La playlist de janvier

Voici mes nombreux coups de coeur musicaux devant mes séries du mois de janvier. J’en ai sélectionné une douzaine, avec une invasion visible d’Ally McBeal et de The Following, parce que ce sont les séries que j’ai bingewatchées. Comment ne pas souligner une fois de plus également la brillante B.O d’Ulysse ? 😉 Je vous propose toutes ces chansons dans un ordre apparemment totalement aléatoire : c’est en fait celui dans lequel je les ai découvertes.

A noter : les paragraphes accompagnant les chansons sont forcément bourrés de spoilers, méfiez-vous et n’hésitez pas à en passer 😉

Whatever will be, will be (Que sera, sera) – Doris Day (The Following / Ally McBeal)

Je souhaite commencer cette tout première playlist par un cas bien particulier.  Cette chanson, je l’ai adoré dans The Following, où elle est utilisée dans une scène particulièrement glauque, en décalage parfait avec ce qui est montré à l’écran. Et puis, je l’ai retrouvée avec joie dans Ally McBeal. Je sais, c’est particulier, ce sont les années 60 et pas franchement le genre de tubes d’aujourd’hui… Mais c’est calme et apaisant, et les paroles sont géniales. Bref, ça s’écoute en boucle 🙂

David – Noah Gundersen (The Following, 3×06)

Vrai coup de coeur musical, la chanson n’est pas forcément bien utilisée dans la série : elle conclut un épisode dans un montage nous montrant le sort de chaque personnage et, de mémoire, Ryan tentant de fuir son alcoolisme. Les paroles collent à sa situation, mais c’est surtout le rythme entraînant qui m’a convaincu dans cette chanson.

Runaway – Aurora (The Following, 3×15)

À écouter absolument, qu’on connaisse The Following ou pas ! S’il n’y avait qu’une chose à retenir du final de la série, ce serait cette chanson. Elle accompagne un foutage de gueule magistral de la part des scénaristes avec la « résurrection » de Ryan, mais elle est surtout parfaite pour conclure la série, tant dans les paroles que le rythme. Il y a juste la dose nécessaire d’émotions pour être frustré et triste que la série s’arrête sur cette fin ouverte et en même temps satisfait de la conclusion apportée.

Paradise Lost – Iconoclast (Ulysse, 2×02)

La B.O d’Ulysse est ultra soignée et a pour seul défaut qu’il n’est pas toujours évident de tout dénicher sur Youtube (mais ils ont la classe de toujours donner les infos nécessaires pour retrouver et se procurer les chansons). Bref, à défaut de pouvoir vous mettre un lien vers la géniale chanson d’OAK (petit groupe pas connu du tout pote avec l’équipe d’Ulysse, que je vous encourage à aller découvrir ici), je vous parle de cette envoûtante musique qu’est Paradise Lost. Idéale pour bosser, idéale aussi dans son utilisation par l’équipe de la websérie.

Searchin’ my soul – Vonda Shepard (Ally McBeal, Générique)

Je l’ai déjà dit ailleurs sur le blog : une des grandes réussites d’Ally McBeal réside dans son impeccable B.O portée par la voix chaude de Vonda Shepard. Ce générique n’a rien d’une découverte, je le connais et l’adore depuis bien longtemps, même si je n’avais jamais suivi la série. Thème parfait pour la série, quelques notes suffisent pour plonger dans l’univers d’Ally McBeal, et c’est à ça que sert un main theme.

It’s in his kiss – Vonda Shepard (Ally McBeal, 1×03)

Le moment où j’ai compris que j’allais adorer la B.O d’Ally McBeal est le moment où j’ai compris qu’elle était constituée de reprises toutes portées par la même voix de chansons que j’adore déjà. Introduite dans l’épisode The Kiss, cette chanson semble parfaitement adaptée au scénario de l’épisode (et elle l’est), comme si elle était écrite pour l’épisode. A moins que ce ne soit l’inverse. En tout cas, ça marche.


San Francisco Days – Chris Isaak (The Affair, 2×12)

De mon visionnage chaotique de The Affair, je n’ai pas grand chose de positif à redire. Je ne sais pas bien pourquoi j’ai poursuivi et tenu jusque-là, à part peut-être pour le concept initial que je trouvais sympa et le personnage d’Helen. La seconde saison était à la hauteur de la première : parfaite pour aller s’endormir, à l’exception de deux épisodes. Ce final (qui aurait une fin de série parfaite – mais pourquoi ils ne l’ont pas annulée putain ?) fait partie de ces exceptions, principalement grâce à une scène parfaitement écrite, montée et jouée par l’ensemble de l’équipe, qui a eu la bonne idée d’y incorporer cette chanson. Scène mémorable, que je pense inoubliable, au rythme d’une petite balade qui nous fait presqu’oublier que le dénouement qui se joue est prévisible. Utilisation parfaite dans un épisode qui résout enfin le puzzle entamé dès le pilote. De toute la série, je ne retiendrais que cette scène et le jeu d’Helen. Et Cole, bien sûr, parce que le fan de Fringe en moi ne peut se résoudre à ne pas dire que Joshua Jackson est un acteur de talent.

Hooked on a feeling – Blue Swede (Ally McBeal, multi-épisodes)
Cette chanson n’a bien sûr rien d’une découverte originale à Ally McBeal pour moi (je la connaissais même avant son utilisation dans Guardians of the Galaxy), mais elle est une autre grande réussite d’Ally McBeal, qui n’hésite à réutiliser la même chanson tout au long d’une storyline qui court sur plusieurs épisodes. Je ne peux désormais plus écouter cette chanson sans imaginer un petit bébé en image de synthèse danser devant moi.

Add it up – Violent Femmes (The 100, 3×01)

Véritable bouffée d’air frais dans cet épisode de retour de The 100, Add it up en a marqué plus d’un. Aux antipodes du style musical habituel de la série, la chanson s’y inscrit pourtant à la perfection. Les paroles résolument familières, le rythme entraînant, tout concourt à faire de cette chanson l’accompagnement parfait d’une scène de road trip qui redéfinit une fois plus la série. En tout cas, je sais que cette scène dans la voiture, je m’en souviendrais longtemps, et cette chanson est un vrai hymne de liberté pour nous héros. La reprise de cette même chanson par Shawn Mendes en fin d’épisode est à cet égard une autre bonne idée qui le souligne bien. Comme quoi, la musique survit même aux apocalypses.

Tracy – The Cufflinks (Ally McBeal, multi-épisodes)

Encore une chanson parfaite de la B.O d’Ally McBeal, également reprise dans la série par Vonda Shepard (forcément !). S’il faut commenter parce que la chanson ne se suffit pas à elle-même, j’en dirais simplement sans trop spoiler que l’utilisation de cette chanson a été l’un des plus gros fou rire que j’ai eu devant cette saison 1.

Tell him – Vonda Shepard (Ally McBeal, multi-épisodes)

S’il y a bien une chanson qui aurait pu remplacer « Searchin’ my soul » comme générique d’Ally McBeal, c’est celle-ci. C’est la chanson que se choisit Ally comme theme de vie, pour se donner du courage quand elle déprime. Elle donne lieu à une scène mémorable sur un passage piéton, puis dans le bureau, et elle est juste parfaite grâce à son pep’s. J’adore.

4th and Roebling – The District (Ulysse, 2×03)

Voici une autre trouvaille sympa de l’équipe d’Ulysse, qui collait parfaitement à ce qu’il se passait à l’image, forcément. Ce ne sera pas ma chanson de l’année, mais ça termine agréablement cette playlist, je trouve, et ça me permet de faire encore un peu de pub pour cette websérie que j’adore (au cas où vous ne l’auriez pas compris).

Retour sur le mois de Janvier

Le mois de Janvier s’est achevé, il est donc temps pour moi de faire un premier point sur l’avancée de mon Challenge Séries 2016… qui est déjà bien entamé ! Je vous laisse jeter un premier coup d’oeil déjà :

Catastrophe, Saison 2 terminée, 13/20
The Following, intégrale terminée, 12/20
Childhood’s End, saison 1 terminée, 07/20
Master of None, saison 1 terminée, 13/20
Ally McBeal, saison 1 terminée, 17/20
Undressed, du 1×01 au 1×08, 16/20

Il y a quelques spoilers dans mes critiques. N’hésitez pas à naviguer avec la fonction recherche (CTRL+F) pour passer d’une série à l’autre si vous voulez éviter de lire certains paragraphes, puisque je redonne le titre de chaque série en début de paragraphe 😉

CS Cata

Alors, comme je l’ai déjà dit, je me suis volontairement gardé de côté la reprise de Catastrophe cette année, car je n’avais pas envie de la suivre à la semaine et que je me doutais que j’arriverais à naviguer sans me faire spoiler : pari réussi. Plutôt heureux de retrouver le couple atypique des deux protagonistes, avec le plaisir de la petite surprise du bon dans le temps et du second bébé. Je me suis goinfré des six épisodes, et définitivement, c’est trop court. L’idée de l’ellipse temporelle a le mérite de surprendre – personnellement, je n’avais rien lu là-dessus. La surprise est partielle, on sent bien dès le début qu’il y a anguille sous roche, puisqu’on nous éclipse le cliff-hanger de la saison 1… Et c’est là que le bât blesse : il est vraiment dommage de ne pas nous montrer la première naissance et tout ce qui a pu s’ensuivre. Je me suis senti un peu lésé par ce twist scénaristique que j’ai pourtant apprécié. C’était sympa, mais ça prive de beaucoup trop de choses, et c’est dommage car ces choses sont simplement comblées par des répliques nous résumant ce qu’il s’est passé. C’était un choix osé à l’image de la série, mais c’est avec le recul quelque chose qui a tué dans l’œuf pas mal d’intrigues. La saison 2 ressemble plus à une saison 3… Ce qui n’est pas forcément un mal quand on voit la qualité de certaines saisons 2.

Les intrigues se développent ensuite sans parvenir à pleinement (me) passionner, surtout qu’elles sont inévitablement trop courtes. En six épisodes, peu de choses sont finalement montrées aux téléspectateurs. Les scénaristes nous délivrent un mini-film comique, dont je ne retiens pas grand-chose malheureusement. L’intrigue autour de Sharon cherchant à se faire une amie est très sympa… mais ne mène finalement nulle part. La collègue de Rob qui le drague ? Pourquoi pas, mais ça paraît très réchauffé et à l’encontre de la modernité habituelle de la série.

Il y a beaucoup de bonnes idées, mais elles sont toujours bien vite évacuées du scénario étrangement. Pour une série censée être comique, il faut bien sûr souligner aussi le côté totalement dépressif de certaines scènes. C’est un trait d’écriture qui permet d’ajouter au réalisme de la situation et de nous rapprocher des personnages, je ne suis donc pas totalement contre.

Cette saison 2 est pour finir assez hybride et tend vers la dramédie, peut-être un peu plus que la première saison. Cependant, elle réussit son pari dans les grandes lignes : surprendre, être drôle, égaler la première. Par contre, égaler la première saison, c’est bien tout ce qu’elle fait : pas de révolution grandiose, elle se voit, fait rire et s’oublie assez vite. Mention spéciale pour cette dernière scène et le dernier plan de Rob qui ouvre la bouche mais dont on ne saura pas la réplique. Malheureusement, l’impatience de la saison 3 est un peu atténuée : s’ils nous refont le coup du un an plus tard, cette fin sera vite balayée elle-aussi…

En conclusion, je dirais que cette saison mérite un petit 13/20. Je continuerai à conseiller la série à toute personne cherchant une sitcom sympa à voir ; mais pas à quelqu’un en quête de sa future série préférée.

CS The FollowingThe Following est largement critiquée pour son manque de réalisme, et force est de constater qu’effectivement ce n’est pas ça son point fort. Cependant, c’est très très prenant et le casting arrive à me convaincre de continuer encore et encore. Je suis bien sûr déçu de la tournure des événements : la saison 1 proposait de grandes choses et des idées vraiment intéressantes qui tombent un peu à l’eau dans la suite. Le fait de les enchaîner si vite aide à faire passer la frustration, on va dire. Je ne vais pas m’étaler plus ici, j’ai déjà écrit un long, très long, article pour dire tout ce que je pensais de cette série : The Following, une lente déchéance.

CS Childhood's End

Grosse déception pour cette série, j’aurais dû me fier aux critiques des amis qui m’avaient déconseillé de la regarder finalement. J’ai enchaîné les trois épisodes sur une seule soirée, parce que j’ai voulu m’en débarrasser assez vite.
Si je suis honnête, j’ai décroché à plusieurs reprises pour regarder mon portable ou même bosser un peu. J’essaye de comprendre pourquoi j’ai décroché, et je ne sais pas. J’ai trouvé l’intrigue assez mal amenée dans le premier épisode : on ne voit pas bien l’intérêt de l’intrigue présentée et de la multiplicité des personnages. Je n’ai pas lu le livre, j’aurais peut-être dû pour mieux comprendre ? Auquel cas, c’est que c’est mal adapté cela dit.
La fin du premier épisode survient presque trop rapidement, on sait direct (si l’on en doutait encore) que ce sauveur au look diabolique n’apporte rien de bon. Il est à l’image du diable… Quelque part, à quoi bon continuer ? Dans la même optique, les bonds dans le temps proposés entre les épisodes n’aident pas non plus à s’accrocher pour continuer : il est dur de s’attacher vraiment aux personnages.
Dans ce cas, pourquoi je suis resté ? Déjà, parce que c’est dans mon challenge et que j’aimerais le faire sans avoir à switcher quoique ce soit. Ensuite, parce qu’il n’y a que trois épisodes, donc ça se regarde. L’espoir d’une amélioration est toujours là, aussi, même s’il s’amenuise… et c’est surtout une dégradation à laquelle on assiste durant les deux premiers épisodes, je trouve.
La vraie raison du pourquoi je suis resté ? C’est celle qui m’a fait venir en premier lieu mais que j’avais oublié : Georgina Haig. Je suis amoureux de cette actrice depuis Fringe, je me suis farci tous les Once Upon a Time juste pour voir son arc en début de saison 4, j’ai même regardé une mini-série (sur le groupe INXS) en espérant la voir parce qu’elle était dans la bande-annonce, mais dans laquelle elle n’a en fait qu’une scène (heureusement, c’était une super mini-série). Bref, je pouvais bien faire ça…
Ironiquement, j’ai assez bien aimé les twists de la dernière demi-heure, qui se fait sans Georgina Haig. La dimension dramatique est enfin pleinement exposée et ça se passe beaucoup mieux que le côté (fanatique) religieux du deuxième épisode. C’est étrange et ça part un peu plus dans la science-fiction futuriste, c’est appréciable sans être révolutionnaire. La toute fin n’est d’ailleurs tellement pas originale qu’elle fait lever les yeux au ciel. Et putain, je savais pas qu’une planète explosait si vite…
J’ai regardé Childhood’s End parce que la série était diffusée à la même période qu’Ascension l’an dernier. Finalement, les deux séries ont beaucoup en commun : un rythme lent, mais bourré d’ellipses qui font que ça avance ; une musique rétro pour donner un cadre futuriste ; une fin de premier épisode qui révèle trop tôt un twist qui devrait être final de saison. J’ai l’impression que le côté 3 épisodes de 80 minutes n’est vraiment pas un format qui s’adapte bien aux séries SF, j’espère que la chaîne ne fera pas trois fois la même erreur.
La dernière petite question qui tue : à partir de quel âge on n’est plus enfant et on reste sur terre, du coup ? Une bonne grosse déception, durement rattrapée par la dernière demi-heure.

CS Master of None

Une série qui me laisse bien mitigé, cette Master of None ! Je n’ai pas vraiment accroché tout de suite, mais en même temps une part de moi s’est reconnue dans cet oncle un peu débordé par ses neveux et éternel célibataire.
Loin de toujours me faire rire, je reconnais quand même à la série une excellente gestion des thèmes abordés, un par épisode. C’est un peu schématique à première vue, mais cela permet d’aborder tout un tas de questions de l’industrie des séries de manière très juste. Cet épisode sur le racisme, notamment, est l’un des meilleurs que j’ai pu voir sur ce thème (et a paru bien moins forcé que la récente tentative de Grey’s Anatomy en la matière).
La série a fini par me convaincre sur la durée, d’épisode en épisode, elle a su proposer des éléments qui ont permis de s’attacher aux personnages. Sans spoiler, je dirais que la relation amoureuse qui se développe dans les derniers épisodes marchent, qu’elle est pleine de justesse et qu’elle fait rêver.
Une fin un peu dure à encaisser, mais tout à fait crédible et dans la lignée de ce qui a été proposé auparavant. Définitivement pas la fin que j’aurais aimé voir, mais la saison 2 rétablira peut-être les choses… ou partira sur une toute nouvelle voie. C’est ce que j’ai aimé dans cette fin en tout cas, son côté imprévisible et bien monté, une écriture ouverte qui laisse une infinité de possibilités à exploiter en saison 2 (le voyage, ou le retour, ou les retrouvailles…)

CS Ally
J’ai fini la saison 1 hier soir, je vais donc réserver mon jugement pour l’instant, mais la note indicative que j’ai mise à ces 23 épisodes (24 avec le cross-over) donne une bonne idée de que j’ai pensé de la première saison.
Rafraîchissante, malgré ses presque 20 ans !, cette série propose un univers décalé qui éclipse joyeusement le côté procedural souvent ennuyeux, pour suivre la vie de toute ce petit groupe hétéroclite qui fonctionne comme une famille dysfonctionnelle.
Bourrée de répliques qui font mouche et d’une B.O magistrale & exceptionnellement cool, cette saison 1 n’hésite pas pour autant à aborder des thèmes audacieux pour l’époque – si ce n’est encore aujourd’hui (la transexualité, la polygamie…). Avec malgré tout des restes machistes, Ally McBeal est un étrange produit féministe qui décrit une société presqu’idéalisée pour l’époque, et finalement très actuelle de ce que l’on peut vivre aujourd’hui. Bref, il y a toujours un côté contemporain dans cette série qui pourtant est totalement d’une autre époque (les choix musicaux à nouveau, les looks surtout).
J’ai adoré, et je me réserve un épisode par jour, parfois un peu plus. Brillant. Vivement que j’entame la saison 2 !

CS Undressed

L’autre vraie bonne surprise de ce Challenge pour l’instant, c’est Undressed, une petite série dont je n’avais littéralement jamais entendu parler avant. C’est peut-être d’ailleurs ce qui la rend si surprenante, plus qu’Ally McBeal à bien des égards.
Je me cherchais une longue sitcom pour le challenge et je suis tombé là-dessus il y a quelques mois, en remontant je pense la filmographie d’un acteur (mais pour l’instant, impossible de savoir lequel). J’ai vu avec amusement le nom de Steven D. Knight dans les scénaristes… sérieusement, pourquoi cette série n’est pas plus connue ?
Peut-être à cause de sa diffusion probablement confidentielle pendant l’été sur MTV, il y a plus de dix ans. Forcément, ça n’aide pas.
Les sujets abordés sont aussi vastes qu’inhabituels pour cette période pré-2000 : les relations amoureuses, de tous types et genres. Et là où je m’attendais à des clichés rebattus plutôt mauvais, j’ai eu la surprise de trouver des dialogues qui font encore mouche et de découvrir une série qui a pris un coup de vieux sur la forme (les looks, la qualité, la BO…), mais pas tellement sur le fond. Oui, ma critique est assez similaire à celle que je viens de faire d’Ally McBeal… Non, les deux séries ne se ressemblent pas pour autant, il manque finalement à Undressed ce petit côté décalé et drôle, fun et pep’s, qui fait tout le charme d’Ally.
La cohabitation universitaire entre la bombe et l’intello, le mec qui embrasse la copine de son meilleur pote, le mec et la nana qui se rencontrent parce que leurs conjoints ont couché ensemble et qu’ils cherchent à se venger, le coloc gay… Tout y passe dans Undressed, de manière toujours assez réaliste pour être pertinente, mais surtout assez drôle pour être regardable.
Quant au format, c’est un véritable O.V.N.I pour l’époque : chaque épisode se découpe en trois intrigues (jusque-là, rien de neuf) totalement indépendantes et qui courent sur plusieurs épisodes. Quand un arc narratif se termine, il est remplacé par un autre avec de nouveaux personnages. Pour autant, les anciens qui disparaissent de l’écran ne sont pas forcément oubliés : par exemple, le frère d’un personnage dont l’arc vient de se terminer débarque dans la série pour débuter son propre arc. Il y a donc de petites connexions à faire entre les histoires, qui redonnent un peu d’intérêt aux histoires les plus plates. Et en plus, c’est marrant. Une vraie bonne découverte, que je suis pressé là aussi de continuer !

Et voilà pour ce premier mois extrêmement chargé du Challenge 🙂
RDV en février !