9-1-1 Nashville – S01E08 – All Hands – 15/20

C’est encore un bon ensemble cette semaine, avec une grande intrigue qui fonctionne bien pour nous accrocher et nous donner envie de savoir comment tout sera réglé. Malheureusement, ça se fait un peu trop au détriment des personnages dont on ne sait pas encore assez de choses, je trouve : on passe plus de temps sur les urgences que sur le développement des personnages et je n’ai pas l’impression que c’était autant le cas dans les autres séries de la franchise. En même temps, les autres mettaient trop vite en danger les personnages, ce qui avait tendance à leur retirer en crédibilité. Existe-t-il une bonne formule ? Pas sûr !

Spoilers

Il est temps d’en finir avec le hack ET le chantage familial.


You wanna cut her open in the back of a moving ambulance?

Quel étrange début d’épisode cette semaine : on se retrouve à l’hôpital où une maman chante une berceuse à son bébé (enfin, une berceuse, je suis trauma par cette chanson depuis Angel) prématuré. Samantha, la fiancée de Ryan, vient s’occuper de cette maman en larmes qui ne dort plus tellement elle s’inquiète pour son bébé. Son but est de la convaincre de rentrer chez elle.

Seulement voilà, son application type Uber lui indique qu’elle en a pour deux heures pour rentrer. Elle décide donc de prendre un café et de rentrer en voiture. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Même pas besoin de s’endormir au volant : la ville est hackée et tous les feux passent au verte en même temps. Bim.

Une heure plus tôt, Cam et l’agent du FBI contactent le maire, sur son lit d’hôpital, pour lui expliquer où ils en sont de leur enquête. Leur suspect principal est maintenant Ariella, la nana qui était embauchée pour faire des coupes budgétaires. Son passé révèle qu’elle était dans toutes les villes hackées. Ce sera donc son assistante la coupable, mais en attendant, ils ont besoin de 45 minutes pour localiser l’appareil qu’elle pourrait utiliser.

Elle paraît effectivement coupable dans l’attitude quand on se rapproche d’elle. À dix minutes de la fin du compte à rebours, elle se rend dans un bureau qui n’est pas le sien avec une excuse pourrie pour y être. Et pourtant, Cam observe de loin tout ce qu’il se passe et remarque que l’assistante d’Ariella s’échappe bien vite pour aller vers les toilettes.

Là, Cam la voit récupérer un portable qu’elle avait planqué. Oh, Tilda, l’assistante, essaie d’attaquer Cam au couteau, mais c’est peine perdue : elle a un spray au poivre à lui balancer au village. Cela suffit à stopper Tilda, mais pas l’attaque malheureusement. Il pourrait y avoir du suspense, mais on est déjà au courant que ça va arriver : tous les feux de la ville vont être vert. Tilda est arrêtée, mais elle assure ne pouvoir rien faire : elle s’est juste contentée de voler des mots de passe dans les centres d’appel, mots de passe qu’Ariella lui donnait quasiment les yeux fermés, pour les vendre aux terroristes contre une belle somme d’argent.

Allez, ça se tient, mais j’aurais aimé une petite réaction d’Ariella, surtout qu’elle est clairement la coupable idéale à cause de son assistante qui a fait en sorte de la présenter comme telle.

Du côté de nos pompiers, c’est difficile d’apprendre à les connaître au milieu du chaos, en vrai. Roxie et Taylor s’amusent à faire des paris sur Blue qui a de bonnes idées pour faire le plein malgré les hacks de la ville ; Blue finit par apprendre le chantage odieux du père de Blythe et… voilà, en fait, il n’y a pas grand-chose à dire.

Ils sont rapidement envoyés à l’hôpital pour s’occuper de la mère du prématuré qui se retrouve coincée sous un camion. Ce n’est pas bien inspiré, il s’est passé la même chose dans 9-1-1 dans l’épisode diffusé juste avant tout de même. On va dire que ce n’est qu’une coïncidence. La femme est rapidement sauvée et les pompiers peuvent l’emmener à l’hôpital. Sur quelle route ? Mystère. Il y a des accidents à travers la ville, mais le camion semble pouvoir avancer vite. En plus, Millie, la jeune maman, a beaucoup de chance : Roxie est celle qui l’emmène à l’hôpital et c’est une ancienne chirurgienne. Cela lui permet de commencer une opération et lui sauver la vie – on se croirait dans Station 19.

Millie peut donc arriver à l’hôpital où Taylor et Roxxie deviennent infirmière et chirurgienne pour la journée, parce qu’on manque de personnel à l’hôpital. La série peine à nous montrer le chaos dans l’hôpital et cette histoire est un peu déjantée, mais admettons. L’essentiel est de sauver des vies après tout, surtout que c’est juste avant une autre attaque des hackers. L’opération se passe bien, jusqu’à ce que la troisième attaque intervienne justement. On était au courant qu’il y en aurait une, avec les hackers ne laissant qu’une demi-heure pour payer une rançon improbable et impossible.

Remplir les hôpitaux et couper le courant ? Ces hackers sont diaboliques et malins. C’est un classique – provoquer un mouvement de foule vers une bombe, tout ça tout ça. On l’a vu dans des tas de films, on l’a vu dans la réalité aussi probablement, c’est terrible car ça fonctionnera toujours. L’opération doit continuer le noir et c’est la catastrophe car les hackers ont réussi à faire en sorte de bloquer aussi les générateurs.

Pas d’inquiétude à avoir : nos pompiers sont dans l’hôpital et savent comment travailler ensemble pour rétablir le courant. C’est un beau travail d’équipe qui réunit tous les personnages de la série : le père de Blythe passe un coup de fil à Cam qui en passe un à Hart qui en passe un à Blue, et hop, problème de générateur réglé. Grâce à ça, tout est bien qui finit bien : Millie est sauvée.

En parallèle, le bébé de Millie, Jude, est en bonne santé grâce à Blythe et son père. Bien qu’elle soit patiente de l’hôpital, elle promet à Samantha de venir en aide comme elle peut et s’occupe donc de faire respirer le bébé de Millie quand le respirateur tombe en panne à cause du hack. C’est simple et efficace : ça permet d’oublier la rancœur que le père et la fille ont depuis qu’il a découvert qu’elle connaissait l’existence de Blue depuis 20 ans et ça permet aussi au père de voir que la caserne 113 fait du bon boulot. Il s’efface donc un temps pour aller payer la rançon très généreuse demandée par les hackers, puis pour payer tout le département des pompiers, y compris Blue. Yeah.

Tous les problèmes sont donc résolus en un rien de temps : il n’y a plus de hack, personne ne parle des multiples autres conséquences qui ont dû avoir lieu pendant ces hacks successifs, on se contente de se concentrer sur nos héros qui sauvent des vies plutôt que sur toutes celles inévitablement perdues et… C’est tout.

La fin d’épisode voit même Hart et son beau-père se réconcilier officiellement et nous laisser sur un happy end alors que cette intrigue a dû tuer des centaines de gens, l’air de rien. Mais bon, ça valait le coup : en parallèle, Cammie a pu se rendre compte que l’agent Turner du FBI était tout à fait charmant. Un petit câlin de victoire instaure ce qu’il faut de gêne entre eux ; une dernière scène les voit échanger leur numéro parce qu’ils ont en commun d’être veufs et qu’il lui propose de rejoindre un groupe de paroles. Eh, en vrai, je parais être un peu mauvaise langue, mais je trouve que c’était plutôt bien comme scène finale pour ces deux-là, même si le rapprochement est bien peu crédible. Un peu comme pour Taylor et Blue la semaine dernière (d’ailleurs, on a rien à ce sujet cette semaine ; les scénaristes semblent se chercher plus que les personnages ne se cherchent).

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9-1-1 Nashville – S01E07 – You’ve Been Boarded – 15/20

La série reprend sur un épisode qui fonctionne plutôt bien du côté du drama, pas tellement du point de vue de l’humour. Elle souffre ainsi de la comparaison avec la série-mère (c’est bien la première fois de la saison !), surtout que l’on ne connaît pas encore bien tous les personnages et qu’il y a des parties peu crédibles. L’ensemble reste sympathique.

Spoilers

Les officiels de la ville doivent décider quoi faire face à la cyber-attaque.


That’s a creative way of saying citywide hack.

La dernière fois que j’écrivais une critique pour cette série, j’étais plein de bonnes résolutions et je pensais finir Lone Star pendant la pause. C’est un fail, mais pas grave, me voilà de retour pour voir la fin de ce hack monumental avec 6h pour trouver 10 millions. J’ai hâte de voir ce que les scénaristes vont nous pondre !

La série reprend avec un résumé complet de l’intrigue autour de Blue, histoire qu’on se souvienne de tout le bordel. Le résumé termine avec la chute de Blythe après l’alerte tornade. Elle est tombée sur du fil barbelé, ce qui est quand même un sacré manque de chance. Pour ne rien arranger, son cheval est pris aussi dans le fil barbelé, ce qui fait qu’elle est reliée directement à lui et que chaque fois qu’il bouge, ça la blesse au bras. Faudra quand même m’expliquer comment le fil s’est enroulé comme ça autour de son bras.

Bien sûr son mari s’inquiète pour elle, mais comme elle est supposée être énervée après lui, il se dit qu’elle ne fait que lui faire la gueule. Elle, elle se débrouille pour récupérer sa sacoche dans laquelle se trouve son portable. Malheureusement, le portable est éclaté par la chute et probablement quelques coups de sabot. Conte toute attente, elle a aussi une pince pour couper le fil, heureusement. C’est un peu ridicule de l’imaginer se balader avec ça franchement, mais allez, pourquoi pas, c’est rigolo.

En se relevant, Blythe découvre qu’elle s’est aussi tordue la cheville. Bref, tout semble aller pour le mieux, elle parvient même à retirer le fil de fer qui est pris dans le sabot de sa monture. Dès que le cheval est libéré, cependant, il décide de se barrer sans attendre sa cavalière. C’était presque drôle : je m’attendais tellement à ce que le cheval la blesse par accident que le fait qu’il l’abandonne à son triste sort comme ça, ça m’a fait sourire. Je suis un monstre.

Blythe se débrouille en tout cas pour se faire une attelle de fortune (ce serait rigolo qu’elle perde trop de sang à la jambe, aussi, histoire qu’on lui coupe comme à la belle époque de Grey’s Anatomy), puis part en randonnée pour rentrer chez elle. Elle prend le temps de marquer son chemin, tout de même, parce qu’elle n’est pas idiote.

Pendant ce temps, en ville, c’est la panique mais, bien vite, les alarmes s’arrêtent. C’est presque frustrant, j’aurais adoré un épisode de chaos complet avec les alarmes en fond sonore. Quitte à ce que tout soit piraté, montrez-nous l’urgence. Là, on retrouve les pompiers tranquillement devant la télévision pour entendre le maire dire qu’il ne s’agissait qu’un petit bug dans le système. Lol.

L’excuse du bug dans le système ne convainc pas Cam non plus, évidemment. Elle en parle directement avec le capitaine des pompiers, qui est venu lui rendre visite au centre d’appels, allez savoir pourquoi. L’épisode reprend trois heures après le hack et c’est ce qui explique cette visite surprise : il y a une réunion d’urgence des officiels pour décider quoi faire de ce chantage dans lequel ils sont.

En attendant, notre capitaine des pompiers continue de gérer son propre chantage avec son beau-père : il lui rappelle ses conditions et la situation est bloquée. Du côté de la ville, le FBI débarque pour expliquer à la ville que ce sont probablement les mêmes hackers qu’à Los Angeles il y a cinq ans. La violence de cette scène : les animaux du zoo dans 9-1-1, c’était déjà il y a cinq ans ? Je ne me souvenais même pas que c’était un hack, en plus.

En tout cas, ils comprennent que c’est la catastrophe : il est possible que les hackers déclenchent un tasde catastrophes. Bien sûr, Cam, et une bonne partie des officiels s’offusquent de considérer qu’il est possible de ne pas payer les hackers. Pourtant, c’est la décision qui est finalement prise une fois que le père de Blythe s’en mêle : c’est bien beau de parler de catastrophes, mais si la ville cède, rien n’empêchera les hackers de lancer une autre alerte et de leur extorquer en plus d’argent.

En vrai, je trouve son argument tout à fait juste, mais quand il est question de la sécurité et de millions de vies, j’ai plus de mal à voir les choses exactement comme lui. De toute manière, la majorité du conseil d’urgence considère qu’il ne faut pas payer.

Ryan avertit aussitôt la caserne de la décision qui est prise et qui les affecte tous : en l’absence de son père, il dirige et ils doivent se préparer à faire face à plein d’urgences sans tout leur matériel. Par exemple, ils n’ont pas accès à tous les médicaments et ils doivent se préparer à communiquer par radio. On a une scène super étrange et sortant de nulle part où Taylor en profite pour draguer ouvertement Blue, en lui apprenant à aiguiser une hache. C’était bizarre et gênant, mais eh, grand bien leur fasse si les hormones les travaillent à ce point au boulot, devant Roxxie qui s’en amuse apparemment.

Au centre d’appel aussi on se prépare à gérer l’urgence en utilisant des radios et… des annuaires téléphoniques. J’ai ri. C’est fou de se dire à quel point on a pris des bonnes habitudes avec toute la technologie. Bien sûr, tout ça était un début facile pour le centre d’appels : ils doivent aussi remettre tous les appareils électroniques présents sur le site au FBI. L’agent en charge de l’enquête annonce également une quarantaine avec interdiction de sortir du building tant que l’enquête sera en cours – ce qui fait que le comité chargé de virer les gens est aussi coincé sur place.

Les trois heures passent si vite que nous en sommes déjà à la fin du compte à rebours. Franchement, la série y met beaucoup de stress pour pas grand-chose : on sait déjà que le premier élément piraté va être le bateau touristique.

J’ai eu du mal à accrocher à ces cinq minutes de l’épisode où l’on voit comment le centre d’appel a un rôle capital dans la gestion de crise. Cam s’amuse beaucoup trop de tout gérer à mon goût quand on connaît les enjeux, avec l’écroulement possible d’un pont de la ville… Et en même temps, je la comprends : c’est kiffant de réussir à gérer et de faire face à des situations de stress quand on parvient à les maîtriser comme elle le fait.

Du côté des pompiers, tout se passe bien : ils interviennent à temps grâce à l’emprunt d’un bateau à moteur. Ils soignent le capitaine, qui se réveille et peut leur donner des instructions pour réussir à éviter que le bateau ne se dirige vers le pont, comme prévu. Cela demande un sacré travail d’équipe, de la communication par radio entre les pompiers et avec le centre d’appels, mais tout est bien qui finit bien, avec une attaque qui est finalement un échec pour les pirates. Une fois que tout va bien, par contre, tout va mal : les 6h du timer repartent à zéro et promettent une nouvelle catastrophe à venir. Ils ne font que commencer…

De son côté, le capitaine Hart continue de s’inquiéter pour Blythe. Elle ne lui répond toujours pas, alors il demande à Ryan de l’appeler pour voir si elle va bien. Comme elle ne répond pas, il laisse son fils gérer la caserne, conscient que cela signifie qu’elle est probablement en danger quelque part. Et il a raison : en arrivant au ranch, il voit arriver le cheval de sa femme, toujours avec le fil barbelé.

Il peut donc partir à sa recherche, ce qui permet de voir qu’elle a laissé une piste pour qu’on la retrouve. Si elle s’est effondrée en cours de route, elle se relève encore, sachant que c’est une question de vie ou de mort. C’est mal connaître son mari : il la retrouve très vite, à temps pour la voir soulagée, avant qu’elle ne s’effondre.

C’est une chance : il peut s’occuper d’elle et lui faire une transfusion de sang sauvage parce qu’il est donneur universel et qu’elle a besoin de beaucoup de sang tout de suite. La série abuse un peu à nous montrer qu’elle se réveille presqu’aussitôt que le sang lui arrive. En tout cas, ce qui est bien, c’est qu’elle est sauvée.

Elle se réveille ainsi à l’hôpital, où son père et son mari sont à son chevet, inquiets pour elle. Elle est heureuse de les voir ensemble, mais il ne s’agit bien sûr que d’un petit cessez-le-feu entre eux. Dès qu’elle apprend que la ville est sous attaque, toutefois, elle congédie son mari (et son fils qui passait par là, tout de même) pour qu’ils retournent sauver la ville.

Ben oui, parce que la ville est dans la merde quand même. Alors qu’il reste plusieurs heures au compteur avant la prochaine attaque et en pleine conférence de presse, le maire fait un malaise qui ressemble fort à une crise cardiaque. On nous fait croire que ce sont nos pompiers qui interviennent, comme s’il n’y avait pas de base une équipe para-médicale avec lui, surtout dans ce contexte de hack !

Comme pour 9-1-1, je suis plutôt énervé de voir que les pompiers doivent intervenir alors que la pièce est pleine avec tout le public de la conférence de presse et plein de caméramen. Où est la décence des gens ? Les pompiers vont jusqu’à opérer le maire en live quand Rox comprend ce qu’il se passe : le pacemaker du maire est hacké, comme tout le matériel médical de plusieurs officiels dans la pièce. Cette fois, Rox balance donc devant toute la presse que quelqu’un a piraté les implants et matériels médicaux de ces officiels. Le problème, c’est qu’il y en a qu’on peut sauver facilement… et d’autres qui ont un pacemaker. Voilà qui n’est pas du tout stressant.

En parallèle, au centre d’appel, Cam est mise à part dans une salle où elle doit être interrogée. Elle est en effet soupçonnée d’être derrière l’attaque, car le FBI a eu confirmation que l’attaque venait de l’intérieur et qu’elle est en pôle position des suspects puisqu’elle a fait installer tout le nouvel équipement informatique du centre.

Après deux heures d’attente, l’agent du FBI informe alors Cam que la nouvelle attaque a eu lieu pendant qu’elle attendait son retour. Il est horrible avec elle, l’informant à demi-mot qu’il y a eu une nouvelle attaque concernant le maire, mais sans rien lui dire de plus. C’est dur comme manière de la traiter alors qu’elle clame son innocence.

Cela dit, il faut bien pouvoir la suspecter pour se faire une idée de son innocence. Une fois libérée, Cam mène sa propre enquête sur les personnes qui n’ont pas été affecté par la seconde attaque de l’épisode. Elle comprend alors qu’ils ont un problème bien plus gros que prévu : leur pirate est bien quelqu’un de l’intérieur, quelqu’un qui a assisté à la réunion d’urgence du matin ou qui bosse au centre d’appel. La série nous laisse donc sur un cliffhanger où Cam doit suspecter tous ses collègues et ne rien dire en attendant la prochaine attaque, une heure plus tard.

Moi, je me méfie quand même de l’agent du FBI, parce que lui aussi il est bien placé pour savoir tout ça, mais bon, nous verrons ce qu’il en est la semaine prochaine !

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Percy Jackson and the Olympians – S02E06 – Nobody Gets the Fleece – 16/20

Je suis content car c’est le deuxième épisode de suite qui réussit à me convaincre et que j’apprécie vraiment. Les personnages sont chouettes, il y a quelques rebondissements et une écriture qui me rappelle pourquoi les livres ont eu du succès, parce qu’en vrai, c’est un puzzle sympa qui se met en place, avec des personnages attachants, un peu d’humour et une bonne dynamique de groupe. C’est juste dommage, encore et toujours, que les scénaristes oublient d’intégrer certaines pièces à la série.

Spoilers 

Il est temps de trouver la Toison sur l’île de Polyphème… à moins que ce ne soit un piège ?

All outsiders are enemies… or food.

C’est moche : j’avais prévu de passer ma journée devant la saison 7 de The Rookie, mais j’ai changé d’avis au dernier moment pour finalement aller à Disneyland Paris profiter de la neige (oui, il y a les photos sur le blog, il suffit de cliquer ici). C’était tout à fait magique, mais maintenant, il faut me remettre dans l’ambiance de cette semaine de reprise qui n’est pas terminée. Pour cela, rien de tel que de terminer la journée avec Percy, pas vrai ? J’espère que l’épisode sera aussi bien que la semaine dernière !

C’est un grand espoir et ça commence mal, avec une très longue scène se concentrant sur Tyson. Je me doutais bien qu’il ne mourait pas hors écran, mais c’était long de le voir couler progressivement au fond de l’eau sans se noyer pour autant. Une fois au fond de l’océan, il semble voir Poséidon dans un grand flash lumineux.

Nous quittions Percy et Annabeth sur un bateau prêt à accoster l’île de Polyphème en pleine journée. Il est donc parfaitement logique de retrouver Percy en train de dormir (non) au beau milieu de la nuit. Le bateau est sur la plage, mais bon, Annabeth et lui s’arrêtent parce qu’elle a décidé d’attendre le matin et d’utiliser la ruse d’Ulysse en se cachant parmi les moutons de Polyphème pour mieux le piéger – et pour ne pas être traqué.

Percy est tout de même pas mal impatient, surtout qu’il est réveillé par un cauchemar terrifiant : il se trouve de retour au Camp, où tout le monde est mort à ses pieds. Les portes de la pièce dans laquelle il est s’ouvrent alors pour révéler Thalia, qui l’attaque avec un éclair. Il s’en confie à Annabeth qui trouve toutes les excuses du monde pour ne pas croire ce rêve prémonitoire. Forcément.

Au petit matin, Polyphème fait la leçon à Clarisse et Grover : il leur explique comment il perçoit son île et sa vie de solitude sur celle-ci. Il les considère comme des ennemis, mais il les garde en vie, même quand Clarisse s’impatiente et mériterait presque sa mort. Enfin, je dis ça, mais moi aussi je me suis impatienté pendant la scène : c’était drôlement long d’en arriver au stade où Polyphème leur explique qu’ils sont en vie pour servir d’appât. Le pire ? C’est que ça fonctionne : Percy et Annabeth sont bientôt là et tombent dans le piège de Polyphème.

Annabeth pense pourtant avoir tout prévu. Elle se dirige vers les moutons et, contre toute attente, reçoit un petit message de Luke en hologramme. Il est évident qu’il cherche à savoir s’ils ont la toison, mais il prétend vouloir lui donner des conseils. Ce que je ne comprends pas dans cette scène, c’est à quel point Annabeth a l’air de considérer normal et habituel de recevoir ce genre d’appels de Luke. C’est la première fois que ça arrive dans la série pourtant.

Percy les interrompt, de toute manière et il fait bien : Luke confirme à son alliée qu’il s’en fiche pas mal d’Annabeth, il se contentait de faire de la reconnaissance des lieux avant de partir lui-même sur l’île de Polyphème. Hâte qu’il arrive, parce que pour l’instant, ce n’est pas glorieux cette intrigue : nous voyons en effet Polyphème qui guide ses moutons pour une balade sur la montagne. Percy et Annabeth se font passer pour des moutons et… beeh, ça ne m’a pas paru grandiose.

En plus, la série montre à quel point le plan est bidon, parce qu’ils n’arrivent pas à courir comme les moutons le font en étant à quatre pattes. Qu’importe : ça les mène au sommet de la montagne, là où est la Toison. Percy peut ainsi constater que Clarisse est encore en vie et est avec Grover. Pour autant, comme ils sont bâillonnés, il ne sait pas qu’il est en train de tomber dans un piège. Et bien sûr, Percy entraîne Annabeth dans sa chute.

Voir Percy redonne à Clarisse l’envie de s’évader, pour le prévenir. Il est toutefois trop tard quand elle réussit à lui crier que c’est un piège : Percy est déjà suspendu à une corde sous la fausse toison d’or pour aller sauver ses amis. Il se retrouve donc piégé dans la grotte avec eux quand Polyphème arrive, mais heureusement, Annabeth est plus maligne que le cyclope. Elle comprend qu’il s’agit d’un piège à temps pour se rendre invisible, puis s’amuse à énerver son ennemi en lui disant que c’est Personne qui l’envoie récupérer la Toison.

C’était amusant, sauf que pendant ce temps, Luke débarquait pour choper la (fausse) Toison d’or et que Grover trouvait la vraie, dans la grotte. Dès qu’il la saisit, Polyphème comprend que les demi-dieux sont en train de le voler et retourne vers la grotte, nous créant un bon moment de suspense. Percy, Clarisse et Grover parviendront-ils à s’échapper avant le retour du Cyclope ? Bien sûr que non.

Ce n’est pas grave, parce qu’Annabeth veille au grain : elle blesse le Cyclope, qui la repère alors, même si elle est invisible. Il la met KO bien vite, refermant derrière lui la grotte et ne laissant qu’un petit espace pour que Percy voit ce qu’il se passe.

Il s’inquiète immédiatement pour Annabeth, mais celle-ci est sauvée in extremis par… Tyson ! Tiens, il sort de nulle part celui-ci. Il faudrait nous expliquer comment il est arrivé là si vite et pile au bon moment. Ce qui est bien, c’est qu’il a la force de dégommer son frère Polyphème pour protéger Annabeth et Percy. Il le fait même tomber d’une falaise pour eux. Le problème, c’est qu’il tombe avec eux, laissant Annabeth seule, toujours inconsciente.

C’est le moment que Luke choisit pour débarquer, évidemment. Il s’occupe aussitôt d’Annabeth, même si Percy a peur pour elle et qu’il lui demande de ne pas s’en approcher (mais enfin, ils sont amis malgré tout, voyons !). Luke explique alors à Percy qu’Annabeth est en train de mourir. Oh, il y a bien un moyen de la sauver, mais c’est problématique : Percy, coincé dans la grotte avec Grover et Clarisse, sait que la Toison pourrait sauver Annabeth. Mais pour cela, il faut la donner à Luke, pour qu’il puisse en recouvrir Annabeth. Malin. J’aime bien ce retournement de situation et ce coup du sort. Ce n’est pas si téléphoné que ça, si ce n’est que Tyson débarque vraiment pile au bon moment, quoi.

La Toison ? Clarisse refuse évidemment de la donner à Luke, parce qu’elle n’est pas folle. Je sais bien qu’il faut tout faire pour sauver Annabeth, mais une part de moi la comprend. Elle fait perdre un temps précieux pour sauver Annabeth, ceci dit, et ça ne plaît pas à Percy qui cherche toutes les solutions possibles pour arranger tout le monde.

Ainsi, Luke refuse d’ouvrir un nouveau portail, assurant qu’il ne peut pas en faire un nouveau. Ils n’ont donc plus le choix : pour sauver Annabeth, il faut que Clarisse sacrifie sa quête. C’est con. Grover tente de négocier calmement avec Clarisse, mais Percy lui arrache simplement des mains, parce que eh, c’est Annabeth. Luke se charge aussitôt de soigner Annabeth… mais il se barre aussi avec, emportant bien sûr la Toison. Clarisse est si énervée que c’en est drôle.

Luke est à peine parti que Tyson revient, cette fois avec un mauvais timing. Il peut libérer les trois autres de la grotte, rencontrant ainsi Grover. Et si Percy prend le temps de remercier son frère pour ce sauvetage express, il faut encore aller chercher Annabeth ou, en ce qui concerne Clarisse, la toison.

Ce n’est pas un problème : Luke se barre avec le bateau de Percy et Annabeth (il ne peut plus utiliser le portail, il a dit), mais Tyson a la solution : il présente à ses nouveaux amis quatre hippocampes magiques et immenses qui vont pouvoir les faire naviguer sur la Mer des Monstres, à la poursuite de Luke et Annabeth. Simple, mais efficace ; sans tout nous expliquer, comme toujours.

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Percy Jackson and the Olympians – S02E05 – We Check In to C.C’s Spa and Resort – 16/20

Cet épisode étant plus long, il coupe un peu moins de choses que les précédents et que d’habitude. Cela fonctionne tout de suite beaucoup mieux et fait qu’on en comprend les enjeux. Il s’appuie lourdement sur l’Odyssée, mais le fait bien, a quelques twists bien écrits et surtout, la séparation en deux intrigues claires lui fait du bien. Je surnote sûrement un peu car c’est beaucoup mieux que d’habitude et que ce que j’ai vu hier, mais si toute la série était de cette qualité, ça passerait quand même beaucoup mieux chaque semaine.

Spoilers 

La tempête a séparé nos héros…

He could still be alive.

Fin du suspense : bonne année, je vois cet épisode le 1e janvier (et je vais poster la critique le 2, vu l’heure). J’avais prévenu que je risquais d’être en retard après tout, donc ça doit être à peu près sans surprise. La surprise vient peut-être du fait que l’épisode est un peu plus long – et c’est d’ailleurs pour ça que je n’ai pas pu le voir le 31, puisque je préférais m’enchaîner tout Ironheart (sur Disney + aussi, eh) afin de faire mon article Top 25 des saisons vues en 2025. Tout un programme !

Nous retrouvons Percy et Annabeth dans une étrange salle pleine de fumée. Ils viennent de se réveiller et ne savent ni où ils sont, ni comment ils sont arrivés là. Le titre de l’épisode nous spoile toutefois qu’ils sont dans un spa, ce qui est étrange après le cliffhanger précédent. Une jeune femme, Hylla, débarque et leur explique qu’elle les attendra avec des concombres quand ils seront prêts.

C’est plutôt drôle comme manière d’introduire les choses, sachant que ce n’est qu’après ça qu’elle les informe qu’ils sont les seuls survivants de la tempête. C’est bien simple, ils ont trouvé nos deux héros sur un radeau de fortune et les ont amené dans le spa de CC – qui est aussi une île – pour qu’ils puissent se reposer.

CC n’est autre que Circé, hein ? On découvre peu à peu le fonctionnement de tout ce spa et j’ai l’impression qu’on ne nous donne pas toutes les informations : Percy et Annabeth sont conduits jusqu’à une paire de jumelles pour découvrir le sort de Stavros, un autre héros qui a passé du temps dans le spa. Tout le monde est intéressé par son sort, parce qu’il est pure folie de quitter le spa, le seul refuge de toute la Mer des Monstres. Soit.

Les sirènes sont dans cette série des sortes de rochers. Pourquoi pas ? Malgré cette apparence volcanique, les sirènes attirent Stavros à elles pour le bouffer, et ça marche très bien. Tu parles d’un héros. CC explique peu à peu à Annabeth et Percy le fonctionnement du spa : elle leur promet de les entraîner à passer les sirènes, mais les prévient que ce sera dur.

Les sirènes modifient en effet leur chant en fonction des plus grands défauts de ceux qu’elles veulent attirer à elles. Pour Annabeth, ce sera donc l’impatience et sa manie de se reposer sur son intelligence et ses connaissances. Pas sûr que je considère ça comme un défaut, en vrai. C’est peut-être parce que je suis du genre à me reposer aussi sur ce que je sais de l’Odyssée pour comprendre cette saison.

Ainsi, Annabeth finit par comprendre que CC est Circé, mais Circé assure qu’elle a laissé derrière elle sa colère et qu’elle ne fait que succomber à son plus grand défaut désormais : son empathie, sa volonté d’aider les autres. C’est plutôt drôle. Elle réussit à gagner la confiance de nos deux adolescents pour les tester et connaître vraiment leur plus grand défaut.

Percy est ainsi confronté à son reflet dans un miroir magique où il voit Tyson et tout un tas de flashbacks de Tyson. C’est surprenant de voir qu’il y a autant à montrer en si peu d’épisodes, mais ça permet à CC de comprendre le plus grand défaut de Percy : il est prêt à tout pour sauver un ami, il fait passer ses amis devant tout.

CC lui apprend donc qu’il est capable de sacrifier une quête ou, pourquoi pas, le monde pour sauver un ami. Et voilà, on sait maintenant pourquoi Percy ne devait pas partir faire cette quête. Percy s’énerve, pète une carafe d’eau par la pensée et finit par expliquer à Annabeth qu’il a peur des choix qu’il aura à faire – parce qu’il ne fera pas forcément les bons. Il se sent en plus plus humain que demi-dieu. Alors… J’entends son argument, mais la toge qu’il porte à ce moment-là a tout de même tendance à le contredire. Oui, parce que la série fait vraiment des efforts sur les costumes et Percy comme Annabeth ont de superbes tenues.

Le truc, c’est qu’il a beau dire qu’il ne veut plus faire la quête, il parle ensuite un peu aux gens autour de lui. Il comprend donc qu’il est entouré de demi-dieux qui ont oublié qu’ils étaient en quête : ils savent tous qu’ils font des quêtes MAIS ils préfèrent rester au spa. Ils comptent sur CC pour leur apprendre comment faire face aux sirènes, et si ça dépasse cinquante ans, ce n’est pas bien grave. Ah, c’est une sacrée sorcière.

Circé est toujours laissée derrière par les héros qu’elle aide, c’est donc pour ça qu’elle fait en sorte de les garder auprès d’elle. Percy la confronte, surtout qu’il est sûr que s’il y a six héros qui ont pu partir du spa, c’est parce que Circé triche. Pour passer les sirènes, il suffit d’avoir de la cire, mais une cire bien particulière fournie par un Dieu. Et Percy est sûre qu’elle en a et qu’elle laisse parfois partir des héros pour redonner de l’espoir à ceux qui sont encore dans le spa : chaque fois qu’ils ont besoin qu’on leur rappelle qu’il y a une possibilité de passer les sirènes, hop, elle envoie un héros qui survit. C’est si drôle.

Le point de vue de Circé est hyper compréhensible en plus : elle reproche aux demi-dieux d’être des égoïstes qui ne lui parlent que quand ils ont besoin d’elle. Circé finit par reconnaître que Percy a raison, donc, mais elle le transforme ensuite en un lapin tout chou pour s’éviter que son secret ne soit révélé. Pourtant, Percy proposait un marché qui aurait pu l’arranger : il acceptait de ne rien dire et rester au spa si Circé laissait Annabeth partir. Ben oui : toujours faire passer les autres avant lui !

L’idée est bonne sur le papier, mais Circé est loin d’être idiote : ça poserait problème si Annabeth partait si vite du spa sans suivre son « programme » pour être prêt à affronter les sirènes. Ce sera donc à Annabeth de sauver Percy, je suppose. Elle vient voir Circé pour retrouver Percy, mais ne peut pas deviner qu’il est un lapin.

Elle fait d’abord confiance à CC, qui essaie de lui cacher que son plus gros défaut est sa fierté. Elle le sait déjà, malheureusement. CC la manipule comme elle peut, en vain, jusqu’à ce que ce soit à Annabeth de la manipuler : elle comprend que Percy a été transformé en animal. Elle sait comment le libérer, car c’est facile : il suffit de lui donner de la nourriture.

Elle manipule Circé suffisamment longtemps pour la distraire et le faire sans qu’elle ne le remarque. Elle libère donc Percy, mais aussi une bande de pirates, dont Eddie « Blackbeard ». Les pirates (je n’ai pas de meilleurs mots) veulent aussitôt s’attaquer à Circé, tandis que Percy récupère la cire magique de Circé.

Annabeth et Percy peuvent donc partir en bateau. Comme d’hab, on ne nous montre que la moitié des choses : ils récupèrent un voilier, allez savoir comment, tandis que Circé s’en sort pour les regarder par la fenêtre. Elle sait qu’ils n’ont pas assez de cire pour tous les deux et s’en réjouit : elle sait qu’ils utiliseront la ruse d’Ulysse et s’attacheront au mat. Dès que Percy est attaché par Annabeth, Circé utilise ses pouvoirs pour récupérer la cire et les en priver.

Percy ne peut donc rien faire d’autre que regarder Annabeth courir à sa perte. Pourtant, il est révélé in extremis que celle-ci est plus maligne que les sirènes : elle parvient à les poignarder en poignardant ceux qui ressemblent à ses amis, Percy, Grover et Luke. Bon, pourquoi Luke ? Mystère. Elle est forte, mais est à ça de se faire tuer quand même par une troisième sirène. Par chance, sa mère arrive alors. Oui, oui, Athéna sort de nulle part pour sauver sa fille et lui confirmer qu’elle l’observe toujours – et qu’elle est fière d’elle.

C’est ce qu’Annabeth a toujours voulu entendre. Sans cette réplique, j’aurais pu me faire avoir et je trouve que c’est une excellente chose, car ça montre tout le pouvoir des sirènes : elles ont fait croire à Annabeth qu’elle avait réussi à les vaincre, pour mieux réussir à la bouffer ensuite. Trop fortes. Si les sirènes avaient un coup d’avance, Percy débarque juste à temps lui aussi pour tirer Annabeth hors de portée des sirènes. Comme il est encore attaché à une corde, les deux sont alors tirés loin de l’île des sirènes. La solution, c’est d’être deux en fait…

Ma foi, c’est un rebondissement bien amené : je me doutais que l’arrivée d’Athéna était un peu trop providentielle pour être vraie, mais je pensais vraiment qu’Annabeth avait réussi à tuer au moins une des sirènes. Le fait que Percy réussisse à l’atteindre alors qu’il était solidement attaché, le tout en étant encore accroché à une corde est plutôt une bonne idée, mais comme d’hab, c’est une idée qui manque d’une chose : une explication visuelle de comment il s’est détaché pour faire ça.

J’ai beaucoup aimé la scène finale dans laquelle il indique à Annabeth que c’est elle qu’il voyait dans le chant des sirènes. C’est plutôt logique : elle était en danger et il était en situation de pouvoir la sauver en se mettant en danger. C’est son plus gros défaut. Franchement, c’est bien écrit, ça rapproche nos deux héros qui comprennent qu’ils devaient être ensemble pour passer les sirènes et qu’ils sont maintenant à proximité de l’île de Polyphème.

Seulement, sur celle-ci, il s’est passé plein de choses. En effet, l’île n’est pas si loin du spa et de la tempête de l’épisode précédent puisque Clarisse se réveille dessus. Elle y aperçoit un arbre avec la Toison d’or. C’est beaucoup trop simple. Elle se met à peine en chemin pour l’atteindre qu’elle tombe dans un piège. C’était si évident que ça allait lui arriver, mais c’est plutôt une bonne chose : elle est sur l’île de Polyphème et va faire de la compagnie à Grover comme ça.

En effet, ça ne manque pas : Polyphème ramène Clarisse à sa « fiancée ». Il la considère comme le repas, mais repart chercher d’autres choses en-dehors de la grotte. Clarisse en tire aussitôt avantage : elle se libère et commence à préparer un piège pour tuer Polyphème et s’enfuir. Au passage, elle annonce à Grover que Percy et Annabeth sont morts.

C’est tellement drôle à suivre : Clarisse ne semble pas affectée du tout par ces décès qu’elle annonce et ne considère pas une seconde qu’elle balance ça à un de leur meilleur ami. De toute manière, Grover ne la croit pas : il sait que Percy n’est pas mort car il a sa liaison télépathique avec Percy. En revanche, il est content de voir Clarisse quand même : elle arrive avec tout un tas de corde – le piège dans lequel elle est tombée – et c’est exactement ce qu’il espérait obtenir pour mettre à bien son plan d’évasion.

C’est sûr que ça semble mieux d’utiliser de la corde pour atteindre la toison d’or que de porter sa robe de mariée. Là, pour le coup, sa tenue est loin d’être aussi superbe que celle de Percy et Annabeth. Bon, sinon, leur premier plan d’évasion est un fail qui laisse Clarisse inconsciente alors que Polyphème revient. Dans sa précipitation à cacher Clarisse, Grover oublie de remettre son voile et de cacher son visage : Polyphème comprend donc que sa fiancée n’est pas une cyclope comme elle lui avait promis. Et hop, il l’attaque.

Par chance, il se contente de l’enfermer dans un placard. Quand Clarisse se réveille, elle peut donc venir en aide à Glover : Polyphème est partie la chercher sur l’île. Malheureusement, alors qu’elle cherche la clé pour délivrer Glover, Clarisse comprend qu’elle est face à la prophétie de l’Oracle : on lui a prédit qu’elle volerait vers sa fin et tomberait à sa perte, dans une grotte. Elle doit escalader pour atteindre la Toison et est déjà tombée une fois.

Elle s’en confie à Grover… avant de comprendre qu’elle est tombée dans un second piège de Polyphème. Il a bâillonné Grover et s’est fait passer pour lui pour apprendre qui était Clarisse. Elle balance qu’elle est la fille d’Arès et Polyphème l’assomme aussitôt, avant de révéler à Grover qu’il le manipule depuis le début. Il sait qui est Grover, qui est Percy et maintenant, qui est Clarisse. Il est fort ce Cyclope avec son juste son odorat.

Cela fait un bon cliffhanger, mais il n’y a pas de quoi s’inquiéter puisque Percy et Annabeth arrivent. Reste à savoir le sort de Tyson, par contre.

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