The Walking Dead : Daryl Dixon – S03E02 – La Offrenda – 15/20

Comme l’épisode précédent, celui-ci est très prévisible dans les rebondissements qui n’en sont pas vraiment… mais comme l’épisode précédent, celui-ci s’en sort très bien malgré tout en proposant de découvrir toute une nouvelle organisation post-apocalyptique. Il faut bien le dire, c’est ce que j’aime dans ce spin-off et ça fait donc du bien de quitter la France et l’Angleterre pour découvrir un nouveau Pays. Je ne vois pas la série s’étirer comme ça éternellement, mais c’est chouette que la franchise s’exporte en Espagne. Pour le reste, on tourne en rond dans les intrigues, hein, mais qui sait, peut-être que ça nous apportera de nouveaux personnages intéressants… Ce n’est pas gagné d’avance.

Spoilers

Carol tombe amoureuse de l’amour entre Justina et Roberto. Non, ce n’est pas une plaisanterie.


Pretty much sucks everywhere… Except London. England sucks the most.

Après un premier épisode réussi mais sans aucun suspense la semaine dernière, la série est déjà de retour avec un second épisode. Carol a donc disparu, mais pas d’inquiétude, on va vite avoir de ses nouvelles, sinon on ne serait pas devant The Walking Dead. Cela ne manque donc pas : dès la première scène, on tombe sur Carol qui observe deux jeunes en train de s’amuser au bord d’une cascade dans les bois. Les jeunes amours, tout ça, tout ça. Carol est perdue dans ses rêves en les observant, étant triste de les voir se disputer.

Daryl la retrouve tout aussi vite que nous et est surpris de découvrir une Carol complètement fascinée par deux adolescents. Franchement, cet épisode commence mal, hein, avec un petit voyeurisme franchement pas intéressant. Daryl aurait bien envie de les interrompre, mais la voiture observée en fin d’épisode précédent s’en charge : trois hommes débarquent au bord de la cascade et interrompent le couple, qui essaie de se cacher d’eux. OK. Cool. Qui s’en fout ? Ils vont tous mourir de toute manière, ils ne sont ni Daryl, ni Carol. Taux de survie : trois épisodes, grand max.

Les hommes dans la voiture ne trouvent pas immédiatement notre jeune couple terrorisé, laissant le temps à Daryl et Carol de choisir s’ils vont intervenir ou non. Le couple est désarmé en plus. Le type s’appelle Roberto, j’ai eu du mal à ne pas rire. Super Daryl intervient juste à temps pour sauver le couple d’une mort certaine : les trois hommes s’apprêtaient à les tuer et n’hésitent pas à le faire parce qu’ils risquent de parler. Daryl ne les laisse pas faire : il tire avec son arbalète trois flèches excellentes, tuant sur le coup les trois hommes. Pas de bol, il y en a un quatrième et Daryl est moins doué avec un flingue qu’avec des flèches, apparemment.

Je trouve ça abusé que l’homme parvienne à s’échapper, parce que c’est vraiment juste pour arranger les scénaristes que Daryl manque trois tirs d’affilée quand d’habitude un seul lui suffit. On se fout de nous, quoi. Le couple est ravi d’avoir la vie sauve, mais il l’est moins quand il se rend compte que Daryl est un connard. C’est bien simple, Daryl les force, à bout portant, à les conduire dans leur village qu’ils étaient pourtant en train de fuir. Il n’en a rien à faire de leurs arguments, il veut juste sauver Carol.

Alors, ça s’entend, hein, mais notre duo de héros ne parle pas un mot d’espagnol, ne sont pas dans leur pays et bim, ils se conduisent de la manière la plus clichée possible en sortant un flingue pour être sûr que Roberto fasse ce qu’ils veulent, pas ce que lui aurait voulu – à savoir fuir avec sa copine. La copine, cela dit, semble vouloir aider Carol. Vraiment, peut-on faire plus cliché que la fille qui veut aussitôt être infirmière et l’américain qui sort un flingue pour avoir ce qu’il veut ?

Ceci étant dit, la série a toujours les mêmes points positifs, et c’est déjà ça de pris : j’ai beaucoup aimé les décors dans lesquels Carol et Daryl sont emmenés ensuite. Un petit village sur les hauteurs d’une falaise, nommé Solaz del Mar. On y vit tranquillement à l’heure espagnole, clairement : ça donne envie de vacances dans le Sud. La ville est contrôlée par un certain Federico, l’oncle de Justina. Celui-ci n’apprécie pas, comme prévu, de voir sa nièce revenir avec un mec qui ne lui avait pas demandé la permission de l’emmener.

Qu’importe. Federico se laisse peu à peu convaincre par Justina et Antonio, le père de Roberto (ay caramba, les noms aussi sont clichés), que l’hospitalité est le minimum à offrir à Carol et Daryl. Quelle belle idée. Ce qui est bien, c’est que ce sera très surprenant quand l’homme que Daryl n’a pas réussi à tuer ramènera une armée dans ce village pour retrouver Daryl et se venger. En attendant, il faut supporter de voir Carol sympathiser avec Antonio et Roberto détester Daryl de l’avoir fait revenir dans le village qu’il avait été obligé de fuir.

On apprend donc qu’il y a une loterie qui empêche Roberto et Justina d’être ensemble – Roberto ayant l’impression de manquer de temps. Daryl justifie ses actions, lui aussi, par le manque de temps. Le temps lui donne raison, en plus : après une bonne nuit de sommeil dans un lit, Carol se sent beaucoup mieux. Ils sont accueillis à bras ouverts par Antonio, en plus, surtout qu’il parle bien anglais. C’est pratique, tout de même, de tomber sur des anglophones à travers l’Europe, même dans les petits villages isolés.

Pour autant, le village de Solaz del Mar n’est pas si isolé que ça : il reçoit comme par hasard ce jour-là la visite d’El Alcazar, représenté par Guillermo Torres. Ce dernier est le futur roi d’Espagne, paraît-il, tandis qu’El Alcazar est un groupe qui représente ce qu’il reste de la Monarchie et qui offre sa protection à toute l’Espagne, ainsi que quelques cadeaux – argent, flingues, alcool, médicaments, c’est top. Il y a un problème toutefois : ils prennent aussi des femmes soi-disant pour les marier, mais ce sont des filles que personne ne revoit jamais.

Ainsi, un homme essaie de les attaquer pour avoir des nouvelles de sa fille, prise cinq ans plus tôt. En vain. Voilà donc ce que Justina essayait de fuir avec Roberto. Le père qui attaque El Alcazar, lui, se retrouve torturé en public. On se croirait de retour au Moyen-Âge, en vrai. Cela choque Carol, mais Daryl lui assure qu’il vaut mieux rester en-dehors de ça. C’est mal connaître Carol qui n’est pas prête à lâcher l’affaire, se sentant redevable. Pourtant, Daryl n’a pas totalement tort quand il dit que les deux ados seraient morts sans eux de toute manière. M’enfin, bon, tout de même.

J’oublie de parler, dans cette critique, du personnage de Paz, une jeune femme avec chapeau de cow-girl qui semble avoir un rôle similaire à celui de shérif, ainsi que de celui de la future reine d’Espagne, a priori, une femme amenée par Alcazar. C’est une grande première, mais la reine semble connaître Paz, tout de même. Il y a un regard entre elles qui est un peu étrange. Et ça continue quand la reine fait parvenir à Paz un message et qu’elles échangent un sourire. Sœurs ? Pourquoi personne d’autre ne la connaîtrait ? C’est étrange. C’est aussi à peu près à ce stade de l’épisode que je me suis rendu compte que la petite musique de fond commençait à me souler : j’ai l’impression d’être devant Jane the Virgin avec tout le temps les mêmes notes de musique hispaniques en boucle là.

L’ambiance change pourtant avec la fête populaire de La Offrenda. Tout le village prépare une jolie fête, avec de la décoration, des ampoules et surtout une course de cochons. Oui, c’est comme ça qu’est choisie la future jeune mariée : chaque cochon a un ruban avec le nom d’une jeune fille et c’est la jeune fille dont le ruban est tiré qui sera la future offrande pour la monarchie. Quel enfer, ce truc. Je vois quatre ou cinq moyens simples de tricher, mais bon, admettons. Un petit suspense plus tard, Justina apprend qu’elle est tranquille : la fille choisie est Alba.

Daryl leur attire toutefois le mauvais œil en disant à Carol qu’ils ont réussi à éviter le drama de leur séparation. C’est rigolo. Aussitôt qu’il le dit, l’homme qu’il a laissé survivre débarque dans le village. Daryl ne le voit pas tout de suite, sympathisant plutôt avec Paz qui le déteste (elle avait aidé Roberto et Justina à s’enfuir) et qu’il espionne sans vergogne alors qu’elle parle à la femme venue dans le cortège d’El Alcazar. Ce n’est peut-être pas la future reine – elle est déjà mariée – et son lien avec Paz est peu clair ; mais je parie qu’elles étaient en couple quelques années plus tôt.

Pas le temps de trop s’en préoccuper, toutefois : le grand banquet de la fête populaire va commencer. Daryl et Carol sont invités par Federico à rejoindre la table d’honneur : le but est d’avoir quelques news du monde. Fede fait l’erreur de demander à Daryl son retour sur sa communauté : Carol se sert de l’opportunité pour commencer à critiquer la Offrenda, l’air de rien. Tu m’étonnes. Fede semble ne pas comprendre et demande à la mère d’Alba, très jeune, de faire un discours de remerciements. Autant dire que le discours est merdique. Carol pose aussitôt la question qu’il faut à Fede : Pourquoi ? Pourquoi offrir ses filles à « ces gens » ?

Daryl n’apprécie pas que Carol se foute autant dans la merde, mais les espagnols savent quoi lui répondre de toute manière : il y a la « reine » qui lui fait prendre conscience qu’elle est la preuve vivante qu’Alcazar ne veut que du bien et la grand-mère de Justina qui recadre Carol. C’était appréciable que la série ne donne pas 100% raison à Carol : si, bien sûr, on ne peut qu’être d’accord avec elle, j’aime bien le discours de la grand-mère qui lui fait prendre conscience qu’elle n’a pas à les juger, elle qui n’a même plus de maison.

Bref, tout pourrait être bien qui finit bien (une expression que j’emploie trop dans mes critiques, je sais), mais ce n’est pas le cas : l’homme que Daryl a laissé en vie le reconnaît pendant le repas. Daryl le voit et part aussitôt se cacher, pendant que l’homme, lui, prévient ses potes. Une petite traque humaine commence donc la ville et ça ne peut que mal tourner. En plus, toute la ville est en fête autour d’un feu de joie pendant cette chasse à l’homme qui se déroule aussi auprès de zombies. Ainsi, pendant que Fede fait un petit discours sur la grandeur (et la décadence) de l’Espagne, Daryl s’amuse à tuer le quatrième homme et tous ses potes. Bien. Tuer des espagnols alors qu’ils sont sympathiques avec lui ? Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

Dur à dire : le cliffhanger voit Daryl réussir à survivre tandis que Carol entend Fede lui dire que la pire menace, c’est eux-mêmes. Sans déc.

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9-1-1 – S08E12 – Disconnected – 14/20

Une fois n’est pas coutume : il y a une intrigue que j’adore et que j’aurais aimé voir durer bien plus longtemps tant c’était intéressant à suivre – du point de vue psychologique, du point de vue du personnage que j’adore. À l’inverse, le reste de l’épisode m’a profondément ennuyé parce que je n’aime pas le personnage et que ça n’a rien à voir avec le concept de la série, en fait. Décidément, cette saison !

Spoilers

Maddie veut retourner au travail, mais eh, pas si simple !


She took my voice.

Déjà une semaine sans épisode de 9-1-1 finalement. J’étais pourtant bien parti pour me les enchaîner, mais il y a eu quelques nouveautés et le taf est toujours là pour m’empêcher de bien faire mon hobby. C’est moche, pas vrai ? Pas autant que les cauchemars de Maddie. Il est assez logique qu’elle en fasse après ce qui lui est arrivé.

Petite chanson sympa et bonne humeur au début, certes, mais elle se retrouve ensuite à se parler au téléphone et se faire égorger. Elle a donc des terreurs nocturnes qui durent depuis cinq semaines (ah, y a donc eu une pause dans la diffusion, OK), ses terreurs concernent le travail et… Elle décide donc de reprendre le travail.

Cela paraît tordu à la base, mais elle le justifie plutôt bien : elle a l’impression de ne plus aider les gens, et c’est dans son ADN de le faire. Elle donne tellement envie de faire ce travail, en vrai. J’aime bien sa réflexion qui est qu’elle a l’impression de laisser gagner la serial killer. Maddie retourne donc au centre d’appel.

Son premier appel est celui d’un petit garçon coincé dans un appartement en feu, à cause d’un sachet de popcorn. Les grands classiques ! C’est triste, tout de même, parce que le petit garçon ne sait pas son adresse ou l’étage dans lequel il vit : il vient d’emménager avec son père, inconscient. Maddie fait son job et le fait super bien, trouvant toutes les pistes pour aider et localiser le gamin. Seulement voilà, plus l’appel progresse, plus Maddie semble perdre sa voix. C’est douloureux à écouter à ce stade : elle a vraiment une voix qui part en vrille, comme quand je fais 5 ou 6 heures de cours et que je force encore le soir. Sauf qu’elle, elle n’a pas forcé.

Pendant l’appel, elle devient subitement aphone, paniquant en plus de ne pas pouvoir aider le petit garçon. Pas de quoi s’inquiéter : Josh prend le relai, Buck et Ravi sauvent le petit sans aucun souci et s’occupent même de son papa. On n’en doutait pas. Par contre, Maddie ? Elle a vraiment perdu sa voix et n’arrive plus à parler.

Au départ, elle pense que c’est lié à sa blessure à la gorge. On notera qu’elle a désormais une cicatrice, qu’on ne voyait pas dans l’épisode précédent, il me semble. Qu’importe : le fait qu’elle soit aphone n’a rien à voir en fait. Son médecin finit par expliquer à Maddie et Chimney que sa blessure est possiblement psychologique et liée à un traumatisme. La pauvre. Elle comprend que son trauma est d’avoir été égorgée par un serial-killer lors de son dernier appel – alors se retrouver à nouveau en ligne lui a fait perdre sa voix.

Elle se retrouve à devoir faire quelques exercices de voix (quel enfer, ces trucs, je vous jure), mais est surtout déprimée de ne pas réussir à faire face. L’épisode rate vraiment quelque chose avec cette intrigue, par contre : il n’y a pas de scène avec Buck. Je trouve ça tellement exagéré ! Elle est toujours là pour lui, mais elle, elle est soutenue par Chimney (normal) et… Athena ? BON. Elles sont potes, je veux bien, mais c’est étrange tout de même. Athena est celle qui trouve les mots qui finissent par débloquer Maddie : oui, on a annoncé que ça pouvait durer à vie, mais évidemment que Maddie va trouver la solution pour retrouver sa voix. Elle passe son temps à écrire sur sa tablette, tout en écoutant Athena lui raconter sa peur quotidienne sur le terrain.

J’aime bien, en tout cas, la manière dont la série montre bien, en quelques minutes, la difficulté que ça peut être de ne pas avoir de voix. D’ailleurs, c’est finalement dans une situation où elle en a vraiment besoin que Maddie retrouve sa voix : elle pense perdre Jee au parc. C’est terrible pour elle, et elle a donc besoin de sa voix pour la retrouver. Elle parvient donc à crier. Et tadaa. C’est simple, tout de même. J’aurais aimé que l’intrigue dure deux ou trois épisodes, en vrai, mais c’est 9-1-1.

Maddie retourne donc au travail le lendemain et peut à nouveau aider les gens, tout est bien qui finit bien.

Malheureusement, mais c’était prévisible, la série décide de se concentrer un peu sur Eddie et son arrivée dans un autre État. Il cherche bien sûr à se faire embaucher comme pompier… J’aurais tellement aimé qu’il quitte la série, en vrai. Si Maddie s’est fait égorger il y a cinq semaines, Eddie est arrivé trois semaines plus tôt dans un appartement qui est horrible : fuite au plafond (eh, ça ressemble au mien !), placards qui ne tiennent pas, disjoncteur qui saute… Voilà qui ne donne pas envie.

L’entretien d’Eddie avec son nouveau capitaine, Morales, se passe moyennement bien : le capitaine est méfiant, parce qu’il a déjà embauché quelqu’un qui s’est barré rapidement et qu’il n’a pas envie de recommencer. Mouais. Eddie se vend bien, c’est déjà ça.

Il passe ensuite un peu de temps avec son fils et ses parents, histoire d’offrir une PS5 à Christopher et de gagner des points dans son affection et de lui lancer un dilemme terrible : faut-il installer la PS5 chez ses parents ou chez lui ? Le truc, c’est que la grand-mère n’a pas l’intention de laisser partir son petit-fils. Elle s’est habituée à sa présence et fait tout pour le garder auprès d’elle. Aha.

Eddie était sûr d’avoir décroché son job et payait même la PS5 en anticipant le bonus qu’il aurait en signant un nouveau contrat. Malheureusement, ce n’est pas le cas : les pompiers ne peuvent plus embaucher dans l’Etat pour le moment, un moment qui pourrait durer jusqu’à un an. Oups. Il contacte Buck pour lui raconter tous ses malheurs, bien sûr. À défaut d’être là pour Maddie, il est là pour Eddie, c’est déjà ça.

Eddie n’ayant plus de job, il finit par se résoudre à devenir chauffeur Uber. C’est loin d’être une réussite. La série nous impose un long montage où on le voit galérer comme c’est pas permis à se faire de l’argent : il est bavard, horrible chauffeur qui se mêle de tout. Franchement, il fait toutes les erreurs de débutant possibles. Et je le sais sans avoir été jamais chauffeur. Bien sûr, il galère financièrement à côté. Heureusement, une cliente finit par lui expliquer comment faire pour se faire de la thune sur ce job : il n’a qu’à se la fermer. Et ça marche super bien.

Le problème, c’est qu’il ment toujours à son fils et que celui-ci finit par s’en rendre compte quand il prend un chauffeur Uber avec son pote et tombe sur son père. L’un comme l’autre font comme s’ils ne se connaissaient pas, ce qui perturbe énormément Eddie après coup. Il s’en veut de son énième mensonge. Tout est bien qui finit bien, par contre : Christopher finit par venir voir son père et lui dire qu’il est toujours son père, qu’il a envie qu’il reste dans sa vie. C’est meugnon.

Enfin, j’en parle vite fait car c’était pas intéressant, mais y a aussi une intervention pour un type débile qui conduit pendant son procès en ligne alors qu’il n’est pas supposé avoir de permis à cause de ses infractions. Un accident plus tard, les pompiers doivent le sauver et sa voiture pile tombe sur celle d’un flic. Faut être complètement con pour se garer là. Tiens, et le cliffhanger sur Athena avec le paquebot n’en était pas un finalement ?

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The Walking Dead : Daryl Dixon – S03E01 – Costa Da Morte – 16/20

La série continue de me faire voyager dans un monde post-apocalyptique que j’aime découvrir. Le budget est mis pour créer un univers qui tient la route et qui est visuellement engageant. J’adore, tout simplement… Et c’est bien le plus positif dans ce projet. Non parce que les personnages survivent de manière improbable, bien sûr, ça ne change pas et les mêmes défauts reviennent inlassablement. Pour autant, ça m’a bien plu de voir cet épisode. Il faut croire que j’apprécie encore la franchise !

Spoilers

Daryl et Carol sont en route pour Londres.


That’s not how you spell Mexico

Pardon ? Depuis quand la franchise nous met des petites citations à l’écran ? C’était presque poétique. La saison commence par de jolis plans comme j’espérais en avoir. Daryl et Carol parcourent l’Angleterre à pied, à coups de falaises magnifiques et de villages abandonnés. Ils sont surpris de voir que l’Angleterre semble complètement déserte : il n’y a pas de survivant, mais il n’y a pas non plus de zombies. C’est surprenant, mais ça ne les arrête pas pour autant. En continuant de papoter comme ils l’ont toujours fait, ils se dirigent donc vers Londres.

Il s y arrivent bien vite, mais ça me va parfaitement, on n’allait pas perdre un temps précieux si tout est désert… Je trouve ça dommage que tout soit désert, mais bon, c’est comme ça. Carol souligne qu’au moins dans ce pays, les gens parlent anglais. C’est un bon début, c’est vrai, mais encore faut-il trouver des gens. Ce n’est pas le cas quand ils traversent Londres.

On notera que le générique est complètement décalé à nous vendre l’Espagne, mais qu’importe. C’est un vrai plaisir de voir que la production est toujours aussi léchée : on nous vend un Londres post-apo assez magnifique, en vrai. Je sais qu’il y a une grande part d’effets spéciaux, mais ça me va. Quand Carol et Daryl se retrouvent finalement dans une rue désertée envahie par la végétation, avec un bus double étage et une improbable cabine téléphonique, moi, je trouve ça juste beau.

Alors bien sûr, comme pour la France, on aligne les clichés, mais qu’importe, je suis là pour ça. Je ne vais quand même pas dire que je suis là pour les persos, hein. Bon, bien sûr, notre duo finit par tomber sur des zombies, il fallait bien que ça arrive. Il n’y a pas tellement de suspense : personne n’est en danger puisqu’ils sont tous les deux. On tente bien de nous faire croire qu’ils sont acculés face à une horde de zombies, mais comme d’hab, ils finissent par s’en sortir.

Ils débarquent alors dans un immeuble vaste et magnifique, avec un appartement aussi grand que celui d’Isabelle l’était. C’est tellement abusé. Les réflexes sont immédiats : ils fouillent tout à la recherche de provisions et commencent à trouver de quoi manger… mais ils sont à nouveau attaqués par des zombies.

C’est tellement abusif : Daryl se retrouve à faire face à un pendu dont la corde craque après probablement des années à tenir, Carol doit se débarrasser d’un autre zombie à coup… d’extincteur. Quel plaisir, en vrai : j’aime bien quand ils s’amusent à trouver des manières originales de tuer les zombies.

Par contre, autant en France, il y avait plein de survivants, autant Londres semble désertique. Carol et Daryl qui n’ont vu personne et aucun zombie de tout le trajet se retrouvent coincés pour deux jours dans cet immense appartement qu’ils viennent de nettoyer de ses zombies, parce qu’il y a justement des masses de zombies devant leur immeuble.

Je trouve ça sacrément nul, mais admettons. J’aime bien le fait qu’ils se pensent coincés au point de risquer la mort. Ils envisagent donc un dernier repas ensemble, mais Daryl est sûr que quelqu’un essaie de leur faire signe et de communiquer avec quelques reflets de soleil sur un miroir. Il a raison : la nuit suivante, ils entendent des bruits de pas et sont rejoints par un certain Julian Chamberlain.

C’est un personnage qui tombe un peu du ciel, littéralement, mais qui leur apporte des lapins et leur explique qu’il a survécu tout seul pendant tout ce temps. Soit. Il affirme que tout était bien pendant un temps, mais ensuite, les « squid » furent hors de contrôle. On n’allait quand même pas parler de zombies dans une série The Walking Dead !

Bon, et l’Espagne dans tout ça ? Eh bien, Carol et Daryl n’ont pas envie de rester en Angleterre. Ils proposent à Julian de venir avec eux aux USA, ce qui est d’autant plus perché qu’ils le connaissent à peine et mentent en assurant savoir naviguer car ils sont venus comme ça. C’est plus fort que Carol, faut toujours qu’elle mente. Peu importe : on comprend bien que cette histoire de bateau va les mener droit en Espagne, parce qu’ils ne savent pas naviguer.

Julian leur donne rendez-vous à dix heures, mais ils ne savent pas comment faire comme ils n’ont pas de montre. Julian a la solution : il fait sonner Big Ben, rien que ça, ce qui fait que tous les zombies leur laissent un passage. Il peut ainsi rejoindre Carol et Daryl et les embarquer sur son bateau. C’est chouette : Carol, Daryl et Julian remontent ainsi la Tamise. J’ai envie de retourner à Londres putain. C’était sûr que ça me ferait ça !

Finalement, les personnages se retrouvent bien vite en pleine mer. C’est amusant comme tout. J’aurais aimé les voir rester un peu plus longtemps en Angleterre et parcourir Londres, comme j’adore cette ville, mais allez, ça me va. En chemin, Julian leur assure que les vents sont avec eux et qu’ils seront aux USA d’ici une quinzaine de jours. LOL.

Ils sont tout heureux, Daryl se laisse envahir un peu par son passé et ils sont sûrs qu’ils finiront aux États-Unis. Tout nous a déjà spoilé, du titre de l’épisode au générique : ils vont finir en Espagne… ou en Amérique latine ? Comme toute la série est filmée en Europe, je suppose que c’est l’Espagne depuis le départ, mais bon…

Quoiqu’il en soit. Ce sont de sacrés mauvais navigateurs, du coup. Et puis, surtout, comme dans toute série ou film qui propose un tour en bateau, on se retrouve avec des personnages qui font face à une grosse tempête. Ils perdent le cap, Julian se prend un éclair dans la tronche (jamais dans l’abus les scénaristes) et voilà comment ils se retrouvent hors-jeu pour les USA. Malgré tout, Julian survit, sans être capable de naviguer pour autant.

Daryl prend la barre et Carol se retrouve à envisager de mourir pour de bon. Elle n’a même pas pu manger son hot dog en conserve. Oui, voyez-vous, elle a trouvé du hot dog en conserve apparemment, en France en plus (qu’est-ce que c’est que ce bordel ?), et elle se le garde comme dernier repas.

Après une nuit de tempête, nos deux héros se réveillent sur une plage. Carol est sonnée et voit en triple, le bateau est à la renverse sur la plage et ils savent bien qu’ils ne sont pas à destination. Leur objectif premier est toutefois de retrouver Julian : celui-ci n’est plus dans la cale du bateau. Au mieux, c’est un zombie, donc. Daryl le cherche en vain, mais c’est finalement Carol qui le trouve sur la plage.

Il est bien un zombie, mais elle est trop blessée pour s’en occuper elle-même. Elle pourrait appeler Daryl, mais ce n’est pas le cas. Elle manque d’y passer… Bien sûr, ça n’arrive pas, parce que Super Daryl veille au grain et le sauve. En vrai de vrai, ça pourrait être un sacré bon épisode s’il y avait un peu plus d’enjeux. Là, savoir qu’ils vont survivre quoiqu’il arrive, ça casse un peu tout.

Bon, nos deux héros se retrouvent coincés sur une plage. Ils passent leur vie à être coincés ! Cela pourrait ne pas être trop grave si Carol n’était pas blessée. Pendant la nuit, Daryl se rend compte qu’elle a une blessure qui s’infecte dans le dos, avec du métal coincé, en plus. C’est vrai que survivre à un naufrage, ça ne peut pas se faire sans quelques séquelles. On enchaîne donc avec une scène de chirurgie improvisée et d’alcool qui stérilise une plaie. Je n’en ai jamais fait un point de Bingo Séries, il me semble, alors que franchement… Combien de fois on voit ça dans les séries ? Et combien de fois on en a vraiment besoin dans nos vies ?

Bon, Daryl parvient à retirer le bout de métal du dos de Carol et tout est bien qui finit bien. Elle n’allait quand même pas mourir pour si peu ! Ils ont survécu tellement d’années, de toute manière, ils peuvent bien mourir maintenant. Ils tiennent encore à la vie, cependant, et je les comprends. C’est ainsi par instinct de survie que Daryl décide de se cacher quand des hommes à chevaux et avec des masques terrifiants et à cornes viennent sur leur plage.

Il a beau dire à Carol de se taire, c’est peine perdue, elle a besoin d’air (alors qu’elle est au beau milieu d’une plage ?) pile à ce moment-là. Finalement, nos héros s’en sortent (quelle surprise) sans être pris au piège par leurs visiteurs. Ces derniers n’hésitent pas à piller tout le bateau, en revanche. Le lendemain matin, Daryl et Carol se retrouvent donc à devoir prendre la route pour trouver de quoi survivre.

C’est ainsi qu’ils découvrent qu’ils sont la Costa de la Muerte et donc qu’ils sont en Espagne. Carol m’a fait rire avec son « on n’est pas allé loin »… C’est pire que ça : vous vous êtes éloignés, hein. Elle espérait être à Mexico, mais non, c’est bien l’Espagne. C’est chouette, ils visitent plus l’Europe que moi avant l’Apocalypse, finalement.

Comment s’organise la vie en Espagne ? Eh bien, mieux qu’ailleurs, apparemment. Il y a des filets à zombies (comment les appellera-t-on ?) et des gens à chevaux. En vrai, c’est une partie de la série qui fonctionne bien : étendre l’univers de la franchise au reste du monde, c’est agréable et ça permet de découvrir plein de possibilités d’orga post-apo. C’est juste dommage que ça se fasse avec Daryl et Carol quoi.

Ils trouvent quand même un nouvel abri pour la nuit au milieu de la forêt. Mieux encore, après une nuit de jeu « I spy with my little eye », il part à la chasse et se trouve un lapin à bouffer. Bon, en chemin, il aperçoit aussi une voiture avec des survivants. Et le survivant, c’est l’ennemi dans cette franchise. J’ai bien aimé le suspense que ça donnait… contrairement au cliffhanger tout naze : Daryl rentre au campement pour mieux découvrir que Carol a disparu. COMME SI. On sait qu’il la retrouvera vite, mais allez, on va faire avec ce suspense… et avec les perspectives d’une série qui va continuer de nous faire voyager !

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The Walking Dead : Daryl Dixon (S03)

On en était où ?

Daryl et Carol se débarrassaient en fin de saison de l’insupportable Laurent en l’envoyant aux USA avec Ash. Ils traversaient ensuite le tunnel sous la Manche en direction de l’Angleterre.

Ce que j’en attends…

L’avantage d’avoir terminé la saison précédente il y a à peine deux semaines, c’est que je me souviens relativement bien de ce qu’il s’y passait. Du coup, je sais que notre duo de héros se rendait vers l’Angleterre et quittait la France… mais je ne comprends pas bien comment ils vont se retrouver en Espagne – parce que concrètement, tous les titres annoncés pour cette saison 3 sont annoncés en Espagnol.

Reste donc à comprendre quel nouveau chapitre va encore leur arriver. À ce stade, j’avoue que j’ai espoir de les voir mourir plus qu’autre chose, mais je sais que ça n’arrivera pas. Au lieu de ça, ils vont croiser d’espagnols qui vont mourir les uns après les autres, donc, puisqu’il n’y a que Daryl et Carol (allez, et peut-être Laurent) qui ont le droit de vivre éternellement dans cette partie de la franchise. C’est dommage, le concept de base de l’univers, c’est quand même que tout le monde puisse y passer n’importe quoi parce que bordel, c’est post-apocalyptique et il y a des zombies.

Mais bon, faudrait voir à pas trop en demander à une production qui veut juste faire du fric là où il y a moyen d’en faire. Pourquoi je continue de regarder ? Le masochisme, peut-être ; les plans à couper le souffle parfois dans les deux premières saisons, aussi. Et puis, j’ai un blog à faire tourner moi !

Note moyenne de la saison : 14,5/20