, elle est finalement approchée par un 58e routier qui est bien louche. Il y a même du sang sur la poignée de sa porte… Betty décide ainsi d’envoyer un SMS à Tabitha pour qu’elle la suive alors qu’elle monte dans le camion – quand bien même elle avait souligné l’importance de ne suivre aucun routier ce soir-là.

Ce n’est pas grave, Betty est assez badass pour venir à bout de ce routier de l’extrême. C’est du moins ce qu’elle pense, après un rapide coup de portière et de pied. Elle décide en toute logique de TOURNER LE DOS au tueur en séries qu’elle pense être sur le point d’arrêter et SURPRISE, il n’est plus là quand elle a fini d’appeler Tabitha pour lui dire que c’était bien leur suspect.

C’était ridicule comme tout, et ce n’était que le début d’une scène bien merdique : le tueur sort ainsi une tronçonneuse de son camion et l’utilise pour tuer Betty – ou en tout cas pour essayer. Ce n’est pas un franc succès pour lui, et ça me fait de la peine, parce que franchement, Betty était facile à avoir à plusieurs occasions dans la scène. Elle se tord même la cheville avant de réussir à assommer le tueur de la manière la moins crédible possible. Comme toujours. Et pour ne rien arranger, les bruitages sont à mourir de rire, avec des coups faisant des bruits encore moins crédibles que dans Buffy, connue aussi pour son kitsch en la matière.

Plutôt que de livrer le tueur (potentiel, toujours), Betty décide de le garder pour l’interroger et retrouver Polly. Ah oui, c’est vrai, c’était ça le but d’origine : retrouver Polly. Je l’avais oubliée, elle. Comme j’oublie Jughead, aussi.

Du côté des autres intrigues, et toujours sans la moindre logique, on reprend l’évolution de Kevin. Après l’avoir vu avec un stylo rouge dans l’épisode, il est assez logique d’apprendre qu’il est nommé professeur de l’année. Mais ? J’en peux plus, l’année est totalement en cours ? Cela n’a pas le moindre sens, comme toujours.

En tout cas, être un bon prof dans un lycée de merde, ça déprime Kevin. Il peut heureusement compter sur Cheryl pour lui venir en aide, encore. Il lui annonce qu’il a l’impression de rater sa vie parce qu’il n’est pas une superstar à New-York, alors en toute logique, elle propose à Kevin de venir chanter du Jesus Christ Superstar dans son Eglise, au grand désespoir de Penelope. Tout ira bien, nous chantent-ils. Ce n’est pas gagné du tout.

La série part encore en vrille sans qu’on ne sache bien pourquoi, mais au moins Kevin trouve la paix intérieure, cette fois. Il confie même à Fangs qu’il n’en a rien à faire de le savoir avec Moose. LOL. Une autre scène nous montre Reggie et Veronica continuer de bosser encore (mais dans quel but ? Pourquoi ne font-ils pas cours, sérieux ?) alors qu’Archie… est obsédé par la mort de Bingo. Il fait de plus en plus de cauchemars, probablement pas aidé par son nouveau chien nommé Bingo, et ressent ainsi le besoin de demander de l’aide pour gérer ce problème médical…

Eh, ce n’est pas comme si ça faisait dix épisodes qu’il allait parfaitement bien suite à son passage dans l’armée. À quoi bon viser de la cohérence et de la logique sur plusieurs épisodes ? D’ailleurs, les aliens ont disparu eux aussi. Et tout le monde s’en fout !

Compteur d’Archie à poil : Mais il ne retire plus jamais son t-shirt, même pour dormir ??

Riverdale – S05E12

Épisode 12 – Citizen Lodge – 15/20
Je suis perplexe : personne n’avait besoin de cet épisode, mais ça fait un one-shot pas si désagréable à suivre sur des personnages secondaires qui ont une histoire à peu près intéressante. L’épisode pose beaucoup de questions auxquelles il prétend répondre, mais il oublie d’y répondre, justement, ce qui est un peu dommage. Venant de ces scénaristes, par contre, c’est plutôt une belle réussite. L’épisode est inutile, parfaitement inutile, mais il a l’avantage d’être plus fluide que les autres, et plutôt divertissant.

Spoilers

Qui s’est déjà demandé un jour comment Hiram est devenu le connard que l’on connaît ? Personne ? Ben les scénaristes, si, apparemment. Ils oublient juste de répondre à la question en cours de route.


Being your son is embarrasing.

Euh attendez ? Un épisode sur Hiram ? Non merci, c’est bon à la semaine prochaine, voilà fin de la critique.

Je veux dire quand même, on commence par Jughead nous le vendant comme digne de Tony Soprano et bon… il y a des limites à tout. En plus, l’introduction est trop cheloue, on dirait qu’on nous vend l’âme perdue qu’est Reggie comme un type heureux d’avoir son Sugar Daddy en Hiram. Après son baiser avec Fangs, toutes les fanfics creepy sont permises, je crois.

Plus sérieusement, donc, Reggie est un papillon de nuit attiré par la lumière qu’est Hiram, mais c’est pour une bonne raison : il veut rembourser Hiram, tout simplement. Il est révélé ainsi que si Reggie bossait pour Hiram, c’est parce que son père avait une dette avec lui. Cela sort d’absolument nulle part, on ne sait toujours pas d’où vient cette dette exactement et ça n’empêche pas de Reggie de continuer à bosser pour Hiram.

En échange, il demande juste un meilleur salaire, ce qu’Hiram accepte… Une fois que Reggie lui aura rendu un dernier service ? Cela n’a aucun sens pour Reggie d’accepter, c’est littéralement du bénévolat pour le Diable. Il accepte malgré tout, même si la mission de ce dernier service est de lui trouver un flingue intraçable. Rien que ça.

Hiram a donc une bonne influence de merde sur Reggie, et ça ne plaît pas tellement au père de ce dernier. La dernière fois qu’on le voyait, il était un connard qui battait son fils. Bien sûr, il est toujours un connard qui n’apprécie pas de voir son fils être mieux capable de lui de vendre ses voitures, mais la balance s’est renversée : c’est désormais Reggie qui a tout pouvoir sur son père. Il lui apprend donc qu’il a bien l’intention de continuer à travailler pour ce « gangster » qu’est Hiram.

Eh ça devient longuet, je n’ai pas l’habitude de faire une critique de Riverdale où toutes les scènes s’enchaînent comme ça. Et aussi, depuis quand Reggie est-il un personnage principal ? Cela bat toutes les statistiques et prédictions cet épisode.

En tout cas, le père de Reggie demande à Hiram d’arrêter de bosser avec son fils, mais ce n’est pas exactement comme ça qu’Hiram voit les choses. Il demande carrément à Hiram de faire le point avec son fils, pour s’assurer que le père arrête de faire de la merde. Il n’en faut pas plus pour que Reggie parle avec son père et mette au clair leur relation : il ne veut plus rien à voir à faire avec lui, tout simplement.

Reggie peut ainsi déclarer à Hiram qu’il n’a plus de père – ce qui ramène Hiram dans son propre passé avec son père, allez savoir pourquoi. Allez savoir pourquoi, aussi, putain de merde, on se retrouve alors avec un épisode qui se déroule en 1988. Allons bon, il ne nous manquait plus que ça, une origin story pour Hiram, c’est tout ce que je craignais.

Après, ce n’était pas le pire épisode pour autant, au moins pour une fois tout est fluide et à peu près logique. J’exagère bien sûr : on découvre que le père d’Hiram est venu à Riverdale avec la promesse d’y trouver plein de Palladium – un métal mieux que l’or. Et nous qui pensions que c’était de la drogue ! Bon, c’est drôle en tout cas : un client du père d’Hiram – qui cire des chaussures – se retrouve ainsi avec un client qui lui offre du Palladium en paiement. What the fuck ? Le type le laisse avec un métal plus précieux que l’or parce qu’il lui a ciré ses chaussures ?

J’ai bien ri. Bien sûr, on repart aussi avec le délire du flashback où les enfants interprètent les parents… Cela ne marche pas tout à fait avec Hiram, mais heureusement, l’acteur a un fils pour flirter avec Veronica – qui est ici dans le rôle d’Hermione. C’est l’occasion d’apprendre que la famille d’Hermione ne voulait pas qu’elle fréquente le fils d’un cireur de pompes. Cela a donné des envies de grandeur à Hiram. Il faut dire qu’Hiram s’est fait un réseau à cirer des pompes devant chez Pop’s. Il se retrouve ainsi avec l’équivalent de l’ancien Hiram, un grand gangster de Riverdale, qui lui fait de jolis pourboires.

Il n’en faut pas plus pour qu’il aille le voir pour se faire plus d’argent, dans l’espoir de séduire Hermione et d’être assez bien pour elle. Le gangster du moment fin 80 ? Vito. Je vous jure que ne blague pas. Le type s’appelle Vito. Reste à savoir s’il est un bon queutard, comme dans la chanson de Fatal et Vitoo. Pardon, mais j’ai eu cette parodie en tête pendant tout l’épisode, du coup.

Bref, Hiram devient rapidement le livreur attitré de Vito, et ça lui permet de se faire plein de frics. Cela déplaît à son père, mais la veste en cuir semble exciter Hermione. D’ailleurs, expliquez-moi. Elle s’appelle Hermione Gomez ? Et Hiram a pour nom de famille Luna ? Du coup, quand Veronica a voulu s’émanciper de son père, elle a pris le nom de famille de… son père ? On est d’accord que c’est complètement con, encore une fois ? Je ne sais pas pourquoi, ça arrive encore à me surprendre cette débilité constante dans la série.

Au moins, cet épisode ne s’éparpille pas trop : après Reggie, on reste sur Hiram. Par contre, contrairement à ce qui est annoncé, on n’a pas que la relation paternelle. C’est dommage, parce que ça ne rend pas hommage à Hermione. Celle-ci paraît encore plus conne avec cette perspective venue du passé : elle tombe sous le charme d’Hiram – alors appelé Jaime Luna – quand bien même il lui raconte qu’il bosse pour Vito ? Et quand bien même il se fait arrêter par la police devant elle ?

Eh, franchement, j’ai pas mal ri une fois de plus. Hermione se débrouille en tout cas pour faire libérer Hiram de prison en allant voir Vito par elle-même. C’est assez dingue, hein. Il est arrêté pour trafic de stupéfiants, libéré sous caution et paf, Vito comme Hermione oublient tout. Vito récompense donc Jaime par un bonus et une voiture, parce qu’il a su tenir sa langue et ne rien raconter aux flics.

Apparemment, ça ne pose pas de problème qu’il parle à Hermione, par contre. Celle-ci se laisse séduire par la nouvelle voiture et se retrouve en rencard avec un Jaime qui lui parle de ses envies de changement de noms. Il comptait s’appeler Hiram Lott pour les pires raisons du monde, il devient finalement Hiram Lodge, parce que soi-disant c’est plus classe. Euh. Mouais. J’aime bien Jaime Luna, moi…

Après, Hiram n’aime pas savoir que tout le monde le voit comme un cireur de chaussures au lycée, alors je comprends un peu ses choix, mais c’est très con quand même. Il en arrive même à tabasser des types qui se moquent de son changement de nom – qu’il fait passer au tribunal, mais pour quelle raison ?. Le plus drôle ? Parmi ces gens, il y a le père de Reggie, bien sûr. Ouep, le père de Reggie espérait qu’Hiram lui cirerait les pompes toute sa vie, mais c’est raté.

En tout cas, quand il rentre chez lui, Hiram se fait passer un savon par son père. C’est l’occasion pour notre anti-héros d’annoncer à son père qu’il est embarrassant d’être son fils et il n’en faut pas plus pour que Javier – le père – aille voir Vito. Il ose menacer Vito en assurant que son fils ne reviendra pas travailler pour lui sinon… Sinon Javier appellera la police.

Et Hiram adulte a beau nous dire que son père était intelligent, moi je le trouve particulièrement con d’avoir cru qu’il était possible de négocier avec Vito. Bien sûr qu’il se fait fusiller devant chez Pop’s le lendemain. J’ai presque de la peine pour la connerie familiale des Luna, mais bon, voir tous les acteurs se débrouiller pour jouer les parents, ça m’a détourné de ces bons sentiments. Archie brun, c’était marrant, mais alors Veronica avec des lunettes ne ressemble pas du tout à Hermione et c’est encore pire quand on nous vend Cheryl en Pénélope ou, pire que tout, Betty en Alice. Les acteurs n’ont fait aucun effort, je ne vois que leur rôle habituel, malgré les costumes.

Bref, on s’en fout, c’est Riverdale et on sait très bien qu’on assiste à un épisode nous montrant l’ascension d’Hiram. L’assassinat de son père ne peut donc pas rester impuni. L’avantage, c’est qu’avec l’enterrement, Apollonia, la mère d’Hermione, change d’avis sur Hiram. Et oui, la série a été chercher Marisol Nichols pour une scène de cette saison. Cela me fait plaisir de la revoir, mais vraiment, entre ça et son talkshow, elle n’est pas gâtée cette année.

Allez, il est temps de nous montrer la revanche d’Hiram qui, sans la moindre surprise, décide d’aller assassiner Vito et ses hommes. Pas de bol, Vito n’est pas là ce jour-là, mais qu’importe : il tue tout le monde, ce qui détrône définitivement Vito. C’était bien facile, dis-donc. Vito disparaît et Hiram devient le nouveau King de Riverdale. Rien que ça. Quelle success story. Il se marie ensuite avec Hermione et lui fait une fille, avant de partir à New-York pour répondre au rêve d’Hermione.

La bonne blague. Et dans le présent, Hiram raconte tout ça pépère à Reggie, alors même qu’il trouve que Reggie lui ressemble ? C’est bien trop risqué. Le retour d’Hiram à Riverdale ? Il s’explique parce qu’il s’est rendu compte que, finalement, son père avait raison : Javier cherchait le Palladium au mauvais endroit dans Riverdale, mais sous sa prison, il y avait quelque chose. Malheureusement pour lui, les prisonniers ont eu beau creuser, il n’y avait finalement pas grand-chose pour se faire du fric sous cette prison. Par contre, sous la demeure des Blossom, il y a de quoi faire paraît-il. Soit.

Contre toute attente, ça paraît presque logique, même si c’est gros que toutes les actions d’Hiram par le passé ne servaient qu’à couvrir sa recherche de Palladium. Allez, on va accepter ça pour avancer dans l’épisode, par contre… par contre, non. En fait, je préfère faire demi-tour dans l’épisode, parce qu’on enchaîne sur Hiram qui se rend dans une maison de retraite pour tuer Vito. MDR.

Donc comme par hasard Reggie demande à Hiram son origin story le jour où Hiram a retrouvé le meurtrier de son père ? C’est tellement gros. En tout cas, Vito ne passe pas l’épisode : il se fait tuer par Hiram, sans regret, scrupule ou remords. C’est avec cette même attitude qu’Hiram demande à Reggie de ne plus bosser pour lui sur la route du retour. Figurez-vous que malgré tout, Hiram a encore un grand cœur : il regrette de ne pas avoir pu passer plus de temps avec son père, alors l’histoire de Reggie le touche.

Si c’est pas mignon, tout ça. On en oublie presque que le père de Reggie battait son fils et sa femme, hein. J’avais oublié aussi, en vrai, alors que c’est une intrigue qui aurait mérité une conclusion il y a des années – ou des saisons en ce qui me concerne. Malgré le fait que son père soit un connard, Reggie finit par accepter ce que lui dit Hiram : il retourne au magasin de son père pour lui annoncer qu’il est prêt à bosser pour lui, si celui-ci fait quelques compromis quand même.

Ce n’est même pas le moment le plus incompréhensible de l’épisode. Non, le pire, c’est quand Hiram passe la fin de l’épisode seul chez lui à regarder la télé-réalité d’Hermione. Celle-ci est apparemment passé par Riverdale afin que Veronica lui montre les travaux de rénovations de l’appartement (AH ILS S’EN SOUVIENNENT ENFIN) et raconte toute sa vie à la télévision ? Bien sûr que ça critique Hiram à mort, mais eh, il suffit de couper le son pour oublier le problème, il paraît.

Le cliffhanger est désastreux lui aussi : c’est donc Hermosita qui aurait retrouvé Vito après des années de recherche et qui se serait assuré que le crime d’Hiram ne laisse pas de trace. Maintenant que sa vengeance est terminée, celui-ci peut donc passer au reste de son plan : récupérer tout le Palladium et être assez riche pour racheter Hermione et Veronica. Sérieusement ? Heureusement qu’il avait des remords trente secondes plus tôt.

Et s’il a tout fait pour venger son père… Pourquoi est-il si insupportable depuis le début de la série, hein ?

Compteur d’Archie à poil : Ils ont déjà eu assez de mal comme ça à justifier la présence de l’acteur, alors le foutre à poil quand il n’avait qu’une réplique mission impossible… qu’ils ont relevé plusieurs fois dans la série, pourtant. Pas cette semaine.

Riverdale – S05E11

Épisode 11 – Strange Bedfellows – 14/20
Un épisode de reprise un brin déroutant dans sa forme qui change des habitudes de la série, même si le naturel revient au galop. Au moins, c’est clair, cette deuxième partie de saison ne sera pas beaucoup plus cohérente que les précédentes et on nous introduit à présent de nouveaux éléments qui semblent encore plus montrer à quel point la série part en vrille. C’était donc possible.

Spoilers

La disparition de Jughead inquiète Tabitha et Betty alors que les multiples évasions de prison provoquent encore des remous.


Si vous débarquez sur le blog pour la première fois avec cette critique, ce qui est tout à fait possible maintenant que je suis ENFIN à jour dans la série, je tiens à vous avertir que je regarde la série à cause d’un pari avec les chroniqueurs du podcast 42 minutes. Vous trouverez donc dans mes critiques beaucoup de lassitude sur la qualité de la série et un compteur du nombre de fois où Archie est torse nu ce qui, on ne va pas se mentir, était parfois le seul truc qui finissait par m’intéresser dans l’épisode tellement tout le reste était creux et tellement je voulais gagner mon pari d’origine.

Well, it’s Riverdale. He could be doing literally anything.

Comment ça on repasse au «remote learning » ? Quel foutage de gueule. Il n’a pas été question de covid de toute la saison, mais voilà que Riverdale en connaît les conséquences ? Ecoutez, je ne vais pas me prendre la tête, c’est ridicule et puis c’est tout.

Si je commençais plutôt par le début ? Bonjour à tous, je publie une critique de la série le soir de la diffusion de l’épisode, c’est possible ! Et quel épisode… On reprend après l’évasion de la prison, donc, et le lycée est totalement saccagé – d’où les cours à distance proposés par Alice le temps qu’Archie répare le lycée (qu’on retrouve dans un état bien pire que la dernière fois où nous l’avions vu). Ce qui m’a marqué sur ce début d’épisode, c’est plutôt l’absence de Jughead par contre.

Pas de voix off, ça fait presque des vacances, mais pour un épisode de reprise, c’est déstabilisant. Même lorsqu’il était mort, il continuait de parler le coco. Autrement, Riverdale n’a plus aucun journaliste (désolé Alice) capable d’informer de ce qu’il se passe en ville. Le reste du monde ne semble pas au courant de cette évasion massive de la prison !

En effet, Veronica revient en ville dans cet épisode (alors qu’elle devait rester plusieurs jours à New-York et que Chad l’y contraignait ???) et n’apprend ça qu’après avoir observé une pierre précieuse sur sa table de salon. Est-ce que c’est le moment de rappeler que le salon n’a absolument changé alors qu’il était censé être en travaux il y a quelques épisodes ? Encore une intrigue abandonnée, le but était juste de la rapprocher d’Archie après tout.

Archie, justement. Elle va le voir pour lui annoncer qu’elle n’est pas encore divorcée finalement et ça pose problème à Archiechou. Oui, il s’est acheté une morale depuis qu’il couchait partout avec Betty et maintenant ça le dérange que Veronica trompe son mari tant qu’elle n’est pas divorcée. Euh ? OK. Pour le coup, j’ai du mal à suivre, vu la situation de Veronica.

Ailleurs dans Riverdale, nous découvrons que Pénélope ne retourne pas en prison, car elle est libérée sur parole. Après une évasion. Je laisse tomber. Elle nous lance sa propre secte, en plus, voulant assurer à Riverdale un futur spirituel. Rien que ça. Quand Cheryl la confronte, elle se rend compte que le Dieu à qui sa mère semble faire référence est Jason – bordel, mais laissez-le mourir en paix. Malgré tout, il y a du monde pour venir écouter Penny ?? Qui sont ces gens ?

Moi, je suis juste triste de voir que Cheryl est totalement mise de côté dans les intrigues, une fois de plus. C’était bien mieux au départ quand elle avait des interactions avec tout le monde. Depuis deux saisons, elle est à l’écart et c’est du gâchis – à la fois de personnage et d’actrice. Elle pourrait fiare bien mieux.

De son côté, Betty est toujours sur l’autoroute à jouer aux camionneuses – et ça passe par tous les clichés possibles. Elle est toutefois contactée par Tabitha sur la raison de Jughead, alors ça ne devrait pas durer trop longtemps. Betty prend rendez-vous avec Tabitha, mais celle-ci voit aussitôt Pop’s être braqué par un type avec un flingue.

Il lui en faut un peu plus que ça pour perdre son sang-froid apparemment : Tabitha nous explose une bouteille sur le crâne du type, et hop, tout est réglé. Elle peut donc être au rendez-vous avec Betty et lui raconter tout ce que Jug lui a dit en étant défoncé. C’est plutôt drôle, parce qu’il a critiqué Betty et son incapacité à être fun. Elle avait pourtant l’air fun au lit !

Bon, il n’empêche que Betty se sent forcée d’enquêter sur la disparition de Jug après ce qui est arrivé à sa sœur. Et c’est une excellente agent du FBI : elle remarque que ce n’est pas très bon signe que son portable soit resté au bunker. Sérieusement.

Sa piste pour retrouver Jug ? Lire le manuscrit. Mouais. Elle en découvre plus sur les obsessions de son ex, puis appelle son ex à lui Jessica, dans l’espoir d’avoir une piste. Allez, ça peut être utile si on prend ça rationnellement, mais faire venir Jessica en ville ? Elle est heureuse de venir le voir, en plus, et Jessica a une forte envie de rencontrer Betty. C’est vrai, on aime tous rencontrer les ex de nos ex, c’est d’une logique implacable.

Après, on note que Jessica est meilleure enquêtrice que Betty, et de loin. Elle est beaucoup plus efficace lorsqu’elle mène les recherches, et elle connaît mieux Jug que Betty ou Tabitha. Je l’aime bien, tiens, il ne se fait pas chier Jug. En attendant, ses trois ex (c’est là qu’ils en sont ?) le cherchent dans toute la ville et dans quelques petites scènes marrantes.

Par contre, il est assez évident que le but de Jess est juste de retrouver le manuscrit de Jug, dans le sac de Betty, et elle fait tout ce qu’elle peut pour ça. Elle propose ainsi à Betty et Tabitha de se droguer, mais comme ce n’est pas très efficace, elle leur propose d’aller manger ensemble avant de repartir à New-York. Bien sûr, les filles ne se méfient pas une seule seconde de la nana dont elles viennent littéralement de dire entre elles qu’il fallait se méfier : elles se rendent donc chez Pop’s pour manger avec Jessica, qui leur prépare des frites (aux champignons, forcément).

Oui, oui, c’est Jessica qui fait à manger dans le restaurant de Tabitha. Logique. Pendant qu’elle regarde les deux filles manger les frites sans se méfier, Jess les endort à parler du Jug qu’elle connaît. C’est l’occasion pour nous de découvrir que finalement Jug et Betty ont eu un brin de contact en sept ans : deux ans plus tôt, Jughead a laissé un message vocal à Betty alors qu’il était bourré, pour l’insulter et lui dire qu’elle avait volontairement saboté leur vie à tous les quatre – parce que pourquoi laisser de côté Archie et Veronica, hein ?

On note que dans le message vocal datant de deux ans plus tôt, Jug regrette de ne pas avoir vu Betty pour ce qu’elle était… sept ans plus tôt. Finalement, Tabitha et Betty se retrouvent donc droguées par Jess qui culpabilise de ce qu’elle a fait (mais pourquoi ?) et leur avoue tout. Elle les emmène « en sécurité » pour leur trip, à savoir le bunker où Jughead vient de disparaître. C’est si logique.

Le manuscrit ? Elle voulait le retrouver parce qu’elle avait peur que Jug écrive sur elle et que ses parents ou amis découvrent qui elle était vraiment. Soit. Elle repart avec le manuscrit, tandis que Betty et Tabitha sont donc en plein trip.

Le trip aux champignons ? Une chanson hyper gênante comme seule Riverdale peut le faire. On a d’un côté les deux filles complètement perchées à danser dans le bunker, et de l’autre Cheryl, qui prend le lead vocal alors que de son côté, elle a observé un petit squelette dans le coffre de sa chambre (Jason ?). Suite à ça, elle se décide à rejoindre l’Eglise de sa mère (???) et ça lui permet de revoir Jason (???????). OK.

Eh, Jug n’a pas été kidnappé par des extraterrestres, en fait ! On le retrouve SDF à se réchauffer au coin d’un feu où il finit par être tabassé par des types riches… Hein ? Il est finalement sauvé par un homme qui s’appelle Doc, ce qui lui ramène une histoire racontée un jour à Bret et Donna. Je n’en ai aucun souvenir alors que j’ai dû voir ça il y a trois mois : Doc était un sauveur de SDF que Jug a laissé être tabassé à mort.

Du coup, Jug change de prénom, préférant se faire appeler Henry pour ne pas être reconnu par Doc. Le problème, c’est que quelques temps plus tard, Jug entend à nouveau Doc se faire tabasser. Cette fois, il ne peut pas rester impassible et s’attaque à son agresseur. Il n’en faut pas plus pour que le lendemain, il fasse son mea culpa et révèle son identité à Doc qui le pardonne. Quel était l’intérêt de cette intrigue ?

En tout cas, Jug comprend qu’il doit retourner à New-York pour affronter ses démons… sauf qu’il se fait ramasser par le fameux camion que l’on voit depuis le début de saison. C’est con. Avant ça, il a eu le temps de laisser un message à Tabitha pour la remercier de son aide et la rassurer. Parfait. Cela nous laisse Tabitha et Betty confiantes sur l’état de Jug – et ça nous les laisse bonnes copines aussi. Du coup, Tabitha veut aider Betty à retrouver les filles disparues. Normal. Une serveuse de restaurant, ça peut vachement aider une recrue du FBI, c’est connu.

Autrement, après une évasion de la prison, Riverdale connaît donc une hausse de la criminalité, car tous ne sont pas encore arrêtés, inévitablement. C’est très con pour Veronica qui vient juste d’ouvrir sa bijouterie : elle se fait braquer bien vite par Dodger et sa mère, qui lui prennent son beau rocher qui venait juste d’arriver. Il paraît que Veronica le traquait depuis des mois, par conséquent, nous en entendons parler cinq minutes à peine avant qu’il ne soit volé. Logique.

Dépitée, Veronica décide de faire appel à Reggie pour retrouver au plus vite son Opale bleue. Reggie accepte. Pourquoi ? On s’en fout, il fallait qu’il accepte pour avoir un rôle dans cet épisode, c’est tout. Bien sûr, malgré l’évasion, Hiram s’arrange pour passer pour un héros dans les médias, avec l’aide d’un Gouverneur véreux qui n’approuve pas l’évasion, mais espère quand même en tirer profit. C’est un partenaire d’Hiram, après tout. Cela ne l’empêche pas de se faire menacer par son partenaire, hein.

Archie prend sur lui d’être le héros de la ville, comme toujours. Il consulte donc Hiram pour avoir une liste des évadés et organise une battue dans tout Riverdale pour aller arrêter les malfrats. Soit. Ce faisant, il se rend compte que le père de Kevin ne vient pas au rendez-vous, mais comme même Kevin semble s’en contrecarrer parce que c’est fréquent à Riverdale, il ne s’inquiète pas plus que ça.

Pourtant, le shérif Keller est dans de sales draps : il se fait agresser par la mère Dodger qui vient tuer le prisonnier qu’il surveillait à l’hôpital. Euké. Ce qui est marrant, c’est le bruitage du coup de pied sur la tronche du shérif – ou le fait que tout le monde s’en foute de lui, au choix. Ils ont mieux à faire nos pompiers devenus milice pour sauver la ville : ils débarquent dans un entrepôt où ils retrouvent des criminels qui – c’est choquant – ont des flingues, contrairement à eux qui ne veulent pas verser de sang.

Par chance, Reggie et Veronica sont là aussi, pour remonter la piste de Dodger et retrouver l’opale. Il n’en faut pas plus pour que Veronica demande de l’aide à Archie. C’est finalement elle qui a les meilleures pistes pourtant : son père se fait kidnapper par plusieurs évadés, dont Ted, qui avait agressé Archie dans les toilettes du lycée un jour, et Dodger qui tient l’opale en main comme si c’était un portable et qu’il pouvait en faire quelque chose.

En échange de son père, de l’opale, du gouverneur en train de se vider de son sang (who cares ?) et accessoirement du père de Kevin, Veronica doit faire en sorte de ramener le Palladium d’Hiram à El Royale, la salle de gymnase/caserne de pompiers. Et pour savoir ce qu’elle cherche, elle peut compter sur Reggie.

Elle prévient aussitôt Archie, aussi, ce qui tombe plutôt bien puisqu’il est toujours avec Kevin s’inquiétant pour son père. Les scénaristes en profitent pour le rapprocher plus ou moins de Fangs aussi. Ils sont supposés être séparés, mais Fangs parle toujours avec optimisme et amour à son mec, hein. En tout cas, Kevin n’est pas du tout inquiet pour son père et aide aussitôt à participer à un casse du bureau d’Hiram pour voler son coffre-fort contenant probablement le Paladium – de la drogue ?

Sans code pour le coffre-fort, Veronica est toutefois obligée d’organiser un échange en personne avec Ted. Par chance, il a choisi une salle de gym/caserne avec une verrière, ce qui fait qu’Archie et les autres pourront se la jouer Batman pour le piéger. C’est littéralement une réplique de l’épisode cette comparaison, hein.

En vrai, c’est parfaitement ridicule avec Veronica qui « gagne 30 secondes » une fois dans le gymnase – mais je ne vois pas ce que ça change d’avoir pris le risque d’y entrer vu l’opération qui suit – et les mecs qui débarquent depuis le toit pour taper tous les malfrats. Cela se fait toujours sur la petite chanson de Cheryl et des droguées, et ça se termine en baston générale où nos héros n’ont aucun mal à gagner, hein.

Cela permet à Hiram de s’en sortir avec son Palladium et d’aller menacer le gouverneur à l’hôpital alors que Veronica et Archie terminent l’épisode plus ou moins rabibochés, avec une tension sexuelle de ouf dans leur décision de rester séparés. Le shérif Keller ? Je vous ai dit que tout le monde s’en foutait – les scénaristes aussi.

Compteur d’Archie à poil : Nope, on le voit juste se prendre pour Batman. Décevant pour une reprise !