Bingo Séries #8

Salut les sériephiles,

Il est déjà temps de se pencher sur la liste des items du prochain Bingo Séries qui débutera à minuit (ou n’importe quand dans la journée, le lancement de la 8e grille mettant fin à celle du 7, vous gérez comme vous voulez).

Pour rappel, vous trouverez dans cet article une liste de 20 choses à accomplir ou voir tout en regardant des épisodes de séries que vous n’avez jamais vus auparavant, du 7 novembre au 7 décembre. Le but ? S’amuser entre sériephiles et parler sans spoiler, ici, sur blogs, sur Twitter, sur la page Facebook du blog, partout quoi. Pour réussir le bingo, il faut avoir la moyenne, donc au moins dix items validés. Et pour avoir son mot à dire ? Il faut le compléter, avec un joli 20/20 ! Le premier à compléter le bingo choisit trois thèmes qu’il classe par ordre de préférence, le deuxième peut conserver ou virer son troisième choix, le troisième peut conserver ou virer son deuxième choix.

Aucun changement dans les règles depuis la dernière édition, je vous propose donc de tout de suite regarder ce qui nous attend pour cet avant-dernier mois de l’année 2017 (je ne le vis pas bien, j’vous jure). N’oubliez pas d’indiquer les spoilers éventuels quand vous communiquez vos points sur Twitter, vos blogs, etc. La participation est ouverte à tous, à n’importe quel moment du mois et il suffit d’un 10/20 pour valider la grille ; le reste, c’est pour la frime.

Comme d’hab, un personnage est quelqu’un qui parle dans l’épisode ou a déjà parlé dans la série ; « quelqu’un » fait aussi référence aux figurants. Attention, un même épisode ne peut pas servir deux fois dans le même thème.

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Une tendance dingue de ce mois d’octobre, sur mon blog et sur ceux que je suis, a été de prendre du retard dans le visionnage des épisodes et la rédaction des articles. Du coup, je me suis dit qu’il pouvait être intéressant d’en faire le thème du mois, surtout que ça devrait commencer à aller mieux, avec les premières pauses de diffusion approchant, déjà !

  1. Un personnage dit être en retard : Rien de particulier à préciser pour cette règle, je pense que c’est assez clair. Il peut s’excuser d’être en retard, craindre de l’être, etc. En revanche, je veux le mot retard (« late » en anglais) dans sa réplique, ce qui complique un peu le point, mais pas trop.
  2. Voir un épisode diffusé avant le 7 octobre 2017 : allez, on se met à jour dans les séries ! C’est un point facile, mais qui me bloque déjà vu tout ce que j’ai à rattraper ces dernières semaines… J’ai autre chose à faire qu’un voyage dans le passé.
  3. Voir quatre épisodes dans les 24h suivant leur diffusion : c’est plus compliqué car il faut que les sous-titres soient rapidement dispos (comptez sur Netflix, les amis). Vous pouvez choisir une seule série que vous validerez semaine après semaine, ou quatre séries différentes que vous validez dès la première semaine, à vous de voir et de faire à votre sauce.
  4. Rattraper son retard (trois épisodes ou plus au début du Bingo) dans une série : Une série pour laquelle les épisodes s’accumulent contre notre gré… on a tous ça dans nos placards, non ? Si ce n’est pas votre cas, il ne vous reste plus qu’à en commencer une autre.

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Historique

(Thème choisi par Gilwen du blog Livrement Vôtre )

Voilà un thème qui a fait couler beaucoup d’encre tant il a été attendu pendant des mois, pour finalement tomber quand les personnes le réclamant le plus ne regardent rien d’historique. Bonne chance à tous, personnellement, je ne le sens pas trop !

  1. Un roi ou une reine est vu(e) à l’écran : bon, jusque-là, ça devrait le faire ; ça marche aussi bien pour les personnages de rois ou de reines ayant vraiment existé que pour les Inhumans par exemple.
  2. Il est fait mention de la date d’un événement historique : n’importe quelle date historique (bataille, victoire politique, passage d’une loi, etc.) de l’Antiquité au 11 septembre 2001. Attention, cette fois, il est vraiment question d’une date de l’Histoire que l’on pourrait trouver dans un livre, pas d’un événement fictif !
  3. Une scène inspirée de faits réels : c’est le principe même d’une série historique, il faut que ce que l’épisode nous raconte se soit réellement déroulé. Toute ressemblance avec des faits réels est donc purement fortuite cette fois.
  4. Une scène se déroule pendant la première Guerre mondiale : je ne sais pas où je vais trouver ça, mais le 11 novembre m’oblige à choisir cette période… N’importe quel épisode se déroulant entre 1914 et 1918, même s’il n’est pas question de la Guerre, fera l’affaire.

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Drogue

(Thème proposé il y a quelques mois et choisi ce mois-ci par  AnadoraBlack de Bigreblog)

C’est un thème tellement à la mode dans les séries que ça ne devrait pas être trop difficile de trouver ça. Enfin j’espère !

  1. Quelqu’un propose de se droguer : l’invitation peut être explicite ou implicite, très sérieuse ou humoristique, mais il faut que ce soit clairement une proposition malgré tout. N’importe quelle drogue fait l’affaire du moment qu’elle est perçue comme illégale dans la série : oui, si vous regardez un épisode se déroulant dans les années 20 aux USA, boire de l’alcool, c’est comme consommer de la drogue. Sinon, non.
  2. Quelqu’un est vu en train de se droguer : piqûre, ligne de coke, joint ou que sais-je encore, tout peut valider ce point. Mon conseil (et il vaut pour l’ensemble de ce thème) : comptez sur Netflix, ils adorent les histoires de drogue…
  3. Le mot « overdose » (OD) est prononcé : peu m’importe qui fait une overdose ou si c’est réellement une overdose, tant que vous avez le mot, ça compte !
  4. Quelqu’un lutte (efficacement) contre une addiction : refus de prendre des médicaments, faire une réunion d’alcooliques anonymes, avoir du mal à lutter contre une envie addictive, tout compte et je compte beaucoup sur le Shondaland pour rapidement me valider ce point. Attention, le meilleur moyen de résister à la tentation n’étant certainement pas d’y céder, si le personnage craque dans l’épisode, le point ne peut être validé !

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Tatouages & piercings

(Thème choisi par Pauline, qui entre pour la première fois dans le top 3 après plusieurs tentatives, bravo !)

Les points de ce thème sont un peu donnés, ne stressez plus !

  1. Voir un tatouage à l’écran : le point le plus facile du monde. Attention, on parle d’un tatouage permanent hein, pas de maquillage).
  2. Voir un piercing à l’écran : rectification, c’est celui-là le point le plus facile du monde.
  3. Quelqu’un dit le mot tatouage : ça se complique un peu, mais ça reste quelque chose qu’on entend régulièrement, que ce soit pour identifier un corps ou pour parler d’une envie persistante dans la vie.
  4. Quelqu’un se fait tatouer au cours de l’épisode : j’ai la gentillesse de ne pas demander à ce qu’on le voit se faire tatouer, car c’est beaucoup rare, mais il faut que le personnage ne soit pas tatoué avant cet épisode et le soit après. S’il se réveille en début d’épisode pour découvrir son tatouage suite à une nuit alcoolisée, ça marche aussi, avis à ceux qui n’ont pas encore vus How I met your mother (entre autres).

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Actions

Si vous avez des idées d’actions pour les prochains Bingo, n’hésitez pas, car ça se complique de trouver des idées originales (même si j’en ai déjà deux pour le mois prochain).

  1. Voir (au moins) 3 épisodes de Thanksgiving : le quatrième jeudi de novembre est célébré la fameuse fête américaine de Thanksgiving, difficile de passer à côté dans les séries, surtout les comédies et les séries familiales ! Saurez-vous trouver trois épisodes où il est question de fêter cette journée de remerciements ? 
  2. Boire une boisson chaude devant un épisode : chocolat chaud, thé, café, grog, ce que vous voulez, tant que ça se boit et que c’est chaud. On en a bien besoin avec le froid qui arrive progressivement et l’hiver qui s’approche (NON, ce n’est pas une référence à Game of Thrones).
  3. Entendre le titre d’une série dans un épisode : je n’arrête pas d’entendre des personnages me parler de « salvation » dans diverses séries alors ça m’a donné l’idée de ce point. ATTENTION, il ne s’agit donc pas d’un personnage disant qu’il va regarder la série, mais bien d’un personnage qui emploie le titre d’une série dans sa phrase sans avoir conscience que c’est le titre d’une série (ou en tout cas sans y faire explicitement référence). C’est beaucoup plus simple qu’il n’y paraît, il y a quand même une série qui s’appelle Friends quand même.
  4. Lire un livre en rapport avec une série : Et oui, un comic, c’est un livre. Il peut s’agir d’un livre ayant inspiré une série, d’un livre inspiré d’une série, d’un acteur qui a écrit un livre, d’un livre d’analyses de la série, d’un livre collector sur le tournage, etc. Vous n’êtes pas obligés de regarder la série au cours du mois (genre pour ceux qui n’ont jamais lu 13 reasons why ou Les Orphelins Baudelaire mais ont vu les séries, par exemple), en revanche, ce doit être la première fois que vous lisez ce livre. Bien sûr, le livre peut être digital si vous préférez, mais pas être un audiobook. Dernière précision : ce peut être un livre inspirant une série encore en production.. pour tous ceux voulant découvrir Locke & Key, par exemple.

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Bien sûr, ce qui est surligné en bleu indique que des précisions importantes sont données dans l’article. Voilà, ça va encore être un mois bien chargé avec tous ces points à trouver ! Bonne chance à tous.

Janvier 2017 : un bilan positif

Mon dieu, le mois de Janvier s’achève déjà, il est donc temps pour moi de débarquer et de faire un premier bilan du Challenge Séries 2017. Et vous savez quoi ? Il est hyper positif, parce que j’ai tenu le rythme que je m’étais imposé. Alors, je ne me le suis pas tenu au jour le jour où j’avais dit que je verrais un Supernatural quotidien, mais j’ai vu la saison 1 avant la fin du mois, comme prévu. Certes, en faisant un énorme bingewatching. Bon, ne cassez pas mon groove, comme dirait l’autre !

01LE RECAP :

The Magicians, saison 1 | 2×01

La vie d’étudiants d’une université de magie à New-York… Tu parles, si je résume la saison 1 (spoiler, donc), c’est l’histoire d’un groupe de jeunes paumés jusque dans leur sexualité qui se retrouve pris dans des délires magiques et la visite d’un autre monde.

Une relative bonne surprise, je ne m’attendais pas à accrocher autant. Ce n’est pas ma série préférée, loin s’en faut, mais c’est de la bonne fantasy avec une vue sur notre époque qui fait que j’accroche. Parce que tout mon problème de la fantasy vient souvent du détachement avec la modernité, et c’est pour ça que je suis très friand d’urban fantasy ou d’anticipation. Oui, je profite du challenge pour comprendre mes goûts.

Je me suis empiffré la saison 1 sans complexe et j’ai commencé la 2 avec plaisir. Je recommande la série, elle se laisse regarder. En plus, j’ai l’impression que mes articles dessus font des vues sur le blog, c’est donc qu’il doit y avoir des fans dans la salle (salut !).

Supernatural, saison 1

Deux frères luttent contre les forces du mal à travers les USA. En gros. Dans cette saison, ils sont aussi et surtout à la recherche de leur papa qui n’a qu’une idée en tête : ne pas les croiser.

Pas de vraie surprise avec celle-ci, j’avais prévu de bien aimer de toute manière, puisque c’est un revisionnage, dix ans après. J’y ai retrouvé les défauts que j’avais en mémoire, mais ceux-ci sont un peu éclipsés par les retrouvailles avec une urban fantasy pure (comment ça, je me répète ? Tout mon challenge est comme ça) et des légendes urbaines plus ou moins bien traitées. Dean me gave déjà, les retards volontaires de l’avancée du fil rouge également. Cependant, c’est très plaisant, aussi bien en un épisode/jour (j’ai plus ou moins tenu une semaine) qu’en binge-watching. Du très bon, avec une bonne moyenne générale. A priori, pas de switch, je craignais de ne plus accrocher du tout à l’univers et de devoir le faire… ouf !

15ET LE MOIS PROCHAIN :

– The Fades, saison 1

En théorie, en février, je dois me faire les six épisodes de The Fades. Franchement, cela ne me paraît pas bien compliqué à tenir, mais vu que tous mes week-ends sont pris et que toutes les séries sont en cours de diffusion, je ferais bien de ne pas trop me reposer sur mes lauriers.

Supernatural, saison 2

Pareil, la théorie veut que je vois l’ensemble de cette seconde saison pendant le mois de février, et je vais tenter autant que possible de tenir le coup de l’épisode par jour qui est une vraie bonne solution, j’en suis convaincu. Bon et en même temps, si je n’y arrive pas, pour me rattraper il y aura toujours :

Le mini-défi du challenge qui consiste à regarder 15 épisodes de séries pendant une période de 10 jours. Cela dit, les dates tombent assez mal pour le moment en ce qui me concerne et j’attends de voir les consignes à appliquer pour valider ce mini-défi pour savoir si je vais pouvoir le tenter ou pas. Je vous en reparle très vite de toute manière !

conviction-2016-s01e10-vo-720p_0000187898ET EN DEHORS DU CHALLENGE ?

Je profite de cet article pour revenir sur les saisons terminées en janvier en dehors du challenge, parce que mon blog ne traite pas que du challenge, déjà, et parce que les sériephiles que vous êtes aiment bien découvrir de nouvelles choses, j’en suis sûr !

A Series of Unfortunate Events, saison 1 :

L’histoire d’orphelins pas comme les autres narrée par un type pas comme les autres dans un monde pas comme les autres. Plot twist : les orphelins ont un héritage, ça attire les convoitises.

J’ai bingewatché ça sur Netflix en une journée et c’est sans regret, car c’est ma meilleure découverte de ce mois-ci. Je sais qu’elle a beaucoup divisé et a été le sujet de conversation de pas mal de challengeurs, donc si vous voulez en lire une critique positive, c’est par ici !

Conviction, saison 1 :

L’histoire d’une fille à papa qui se retrouve malgré elle à la tête d’une équipe de pseudo-experts pour innocenter des gens déclarés coupables par la justice. Plot twist : son boss est aussi son ex.

J’ai suivi la diffusion des treize épisodes de cette série et j’en ressors avec l’impression d’un grand gâchis, malgré un divertissement qui se laisse regarder et un casting excellent. Il y aurait beaucoup à améliorer et beaucoup à en dire. Par chance, je l’ai fait dans mon article, donc si ça vous intéresse, cliquez 😉

The Good Place, saison 1 :

Petite visite guidée du paradis en compagnie d’Eleanor qui vient tout juste d’y arriver. Plot twist : elle n’a rien à faire là.

Une excellente comédie dont j’ai adoré suivre les 13 volets et dont j’attends déjà une seconde saison passionnante ! Gros coup de cœur, malgré des inégalités, je recommande chaudement, et pour le casting, et pour l’humour déjanté. Une vraie série rafraichissante, humoristique et avec un rythme de folie ! J’en voudrais plus des comme ça…

Voilà, c’est tout pour le bilan du mois de janvier, j’espère vous revoir au plus tard dans un mois pour un nouveau bilan (que je ferais peut-être à retardement, concours oblige), et puis je veux bien vous revoir avant si vous voulez suivre mon avancée dans The Magicians chaque semaine ou tout simplement lire mes critiques des autres séries que je suis à la semaine 😉

Bonne journée à tous 🙂

A Series of Unfortunate Events (S01)

Avis : Une série Netflix avec Neil Patrick Harris au casting, en faut-il vraiment plus pour expliquer pourquoi je me suis lancé dans le visionnage de cette série ? Faut-il parler du fait que ce soit les Orphelins Baudelaire et que, du coup, j’ai lu ça dans une autre vie ? Non, je ne crois pas que ce soit nécessaire, alors sans plus tarder, voici mon avis sur ces huit épisodes, couvrant les quatre premiers livres de la série !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Note moyenne de la saison : 18/20

01.jpgÉpisode 1 – The Bad Beginning : Part One – 20/20
We have absolutely nothing

Oh un générique super original avec une ambiance déjà bien définie et Neil Patrick Harris qui m’ordonne en chantant de regarder ailleurs ? C’est largement plus qu’il n’en faut pour m’accrocher et, coup de bol, la première scène ne dit pas autre chose tout en m’impressionnant avec le craquage réussi (et parfait) de deux allumettes dans le même plan. Il faut toujours qu’une allumette ne s’allume pas quand je m’y tente. Peu importe, pour en revenir à la série, il faut bien peu de temps pour accrocher à cette série qui transporte aussitôt dans cet excellent univers délirant mais merveilleusement bien retranscrit avec la présence d’un narrateur à l’écran. J’avoue que j’étais plutôt frileux par rapport à cette adaptation, mais il n’a pas fallu longtemps pour que je change d’avis et sois totalement convaincu par la réussite incroyable de la mise en scène et le jeu à la hauteur des acteurs, y compris enfants, ce qui n’est jamais simple à trouver. Neil Patrick Harris semble fait pour le rôle et ne pouvait probablement rêver mieux tant le rôle est fait pour lui. Ce pilot est une pure réussite qui propose une histoire qui se tient et ouvre quelques-uns des mystères à explorer pour la saison, finissant sur le couple des parents et là, perso, le fan en moi a hurlé de joie : Cobbie Smulders ?! Je n’étais pas du tout au courant, mais c’est tellement génial de la revoir dans un rôle – et en plus dans la même série que NPH. Ah Barney et Robin… Je ne pouvais pas demander mieux ! C’est sans hésitation que je monte la note à 20.

02Épisode 2 – The Bad Beggining : Part Two – 18/20
Yessica Haircut is my name

Bon, si j’adore le générique de cette série, je trouve un peu dommage qu’il soit si plein de spoilers, il fallait que je le dise. Ce n’est pas non plus bien grave, car il y a de bien nombreuses qualités pour le compenser. Ce second épisode propose un flashback sympa pour expliquer la manipulation du Comte Olaf auprès de Mr Poe pour réussir à obtenir la garde des orphelins Baudelaire. Je continue de rêver devant la bibliothèque de Justice Strauss, mais c’est assez dingue de posséder autant de livres tout en étant si naïve. Dans cet épisode, Olaf tente en effet de se marier à Violet et tout le plot d’une longue heure va tourner autour de ça et la crédulité de tout le monde qui y assiste sans comprendre le problème. Bien évidemment. Tout cela permet la mise en place d’un épisode très réussi dans un univers toujours aussi déjanté, qui ne perd son point que par sa longueur, qui aurait pu être moindre en réduisant la longueur de certains plans ou en équilibrant mieux sur plusieurs épisodes. Autre petit défaut, j’ai trouvé le début d’épisode assez lourd avec un « previously on » intégré à l’épisode qui n’était franchement pas nécessaire vu que la diffusion sur Netflix fait que l’on peut être à peu près certain que les deux premiers (au moins) seront vus à la suite. Cela aurait à la rigueur pu être utile en diffusion à la semaine – et ça m’arrangerait si Netflix proposait certaines de ses séries originales comme ça, car je suis juste incapable de m’arrêter en cours de route. Pour conclure sur une note plus positive, j’ai adoré les innombrables jeux de mots sur figuratively/literally, qui ne sont pas étrangers à n’importe quel fan d’HIMYM (2×09 les gars). Et comme il y a NPH et Cobbie Smulders dans cet épisode, il est difficile de ne pas y penser.

03.jpgÉpisode 3 – The Reptile Room : Part One – 19/20
Life is a conundrum of esoterica.

Pris d’une curiosité inutile, j’ai changé la langue sur le générique et, surprise, il est bel et bien traduit en plusieurs langues. C’était un peu inévitable tant il est constitutif de l’épisode – puisqu’il le raconte en annonçant assez clairement « Spoiler alert »… Au moins, c’est fait, et l’épisode en lui-même n’arrête pas de nous annoncer la suite. L’exposition est aussi un peu lourde quand on en arrive au troisième épisode, mais c’était aussi le cas des livres, de mémoire. Les orphelins Baudelaire arrivent donc enfin chez leur oncle et le pauvre acteur a bien du mal à égaler l’inégalable Neil Patrick Harris, mais l’effort est clairement là et l’univers toujours parfaitement créé. L’intrigue est bien plus entraînante dans cet épisode où le comte Olaf revient s’en prendre aux enfants quand ils se croient en sécurité, et cela provoque d’excellentes scènes au suspense bien plus haletant. Quant aux personnages, Sunny continue d’être un bon comic relief, Violet a un petit côté irritant que je ne saurais trop expliquer (peut-être son faux air de Jennifer Lawrence, allez savoir, de toute manière, je piffrais pas l’actrice dans Supergirl, alors ça n’aide pas) et Klaus continue d’être génial, comme dans mon souvenir (mais bon, ayant lu le livre gamin, inutile de vous préciser à qui je m’identifiais hein ?). Et pour conclure le très très bon de cet épisode, le méta était parfaitement maîtrisé.

04.pngÉpisode 4 – The Reptile Room : Part Two – 16/20
That’s absurd?

L’épisode reprend sur la mort de Monty et la série continue dans son absurdité parfaitement mise en scène avec l’arrivée de Mr Poe sur les lieux, puis de tous les complices d’Olaf. Les dialogues absurdes s’enchaînent et sont bien savoureux, surtout que Mr Poe est une vraie réussite d’interprétation, comme la majorité des personnages de toute manière, même si les acteurs sont tous dépassés (et de loin) par un Neil Patrick Harris en très grande forme. C’est malgré tout l’épisode qui possède le plus de longueurs (avec le labyrinthe notamment). Il se laisse regarder, mais il est plus facile d’être distrait devant, puisque les quiproquos sont le seul vrai intérêt et que les effets spéciaux ne sont pas tous au point (le paquebot), donnant envie de regarder ailleurs. Jacquelyn débarque à nouveau pour aider les orphelins qui doivent désormais se rendre chez leur tante Joséphine. Bref, rien n’est terminé, mais en même temps, c’est le milieu de la saison. L’intrigue autour des parents n’est toujours pas éclaircie et même pire, elle ne fait que s’obscurcir. La structure en double épisode est plutôt sympa pour un visionnage en plusieurs soirées, j’aurais pu m’organiser comme ça, mais ça se saurait si je n’enchaînais pas les épisodes !

05Épisode 5 – The Wide Window : Part One – 17/20
The safest strategy is to be afraid of them all.

Tante Joséphine est donc totalement dingue, et pas de bol, c’est à son tour de garder les orphelins Baudelaire. Elle est simplement hilarante avec ses nombreuses peurs et Alfre Woodard l’interprète à merveille. Je ne doutais pas de ses capacités d’actrice, mais elle prouve une fois de plus son brio, qui parvient presque à éclipser NPH. Et les enfants s’en tirent plutôt pas mal à côté de ces acteurs renommés, même si je continue à préférer Klaus à Violet. Tante Joséphine est une Grammar nazi, donc même si elle tombe amoureuse du comte Olaf comme une bleue, je ne peux pas lui en vouloir et je l’adore aha ! Grosso modo, cet épisode a perdu la fraîcheur que la série proposait dans ses premiers épisodes, principalement parce qu’on commence à connaître l’univers. Pourtant, la délocalisation constante, tous les deux épisodes, fonctionne à merveille et apporte assez de renouveau pour toujours garder l’intérêt. Quant à Neil Patrick Harris, il excelle dans son rôle et est quasiment méconnaissable une fois déguisé en capitaine, c’est juste incroyable à quel point c’est un très bon caméléon, capable de jouer la folie sous toutes ses facettes. Il ne me reste plus qu’à dire que cet épisode se termine sur un gros cliffhanger autour du sort de la tante.

06Épisode 6 – The Wide Window : Part Two – 19/20
You made a serious grammatical error!

Je ne me souvenais pas du bouquin, mais merci Klaus, car dès que j’ai vu la lettre, j’ai remarqué les fautes de grammaire/conjugaison et je ne suis même pas anglais ! Soyons clairs, si je me suicide, promis, je laisse une lettre sans faute… et s’il y en a, enquêtez en mon bon souvenir ! Bon, après, si je me suicide, enquêtez, parce que j’ai pas l’intention de me suicider, hein. Et puis, vous allez me dire qu’il y a des fautes dans mes articles, et vous aurez raison, mais c’est parce que je ne me relis pas… C’est mal, je sais, mais je pense qu’une lettre de suicide, je vais me sentir forcé de la relire avant de passer à l’acte, ce que je ne souhaite toujours pas faire. Peu importe, revenons-en à cet épisode qui respecte une fois de plus la structure habituelle de la série – que je me souviens avoir trouvé redondante dans les livres qui finissent par me revenir un peu. Je ne sais plus si j’ai tout lu, je crois que j’en avais raté quelques-uns, mais c’était il y a tellement longtemps et j’ai tout lu d’un coup. Donc, structure habituelle, ouragan et orphelins trop forts grâce à leurs allergies (sacrément bien jouée pour la langue de Klaus, sérieusement). La maison de la tante qui est détruite par l’ouragan part totalement dans l’absurde, mais ça fonctionne bien avec l’humour de la série, de même que le voyage en bateau et la correction incessante des abus de langage et fautes de grammaire. C’était absolument atroce (et plutôt rassurant sur mon niveau d’anglais) d’être irrité par toutes ces fautes d’ailleurs. Même si la structure était habituelle, j’ai trouvé la construction particulièrement bien jouée avec la très bonne utilisation des peurs de Joséphine et des petits détails distillés tout au long des épisodes 5 et 6. J’ai particulièrement aimé le cliffhanger qui promet un peu de changement.

07.jpgÉpisode 7 – The Miserable Mill : Part One – 18/20
I’m having a very terrible childhood right now

Les orphelins arrivent donc à Lucky Smells après de courtes péripéties et les voilà à recevoir quelques réponses bien décevantes sur leurs parents… et moi, je commence à être frustré de me dire que la fin de saison approche et que je ne me souviens plus des livres – vous voyez très bien où ça risque de me mener ! Cet épisode nous en apprend donc plus sur les parents, même si les infos sont données au compte-goutte. C’est assez intéressant à voir se mettre en place, même si l’intrigue dans la scierie n’est pas ma préférée du tout et que l’histoire d’amour du comte Olaf sort de nulle part. C’est un épisode un peu plus faible que les autres, mais bon, ce n’est pas comme si la série ne pouvait pas se le permettre. Et puis cet avant-dernier volet a l’avantage de voir Klaus se faire lobotomiser pour deux-trois minutes, les parents enfin rejoindre leurs enfants qui ne sont pas les Baudelaire contre toute attente et les Baudelaire qui reçoivent la visite de Dr Orwell et d’un Neil Patrick Harris qui semble totalement gérer en femme. Cette fin remonte clairement le niveau en tout cas. Au passage, gros coup de gueule contre Netflix qui t’affiche la fin de l’épisode lors de l’attente du chargement et en miniature de présentation. Un peu abusé, quoi, et ce n’est pas la première fois.

08.jpgÉpisode 8 – The Miserable Mill : Part Two – 16/20
Haven’t you learn anything this year? Week? Season?

Mr Poe subit des conséquences bien désagréables à la disparition des orphelins, ce qui promet quelques scènes amusantes. Klaus est à nouveau lobotomisé depuis qu’il a ses lunettes et ça vire à l’accident. Le début de l’épisode était un peu trop long. Le mystère des parents est laissé de côté trop longtemps et tous les jeux de mots sur le noir et blanc est une idée sympa, mais un peu trop lourde. Bon, j’avoue, qu’ils m’ont récupéré avec une bonne citation de Beckett et un Neil Patrick Harris qui fait une excellente femme. C’est presque un problème d’ailleurs : le comte Olaf est un beaucoup trop bon acteur ! Bon, ce dernier épisode m’a un peu moins convaincu, il faut bien l’avouer, les reproches d’Olaf à Orwell sont assez justifiés : ça marchait mieux quand il était seul et que ça ne partait pas dans un délire d’hypnose. Quoiqu’il en soit, l’histoire en elle-même fonctionne, mais l’absurde est poussé un tout petit trop loin pour moi. Peu importe, je serais là pour une saison 2 et il est possible que je ne résiste pas à l’envie de relire les livres d’ici là. Le cliffhanger est plutôt très bien fichu et donne envie de se jeter immédiatement sur la suite… qu’ils auraient pu tourner au passage, franchement. Non ? Bon, non peut-être pas. En tout cas, je l’attends impatiemment, en espérant d’autres chansons comme celle-ci, parce que c’est toujours un plaisir d’entendre la voix de NPH.

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EN BREF – Une excellente adaptation de très bons bouquins que j’avais aimé petit. Empruntés à la biblio, ce sont toutefois des livres à peine lus une fois. Je ne suis même pas sûr d’avoir tout lu, car la révélation sur les parents dans l’épisode 7 ne me disait rien, mais alors rien du tout. Alors que c’est plutôt big quand même.

Et sinon, pour parler de la série en elle-même, c’est une énorme et excellente surprise. Bien sûr, j’en attendais beaucoup de bien, mais pas autant. Là, la narration d’origine est parfaitement respectée, les images subliment le texte, l’absurde est hyper bien rendu dans le scénario, avec quelques références meta intelligemment glissées tout au long de la saison, et l’univers si particulier est là. Difficile de ne pas accrocher et de ne pas se sentir retomber en enfance. Bref, c’était une excellente production Netflix, peut-être même celle qui me plaît le plus à ce jour (en concurrence rude avec Kimmy Schmidt) et clairement la meilleure saison que j’ai vu en 2017 pour l’instant. Elle était facile celle-là, pas vrai ? Énorme coup de cœur !

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