NCIS – S20E05

Épisode 5 – Guardian – 13/20
C’est un épisode qui change un peu la dynamique habituelle en se concentrant sur un duo inattendu, mais les personnages semblent vraiment évoluer au cours de ces quarante minutes. Si les intrigues sortent parfois de nulle part, les développements proposés sont plutôt logiques pour une fois. Cela donne même envie que ça se développe plus vite… mais il ne faut pas trop en demander avec NCIS, je le sais bien !

Spoilers

Vance neutralise trois cambrioleurs chez lui.

L’intrigue était tellement originale que je me suis demandé si je ne m’étais pas trompé de saison et si je n’avais pas déjà vu l’épisode lors de sa première scène. Vance se retrouve donc à devoir faire face à trois cambrioleurs chez lui et manque de peu de se faire tuer… mais finalement, il va bien. Tout ça n’était qu’une excuse pour le faire apprécier davantage Parker, qui a une personnalité plus amicale que Gibbs, puisque Parker se met à vouloir jouer les gardes du corps avec son patron.

La manière dont il parle à son patron ? Pas bien crédible à vrai dire, mais admettons. Voilà Parker et Vance qui se retrouvent embarqués dans un voyage à Berlin pour un congrès international entre agences fédérales. L’épisode aurait pu faire un meilleur travail pour nous faire voyager, par contre : ça donnait vraiment l’impression qu’ils étaient aux USA tout du long, à part pour quelques accents à couper au couteau, comme il en faut toujours dans ces cas-là.

Bien sûr, l’épisode en profite pour approfondir la vie personnelle de Vance, ce qui était une idée sympathique, même si un peu cliché. On nous balance donc que depuis quelques années, il a clairement une liaison avec une collègue qui vit en Allemagne, liaison qui s’est développée peu à peu au fil des congrès entre agences. Bien sûr, oui. Le pire, c’est que je ne peux pas dire que c’était inintéressant de découvrir cet aspect de sa personnalité ; avec cette crainte de finir vieux et solitaire comme tous les autres agents vieux qu’il connaissait.

C’est vrai que la série n’a jamais été très séduisante du côté vie personnelle pour les personnages à responsabilités du NCIS. Bien évidemment, la copine qu’il s’est fait à des choses à cacher elle aussi. Elle s’avère au cours de l’épisode être une voleuse, mais elle fait ça pour la bonne cause : elle a pris sous son aile une petite fille qu’elle a plus ou moins adoptée et que Parker et Vance se retrouvent à devoir protéger coûte que coûte.

L’intrigue fonctionnait plutôt bien, j’ai beaucoup aimé voir Vance un peu plus dans l’action et son duo avec Parker était efficace. Bon, il est évident qu’ils n’arriveraient à rien que tous les deux ; mais bon, ils ont tout de même l’aide des agents du NCIS restés aux USA pour s’en sortir. Rien d’extraordinaire, juste du travail d’enquête plutôt ordinaire.

Ce qui attire l’attention, toutefois, c’est le développement du personnage de McGee. Il a toujours été un personnage que j’aimais bien et on voit bien qu’il a changé depuis ses débuts. Il n’est plus le bleu qui a été harcelé par ses collègues pendant bien longtemps : le voilà carrément promu directeur par intérim en l’absence de Vance.

C’est un rôle qui lui va très bien, contrairement à ce qu’il craignait au début de son intérim. Après tout, c’est un père de famille. Certes, c’est fun d’avoir un travail qui l’emmène sur le terrain et il aime mener l’enquête, mais il voit aussi les avantages d’être directeur : il peut se poser dans un bureau, rentrer à horaires raisonnables (mouais ?), ne pas risquer sa vie et charmer des officiels au cours de repas d’affaires qu’il semble aimer.

Bref, la série semble préparer le terrain pour une reconversion professionnelle de McGee un jour ou l’autre. Nous verrons bien. Je pense bien que ce ne sera pas pour tout de suite, mais ses scènes avec Jimmy sont assez claires : une graine est plantée… Quant à Vance, il semble se lasser de plus en plus de son travail. Finalement, ce ne serait même pas une surprise de voir la série aller dans ce sens, même si ça sortait de nulle part dans cet épisode. C’est un développement logique après tout.

NCIS Hawai’i – S02E04

Épisode 4 – Primal Fear – 13/20
J’ai repris la franchise il y a trois ans et je crois que je commence à me lasser à nouveau. L’épisode n’était vraiment pas mauvais, mais c’était juste du procédural à fond la caisse. Les personnages sont sympathiques et font la différence, c’est sûr, sauf qu’il faut encore que les personnages que j’aime soient mis en avant dans les intrigues. Ce n’était pas le cas dans cet épisode.

Spoilers

Une jeune femme est retrouvée morte de peur sur une terre sacrée d’Hawai’i.

Le début d’épisode m’a fait mal aux yeux, franchement. J’ai eu l’impression qu’on allait nous révéler que l’on nous faisait assister au tournage d’une série ou quelque chose comme ça dans lequel un monstre devait poursuivre une actrice… Malheureusement, c’était une vraie course poursuite et le personnage qu’on nous présente meure de peur face à un monstre en carton.

Par chance, l’épisode révèle plus tard qu’elle avait aussi été droguée pour accentuer sa peur. Oula, il ne faudra pas sortir cette phrase de son contexte : c’est une chance pour les scénaristes qui ont su prévoir que la série n’aurait pas le budget pour faire quelque chose de crédible. D’habitude, ils ont pourtant ce qu’il faut pour les cascades dans cette série… Je trouve ça dommage, du coup.

Bon, allez, reprenons la critique avec ben, une critique de l’intrigue, pour le coup. J’ai bien aimé ce que proposait l’épisode, même si ça me donnait l’impression d’être recyclé d’un vieil épisode de Bones. C’est tout le problème des séries procédurales : on en fait vite le tour.

Pour faire la différence, il faut, comme je le disais en introduction, de bons personnages. C’est le cas de cette série, mais il y a un mais : je n’ai pas trop aimé leur guest de cet épisode. J’en ai oublié le nom, alors que ce n’est pas la première fois qu’on le voit. On sent que les scénaristes s’amusent à embêter Jesse avec ce personnage qui se prend pour son ami, et ça marche plutôt bien en vrai, mais j’ai toujours un peu de mal avec les séries qui banalisent l’air de rien ce genre de situation de harcèlement. Et avec NCIS, j’ai de quoi faire : ils sont horribles entre collègues. Attendez, la fin d’épisode où Kai et Lucy sont en train d’insister pour envoyer leur collègue en week-end avec un type qu’il ne supporte pas ? Mais ils sont atroces.

Je sais, c’est supposé être drôle ; je ferais probablement ce genre de blagues en privé avec un pote, mais certainement pas devant la personne que le pote en question ne supporte pas. Je ne sais pas, il y a des limites à respecter ? Bon, bref, peu importe. L’intrigue policière en elle-même était sympa, même si ça reste prévisible, comme toujours.

Du côté des autres personnages, il n’y avait pas grand-chose de plus en revanche : on a une scène rapide et un peu humoristique pour Lucy et Whistler, ce qui ne fait que confirmer que les scénaristes vont vraiment nous caser une scène à chaque fois, et on a un développement un peu plus important pour le fils de Jane.

Il est cette fois prêt à parler à sa mère de sa copine, au point de lui présenter. Pourtant, elle ne correspond pas tout à fait au critère de la belle-fille idéale pour Jane. Déjà, elle l’appelle Jane, c’est un peu osé pour une belle-fille qui s’impose. Ensuite, elle a 21 ans, ne va pas à la fac et est très peace & love. Cela perturbe Jane de devoir la supporter et elle hésite à expliquer à son fils qu’elle ne l’aime pas particulièrement.

Cependant, elle sait aussi comment faire pour garder un bon lien avec son fils, alors elle finit par ne rien dire, ce qui me paraît être la meilleure idée, tout de même. C’est très hypocrite, en revanche, elle pourrait au moins dire qu’elle ne l’apprécie que moyennement sur les premières impressions, mais qu’elle est heureuse de voir son fils heureux. Tout simplement. Je sais, c’est à peu près la conclusion de l’épisode… mais bon, son fils sait très bien qu’elle ne peut pas apprécier ce cliché ambulant sur patte qu’est sa copine, non ?

NCIS – S20E04

Épisode 4 – Leave No Trace – 13/20
Je trouve que cet épisode s’aventure dans des eaux pas bien originales et efficaces pour la série, et c’est d’autant plus frustrant qu’il suit une piste que je voulais voir explorée depuis un moment. Pour le reste, l’enquête était sympathique et c’est un épisode qui tombait bien avec le nouveau Bingo Séries.

Spoilers

Un marine est retrouvé mort au milieu d’une forêt… et met le NCIS sur la piste d’un serial killer.

Cet épisode commence par une bonne surprise : un raton laveur qui sort de nulle part et me donne directement le point 6 du Bingo Séries. Je pensais galérer plus longtemps que ça à l’avoir. En plus, il y avait aussi un serpent plus tard dans l’épisode, donc vraiment, cette histoire d’animal sauvage en milieu naturel était gagnée d’avance.

Vous n’êtes probablement pas là pour lire ça cependant, alors faisons le point sur le reste. J’aime le fait que cet épisode mette bien en avant la relation Jimmy/Jessica, parce que ça faisait un moment que je voulais en voir plus sur ces deux-là. En revanche, ça se fait avec le retour dans la vie de Jess d’un certain Gabe Winchester. Il s’agit d’un de ces ex, bien sûr, et c’était honnêtement bien lourd comme intrigue. Je ne sais pas, j’ai l’impression qu’on nous force un triangle amoureux dont on sait d’avance comment il finira, avec un Gabe qui est introduit comme un type qui n’a aucune honte de se trimballer en tenue d’Adam devant McGee et Nick.

C’était naze comme introduction et j’ai rapidement eu des soupçons le concernant sur cette enquête de serial-killer qui se mettait en place. J’imagine que le gros du problème de cet épisode est justement qu’il veut trop en faire pour mener à une vraie définition de la relation Jess/Jimmy dès le départ. Cela se fait au détriment de l’enquête pendant un bon moment, et surtout au détriment de bien d’autres personnages. On passe beaucoup de temps avec Gabe, qui apparaît de plus en plus colérique au fur et à mesure de l’épisode – mais tout ça n’est qu’une fausse piste, il est bien un gentil.

L’avantage reste que cela permet de passer plus de temps avec Jess et avec Jimmy. Les deux personnages passent l’épisode à parler de leur relation avec à peu près tout le reste de l’équipe, sans jamais se définir comme couple et alors que les scénaristes prennent bien du temps à nous les laisser seulement tous les deux. J’ai aimé le caractère de Jimmy, qui était de ne pas s’inquiéter du tout et de n’être absolument pas jaloux, même si je pense que je serais incapable d’être aussi serein que lui. C’est clairement l’attitude à avoir, pourtant.

De son côté, Jess est tiraillée : revoir son ex, ça fait toujours bizarre, surtout après quelques années et alors qu’elle est au début d’une autre relation. Elle en parle notamment avec Kasie, ce qui était sympa à voir. En revanche, c’était drôlement cliché d’avoir les deux femmes qui parlent de ça ensemble, et tous les hommes qui en parlent entre eux aussi. Non parce que Jimmy a quand même l’occasion d’en parler avec McGee et Nick (qui sont d’une lourdeur sans nom, que ce soit dans la manière de présenter Gabe ou de le stalker ensuite pour faire peur à Jimmy ?? Quel collègue fait ça ?), puis avec Parker (eh, Gibbs ne l’aurait jamais fait comme ça, c’est cool d’avoir une évolution de la série), puis avec Ducky ! Oui, ils vont jusqu’à sortir Ducky pour ça, franchement.

Ducky a d’ailleurs droit à sa petite dose d’action encore dans cet épisode, c’était sympa… Même si je ne comprends pas pourquoi Jimmy reste si fidèle à ce diner. À force, ça en devient risible. Bon, tout ça mène à une conclusion sympa pour l’intrigue : ces histoires de meurtre sont liées à un trafic de drogue, tout simplement, et ce qui est fun, c’est qu’on se retrouve avec un ours shooté à la cocaïne. La série n’avait toutefois pas le budget pour un vrai ours apparemment.

Voilà, je crois avoir fait le tour de ce que je voulais dire de cet épisode – les méchants sont arrêtés pour les gentils et tout est bien qui finit bien. Evidemment. Bon, ça se termine quand même avec un rencard qui semble sortir de nulle part pour Nick – même lui n’était pas au courant – et qui m’intrigue (j’imagine qu’ils n’ont pas casté une actrice pour si peu de répliques ?) et une résolution Jess/Jimmy toute mignonne. Vraiment, ils sont le couple goal de la série et j’espère que les scénaristes les traiteront mieux que dans cet épisode à l’avenir, parce qu’ils méritent mieux, tout simplement.

NCIS Hawai’i – S02E03

Épisode 3 – Stolen Valor – 16/20
Deux épisodes coup sur coup qui se centrent sur les mêmes personnages ? La série a compris la raison principale pour laquelle on l’aimait et la regardait, je crois. C’est peut-être un peu abusé de leur part, mais ça m’a fait plaisir, surtout que cet épisode fonctionnait vraiment bien dans la manière dont il était amené. Certes, il y avait bien des choses prévisibles, mais ce n’est pas grave, parce que j’ai aimé passer autant de temps sur la même intrigue.

Spoilers

Une militaire se fait tuer lorsque sa voiture est hackée… mais le NCIS découvre rapidement que la militaire est en fait bien en vie. C’est celle qui usurpait son identité qui est morte.

C’est le genre d’épisode que j’aime bien parce qu’il se concentre énormément sur Lucy et Kate (oui, j’ai retenu son prénom, cette fois, je crois que c’était fait pour ?) bien sûr, mais aussi parce que l’enquête était bien menée et fluide. Déjà, ça commençait par une bonne surprise : je ne m’attendais pas du tout à l’histoire de l’usurpation d’identité et j’ai eu l’impression de tomber des nues autant que Kai et Jane quand ils découvrent la femme enceinte.

Il n’y avait pas tellement d’indice pour expliquer ce qu’il en était et j’ai franchement cru à la culpabilité du mari, pour une raison ou une autre. Finalement, il n’en était rien et l’identité était usurpée pour une raison originale, avec la commande de matériel pour fabriquer une bombe. Franchement, ça n’était pas hyper original, mais ça avait le mérite d’être efficace comme manière de mettre en place une enquête.

En cours de route, le NCIS comprend bien sûr qu’ils ont besoin d’une autre personne pour interpréter la militaire et, ça tombe bien, Kate est parfaite pour ça. J’ai bien ri, parce que c’était mené de manière un peu maladroite : la première scène voit Lucy et Kate s’entraîner pour nous montrer que Kate s’en sort pas trop mal en combat à mains nues puisqu’elle parvient à mettre Lucy (bonjour la crédibilité quand on voit l’entraînement de dingue de Lucy). Une autre scène nous montre un agent faire la comparaison entre la femme morte et Kate, parce qu’elles se ressemblent.

Et paf, il y a besoin justement de quelqu’un pour entrer sous couverture. C’était marrant, ça aurait pu être lourd, mais j’ai pris ça avec bienveillance. Il fallait bien justifier comment une agent du FBI se retrouvait une fois de plus à bosser pour le NCIS.

L’autre avantage de l’intrigue, c’est que ça permettait de voir Whistler sous de nouveaux jours. C’est le deuxième épisode d’affilée qu’on apprend à la connaître mieux : si elle n’est pas très maligne en couverture (parce que là encore, c’est plutôt le truc de Lucy), elle sait écouter les conseils. C’est une bonne élève, ça s’est toujours senti, et elle sait rendre plus personnelle sa couverture, quitte à en raconter plus sur la mort de son frère et le sentiment d’abandon ressenti.

On se doutait bien que ça finirait en déclaration d’amour à Lucy, mais j’ai trouvé ça intéressant d’enfin creuser ce personnage qui restait jusque-là caricatural. À nouveau, ça ne doit pas plaire plus que ça aux personnes fans de séries procédurales, parce que ce n’est pas nécessaire en soi, mais comme je n’ai jamais été un grand fan de procédural, je trouve ça bien d’apprendre à mieux connaître les personnages dans leur sphère privée moi.

Pour le reste, l’épisode avait un bon humour quand Whistler était sous couverture, quelques surprises en stock et une intervention en bateau pour nous rappeler que nous étions à Hawaii. Et même, cette manière dont Kate apprend à se battre et le fait aussi sur le bateau, c’était génial. Je n’ai pas vraiment eu peur pour elle, mais l’anxiété qu’affichait Lucy suffisait à nous garder dans l’épisode tout du long.

J’aime aussi que la série prenne le temps de montrer que, si, ça peut poser problème professionnellement parlant de les avoir en couple, parce que les réactions de Lucy étaient bien plus personnelles que professionnelles cette fois. Jane la prend à revers sur la question, et c’était bien pensé de la part des scénaristes – d’autres auraient botté en touche. Maintenant, en tout cas, les deux femmes sont en couple et c’est inscrit dans les têtes de tout le monde. Tant mieux. Lucy parvient même à dépasser sa peur de l’eau et monter dans un bateau sans se poser la moindre question quand Kate est en danger !

Par contre, l’épisode se concentrait tellement sur Kate (et un peu Lucy, donc) qu’il n’arrivait pas à faire le point sur d’autres. Il va être temps de redonner des intrigues à Kai et Jesse, quand même. Tout ce qu’on a en plus ici, ce sont des scènes où Ernie est insupportable avec la femme enceinte. Du coup, je ne le supporte toujours pas ; mais j’ai beaucoup aimé la manière dont Jane ou la militaire le gèrent. Ca apportait un bon humour supplémentaire à l’épisode, qui nous montre aussi que la série a trouvé son rythme de croisière et son équilibre action/humour. D’ailleurs, sur ce point-là, ça faisait plaisir de retrouver de vraies scènes d’action qui ne soient pas juste de la course poursuite. Bordel, je crois que je commence à être vraiment fan, en fait ?