American Horror Story – S08E02

Épisode 2 – The Morning After – 17/20
Je ne m’attendais pas à accrocher encore à la fin de ce deuxième épisode, tellement la deuxième partie de l’épisode de la semaine dernière m’avait moins passionné. Pourtant, les scénaristes arrivent à éveiller mon intérêt et à me faire poser des questions sur tout ce qu’il se passe de manière bien efficace cette semaine, donc tout n’est peut-être pas perdu pour cette saison 8 à l’ambiance définitivement proche des premières salves d’épisodes.

Saison 8


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I’m yours. Body and fucking soul.

Même si je doute fortement que cette saison parvienne à me plaire et même si je ne suis pas du tout dans la bonne ambiance avec tout le soleil qui inonde mon appartement, je me suis dit que je n’avais pas envie de trop traîner  à voir cet épisode – qui m’a donc servi de petit-déjeuner.

Est-ce que c’était la meilleure idée du monde ? Probablement pas, parce que ça commence par une invasion de serpents dans la chambre d’Emily, serpents qui se font décapiter bien rapidement et sont servis pour le petit-déjeuner des survivants. Contrairement à mon petit-déjeuner, le leur revient à la vie. Oui, oui, les serpents décapités bougent encore et bon petit-déjeuner à tout le monde. Bon, au moins ça explique leur présence dans le générique de cette saison, et puis ça joue facilement sur une peur assez commune.

On ne sait pas trop où en est dans la chronologie pendant cette introduction, mais il est rapidement question du nouvel arrivant, portrait craché de Lucius Malfoy. Il dit s’appeler Langdon et être là pour évaluer tout le monde et savoir s’ils sont dignes ou non de se rendre au sanctuaire. Ce type d’évaluation s’appelle la coopération, et c’est soit ça, soit la mort. Bien, ça a de quoi calmer tout le monde pendant les inévitables disputes qui s’en seraient autrement suivies, chacun luttant pour sa propre survie dans cet enfer misérable. Heureusement qu’il n’y a pas un suicidaire dans le groupe, quand même.

On commence directement par la coopération du coiffeur, qui nous révèle tout un tas de choses passionnantes sur sa relation avec sa grand-mère, qui sera au cœur de cet épisode. De l’amour qu’il semblait lui porter, on en vient vite à sa colère et sa haine envers elle, qui est en fait bien déçue d’avoir un petit-fils gay et a toujours tout fait pour lui foutre la honte. On est en fait face à un conflit de génération qui se fait tout dans le passif-agressif, donnant un excellent humour au moment où le petit-fils ruine le dîner mondain de sa grand-mère.

À se confier autant, notre coiffeur devient tout excité par la présence de Langdon, avec qui il coucherait bien. Pourtant, celui-ci le renvoie dans sa chambre où, sans surprise, le coiffeur va se toucher… jusqu’à l’arrivée d’un homme tout de cuir vêtu. Aha, voilà donc un des premiers rappels de ce que la série avait proposé de meilleur (ou pas !) dans ses premières saisons. L’identité derrière le masque de cuir reste un mystère, mais on se doute bien que ça ne peut pas être Langdon – ce serait trop simple.

La grand-mère passe comme par hasard par là au même moment et elle n’hésite pas à aller balancer son petit-fils dans un surjeu pas du tout crédible.

En parallèle, nos ados s’embrassent encore et décident de se barrer pour retrouver le sanctuaire par eux-mêmes ; ils lisent les mails (par quelle magie a-t-il du réseau ?) de Langdon et découvrent que le sexe n’est interdit que dans leur sanctuaire. Ah ben ça alors, si on avait su ! Heureusement qu’Apple est là pour leur apprendre la vérité. Oui, oui, ils ont réussi à caser une énorme pub pour Apple au beau milieu de cet épisode. Bien évidemment, il ne leur faut pas longtemps à nos deux jeunes pour se mettre à coucher ensemble.

Au même moment, Langdon confronte Venable sur ses règles bien personnelles et sur son féminisme extrémiste ridicule : elle dit avoir reçu des ordres cryptés. Mouais, c’est facile tout ça. Langdon lui raconte la vie à l’extérieur et ça ne fait pas rêver : il a rencontré une jeune femme le suppliant de tuer un de ses enfants plein de tumeurs parce qu’elle n’en avait pas le courage elle-même. Pensez-vous que ce connard a tué l’enfant ? Oh non, il a laissé la femme dans sa misère de ne pas réussir à tuer son enfant en grande souffrance.

En revanche, il décide de sauver Coco dont on n’a pourtant pas vu la coopération, ce qui n’est pas du tout le choix de Venable. Pour sa coopération à elle, il lui demande de se déshabiller, histoire de sentir sa honte. C’est à peine terrifiant tout ça, mais elle a une sorte de cicatrice mystérieuse dans le dos. Ils sont stoppés par la servante – celle ayant trucidé les serpents dont plus personne ne semble se soucier désormais – qui apprend à Venable la relation entre le coiffeur et l’homme de cuir.

Persuadée qu’il s’agit de Langdon, Venable est sûre que les deux hommes se connaissaient avant et elle tente de torturer le coiffeur à coups de fouet… Ce qui n’a rien d’efficace, puisqu’en fait, il adore ça. Ouep, on aurait pu s’en douter avec la combinaison de cuir : il est très porté sado-maso apparemment.

Venable met fin à la torture et Langdon alors révèle que ce n’est pas lui qui a couché avec le coiffeur, et il le révèle à ce derneier de la meilleure des manières en le torturant bien plus efficacement que Venable : il lui apprend qu’il n’a pas du tout envie de coucher avec parce qu’il en a trop envie et que c’en est dégoûtant. Sympa. Il lui apprend aussi que sa grand-mère n’a pas du tout envie de le laisser en vie, et qu’elle n’a pas hésité à le balancer à Venable. La torture psychologique semble mille fois plus efficace.

De son côté, Coco s’en prend à la grand-mère, avec l’aide de Mallory, parce qu’elle en a marre de ne plus avoir de choix. La grand-mère n’en a rien à faire, de même qu’elle en a rien à faire de son petit-fils l’accusant d’avoir voulu le tuer. Elle veut survivre et le reste, elle s’en fout. Elle me fait bien rire : je sais qu’on est censé la détester, mais elle est en train de devenir progressivement mon personnage préféré avec ses idées d’un autre temps.

Alors qu’il est en pleine déprime, le coiffeur entend enfin le changement de chansons tant attendue dans le salon. Pourtant, il n’a pas le temps d’en profiter qu’il retrouve son homme de cuir. Il le suit pour une nouvelle sexcapade de bien courte durée : persuadé d’avoir affaire à Langdon, il utilise des ciseaux pour poignarder cet amant.

La porte derrière lui s’ouvre et révèle Langdon : comprenant son erreur, notre coiffeur regarde alors sa victime et découvre qu’il a… tué sa grand-mère. Tout cela n’a parfaitement aucun sens, pour changer. Au rayon des morts subites, nos adolescents sont surpris sans qu’on ne sache bien comment – enfin, on sait bien comment : il y a clairement des caméras dans leurs chambres, car ils ont vite su qu’il y avait des serpents dans la chambre d’Emily quand même. Ils sont immédiatement condamnés à mort par Venable, même si Emily révèle qu’ils savent que ce ne sont que les règles de Venable et pas des règles universelles.

Dans la chambre d’exécution, le jeune se rebelle toutefois au moment où il est censé mourir, n’hésitant pas à tirer sur la servante trucidant les serpents (non, vraiment, son nom n’a pas été donné une fois dans l’épisode, je lutte, vous n’avez pas idée !). Alors qu’il se fait maîtriser malgré tout, la servante se retire dans un couloir où nous découvrons que sa blessure par balle ne fait pas sortir du sang mais une sorte de substance visqueuse qui relance le suspense sur tout ça.

Ces cliffhangers sont quand même plutôt bons, alors vivement la semaine prochaine !

Saison 8

American Horror Story: Apocalypse (S08)

Synopsis : Cette saison commence à Los Angeles mais n’y reste pas bien longtemps car la troisième Guerre mondiale débute. Face à la menace nucléaire, les habitants doivent trouver au plus vite un refuge – mais le seul refuge qui vaille n’est pas donné à tout le monde.

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Pour commencer, j’ai comme à mon habitude éviter au maximum les informations qui entouraient cette saison, mais comme tout le monde, j’ai quand même entendu parler du fait qu’elle allait jouer les crossovers entre les saisons précédentes et s’amuser avec ses différents univers. Allez, pourquoi pas, ça ne pourra de toute manière pas être pire que l’an dernier.

Comme à chaque nouvelle saison, je suis en effet dans l’incertitude totale sur le contenu qui nous sera proposé – est-ce que je vais aimer ou complétement détester ? Je suis rarement dans l’entre-deux avec cette série et j’ai espoir que cette nouvelle saison saura retrouver l’inventivité de la saison 6 (qui avait ajouté un bon côté parodique à l’ensemble) plutôt que la médiocrité de la saison 7 (avec un surf sur l’actualité politique franchement douteux, voire contreproductif vis-à-vis du message que les scénaristes voulaient faire passer).

Trêve de blabla, il est temps pour moi d’aller regarder cet épisode et de me faire ma propre opinion, pour vous la donner ici sans spoiler – ou pour vous donner une critique complète si vous cliquer sur le titre.

Moyenne de la saison : 16,5/20

S08E01 – The End – 18/20
C’est un excellent début de saison, mais c’est peut-être tout le problème de l’épisode : j’ai adoré le début, qui promettait une saison vraiment sympa et originale… avant de retomber dans l’ambiance habituelle de la série en allant trop vite en besogne. Je ne sais pas bien quoi en penser : il y a des ingrédients dans ce premier épisode que j’adore, il y a un renouveau partiel du casting qui fait du bien, mais il y a également des « défauts » propres à la série que j’aurais aimé voir disparaître. J’imagine que le temps me dira si j’aime ou non cette série, mais en attendant, j’aurais au moins adoré le premier épisode !
S08E02 – The Morning After – 17/20
Je ne m’attendais pas à accrocher encore à la fin de ce deuxième épisode, tellement la deuxième partie de l’épisode de la semaine dernière m’avait moins passionné. Pourtant, les scénaristes arrivent à éveiller mon intérêt et à me faire poser des questions sur tout ce qu’il se passe de manière bien efficace cette semaine, donc tout n’est peut-être pas perdu pour cette saison 8 à l’ambiance définitivement proche des premières salves d’épisodes.
S08E03 – Forbidden Fruit – 18/20
Ma foi, je suis surpris par la tournure que prend cette saison. Clairement, je ne m’attendais pas du tout à un tel épisode et les scénaristes ont bien géré leur coup, même si maintenant, je me demande vers quoi on se dirige : il y a beaucoup de pistes ouvertes et de questions posées à la fin de cet épisode. Et quand je pense qu’on a perdu une saison avec la catastrophe de l’an dernier !
S08E04 – Could This Be… Satan ? – 17/20
Il est dur de reprendre cette saison en cours de route, surtout avec cet épisode qui, franchement, part dans absolument tous les sens. C’est un classique de cette série, mais ce n’est vraiment pas la partie que j’en préfère, puisqu’à multiplier les flashbacks et les backstories, on ne fait que se perdre dans une intrigue qui pourrait pourtant être simple (mais justement, peut-être qu’elle était trop simple). Cependant, la deuxième moitié de l’épisode a su regagner mon intérêt et les liens fabriqués entre les différentes saisons, aussi artificiels soient-ils, ont réussi à récupérer tout mon intérêt. C’est difficile à noter !
S08E05 – Boy Wonder – 18/20
Forcément, cette saison reprend tout ce que j’aimais dans les saisons précédentes pour faire avancer son intrigue, alors j’adore la voir se dérouler. Elle ne perd des points que parce qu’elle reprend aussi les défauts habituels de la série, avec pas mal de raccourcis et d’ellipses qui sont vraiment dommages. Oh, et puis, j’aurais aimé qu’on commence par ces épisodes aussi, parce que niveau construction de saison, c’est quand même du grand n’importe quoi.
S08E06 – Return to Murder House – 20/20
Un autre titre possible pour l’épisode aurait été « fan-service », mais il faut bien reconnaître que c’est extrêmement efficace. J’ai adoré revenir faire un tour du côté de la saison 1 et de sa maison hantée, et j’ai aimé la manière dont les scénaristes en ont profité pour répondre à des choses laissées beaucoup trop ouvertes il y a sept ans. C’est simpliste, c’est un brin abusé, mais le fan de la saison 1 en moi s’est laissé convaincre par ces rebondissements.
S08E07 – Traitor – 15/20
La saison commence à sérieusement traîner en longueur et j’ai mis un temps monstre à rentrer dans l’épisode, au cours duquel je trouve qu’il ne s’est pas changé grand-chose. Oh, dans le précédent non plus, mais cette fois, il n’y avait pas vraiment de fan service. Bref, cet épisode comblait le temps, mais moi, je ne suis pas là pour ça !
S08E08 – Sojourn – 13/20
Que se passe-t-il ? L’épisode le plus court de la saison me paraît soudainement être le plus long. Il n’y a quasiment que des acteurs que j’aime dans cet épisode, mais une fois de plus, cet épisode comble du temps pour pas grand-chose. Je suis déçu, parce que cette saison avait beaucoup de potentiel, mais comme d’habitude, elle s’égare sur des pistes dont on n’aurait pu se passer. L’idée de base de cet épisode, par exemple, est sympa… mais elle ne prend pas du tout. En tout cas, pas sur moi.
S08E09 – Fire and Reign – 14/20
C’est à croire qu’ils ne savaient plus comment retomber sur leurs pieds. Même si ça fonctionne dans l’ensemble et même si c’est mieux que les épisodes précédents, on voit bien que la saison a du mal à proposer quelque chose de vraiment construit et cohérent. C’est dommage : les premiers épisodes déchiraient, et puis voilà où on en arrive. C’est la dégringolade.
S08E10 – Apocalypse Then – 17/20
C’est une très bonne fin de saison, mais malheureusement, on a perdu tellement de temps avant qu’il est inévitable qu’elle paraisse un peu bâclée par moment, parce qu’il faut boucler énormément de choses. La fin est aberrante tant elle est pleine de facilités scénaristiques, mais j’ai quand même trouvé ça très sympathique à suivre. En plus, ça fait une bien meilleure saison que l’an dernier, mais ça c’était pas dur !

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American Horror Story – S08E01

Épisode 1 – The End – 18/20
C’est un excellent début de saison, mais c’est peut-être tout le problème de l’épisode : j’ai adoré le début, qui promettait une saison vraiment sympa et originale… avant de retomber dans l’ambiance habituelle de la série en allant trop vite en besogne. Je ne sais pas bien quoi en penser : il y a des ingrédients dans ce premier épisode que j’adore, il y a un renouveau partiel du casting qui fait du bien, mais il y a également des « défauts » propres à la série que j’aurais aimé voir disparaître. J’imagine que le temps me dira si j’aime ou non cette série, mais en attendant, j’aurais au moins adoré le premier épisode !

Saison 8


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I have to go home, Mrs. It’s the end of the world!

Ah ben, cette saison commence bien avec quelques coups de ciseaux donné par un Evan Peters blond platine et une star insupportable. Rapidement, j’obtiens un point du Bingo Séries avec un journaliste nous résumant la situation : les plus grosses villes du monde sont détruites par des missiles, et Los Angeles est la prochaine. Bref, c’est l’Apocalypse d’une troisième guerre mondiale, c’est une idée plutôt très sympathique et ça se met tellement vite en place qu’on est rapidement pris dans l’ambiance.

Mallory, l’assistante de la star insupportable du début, veut rentrer chez elle, mais la star, Coco, ne l’entend pas comme ça : elle a besoin d’elle et elle veut l’emmener à Santa Monica vers son jet privé. Etonnamment, l’instinct de survie de Mallory est assez bon pour qu’elle comprenne qu’elle a intérêt à rester avec sa boss qui a, après tout, le jet privé de sa famille qu’elle vient de voir mourir en direct à Hong-Kong. Charmant début de saison.

Le problème du jet privé ? Il attire tout le monde. Le coiffeur s’interroge sur l’état de santé de sa grand-mère et il décide de l’emmener là-bas au plus vite. Il y arrive sans trop de mal, contrairement au mec de Coco qu’elle est forcée d’abandonner dans la rue qui ressemble rapidement au chaos. Forcément avec le monde sur le point d’être détruit, personne ne prend le temps de faire quoi que ce soit de rationnel… Le but est clairement d’avoir la peau sauve au plus vite, mais ça provoque un chaos assez incroyable en ville.

Coco décide donc d’abandonner son mec derrière elle et monte dans l’avion avec son assistante, son coiffeur et la grand-mère de celui-ci. Merveilleux. Cette équipe promet d’être bien marrante à suivre.

Depuis l’avion piloté automatiquement, les choses sont claires : la ville est détruite par un missile nucléaire. C’est une excellente chose de nous balancer directement en plein milieu de cette situation : ça évite les longs épisodes d’introduction et j’étais plutôt content de découvrir en même temps que les personnages l’horreur dans laquelle ils sont. Oui, 40 minutes plus tôt, personne n’en avait conscience et on retrouve d’autres personnages en train de fêter l’intégration à l’université de l’ado.

La joie ne va pas durer bien longtemps puisqu’ils reçoivent rapidement l’alerte de la destruction à venir sur leur portable. L’horreur est parfaitement amenée avec le père de famille qui rentre et on passe de la joie à l’angoisse totale. En moins de deux minutes, l’armée débarque et embarque l’adolescent, le séparant du reste de sa famille qu’il doit laisser pour morte. Il est un « Prime Candidate », il a été sélectionné pour repeupler le monde grâce à son ADN.

Il est donc embarqué dans un bunker où il rencontre Emily dans la cage au-dessus de lui et où il entend le missile détruire le monde. Deux semaines plus tard, nos Prime Candidates sont dans une jeep qui traverse la poussière nucléaire. OK, bis ?

Ils sont rapidement déposés par l’armée dans une nouvelle ville bien terrifiante pleine de poussières toujours et où ils assistent à l’exécution de deux autres adolescents (ils ont probablement refusé de faire un bébé ?). On leur fait prendre un ascenseur qui les amène dans un nouveau bunker. Ils y retrouvent une Sarah Paulson aussi flippante que possible dans ce nouveau rôle qui ressemble plutôt pas mal à Cordelia.

Ils sont dans l’Outpost 3 où ils vont désormais vivre des jours heureux (ou pas). Il y a quelques règles à assimiler quand elle leur montre  les chambres : chacun doit s’habiller selon une couleur. Les gris sont là pour servir, mais ils sont heureux d’être des serviteurs parce qu’autrement, ils étaient bons pour mourir. Les violets sont des êtres choisis pour leur ADN parfait. Et Sarah Paulson dirige tout le monde sous le nom de Mrs Venable. OK, c’est une post-apocalypse intéressante, même s’ils auraient pu trouver mieux. On s’amuse bien toutefois avec cette ambiance rétro rien que dans les habits.

Et puis, ça fait une ambiance sympathique de huis-clos horrifique. En sortant de la douche, notre violet voit… le nombre 666 sur son miroir. Sympa l’ambiance. Il retrouve rapidement Emily dans sa magnifique robe, mais aussi le reste du casting de l’avion qui venait donc cet poste de garde. Ils sont tous habillés en violet, mais je remarque l’absence de Mallory, qui doit donc être une grise.

Parmi le reste du casting, je suis bien content de revoir aussi Adina Porter, mais également… Jaaaay ! Moi qui voulait que l’acteur de Unreal retrouve rapidement un rôle, je suis ravi de le voir ici, même s’il risque bien d’être buté rapidement. Rapidement, on assiste à un premier repas de tout le groupe où les portions de nourriture sont évidemment très limitées, ce qui énerve Coco.

Mrs Venable en profite pour rappeler à tout le monde qu’ils sont tout ce qu’il reste de l’humanité, parce que tout le reste du monde a été rayé de la carte ou meurt de cancers pendant un hiver nucléaire problématique. Parmi les règles à suivre, il y a donc aussi l’interdiction de sortir ou de toucher des objets nucléarisés. Bien sûr, rapidement, il est expliqué que quelqu’un l’a fait et il s’avère que le petit ami de « Jay » (en attendant de connaître son vrai nom – André !), Stu, et Evan Peters sont la brèche. Il n’en faut pas plus pour qu’ils soient mis à nus et nettoyés.

Malheureusement, Stu reste bien trop nucléarisé pour survivre, et il se fait tuer sans scrupule. Comme par hasard, au repas suivant, ils ont tous de la viande… les jeunes comprennent vite d’où vient la viande, puis c’est Andre qui fait le lien logique : c’est forcément du cannibalisme. Tout le monde est dégoûté, sauf la grand-mère, qui a faim. La déprime et le dégoût font bon ménage et ils sont tous renvoyés dans le salon où la même musique passe en boucle depuis deux semaines.

Ils n’ont plus d’électricité pour s’éclairer, mais par contre, zéro souci pour l’eau chaude et la musique. Le sens des priorités quand même, c’est dingue. La musique change soudainement et Evan Peters (dont je n’ai toujours pas le nom du personnage après 43 minutes) y voit un signe d’espoir et de sauvetage à venir… Tout le monde fait la fête, persuadé qu’il a raison et que les chansons passent un message.

Oui, sauf que 18 mois plus tard, ils sont toujours sur la même chanson, et ils l’entendent bien en boucle pendant tout ce temps. Ils sont tous en pleine dépression : personne ne vient les sauver, l’hiver nucléaire est de pire en pire, et ils sont toujours en huis-clos sans pouvoir coucher ensemble. Enfin, nos deux Adam et Eve ont le droit de s’embrasser quand même. En revanche, le vrai problème, c’est que la nourriture manque de plus en plus : ils mangent désormais des carrés de sucre, pas plus, et c’est un par jour.

D’un coup, le cannibalisme revient sur le tapis comme une option chouette. Evan Peters décide donc de se rebeller et de s’enfuir, mais l’alarme se met à sonner parce qu’une brèche est détectée dans l’enceinte de l’Outpost : le portail s’ouvre sur des chevaux tirant une calèche. Ils amènent Michael Langdon dans l’Outpost, et il a besoin de parler à Venable. Allons savoir qui c’est exactement.

Il ressemble à une sorte de Dracula blond et il apporte une mauvaise nouvelle : l’Outpost risque d’être envahis et son rôle est de sélectionner de nouveau les plus à-mêmes de survivre. Les autres, il les tuera sans remords. Mouais… il va vraiment falloir voir ce que ça donne sur le long terme.

Saison 8

X-Men Apocalypse & Logan

Salut les sériephiles !

Même si je suis toujours dans mon fameux coup de massue post-concours, je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler des films de l’univers X-Men avec le logo Century Fox au x qui ne s’efface pas. Pour ne pas vous mentir, on s’aventure à présent dans des eaux quasi-inconnues parce qu’il s’agit des films que je n’ai jamais revu, même s’il est possible, allez savoir, que j’ai décidé d’en regarder un en commençant à rédiger cet article. Au-delà de ça, il s’agit surtout de films qui ont eu plus de mal à me convaincre, et je vous explique tout de suite pourquoi !

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X-Men Apocalypse

Il faut savoir déjà que comme pour Days of Future Past, je connais(sais) très bien les comics d’origine que j’avais adoré – dès lors, il est compliqué d’en supporter une adaptation très peu fidèle au matériau d’origine, même si je me suis habitué à l’idée avec le temps (et il vaut mieux avec ces sagas). Concernant Apocalypse, je n’ai jamais oublié non plus la saison la plus aboutie de X-Men Evolution : ce grand méchant occupait toute leur saison 4 finale et a donné lieu à des épisodes extrêmement bien fichus pour l’enfant que j’étais.

Bref, je ne vous parle toujours pas du film en disant tout ça, mais autant vous dire que la longue intro ne m’a pas aidé à rentrer dans un film qui d’avance me laissait mitigé – même si OK, cette partie de domino géante dans les pyramides avait la classe. Et ensuite ?

Je dois dire que ça avait été une bonne surprise. Bonne surprise de le trouver en streaming HD extrêmement rapidement, bonne surprise des liens faits entre tous les films, bonne surprise du recasting, bonne surprise du retour de Diablo, bonne surprise générale finalement, parce que l’équipe de base était là et que c’était un film d’origin story avec les ados se rencontrant pour la première fois dans les années 70 – et puis Psylocke, et puis les flashbacks des premiers X-Men.

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Un gros bémol cela dit ! Sophie Turner. Autant je l’avais beaucoup aimée dans Game of Thrones, autant j’ai détesté la voir dans le rôle de Jean, où j’ai trouvé qu’elle était dans une sorte de sous-jeu permanent. Pas un instant, elle ne m’a vendu Jean Grey au degré d’intensité qu’avait pu le faire Famke Janssen – j’étais déçu parce que je la croyais bonne actrice, et finalement, bof. Et sinon, la continuité était déjà à la poubelle depuis un certain temps, mais là, on en arrive à un stade de recyclage sacrément perturbant.

Bref, un bon film, un casting plus ou moins réussi, tous les ingrédients d’un blockbuster. Cela valait ce que ça valait, et ça m’avait bien plu par rapport à la catastrophe industrielle que j’en attendais. Un bon film – que je viens de revoir pour cet article, donc, et sans regret, parce que j’en avais oublié les 3/4 et qu’il n’est pas si mauvais !

 

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Logan

Et là, ma critique express va m’attirer bien des foudres, mais… j’ai détesté. Genre, vraiment. Je venais voir un film X-Men, j’ai eu droit à un truc hyper violent et malsain pour pas grand-chose. Je me suis emmerdé pendant une grosse partie du film à l’intrigue lente, la violence excessive du reste m’a blasé, ce n’était définitivement pas un film pour moi. J’entends que c’est top que ça respecte mieux le personnage des comics, que ce soit cool d’en faire un film pour adultes, etc.

Sur le papier, je suis même d’accord avec ces arguments. Dans les faits, j’ai trouvé ça plus dérangeant qu’autre chose. En fait, il aurait fallu qu’on me prévienne avant, mais ça n’a pas été le cas et donc… ben… j’ai fini par le voir en x2, histoire de dire que je l’avais vu. Comme beaucoup des films centrés sur Wolverine, ce n’est qu’un vague souvenir.

Tout n’est pas à jeter : il reste X-23, Laura, que j’ai toujours adoré et qui est une addition bienvenue dans le film. J’espère qu’on la verra plus longuement dans la saga, ils ont casté une actrice assez jeune pour que le personnage porte quelques films dans le futur. Et comme en plus, j’ai adoré ses aventures solo en comics que j’ai dévorées en une semaine en janvier dernier…

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Mais tout ça, c’était il y a fort longtemps : ça doit faire un bon mois au moins que je n’ai pas touché de comics, je n’ai pas non plus pris le temps de voir Deadpool 2 et franchement, je ne sais pas quel article je vais vous pondre la semaine prochaine. On verra bien ce qu’il en sera, j’ai un peu de temps pour y réfléchir après tout !