Gentleman Jack – S01E08

Épisode 8 – Are You Still Talking ? – 18/20
La série propose une fin de saison très solide, mais je n’en attendais pas moins. Elle aura su rester de qualité constante tout au long de ses huit épisodes et aura su me charmer grâce à sa qualité d’écriture sur laquelle je ne suis pas près de manquer d’éloges. Concrètement, le style incisif d’Anne Lister fait tout le charme de la série, mais il est très clair que tout repose sur ses épaules de toute manière. Et c’est tant mieux !

> Saison 1


Spoilers

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Sometimes, often, a good friendship is better than a marriage.

Ce dernier épisode repart sur une heure complète d’épisode, mais nous fait comprendre dès le départ qu’il n’a pas pour autant l’intention de trainer en route. Fidèle à elle-même, la série poursuit son rythme insoutenable et ses multiples scènes voyant Anne mener une vie tout de même sacrément épuisante.

Ainsi, Anne commence l’épisode par une lettre écrite à sa tante, qui permet de nous resituer chronologiquement bien après l’épisode précédent. On ignore complètement le cliffhanger, ce qui est plus que frustrant, pour savoir que finalement Anne passe son voyage avec Miss Ferrall, qu’elle ramène à Copenhague une fois que celle-ci a refusé de se marier à un russe de vingt ans son ainé.

Même si nous n’avons pas de vraie introduction pour elle – elle fut mentionnée rapidement dans l’épisode précédent – Miss Ferrall semble bien plaire à Anne, d’autant qu’elle cerne bien vite la personnalité de notre héroïne, ainsi que ses problèmes sentimentaux. La tante est toute heureuse d’avoir des nouvelles de sa nièce, cela dit, et la lecture de la lettre permet à la série d’enchaîner bien vite tout en nous faisant découvrir une fois de plus le style incisif, particulier et si appréciable d’Anne.

Malgré son voyage d’exception – et ses déceptions touristiques – Anne n’en reste pas moins inquiète de l’état d’Ann, dont elle sait uniquement qu’il a empiré.

Elle a en effet reçu une lettre de sa sœur (celle d’Ann) à Paris avant de partir. Un mois plus tard, quand elle arrive à Copenhague, elle espère donc de meilleures nouvelles de son amante, en vain. Il faut dire que Miss Walker passe désormais tout son temps à contempler l’océan. La pauvre n’a pas de chance aussi, avec son beau-frère qui est odieux à continuer d’inviter encore et encore Alexandre dans l’espoir qu’elle l’épouse.

Il faut dire qu’il n’est pas dupe le beau-frère, et qu’il a bien compris qu’elle était obsédée par Anne. Il refuse de suivre les conseils d’Anne et s’est clairement débarrassé de la lettre avec son adresse à Copenhague, tout en faisant en sorte que sa femme n’écoute pas les conseils qu’elle donnait. L’avantage, c’est au moins qu’Ann ne tente plus de se suicider, préférant désormais brûler son dessin d’Anne, pour mieux l’oublier, j’imagine.

Ce n’est pas gagné cette affaire ! L’avantage, c’est toutefois que sa sœur n’a pas envie qu’elle se marie avec Alexandre, parce qu’il est clair qu’il n’est pas ce qu’il prétend être et qu’il n’est pas parfait pour elle. J’ai un tel élan d’affection pour sa sœur : elle est géniale à avouer enfin à Miss Walker qu’Anne a écrit il y a plus de six semaines avec de bons conseils que son mari ne veut pas prendre en compte.

Mieux encore, elle propose aussitôt à Ann de retourner à Crow Nest au plus vite, avant d’être forcée à accepter un mariage qu’elle ne veut pas. Pour Ann, ces informations changent tout, en plus, puisqu’elle imaginait être abandonnée par Anne depuis tout ce temps. Elle cherche donc un moyen de rentrer chez elle, et envoie une lettre expliquant qu’elle a peur que le Capitaine Sutherland en veuille simplement à son héritage.

Anne étant à Copenhague, les Priestley organisent aussitôt son retour, évidemment. Ils essaient de le faire en l’absence de Sutherland, mais ce n’est pas si simple. Ou alors si : même quand il arrive, Ann prend la décision de le confronter et de lui expliquer clairement et aussi calmement que possible qu’elle a décidé de rentrer chez elle. C’est excellent de la voir s’affirmer enfin avec des décisions claires et un regain d’énergie clairement provoqué par le fait qu’elle sache qu’Anne tient encore à elle, malgré tout.

Ah, ça donne presque envie de vivre une relation aussi forte. Presque, parce que merci mais non merci la distance et les mois sans nouvelle, hein. Quelle horreur, le passé ! Je m’éloigne de la critique, là, cela dit. Pour y revenir, donc, Ann peut ainsi dire au revoir à sa sœur et demander à revoir au plus vite le docteur Belcombe, alors que les Priestley découvrent sa tentative de suicide, tout en insistant pour dire que ce soit une bonne chose qu’Anne soit si loin en Europe. S’ils savaient, pendant qu’ils jouent au meilleur jeu du monde (avec le meilleur mot, possible, franchement), ce qu’il en était en fait d’Anne !

De son côté, Anne passe un joli voyage, c’est déjà ça, et elle a des looks absolument sublimes et splendides. Elle passe aussi une bonne partie de son temps à écrire à Shibden, pas qu’à sa tante – dont la santé se dégrade, mais elle se dit juste fatiguée de toute l’énergie d’Anne, mais aussi à son père, histoire de le tenir au courant des différentes affaires en cours à Halifax. D’ailleurs, Mr Washington galère un peu et tout se passe plutôt mal pour les puits de Charbon.

Quand je parle de joli voyage, je tiens à dire tout de même qu’Anne rencontre la reine et est invitée à un bal d’anniversaire tout en blanc. Oui, elle quitte enfin son deuil de la rupture qui date d’il y a 17 ans parce que la reine le lui demande. Si tout n’est pas rose pour autant dans la vie d’Anne, surtout qu’on lui demande si elle a eu des nouvelles de son amie en Ecosse, elle prend tout de même le temps de danser au bal, avec une femme. Ah, Anne Lister, toujours les c… ovaires de se faire remarquer partout où elle passe !

Elle envoie donc une autre jolie lettre sur ce bal royal où elle était invitée, mais la réponse qu’elle reçoit en retour n’est pas celle qu’elle attendait. À Shibden Hall, sa tante adorée approche de sa dernière heure. Bien sûr, elle ne voulait pas l’inquiéter, mais Marian et le médecin ne le voient pas de cet œil. Ils envoient donc une lettre aussitôt à Anne, avec tout le jargon médical comme il faut. C’est tout aussi rapidement qu’Anne décide donc de rentrer chez elle à Halifax au plus vite, traversant pour cela une tempête maritime peu réjouissante et pas mal de nausées.

Elle refuse de s’arrêter en chemin, malgré tout, prenant bien des risques pour rentrer au plus vite auprès de sa tante qui… se porte comme un charme, parce que son état s’est amélioré. Elle s’énerve donc après le médecin qui n’y est pour rien, le pauvre, parce qu’elle a risqué sa vie, et celle de ses serviteurs. D’ailleurs, la série ajoute encore et toujours de l’humour, avec Eugénie vomissant en arrivant à Shibden Hall, sans être enceinte pour autant.

Une fois de retour, Anne n’a donc pas le temps de voir sa tante qu’elle est de nouveau confrontée à bien des problèmes : il y a donc l’histoire du médecin à engueuler, mais aussi celle des puits de charbon, avec des travaux se passant mal et un accident qui met sa situation financière en péril. En effet, elle risque fort de perdre Shibden, comme elle a fait son prêt dessus, et son père qui a tout compris n’est pas ravi du tout à la perspective de devenir SDF.

Anne enchaîne les mauvaises nouvelles, se rendant même sur place sans prendre le temps de se changer. La bonne nouvelle, c’est toutefois qu’Ann est retour à Crow Nest. À peine arrivée, et ravie d’y être, elle décide de se rendre elle-même à Shibden Hall pour obtenir l’adresse d’Anne à Copenhague et mieux découvrir qu’elle est de retour elle aussi à Halifax.

Ann se rend donc aussitôt auprès d’Anne, lui racontant le mariage misérable de sa sœur pour justifier son silence. Très vite, Anne lui ment en disant avoir passé tout son temps à penser à elle, chaque fois qu’elle fermait les yeux. OK, c’est une exagération plus qu’un mensonge, mais bon, on l’a vue coucher avec d’autres quoi.

Qu’importe, je viens gâcher le romantisme d’une jolie scène où Ann avoue à Anne qu’elle est enfin prête à se marier avec elle, à lui dire oui, mais un vrai oui cette fois, avec tout ce que ça engage, y compris vis-à-vis d’un détour par l’Eglise. C’est chouette, non ? Alors qu’Anne raconte avoir rencontré la reine du Danemark et rend enfin le sourire à Miss Walker, la série nous propose un très joli baiser entre les deux femmes. Concrètement, je doute que ce genre de baiser soit possible historiquement parlant, parce qu’elles sont quand même en extérieur et prennent un risque fou, mais le plan est superbe, alors ça me va bien !

L’épisode n’oublie pas pour autant l’intrigue des Sowden, avec le frère du père qui débarque. L’oncle Ben est surpris d’apprendre que son père est parti aux États-Unis. OK, d’accord : l’épisode oublie complètement cette intrigue, mais à ce stade, on s’en fout tous, non ? Je ne comprends pas ce que c’est venu faire là pour ce que ça apportant. La saison se termine en tout cas par le mariage entre Thomas et Suzanah, alors qu’Anne et Ann décident de se marier, en prêtant serment à l’église et en enfilant une bague chacune.

C’est une bien jolie fin pour la saison, qui aurait même pu être une fin de série : on assiste à ce double mariage, même si je cherche vraiment l’intérêt de celui de Thomas, commençant à culpabiliser du meurtre de son père là. Et son beau-père découvre que l’oncle n’a jamais écrit que son frère partait aux Etats-Unis, alors c’est la galère, là. On suivra ça en saison 2, j’imagine.

La dernière scène est toutefois réservée à Anne et Ann qui n’ont jamais paru aussi amoureuses qu’après leur mariage où elles ont la meilleure scène et les meilleures répliques, particulièrement quand Ann demande à Anne de ranger sa montre. Ah, l’amour est dans les petits détails et les sourires, clairement.

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EN BREF – J’ai enfin terminé la série ! Je l’aime beaucoup et ça se voit dans mes notes, mais j’ai eu énormément de mal à la regarder, parce que son rythme est vif, haché, parfois un peu étrange à insister sur des intrigues aussi vite oubliées… Oui, mais ! Les répliques sont géniales, le style d’Anne Lister porte la série vers le meilleur à chaque fois et ça permet d’oublier bien vite les défauts de la série pour se laisser conduire par elle.

Finalement, c’est donc un petit coup de cœur, surtout pour un drama historique – tout ce que je déteste, donc ! Un truc que je trouve dommage sur cette saison 1, c’est que les carnets du personnage principal, et donc son style et son code, sont un peu laissés de côté alors qu’ils auraient pu faire l’objet d’une intrigue plus passionnante que celle d’Eugénie.

Cela dit, mieux vaut que j’arrête de critiquer alors que j’ai passé de bons moments devant la série, chaque fois que j’arrivais à me plonger dedans. C’est une série qui demande de l’énergie et qui peut rapidement épuiser, surtout quand on fait de longues critiques comme moi, mais eh, j’ai hâte de découvrir la saison 2 quand elle verra le jour !

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> Saison 1

Gentleman Jack – S01E07

Épisode 7 – Why’ve You Brought That ? – 17/20
Un épisode un peu plus court que les autres ne fait pas de mal à la série qui réussit à recentrer mieux son intrigue, même si toutes les petites histoires continuent de partir chacune de leur côté. L’avantage, c’est que cette fois, elles interagissent davantage entre elles et que tout est bien mieux explicité. Je pense que ça s’explique aussi par le fait qu’il s’agit de l’avant-dernier épisode de la saison et que tout est mis en place pour la fin.

> Saison 1


Spoilers

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She eats dog, this one.

Oula, le résumé d’épisode repart sur des intrigues que j’ai suivies en janvier, je sens que ça craint pour moi. En plus, pour ne rien arranger, je découvre que finalement, le Thomas avec qui Anne est censée partir en vacances n’est pas celui que l’on suit depuis le début de la série. Après les deux Ann(e), c’est parti pour deux Thomas.

Anne lui présente rapidement le voyage telle qu’elle l’envisage, devant une Marian subjuguée par la beauté du nouveau valet de sa sœur. La scène n’apporte pas grand-chose, si ce n’est de l’humour. Elle accompagne donc Thomas en ville, où elle rencontre Mr Rawson qui est odieux avec elle. En effet, il la nargue à lui dire que Mr Abbott s’est fiancé à une autre, puis à lui dire que sa sœur est en train de lui vendre Shibden Hall.

Ce n’est évidemment pas le cas, mais Marian est bouleversée quand elle revient à Shibden Hall, craignant que sa sœur ne parte en vacances pour mieux être absente pendant la vente. Elle voit sa sœur d’un bon œil, dis donc. Il n’empêche qu’Anne est bien embêtée par la situation, parce que Rawson se permet beaucoup de choses maintenant qu’il a compris qu’Anne n’avait plus de parti à qui vendre ses possessions.

Cette dernière décide donc de se venger en l’invitant à déjeuner pour l’entendre s’excuser directement. Elle aussi, elle sait faire des coups bas : pour s’assurer qu’il vienne, elle décide de le critiquer auprès de sa mère, en racontant tout ce qu’elle sait de lui et qui est loin de le montrer sous un jour favorable. De toute manière, je ne sais pas s’il a des jours favorables, Christopher Rawson !

Il n’arrête pas de lui couper la parole, mais elle est plus maligne que ça. Elle a compris qu’il continuait de voler du charbon, et elle, en échange, elle continue de lui servir à boire pour s’assurer qu’il soit bien vite bourré. Elle l’accuse donc d’alcoolisme sur toutes ses actions depuis le début de la saison, de l’accident à Marian humiliée, en passant par son agression. Anne est toujours aussi excellente, surtout que cette fois, elle a un témoin en Marian. Elle est très forte… mais j’avoue qu’une fois de plus, la série passe beaucoup de temps sur cette scène qui n’est pas celle qui m’intéresse le plus.

Malgré tout, Rawson refuse de reconnaître qu’il vole son charbon. Cela force Anne à reconsidérer ses affaires et à faire un emprunt… mais avec comme seule sécurité Shibden Hall, à savoir très exactement ce qui énervait tant Marian en début d’épisode. Ah.

Une fois que c’est fait, Anne continue de préparer son voyage et dit ainsi au revoir à sa tante, lui demandant de prendre régulièrement des nouvelles de Miss Walker grâce à la tante de celle-ci, de manière à pouvoir lui en donner.

Avant de partir, Anne retourne également à York pour parler avec le médecin de Miss Walker – le frère de Mary/Mariana Lawton (ça y est, je resitue enfin tout le monde) qui s’appelle donc Steph et qui ne semble pas, à l’époque, connaître le secret médical. Il explique donc à Anne que Miss Walker n’a jamais été internée finalement, puisqu’une fois le voyage fait, elle ne semblait plus en avoir besoin. C’est inquiétant vu la spontanéité de sa famille à vouloir la marier au premier venu pour éponger les dettes, mais bon. Le médecin est sacrément malin, en tout cas, expliquant à Anne que si Ann veut vire une vie normale, il lui faudra de la douceur et surtout de l’amour. Elle en a, mais à distance.

D’un Thomas à l’autre, le début d’épisode s’amuse avec nous, revenant ensuite à Thomas Snowden demandant à voir Mr Washington. Cela fait donc deux mois qu’il flirte avec sa fille Suzannah, même si nous n’avons eu que trois scènes avec ces deux-là. En tout cas, Thomas est malin, expliquant que Miss Lister est celle qui a eu la bonne idée de lui conseiller de se marier. C’est sûr, avec sa renommée, ça aide un peu comme argument pour le fermier. Le père, en revanche, ne semble pas prêt à envisager l’hypothèse de voir sa fille se marier comme ça.

Seulement, avant de partir en voyage, Anne demande à Marian de s’occuper de cette affaire et d’aider Thomas. L’au revoir entre les sœurs est sympathique, et ça mène rapidement à une scène où Mr Washington vient annoncer à Thomas qu’il est d’accord. Ce faisant, il se renseigne toutefois sur son père, et la mère a la mauvaise idée de dire qu’elle en a eu des nouvelles dans une lettre qu’elle ne peut évidemment pas retrouver. Le mensonge est clairement une mauvaise idée, là.

Notre pauvre Eugénie part en voyage elle aussi, accompagnant Anne et Thomas, mais on découvre cette fois qu’Elizabeth n’a pas été sympa avec elle, en racontant à Thomas ce qu’il s’était passé pour Eugénie avec le valet précédent. C’est très étonnant venant d’Elizabeth que l’on ne connaissait pas comme ça, et ce n’est pas bien chouette pour Eugénie qui passe son épisode à se prendre la tête avec Thomas, dans ce qui pourrait être des gags si on n’avait pas eu tout ce focus sur elle en début de saison. Là, c’est juste triste comme évolution.

De son côté, Miss Walker vit désormais chez sa sœur et dessine des croquis d’Anne. Sans surprise, sa sœur, débordée par ses enfants, lui explique que son mari a invité son cousin Alexandre à les rejoindre. Alexandre, c’est justement le cousin à qui on veut la marier. Il lui propose même de prendre le thé avec lui, ce qu’elle accepte, même si elle ne veut pas se marier avec.

Elle en parle une fois de plus à sa sœur, qui lui explique que de toute manière, même si elle ne se marie pas avec, il n’est pas malin pour Ann de retourner à Crow Nest. En effet, Anne étant parti en voyage à présent, elle se retrouverait seule dans la maison immense, et la solitude ne lui fait pas du bien, on le sait. En même temps, il est très clair que vivre avec sa sœur en ne pensant qu’à Anne tout le temps, ça ne lui réussit pas non plus. Elle semble s’enfermer dans son silence et sa solitude, même en compagnie de sa sœur.

Pendant son voyage, Anne passe par Londres, comme prévu, pour mieux y retrouver Mariana qui a appris de mauvaises nouvelles, avec la mort d’un adolescent de seize ans dans un bien mauvais accident bien terrible. La série les enchaîne, mais pas autant qu’Anne n’enchaîne les conquêtes. Ainsi, elle n’hésite pas à recoucher avec Mariana dès qu’elle en a l’occasion.

Malgré ça, elle raconte à Mariana qu’elle avait demandé Miss Walker en mariage. Même si celle-ci est désormais mariée à Charles, elle en est tout de même jalouse, parce que c’est une idée qu’elles avaient eu ensemble, quand elles étaient en couple. En plus, avec la mort du neveu de son mari, elle sait que sa situation personnelle est désormais compliquée en cas de mort de Charles.

Ben oui, elle est dépendante des hommes, mais il n’y en a pas d’autres dans la famille. Maintenant qu’il est mort, s’il doit arriver quelque chose à son mari, elle a bien l’intention de revenir auprès d’Anne… Cette dernière est loin d’être stupide et voit que cette volte-face ne se fait qu’en l’absence de Charles et de vrais héritiers pour s’occuper d’elle, ce qui est totalement abusé de la part de Mariana.

Bien sûr, elle se dédouane des intentions qu’Anne lui prête, mais il faudrait être sacrément bête pour la croire. Anne en a bien conscience et refuse de l’attendre, même si je n’ai pas pu m’empêcher de penser que Charles était tout de même beaucoup plus âgé que ça femme et ne devait pas forcément en avoir pour tant de temps que ça à vivre désormais. Il n’empêche que les deux femmes se disputent assez longuement sur le sujet.

Finalement, Mariana lui demande des excuses, plutôt que d’en faire elle-même, alors qu’à mon sens, c’est clairement à elle d’en faire. Certes, elle ne fait que se conformer à la société et à ce qui est attendue d’elle, contrairement à Anne, mais ce n’est pas ça qui lui donne raison ou le droit d’être aussi égoïste. Elle enchaîne encore en reprochant son look à Anne, surtout qu’elle ressemblait encore plus à un homme à l’époque où elles étaient ensemble.

Tout ça mène enfin à Anne demandant à Mariana de venir vivre avec elle à Shibden, dès à présent, quitte à ce qu’elle annule son voyage à Paris. Je trouve que ce côté d’Anne mis en avant par la série n’est pas bien glorieux : elle semble plus prête à tout pour se caser enfin qu’être vraiment amoureuse de Miss Walker. En soi, pourquoi pas, mais après toutes les scènes où elles sont ensemble, c’est fou. En plus, ce n’est pas comme si cet épisode insistait aussi pour nous faire comprendre qu’Anne tient encore à Miss Walker.

Le truc, c’est juste que la voir encore si proche de son ex n’aide pas à la rendre tout à fait sympathique, parce qu’elle passe d’une femme à l’autre. D’ailleurs, avant de partir pour Paris, Anne a un million de choses à faire et d’amies à voir, n’en déplaise à Mrs Lawton. Elle a tant à faire : un bébé qui vient de naître et une amie qui l’invite à dîner, et franchement, elle semble avoir des journées où elle n’a jamais le temps de se poser. Au moins, ça lui permet d’enfiler une jolie robe pour un dîner d’affaire. Là-dessus, la série est claire : on n’assiste qu’à une partie de la vie d’Anne.

Une fois dans la capitale, elle n’a pas le même emploi du temps qu’à Shibden Hall tout de même, ne pouvant jamais se poser. Là-dessus, force est de constater que les siècles passent mais que rien ne change : chaque fois que je me rapproche de la capitale, moi aussi, j’ai tout de suite un million d’endroits où aller.

Dans tout ça, Charles revient plus vite que prévu de son enterrement et empêche définitivement tout espoir pour Anne de voir Mariana venir vivre avec elle à Shibden. Même si cette dernière se dispute fréquemment avec son mari, elle n’est pas encore prête à le quitter et à risquer sa réputation pour Anne. Si ça me fait de la peine pour elle, ça n’enlève rien à ce que j’ai pu dire plus haut sur l’inconstance d’Anne qui me laisse sceptique – ou plutôt sur sa constance à vouloir se caser définitivement, tout en étant finalement bien peu fidèle.

La fin d’épisode voit Miss Walker aller de plus en plus mal, sans nouvelle d’Anne, alors que cette dernière se sent justement mal d’abandonner son amant. Elle entend Charles et Mariana se disputer et se met aussitôt en chemin, avec l’intention d’aller en Ecosse, mais rechange encore d’avis au dernier moment, décidant d’aller plus vite à Paris alors que ses serviteurs se détestent. De son côté, Anne brise un verre par accident avec sa main et… fait une tentative de suicide. On la voit venir dans cet épisode, franchement, mais ça reste surprenant par rapport aux épisodes précédents.

> Saison 1

Gentleman Jack – S01E06

Épisode 6 – Do Ladies Do That ? – 16/20
L’écriture de la série et de ses répliques sauve véritablement l’ensemble de sombrer vers de moins bonnes notes, malgré ses points faibles, qui ne sont pas inexistants. C’est vraiment un plaisir de suivre cette histoire grâce à tout plein de moments très prenants. Côté réalisation et casting, c’est impeccable aussi, toujours, et je ne boude pas mon plaisir devant cette série, même si, encore et toujours, je la trouve lourde à digérer.

> Saison 1


Spoilers

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I lost you haven’t I ?

L’épisode reprend avec le retour d’Anne à Shibden Hall, et ça fait vraiment de la peine de la voir dans cet état-là. Sans trop de surprise, elle essaie d’être discrète, surtout quand elle entend que son futur beau-frère est en plein repas avec le reste de la famille. C’est finalement Elizabeth qui tombe sur elle et est surprise de la voir dans cet état, qu’Anne minimise aussitôt.

Elizabeth s’occupe bien d’elle heureusement, voulant même appeler un médecin, même si elle n’en a pas le droit, puisqu’Anne refuse. Elle lui apporte donc simplement un paquet qu’elle a reçu et qui contient une magnifique bague, qu’Anne destinait probablement à Miss Walker. Bref, tout ce qu’il faut pour ajouter un peu de douleur morale à la douleur physique.

Le lendemain, Anne doit donc improviser une excuse auprès de sa famille et explique qu’elle est simplement tombée en marchant le long d’un mur. Marian l’aide en la couvrant malgré cette excuse peu probable, espérant surtout que Anne pourra se montrer présente lors d’un second déjeuner prévu avec Abbott et sa mère. Ce n’est pas gagné du tout ça, surtout qu’Anne a clairement d’autres problèmes en ce moment, ayant encore à vomir suite aux coups reçus et à la douleur physique.

Anne reprend ensuite sa correspondance, même si je dois dire que j’ai eu du mal à raccrocher les morceaux pour apprécier pleinement les missives avec cette Mary. Tant pis. Elle a aussi une lettre de Jeremiah Rawson qui l’attend bien sagement auprès de sa tante, celui-ci espérant encore renégocier son contrat avec elle. La tante profite d’un moment de calme et de pause dans la vie mouvementée de sa nièce pour lui parler de Abbott qu’elle n’aime pas beaucoup. Anne a surtout envie de se croire chez le psy par contre : elle s’allonge sur le canapé et raconte à sa tante sa déception amoureuse.

Très vite, la déception se transforme en colère et en regret, parce qu’elle était sûre de pouvoir la rendre heureuse, malgré la situation. Qu’est-ce qu’elle est touchante, Anne Lister, quand elle a ce genre de discours si moderne dans une époque si conservatrice et pas prête à l’accepter pour ce qu’elle est. Anne se retrouve à devoir expliquer à sa tante qu’elle voyagera donc seule, à Paris, avec Eugénie et peut-être Thomas. Ah, d’où l’insistance sur ces deux-là ? Ils seraient donc des clés en saison 2 ? Espérons, je les aimais bien, moi, dans les premiers épisodes. Depuis, ils évoluent trop en parallèle sans que ça ne serve vraiment à l’histoire, c’est moins prenant.

Anne enchaîne ensuite avec un rendez-vous professionnel auquel je me suis peu intéressé, j’avoue. C’est logique après l’épisode précédent centré sur sa vie amoureuse de se retrouver avec le retour de cette intrigue au cœur de l’épisode. Seulement, je n’avais déjà pas envie de me plonger là-dedans avant, c’est désormais pire. Les négociations avec Rawson restent intéressantes, surtout qu’Anne finit par concéder un peu d’argent.

Elle ne le fait pas suite à son agression, mais elle sait très bien que si elle s’est fait agresser, c’est probablement à cause de Christopher Rawson. Les sous-entendus entre elle et Jeremiah vont vraiment dans ce sens et rendent tout ça un peu plus intéressant, au moins, mais vraiment, sans l’écriture ce serait un calvaire cette intrigue.

En parallèle, c’est superbe : Miss Walker passe désormais tout son temps à faire des cauchemars dans lesquels elle et Anne sont pendues. Quelle angoisse. Face à une maladie qui commence à lui faire entendre des voix au beau milieu de la nuit, Miss Walker est clairement en train de sombrer dans la folie, forçant ses serviteurs à recontacter Anne.

Celle-ci accepte de se rendre auprès de Miss Walker pour l’apaiser et la consoler, mais certainement pas pour lui promettre d’être toujours là pour elle, malgré ses demandes pressantes. Il est intéressant de voir qu’elles se réconcilient sans avoir vraiment une scène de réconciliation, car cela laisse leur relation dans un entre-deux compliqué où aucune des deux ne peut avoir vraiment ce qu’elle souhaite avoir.

Pour ne rien arranger, en plus, Miss Walker entend bel et bien des voix au milieu de la nuit, réveillant Anne qui n’entend que le vent et le récit d’Ann, sur des voix parlant d’elle. Ouep, Miss Walker s’imagine à présent entendre des esprits et c’est une folie à laquelle je ne m’attendais pas. Après, elle a tellement d’angoisse à gérer, je la comprends un peu. Il n’empêche que ça fait de la peine de la voir comme ça.

Cela fait de la peine à Anne, mais aussi à Catherine qui est là pour aider son amie. Le lendemain matin, Anne est forcée de prendre soin aussi de la situation, en plus des soins portés à Ann toute la nuit.

Elle demande donc à Catherine (Rawson !) de garder la situation pour elle afin de ne pas ébruiter l’affaire, ce qui lui fait gagner sa confiance, Catherine s’avérant surprise de découvrir qu’Anne n’est pas le monstre qu’on lui avait présenté. Sans déconner. C’est finalement à la sœur de Miss Walker qu’Anne décide d’écrire pour faire venir un médecin au plus vite, et dans l’espoir surtout de pouvoir l’amener à York revoir le médecin qui lui avait prescrit de partir en voyage.

Au moins, la veille, Anne envoie un message à sa tante pour la prévenir qu’elle passera la nuit à Crow Nest, et la scène fait surtout rire, franchement. Les deux vieux retournent à leur somnolence comme si de rien n’était, alors qu’Eugénie drague un nouvel homme devant celui qui voulait se marier avec elle… mais bon, clairement ce flirt, j’arrête de m’y attacher.

L’absence d’Anne à Shibden Hall est toutefois assez triste pour Marian, puisque celle-ci constate une nouvelle fois que sa sœur n’est pas là pour un deuxième repas avec Abbott et sa mère. C’est tout triste honnêtement. De toute manière, elle n’a pas le temps de s’en plaindre à sa sœur car quand Anne rentre, il y a une autre urgence à gérer du côté des puits de charbon. Hinscliff a pris la décision d’étendre les travaux sur la terre de Shibden Hall, en utilisant une route qui leur appartient.

Anne fait aussitôt arrêter tous les travaux, puis se rend de nouveau chez son avocat, pour régler le problème. Malheureusement, ce n’est pas si simple et elle a les mains liées quand ses affaires et vraies intentions sont connues de tous. Comme si tout ça n’était pas déjà assez épuisant, Anne passe désormais ses nuits à réconforter Ann dans sa folie. Finalement, il est proposé à Miss Walker par sa sœur de se rendre à… Edinburgh. Et ça, ça ne plaît pas tellement à Miss Walker qui comprend bien que ça signifie dire adieu à son voyage à Paris, pour lequel elle n’est pas prête, et surtout adieu à Anne, qui ne voyagerait donc plus avec elle, mais seule.

L’insistance sur la solitude d’Anne étant quelque peu dérangeante, Miss Rawson est congédiée par Anne. Miss Walker profite de son absence pour savoir si elle a perdu à jamais Anne, mais tout ce qu’elle gagne est finalement une demande en mariage, avec Anne se mettant à genou. C’est beau… mais Ann ne se sent pas en mesure de dire oui. C’est horrible pour Anne, qui se console en récrivant à Mary, pour lui donner rendez-vous à Londres, avant son voyage à Paris.

Finalement, le temps passe à toute vitesse dans cette saison, encore et toujours. On retrouve ainsi Marian énervée de ne pas avoir de nouvelles de son amant depuis… trois semaines ! Cela ne fait même pas dix minutes qu’il vient de déjeuner avec elle à Shibden Hall ! Vraiment, c’est ma plus grosse critique à formuler à la série : on n’a aucune idée de la chronologie. Parfois, ça semble se dérouler sur deux semaines en tout, parfois, on prend conscience qu’il y a des mois entiers qui s’écoulent, mais jamais la chronologie n’est claire. C’est dommage.

En tout cas, pendant que sa sœur s’énerve après elle à cause de son absence lors des déjeuners avec Abbot, Anne reçoit une missive de Miss Walker lui demandant une nouvelle fois de la merci alors que le Capitaine Sutherland (le mari de sa sœur, si j’ai bien tout suivi) vient d’arriver. Aussitôt la lettre lue, Anne retourne à Crow Nest, où elle apprend que son amante verra le docteur Hamilton, un médecin pour les femmes. Voilà qui ne plaît pas tellement à Anne, franchement. Elle est inquiète, mais n’a pas trop le choix que de donner le change et de venir en aide à Ann pour qu’elle fasse ses bagages. Ce n’est pas du tout les intentions de Miss Walker qui insiste encore et toujours pour avoir des promesses de la part d’Anne. Cette fois-ci, Anne craque et lui promet, parce qu’elle est faible en sa présence, évidemment.

Si elle passe bien la nuit avec Miss Walker, tout n’est pas si simple pour elle : Anne est bouleversée de comprendre pourquoi Ann ne veut s’engager avec elle. Elle lui explique qu’elle sait les regards qu’on lui jette et qu’elle ignore, et elle finit en larmes de savoir que personne ne voudra jamais d’elle, précisément à cause de ça.

La scène est magnifique, c’est sûr, et ça nous montre bien les fragilités d’Anne. Le lendemain, elle doit dire au revoir à Ann, qui lui offre tout de même une Bible. Alors qu’Ann s’apprête à partir, Anne est confrontée à Mrs Sutherland expliquant qu’elle aimerait bien qu’Ann cède aux avances de son neveu qui veut se marier avec elle, sutout que ça permettrait de régler quelques dettes familiales. Comme toujours, Anne n’envoie pas dire ce qu’elle a à dire, puis elle regarde Miss Walker partir vers l’Ecosse. La séparation est cruelle, parce qu’elle ne sait pas du tout quand elles se reverront, et c’est vrai qu’avec la musique du générique par-dessus, c’est tout bouleversant à regarder.

De son côté, Thomas se retrouve dragué par Miss Washington, même s’il ne s’en rend même pas compte. Cette dernière lui apprend qu’elle veut devenir apprentie couturière, avant de s’extasier de voir son cochon en si bonne santé. Eh bah. Le flirt mène à quelques baisers entre eux et une jolie scène en forêt où elle lui explique qu’elle aimerait bien qu’il veuille l’épouser. Reste à voir s’il aura le courage de le demander à son peut-être futur beau-père, parce qu’il n’est pas vraiment le gendre idéal à être fermier. Elle est clairement plus éduquée que lui, et plus riche surtout… Affaire à suivre, si tant est que les scénaristes s’y intéressent ensuite.

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Riverdale – S01E13

Épisode 13 – The Sweet Hereafter – 16/20
Une fin de saison tout ce qu’il y a de plus habituel : de l’émotion, des réponses, des conclusions et surtout de quoi relancer les intrigues pour une saison 2. Je m’attendais à davantage de longueurs dans cet épisode, alors il s’en tire avec une bonne note, parce que vraiment, je sais qu’ils auraient pu faire un moins bon épisode que ça.

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Spoilers

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Riverdale must do better.

La première scène est prise en charge par Jughead et Alice afin de faire toute la lumière sur l’affaire de la saison. Ainsi donc, ils nous expliquent que Jason avait surpris le trafic de drogue de son père, Clifford, et menaçait de dire toute la vérité, d’où la fugue. Il n’aurait pas pu le dire à Cheryl, sérieux ? La drogue venait donc du Canada et était revendue par les Serpents.

Ainsi, Mustang a pris en otage Jason le 4 juillet, puis il s’est fait tuer par Clifford dans l’épisode précédent, afin de couvrir ses traces. Tout ça est bien sûr financé par Hiram, mais il garde toute de même les mains propres. Quant à FP, il était au mauvais endroit au mauvais moment et en savait pas mal. Pour s’en sortir, on lui demande désormais de balancer les serpents comme les revendeurs de la drogue, le père de Kevin l’interrogeant devant Jughead, parce que pourquoi pas.

Hiram reviendra donc d’ici la fin du mois, ce qui semble faire plus plaisir que prévu à Veronica, qui sait toutefois qu’il n’est pas un ange. Veronica préfère s’inquiéter de la réaction de Betty à l’annonce de son couple avec Archie, un truc qui le fait bien flipper aussi, au point d’en avoir la lèvre qui tremble dis donc. En vrai, Betty en a juste rien à taper de leur couple, elle est pire que moi dans l’indifférence à ce stade, alors qu’on dirait qu’Archie se remet à avoir des sentiments pour elle.

En vrai, Betty est flippée de voir que ses parents recommencent à prétendre que tout va bien : ils se remettent ainsi ensemble et accueillent Polly comme si de rien n’était. Effectivement, ils déraillent sérieusement dans cette maison ! Ils refusent aussi que Betty publie son article, parce qu’elle aussi elle écrit des articles, sur l’affaire, car il s’agit d’un article où elle innocente trop FP. Bien sûr, il est innocent, mais le problème, c’est que la ville a décidé que les Serpents feraient de bons coupables pour justifier tout ce qu’il s’est passé.

De son côté, Hermione décide ainsi de virer tous les serpents du chantier alors qu’Hiram et elle veulent racheter les parts de Fred. Celui-ci est dépassé par la situation, mais c’est un peu tout le principe de son rôle d’être constamment dépassé par la situation. Il l’est aussi lorsque les services sociaux viennent s’occuper du cas de Jughead.

Comme Fred a conduit en état d’ivresse et qu’il a des soucis financiers, il ne peut obtenir la garde de Jug comme il le souhaiterait, ce qui suppose aussitôt un déménagement pour notre porteur de bonnets préféré (nope). Forcément, Archie se bat pour garder son pote à ses côtés : il se rend au commissariat pour parler à FP et lui demander de parler pour s’assurer une peine moins lourde, donc la possibilité pour Jug de ne pas devoir changer de lycée en allant s’installer plus au sud de la ville.

Pourtant, ça ne lui ferait pas de mal. Certes, Jug a encore des amis au lycée, mais c’est un lycée qui part en vrille. Pour le retour de Polly, Betty a ainsi le droit de voir son casier saccagé au sang de porc (tout de même !) car on l’accuse d’être une garce couchant avec les Serpents. Charmant. Peut-être qu’Alice et Hal avaient raison de lui dire de ne pas publier son article, donc.

Archie est dépité, alors que Jug envisage vraiment de quitter le quartier… Betty le refuse, évidemment. Cela dit, elle n’a aucun vrai poids sur lui, hein, ou pour lui. Archie et Betty sont invités dans le bureau du principal par la Maire, de manière à ce qu’elle puisse leur demander de jouer un rôle-clé dans le Jubilée de la ville. Archie pourra y chanter, Betty y faire un petit discours. Au secours. Ils insistent pour que Jug puisse avoir un rôle à jouer dans l’affaire, mais ça n’a pas trop de sens, surtout que contrairement à ce qu’ils disent, il n’a pas été une pièce maîtresse pour dévoiler tous les secrets derrière le meurtre de Jason.

Des secrets, il en reste encore pas mal : par exemple, Betty confronte Alice quand celle-ci lui reproche d’avoir amené Polly au lycée et publier son article. Alice n’a plus le choix que de raconter à sa fille son bal de promo au cours duquel elle était enceinte. Ouep, enceinte d’un grand frère caché pour Betty et Polly. Superbe.

Vivement son arrivée en saison 2 pour se venger d’une enfance misérable ! En attendant, il faut gérer Jug qui s’intègre plus vite que prévu à son nouveau lycée et Cheryl… Bien sûr, les derniers événements nous replongent Cheryl dans le deuil. Cela tombe bien, la fille à papa a encore quelques tenues de deuils à exploiter, apparemment. Elle n’est pas ravie d’entendre sa mère parler de malédiction de famille, mais il va falloir qu’elle s’y fasse. Elle s’y fait bien, d’ailleurs, donnant à Veronica le lead des cheerleaders, puis s’excusant auprès de Jughead, en lui faisant don d’une broche qui vaut bien beaucoup d’argent.

Une fois que c’est fait et alors que sa mère est super froide avec elle, insistant pour qu’elle aille à l’enterrement de son père, Cheryl se décide à se suicider pour rejoindre Jason. Evidemment. Jamais dans la demi-mesure Cheryl ! Elle envoie un texto à Veronica pour l’avertir, puisque celle-ci est encore une fois la seule à s’inquiéter à peu près du sort réservé à la rousse.

Veronica avertit immédiatement Betty, Jug et Archie, ce qui fait qu’ils se rendent ensemble au lac où Jason n’a pas été tué parce qu’ils savent que c’est là qu’elle pourra « le retrouver », comme elle le dit si bien. La logique est implacable. En tout cas, heureusement qu’Archie – qui était à deux doigts de larguer Veronica je pense, ce qui lui ferait peut-être du bien puisque celle-ci se voit confier la mission de le manipuler par Hermione, même si elle le refuse – était là. C’est lui qui fait tout pour sauver Cheryl lorsqu’elle tombe dans l’eau glacée, s’explosant les mains pour la sortir de la glace, puis la portant jusqu’au rivage.

L’avantage, c’est que cette fois, il peut se sentir utile. Je traite tout ça avec un peu d’humour, mais en vrai, ça faisait une bonne scène, parce que j’aime bien Cheryl. Il faut s’occuper d’elle, et c’est Veronica qui la ramène chez elle, pour le plus grand déplaisir d’Hermione. Ah, les parents dans cette série, j’ai tant de mal avec eux.

J’ai aussi eu du mal avec l’écriture des adolescents apparemment, puisqu’Archie veut finalement l’âme sœur de Veronica, mouais. En tout cas, malgré ses mains blessées, Archie est assez en forme pour faire un peu de guitare devant toute la ville au Jubilée : il peut même y chanter sa chanson malgré les Pussycats. Ces dernières lui font cette faveur parce qu’elles apprennent ce qu’il s’est passé avec Cheryl et que ça leur paraît soudainement une bonne idée d’avoir Archie chantant pour ses amis. Dont Cheryl ne fait pas exactement partie.

Pour les 75 ans de Riverdale, on a donc droit à une ritournelle d’Archie et des adolescents, puis à  un discours de Betty qui décide d’innocenter une fois de plus le père de Jug et de dire que la ville doit se comporter mieux que ça. Quant à Fred, il en profite pour expliquer à Hermione qu’il ne revend pas ses parts.

La fin de saison nous montre alors Cheryl qui brûle sa maison devant sa mère, parce qu’elle veut repartir à zéro, alors que notre quatuor d’amis peut boire des milkshakes toute la nuit… Avant que Jug ne se dise amoureux de Betty et qu’Archie retire son t-shirt pour coucher avec Veronica. You make me a believer.

Tout se termine bien pour eux donc, et on ne peut pas en dire autant pour Betty qui voit Jug devenir un serpent. Comme son père n’a pas parlé, les serpents veulent bien assurer sa protection. Et pour finir, les scénaristes proposent un dernier cliffhanger sympathique pour s’assurer une saison 2 de qualitay (hum) : Archie rejoint son père dans son diner favori pour encore plus de milkshake, mais pas de bol, alors qu’il se lave les mains aux toilettes, il entend débarquer un braqueur. Sans la moindre surprise, le braqueur finit par s’en prendre à Fred quand Archie allait jouer les héros, ce qui fait qu’on termine sur Fred se vidant de son sang dans les bras d’Archie. Bien. Rendez-vous en saison 2, alors.

Compteur d’Archie à poil : 10 fois en 13 épisodes. ON M’A MENTI.

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EN BREF – Très franchement, je connaissais la série de réputation et je ne m’attendais pas à une série exceptionnelle, mais je m’attendais quand même à mieux pour la première saison. Concrètement, les personnages sont hyper clichés, mais rarement dans le bon sens du terme, et le fil rouge est plus souvent ignoré que traité de plein fouet. Ma conclusion sur cette saison 1 est donc que c’était plutôt médiocre comme série. Tout son succès repose donc sur le physique des acteurs ?

Allez, il n’y a pas que ça : les répliques font mouche parfois, et les situations sont plutôt marrantes à d’autres moments. C’est un soap qui se regarde, un teen drama avec une petite sauce de meurtre en plus, pour faire fun. Seulement voilà, je sais que la qualité décline par la suite… et ça me fait un peu peur vu d’où on part !

Pas d’inquiétude si vous avez aimé lire ces articles sur la saison 1 : je vais continuer mon visionnage avec la saison 2, bien sûr. Comme elle est deux fois plus longue, il faudra juste peut-être que j’accélère un peu mon rythme, parce qu’un épisode par semaine, ça voudrait dire qu’il me reste encore plus d’un an de visionnage là. Pas sûr que les chroniqueurs de 42 minutes attendent si longtemps mon visionnage !

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