Grey’s Anatomy – S17E09

Épisode 9 – In My Life – 12/20
Malgré tous ses efforts, qui sont vraiment très nombreux dans cet épisode, la série n’arrive pas à me réconcilier avec un personnage que j’aimais beaucoup et qui a été ruiné depuis quelques saisons. Je ne vois pas comment un demi-tour sera possible, même si les pistes proposées ici sont intéressantes. Cela me frustre, et ça me frustre encore plus avec cet épisode qui finit presque par être une parodie des dernières saisons. Il y a bien quelques scènes touchantes, mais elles sont principalement dans le passé du personnage, et ça n’excuse en rien son présent. Ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas pardonner, je sais. C’est un beau message, mais il faut aussi du changement et possiblement des remords sincères pour qu’on avance dans une relation, et là, on en manque encore avec les mêmes défauts qui surgissent encore et encore.

Spoilers

Teddy s’enfonce dans une dépression catatonique dévastatrice et ressasse les vingt dernières années de sa vie.


Maybe skip the grenade next time, it always blows things up !

Oh purée… Voilà littéralement ma première réaction quand j’ai commencé l’épisode. J’avais vraiment envie de le voir, mais pas pour Teddy. Ils ont détruit ce personnage la saison passée, et revoir tous les flashbacks dans lesquels elle s’enferme ne parvient pas à m’attendrir. Elle a pris toutes les mauvaises décisions et se morfond à présent, mais bon, elle n’a que ce qu’elle a provoqué, je ne comprends pas. En tout cas, on la retrouve dans une dépression profonde en ce début d’épisode, et Owen s’en inquiète.

Elle est très clairement catatonique, et même les nouvelles des enfants ne parviennent pas à la réveiller. Ai-je vraiment envie d’un épisode centré sur ce personnage ? Est-ce que les scénaristes espèrent vraiment nous faire nous accrocher à nouveau ce personnage ? Je ne sais pas trop là. Contre toute attente, c’est Amelia qui vient prêter main forte à Owen pour tenter de sortir Teddy de son état catatonique.

Pff. L’épisode va être long si on ne se concentre que là-dessus. En plus, j’avais vu un spoiler qui me donnait vraiment espoir pour cet épisode, mais clairement, ce sera pour un autre épisode, car là, on va passer quarante minutes à gérer les désillusions de Teddy sur sa vie. Celle-ci s’enferme dans un cauchemar à l’hôpital qui est bien étrange.

On y voit Teddy parler à Meredith (cela fait du bien de voir l’actrice comme ça, ailleurs que sur la plage), puis à Andrew qui promène un cadavre qui s’avère finalement être Teddy elle-même. Il faut toutefois opérer ce cadavre, qui finit par être Meredith au bloc opératoire. Teddy est bien incapable de sauver Meredith, mais de toute manière, elle est détournée par des photos du 11 septembre, et ça reste dur vingt ans après !, puis par Alison qui s’enfuit en la voyant.

Forcément, Teddy lui court après jusqu’à un parking où elle retombe sur Meredith la comparant à Amelia. Elle finit malgré tout par monter dans une voiture avec Tommy, plutôt qu’avec Owen avec qui elle devrait se marier. A l’arrière de la voiture, elle retrouve aussi Andrew dont les scénaristes ne peuvent plus se passer maintenant qu’il est mort, franchement. Il n’a jamais eu autant de scènes que depuis qu’il est mort, vraiment, c’est abusé.

La séance de rêve de Teddy l’est tout autant, avec une grenade à la place de son portable, puis avec un réveil auprès de Tommy, dans lequel son enfant débarque, avant qu’elle ne se rende compte qu’elle est en fait enceinte, mais non elle ne l’est plus, parce qu’Owen s’est barré et Tommy se moque pas mal d’elle, mais finalement lui demande de s’enfuir avec elle, avant qu’elle ne lui mette une grenade dans sa main et MAIS PUTAIN MAIS TEDDY EST CHIANTE JUSQUE DANS SES RÊVES ?

J’adorais ce personnage à une époque, et les flashbacks en font un douloureux rappel, nous ramenant même des images de Cristina. La série est si vieille. Finalement, Teddy tente de récrire en permanence l’histoire et en profite pour faire en sorte de ne pas rencontrer Andrew, pour le laisser en vie. Oui, Andrew lui sert ici de guide spirituel et ça lui permet d’être convaincue qu’elle doit convaincre Owen de rester avec elle en Allemagne.

Malheureusement, ça ne suffit pas exactement, puisque même là, elle reste imblairable alors qu’il veut se marier avec elle. Elle en profite pour se confronter à sa bisexualité et à Alison qui est l’amour de sa vie, la trouvaille sortie de nulle part par les scénaristes l’an dernier. Au moins, Teddy semble pouvoir enfin faire son deuil dans son fantasme rêvé.

Ensuite, elle redevient super chiante, à imaginer son mariage avec Owen, interrompu par toutes les ex d’Owen. Elles sont nombreuses en plus, alors ça énerve Teddy de savoir qu’elle est invitée à rendre visite à Cristina, avant qu’Owen finisse par lui avouer que Cristina sera toujours la première dans son cœur, juste avant Amelia. Lol. J’ai l’impression que les scénaristes nous font une parodie des cinq ou six dernières saisons, et ça ne fait qu’insister sur le fait que toute cette intrigue est super chiante.

Ironiquement, Owen n’a jamais été un aussi bon acteur que dans cet épisode, et Teddy aussi, ma foi. Les scénaristes ont déjà fait bien mieux par contre. Je vois qu’ils essaient vraiment de nous proposer un épisode pour nous raccrocher à ce personnage, et au passage en profitent pour nous ramener Andrew, mais ça ne marche pas. Et ça me frustre.

Je suis du genre à adorer les personnages complexes avec une jolie évolution à travers les saisons, mais vraiment, depuis que Teddy est revenue, c’est la catastrophe. En fait, je ne sais pas pourquoi ils ont décidé de la faire revenir alors que clairement, ils n’avaient rien pour elle. Plus on avance, plus on creuse. Un peu comme avec cet épisode qui s’enferme ensuite dans des flashbacks avec Alison aidant Teddy à faire le deuil de ses parents parce que… parce que… Je ne sais pas, il fallait que l’épisode fasse 40 minutes ?

Ah non, il n’en fait que 39. Et c’est encore trop long. C’est triste, ça. Bon, c’est en tout cas dans cette épreuve du deuil de ses parents que Teddy a compris qu’elle avait des sentiments pour Alison. C’est tout mignon et tout, mais ça mène à une culpabilité du personnage qui s’est préparé à aller au travail plutôt que de rester au lit avec l’amour de sa vie.

L’amour de sa vie. Elle a donc passé une seule nuit avec ? Eh beh. C’est quelque chose quand même. Alors que Teddy a voulu aller au boulot, Alison s’est rendue vers les Twin Towers le 11 septembre 2001. C’est vrai que c’est violent, mais tout ce que j’en vois, c’est un personnage qui se tire à elle le drama de tout un pays pour justifier toutes les erreurs et tous les mensonges de sa vie ; et le pire, c’est qu’elle le fait en s’enfermant de nouveau dans un mensonge où elle sauverait la vie d’Alison pour passer à nouveau une super matinée. Soit.

Bon, dans la réalité, autrement, Amelia reste pour aider Owen autant que Teddy. Cette dernière est telle un soldat en état de choc post-traumatique et inquiète Owen qui ne sait pas quoi faire pour elle. Il s’en confie donc à Amelia, parce que qui mieux que son ex pour ça ? Et le pire, c’est qu’ils montent un meuble ensemble avec une Amelia en train de se faire l’avocat du diable – ou en tout cas de Teddy. J’aime Amelia et sa compassion, j’aime qu’elle puisse avoir une vision plus nuancée et affirmer que Teddy a menti sur Alison à cause de son propre choc post-traumatique… mais bon, en tant d’années et alors qu’elle n’a jamais été introduite comme un personnage ayant ce genre de problèmes.

Je ne sais pas, il faut croire que je n’ai pas autant de gentillesse et compassion que je pensais avoir jusqu’ici, parce que ce personnage, je n’arrive pas à lui pardonner – ou plutôt, je ne pardonne pas ce que les scénaristes en ont fait. Dans son rêve, elle s’enferme donc un matin de 11 septembre où tout va bien, jusqu’à ce que plus rien n’aille. Aaaah. Cette scène où les gens crient dans Central Park en découvrant l’horreur de ce qui est en train de se produire était horrible à regarder.

C’est un épisode qui a mis vingt ans à être possible, tout de même, mais même encore aujourd’hui, je trouve ça bien difficile comme intrigue. En plus, tout est présenté comme un cauchemar de Teddy qui fait du plus gros attentat américain son drama personnel avec une Alison qui serait morte quoiqu’il arrive ? Humph. Admettons que ce soit le cas, ce n’est quand même pas son drama personnel, franchement.

Elle m’énerve Teddy. Heureusement qu’Amelia est là dans cet épisode, elle est là pour souligner à Owen qu’il est insupportable aussi, qu’il reproche à Teddy d’avoir sa relation passée à elle comme Owen a Cristina et qu’il ne doit pas rester à la détester. Mieux vaut passer au pardon, ou en tout cas à un état neutre. Je ne sais pas si Owen y arrivera, j’imagine que oui puisqu’il l’a fait avec Amelia comme elle le souligne, mais moi, je vais avoir du mal tant que Teddy continuera à agir comme de la merde tout le temps.

C’est finalement Meredith qui parvient le mieux à résumer le personnage de Teddy et ses défauts : elle court toujours et fuit toute la culpabilité qu’elle ressent, alors qu’elle ne devrait avoir aucune culpabilité, parce qu’elle n’y est pour rien dans les morts d’Alison, Andrea ou même Henry. Oh, nice touch de nous rappeler qu’il a existé. Merci Meredith d’être toujours parfaite et de nous sortir de cet épisode interminable. Teddy se réveille donc au moment où Amelia part de l’appartement et elle se rend aussitôt s’occuper de son bébé qui pleure, ce qui fait bien plaisir à Owen.

Station 19 – S04E08


Épisode 8 – Make No Mistake, He’s Mine – 16/20
Il faut bien avouer que je n’en ai plus rien à faire du côté médical de la série, et les scénaristes non plus ne s’en préoccupent plus. En revanche, du côté des relations et des dynamiques, les intrigues proposées cette semaine sont vraiment captivantes et permettent à cette saison de rester bien plus intéressante que je ne l’imaginais au premier abord. J’accroche plutôt bien à tout ce qu’il se passe pour l’instant, mais je redoute le prochain épisode.

Spoilers

Le nouveau love interest de Vic cache un lourd secret qui va tout changer dans les dynamiques des personnages de la caserne.


 

I don’t know, you wanna give me tips on how to sign my own name ?

Andy et Robert sont encore en train de faire l’amour, et franchement non merci, je n’ai pas besoin de voir ça. En début d’épisode, on retrouve également Vic au premier rencard de sa vie, parce que pour une fois, elle fait les choses dans l’ordre en ayant un vrai rencard avec son beau pompier, Theo (zut, je pensais vraiment que c’était Léo son nom). Tout se déroule bien entre eux, jusqu’au premier baiser interrompu par un coup de fil déroutant : son rencard se retrouve à devoir bosser pour la caserne 19 le lendemain. Comme par hasard.

C’est déjà emmerdant de prétendre qu’ils ne se connaissent pas au boulot, mais ça part en vrille quand Vic apprend de Travis que Theo est l’ancien capitaine de Michael. Yep, il est responsable de la mort du mari de Travis. Oh putain, c’est un autre cas de Perfect Penny cette affaire. Les scénaristes se recyclent, mais ça fonctionne, alors pourquoi pas.

Le problème, c’est que Travis ne va pas pouvoir pardonner ça de si tôt. Vivement l’épisode flashback pour nous raconter tout ça, parce que pour l’instant, il est difficile d’en vouloir à Theo qui était tout charmant avec Vic. La pauvre, ça fait une sacrée étape à gérer pour son tout nouveau couple, ça.

Les deux pompiers sont toutefois interrompus par un cas de la semaine qui débarque directement à la caserne. Décidément, c’est la mode cette saison ! On se retrouve donc avec quelques adolescents qui débarquent à la caserne, avec le problème que l’un d’entre eux a une flèche dans la tronche. Gérer ce cas est plutôt habituel pour les pompiers, mais ça pose des problèmes dans l’équipe quand même.

Maya est toujours en arrêt, c’est donc à Andy de prendre le relai, et ça déplaît à Robert. Le coup de la flèche est un trauma bien embêtant pour les pompiers, surtout quand le patient, Ted, finit par oublier qu’il a une flèche dans le crâne et qu’en chemin les pompiers tombent sur un type en pleine overdose qui provoque un embouteillage.

Andy et Robert ont bien du mal à gérer ce qu’il se passe, en tout cas, passant l’épisode à se disputer l’air de rien. Le pire, c’est que Ben est là pour les conduire à l’hôpital et est témoin du moment où Andy finit par péter un câble parce qu’elle en a marre d’avoir Robert remettant en question l’ensemble de ses questions pendant tout l’épisode. Il a beau dire qu’il veut juste l’aider, il a clairement été insupportable pendant toute l’intervention, alors je suis forcé d’être du côté d’Andy de ce côté-là.

Ben est mort de rire au retour à la caserne, en tout cas, et il en profite pour conseiller le nouveau bleu. Malgré les bons conseils de Ben, Robert reste très con dans sa manière de gérer les choses et de vouloir reporter le conflit tout en assurant qu’il est plus expérimenté qu’Andy de toute manière. Elle accepte de reporter la conversation, mais ça ne peut être illimité comme report.

A la caserne, Vic est débordée par la stupidité des amis de ce Ted et elle le laisse donc à Dean et Theo. Ceux-ci peuvent apprendre à se connaître, mais Theo ne reste pas bien longtemps avec Dean, préférant partir en intervention pour aider Travis avec le drogué. Avant cela, il est tout de même confronté à Vic qui lui apprend que, bon, Travis n’est pas que son ami, il est son meilleur ami qui l’a pris chez elle après la mort de son fiancé.

Bim. Ca la fout mal d’être en couple avec celui qui a tué son mari après ça. Par contre, j’ai eu du mal avec Vic qui refuse de laisser Theo lui parler de ce qu’il s’est passé. Même si clairement la hiérarchie a reconnu la faute de Theo en le faisant retomber au bas de l’échelle, on sent bien que ce ne peut pas être aussi simple que le dit Travis.

Et si Travis ne veut pas recevoir l’aide de Theo sur le terrain, on sent bien que travailler ensemble va être compliqué. Quel choix de merde de les mettre collègues, la hiérarchie est bien stupide sur ce coup-là. Leur première intervention vire au désastre avec le drogué qui se réveille et redémarre sa voiture, détruisant le pied de Theo au passage.

Cela ne suffit pas à attendrir Travis, et ça énerve beaucoup trop Theo qui rentre donc à pied à la caserne malgré sa blessure. Il tombe sur Vic et Dean qui ne comprennent pas trop ce qu’il se passe, alors même que Vic vient juste de balancer tout son drama à Dean débordé par la situation, surtout que Travis n’est pas au courant de ce qu’il se passe. Cela commence à faire beaucoup pour Dean qui est toujours supposé être amoureux, non ?

En tout cas, Dean tente ensuite de raisonner Travis qui a fait une erreur professionnelle en laissant Theo derrière, mais ce n’est pas si simple pour Travis. Il est tellement déchirant de voir Travis retomber dans cette position de colère où il devait être à l’origine, et aussi bien trop touchant.

Malgré tout, la fin d’épisode est plutôt bien trouvée, avec Vic qui essaie de reconstruire le puzzle de sa vie, parce qu’elle fait une confiance aveugle à Travis. Elle sait qu’il ne peut se tromper sur quelque chose d’aussi important, et Theo le reconnaît bien évidemment : il avoue ainsi que lui aussi revit en boucle ce qu’il s’est passé avec Michael et que lui aussi a été détruit par ce qu’il s’est passé. Aïe.

On le voit venir pendant tout l’épisode, mais évidemment, Vic est touchée par la confession et par le fait qu’il aille si mal, alors elle se permet un câlin avec lui, en plein milieu de la caserne… C’est la pire des idées, parce qu’évidemment Travis débarque et voit ce qu’il se passe. Je suis frustré. Je veux la suite, putain ! Et je ne veux pas voir Travis et Vic se déchirer trop longtemps, même si ça va être inévitable un temps, là.

Pendant ce temps, Jack est toujours au top de sa vie, à parler en visio et en langue des signes avec Marsha, toujours à l’hôpital. Elle est sur le point d’en sortir, en théorie, mais en pratique, Jack reçoit un appel d’Emett le lendemain pour lui dire que non, elle va plutôt être intubée à nouveau, finalement. En plus, il est confronté au fait de ne pas être légalement le contact d’urgence de Marsha, cela sent tellement la merde.

Loin de toute la romance du début d’épisode, Dean retrouve une avocate pour l’aider dans son litige. Le problème, c’est qu’il cherche à obtenir justice, sauf que pour elle, il n’existe pas de justice au sens où il l’entend. C’est bien senti, et c’est important pour une série de le souligner : il doit se demander ce qu’il attend de cette décision qu’il prend de s’attaquer à la ville.

Il invite en fin d’épisode Ben, Robert et Vic dans la cafétéria, avant de faire un visio avec son avocate. Il annonce alors sa décision de ne pas simplement vouloir justice, il veut empêcher que ce qu’il s’est passé en mi-saison se reproduise avec d’autres. L’avocate est soulagée de voir qu’il fait le bon chemin pour gérer ses sentiments, mais il reste encore beaucoup de travail à faire.

De son côté, Carina est toujours à gérer les démarches administratives du décès de son frère avec l’aide de Maya, mais les scénaristes ont des plans avec elles qui vont tout bouleverser, avec quelqu’un frappant à la porte. Bien sûr, Maya ouvre la porte et tombe sur une italienne en larmes qui débarque dans la vie de Carina… C’est une ancienne amie, Gabriella, mais on devine immédiatement que c’est une ex.

Et elle est clairement envahissante. J’ai beaucoup ri de voir Maya complètement débordée par la tempête italienne, mais je trouve en même temps ça abusé de la part de Carina de ne pas y mettre tout de suite des limites claires : Gabriella débarque, critique Maya en italien et fait la cuisine dans leur cuisine ? C’est déroutant tout de même.

Et ça fait beaucoup pour Maya qui est d’une patience remarquable par rapport à ce qu’elle fait habituellement, alors que les deux filles sont en plein trip mémoriel dans les albums photos. Maya profite de la première excuse qu’elle trouve pour fuir, et c’est Jack qui la lui donne en lui envoyant un SMS concernant Marsha.

Cela n’a aucun sens d’avoir Maya qui débarque chez Jack et sa nouvelle copine, mais c’était drôle à voir, et ça marche bien pour la conclusion de l’épisode qui va abuser totalement en nous faisant croire que Maya et Carina, toutes les deux en congés, vont pouvoir organiser une méthode qui permette à Marcus de voir Marsha à travers la fenêtre de sa chambre d’hôpital grâce à la grande échelle d’un camion de pompiers.

Allez, j’étais content de retrouver l’amitié entre Jack et Maya, et la scène finale de l’intrigue fonctionne bien, malgré les effets spéciaux foireux. Pas besoin de mettre un budget de fou de toute manière, l’important, c’est l’émotion. Quant à Carina et Maya, elles prennent le temps de parler de la jalousie de Maya, et ça permet à Carina de rassurer sa petite-amie. Bon, elle recommence à vivre, c’est déjà ça.

 

Grey’s Anatomy – S17E08

Épisode 8 – It’s All Too Much – 17/20
Écoutez, l’épisode porte bien son titre et oui, c’est vraiment trop tout ça. On a beau avoir l’habitude avec cette série, force est de constater qu’il y a des scènes et des pertes qui fonctionnent pour venir titiller le canal lacrymal. L’épisode ne réinvente rien, mais il est exactement ce qu’il fallait après la frustration et l’énervement de la semaine dernière. Allez, la série continue… pour le moment.

Spoilers

Les médecins gèrent leur deuil comme ils le peuvent, tout en gardant l’espoir d’une amélioration de l’état de santé de Meredith.



No one ever imagined we would make it this far…

Oui, personne n’imaginait que la série tiendrait aussi longtemps, Meredith, mais c’est horrible tout de même que cet épisode commence par tous les personnages gérant le décès d’Andrew comme ils peuvent. On avait bien besoin d’un autre retour de Derek et du sourire de Mer pour gérer tout ça. Quel plaisir de revenir à la plage avec ce couple culte, honnêtement.

Si tout est beau à voir, on sait toutefois que c’est signe pour Meredith qu’elle va devoir faire un choix entre revenir à la vie ou rester sur la plage avec lui, de qui elle ne peut approcher. Elle a les pieds coincés dans l’eau maintenant qu’elle voit son mari faire de la pêche, et ça fait de la peine à voir. La scène est bien écrite tout de même, avec Derek parlant de ses enfants, et particulièrement cet enfant qu’il n’a jamais pu voir, le pauvre.

De scène en scène, Derek se rapproche peu à peu d’elle, ce qui fait de belles scènes d’éclats de rire tout de même. Dans la réalité, les choses sont moins belles, tout de même : Owen fait le carton des affaires d’Andrew, et je trouve ça bizarre, mais pas autant que Teddy qui a l’impression de voir Andrew quand Cormac vient lui parler. C’est abusé, mais on nous avait dit qu’on reverrait Andrew à l’écran. Après, c’est abusé, mais elle l’a tué sur sa table d’opération, ça peut se tenir.

Enfin, ça, c’est le point de vue de Miranda, hein. Elle demande un rapport d’autopsie pour savoir ce qu’il s’est passé exactement, et ça fait choque un peu tous les médecins qui l’apprennent. Il faut dire que ceux qui l’apprennent sont Owen, Teddy et Richard. Tous ont été liés à son cas médical et Miranda leur en veut : elle a appris ce qu’il se passait trop tard pour faire quoique ce soit.

Richard a toutefois autre chose à faire que de s’opposer à Miranda : il a du mal à vivre la nouvelle du décès de son étudiant préféré, et il s’en confie à Catherine puisqu’ils sont de retour ensemble. Leur couple est chiant, mais quand il est question d’Andrew, ça marche toujours sur moi, même lorsque Catherine insiste pour dire que la vie (et la mort surtout) n’a aucun sens : elle n’a toujours pas de retour de son cancer, alors qu’elle vit avec ce risque désormais.

La bonne nouvelle redonne des forces à Richard : il se rend auprès de Miranda pour lui souligner qu’elle abuse à demander un rapport d’autopsie et forcer les médecins à devoir témoigner sur ce qu’il s’est passé dans le bloc opératoire. Franchement, ça fait partie de ce qu’il faut faire pourtant, ne serait-ce que pour leur tranquillité d’esprit aussi. Richard n’a pas envie de revenir sur tout ça, pourtant, ça fait partie des choses importantes, je trouve, y compris pour la tranquillité d’esprit des médecins concernés.

D’ailleurs, on voit bien que Teddy n’en peut plus du tout. En parallèle, elle cherche vraiment les bonnes nouvelles autant qu’elle peut. Ce ne doit pas être simple de s’occuper de proches : Teddy soigne toujours Meredith, et elle a les bonnes nouvelles qu’elle cherche : son test Covid est revenu négatif et son état s’améliore sensiblement, mais il faut maintenant que son corps résiste à toutes les conséquences et à l’arrêt de la machine qui l’aidait à respirer. Le problème, c’est que Meredith passe du bon temps avec Derek, alors elle ne réagit pas aussi bien que prévu à la baisse des sédatifs. Teddy refuse de prendre le moindre risque, au grand dam de Cormac : pourtant, c’est Meredith et elle vient de perdre Andrew, c’est bien logique.

La vie peut encore être belle, heureusement. Bizarrement, Jo a eu tellement de tristesse dans sa vie qu’elle n’a pas de quoi pleurer pour Andrew, alors que franchement, ils ont été assez proche pour qu’elle soit encore plus au fond du trou, non ? C’est totalement abusé, mais j’ai aimé la scène qui la voit nue dans son lit alors que Jackson est à poil dans son canapé, juste à côté. C’est logique : ils ne veulent pas dormir ensemble, ils sont juste des sex friends après tout. C’est du grand n’importe quoi.

Les enfants de Meredith dansent dans le jardin, loin de se douter de tout ce qu’il se passe dans le monde des adultes. Maggie a bien du mal à donner le change, mais elle a heureusement un mec qui donne tout ce qu’il a pour occuper les enfants et les éloigner des crises de larmes de leur tante.

Si tout va bien pour ce couple-là, ce n’est pas le cas pour Lincoln et Amelia quand cette dernière trouve une bouteille de whisky caché dans la maison, au sein d’une bouteille de vin rouge en plus. Lincoln lui explique qu’il fait ça pour boire un verre de temps en temps dans le garage, en fin de journée, pour décompresser en jouant de la guitare.

Humph, boire seul, ce n’est jamais bon. Le faire en cachette, c’est le début d’un problème… mais puisqu’il vit avec une alcoolique potentielle, je peux comprendre son point de vue. Amelia est quelque peu dans l’abus parce qu’elle lui tombe dessus et ne lui laisse pas vraiment le temps de s’expliquer ; elle le juge directement et le confronte comme alcoolique.

J’imagine que puisqu’elle est dans le programme et marraine elle-même, elle devrait connaître des tactiques moins invasives pour faire prendre conscience du possible problème, non ? Forcément, Lincoln prend très mal cette attaque frontale et se barre, mais pas avant d’avoir assuré qu’il reviendrait. Il a bien du bol, en pleine pandémie, de pouvoir se barrer comme ça. Après tant d’épisodes enfermé chez Meredith, toutefois, je comprends pourquoi il crise aussi vite…

Bien sûr, il se rend aussitôt chez sa meilleure amie, et ça fait du bien d’avoir ce genre de relations et scènes à l’écran : Lincoln y débarque avec sa bouteille de whisky et fait une blague sur Jackson avant même de savoir que Jackson est justement là, elle aussi. Jo est bien ravie de le voir débarquer en tout cas.

Elle vient d’annoncer à Jackson qu’elle voulait changer de spécialité, et elle le fait à présent aussi avec Linc. Jo insiste pour dire qu’elle est heureuse de ne pas être bientôt enceinte, ce qui était une bonne perche humoristique comme Jackson est là, et le trio est plutôt marrant à voir.

En revanche, la bouteille passe de Linc à Jo un peu trop rapidement au goût de Jackson, même s’il ne dit rien. Ces personnages, particulièrement Jo, ont toujours été enclin à se bourrer un peu trop facilement, après tout. Cela va poser problème avec Amelia, c’est inévitable, et il faut souligner tout de même qu’il y a problème avec ces personnages et leur manière de gérer leur consommation d’alcool.

Ce ne sera toutefois pas évoqué plus frontalement que ça par Jackson ou par le reste de l’épisode… mais les scénaristes se gardent des cartouches pour plus tard, je pense. Cela se termine en effet par une scène où Linc et Jo se font un concours de vie la plus triste. Si Jo n’évoque pas directement Alex, elle nous montre bien qu’elle n’est pas loin de la dépression à faire le tour de sa garde-robe toute nouvelle parce qu’elle avait renouvelé tout ça pour faire quelques rencards. La pauvre.

De manière très chouette, Amelia s’occupe l’esprit bien autrement : elle prend soin de Zola et l’aide à faire face à une réalité difficile et horrible. Elle lui propose ainsi un visio avec Meredith, ce que j’ai trouvé tout touchant. Par contre, la tablette qui fonctionne encore sous plastique alors que le médecin l’utilise avec des gants, j’ai du mal à y croire.

Après cette scène, c’est Cormac qui prend le relai et parle à Meredith pour lui dire que ses enfants lui passent un appel chaque jour. Cela perturbe Meredith dans sa conversation avec Derek : elle préfère en effet avoir des nouvelles de ses enfants, et Cormac les lui apporte. C’est à son tour de faire un détour par la plage avec Meredith : après tout, c’est le dernier love interest de Meredith encore debout ou en état de respirer, hein.

Il demande donc à Meredith de se battre pour rester en vie et de revenir à lui. Meredith fait donc le choix de s’éloigner de Derek, et c’est bien triste à voir. Cormac parvient à nous la ramener petit à petit à la vie. C’est déjà ça… Mais ce n’est pas suffisant : il passe tout de même une vidéo du mémorial d’Andrew, évidemment qu’elle préfère rester sur la plage à parler à Derek si Andrew est mort…

Et oui, pendant ce temps, les médecins font ce qu’ils peuvent pour réconforter Carina autant que possible – et se réconforter les uns les autres. Les internes envisagent donc une vidéo d’hommage, mais Helm a du mal à tourner son propre message et elle semble avoir de plus en plus de mal avec la pandémie : elle vit seule, elle n’a pas de love interest, c’est un personnage désespérément seule honnêtement. L’intrigue de cette semaine le montre bien.

Nous suivons aussi Maggie et son nouveau mec qui s’occupe d’un patient effrayé par la pandémie. Il a bien du mal à être à l’hôpital, par peur de choper le virus. L’intrigue a surtout une vocation comique, à nous montrer Maggie en concurrence avec son mec possiblement plus brillant qu’elle (oh, les futurs problèmes !) et un patient qui finit par courir nu dans l’hôpital. Ce potentiel comique insiste toutefois sur l’amour de ce nouveau docteur qui vient d’obtenir quelques droits à l’hôpital grâce à Maggie : il est à fond sur Maggie et il l’observe avec beaucoup d’amour en train de réconforter le patient pour qu’il accepte de se faire soigner, ou en train de consoler Helm.

Ben oui, Helm déprime et a peur de finir comme ce patient car elle n’a plus eu le moindre contact physique avec qui que ce soit depuis deux mois. Maggie force alors Helm à se lever et à se mettre dos à dos avec elle, histoire de déjà la réconforter un peu. Je ne sais pas si l’effet peut être si grand que ça aussi rapidement, mais tant mieux pour elle puisque ça semble faire effet. Si ça peut inspirer aussi les audiences qui regardent ça en plein confinement (possiblement). On sait bien qu’il y a là un véritable enjeu sanitaire et psychologique, les confinements successifs font des dégâts importants, et c’est bien que la série prenne le temps de le souligner.

En attendant, Levi doit gérer son deuil comme il peut, et il le fait en en parlant à Niko pour évacuer sa rage. Celui-ci aussi a du mal à gérer les choses, par contre. Il a pourtant Levi pour parler, mais il se refuse toujours à le faire. Les deux restent en couple malgré tout, mais j’ai vraiment toujours autant de mal avec Niko qui ne semble pas fait pour recevoir tout l’amour que peut lui apporter son mec.

Tant pis pour lui. Levi peut au moins le faire avec Miranda : il la retrouve en train de se cacher au lieu d’aller à la cérémonie organisée pour Andrew. À défaut d’un enterrement, parce qu’il y a le covid qui l’empêche, Andrew a au moins un mémorial. Oh, c’est un mémorial bien particulier, tout de même, avec tout le monde sur le parking de l’hôpital, forcés de garder les distances.

C’est absolument triste à voir, et c’est l’un des pires enterrements de séries je crois, parce que ça en rajoute encore avec la pandémie et avec les manières dont on ne peut plus enterrer les gens aujourd’hui. Tout le monde regarde donc une vidéo où les médecins lui adressent un dernier message vidéo. Un mémorial, quoi.

Certains patients sont là aussi pour voir ce qu’il se passe, et la série fait le bon choix de couper le son pour nous mettre simplement une petite musique qui suffit bien à voir les réactions de tout le monde. Bon alors par contre, les boulets qui prennent une vidéo de ce moment, j’ai du mal. La vidéo se termine par un extrait d’Andrew faisant son entretien d’embauche.

Il y parle de Carina, histoire que ce soit encore un peu plus atroce pour nous, surtout qu’elle est là. L’épisode manque sacrément en intensité de ce côté-là, d’ailleurs, mais c’est parce que Carina a géré sa peine dans Station 19, et je ne peux que vous conseiller l’épisode de cette semaine, ou au moins ces scènes-là, parce que ça rajoute à l’émotion de cet épisode, je trouve. Les personnages pleurent tous en écoutant ça, et il faut bien reconnaître que moi aussi, hein. Cela termine quand même par Andrew qui assure qu’il donnera le meilleur de lui-même…

Après tout ça, la série prend encore le temps d’une réconciliation entre Amelia et Linc, et c’était bien nécessaire. Amelia ne veut plus de secret entre eux, et Linc lui promet de ne plus en faire. J’espère bien.

Sur le parking de l’hôpital, Owen retrouve aussi Teddy, toujours assise sur un trottoir. Elle est complètement déconnectée de la réalité et en phase totale, et il y a de quoi après cet épisode, ma foi. C’est triste de finir sur elle, l’impact aurait été plus grand sans les dernières scènes de l’épisode, si on avait simplement terminé sur le mémorial. Mais bon.

Concernant le deuil de Carina :

Station 19 – S04E07

Épisode 7 – Learning to Fly – 17/20Vraiment, cette saison me plaît beaucoup plus que les précédentes, c’est assez dingue. L’intervention de la semaine est complètement naze, mais elle permet d’avoir pile ce qu’il faut pour que les personnages évoluent et pour que l’épisode soit passionnant de ce point de vue-là, qui reste mon préféré…

Station 19 – S04E07


Épisode 7 – Learning to Fly – 17/20
Vraiment, cette saison me plaît beaucoup plus que les précédentes, c’est assez dingue. L’intervention de la semaine est complètement naze, mais elle permet d’avoir pile ce qu’il faut pour que les personnages évoluent et pour que l’épisode soit passionnant de ce point de vue-là, qui reste mon préféré dans les séries. En plus, dès les premières secondes, on a aussi ce qu’il faut en émotion avec les conséquences de la semaine dernière.

Spoilers

Les pompiers viennent en aide au gourou d’une secte persuadé qu’il peut voler, alors que Maya prend quelques jours pour aider Carina à faire son deuil.


Cet épisode fait suite au crossover de la semaine dernière :

If you don’t put your mask back on, you’re gonna be high on covid.

Carina est en pleine dépression et ne parvient pas à trouver de position confortable pour elle. Quand c’est trop confortable, elle a envie de pleurer, et elle n’en peut plus de pleurer. L’actrice joue si bien son deuil. Maya l’oblige alors à crier, ce qui est bien une manière hyper américaine de gérer les choses, mais qui ferait du bien à Carina – en plus, les pleureuses italiennes aussi existent, donc ce n’est pas si américain comme gestion du deuil.

J’ai tellement de peine pour elle, et pour Maya qui ne sait pas comment lui venir en aide, parce qu’aucune aide n’est possible. Bon, en revanche, Carina est hyper inactive alors qu’on sait bien qu’en cas de décès il y a un milliard de démarches administratives. Et en temps de pandémie + à l’étranger, je ne sais pas comment elle peut faire.

Elle non plus elle ne sait pas comment faire : elle n’a pas encore prévenu ses parents. Comment on annonce à son père le décès de son enfant, par meurtre, comme ça, à distance… En fait, Carina prend soudainement conscience de tout ce qu’elle doit faire, de son envie de crier et de son incapacité à le faire. Bref, elle finit à nouveau dans la douche.

Maya prend donc le relai autant qu’elle peut et passe un tas d’appel, tout en tentant de lui faire un sandwich parce qu’il faut bien que Carina mange un peu. Elle ne dort pas, elle ne crie pas, et elle a bien besoin de Maya pour passer tous les appels annonçant le décès d’Andrew. Le seul problème, c’est qu’elle ne peut pas appeler les parents de Carina pour autant – et aussi que bon, il faudrait commencer par le père quoi.

Le problème, c’est que Carina traverse toutes les étapes du deuil et Maya a bien du mal à la comprendre et la suivre. Elle la réconforte trop, et Carina ne veut surtout pas être dans une position trop confortable par crainte de se remettre à pleurer. C’est horrible pour Maya qui se retrouve en permanence rejetée alors qu’elle ne veut qu’aider. Elle fait tout bien comme il faut Maya, c’est étonnant venant d’elle, mais ça fait un sacré épisode touchant.

Sans trop de surprise, Carina passe par une phase où elle se blâme pour ce qui est arrivé à son frère, parce qu’elle n’a pas réussi à l’empêcher de monter dans le train. Je comprends un peu mieux pourquoi cette intrigue était casée dans l’épisode de la semaine dernière finalement, parce que ça marche bien pour le développement de Carina, qui fait désormais partie du casting de cette série. Elle est tellement touchante, et Maya aussi.

Carina finit par passer le coup de fil à son père, et ça se passe encore plus mal que prévu : son père est déjà au courant, depuis deux jours, mais il ne l’a pas appelé. On en arrive alors aux grands remèdes pour les grands maux : Maya emmène Carina à la caserne, déclenche l’alarme du camion (bon dieu, elles vont finir sourdes) et la force à hurler. La scène a fonctionné sur moi, peut-être parce que je suis fan de Carina depuis le départ, mais c’est tellement triste, franchement. En tout cas, grâce à tout ça, Carina trouve enfin le sommeil – et Maya prend le risque insensé de lui faire un câlin à ce moment-là ? Beaucoup trop mignon, certes, mais aussi beaucoup trop risqué.

Loin de tout ça et de ce deuil atroce qui mériterait tout l’épisode tellement l’actrice est incroyable, Vic est déprimée elle aussi, mais pas tellement pour Andrew, donc. Elle le connaissait, mais pas apparemment pas assez. Elle est plutôt obsédée par ce qu’il s’est passé à la mi-saison, et pour se changer les idées, elle préfère faire du jogging et être réconfortée par son beau pompier heureux de lui annoncer qu’il vient de passer sa matinée à courir en espérant la croiser à nouveau.

Cela marche pour lui autant que pour elle qui lui confie qu’elle avait bien envie de le croiser pour accepter son rencard cette fois, et il n’en faut pas plus pour qu’il tende la main vers elle. En temps de pandémie, c’est déjà quelque chose d’assez énorme.

Quand elle revient à la caserne, elle est en tout cas heureuse de l’annoncer à Travis et Emett. Oui, Travis se fait tester à l’hôpital par Emett, ça tombe bien dis donc. J’ai eu du mal à le reconnaître avec sa tenue, mais j’aime bien le fait qu’il soit encore hyper impliqué dans la vie de la caserne. En plus, ça aide aussi à normaliser énormément le PCR d’avoir ce genre de scènes (c’est plutôt un antigénique, cela dit ?).

Cela normalise aussi énormément l’amitié entre Travis et Emett. Ils sont ex, mais ils ont l’air de bien vivre tout ça, partageant leurs anecdotes de vie et les facilités à mentir ou se convaincre des mensonges de ses proches. Cela tombe bien, parce que la série nous ramène justement le père de Travis. Il tente de se faire pardonner et d’évoquer son mensonge de vie à travers plein de prétextes, ce qui ne plaît pas du tout à Travis. Le fils envoie donc son père se faire voir et part en intervention.

En parallèle, Andy et Robert sont toujours bien heureux au lit, et c’est un peu abusé parce que j’imagine qu’ils sont toujours chez Maya où Carina est en pleine dépression. Enfin, laissez-moi reformuler : ils ont raison et droit d’être heureux, mais ils pourraient être plus discrets, peut-être. Je ne sais pas, un peu de respect pour le mort ? C’est perturbant, j’imaginais un peu plus de focus sur Andrew. Bon, bref, on a ce qu’il fallait avec Carina.

Leur couple fonctionne bien en tout cas, même s’il y a toujours des problèmes : Maya reste avec Carina, laissant ainsi Andy en charge de la caserne, ce qui place Andy en boss de son mari. Et c’est toujours perturbant quand elle lui rappelle qu’il n’est qu’un bleu, quoi. Il est de retour en bas de l’échelle après tout, donc c’est bien normal que Jack insiste pour qu’il soit remis à sa place par Andy.

C’est bien. Et c’est important pour Jack qui est déjà assez énervé de constater que lui aussi est lieutenant mais ne peut être mis en position de capitaine lorsque Maya est absente. Le pauvre. Il passe une sale journée en plus, parce que du coup, c’est lui qui se retrouve dans le feu de l’action pendant l’intervention. Et quelle intervention. C’est quelque chose, tout de même : cette semaine, il se retrouve ainsi forcé de « danser plus fort » pour plaire à un gourou menaçant de se suicider en sautant d’un toit devant tous ses disciples dansant bizarrement aussi.

Cela amuse Vic de voir Jack danser comme ça, alors elle le prend en photo avant de s’occuper d’un disciple qui se blesse en tombant d’un arbre. C’était marrant à voir, surtout que l’homme voulait continuer de danser, et les scénaristes ont bien fait de choisir Jack, parce qu’il avait bien besoin de ça pour décompresser.

Oh, il est pourtant plutôt dans une position de vie relativement chouette, puisqu’en début d’épisode on l’a vu avec sa nouvelle famille en visio avec la grand-mère, et tout allait bien. Le problème, c’est qu’il s’empêche d’être heureux et que le gourou le sent bien. Dès qu’il en a l’occasion, le gourou saute donc et se fait acclamer par ses disciples heureux de le voir survivre à sa chute. En effet, il saute pour prouver qu’il est capable de voler, mais seulement une fois que les pompiers ont mis en place ce qu’il fallait au sol pour le sauver.

En revanche, il y a un autre problème avec cette intervention, souligné dès le départ par Robert : ils ont besoin de bosser avec la police. Ce n’est pas bien grave en théorie, et ça commence plutôt normalement, mais inévitablement, le collègue du sale flic raciste absolument atroce introduit il y a deux épisodes finit par arriver lui aussi sur place – précisément au moment où Dean se fait lécher le front par un disciple.

Dean est inévitablement énervé, surtout qu’il voit les flics se comporter bien différemment avec les disciples de cette secte, blancs. Les excuses du collègue du flic ne suffisent pas tellement pour Miller, même s’il apprend que le flic raciste est suspendu. Robert fait ce qu’il peut pour tenter de convaincre Dean de rebosser avec le reste des flics, mais il a du mal à s’y faire malgré tout. C’est une scène qui fonctionne bien : bien sûr que ça pose des problèmes pour travailler ensemble tout ça.

Pourtant, le flic semble faire tout ce qu’il faut, mais bon, ça n’empêche pas Dean d’entendre les autres flics appeler les membres de cette secte « monsieur » quoi. Cela change beaucoup de la manière dont il a été traité, et ça le refait changer d’avis sur ce qu’il veut faire face à tout ça, même lorsque Vic et Ben font ce qu’ils peuvent pour le convaincre de tenter de changer le système. Dean en a marre d’être celui censé faire les efforts pour changer le système cependant. Effectivement.

Suite au décès d’Andrew, Ben a envie de reprendre le travail, mais en y allant le plus lentement possible, évidemment. Andy lui permet donc de rester à l’accueil de la caserne, ce qui n’est pas la garantie d’une journée pépère, loin de là. Ben se retrouve ainsi à enfreindre les règles une fois de plus pour venir en aide à un homme atteint du HIV qui s’est salement coupé le doigt.

L’homme est terrifié à l’idée d’aller à l’hôpital alors qu’il est immunodépressif, alors Ben fait ce qu’il peut pour lui venir en aide à l’intérieur de la caserne, évidemment. L’intrigue était principalement bavarde, mais elle fonctionne bien, avec un homme très sympathique et donnant ses conseils comme il peut à Ben pour qu’il gère le covid, le stress, ses deuils.

Celle qui est pourtant la plus à-même de tout gérer est cependant Vic, apparemment : son flirt avec son pompier se déroule à merveille dans cet épisode. Elle brise les protocoles pour obtenir le numéro de celui qu’elle espère voir devenir son mec et il l’envoie balader parce qu’il est sur le point de rencontrer quelqu’un… et ça tombe bien, parce que ce quelqu’un, c’est Vic ; et il lui ramène des fleurs.

Malgré tout, ils décident d’attendre le mercredi suivant pour se voir, histoire d’avoir eu un test covid avant. Mouais, ils en font toutes les gardes, sont-ils vraiment à ça près quand Vic en a fait un le matin même ?