Those about to die – S01E01 – Rise or Die – 14/20

D’accord, les décors sont magnifiques, mais tout de même, un faux raccord dès le huitième plan d’une série, ça doit être une sorte de record, non ? La série part dans tous les sens. Il est clair qu’on cherche à nous montrer à quel point la vie était bordélique à Rome et qu’on nous le fait vivre tel quel… mais ce n’est pas forcément la meilleure manière de nous accrocher. Bref, je sens que ça me prendra du temps de voir ces dix épisodes car je ne suis pas plus motivé que ça et que ça me semble cousu de fil blanc pour l’instant.

Spoilers

Les romains ont faim, donnons-leur du pain et des jeux.


Rome cannot give what it doesn’t have.

La série commence par un générique plutôt épique, avec du sang partout et un modèle 3D qui n’est pas sans rappeler celui de Westworld, ce qui est ironique puisque nous retrouverons Anthony Hopkins ici aussi. En vrai, il y a du sang qui gicle de partout, c’est digne de Shining, mais en pleine Rome antique. Ajoutons à cela une petite touche de musique bien épique et on comprendra qu’on est effectivement face à un péplum comme prévu. Je découvre au passage que la série est inspirée d’un roman. Allez savoir, peut-être que ça me donnera envie de le lire.

Tenax

La première scène débute elle par un faux raccord assez dégueulasse concernant le couteau, je vous invite à le découvrir par vous-même si jamais vous la regardez. L’idée est de nous présenter un personnage qui est un danger dès le début. Quelqu’un est en danger de mort parce qu’il n’a pas donné de l’argent à un certain Tenax qui n’hésite pas à le faire assassiner ? Bref, bienvenue à Rome en 79. Du pain et des jeux, l’introduction nous ramène tout de suite à ce qu’était cette période où le Circus Maximus était vraiment le centre de toutes les attentions. Oui, mais surtout de celle de ce fameux Tenax qui nous accompagne en voix off. Il nous explique donc tout le système de fonctionnement de ce Circus Maximus avec quatre équipes sur lesquelles nous pouvons parier.

Bref, nous sommes directement plongés au cœur de l’action avec des explications pas très claires sur le fonctionnement des Jeux, mais de toute manière, ce n’est pas grave que ce ne soit pas clair puisque tout va bientôt changer et que, j’espère, la série prendra alors le temps d’éclaircir ce qu’on regarde. Qu’on se rassure puisque Tenax, le personnage principal de l’histoire apparemment, n’est pas le salaud que l’on pense qu’il est au début. Il épargne donc la vie d’un homme parce qu’il considère qu’il est plus intéressant vivant. Mais ensuite, il achète des animaux et, bon, autant dire que ça ne donne pas envie de le suivre plus que ça, parce qu’il est un salaud encore plus grand que ce qu’on imaginait.

Rome

Histoire d’aller très vite, on enchaîne sur un rapide contexte historique de Rome avec une représentation 3D absolument impeccable de ce qu’était Rome en 79 (bon, en tout cas, les bâtiments sont à la bonne place et sont reconnaissables, c’est un plus). On apprend donc que Néron vient de se suicider et qu’on est sur l’année des quatre empereurs. C’est une manière comme une autre de nous amener Vespasien et ses deux fils, Titus et Domitien. Bref, la série va se concentrer sur la dynastie des Flaviens et elle nous l’explique de la manière la plus explicite possible, de manière à ce qu’on ne soit pas trop perdu.

Est-ce que ça fonctionne ? Je ne suis pas convaincu, je suis assez perdu dans cette période historique que je n’ai pas révisée depuis au moins une dizaine d’années. Mais bon, c’est rigolo à voir. Vespasien commence la série en affirmant que toute l’arène va être redonnée aux Romains. La décision ne plaît pas à tout le monde et notamment à un consul qui est au centre de la scène suivante. La série va donc à toute vitesse et nous présente tous ses personnages sans faire une introduction si claire que ça de qui ils sont et de leur rôle politique. En fait, on a à peu près leur titre, on a parfois leur nom, mais difficile de savoir exactement qui est qui, qui est où, et qui va où. Une chose est sûre, Titus a l’air encore plus détestable (et détesté !) que Tenax. Il est présenté comme le fils le plus implacable de Vespasien, celui qu’il faut à tout prix éviter de voir devenir empereur. Évidemment, on comprend bien que c’est celui qui va à tout prix essayer de le devenir.

Numidie

Très loin de tout ça, en Numidie, on échappe à Rome et on se retrouve dans un décor qui fait beaucoup plus hollywoodien que, ben… la Numidie. C’est assez mauvais signe pour rester, mais j’ai déjà envie de décrocher et ça ne fait même pas 10 minutes que l’épisode a commencé. Il faut dire qu’on nous a présenté tout un tas de choses et que les personnages se mettent à parler une langue qui n’est pas l’anglais alors que, bon, on s’attendrait à ce que tous les personnages parlent anglais parce que, je veux dire, dans la Rome antique, personne ne parlait anglais à la base. Et si les personnages romains parlent anglais, alors tout le monde devrait parler anglais ou personne ne devrait parler anglais. Bref, je suis un peu perdu avec les choix qu’ils font.

Une chose est sûre, on nous introduit une femme qui aime danser avec, qui ? Sa sœur, sa meilleure amie, sa mère ? Allez savoir. Elle attire en tout cas l’attention d’un Romain qui essaye aussitôt de la draguer, se mettant à dos la mère (meilleure amie ? sœur ? je ne sais pas). Ça finit en coup de poing et en menaces de mort. Cela dit, le Romain est un peu idiot, il tourne le dos à celle qu’il vient de déclarer être son ennemie, qui n’hésite donc pas une seule seconde à le tuer. Allez, l’ambiance est donnée. On a une femme de couleur qui ne parle pas anglais (alors que le Romain, lui, vous l’aurez compris, parle dans un anglais impeccable) qui se retrouve à tuer un Romain pour défendre sa sœur. Bon, ce n’est donc ni la meilleure amie ni la mère, c’est la sœur. Elle tue un citoyen romain et à partir de là, eh bien écoute, ma débile, tu viens de tuer un citoyen romain, tu es esclave et ta sœur aussi, parce que pourquoi pas ?! Pas facile la vie à l’époque.

La scène suivante nous présente cette fois-ci leur mère à toutes les deux, puisqu’elles étaient sœurs. La mère découvre que ses filles, Jula et Aura, qui devaient préparer à manger ont préféré tuer quelqu’un et tout ce qu’elle trouve à présent, c’est une traînée de sang qui sort de sa maison pour aller, eh bien, dans le désert. Allez.

En vrai, j’ai un peu de la peine pour elle, mais elle n’a pas l’air si perturbée que ça, Cala. Oui, c’est son nom, elle s’appelle Cala. Elle décide donc de prendre les choses en main et se prépare aussitôt à partir de chez elle pour poursuivre ses filles dans le désert. Parce que pourquoi pas ?

Elle pourrait attendre son fils Kwame pour l’aider, mais celui-ci est occupé à la chasse. Sans transition, nous passons donc à la scène de chasse et je ne sais pas trop à quoi est censé servir cette scène, si ce n’est que l’on voit qu’il fait la chasse à un lion. Ce n’est pas n’importe quel lion, il n’a pas du tout envie de le tuer puisque le lion est, selon lui, un descendant d’une divinité protégée par des démons. Voilà, on nous introduit une sorte de mythologie religieuse sans vraiment nous l’expliquer et il faudra s’en contenter. De toute manière, il trahit immédiatement ses idéaux. Eh bien, oui, on nous a dit qu’il était à la chasse, il va chasser. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour les Romains ?

Kwame assiste ainsi à la mort d’un de ses potes/collègues, qui se fait bouffer par le lion… Ce n’est pas Narnia, cette histoire, je vous le dis. Peu importe : Kwame parvient à capturer le lion et lui demande aussitôt son pardon.

Kwame se débrouille donc pour ramener son lion aux romains, découvre que ses sœurs sont esclaves et le vit tellement mal qu’il essaie de les libérer. C’est ridicule comme action, et ça ne peut que mal finir : c’est ainsi qu’il se retrouve lui aussi embarqué. Cela ne servait à rien d’être un bon chasseur, quelle surprise ! Ce n’est pas une partie très intéressante pour la série. C’est la mère qui va être ravie de savoir que tous ses enfants finissent aux mines !

Cette idiote se débrouille donc pour parler à ses enfants alors qu’ils attendent d’être affectés pour les mines. Elle refuse que son fils finisse là-bas et le pousse ainsi à se battre. Son but ? Que son fils finisse à Rome. Je ne sais pas trop. OK, les mines, c’est la mort assurée, mais l’arène des gladiateurs aussi, non ? Qu’importe. Le fis parvient à se battre, la mère promet de trouver un moyen de le racheter. Les sœurs ? Elles sont embarquées à Rome aussi, où elles serviront de prostituées. Ben super, le destin proposé par la maman.

L’émeute

Après tout ça, la série nous présente de nouveaux personnages qui se situent sur le port de Rome – Ostie – où le grand débat consiste à savoir comment déplacer des chevaux. Alors, c’est intéressant d’un point de vue historique de voir comment on faisait, mais je ne suis pas bien convaincu par l’intérêt du point de vue de l’histoire : le but est assez évidemment de nous présenter un nouveau personnage auquel s’attacher – et un qui déteste les Romains tant qu’à faire. On se croirait limite dans Astérix à la fin de la scène.

On voit un navire arriver au port. Cependant, on apprend qu’il n’y a pas de navire en provenance d’Égypte, ce qui pose problème car de là venait la nourriture. Du coup, on se retrouve avec une émeute de Romains qui n’ont pas de quoi manger et qui reprochent au gouvernement de ne pas leur fournir de nourriture. Bref, du pain et des jeux. Les émeutiers tournent en rond, et nous aussi. C’est assez visible, on découvre ici un petit complot politique avec des gens payés pour provoquer l’émeute. Pas de bol pour eux, ils ne sont absolument pas discrets et Tenax les voit faire.

Les émeutiers se dirigent ensuite vers le palais de Vespasien pour récupérer de la nourriture. Cela ne plaît pas du tout à Vespasien qui s’inquiète beaucoup de voir l’émeute. Pourtant, son fils n’en a rien à faire. Il prend tout ça avec beaucoup de philosophie et de recul, lui suggérant tout simplement de faire une petite diversion. Pour cela, il compte sur son frère Titus, pourtant occupé de son côté à coucher avec sa femme. Bah oui, il fallait bien des gens à poil pour faire de l’audience. Bon, et la diversion dans tout ça ? Rien de bien original. Une petite course est organisée pour occuper les esprits. C’est sûr que quand on crève de faim, une petite course fait passer l’envie d’être énervé et d’aller réclamer le sang de ses dirigeants. Au passage, Vespasien se met à dos les organisateurs de la course, ça va de soi.

La course

De son côté, Tenax se retrouve à devoir chercher Scorpus, un nouveau personnage, un coureur de char, mais lui aussi est occupé à passer sa journée dans un bordel. C’est encore mieux que le fils de Vespasien pour les audiences, tout le monde est à poil. Après, j’ai du mal à comprendre comment Scorpus peut réussir à se pointer dans un bordel sans que personne ne l’arrête, puisque juste après on le voit marcher dans la rue et provoquer à son tour une émeute rien que par sa célébrité. Bon, c’est une manière comme une autre d’intégrer un personnage à une série, me direz-vous. Mais bon, ce n’est pas bien passionnant tout de même. Scorpus est même connu des esclaves devenus citoyens qui voulaient s’occuper des chevaux dans le port – il a gagné 86 courses tout de même. Leur nouveau but est de vendre ses chevaux à l’arène, mais bien sûr, personne n’a envie de leur acheter. Après tout, ce ne sont que des esclaves à leurs yeux, même si l’empereur a dit qu’ils ne l’étaient plus.

En tout cas, Scorpus est clairement en train d’être introduit comme un des personnages principaux de cette série puisqu’on passe bien cinq minutes à le suivre. Il râle après tout et n’importe quoi. Il est très triste de voir qu’on veut changer son char. Quand on s’éloigne un peu de lui, c’est pour retrouver les esclaves devenus citoyens qui réussissent à convaincre d’acheter leurs chevaux à une autre personne encore. Il y a beaucoup trop de personnages pour réussir à faire une critique cohérente de tout ce qui se passe. Ou alors, ce n’est pas bien grave, vous avez l’habitude de mes critiques qui partent dans tous les sens. Quand les séries partent dans tous les sens, qu’est-ce que j’y peux moi ?

La course s’organise petit à petit. On voit ainsi l’empereur se préparer, en suivant les conseils de son fils pour paraître en bonne santé ; Scorpus se préparant à monter sur son char, ou encore les consuls qui se pointent pour la course. Allez, ça nous donne une bonne image de ce que devaient être les jeux du cirque à l’époque – un bon gros bordel, mais où personne ne couche cette fois parce que ce n’est pas un vrai bordel, justement.

Bien sûr, qui dit jeux dit paris sportifs. C’est l’occasion de découvrir un nouveau personnage, encore ; mais aussi d’introduire des intrigues politiques et financières pour montrer à quel point on ne connaît pas encore tout de Rome ; et à quel point tout est truqué bien sûr. Oui, tout est truqué, même les images. On a de très jolis effets spéciaux pour nous montrer l’arène. On en revient à ce qui a été expliqué en début d’épisode : quatre factions s’opposent dans cette course : bleue (Scorpus), rouge (ils aiment le vin !), blanche et verte (qui a beaucoup perdu apparemment). Malgré tous les enjeux qu’on a essayé de mettre dans cette course, j’avoue avoir eu du mal à bien saisir à quoi elle servait pour nous, alors que c’était très joli. Les effets spéciaux sont absolument incroyables et hyper fluides, mais ça n’empêche que bon, comme point d’orgue de l’épisode, c’était un peu surprenant. Il faut dire qu’on ne connaît pas encore bien les personnages parce qu’ils sont beaucoup trop nombreux et qu’on les a vus que cinq secondes chacun.

Cela n’empêche pas la course d’avoir lieu bien évidemment, et il va de soi que l’on enchaîne très rapidement sur un premier incident de char. Le pauvre conducteur, Kirko, est tellement sonné qu’il ne sort pas de la piste à temps et finit par se faire piétiner par les chevaux. Sanglant, comme promis. Du pain et des jeux ? Plutôt du sang et des jeux dans cet épisode, donc !

Cliffhangers

Dans la loge VIP, Titus finit par arriver pour la fin de la course. Il se prend la tête avec son frère, bien sûr, mais ça n’a que peu d’importance par rapport à la course. J’avoue que c’est un peu prenant tout de même : Scorpus est dernier, mais on le voit remonter toute la piste pour le dernier tour. Merci Incitatus, son meilleur cheval. Finalement, Scorpus (bleu) et le blanc, dont je n’ai pas retenu le prénom, se retrouvent au coude à coude pour l’arrivée. On comprend bien le stress que ça représente pour tous ceux qui ont parié dans ces jeux et ça nous donne une image de ce que veut nous présenter la série. On se retrouve ainsi avec un consul forcé de pleurer parce qu’il vient de tout perdre au jeu. Le frère de Titus, lui, est heureux d’avoir réussi à diminuer son frère aux yeux de leur père : Titus est arrivé en retard à la course, ça la fout mal pour son image publique et ça ne plaît pas à l’empereur.

C’est important pour lui, car il est rapidement révélé que Vespasien n’a pas pris sa décision sur le fils auquel il laisserait son héritage. Ouep, il informe Titus qu’il n’est pas sûr de lui léguer le royaume, et partant de là, on se retrouve sur une quête de pouvoir qui ne mènera forcément à rien de bon. La soif de pouvoir de Titus sera importante pour la série, surtout qu’il est assez clair qu’il est manipulé par « sa reine de Judée », introduite au moins trois fois sous ce titre au lieu de son nom. Elle le manipule par le sexe, et ça semble très efficace.

Bon, il n’empêche qu’il y a eu deux morts dans ces jeux tout de même. J’ai de la peine pour Kirko, mais on ne s’attarde pas tellement sur son décès. Il est plus intéressant d’avoir un tas de figurants à poil dans les vestiaires où Scorpus, lui, reste bizarrement habillé bien plus longtemps que tous ses camarades. Pas très audacieuse la série, et un peu ridicule de mettre autant de gens nus mais d’user d’artifices peu crédibles pour cacher les parties intimes – niveau réalisme, ça casse la scène de les voir d’un côté déambuler nus comme si de rien n’était quand on les voit de dos, mais tout cacher de face. C’était rigolo. Je prête attention aux détails aujourd’hui, désolé, c’est n’importe quoi cette critique. Tout ça mène au cliffhanger final où il est révélé que l’accident de char n’en était pas vraiment un : le char avait été trafiqué pour provoquer un accident. Quelle surprise…

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Citadel – S01E06 – Secrets in Night Need Early Rains – 14/20

Bien que chargé en enjeux, l’épisode ne parvient pas à me convaincre totalement, parce que nous ne sommes pas assez attachés aux personnages pour que ces enjeux nous émeuvent vraiment. C’est sympathique à suivre, mais ce n’est pas une fin de saison qui va me marquer plus que ça. J’ai juste eu l’impression d’un chapitre supplémentaire dans l’histoire, même si on termine par quelques révélations attendues. Ouais, c’est peut-être le problème d’ailleurs : c’était trop convenu comme intrigue pour une fin de saison, et trop rapide à l’échelle de la série pour ça.

Spoilers

Nadia et Mason partent en mission pour récupérer leur fille.


There’s always repercussions for failure, my dear. The key is to adapt before they arrive.

Comme chaque année, le soleil pointe le bout de son nez en cette fin mai et comme chaque année, ça me fait prendre un retard considérable dans les séries que je regarde cette semaine. Par chance, cette année, j’ai réussi à terminer à peu près à temps les saisons en cours, donc l’excès de boulot et le soleil ne me font pas prendre un retard de dingue. En revanche, j’aurais aimé trouver le temps pour cet épisode il y a deux jours, surtout que c’est une fin de saison. Oui, déjà. C’est beaucoup trop tôt, il ne s’est rien passé, je sais. Je ne suis cependant pas spoilé au moment de me lancer dans le visionnage, c’est déjà ça… parce que j’espère qu’il va se passer quelque chose quand même.

30 ans plus tôt | Maroc | Red Cell | Le sous-marin | Asha | Le flashback | Un double cliffhanger | Bilan de saison

30 ans plus tôt

Bordel, mais ? Cette fin de saison commence sérieusement trente ans plus tôt. Cette fascination des récits imbriqués et des flashbacks dans une saison qui n’a rien raconté dans le présent, c’est tout de même quelque chose ! Bref, on commence par une situation de guerre en Serbie, avec un hôpital militaire en effervescence. Au milieu des blessés, la caméra finit par s’arrêter sur un petit garçon qui attend – son tour d’être soigné ? Son parent blessé ? Dur à dire, mais on devine tout de même que c’est un orphelin.

Six mois plus tard, l’enfant, qu’on devine être Mason (qui d’autre ? Le X-Ray de Prime Video me l’a confirmé, et je continue d’adorer ce lecteur, n’en déplaise aux rageux) fait la tête dans son lit de l’Oregon. On apprend rapidement que son père lui manque, que sa mère l’a abandonné pour un voyage et qu’il est élevé ainsi par sa grand-mère.

J’imagine que le but va être de nous révéler à quel point c’est une catastrophe pour Mason, dans le présent, de ne pas avoir élevé lui-même son enfant. En attendant, on le voit regarder un vieux film sur un visage refait par chirurgie esthétique (la subtilité pour l’espion en devenir qui changera de visage chaque fois que nécessaire) et la série s’embarque sur des parallèles avec la scène vue la semaine dernière où Mason apprenait à Nadia son passé.

Bref, nous n’apprenons rien de nouveau dans ce flashback. Nous avons juste confirmation qu’apparemment Mason n’a pas menti. Pour une fois. C’est important d’en avoir la confirmation, vous me direz.

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Maroc

C’est un soulagement de voir la série en revenir au trio Mason, Nadia et Carter au Maroc après le générique. Cela me donne l’espoir que la série avancera peut-être enfin dans son intrigue suite aux innombrables détours en flashback. Un trajet en voiture permet au trio d’être mené à une base de Manticore. Ils sont escortés, évidemment, et en communication constante avec Dahlia qui leur donne une preuve de la vie de la petite fille qu’elle retient en otage, puis ne leur laisse pas le choix de mener à bien la mission qu’elle souhaite les voir accomplir.

Une fois dans la base Manticore, ils apprennent que Davik devra les aider à hacker un sous-marin, puis qu’il y aura un petit saut en parachute pour Davik et Mason, mais pas pour Nadia. Celle-ci est frustrée d’être mise de côté alors qu’il s’agit de sa fille, mais de toute manière, l’amnésique n’a pas d’autre choix que de sauter en parachute : dans le passé, il a désobéi aux ordres de Citadel (ah ?) et mis sa propre clé biométrique pour bloquer l’opération Red Cell (les bombes convoitées par Dahlia) après un saut en parachute. Nadia n’était au courant de rien, parce qu’elle n’était plus là. Super.

Comme ils n’ont pas le choix, les espions finissent par accepter la situation : c’est bien Mason qui ira faire un saut en parachute – eh, ça fait de bons effets spéciaux pour une fin de saison… Est-ce que je me suis dit avant de les voir. Rien que la scène où le jet décolle du Maroc était pleine d’effets spéciaux peu réussis à mon goût…

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Red Cell

Forcément, comme il est question de ce que Mason a fait dans le passé, la série en profite pour caser un petit flashback plus ou moins judicieux. Nous sommes déjà au courant de tout ce qu’il s’est passé, alros je ne sais pas bien pourquoi ça paraît aux scénaristes une bonne idée de nous servir un flashback. On y voit Mason être énervé par Grace et les ordres qu’elle lui donne. Il lui demande même de refiler la mission à Nadia – précisant qu’il ne peut pas l’appeler.

En réunion, il semble accepter. En privé avec Grace, il s’énerve et tente le chantage : il ne fera pas cette mission tant qu’il ne saura pas où est Nadia. Grace ne semble pas vouloir lui dire quoi que ce soit pour autant et Mason finit par se rendre en mission. En cours de route, la communication coupe, ce qu’il fait passer pour un bug… quand il est en fait clair que ce n’est pas le cas.

Grace ne met pas longtemps à le comprendre : elle se rend compte que Citadel n’a pas le contrôle des missiles du sous-marin, contrairement à ce que Red Cell était censé faire. Et pour cause : c’est Mason qui a en a le contrôle, grâce à sa seconde clé biométrique. Evidemment. Il fait tout ça rien que pour réussir à retrouver Nadia, ce qui semble gros. C’est un espion, me faites pas croire qu’il n’a aucun contact capable de l’aider !

Parmi ses contacts, d’ailleurs, il y a justement Bernard. On retrouve alors Mason et lui à Londres, pour qu’ils évoquent ensemble ce que c’est que la famille et tout ce qu’on peut faire pour elle. Bernard ne parle pas de ça par hasard : il a traqué Nadia et a réussi à la prendre en photo alors qu’elle s’occupait d’Asha, sa fille… et celle de Mason. Ouep, Mason était ainsi au courant qu’il avait une fille lorsqu’il a croisé Nadia dans le train en Italie. Il est de plus en plus évident qu’on nous manipule.

Mason refuse même d’utiliser le ticket d’avion que Bernard lui a réservé pour qu’il puisse se rendre auprès de sa fille. Bien sûr. Reste tout de même une grande interrogation : comment Mason a-t-il obtenu l’adresse de Nadia pour que Bernard puisse aller la prendre en photo (et accessoirement, pourquoi il n’a pas été vérifié par lui-même cet abruti) ?

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Le sous-marin

Dans le jet qui l’emmène vers son saut en parachute, Mason essaie de confronter Nadia pour en savoir plus sur Asha, leur fille. La série ne semble cependant pas vouloir perdre de temps avec tout ça et nous mène vite à la rencontre avec Davik (c’est ignoré en peu de temps) et au fameux saut en parachute. C’était l’occasion pour la série de nous montrer ses meilleurs effets spéciaux…

Bon, dans l’ensemble, c’est plutôt réussi, mais une fois de plus, ça donne l’impression de regarder un jeu vidéo plus qu’autre chose. Bon, autrement, on a droit à une super scène où Mason se plaint de ne voir que l’océan quand il saute en parachute. C’est un peu le principe d’un sous-marin, non ? Il est SOUS l’océan. Sous l’océan ♫

Ouais, j’ai fait le choix de regarder La Petite Sirène au cinéma vendredi soir au lieu de regarder cet épisode, ça laisse apparemment des traces. Qu’importe : Mason débarque donc sur le sous-marin et pour la beauté des effets spéciaux, on le suit en train de se prendre un morceau du sous-marin en question dans la tronche. Par chance, Nadia peut activer pour lui un grapin qui lui permet d’être attaché au sous-marin sans en tomber complètement.

Après, ça ne donne pas envie d’être à sa place, trainé comme il l’est par le navire. Il galère comme pas possible à remonter sur celui-ci, mais obtient par chance l’aide de Davik. Et oui : Davik a besoin de lui pour pouvoir rentrer dans le sous-marin… On notera que le sous-marin en question semble désert ; il est manœuvré à distance par Carter. Pour ça, pas besoin de la clé de Mason.

Cela dit, Mason ne met pas longtemps à ouvrir la sécurité du sous-marin : il donne sa clé biométrique sans se poser la moindre question. Davik essaie alors aussitôt de se débarrasser de lui, se servant à merveille du parachute pour ça. J’ai bien ri de cette scène, surtout que c’était hyper prévisible : ce n’est pas pour rien que l’on demandait à Mason d’y aller seul.

Dans l’avion, Nadia est paniquée par ce qu’il se passe. Elle décide aussitôt de se rendre à son tour sur le sous-marin. C’est bien connu, les avions restent en altitude pile au-dessus des sous-marins à aborder et les hommes de manticore sont incapables d’anticiper ce genre de move évidemment. Ah, et aussi, pas vraiment besoin d’un pilote pour un avion comme ça, Nadia n’hésite pas une seconde à le tuer. Elle peut ainsi sauter à son tour en parachute, parce qu’il y a apparemment des parachutes pour tout le monde, youpi.

Pendant ce temps, dans le sous-marin dans lequel il a pu entrer, Davik finit par menacer à son tour Dahlia : il n’est pas heureux de la mort de son frère. Apparemment, il n’a pas cru à l’excuse donnée et ne pense pas que Bernard soit responsable de la mort d’Anders. Certes, il a raison, mais comme toujours avec cette série, on peine à comprendre comment il a pu le deviner et être certain au point de menacer Dahlia de la faire exploser. Ouais, ouais, Davik dirige les têtes nucléaires maintenant qu’il est dans le sous-marin (c’est merveilleux comme ça semble simple) et les dirige vers les grandes familles de Manticore dont on ne sait toujours rien.

Par chance pour Dahlia, Mason veille au grain et finit par se réveiller sur le sous-marin. Je pensais que Nadia l’avait aidé à arriver jusque-là pour menacer Davik avec son arme, mais non : Nadia débarque entre eux sans que personne ne la voit arriver et explose la tronche de Davik qui est mis de côté. Quant à Mason, ben, il a donc réussi à se réveiller après avoir été assommé contre un autre bout du sous-marin, il s’est débarrassé de son parachute, il doit être un bon espion finalement.

Concrètement, on a toute la tension d’une fin de saison, mais sans avoir les enjeux émotionnels qui vont avec : on ne connaît pas les personnages, tout a été super vite et en vrai, même un film parvient mieux à nous accrocher à ses personnages. Vraiment, le rythme de la saison a tout saboté pour moi. On sent qu’on est censé être inquiets pour les personnages et les aimer, mais on n’a rien eu pour nous le permettre.

Bref, Nadia va s’occuper de récupérer les missiles et laisse Mason surveiller Davik. C’est une erreur monumentale : Mason est incapable de faire face à Davik qui le sait bien apparemment. Il pense avoir affaire à Mason, pourtant ? Je ne sais pas, il semble vite comprendre qu’il a affaire à Kyle et se lance dans un combat avec lui. Bien sûr, c’est compliqué pour Mason qui ne parvient pas à se battre cette fois, contrairement à ce qu’on a vu plus tôt dans la série.

A coups de flashbacks des épisodes précédents (décidément), Mason parvient à se battre et mettre Davik KO, parce que son corps se souvient de son entraînement. Il l’assomme juste à temps : de son côté, Nadia est en arrêt cardiaque à cause des condirions difficiles dans le sous-marin où elle récupérait les têtes nucéaires. Mason parvient ainsi à la ranimer grâce à de l’adrénaline ET BIM, fin de saison heureuse, les deux personnages sont évacués du sous-marin, en vie, avant l’arrivée d’autres sous-marins russes.

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Asha

Dahlia suit depuis sa riche demeure le déroulé des opérations. Elle sait bien que Davik a failli tout faire foirer, mais elle rassure malgré tout les familles de Manticore alors que le deal s’apprête à avoir lieu : elle est sûre que Mason et Nadia auront fait le boulot. Malheureusement pour elle, les charges sont toutefois désactivées, ce qui ne plaît pas à Manticore. C’est un problème qui met fin au deal entre eux, puisque Mason est incapable de les réactiver.

Il n’en faut pas plus pour qu’Asha soit mise en danger par Manticore : la petite fille étant braquée par un homme sur un pont au-dessus de la tête de sa mère, on voit mal comment elle pourra survivre. Carter peut toutefois tirer sur l’ennemi, mais la petite tombe quand même du pont. Cela permet une jolie scène d’action où Mason parvient à la rattraper… envers et contre toute crédibilité.

Et hop, tout est bien qui finit bien : deux trois coups de feu tirés par Nadia (qui avait demandé à Carter de prendre le risque de faire tomber sa fille hein) plus tard, les hommes de Manticore sont tous à terre. Pardon, mais ? Comment ça, ils ne se doutaient pas que Carter était en embuscade alors qu’il était là dès le départ ? Comment ça Asha reconnaît sa mère ? C’est d’un simpliste désarmant !

Le mystère reste entier, mais admettons qu’elle a pu voir des photos de sa mère. Nadia est en tout cas heureuse de retrouver sa fille et de passer du temps avec elle, pour apprendre à la connaître. À aucun moment, elle ne présente Kyle/Mason comme son père, en revanche. C’est abusé. Et ça l’est d’autant plus que Kyle retrouve ensuite Hendrix, sa fille, quand le jet se pose enfin.

Il ne se pose pas n’importe où, mais dans les décombres de feu Citadel. Ouep, les membres retrouvent leur QG après huit ans, et ce n’est pas tout. Tandis que les retrouvailles se passent bien pour tout le monde (Bernard reste aux abonnés absents, on ne saura pas ce qu’il est devenu), Carter révèle soudainement qu’il a une fiole avec… les souvenirs de Mason !

Je l’avais dit dès le départ qu’on nous sortirait qu’il existe une autre fiole. C’est toutefois très tôt dans la série : concrètement, on n’a pas eu l’occasion de voir Mason vraiment en galère pour comprendre quelque chose ou vraiment en danger sans ses aptitudes (juste, vite fait, une scène dans cet épisode). Bref, il n’y a pas assez d’épisode et tout va trop vite pour que ce soit pleinement prenant.

Bon, Kyle/Mason peut ainsi récupérer ses souvenirs, yeah ! Cela le laisse face à un dilemme difficile, mais il prend vite sa décision. Sa femme ne semble pas ravie, et pour cause ! Je suis à peu près sûr que Céleste a encore ses souvenirs, elle, mais je disais pareil de Kyle/Mason alors qu’apparemment ce n’est pas le cas.

Kyle affirme à sa femme que récupérer ses souvenirs ne changera rien au fait qu’ils sont mariés… mais tout de même, quand on sait qui elle est, ça risque de changer beaucoup, beaucoup de choses. Pourtant, personne ne prend la peine de le prévenir et Kyle accepte de redevenir Mason. Cela me semble être la pire des idées, parce qu’il fait confiance trop rapidement à Carter. L’acteur s’en sort plutôt bien pour nous faire croire qu’il récupère des souvenirs, on sent un truc dans son regard quand même. Ou alors, je projette pour essayer de trouver de la qualité !

Nadia essaie de s’approcher de son ancien coéquipier pour le rassurer, mais Kyle a besoin de se retrouver seul pour faire le point sur un dernier flashback de saison révélant toute la vérité…

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Le flashback

Il fallait quelque chose de choquant pour conclure la saison, et ils semblent l’avoir trouvé simplement : un énième flashback révèle ainsi que Mason, huit ans plus tôt, a pris contact avec Dahlia. C’est donc lui qui a trahi Citadel ? S’il a contacté Dahlia, c’est parce qu’il voulait son aide pour retrouver Nadia. Comme toujours, la scène prend son temps à délivrer des réponses, mais la série avance d’un pas de géant d’un coup alors qu’elle vient à peine de commencer. Nous n’avons pas vraiment le temps d’être affecté autant qu’il le faudrait par les nouvelles informations.

En tout cas, c’est comme cela que Mason a pu donner ensuite son adresse à Bernard pour s’assurer qu’il retrouve Nadia. Dahlia a accepté de la retrouver pour Mason, même si on ne sait pas bien pourquoi immédiatement. On essaie de nous faire sympathiser avec Dahlia, mais c’est trop tard. On a déjà passé trop de temps à nous la présenter comme méchante, on ne sait pas exactement qui est Thomas… et bim, enfin, on le sait : Dahlia est en fait la mère de Mason, Thomas n’est pas son fils, mais son mari, mort au combat en Serbie.

Oh lala. Cela ne nous explique toujours pas pourquoi elle est méchante, ou pourquoi elle déteste Citadel, n’est-ce pas ? Patience, les réponses arrivent : elle insiste pour dire que Citadel prend les gens qu’on aime à chaque fois, expliquant à son fils que c’est Citadel qui a tué son père. Le père de Mason aurait été tué dans un attentat à la voiture piégée ? Nope, ça ne correspond pas aux recherches qu’elle a faites : elle a découvert qu’il s’agissait en fait de tirs aériens.

L’actrice s’énerve d’un coup, et on ne sait pas bien pourquoi, mais ça nous fait comprendre qu’on obtient enfin toutes les réponses aux questions. Je ne vais pas mentir : on a eu le temps de se les poser, mais en vrai, l’impact des révélations est moindre car je trouve car ça arrive hyper rapidement dans la narration globale de la série. Je ne sais pas, on a le contenu des révélations de 22 épisodes en six, bien sûr que ça ne marche pas.

BREF. Voilà donc pourquoi Dahlia est méchante et déteste Citadel. Bon. Doit-on aimer Citadel, nous ? Ce n’est pas clair du tout. Citadel est une agence qui œuvre pour la paix dans le monde, mais qui a des boulettes à son actif et qui n’est pas si géniale que ça ? Quelle surprise, dis donc. En tout cas, ça nous confirme que c’est donc Mason qui a donné à sa mère l’ensemble des noms des agents de Citadel afin qu’elle puisse obtenir justice pour son défunt mari. Le problème, c’est qu’une fois en possession des noms, Dahlia ne s’est pas vengée en trainant Citadel en justice, mais plutôt en tuant un à un tous les agents.

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Un double cliffhanger

On s’approche donc d’une fin de saison étonnante : Mason ment à Céleste en disant qu’il n’est pas sûr de se rappeler, Nadia les observe depuis une vitre sans tain et… c’est tout. Je m’attendais à un cliffhanger beaucoup plus important pour ce genre de série à gros budget. Pas de mort, pas de terribles révélations, juste un Mason tiraillé entre sa femme du présent (Céleste ?) et sa femme du passé (Nadia). Et avec deux gamines tant qu’à faire. Super le triangle amoureux détestable. Il pourrait au moins poser quelques questions pour savoir comment Céleste s’est retrouvée à être sa femme… mais non, on n’a plus le temps !

De son côté, Dahlia vit mal l’échec apparemment, parce qu’elle reste seule attablée dans le noir. Par crainte des représailles des familles gérant Manticore face à l’échec de sa mission, elle décide de prendre les devants et… d’exploser sa belle demeure. Oui, bien sûr. Je pense que tout le monde comprendra bien ce qu’elle fait, non ? Il faudrait être débile !

La saison s’achève alors sur la promesse d’une autre série à venir… Citadel : Diana, un spin-off italien, est déjà produit et sera diffusé en 2024. Les images nous vendent un truc d’action centré sur un personnage féminin bien similaire à Nadia. Diana. Non vraiment, on se demande où ils sont allés chercher l’inspiration. Bref. Rendez-vous en 2024 pour plus de cerveau déposé sur le canapé pendant qu’on regarde hein !

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EN BREF

Même si je ne m’attendais à rien en débutant la série, ayant oublié les annonces sur le budget ou les réalisateurs à l’origine du projet, il est dur de ne pas être déçu de ce qu’on nous sert. Ce pourrait être une excellente série d’action, mais tout semble bâclé, ou plus exactement rushé, pour tenir en six épisodes. Il y a plein de bonnes idées et de twists, d’accord, sauf que ça mériterait d’être développé sur au moins le double d’épisodes. Là, on enchaîne les révélations sans que les enjeux émotionnels puissent être vraiment perçus.

On sent qu’ils sont là, parce que les acteurs jouent bien. On sent qu’on devrait sentir certaines émotions ou avoir le cerveau retourné… mais la vérité est qu’on connaît si peu leur univers et que tout est remis en cause perpétuellement tellement vite que… ben on s’en fout ? Donnez-nous juste l’action.

Je ne sais pas si c’est moi qui passe à côté de la série, ou la série qui passe à côté d’elle-même, mais en tout cas, il y a eu un rendez-vous manqué avec cette saison 1. Et maintenant, on se retrouve avec un univers étendu sur quatre séries (trois spin-offs à venir, oui, oui) et une saison 2 en production. C’est… ambitieux.

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Citadel – S01E05 – Time Renders Us Enemies – 14/20

À vrai dire, je suis plutôt déçu. Les ellipses et les raccourcis rendent difficile d’apprécier tous les personnages, parce qu’on n’a pas le temps de s’attacher à eux, réduisant aussi l’impact des révélations les concernant. En plus, il est surprenant de se retrouver avec une série qui semble à la fois faire du surplace dans son intrigue présente et avancer beaucoup trop vite dans ses intrigues en flashbacks.

Spoilers

Nadia cache un secret, mais est-ce que ça fait d’elle la taupe que tout le monde veut qu’elle soit pour autant ?


What if it is real ? What if it’s not from Bernard ?

Il est largement l’heure d’aller me coucher au moment où je lance cet épisode, mais après quatre fins de saison en 24h, je me suis dit qu’une pause Citadel me ferait du bien. Le cerveau posé, j’étais prêt à me replonger dans cette histoire qui est fière d’elle et est sûre d’être plus intelligente que nous quand, en fait, elle est écrite avec des ellipses énormes et des raccourcis qui ne permettent pas d’apprécier tous les personnages. Ce n’est jamais que mon avis, mais vous venez sur mon blog pour lire un avis, non ?

Neuf ans plus tôt | Maroc | Bernard | Le plan de Dahlia

Neuf ans plus tôt

La série nous amène cette fois-ci, caméra à l’envers et format 16:9 à Athènes où Nadia et Mason passent du bon temps ensemble dans un hôtel. Il est cette fois question de la recherche de la clé cryptée, qui semble intéresser grandement Nadia. Celle-ci essaie aussi de prendre des nouvelles de Céleste, mais Mason lui rappelle qu’ils n’ont pas le droit de la contacter, car ce serait contraire au protocole.

Ils sont aussi en mission, à prétendre jouer les couples mariés pour s’attaquer aux yakuzas. Jour les couples mariés ? Cela dépend pour qui : Mason demande en fait Nadia en mariage. Comme beaucoup d’autres choses avec cette série, c’est bien trop précipité et soudain par rapport à ce que l’on connaît de ces personnages. En fait, on en est plutôt au stade où Mason devrait se méfier de Nadia, pas vouloir se marier avec.

Et pourtant ! Les voilà qui envisagent de se marier, juste avant que Nadia ne prenne conscience de la manipulation dont elle est victime. Elle reçoit un message lui apprenant que Celeste a été Backstoppée avec l’accord de Bernard. Celui-ci craque bien vite sous la pression de Nadia cassant son clavier (par contre, il résiste à la torture de Dahlia sans mal) et lui révèle donc que Mason est derrière ce plan de merde.

Nadia peut alors confronter Mason sur cette décision de merde, et c’est l’occasion pour lui d’enfin apprendre la vérité sur la clé Oz. Nadia reconnaît l’avoir volée, mais elle l’a fait parce que cette clé donnait trop de pouvoir à son détenteur : elle souhaitait donc la détruire et elle la fait, voilà tout. Mouais. Ce n’est pas bien convaincant, mais eh, les acteurs sont à fond pour tenter de nous vendre ça au moins.

Il s’agit après tout d’une rupture amoureuse violente : Nadia en veut à Mason et découvre qu’il a juste tué Céleste, en fait, puisqu’il a effacé ses souvenirs ; Mason en veut à Nadia qui a toujours cherché une raison de fuir leur relation, comme elle a toujours cherché à se cacher d’elle-même en devenant espionne. On part dans de la psychologie à deux balles un vendredi après minuit là ? Voilà qui ne peut pas me convaincre à fond.

Non, vraiment, la série a du budget et d’excellents acteurs, mais côté scénario, on n’est vraiment pas sur de l’exceptionnel. Tout est tout le temps convenu – même cette rupture où Nadia rend sa bague à Mason pouvait difficilement être plus clichée. Et non, le look de dingue de l’actrice et la caméra qui s’amuse une nouvelle fois à vouloir nous retourner le cerveau ne suffisent pas à casser ce côté cliché.

Après cette rupture, Nadia contacte un certain Rahi qui lui donne des papiers espagnols et lui conseille d’en finir au plus vite avec Citadel. C’est donc bien elle qui tourne le dos à Citadel et semble les trahir… mais ça me paraît encore trop tôt dans la série pour que ce soit le cas.

Neuf ans plus tôt | Maroc | Bernard | Le plan de Dahlia

Maroc

L’épisode de cette semaine commence au Maroc, exactement là où nous en étions la semaine dernière. Rien n’a avancé en ce qui concerne le présent, finalement : Carter accuse Nadia de trahison et de travailler avec Manticore et avec Rahi, un terroriste notoire. Ah. C’est tout de même un comble de faire du surplace comme ça alors que la saison avance trop vite sur plein d’autres intrigues.

Maintenant que Carter a dit tout ce qu’il avait à dire, on peut toutefois bouger un peu. Nadia et Mason se barrent donc, et on apprend plus tard qu’ils le font avec Carter justement. Les trois espions peuvent s’éloigner vite de la base en voiture, puis s’arrêter à proximité d’un barrage pour régler leurs petites affaires. Nadia en profite pour reprocher à Carter ce qui est arrivé à Celeste, ce qu’il n’apprécie pas, car il savait que c’était Nadia l’agent double déjà à cette époque.

Bien sûr, Nadia nie les faits, même quand Carter explique qu’il savait que Nadia bossait avec Rahi et qu’elle menait une mission contre Citadel. La théorie de Carter est rapidement mise à mal cependant : Nadia explique qu’elle a eu besoin de disparaître à Valence il y a neuf ans car elle était enceinte. Elle a eu une petite fille qui se trouve donc en Espagne où Rahi s’est occupé de la protéger.

D’accord, mais pourquoi un terroriste pour venir en aide à Nadia quand elle tombe enceinte ? S’agit-il aussi de la fille de Mason ?

Probablement. Nadia finit par le confirmer, expliquant qu’il n’était pas au courant parce qu’il ne le méritait et tout en rappelant qu’elle n’a pas pu voir sa fille depuis huit ans, alors qu’elle n’avait que six mois la dernière fois qu’elle a pu la voir. Bon. C’est bien beau tout ça, mais ça ne nous dit pas qui est le traître de Citadel ni pourquoi il y avait un traître d’ailleurs.

L’association improbable de Nadia et Rahi ? Eh bien, Rahi est le père de Nadia, voyons. La petite est donc avec son grand-père depuis le départ. Quant à la scène du train en Italie, elle se terminait donc par Nadia voulant avouer à Mason qu’il était papa. C’est pour cela qu’elle a accepté la mission de Citadel et a décidé de laisser sa fille, Asha, avec son grand-père. On nous révèle ça à grands renforts de cliffhangers, avant que le trio ne soit finalement encerclé – enfin en-demi-cerclés – par quelques SUV.

L’homme qui sort de l’un d’entre eux explique à Mason qu’il doit lui remettre une oreillette avec une ligne sécurisée pour parler avec.. Dahlia.

Neuf ans plus tôt | Maroc | Bernard | Le plan de Dahlia

Bernard

Il y a deux semaines, la série nous laissait avec Bernard annonçant à Anders que Brielle était encore en vie. Cette semaine, on quitte ce surplace pour voir Anders céder à la proposition de Bernard. C’était une jolie idée de sa part de vouloir corrompre Anders comme ça, mais c’est finalement assez inefficace : Dahlia revient surveiller comment se passe la torture et n’hésite pas à tirer une balle dans la tête d’Anders.

Celui-ci parvient tout de même à se montrer menaçant avec elle, avant de s’effondrer à pied. Cela ne semble pas affecter Dahlia plus que ça et moi, je me dis que c’est tout de même hautement improbable de nous laisser deux semaines sur un cliffhanger pour l’ignorer comme ça si vite. Sinon, on continue de se demander la menace que Citadel représente exactement pour Dahlia, mais elle assure que Citadel est plus dangereuse qu’une bombe atomique.

Bernard essaie encore de manipuler son ennemie, même si ça a échoué avec Anders : il lui explique ainsi qu’un certain Thomas doit être déçu d’elle. Pour autant, Dahlia ne se laisse pas démonter et rappelle à Bernard que c’est un agent de Citadelle qui les a tous trahis à la base. Elle perd toutefois patience et demande à Bernard une fois de plus les codes nucléaires dont elle a besoin. Face à la menace de voir sa famille être éradiquée, Bernard finit par craquer et donner les codes.

Neuf ans plus tôt | Maroc | Bernard | Le plan de Dahlia

Le plan de Dahlia

Pourtant, et c’est prévisible, Dahlia donne tout de même l’ordre de détruire la base où se trouvent Abby, Hendrix, Joe et je n’ai pas retenu les noms de tout le monde j’avoue. Bernard s’énerve et hurle, mais c’est trop tard de toute manière. Le ménage doit être fait et, selon Dahlia, ce n’est jamais qu’œil pour œil cette affaire. J’imagine que c’est lié à son Thomas dont les scénaristes ont oublié de nous parler pour le moment.

Alors que la base souterraine dans le Wyoming est avertie à temps de l’existence des missiles et se met à l’abri, Dahlia passe un coup de fil avec Davik, pour lui annoncer que maintenant qu’elle a les codes nucléaires, elle a besoin de Mason. J’aimerais bien savoir pourquoi exactement. Elle l’informe aussi que Nadia est toujours en contact avec Rahi, ce que l’on a vu aussi il y a deux épisodes, et, accessoirement, qu’Anders est mort.

Ma foi, c’est une manière comme une autre d’annoncer le décès de son frère jumeau à Davik, j’imagine. Bien sûr, elle accuse Bernard d’être responsable de cette mort – il l’aurait ainsi tué en essayant de s’échapper. C’est crédible.

Après tout ça, Dahlia peut se rendre auprès d’une représentante des familles pour qui elle bosse et apprendre que tout est prêt pour couler les sous-marins russes. Tout ? Pas exactement : il faut encore l’empreinte biométrique de Mason pour réussir à faire quelque chose des codes obtenus de Bernard. Ce n’est pas un problème pour Dahlia : elle a repéré la localisation de Mason, Carter et Nadia et elle termine l’épisode au téléphone avec Mason pour lui demander de lui rendre service.

Pourquoi ferait-il ça ? Eh bien, parce qu’elle a kidnappé sa fille, tout simplement. Elle le prouve avec le bracelet laissé par Nadia à sa fille, justement. Oups. Comment a-t-elle su ? Mystère pour le moment, mais aucun secret ne semble rester secret bien longtemps dans cette série de toute manière !

Neuf ans plus tôt | Maroc | Bernard | Le plan de Dahlia

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Citadel – S01E04 – Tell Her Everything – 13/20

La fin d’épisode arrive dix bonnes minutes trop tôt, je n’ai pas du tout eu les réponses que j’espérais avoir dans cet épisode. Bon, ce n’est pas si grave, la série reste une dose de vitamines concentrées et d’action. Cela fait du bien de temps en temps. Elle mériterait tout de même de proposer une saison beaucoup plus longue, car là, je sens que ça tente de proposer un truc ambitieux et large du côté des intrigues, mais que ça va nous laisser sur notre faim ! De leur côté, ils pensent pourtant nous rassasier. Faites plus d’épisodes et moins d’implicite.

Spoilers

Il est temps d’apprendre à connaître Brielle.


That was an assault on one of our own.

Ben oui, je sais que j’ai d’autres séries à rattraper, notamment du côté de Grey’s Anatomy, mais voilà, je n’avais le temps que pour un épisode ce soir, alors mon choix s’est assez logiquement porté sur Citadel. Après une semaine de taf, rien de tel que de poser son cerveau devant une série qui nous demande de le faire pour la savourer. Un peu d’action et d’espion, ça ne fait jamais de mal !

Finding Carter (mais pas la série) | Celeste | La taupe | Backstop

Finding Carter (mais pas la série)

Comme d’habitude, cet épisode commence caméra à l’envers alors que nous suivons une voiture au Maroc se dirigeant droit vers un lieu où Manticore a établi résidence depuis un moment. Dans la voiture, nous avons évidemment Mason et Nadia, qui sont là pour tuer quelques méchants et peut-être libérer Carter.

Comme d’habitude, les scènes d’action s’avèrent assez efficaces grâce à de bons mouvements de caméra. On voit qu’il y a du budget lors de ces scènes qui ont parfois un vrai feeling jeux vidéos. Par contre, sérieusement, les effets spéciaux font parfois faux et ça me surprend énormément. Les étincelles des armes à feu, la fumée, les giclées de sang… Tout semble être numérique, et si ça le semble, ça veut dire aussi que la série vieillira mal, non ? On n’est pas censé voir déjà que c’est fait en effet spécial.

Non, vraiment, les giclées de sang et la fumée numérique, ça m’a perturbé et un peu détourné de la chorégraphie exceptionnelle proposée. Nadia se retrouve avec un peu de sang sur le visage, mais à part ça, elle est sacrément impressionnante à éviter tous les ennemis. Elle en tue quelques-uns tout de même, et en fait, tout un paquet. Mason, lui, reste planqué en attendant que la tornade passe concrètement.

Ce n’est pas grave, ça n’empêche pas la scène d’action d’être réussie et de mener le duo à Carter. Je pensais que la série ferait plus dans la finesse que ça, mais non, nous y sommes déjà : Mason et Nadia retrouvent Carter dans sa cellule au Maroc. Le problème, c’est que Carter n’est pas ravi de revoir Mason, qu’il accuse d’être responsable de « tout ça ». Tout quoi ? Suspense, générique, flashback dix ans en arrière.

Finding Carter (mais pas la série) | Celeste | La taupe | Backstop

Celeste

Si je me doutais que la série allait garder sa structure en flashbacks, je ne m’attendais pas à ce que l’on en revienne à la nuit d’amour de Nadia et Mason à Paris. Enfin, nuit, c’est vite dit parce qu’ils font ça de jour tant qu’à faire. Et si ce n’était pas clair avec la caméra renversée de la semaine dernière, les deux personnages nous le confirment : leurs ébats sont magiques, top 5 au moins. La conversation dérive toutefois assez vite, Nadia finissant par parler boulot tout en continuant de bouffer des yeux (et d’autres choses probablement) son Mason.

Elle parle boulot pour lui indiquer qu’elle a fait approuver une de ses amies pour leur prochaine mission. Elle s’appelle Celeste et la série nous l’introduit bien vite au QG de Citadel. J’avoue que la mission m’est passée un peu à côté : on a bien compris qu’elles ne seraient que des prétextes pour quelques scènes d’action. Si seulement on avait 22 épisodes ! Cela me manque les longues saisons à la Alias.

Bref, me revoilà à comparer la série à d’autres et à oublier de faire la critique de l’épisode. C’est pourtant intéressant, parce que Mason explique à Celeste que pour être une bonne espionne, elle doit être capable non pas de mentir, mais de croire vraiment ce qu’elle dit. Elle doit se voir dans le miroir et ne pas se reconnaître : ainsi, elle ne mentira pas. Elle dira la vérité. C’est comme cela qu’en à peine quelques jours, Celeste devient Brielle pour draguer Anders.

Mon problème avec toute cette scène, mis à part que ça aurait déjà pu valoir un épisode complet de série de nous montrer la mission en infiltration de Brielle, histoire qu’on puisse apprendre à l’apprécier à la fois en tant que Celeste et en tant que Brielle nous aussi, c’est que Mason insiste beaucoup trop sur la nécessité de dire la vérité quand on est sous couverture. Je ne sais pas si c’est volontaire, mais moi, ça me fait perdre toute confiance en Mason. C’est bien simple, je me dis que « Kyle » n’a peut-être jamais perdu la mémoire finalement… Nous verrons ce qu’il en est plus tard, mais je le note là, parce qu’une fois qu’on a une idée en tête, c’est dur de faire sans.

Toujours est-il que pendant que je me fais toutes ces réflexions, Brielle suit les conseils de Mason et tombe vraiment amoureuse d’Anders. Cela arrange bien notre duo d’espion, car ils finissent par glaner des informations essentielles sur leur ennemi. Tout ce qu’ils ont à faire, c’est de continuer à faire l’amour en attendant des nouvelles de Brielle.

Et vraiment, moi, je me dis qu’on passe totalement à côté de l’impact émotionnel que Brielle est censé avoir sur Anders, et peut-être même sur la réciproque. Vraiment, la série va trop vite en besogne et part du principe que la relation entre eux est suffisamment évidente pour qu’Anders envisage dix ans plus tard (dix !!) de trahir sa boss pour une ex avec qui il est resté trois mois (mois !!)… et à peine trente secondes pour nous spectateurs. Humph. Faut sortir de la théorie les gars : en théorie, le scénario fonctionne, mais en pratique, son exécution est très brouillonne là.

Finding Carter (mais pas la série) | Celeste | La taupe | Backstop

La taupe

Seulement voilà, ils n’en ont pas ! Au bout de trois mois, Mason commence à réellement s’inquiéter de ce qu’il se passe. Contre l’avis de Nadia, qui juge que c’est encore trop tôt, il décide ainsi d’envoyer une équipe d’intervention sur place pour savoir ce qu’elle devient. Mouais. Je ne sais pas trop pourquoi Nadia fait tant confiance à Celeste – moi j’en étais à me dire que ça faisait encore une agente de Citadelle ayant survécu à la disparition de celle-ci.

Celeste n’est pas si forte comme espionne en plus ! Elle se fait surprendre par le frère jumeau d’Anders, Davik, qui s’attaque à elle dans les toilettes, où elle venait juste de cacher la « clé Oz », un truc très important pour Citadel, évidemment. L’équipe d’assaut de Mason arrive trop tard : elle réussit par elle-même à se débarrasser du jumeau avant de s’échapper, avec la clé… mais celle-ci est en fait une fausse. Bon, il y a un tour de passe-passe qui a dû se faire à un moment ou un autre.

C’est problématique pour l’espionne en tout cas, parce que Mason est persuadé qu’il y a une taupe à débusquer pour expliquer ce qu’il s’est passé exactement. Elle assure qu’elle avait enfermé Davik et qu’elle était sûre d’avoir la clé, mais bon, personne ne retrouve Davik et la clé est fausse. Anders, lui, est fait prisonnier par Citadel. Pourtant dix ans plus tard, il sera libre de ses mouvements.

Mason décide d’interroger lui-même Celeste. Nadia n’en est pas capable, c’est très clair. Céleste ? Elle s’énerve d’être du mauvais côté de la table, accuse une Nadia qu’elle sait d’être derrière la vitre et nous, on est plongé au milieu de tout ça sans trop savoir pourquoi. Nadia a une compétence totale en Celeste parce qu’elle lui a sauvé la vie quand elles bossaient ensemble dans les Forces Spéciales. Ce n’est pas exactement un argument recevable dans un monde d’espion.

C’est intéressant le passé, je ne dis pas, mais je préfère largement ce qu’il se passe dans le présent, bordel. Comment Celeste s’est-elle retrouvée à jouer la femme de Mason bordel ? Bon. Revenons-en au passé où Celeste est interrogée par un Mason que je continue de ne pas apprécier du tout. Il est toujours arrogant et insupportable, allant jusqu’à menacer de tuer le frère de Celeste devant elle pour la faire parler. Nadia ne supporte évidemment pas cette méthode et n’approuve pas la théorie de Mason qui est que Celeste aurait trahi Citadel pour venir en aide à son frère.

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Backstop

Nadia décide donc de protéger son amie comme elle peut de la folie de son collègue, mais lui, il propose plutôt de se méfier de Celeste en lui effaçant la mémoire. Grace, sa boss, n’est pas tout à fait convaincu car le projet Backstop n’est pas encore tout à fait en place – il n’est même pas encore validé. Grace finit par céder aux arguments de Mason, mais il faut encore s’assurer la docilité de Celeste.

Bien sûr, elle est contre, parce qu’elle continue de clamer son innocence. Elle n’est pas une taupe, contrairement à ce qu’ils pensent – à ce que Mason pense. Je ne sais pas trop pourquoi tout le monde semble croire Mason alors que très clairement Nadia n’a pas tort : les apparences sont contre Celeste, mais ce ne sont jamais que des apparences. Finalement, Celeste accepte de se faire retirer sa puce Citadel quand Mason lui explique qu’elle est beaucoup trop menacée car son identité est connue des jumeaux. En fait, Mason propose carrément à l’espionne de changer de cornée et d’empreinte, une sorte de protection des témoins, en plus invasif finalement. Bon, c’est quand même oublier la reconnaissance faciale, tout ça, parce que même y a dix ans, c’était déjà au point. Mason est horrible, en tout cas, il ment ouvertement à Celeste, ce qui n’est pas surprenant et la balade totalement.

Il refuse tout de même que Nadia soit au courant de ce qu’il s’est passé. Nadia se retrouve ainsi à remercier Grace d’avoir fait tout ce qu’il fallait pour protéger Celeste… alors qu’elle a juste approuvé sa lobotomie, finalement. Vous vous en doutez, Bernard est au courant de tout ce qu’il se passe : Mason vient même le voir pour demander de briser la fiole de souvenirs de Celeste. Mais enfin ? Bâtard un peu !

Il est sûr et certain que Celeste est une taupe et il faut protéger Citadel quoi qu’il en coûte, comme dirait l’autre. Bon, on est pas loin de parler d’un meurtre après, je ne vois pas trop l’intérêt de la garder en vie si c’est juste pour la supprimer comme ça. Concrètement, on dirait un truc fait juste pour s’innocenter du pire alors que bon… Bernard le souligne bien : chaque espion peut avoir de multiples identités, mais il n’a qu’une âme.

Celeste subit cependant la procédure et ses souvenirs sont détruits par Mason, qui accepte pourtant d’être remercié par Nadia, persuadé que sa pote a juste été protégée et mise dans l’Oregon. La fameuse maison de Kyle, hein ? Et Mason assure qu’il a bien envie d’une vie pépère comme ça lui aussi ? Je ne le sens pas du tout !

En attendant, il reste un petit retournement de cerveau à effectuer. On apprend ainsi de Carter que, surprise !, c’est peut-être Nadia la taupe. Il a pour rôle d’écouter toutes les transmissions radios de Citadel et il sait ainsi que ce n’est pas Celeste qui a pris la clé qu’ils cherchent tous désormais. Il ne pense pas non plus que ça pourrait être le frère d’Anders introuvable. En fait, la seule explication rationnelle pour lui, c’est Nadia. Et ça expliquerait pourquoi elle protège Celeste aussi, parce qu’elle la sait 100% innocente.

Mon problème, c’est que tout ça se passe deux ans avant la scène dans le train et que ça me paraît long deux ans à soupçonner Nadia d’être une taupe. On en saura peut-être plus la semaine prochaine, mais la série se contente pour le moment de raccourcis et de sous-entendus à expliciter nous-mêmes.

Quant aux soupçons de Carter, c’est ce qui explique que dans le présent, il soit en train d’accuser non pas Mason, mais Nadia. Paie ton cliffhanger pourri !

Finding Carter (mais pas la série) | Celeste | La taupe | Backstop

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