Semaine 25 : du 20 au 26 juin

Bonjour à tous !

Un nouveau dimanche est à notre porte et quel dimanche ! Une grande partie de nous était devant sa télé cet après-midi, à déprimer pendant 45 minutes et à faire la fête pendant les 45 suivante, après une longue pause de 15 minutes. Bref, la France a gagné son huitième de finale avec un joli 2-1. Cela dit, le foot et moi ne sommes pas de si grands amis que ça… Je vous rassure donc : j’ai largement eu le temps de voir tout un tas de choses cette semaine encore !

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Les inédits de la semaine

Le second épisode de BrainDead m’a totalement fait revoir ma copie sur la série tandis que l’absence de Roadies cette semaine me fait douter un peu de l’efficacité de ce show sur le long terme. Pas le temps de vraiment s’en inquiéter toutefois avec la suite toujours à la hauteur d’UnREAL et surtout la fin de Person of Interest. Difficile de trouver encore de la saveur au reste de la semaine une fois cet épisode visionné, parce que la fin d’une série est toujours un moment un peu difficile. Heureusement, Wrecked (photo ci-dessus) a su trouver les blagues pour m’alléger le cœur et tout ça s’est terminé sur un épisode d’Outcast brillant. En un trois mots comme en cent, le résumé de la semaine : roller-coaster qualitatif.

Vous pouvez consulter les critiques de chaque épisode en cliquant sur le lien ci-dessous :

Silicon Valley (3×09), 16/20
Preacher (1×04), 15/20
Unreal (2×03), 19/20
Scream (2×04), 14/20
BrainDead (1×02), 16/20
Wrecked (1×03), 18/20
Person of Interest (5×13), 20/20
Containment (1×09), 18/20
Cleverman (1×04), 10/20
Another Period (2×02), 15/20
Outcast (1×04), 16/20

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La performance de la semaine

 Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Je sais, c’est la deuxième fois que je mets Person of Interest à l’honneur en quatre semaines… C’est aussi malheureusement la dernière fois puisque l’épisode final vient d’être diffusé. Du coup, je me suis dit qu’il était temps de saluer le travail de Michael Emerson, fantastique Harold Finch tout au long des 103 épisodes de la série.

Je ne crois pas qu’il y ait vraiment grand besoin de présenter cet acteur, révélé par son rôle puissant d’Henry Gale dans LOST lors d’une tirade sensationnelle et incroyablement brillante qui s’achevait pourtant sur la question la plus stupide du monde… You guys got any milk ?

Attention, je spoile l’ensemble de LOST : De ce rôle totalement faible d’Henry Gale a émergé la figure de Benjamin Linus, redoutable leader des Autres qui en pinçait pour Juliet. Sans broncher, Michael Emerson a joué toute une palette d’émotions avec beaucoup de justesse sur l’île, de l’amour contrarié à l’amour paternel, de la joie au deuil de sa fille, du calcul froid à l’espoir d’une quête de sens. On quitte le personnage sur l’île où il aide Hurley à diriger pendant des années, acceptant une place de second qui lui correspond bien mieux que celle de leader. En flash-sideways, Ben n’est pas encore prêt à passer de l’autre côté, car il lui faut encore retrouver Alex et probablement Rousseau.

Attention, je spoile l’ensemble de POI : Après LOST, pas le temps de se reposer, Michael Emerson enchaîne aussitôt avec Person of Interest, où il incarne le personnage d’Harold Finch, un riche philanthrope ayant inventé une Machine révolutionnaire capable de prédire les prochains crimes ordinaires. Le rôle est à des décennies de celui qu’il avait dans Lost, ne lui permettant pas vraiment d’exprimer tout son jeu d’acteur. Pourtant, au fur et à mesure de la série, Finch prend de l’épaisseur et se voit attribuer un passé douloureux, avec un amour perdu pourtant encore en vie. Bref, les scénaristes nourrissent enfin l’acteur, lui laissant la possibilité de faire ce qu’il sait faire de mieux.

Dans cet épisode final, il joue donc la performance de la semaine sans le moindre problème : du sacrifice personnel finalement bafoué à l’amour retrouvé, de la douleur de voir sa Machine mourir à petit feu à celle de voir son allié et désormais ami mourir sous ses yeux à sa place, de la culpabilité de ces morts au soulagement d’avoir battu Samaritan, Harold Finch en voyait de toutes les couleurs cette semaine. Et puisque tout ça n’était pas suffisant, il se prenait également une balle pour rajouter encore à sa douleur. Tout ça aurait facilement pu tomber à plat ou être surjoué, mais Michael Emerson a vraiment su trouver les tons et la justesse nécessaire à ces scènes difficiles à voir.

Brillant d’un bout à l’autre de sa carrière, cet épisode est l’occasion ou jamais de saluer un grand acteur, qui a réussi à ne pas s’enfermer dans un seul rôle malgré l’icône qu’il représentait dans LOST. J’espère avoir l’occasion de le revoir dans une autre brillante série un jour !

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Les autres actus du blog

Si vous ne l’avez pas encore compris avec le début de cet article, je ne sais pas quoi faire de vous, mais Person of Interest s’est achevée cette semaine. J’en ai profité pour tirer un grand et long bilan des cinq saisons qui ont su devenir brillantes en partant de (très) loin. Sobrement intitulé « du Bad Code au God Mode », ce qui est une référence à la série, cet article fait le point sur ce qui ne marchait pas et ce qui me hantera encore après la fin de la série. C’est disponible par ici, n’hésitez pas à me laisser votre avis 😉

Par ailleurs, j’ai dégagé, sans trop savoir comment, suffisamment de temps pour me voir l’intégrale de la saison 3 de That 70’s show au cours de ces sept derniers jours. Tout aussi magiquement, la note moyenne de ces 25 épisodes est elle aussi de 15,5, comme pour la 1 ou la 2. Magistrale et constante, cette sitcom est une vraie réussite !

Voilà, c’est tout pour cette semaine ! Je préviens d’avance que les jours à venir sont chargés pour moi et que par conséquent les critiques et avis seront peut-être un peu retardés cette semaine. Pas d’inquiétude, je verrais tout quand même, je suis beaucoup trop accro pour éteindre mon ordi !

À dimanche prochain pour un autre article résumant la semaine 😉

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

Semaine 24 : du 13 au 19 juin

Bonjour à tous !

Le temps passe à une vitesse folle et nous voilà déjà dimanche. J’ai eu une semaine assez chargée, mais plutôt cool, blindée d’épisodes inédits et de lancement de saisons. Il y a donc des choses à découvrir sur le blog. Retrouvez aussi dans l’article qui est le/la meilleur(e) acteur/actrice cette semaine 🙂

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Les inédits de la semaine

L’été sera chaud en terme de planning, surtout le mardi ! Avec les premiers épisodes de Roadies (photo ci-dessus) et BrainDead, j’ai en effet la masse d’épisodes inédits à découvrir chaque semaine. Ce n’est pas un mal pour l’instant, mais je ne sais pas si je continuerai la seconde à long terme, car le pilote m’a laissé un peu mitigé. Dans le même genre, j’ai commencé Wrecked mercredi. C’était super drôle, mais ça risque de lasser sur le long terme, pendant que le jeudi, Cleverman m’a largement hypnotisé. Heureusement, la fin de semaine a largement remonté le niveau, mais on va en parler un peu plus longuement ci-dessous. En bref, cette semaine était loin d’être la plus marquante de l’année, instaurant un petit rythme planplan un peu partout.

Vous pouvez consulter les critiques de chaque épisode vu cette semaine :

Silicon Valley (3×08), 13/20
Preacher (1×03), 14/20
Unreal (2×02), 17/20
Scream (2×03), 14/20
Roadies (1×01), 18/20
BrainDead (1×01), 13/20
Wrecked (1×01), 16/20
Wrecked (1×02), 15/20
Person of Interest (5×12), 18/20
Containment (1×08), 17/20
Cleverman (1×03), 08/20
Another Period (2×01), 17/20
Orphan Black (4×10), 20/20
Outcast (1×03), 17/20

Cliquez sur le titre de la série pour accéder à un avis à chaud sur l’épisode expliquant sa note 😉

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La performance de la semaine

 Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine. Et cette semaine encore, ce n’était pas bien dur de choisir !

Le succès d’Orphan Black tient à 85% minimum dans le rôle de Tatiana Maslany, qui réalise la performance de la semaine sans grande difficulté. Si vous n’avez jamais regardé cette série, passez directement au paragraphe sous la photo suivante, car je vais spoiler. Et oui, 85% j’vous jure que c’est un grand minimum, puisqu’elle incarnait cette saison Beth, Sarah, Cosima, Alison, Helena, Rachel, Krystal ou MK, apparemment sans la moindre difficulté et dans tous les cas de manière crédible et hyper convaincante. Chacune d’entre elles a son style, ses mimiques, son accent, sa manière de parler, c’est juste incroyable et de saison en saison, je me demande simplement si cette actrice a une limite. Même en photo, elle parvient à merveille à incarner un rôle, ressemblant plus à Alyssa Milano qu’à elle-même. Une dinguerie.

Cette semaine, c’était malheureusement déjà l’épisode final de la saison 4 et Tatiana Maslany a une nouvelle fois prouvé qu’elle n’avait pas froid aux yeux, enchaînant sans mal les scènes et les personnages, de la bitch pleine de pouvoir à la malade fragilisée, de la nana blessée à la nana superficielle, du comique au tragique, du sérieux au léger, sans jamais paraître hors-jeux (c’est un terme à la mode pendant l’Euro, mais ça n’a rien voir). Surtout, on a ENFIN eu droit à une histoire de clone tentant d’en interpréter un autre et le truc de dingue, c’est que comme d’habitude CA SE VOYAIT. Sarah a tenté de se faire passer pour Krystal, et non, ça n’a pas pris, on a tous vu que c’était Sarah et pas Krystal. Alors OK, en terme d’écriture c’est un peu logique, mais quand même. Qu’on m’explique pourquoi la première pensée qui m’est passée par la tête était : « non, ça ne ressemble pas à Krystal » alors même que c’était la même actrice hein ?

Alors certes, Tatiana Maslany est grandement aidée par l’écriture brillante de ses personnages et de la série en général, mais sérieusement, elle méritait largement de figurer en performance de la semaine pour cet épisode… Et elle mérite toujours autant l’Emmy Awards que Viola Davis lui a volé l’an dernier. Sérieusement.

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Les autres actus du blog

Une petite semaine pour le blog, mais une semaine quand même. J’ai donc mis à jour l’article Orphan Black saison 4, avec une note moyenne de 18,5/20. Rien que ça. C’est l’occasion de relire tout ça et la conclusion que j’ai rédigé en fin d’article, en attendant impatiemment la saison 5, qui sera aussi la dernière.

Par ailleurs, je l’avais promis il y a deux semaines, mais j’ai finalement publié mon avis sur la saison 2 de That 70’s show qui obtient évidemment une note moyenne un peu moins haute, un 15,5/20. Si je résume, c’est donc constant par rapport à la première année de cette sitcom, les deux obtenant exactement la même moyenne. C’est bon, c’est drôle, mais ce n’est pour l’instant pas non plus une série incontournable. J’aime bien, ça se dévore de temps à autre, mais je m’en lasse toujours un moment avant de la reprendre quelques jours plus tard. Autrement dit, je ne la regarde pas aussi vite que ce que j’espérais. Mais bon.

Voilà, c’est à peu près tout ce que j’ai à dire cette semaine. Dans les sept jours à venir, pas de retour notable, pas d’épisode de Roadies ni d’Orphan Black, et surtout, surtout, des adieux à faire à Person of Interest. Je ne laisserais pas la série se terminer sans un dernier au revoir, évidemment, mais vous en saurez un peu plus en cours de semaine 😉

À dimanche prochain pour un autre article résumant la semaine 😉

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes.

Another Period (S02)

Ci-dessous, retrouvez mon avis préalable sur la saison 2 d’Another Period, puis une critique de chaque épisode rédigée semaine après semaine. Enfin, une brève conclusion est dispo en fin de page. Attention, spoilers !

Avis : Nous y voilà, le retour d’Another Period, ENFIN ! Cette sitcom, c’est un peu l’excellente surprise humour de l’été dernier, dont je n’ai entendue parler qu’au bout de trois ou quatre épisodes. Rien n’était fait pour m’attirer dans cette série, à commencer par son côté « historique » qui représente un peu le genre de truc qui m’ennuie.

Oui, mais quand Joss Whedon lui-même a commencé à la conseiller, je me suis dit qu’il y avait peut-être matière à être intéressé. Grand bien m’en a fait, j’ai découvert le casting absolument brillant de cette série totalement décalée, qui utilise le XIXe siècle pour critiquer le XXIe et nous montrer tous les travers de notre temps. Grosso modo, le synopsis de base consiste à suivre la vie d’une riche famille qui ne souhaite que l’argent et la popularité, comme nous l’assène le parfait générique à chaque épisode. J’ai vu passer cette semaine une comparaison qui en disait que c’était un mix des Kardashian et de Downtown Abbey. C’est vrai qu’il y a de ça, mais c’est juste beaucoup mieux que ces deux matériaux-là ! Cette série est subtile, intelligente et, malgré tout, profondément drôle. Les personnages sont tous marquants et attachants dans le cliché qu’il représente avec brio. Bref, autant dire que j’étais impatient de retrouver la famille Bellacourt pour cette seconde salve d’épisodes. Je vous recommande de foncer voir la première saison si ce n’est pas déjà fait et d’enchaîner avec celle-ci, qui s’annonce toujours aussi parfaite !

Sans plus attendre, passons donc à mon avis sur les épisodes, avec spoilers, méfiez-vous 🙂

Note moyenne de la saison : 16/20

01.pngÉpisode 1 – Tubman – 17/20
We would like to became famous how YOU are but still young & pretty how WE are.

I want the money, I want the fame, I want the whole to know my name ! Rien que ce générique m’a suffit à être à nouveau totalement dedans, mais le résumé de la saison précédente m’avait déjà fait mourir de rire avant, d’autant que j’avais totalement oublié les rebondissements de dernière minute concernant les Bellacourt. La saison reprend deux semaines plus tard et enchaîne les situations hilarantes, même si on ne voit pas assez Dodo à mon goût. Peu importe, les Pig Sisters sont toujours aussi hilarantes, de même que Blanche ou la nouvelle venue (Fleurbelle ?). Le côté dramatique vient de l’accouchement de Celine/Chair et de l’idiotie des deux sœurs qui se laissent manipuler et se mettent en danger de mort. Bon, petite déception de ne pas avoir revu tout le casting tout de même, et surtout dégoûté de ce recasting d’Hortense (ce n’est jamais que la 3è actrice en 11 épisode pour le même rôle… humph) qui est vraiment raté (elle est bien trop maigre !). La réussite globale de ce retour reste très satisfaisante et rassurante pour l’ensemble de la saison 2 à venir !

Capture d'écran 2016-06-23 13.24.44.pngÉpisode 2 – Annulment – 15/20
Oh Jesus, no, I would divorce you every day if I could !

C’est probablement parce que le soleil est enfin de retour et que je regarde ça en cramant sur un écran pas assez lumineux, mais j’ai trouvé cet épisode un peu plus faible. Il avait pourtant de bonnes bases, comme la baby shower du dernier né ou le divorce des deux sœurs Bellacourt, mais de manière générale, je trouve que les intrigues n’ont révélé leur vrai potentiel comique qu’en toute fin d’épisode. Il était top de revoir le frère dans cet épisode, car il manquait vraiment la semaine dernière. J’ai beaucoup aimé également l’intrigue autour du voleur, même si j’aurais aimé voir ça développé sur un ou deux épisodes de plus. En fait, quand j’y pense, il y a pas mal de bons moments dans cet épisode, notamment en ce qui concerne le débat sur le gun-control (mais si, j’vous jure), j’ai juste eu du mal à entrer dedans par rapport à la semaine dernière, surtout pour l’intrigue de Lilian qui est un peu trop isolée du reste avec ce long moment de « huis-clos » qu’ils s’imposent tous deux. En bref, j’espère donc le retour de la pluie pour pouvoir être à nouveau à fond dedans (non, j’déconne).

03.jpgÉpisode 3 – The Prince and the Pauper – 17/20
Do you always talk about your daughters during sex?

Ouf, la série repart sur ce qu’elle sait faire de mieux dans cet épisode et contrairement à Wrecked son humour pipi-caca a bien mieux pris. Cet épisode voit donc les deux sœurs Bellacourt se chercher un nouveau (riche) mari, ce qui permet de bonnes blagues tant dans la compétition Bachelor entre elles que dans le choix des prétendants au début. Chair s’est également réveillée la semaine dernière, mais elle est malheureusement amnésique, développant alors une amitié avec Blanche, ce qui est bien ironique, surtout lorsqu’elle se fait une nouvelle fois balancer dans les escaliers. De bons rebondissements peuplent l’ensemble de l’épisode qui se termine sur une des meilleures scènes de la série, voyant toute la famille en pleurs. Brillant dans son traitement et son écriture, ce nouvel épisode de Keep up with the Bellacourt avait tout pour lui… sauf Dodo. Je me demande où elle est partie et si surtout elle reviendra.

04Épisode 4 – Trial of the Century – 14/20
There are so many desperate things happening here. It’s hard to decide which is the worst.

Cette saison 2 n’est pas à la hauteur de la première, définitivement. Nous suivons cette semaine le procès que nous attendions tous depuis les événements de la fin de la première saison. C’est drôle, mais la crédibilité qui régnait encore parfois dans les premiers épisodes s’est totalement envolée cette fois. La quête de gloire de Liliane m’a même un peu désespéré cette semaine, parce que j’étais triste qu’elle échoue. Cet épisode de procès était marrant, mais un peu trop gros pour passer, malgré son bon niveau d’humour général. Il manque quelque chose cette année, mais je n’arrive pas encore à savoir quoi.

 05Épisode 5 – Roosevelt – 15/20
I’m not free, I’m Garfield

Il y avait un léger mieux avec l’épisode de cette semaine : deux intrigues reliées au lieu d’une seule font que ça passe déjà mieux, le schéma storylines A et B étant très fonctionnels. D’un côté, nous suivons donc une grève plutôt ridicule de la part des serviteurs des Bellacourt qui mène à une conclusion sympa et qui prête à sourire. Il y a de bons moments, notamment grâce à Garfield, qui révèle une fois encore une grande partie de son potentiel comique. Cette grève est gérée par le frère Bellacourt, qui le fait devant le président dans l’espoir de devenir vice-président. De l’autre côté, les deux Pig Sisters infernales continuent de chercher l’amour dans une double intrigue franchement réussie qui les voit échouer l’une et l’autre, la première se laissant séduire par une femme sous les yeux consternés d’une Hortense décidément bien mal re(re)castée pendant que la seconde trouve le connard qu’il lui fallait mais se voit forcée de se couper le bras… Ah non, seulement la robe. C’était décidément la scène la plus drôle de l’épisode, d’autant qu’elle était vraiment bien amenée avec la blague sur les handicapés juste avant. Cet épisode était d’un bon niveau, ça fait plaisir.

 05-2Épisode 6 – Servants’ Disease – 16/20
And just so you know a rich person knowing you is as good as going to Heaven

Un excellent épisode d’Another Period cette semaine, qui retrouve définitivement ce que j’aimais tant l’an dernier. Le schéma reste en A et B sans surprise : d’un côté, une épidémie mystérieuse décime les cuisines des Bellacourt, ce qui va permettre à Lilian de se rapprocher de ses serviteurs pendant un épisode, tandis que de l’autre, l’intrigue incestueuse de l’an dernier repart de plus belle… entre bons amis, bien sûr. Le comique de situation est excellent et est parfaitement maîtrisé par chacun des acteurs, les personnages ayant tous leur moment de gloire avec des répliques excellentes. Pour l’instant, on peut dire que la série parvient son passage de la seconde saison, ce qui est souvent difficile pour une série et encore plus pour une sitcom de ce format.

07Épisode 7 – Harvard – 18/20
I can have sex for pleasure?

Tout un épisode sur les double standards, avec Joss Whedon en guest ? Comment voulez-vous que je crache là-dessus ? Certes, l’intrigue autour de Beatrice était du déjà vu un milliard de fois (et la dernière fois, c’était dans Glee…), mais tout le reste était plutôt bien géré. D’ailleurs, cette fin aux toilettes était géniale. Lilian meurt d’envie sexuelle jusqu’à ce qu’elle puisse rejeter un homme après s’être vue refusée quatre fois, Blanche tombe enceinte du premier connard qui passe, les guests sont exceptionnels et drôles. Tout fonctionne à la perfection, même les absences de Dodo et de Chair ne se font pas ressentir. Quant à la dénonciation des double standards ou au racisme anti-canadien, c’est là le summum de l’humour à la Another Period, ce n’est pas surprenant et c’est exactement ce que je cherche devant cette série.

08.jpgÉpisode 8 – Joplin – 15/20
Don’t worry Lillian, I won’t put the coco in my bottom.

Oh mon dieu, les sœurs Bellacourt ont décidé de se mettre à chanter et ont invité une star pour ça… Et les stars sont bien sûr étrangères, ce qui permet d’aborder rapidement les préjugés raciaux, étonnamment laissés de côté jusque-là et encore sous-exploité dans cet épisode. C’est étonnant pour une série qui tacle tous les sujets de société de laisser de côté ce qui est pourtant un sujet plutôt à la mode et largement traité ailleurs (Scandal, OITNB…). Du côté des serviteurs, Blanche se marie avec le docteur qui part en voyage de noces seul et une livraison d’un beurre nouveau réveille la sexualité de ce pauvre Peepers. L’épisode enchaîne les ellipses et se déroule sur un peu plus d’un mois. C’est marrant, mais il ne conclue pas vraiment les intrigues B et C, ce qui est dommage. Enfin, ça reste drôle dans l’ensemble et les sœurs Bellacourt sont toujours aussi dérangées. J’en demande pas vraiment plus.

20160811151741.pngÉpisode 9 – Lillian’s Wedding – 18/20
Then I’ll fuck you in Heaven

Excellent épisode qui nous offre enfin le retour de Dodo dans la série, bien que ce retour soit un peu moins drôle que ce que j’en attendais. L’explication sur son absence et surtout sur ce qu’elle a fait durant huit épisodes est totalement laissée de côté, j’aurais bien aimé qu’on en sache plus sur elle. Il est toutefois vrai qu’on a l’essentiel des informations nécessaires et qu’elle sert ainsi un excellent second rôle pour Beatrice, qui rentre dans les ordres. C’est un twist assez sympathique dans la relation incestueuse avec son frère et cette chanson, parodie des comédies musicales, est l’une des meilleures scènes de la série, drôle à souhait et très entraînante malgré les (grâce aux) paroles. Cela remonte le niveau d’un épisode qui était déjà très drôle, avec le mariage de Lillian qui se trouve un vieillard richissime et l’amourette d’Hortense, qui pour la première fois d’après elle tombe sous le charme d’un homme capable de faire battre son cœur. Je ne trouve toujours pas l’actrice à la hauteur du rôle qu’elle a repris, mais bon. Bref, dans cet épisode, on voit tous les membres de la famille et chacun a un rôle intéressant à jouer et développer, c’est rare. En revanche, dommage que cela éclipse les serviteurs, que j’espère retrouver dans le dernier épisode de la saison.

10.pngÉpisode 10 – The Duel – 17/20
I’ll check to see if he has an opening… other than my vagina.

Le mariage de Lilian était un leurre de la part des scénaristes : il tombe à l’eau et c’est finalement Hortense qui se marie et laisse sa sœur au bord de la dépression (mais ça va, elle a de l’alcool). Le reste de l’épisode se concentre surtout sur Beatrice tentant de remettre Lilian dans le droit chemin sans y parvenir (évidemment) et sur le retour de Dodo à la maison Bellacourt afin de régler le divorce. Une affaire théoriquement simple, donc, mais compliquée par l’égoïsme de Chair/Celine qui veut tout garder pour elle. Cela se termine en duel perdu par Dodo et… Cliffhanger. C’était un épisode avec beaucoup d’humour et qui montre que l’on s’approche du final… Car non, ce n’était pas le final contrairement à ce que je pensais, et tant mieux car il manquait un sentiment de conclusion que l’on aura peut-être la semaine prochaine. C’est intriguant d’avoir trois épisodes qui se suivent après une saison qui faisait passer plusieurs semaines entre chaque, mais ce n’est pas désagréable non plus. Je suis curieux de voir la fin, surtout après avoir découvert le titre des vingt prochaines minutes.

11.pngÉpisode 11 – Lillian is Dead – 16/20
Now that’s what I called a Ladies Night. Drinks on the house! Oh no she broke them all.

Lillian est au bar pour boire, Blanche accouche toute seule car son mari est high et Hortense est heureuse de son mariage jusqu’à ce qu’elle comprenne que son mari est un connard qui n’admire pas tant que ça son talent. Du coup, elle lui fait une gâterie bien particulière qui leur provoque un accident de voiture et… elle meurt. Wow, les scénaristes savent comment résoudre le problème d’un rôle maudit qui a changé d’actrice trois fois. Un peu dommage de conclure cette intrigue comme ça après une saison de sous-exploitation. À l’inverse après avoir été surexploitée pendant deux ans, Lillian meurt, tuée par Beatrice dans un accident… Puis ressuscitée par l’odeur de l’argent. Dodo parvient à gérer son retour en étant richissime grâce à ses précédents dons à des associations. Céline quitte donc son nouveau mari pendant que Dodo célèbre sa victoire. Bon, cet épisode part dans tous les sens pour proposer des conclusions à chaque intrigue et une ouverture vers la saison 3. Je crois que c’est parti un peu trop en vrille pour moi et c’est dommage car la qualité s’en est du coup ressentie. La résurrection de Lilian est franchement quelque chose de trop tiré par les cheveux pour moi, par exemple. Bien que la fin me déçoive donc un peu, je serai au rendez-vous l’an prochain !

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EN BREF – Une saison drôle mais malgré tout moins bonne que la première, avec une triste disparition de Paget Brewster pendant trop d’épisodes. Les intrigues s’éparpillent toujours autant et la saison accuse des longueurs que la série avait su s’épargner à ses débuts. Autrement dit, la malédiction de la saison 2 les frappe de plein fouet et j’espère qu’ils corrigeront leurs quelques défauts pour la saison 3, heureusement déjà annoncée. Il n’en reste pas moins qu’Another Period est une vraie pépite qui se dévore semaine après semaine ou en bingewatching, avec une critique très vive et souvent acerbe.