Murder in a Small Town – S01E01 – The Suspect – 12/20

C’est long, beaucoup trop long pour un premier épisode. Et ça n’a rien d’un épisode : c’est un téléfilm, franchement, parfait pour une journée d’automne pluvieuse, d’ailleurs. C’est aussi assez creux, basique et prévisible. Le casting est bon (plein de visages connus, c’est amusant), les personnages ne sont pas antipathiques. Ce n’est pas mauvais, ce n’est pas bon. Vraiment, j’ai rarement vu aussi générique que ce premier épisode. Pas sûr de continuer. Pas sûr de ne pas continuer, non plus. On va dire que ça se regarde.

Spoilers

Un meurtre a lieu dans une petite ville. Ouais, c’est le titre de la série, mais c’est littéralement le résumé de l’épisode.


Crafty old bastard.

Difficile de faire plus générique et lambda que ce début de série, avec des plans aériens sur une ville côtière tout ce qu’il y a de plus Amérique du Nord, avec de jolies maisons de bord de mer dans lesquels il y a du drama à venir. C’est dans une de ces villas impeccables qu’a justement lieu le meurtre d’un vieil homme qui sera ce qui va lancer la série. Sincèrement, qui donne le feu vert à ce genre de projet ? Il n’y a RIEN qui le distingue de n’importe quelle autre série du même genre.

En attendant que le meurtre soit découvert par tous, le chef de la police est occupé par un rencard avec l’héroïne de la série, Cassandra. C’est un rencard qui hurle à la toxicité, avec une héroïne qui déteste les rencards et n’est pas prête pour une relation ; qui se sabote elle-même son rencard et n’a pas envie d’être avec un flic. Bref, tout ce qu’il faut pour qu’on finisse par l’apprécier, en fait. Lui, il est en train de tomber fou amoureux, en vrai, ça se sent directement.

Le rencard se passe finalement plutôt bien et ce n’est qu’au moment où Cassandra part que le téléphone du flic sonne pour lui annoncer le meurtre. Un timing qu’on aime, n’est-ce pas ?

En parallèle du rencard, nous suivons l’arrivée en ville d’une nouvelle policière. Soit. Elle rencontre toute l’équipe du chef occupé à draguer plutôt qu’à l’accueillir, et ça sent bon le nouveau départ pour elle. Il y en a un autre qui a un nouveau départ, puisqu’il est tué dans sa villa ; c’est un départ vers la mort. La nouvelle flic rencontre donc son chef sur une scène de crime, découvrant ses méthodes un peu étranges. Il reste debout à tout observer et à faire à voix haute des commentaires assez évidents sur ce qu’on peut voir. Sait-on jamais, ça peut l’aider à déduire des choses. Peut-être. Je ne suis pas convaincu.

Le chef de police, Karl, parle ensuite avec un ami proche de la victime. On est sur les questions habituelles à un proche, avec le twist que ça se passe directement sur la scène du crime (du moins, dans un premier temps, parce qu’après, il sympathise avec la nouvelle). Je ne sais pas si j’aurais envie d’être dans la maison de mon pote décédé à sa place, mais bon, OK, vu. Oui, précisément, vu : Karl analyse tout ce qu’il voit. Il en déduit qu’il manque quelque chose dans la pièce très ordonnée, précisément parce qu’elle est trop ordonnée et que c’est étrange d’avoir un emplacement vide dans la pièce. Soit. Son sergent m’a fait rire, à essayer de se mettre à sa place. Est-ce que ça peut me convaincre de rester pour autant ? Pas sûr.

Le soir, Karl rentre chez lui pour recevoir un smiley cœur de la part de Steph. Qui est-elle ? Sa fille, bien sûr. C’est bien connu que les filles étudiantes envoient des cœurs à leur père ? Elle est clairement l’étudiante qui vit à la fac dans une petite chambre et elle n’a tellement pas de vie qu’elle veut juste tout savoir de la vie romantique de son père. Soit.

Cet épisode est un peu étrange : je m’attendais à une série nous présentant une enquête en fil rouge, mais tout semble se dessiner comme un épisode se fermant lui-même. On verra bien. Nous sommes dans une petite ville, ça ne peut pas être une série procédurale, franchement ? La ville est tellement petite que le pote de l’homme tué se retrouve à apporter des fleurs au travail à Cassandra, rien que ça. Elle est bibliothécaire et est toute perturbée quand elle apprend que Georges, le pote donc, a découvert le corps en premier.

Bien que perturbée par tout ça, elle continue de flirter avec le chef de la police et lui propose même de venir avec elle voir une amie le soir-même. Soit. L’enquête continue malgré tout, avec les flics qui arrêtent Bryan de The 100. C’est marrant, je l’ai tout de suite reconnu alors que je l’ai vu dans deux épisodes d’Allegiance cette année sans faire le lien. Il a aussi joué dans cinq épisodes de Riverdale. Bref, on n’a jamais su ce qu’il était devenu dans The 100, mais l’acteur s’est apparemment installé au Canada désormais. On s’en fout ? D’accord, vous avez raison.

L’enquête continue. Il n’est pas un suspect hyper crédible, même s’il cache forcément quelque chose. Qu’importe. Karl parle avec la famille du défunt – notamment une sœur qui n’en a clairement rien à taper de son frère – puis revient voir Georges qui cache lui aussi un peu trop de choses. Vraiment, j’ai l’impression que la série coche toutes les cases qu’on attend d’elle, sans jamais parvenir à proposer vraiment quelque chose. C’est générique, creux. Pas mauvais, pas bon. Jamais surprenant. L’ami que Cassandra emmène voir Karl ? George, bien sûr.

C’est top, ça permet au flic de revoir celui qu’il suspecte dans un cadre un peu différent. Quant à Cassandra, elle passe un suffisamment bon moment pour envisager quelque chose d’un peu plus sérieux avec Karl apparemment. La meuf ne voulait pas de relation sérieuse, mais elle se retrouve enfermée dans un truc hyper mièvre de bisou sur la joue avant de se quitter. Ah, Kristin Kreuk. Toujours bloquée dans le rôle de Lana Lang vingt ans après, c’est dingue ! J’exagère un peu : elle n’hésite pas à suivre le flic jusqu’à chez lui pour prolonger son rencard.

La nuit se passe bien pour Cassandra et Karl, sauf que Karl se relève en pleine nuit car son instinct lui intime quelques bonnes idées pour résoudre le crime en cours. Il retourne donc chez George pour mieux découvrir que celui-ci n’y est plus : il est parti faire un tour en bateau après avoir déterré quelque chose, ce qui est plus que louche. C’est gênant, tout de même : Karl est aussitôt convaincu que George a déterré l’arme du crime. Il le confronte, en vain.

La pauvre Cassandra se réveille en tout cas seule dans un lit inconnu le lendemain matin. Karl l’a abandonnée au milieu de la nuit et elle se retrouve seule chez lui. Elle a certes un texto explicatif, mais bon, ce n’est pas un premier réveil idéal, surtout qu’elle découvre ainsi qu’il a une fille – après s’être renseignée longtemps sur son possible futur mec et sa mère artiste décédée. Elle fouille en tout cas la maison, puis raconte sa super soirée à sa meilleure amie, la serveuse du diner du premier rencard. Une petite ville.

Si Karl ne revient pas chez lui, c’est parce qu’il est sûr que George est le meurtrier. Il se rend donc au commissariat pour demander à ses employés de faire le reste du boulot : il faut retrouver l’arme du crime, il faut trouver un mobile. Soit. Les bateaux commencent à naviguer sur le rivage pour retrouver l’arme, les flics interrogent la femme de ménage de la victime pour en avoir plus sur les objets de valeur de la maison. La femme de ménage m’a fait un peu rire, en vrai.

Du côté de ce qui est moins drôle, Cassandra continue de s’occuper beaucoup trop de George. C’est censé être juste un type qui vient emprunter des livres à la bibliothèque, qu’est-ce qu’elle est trop amie avec lui, franchement. Il lui fait ses adieux, expliquant qu’il va retrouver sa fille, puis passant aux aveux exactement comme Karl le prédisait.

Cassandra est hyper perturbée par l’information. Elle retourne donc au travail… pour mieux prendre une pause ?? Genre pourquoi tu rentres dans la bibliothèque si tu as besoin de prendre l’air ? Bien que face à un dilemme entre son amitié pour George et la bonne chose à faire, Cassandra prend finalement la décision de demander à revoir Karl le jour-même. Needy la madame. Elle pose des questions à Karl pour savoir pourquoi il a voulu devenir flic. Quand elle comprend qu’il est intéressé par l’enquête plus que par la justice, elle décide de ne pas trahir George.

Cela me paraît une idée complètement conne, surtout qu’il a eu des paroles limite suicidaires face à elle, mais bon. C’est le moment où il faut que je redise que les épisodes de 42 minutes, c’est top. Une heure, c’est trop. Surtout quand c’est pas original. En tout cas, l’enquête se poursuit avec Karl trouvant une boîte à bijoux dans les affaires de Karl, boîte qui contient plein de lettres.

Karl est encore plus convaincu que George est le criminel qu’il cherche, mais celui-ci ne veut pas passer aux aveux. Karl insiste à nouveau, espérant tout de même en avoir : il raconte très clairement ce qu’il s’est passé, le mobile lié à la sœur et… rien ne se passe. George refuse de passer aux aveux, préférant raconter son passé.

Malheureusement, il grille aussi Cassandra : Karl comprend qu’elle était au courant. Même si ce qu’elle dit n’aurait rien changé pour arrêter George, Karl est tout de même vexé qu’elle ne dise rien. George se prépare ainsi à quitter la ville et Karl… décide de le laisser faire. Il aurait de quoi l’arrêter pourtant, au moins le retarder. Il s’y refuse. Malgré une dispute avec Cassandra – il en arrive à hurler en plein milieu de la bibliothèque que quelqu’un est mort (sympa pour le calme de la bibliothèque) – il fait donc le choix d’aider George. En retour, George écrit une lettre à Karl et à Cassandra. Dans la première, il confesse le crime et essaie de convaincre le flic que Cassandra est une chouette fille. Dans celle de Cassandra, il explique l’aide que Karl lui a apporté et les lettres. Et voilà comment Cassandra et Karl recommencent à se parler et à se séduire.

Mais… ? L’épisode se termine comme ça ? C’est un téléfilm, en fait ? Je veux dire, y a rien qui pousse à revenir à ce stade. Le titre de la série annonce un meurtre au singulier, il a eu lieu, c’est bon. C’est une petite ville, ils ne vont pas nous faire un meurtre par épisode ? L’épisode était long, il fait le tour de toutes les intrigues… Non vraiment, c’est super étrange.

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English Teacher – S01E05 – Field Trip – 15/20

En vrai, la série a ses défauts, mais j’aime bien la retrouver chaque semaine. C’est une comédie qui me fait sourire, qui parle de mon métier même si bon, c’est une version très série américaine tout de même, et qui a ses personnages plus ou moins attachants. OK. La série a Gwen, c’est elle qui est attachante, pas le personnage principal. Pas grave, je regarde quand même.

Spoilers

Les profs accompagnent un voyage scolaire pour le week-end.


Pee now or forever hold your pee.

Non. Juste non. Personne, jamais, ne se lève en se précipitant et en étant clairement à la bourre pour… se retrouver soudainement à faire le poirier, parce que c’est important de faire du sport. J’aime bien les débuts d’épisode vitaminés de la série, mais là, on se fout de nous, je trouve. Bref. Evan se dépêche de se rendre au boulot parce qu’il est en retard pour le voyage scolaire de l’année : tous les ans, les profs partent en WE avec les secondes. Allez, OK, vu.

C’est plutôt sympathique comme idée, même si c’est peut-être un peu tôt dans la série. En tout cas, ça permet d’introduire pour la première fois une mère d’élève et oula quelle intro de dingue. Elle interrompt une conversation entre Evan et Gwen lui racontant sa vie sexuelle (ou plutôt son absence de vie sexuelle d’ailleurs) pour mieux raconter son angoisse des déviances sexuelles des gamins qu’ils doivent surveiller. Oui, oui, il y a une mère d’élève pour les accompagner. C’est amusant. Elle m’a fait rire.

À l’arrivée, Evan et Gwen veulent clairement se débarrasser d’elle, mais ils ne continuent pas la conversation pour autant. Il faut en effet monter les tentes, ce qui est l’occasion pour Evan de découvrir qu’il y a eu une soirée sans lui la veille chez Gwen. Les collègues ont été invités pour aider à creuser la piscine. Maintenant, Markie est sûr d’avoir une touche avec Gwen, Evan découvre que la soirée a duré jusqu’à deux heures du matin et il passe l’épisode à se demander pourquoi il n’a pas été invité.

Alors, pardon, mais s’il est prof, il doit être habitué aux trucs de dernière minute et aux soirées où tout le monde n’est pas invité. C’est bon, c’est la vie, il faut s’en remettre. Il est assez insupportable comme pote, je comprends pourquoi Gwen ne l’a pas invité en vrai. Ils me font rire aussi à s’engueuler toute la journée du lendemain – après avoir été interrompu par la mère d’élève persuadée que des élèves jouaient à StoneFace (un jeu où il faut garder une poker face face aux autres alors qu’on reçoit une gâterie – ben super).

La dispute se fait au détriment de la surveillance des gamins et finit par être une vraie catastrophe pour leur amitié : Gwen a plein de choses à reprocher à Evan, elle lui dit ses quatre vérités et ça semble être soudainement la fin de leur amitié. C’est pour ça qu’il ne faut jamais trop prendre sur soi et toujours dire les choses à ses potes avant que ça ne devienne de gros sujets.

Après, rassurons-nous, c’est une série et en plus une comédie. Ils se réconcilient donc au cours de l’épisode parce que Gwen est sur le point de mourir. Elle fait une réaction allergique à cause du latex dans les lunettes que Markie lui propose. Evan la sauve de justesse et tout est bien qui finit bien. Ils peuvent éviter ensemble la mère d’élève insupportable qui ne parle que de sexe tout le temps ; ils peuvent forcer deux élèves à s’asseoir à côté dans le bus parce qu’elles sont meilleures amies malgré les disputes incessantes et ouais, tout est bien qui finit bien.

Oh, et je n’ai pas parlé du principal, mais il était là aussi avec quelques bonnes blagues. Evan se retrouve invité permanent chez Gwen, sans vouloir y aller pour autant s’il s’agit d’aider pour les travaux, et Markie se fait une raison : il a été incapable d’aider Gwen quand elle s’étouffait. Et ne pas sauver la damoiselle en détresse, ce n’est vraiment pas idéal pour tenter de se mettre en couple avec après…

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9-1-1 Lone Star (S05)

On en était où ?

La saison 4 de 9-1-1: Lone Star a été comme toujours une montagne russe d’émotions, avec TK et Carlos qui ont enfin franchi le pas du mariage, un moment fort et attendu qui ne m’a pas déçu. Mais avant d’en arriver là, ils ont dû affronter la mort du père de Carlos et la fin de saison n’a pas été un long fleuve tranquille pour eux. Owen, de son côté, a continué de se battre contre ses propres failles, avec son incapacité à se garder une petite-amie, sa santé pas toujours au top et son frère qui lui a demandé de l’aider à mourir. Enfin, Judd démissionnait pour s’occuper de son fils Wyatt, qui avait besoin de rééducation. Il pouvait alors compter sur le soutien de Grace…

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Ce que j’en attends

Après une longue année d’attente due à la grève des scénaristes, la saison 5 est enfin là. Cette pause forcée a certes été frustrante, mais le pire vient encore des nouvelles concernant le casting : on a ainsi appris le départ de la série de l’actrice interprétant Grace. Comme elle était le point d’ancrage de beaucoup d’intrigues et le cœur d’une bonne partie de la série, je redoute vraiment de voir ce que va devenir l’équipe sans elle – et Judd. Limite, j’aurais trouvé ça cohérent que Judd ne soit plus dans la série non plus, à ce stade.

Bref, ce que j’attends de cette saison, c’est avant tout de voir comment la 126 va se reconstruire après ce départ qui la laisse avec un lieutenant de moins. J’espère bien sûr davantage de scènes pour TK et Carlos, parce que j’en veux toujours plus ; mais aussi pour Nancy et Matteo, parce que le couple est une vraie bonne trouvaille de la série. En fait, j’aimerais donc qu’on se concentre sur les personnages que je préfère et qu’on arrête de nous bassiner avec Owen. Je sais, c’est beaucoup demander alors que Rob Lowe est producteur.  

Ainsi, cette cinquième saison peut être pleine de promesses, mais elle pourrait aussi être décevante. C’est d’autant plus dommage que c’est la dernière. M’enfin, je ne vais pas me faire un avis avant de la voir tout de même, il est donc temps de se lancer pour savoir ce que ça va donner.

Note moyenne de la saison : 

9-1-1 Lone Star – S05E02 – Trainwrecks – 16/20

L’épisode est meilleur que la semaine dernière, mais je reste frustré par un certain nombre de décisions prises qui continuent de me donner l’impression qu’on perd du temps sur la saison. Ceci étant dit, c’est…

9-1-1 Lone Star – S05E03 – C12 – 17/20

D’accord, je ne supporte plus le personnage principal de la série, mais je suis tout de même beaucoup trop à fond pour me remettre du fait qu’on fait face à la dernière saison de la…

9-1-1 Lone Star – S05E04 – My Way – 14/20

On retombe dans un épisode bien plus routinier cette semaine, mais ça a un côté plaisant d’être capable de prévoir comment tout va se dérouler. Les personnages restent attachants, les interventions sont pleines de dramas…

9-1-1 Lone Star – S05E05 – Thunderstruck – 14/20

C’est difficile : l’épisode se concentre en grande partie sur deux personnages que j’adore, mais en vrai, je trouve que tout est très artificiel et expéditif dans la manière dont c’est écrit, de la mise en…

Agatha All Along – S01E02 – Circle Sewn with Fate Unlock Thy Hidden Gate – 17/20

C’est certes un peu moins bon que ce que j’en attendais, et encore, mais c’est fou comment en trente minutes les enjeux sont à la fois clairs et mystérieux pour pousser à vouloir voir plus, tout en nous proposant quelques scènes qui resteront en tête pour le reste de la semaine. J’ai déjà hâte de voir le troisième épisode, c’est en ce qui me concerne une série parfaitement digne d’être un spin-off d’une série que j’adore. Elle a son propre univers et sa propre touche, malgré les clins d’œil, et… Non, vraiment, je sens que je vais avoir plein de bien à en dire !

Spoilers

Agatha veut réunir un clan de sorcières.


Take me to witches road.

J’étais trop heureux de retrouver Kathryh Hahn pour le souligner lors du premier épisode, mais y a quand même une arnaque : on n’a pas eu de générique « Marvel Studios » ! J’aurais aimé aussi avoir comme générique la chanson « Agatha All Along », mais allons savoir, ça peut peut-être encore se faire. En attendant l’épisode 2 commence par un peu d’humour : Agatha n’en a rien à faire de son prisonnier mais s’énerve de voir sa porte défoncée par la sorcière interprétée par Aubrey Plaza. Il est toutefois intéressant de voir le prisonnier attirer son attention quand il parvient à retirer le scotch de sa bouche.

Il demande à Agatha de l’emmener sur la route des sorcières. Si elle assure qu’il ne s’agit que d’un mythe, l’adolescent de 16 ans face à elle est bien trop fan d’elle et trop à fond pour ne pas au moins attiser sa curiosité. Il assure avoir brisé à lui seul un charme de Wanda, mais il manque encore, selon lui, de pouvoir. D’ailleurs, c’est exactement ce qu’il manque à Agatha aussi. Il est trop fort !

Manipuler Agatha n’est pourtant pas évident. Elle ne se laisse pas faire aisément, mais est finalement convaincue que l’adolescent sera intéressant pour elle quand il lui donne son prénom. On n’aura pas le droit de le savoir : ses lèvres se scellent à chaque fois, empêchant Agatha de l’entendre. Et comme nous sommes du côté d’Agatha et que nous suivons sa perspective, eh bien… il faudra attendre pour le savoir, car je n’irai pas lire les mille théories et spoilers tout de suite. Allons savoir si je craquerai un jour.

Bref, nos deux personnages sont prêts à partir en voiture – en vraie voiture, pas vrai Agatha ? – et c’est amusant à voir : ils partent en quête d’un clan de sorcières ensemble (traduit dans les sous-titres par sabbat, cela dit) afin de retrouver du pouvoir, grâce à l’étincelle de sorcellerie qu’elles provoquent ensemble, lorsqu’elles sont à proximité les unes des autres. En partant de Westview (ça me rend si triste, j’y resterai des années moi !), Agatha crache tout de même sur les fondations de la maison de Wanda et Vision, parce qu’il faut bien que sa rancune se fasse sentir. C’est honteux.

Elle laisse l’adolescent conduire, parce qu’à 16 ans, on peut conduire aux USA. Le roadtrip vers la ville voisine est plutôt courte, mais permet de confirmer le duo improbable et les liens qui se tissent entre eux : elle ne supporte pas trop l’ado qui est fan absolu de tout ce qu’elle fait et (surtout) dit. C’est cliché, mais ça fonctionne (pas comme le coup de l’appel du petit copain surnommé « boyf » juste pour confirmer que l’ado est en couple avec un mec, c’était nul ça) ; exactement comme quand ils tombent sur un magasin de magie et que les scénaristes en profitent aussitôt pour s’appuyer sur un point fort évident de Wandavision : le talent de Kathryn Hahn à jouer de multiples rôles.

Voilà donc Agatha qui se fait passer pour une veuve faussement éplorée cherchant à savoir où sont les lingots d’or de son mari. La ruse lui permet de tester la sorcière en face d’elle, Lilia, pour savoir si elle est vraiment une sorcière ou non. Et alors qu’on penche plutôt pour penser qu’elle est une arnaque ambulante, la sorcière révèle que si la blague l’amuse, elle sait aussi qu’Agatha a été sous l’influence d’une autre pendant trois ans.

Agatha redevient aussitôt Agatha, et c’est incroyable. Lilia l’envoie bouler ? Pas grave, Agatha a vraiment envie de bosser avec elle, surtout qu’elle n’est pas saine d’esprit, alors elle n’hésite pas à lui dire et la rabaisser à fond – insistant sur ses 450 ans et son lit rabattable contre le mur – pour lui donner envie de la suivre. Agatha assure avoir survécu à la route des sorcières une première fois et elle veut recommencer pour retrouver du pouvoir.

Lilia s’inquiète de devoir faire affaire avec une sorcière avec une si mauvaise réputation et capable de voler son pouvoir… sauf qu’Agatha lui explique qu’elle ne vole les pouvoirs que des gens qui s’attaquent à elle. Elle présente aussi l’ado comme son animal de compagnie et est très forte pour obtenir ce qu’elle veut : Lilia refuse de l’aider, mais a tout de même une vision qui lui permet de donner une liste de quatre noms pour former le clan d’Agatha.

Problème pour elle : elle a écrit son propre nom. Le « can’t say no to you » m’a bien fait rire. L’ado est excellent, même si j’aimerais un personnage quelque peu plus développé. En attendant, avec cette liste, on a une nouvelle perspective pour la série : Agatha, surveillée par un corbeau, n’est pas ravie pour autant, parce qu’apparemment, elle reconnaît le nom suivant : Jennifer.

On ne sait pas exactement qui est Jennifer, mais elle est une pro des potions dont elle a besoin pour emprunter la Route que Jen vend comme une impasse. Juste avant, elle vendait des bougies comestibles, cela dit. Bon, le problème, c’est que Jen déteste Agatha à peu près autant qu’Agatha la déteste. C’est sans surprise : Agatha déteste la Terre entière de toute manière. Bref, Jen refuse totalement d’aider Agatha… sauf qu’il arrive à un moment où l’ado se rend utile à la sorcière, enfin, en utilisant internet pour convaincre Jen de les aider. Eh oui, sur internet, on découvre les procès au cul des gens, surtout quand elles sont des sorcières qui brûlent la peau des gens. Ca m’a fait sourire, je dois dire. Coincée par sa magie et par les frais judiciaires à venir, Jen a vraiment besoin d’un petit boost de pouvoir. L’ado lui fait ainsi remarquer qu’elle a tout tenté sauf la Route. Et voilà, le RDV est donné à Jen comme à Lilia, et il est sûr qu’elle viendra.

On peut passer au reste de la liste, qui ne plaît vraiment pas à Agatha au point de la manger pour s’assurer que l’ado ne tombe pas dessus et découvre le quatrième nom dessus. En attendant, il y a le troisième nom : une sorcière de sang, la fille d’une sorcière. Et elle est aussi à proximité de Westview. Une sacrée ville Westview !

Agatha se sent vraiment surveillée par tous les animaux du monde – à présent un rat dans un centre commercial – et se rend donc dans une boutique où Alice, la sorcière suivante, est employée. Enfin, elle n’est pas employée pour longtemps : Agatha s’arrange pour la faire virer, ce qui est une technique d’approche bien particulière. Tout cela ne sert toutefois à rien : Alice refuse de les aider ou de les écouter, parce que la Route n’est qu’un mythe.

Agatha devrait être dépitée, mais ce n’est pas trop son genre. Elle se contente donc de dire qu’ils ont fini leur travail pour la journée et qu’il faut rentrer à Westview. En chemin, elle cherche à en savoir plus sur l’ado, mais quand il lui raconte son passé – il vient d’Eastview tout de même – le son se coupe subitement. Et ce n’est pas un problème de Disney + : tous les autres sons fonctionnent, Agatha les teste.

Nous n’en saurons donc pas plus. La réunion du clan peut ainsi commencer et sans trop de surprise les trois sorcières débarquent chez Agatha – Jen, Lilia et Alice débarquent et parlent avec l’Ado, tout en étant surprises de voir Agatha leur assurer qu’elles sont au complet. Elles savent qu’elles ont besoin d’une sorcière verte. Cela dit, après un court dialogue, la sorcière verte devient un cœur noir ; mais Agatha assure savoir où la trouver.

Contre toute attente, la quatrième sorcière dont Agatha aurait besoin serait Sharon Davis, Mrs Hart de Wandavision, Kitty de That 70s show. C’est toujours un tel plaisir de retrouver cette actrice, et elle me fait délirer dans son rôle à essayer de rappeler à celle qu’elle pense être Agnes tous les détails qu’elle devrait connaître. C’est juste top l’humour qui se dégage. Bref, Sharon finit par rejoindre la cave d’Agatha et se retrouve dans un rituel de sorcières bien cheloue. Elle devrait bien voir qu’elle est dans une secte qui cherche à conjurer une route, mais non.

L’ado, lui, est envoyé en haut fermer les fenêtres et s’occuper du lapin – on a le droit de s’inquiéter pour lui parce qu’il y avait un loup devant la maison peu de temps avant – pendant que les sorcières se mettent à chanter. La chanson est franchement cool, l’humour de Sahron qui ne connaît pas la chanson bien trop cool aussi. Pendant que le rituel commence, toutefois, une silhouette encapuchonnée débarque devant la maison, avant de se démultiplier. Tout ça se termine en film d’horreur pour le voisin d’Agnes qui est terrifié de ce qu’il voit, tandis que l’ado s’emploie vraiment à fermer les fenêtres. Pas évident quand la porte a été défoncée, cela dit. IL déplace les meubles comme il peut, tandis que les silhouettes se rapprochent de la maison probablement pour tuer Agatha.

La chanson continue pendant ce temps, Sharon rejoint le canon elle aussi et… bordel, quelle merveille acoustique ce canon. Bizarrement, ça ne semble pas suffire à ce que la route se manifeste cependant. Agatha est sceptique et déçue. Elle décide donc de provoquer les sorcières présentes dans l’espoir de les énerver. Le but est évident et Lilia finit par s’en rendre compte : Agatha veut être attaquée car elle manque de temps avant d’être retrouvée par les silhouettes encapuchonnées. Une fois attaquée, elle pourrait récupérer les pouvoirs des sorcières.

Elle n’en aura finalement pas besoin : une trappe est apparue sous les pieds des sorcières. Heureusement, Sharon finit par s’en rendre compte. Et voilà comment tout le groupe finit par emprunter les escaliers menant sur la route des sorcières pour échapper aux créatures mystérieuses qui veulent s’attaquer à Agatha. L’ado ouvre la voie en les rejoignant après s’être fait attaquer par une des créatures entrant dans la maison par une fenêtre. J’aime bien l’idée.

Agatha laisse chaque sorcière passer devant elle, puis referme la trappe juste à temps pour éviter ses agresseurs. L’escalier ? Elle le descend ensuite en prenant plus de temps que les autres, se retrouvant subitement au milieu d’une forêt. Tout cela sent bon le cliffhanger et l’ambiance d’Halloween. Il fait désormais nuit alors que le groupe peut s’embarquer sur cette route pleine de feuilles mortes. Il faut toutefois y aller pieds nus apparemment – et Sharon suit le groupe sans poser de questions, j’adore. Hâte de voir ce que cette route de magicien d’Oz sous la pleine lune donnera.

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