Agatha All-Along – S01E08 – Follow Me My Friend To Glory at the End – 20/20

Je n’allais pas mettre une si bonne note, mais l’épisode révèle à quel point la série est bien construite depuis le départ et ça suffit à me convaincre d’aller viser le 20. C’est ça que je veux comme série, bordel : des personnages cools, des moments étonnants ou on ne comprend pas trop ce qu’il se passe et, soudainement, tout qui se met en place et qui donne envie de recommencer depuis le début pour mieux comprendre ce qu’on a raté. L’épisode final a encore quelques réponses à apporter, mais cette fois, on touche du doigt la résolution et c’est sacrément satisfaisant.

Spoilers

Nos personnages continuent leur chemin sur la Route, atteignant sa fin.


Oh, what fresh horrors await us?

Joyeux Halloween ! Pour célébrer ça, Disney + nous sort non pas un, mais bien deux épisodes de la série, histoire de conclure cette saison 1. J’imagine que, malheureusement, on devra se contenter d’une mini-série. C’est bien dommage, parce que la structure de cette série et son concept font qu’on auriat pu l’étendre davantage. Malheureusement, la mode est aux mini-séries ou aux mini-saisons tous les deux à quatre ans. On va se contenter de ce qu’on a je suppose.

Et aujourd’hui, on a un double épisode final, à regarder depuis mon canapé alors que je devais théoriquement le voir dans un bus. Je suis malade et au bout de ma vie, mais bon, le bouton pause existe pour ça aussi, je suppose.

Alice & Lilia

Cet avant-dernier épisode commence de manière surprenante pas un plan sur Alice, inconsciente. Morte, même, en théorie. Pourtant, une main la touche – celle de Rio – et elle finit par se relever pour parler avec elle. Rio, qu’on vient de nous présenter comme la Mort, indique ainsi à Alice le chemin à suivre pour aller dans l’au-delà. Bien sûr, la sorcière n’est pas ravie d’être morte : elle pensait vraiment mériter plus de temps de vie que ça, la pauvre. Elle vient juste de briser la malédiction familiale, mais doit déjà partir ? C’est dur, c’est vrai. Et la consolation d’avoir protégé quelqu’un avant de mourir est maigre, tout de même.

La semaine dernière, Lilia se sacrifiait au dernier moment pour permettre aux autres de fuir les Sept de Salem. On reprend donc au même endroit, avec Jen qui est désespérée de perdre sa nouvelle amie et Billy qui reste un peu plus longtemps que prévu avec elle pour voir s’ils peuvent faire quelque chose. Cela laisse une longueur d’avance à Agatha, qui se retrouve nez à nez avec Rio.

Le deal

Cette dernière a enfin compris qui est l’Ado et explique à Agatha qu’elle a bien vu les liens entre eux. Elle est là pour venir collecter quelques morts supplémentaires, parce qu’après tout, c’est son rôle. La conversation entre les deux sorcières est pleine de non-dits et de sous-entendu ssur un passé qu’on ne connaît pas encore, cependant. On découvre toutefois qu’Agatha n’a pas dit toute la vérité sur la mort de son fils et que Rio lui a accordé de sacrés bénéfices.

Agatha ne le vit pas comme ça. Malgré tout, elle accepte de passer un nouveau deal avec Rio : elle assure qu’elle peut emmener Billy au bout de la Route, mais en échange, elle veut que Rio la laisse tranquille. Mourir un jour, c’est une chose, mais elle ne veut pas être pourchassée non-stop par la mort. Pire encore : elle ne veut pas voir Rio au moment de mourir. C’est un peu violent comme marché pour son ex, mais elle l’accepte. Il faut dire que Rio veut vraiment récupérer Billy : il aurait dû mourir il y a un moment déjà. Et c’est tout pour les deux ex. Quand je pense que l’actrice assurait qu’il s’agissait de la série la plus gay ! Il n’y a rien de rien.

Pendant qu’Agatha passe un marché pour faire en sorte que Billy accepte de mourir au bout de la Route, Billy papote avec Jen pour tenter de comprendre le passé de la sorcière. Il en déduit qu’elle a bien un cœur si elle est tombée amoureuse de la mort, alors même qu’elle vient d’accepter de le sacrifier. Bon. Ils finissent par retomber sur Agatha, ça pourrait le faire changer d’avis comme elle est vraiment insupportable, y compris avec lui.

La fin de la Route

Ensemble, ils continuent donc la route et arrivent sur la ligne d’arrivée. De manière inattendue, il n’y en a pas vraiment : la Route forme un cercle et les voilà de retour au point de départ. Le problème, c’est que le point de départ, ce sont les chaussures abandonnées, chaussures abandonnées par respect pour la route. Alors qu’Agatha veut finir la route coûte que coûte et est prête à recommencer tous les jugements une deuxième fois, Billy s’énerve et remet ses chaussures.

C’était le bon move : ça permet en effet de commencer le dernier Jugement de la Route. Billy se retrouve ainsi dans un sac mortuaire dans ce qui ressemble fort une morgue. Il est vite rejoint par Jen et Agatha, cette dernière affirmant qu’il s’agit de son sous-sol et non d’une morgue. Bien. Ils récupèrent chacun les objets personnels qu’ils avaient – mais Billy se débarrasse de son carnet inutile – puis se retrouve face à un huis-clos angoissant dans lequel ils ne savent pas quoi faire.

Jen finit par comprendre toutefois que c’est Agatha qui l’a privée de ses pouvoirs un bon siècle plus tôt. Agatha elle-même le découvre au détour d’une conversation et le révèle. Jen lance aussitôt un rituel pour récupérer ses pouvoirs en se libérant de l’emprise d’Agatha. C’est un peu longuet comme rituel, car très répétitif, mais ça fonctionne à terme : elle récupère sa magie et ses pouvoirs. Et hop, elle disparaît.

Il ne reste plus que Billy et Agatha, donc, et un décompte de la part de la Route qui se fait de plus en plus oppressant (les lumières s’éteignent). Agatha sait comment en finir : il suffirait que Billy lui donne sa magie pour qu’elle obtienne ce qu’elle veut et qu’il meure, finissant dans les bras de Rio. Ce n’est toutefois pas ce que Billy veut, alors il s’y oppose.

C’est con. Agatha a promis de le livrer et je n’ai aucune confiance en elle, même si elle tente de gagner la confiance de Billy : elle lui promet qu’ensemble, ils vont retrouver Tommy. Elle le fait s’asseoir et le lance dans une petite session de méditation pour cela : la série fait bien les choses en récupérant la bande-son du dernier épisode de WandaVision. L’intensité est prenante : Agatha finit par retrouver Tommy en Billy et elle pousse Billy à lui trouver une place dans le monde.

Oui, elle pousse Billy a trouvé un hôte pour son frère, c’est-à-dire qu’elle veut que, comme lui, il ressuscite dans le corps décédé d’un hôte qui n’a rien demandé. Et le pire, c’est que Billy finit par en trouver un. C’est violent, Billy finissant par se demander si cela signifie qu’il est en train de tuer un jeune homme pour que son frère survive. Au moment où il pose la question, il obtient ce qu’il veut : il a retrouvé Tommy, la Route est finie pour lui. Je ne m’attendais pas à ce que la Route touche à sa fin si vite.

Agatha

Agatha reste seule avec ses regrets et la dure réalité que, parfois, les petits garçons meurent. Ce sont justement les regrets qui vont lui permettre d’arriver au bout de la Route à son tour : elle comprend qu’elle peut faire pousser une plante avec ses larmes, une jolie manière de la pousser à faire le deuil de son fils. La plante pousse in extremis, de manière magique et rapide, heureusement pour elle. Cela n’empêche pas le sous-sol de s’effondrer sur Agatha, qui sort comme elle peut de ce souterrain. Elle finit dans un jardin où Rio l’attend. Pour être plus exact, Rio l’attend sur le toit de la maison, parce que c’est vachement plus classe et que ça nous met bien plus dans l’ambiance d’Halloween de l’entendre pousser son rire machiavélique depuis un toit d’où sa silhouette se découpe uniquement sur des nuages verdâtres orageux. Eh, Halloween, ça ne s’invente pas.

Les habitants de Westview sont loin d’être ravis d’être plongés à nouveau dans Halloween, en revanche. Alors que Rio est ravie par la tournure des événements, Agatha est paniquée : elle n’a pas pu fournir Billy, ce qui signifie c’est que c’est elle qui doit mourir désormais et être remise à la mort. C’est l’ordre naturel des choses.

Rio ne veut pas se simplifier le travail pour autant : elle a plutôt envie de faire en sorte qu’Agatha souffre et soit torturée par sa mort. Cela mène à une excellente scène où Agatha est coupée par des milliers de bouts de verre. Même si elle a fini la Route, elle n’a pas obtenu ce qu’elle voulait : plus de pouvoir. Elle ne peut faire face à Rio.

Celle-ci prend un malin plaisir à s’attaquer à Agatha sans utiliser directement ses pouvoirs sur elle : elle ne veut pas lui donner sa magie. Si Agatha souffre et semble perdue, c’est sans compter sur Billy. Il est devenu véritablement ami avec elle sur la Route, même si je ne suis pas sûr du tout que ce soit le bon choix pour lui. Il débarque ainsi au dernier moment pour empêcher la Mort d’emporter Agatha.

Dans un élan de confiance plus qu’inattendu, il décide aussi de donner son pouvoir à Agatha, en lui demandant de ne pas tout absorber. C’est franchement risqué après ce qu’elle a fait à Alice, mais il fait le bon choix : Agatha récupère sa magie et le laisse vivre. La bataille contre Rio peut reprendre, bien qu’Agatha et Billy sachent que c’est perdu d’avance : on ne peut pas battre la mort. L’un d’entre eux doit mourir.

Le choix

Là, les scénaristes jouent avec nos émotions et nos nerfs : Agatha indique à Billy que c’est à elle de mourir. Je n’ai pas réussi à y croire : c’est tellement l’essence même de ce perso de vouloir survivre que je ne la voyais pas se sacrifier si peu de temps après avoir retrouvé sa magie. Il est donc frustrant de voir que Billy indique ensuite à Rio de l’emmener, parce que c’est exactement ce vers quoi Agatha le poussait. Elle le manipule jusqu’au bout, lui fait croire qu’elle tient à lui après avoir récupéré sa magie et bim, elle accepte son sacrifice.

Il n’y a que Billy pour être surpris par sa réaction : bien sûr qu’Agatha se contente de la mort de Billy. Pourtant, il utilise sa télépathie pour la retenir un instant, lui demandant si c’est comme ça que son fils est mort. La question touche assez Agatha pour qu’elle se remette en question apparemment et qu’elle choisisse d’embrasser Rio. Pardon ? Son changement de décision et perspective est bien trop rapide pour que j’accroche, surtout si peu de temps après le précédent. Ce n’est même plus une girouette à ce stade…

Je ne trouve pas ça extrêmement bien écrit et je suis dégoûté, en plus, qu’Agatha meure. Je sais bien qu’il s’agit de la méchante, mais je l’aime trop pour que le MCU se passe définitivement d’elle. Et pourtant, Agatha se transforme en cadavre, puis en squelette. Rio l’emmène bien avec elle, laissant dans le jardin d’Agatha de jolies fleurs qui poussent.

Billy est ainsi libre de partir, la mort lui indiquant de poursuivre sa route – sans majuscule. Billy sort ainsi de la maison pour faire face à tout un quartier étonné et cherchant à comprendre ce qu’il se passe encore. Pas évident tout ça. Je me rends compte que je n’ai fait aucun commentaire sur le look de super-héros de Billy, mais sachez que j’aime bien ce que ça donne. Au départ, j’ai eu envie de rire car c’était trop loufoque, mais ça fonctionne bien très vite.

WTF ?

Après tout ça, Billy rentre chez lui – William rentre chez lui. Ses parents sont morts d’inquiétude, évidemment, et il se retrouve à devoir leur expliquer pourquoi il saigne et qui il est. Ce n’est pas gagné cette affaire. La série préfère alors couper pour nous indiquer qu’il a pris une douche et qu’il revient ensuite dans sa chambre. Celle-ci est sacrément décorée, avec des posters top – dont une affiche de la mère d’Alice – et des figurines du magicien d’Oz. En fait, Billy se rend compte peu à peu que tous les éléments dans sa chambre sont précisément tout ce qu’il a vu tout au long de la Route.

La révélation fonctionne bien, mais serait encore mieux si on avait vu plus souvent et plus en détail la chambre de William avant. Comment ça, il a des souliers en décoration dedans, sérieusement ?

Ce qui est génial et incroyable en revanche, c’est qu’il y avait plein de détails tout au long de la série pour le comprendre. Je me suis laissé complètement endormir, je n’ai rien vu venir et j’ai envie de revoir la série pour comprendre comment autant de répliques d’Agatha sont passées inaperçues. C’est un peu comme les répliques de Lilia dans l’épisode précédent, en encore plus fou. Lilia paraissait folle tout le temps et je ne me posais pas trop la question. Agatha, en revanche… J’avais l’impression de suivre sa folie alors que pas du tout : ainsi donc, la Route serait une projection de l’esprit de Billy depuis le départ ?

La série effectue un retournement de situation qui fonctionne à mort pour moi. Je ne suis vraiment plus aussi attentif qu’avant, c’est dingue.

PS : j’ai retenté de regarder cet épisode sur Disney+ et vraiment, je ne comprends pas le placement des publicités. Foutez-les au début des épisodes, on n’est pas à la télévision, merde. On s’y croirait pourtant tellement c’est foutu n’importe comment dans les épisodes. On est à ça de la régie publicitaire de M6 imposées à toutes les chaines du groupe qui coupait les génériques là. Oh, et j’ajoute pour toutes les régies publicitaires qui passent par ici que nous imposer leur présence est plus irritant qu’autre chose. Je veux bien que ça fonctionnait comme ça avant la pub, mais maintenant qu’on sait que c’est possible de faire sans, tout ce qu’ils y gagnent, c’est une image dégradée de leur marque, non ? Et bordel, que Disney + arrête de diffuser les pubs pour ses programmes en VF quand le compte est programmé pour la VO, c’est tellement ridicule !

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NCIS – S22E02 – Foreign Bodies – 17/20

Je suis positivement surpris par cet épisode qui ferait presqu’une meilleure reprise de saison que le premier épisode. Franchement, il fonctionne très bien : chaque personnage a son moment de gloire, y compris les secondaires, il y a des retours, pas mal d’humour et une enquête qui change un peu de l’ordinaire. Pourtant, l’épisode précédent promettait un retour à la routine. Elle est là, certes, mais avec quelques surprises qui pimentent le tout et en font une réussite.

Spoilers

Un diplomate meurt dans le bureau de Vance.

Je vais tenter de ne pas avoir trop de retard dans mon visionnage de la saison cette année, et ça veut donc dire que je regarde cet épisode entre deux, un peu rapidement. Ce n’est pas si grave, c’est censé être quasiment un fond sonore pendant que je fais autre chose, non ?

Meurtre

L’enquête du jour commence dès le début d’épisode avec l’information que Vance rencontre des diplomates vénézuéliens pour mettre en place une coopération internationale. Rien de bien grave en soi, sauf que Vance se retrouve avec un cadavre dans son bureau et c’est pour le moins… inattendu. Il révèle rapidement à Parker que l’homme en question est un diplomate, mais aussi un agent sous couverture.

Bref, sa mort est une catastrophe parce qu’elle ne pourrait que saboter les négociations avec le Venezuela. Cela force Vance à ordonner à Jimmy et son équipe A de déplacer le corps avant que ce ne soit su que l’homme est mort dans son bureau. Le problème, c’est que l’homme a été assassiné : Jimmy le révèle bien vite. Il faut donc déplacer une scène de crime. C’est si bien et si discret, surtout quand ça doit se faire en présence d’un parterre de journalistes. Franchement, il y a du fun dans cet épisode – d’ailleurs, on se retrouve avec Nick forcé de mettre une cravate. Il demande donc à Jimmy, qui, lui apprend l’espagnol. On s’amuse bien, parce que ça fait un bon running gag sur tout l’épisode en vrai. On s’amuse aussi de Kasie qui comprend par elle-même ce qu’il se passe quand tout le monde veut la protéger.

Double meurtre

L’enquête se déroule de manière inhabituelle, mais elle se déroule tout de même : le meurtre a eu lieu en ville, ce qui permet qu’elle se déroule pour nos agents, mais en secret, dans le garage. Comme d’habitude quand ils cachent quelque chose, finalement. Le retour à la routine fonctionne plutôt bien, même s’il est énervant que la série procrastine certains autres aspects, comme la relation Jimmy/Jess. Sérieusement, ils se retrouvent uniquement dans des scènes de groupe qui ne permettent pas de parler de leur relation. Dans quel monde tu ne t’organises pas au moins une conversation pour te mettre d’accord ? Bref.

Nos agents se retrouvent vite dans la merde, tout de même, lorsqu’ils apprennent qu’un deuxième corps est retrouvé à l’hôtel où ils ont déposé le premier cadavre. Oups. Si ça ça ne déroute pas les négociations avec le Venezuela, je ne sais pas ce qui leur faut… Peut-être qu’il leur faut Lena, tiens.

Lena

Je dois dire que je ne me souvenais pas du tout du personnage de Lena, qui couche de manière irrégulière avec Vance apparemment. Elle est réintroduite l’air de rien dans la série, avec même un appartement à New-York désormais et une tendance à mentir en cachant plein d’infos à Vance. En vrai, je l’aime bien : elle a un faux job, un agent sous couverture à protéger elle aussi et ça fonctionne drôlement bien.

C’est moins le cas de la révélation que la journaliste qui harcèle nos héros tout l’épisode est en fait la meurtrière. Elle se débrouille pour kidnapper Lena et faire du chantage : elle demande à Vance d’arrêter les négociations avec le Venezuela dans l’heure ou elle la tuera. C’est con, Vance avait enfin trouvé le bonheur et envisageait de la faire rester dans sa vie de manière un peu plus officielle.

Les mensonges restent un problème pour leur relation, mais bon, allez savoir, tout est possible dans NCIS. Ainsi, Lena est sauvée de justesse par McGee et Jess, alors que le vrai meurtrier n’est finalement pas la journaliste, qui voulait juste faire sauter les négociations, mais le diplomate vénézuélien lui-même. Voilà une géopolitique sympathique pour la suite de la série.

Vance et Lena ? C’est un happy-end, elle lui donne même la clé de chez elle. C’est beau.

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Agatha All-Along – S01E07 – Death’s Hand in Mine – 17/20

Oh, j’aime quand la narration se complexifie de cette manière et qu’on comprend soudainement des choses qu’on ne pouvait pas comprendre avant à défaut d’en avoir tous les éléments, mais en revanche, sachez qu’il est impossible de critiquer correctement cet épisode en en faisant le résumé, parce que ça part trop dans tous les sens. Chaque pièce du puzzle a sa place et on le comprend à terme, mais trop tard pour le bien de ma critique. Tant pis, un patchwork, c’est bien aussi. Quant à l’épisode en lui-même, il est vraiment bon, mais manque un peu de longueur pour être aussi efficace qu’il le voudrait.

Spoilers

Lilia vagabonde à travers le temps, dans son esprit.


You want straight answer, ask a straight lady.

Je suis au beau milieu de mes vacances et j’ai un peu zappé de regarder des séries parce que j’avais plein de choses à faire – notamment gérer une fuite d’eau ou changer de frigo parce qu’il est tombé en panne, super, on adore la vie d’adulte – mais rassurez-vous, je n’allais pas oublier pour autant de regarder cette série qui est vraiment une réussite en cette période d’Halloween.

Le tunnel

Bien, le résumé de l’épisode est assez clair une fois de plus : l’épisode va se concentrer en grande partie sur Lilia. Reste à savoir ce qu’il y a à dire sur elle. La première scène nous présente un moment terrible pour elle : elle a une jolie robe de princesse, mais tombe dans le vide, dans le noir. Allez savoir de quoi il retourne.

Elle finit par atterrir en tout cas, se retrouvant face à Jen qui lui assure qu’elle ne fait que suivre ses instructions quand elle se balade dans un tunnel sous la Route dont elles ont été virées par le fils de Wanda. Le problème, c’est que Lilia ne se souvient de rien : on découvre alors les choses de sa perspective et il est surprenant de découvrir qu’elle est en fait capable de voyager à travers le temps.

Voilà donc comment elle pouvait prédire le futur avec précision : son esprit erre parfois dans le temps, se retrouvant à des moments différents, mais toujours dans sa tête. Eh, ça fait un super pouvoir et une bonne méthode pour narrer une histoire.

Le truc, c’est qu’on découvre ainsi un bout d’enfance de Lilia avant de la retrouver avec une Jen perdue. Elle n’a pas notre perception. Elle s’aventure durant tout l’épisode dans des balades mentales qui rendent la critique vraiment impossible : elle ne peut pas être linéaire ; il est difficile de la faire aussi telle que la série le propose. Lilia a parfois trois coups d’avance, mais deux coups de retard sur ce qu’il se passe. Ce n’est pas simple pour elle, et ça ne l’est pas pour nous non plus parce qu’on nous sert les choses dans le désordre. J’aurais aimé que tout l’épisode soit du point de vue de Lilia et qu’on suive sa chronologie – or, le début ne l’est pas car elle n’est pas dans la scène. Et ça fout tout en l’air.

La Route

Pendant ce temps, l’Ado (ouais, ça a la vie dure) poursuit son chemin sur la route avec Agatha. C’est difficile de la supporter alors qu’elle joue beaucoup avec lui et ses attentes : elle se moque de son but et s’empresse de lui donner les réponses les plus confuses possibles lorsqu’il s’aventure à lui poser des questions. Difficile de savoir, donc, si Wanda est vraiment morte ou si Agatha a vraiment vu son corps si on l’écoute. Pour moi, elle ne l’a pas vue pourtant.

Le chemin les mène en tout cas vers un château qui a tout du château hanté d’un film Disney. Et cela ne manque pas : une fois à l’intérieur, Agatha devient toute verte – ça tombe bien, le film sortira bientôt ! – tandis que Billy devient Maléfique. C’est un costume d’Halloween comme un autre. Le Jugement du jour ? Il faut tirer quelques cartes de tarots et il n’est pas doué à ça.

Agatha assure alors que le tarot n’a rien de magique : chaque fois qu’il pose une carte, des épées tombent du plafond. Elle tire donc au pif des cartes et les pose sur la table pour faire tomber un tas d’épées. Son but est évidemment de faire en sorte d’arriver plus vite à la fin du jugement. Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne en tout cas : le plafond avec toutes les épées prêtes à tomber sur eux se rapproche un peu plus d’eux. On comprend bien ce qu’il en est : il faut qu’ils trouvent les bonnes cartes au plus vite. Et la méthode d’Agatha n’est pas la bonne : une épée tombe directement sur la chaise de Billy.

Cool

Heureusement qu’il a de bonnes réactions et de bons réflexes, mais il espère tout de même que Lilia soit là. Et ça tombe bien : elle débarque pile à ce moment-là, finissant son petit trajet avec Jen. Elle arrive pile à temps, assure à Billy qu’ils sont cools (ben oui, elle a eu le temps de se réconcilier avec lui lors de sa balade mentale) et lui tire soudainement les cartes.

C’est bien, on gagne du temps. Que cherche à savoir Billy quand on lui tire les cartes ? Il veut savoir qui il est : Billy ou William ? Ce n’est pas si simple. Les cartes lui disent qu’il est le Magicien, qu’il lui manque le Soleil et que son chemin passé est… On ne saura pas : Agatha se jette sur Lilia pour la sauver d’une épée qui tombe. Cela déclenche un nouveau voyage mental de Lilia qui explique une peu les répliques perchées et dans le désordre qu’elle a depuis le premier épisode. C’est intéressant comme tout.

Malheureusement, ce nouveau voyage lui prédit une mort certaine : sa chute du début d’épisode est une chute qui ne s’est pas encore produite. Elle peut en tout cas revenir ensuite là où on l’avait laissé il y a deux épisodes : après avoir été virée du chemin par Billy, elle est tombée et s’est trouvée sous terre avec Jen. Elle lui redonne rapidement toutes les informations que Jen elle-même lui a communiqué en début d’épisode, en affirmant les tenir de Lilia. C’est un paradoxe plutôt sympathique, qui lui permet de maîtriser ce qu’il se passe ensuite.

En cours d’épisode, on a vu Lilia oublier ce qu’il s’est passé lorsqu’Agatha la sauvait des épées lui tombant dessus. L’Ado est alors capable de lire les pensées de Lilia : il n’hésite pas à le faire pour lui dire très précisément ce qu’elle a besoin d’entendre et être « cool » avec elle. Lui non plus ne savait pas qu’il avait des pouvoirs et il s’en serait servi pour sauver Alice s’il avait su. Soit. Lilia revient peu à peu au sujet de conversation qu’on attend d’elle : le tarot. Elle faisait une lecture de cartes intéressantes, mais l’Ado préfère savoir s’il a face à lui la responsable du sortilège qui l’empêche de révéler sa vraie identité aux sorcières. C’est intéressant.

Le Tarot

Cependant, le vrai intérêt de l’épisode vient du fait que Lilia retrouve soudainement le chemin qu’elle veut et dont elle a besoin pour venir à bout du jugement. Elle comprend que c’est son jugement et qu’elle se dirige vers sa mort, mais elle s’en fiche pas mal. Elle est heureuse d’avoir ses sœurs sorcières et d’avoir débloqué tous les mystères de sa vie. Elle utilise donc les cartes de tarot sur elle-même pour réussir à reconstituer toutes les pièces du puzzle.

C’est ainsi qu’elle comprend soudainement ce qu’elle doit faire et ce qu’il en est : les Sept sont toujours à la poursuite d’Agatha, et Rio elle-même n’est autre que la Mort. Ce n’est pourtant pas elle qui va tuer Lilia, non. Lilia va se sacrifier elle-même, pour le plaisir de sauver Agatha, Jen et Billy, à qui elle rend d’ailleurs son carnet de sorcellerie, retrouvé au hasard de ses déambulations sous la Route.

C’est un sacré épisode qui se termine ainsi par un sacrifice bien senti : grâce à une carte de tarot, Lilia renverse le château dans lequel elle est et tue les Sept sans trop de mal. Les Sept s’empalent dans les épées et Lilia survit un instant de plus, s’agrippant un moment à une table pour survivre. Avant de tomber à son tour.

Avant de mourir, elle s’autorise apparemment une dernière déambulation, revenant au tout début. Comment voulez-vous que je critique ça, moi ?

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9-1-1 – S08E04 – No Place Like Home – 15/20

Bien que prévisible à des kilomètres à la ronde quand l’intrigue se met en place et que l’épisode avance peu à peu, j’ai passé un bon moment. C’était divertissant comme tout, il y a de la place pour tout le monde dans l’épisode, avec chacun mis en avant d’une manière ou d’une autre, il y a des interventions comme seule cette franchise en propose et, oui, c’était bien dans l’ensemble. Non, ce n’était pas génial avec parfois l’impression d’être devant d’autres séries du network, mais bon, les défauts ne sont pas si dérangeants finalement.

Spoilers

Buck découvre ce que ça fait d’être bien vu de son nouveau capitaine, et comme tout le monde, il espère récupérer l’ancien capitaine.


Wait, you- you want me to pick someone for you to fire ?

Je ferai mieux d’être en train de dormir, mais non, j’ai envie de voir cet épisode pour avoir au moins une semaine dans la saison où je suis parfaitement à jour dans les séries que je souhaite suivre à la semaine. C’est le cas avec cet épisode.

Buck

Le cliffhanger promettait que Buck soit dans les bonnes grâces de son nouveau capitaine, alors l’épisode commence par Buck qui est aimé par celui-ci au point qu’il l’invite à un golf. C’est déjà bien chiant comme situation pour Buck qui doit supporter tout ce que balance son patron sans trop broncher malgré son discours très « on ne peut plus rien dire » et « marre d’être woke et aimant quand ce qui fonctionne c’est de casser ses subalternes »… mais ça l’est encore plus quand il découvre ce que ça signifie d’être dans ses faveurs.

Cela signifie qu’il ne risque pas d’être viré. Toutefois, ça signifie aussi qu’il doit choisir qui de ses collègues sera virer : on demande des coupes budgétaires en hauts lieux, et voilà ce que ça donne. Qu’il annonce ça, c’est une chose, mais qu’il achète ensuite des bodycams à toute son équipe, ça n’a pas trop de sens je trouve.

Franchement, au-delà du fait qu’on parle d’économies budgétaires et qu’il achète soudainement des caméras, je n’aime pas du tout l’idée que la production en profite pour nous fournir des images de bodycam. Si je veux voir The Rookie, je regarde The Rookie. Je sais qu’on est sur ABC désormais, mais est-on vraiment obligé de tomber là-dedans ?

En plus, on parle de patients qui vivent les pires jours imaginables. Ont-ils envie d’être filmés ? Je ne comprends pas que le capitaine puisse se permettre ça comme si de rien n’était.

Eddie

Les pires jours imaginables ? On suit un accident de cheerleading qui affecte Weston, un jeune garçon bien déterminé dans son sport… et terriblement accidenté quand il se retrouve avec le bas du corps complètement à l’envers. Il est improbable qu’il survive, et pourtant. Nos pompiers font tout ce qu’ils peuvent pour que ça arrive : ils le sauvent une première fois sur le terrain, avec toute la foule qui acclame ce survivant.

Ils le sauvent une seconde fois dans le camion quand il fait un arrêt cardiaque et qu’Eddie comprend que le seul moyen de le sauver est de faire un acte chirurgical risqué. Il parvient à le sauver dans un move digne de Station 19, puis le gamin le prend pour son père, ce qui nous perturbe Eddie. Mouais.

Touché par ce gamin dont le père ne veut pas s’occuper, Eddie de se mêler de la vie de son patient. C’est du grand n’importe quoi : Weston demande que son père ne soit pas tenu au courant, Eddie va le voir et lui indique qu’il est à l’hôpital. Je comprends son point de vue, parce qu’il se projette et se met à sa place, mais sérieusement, j’ai l’impression que les scénaristes rivalisent d’ingéniosité pour s’assurer que je déteste le personnage d’Eddie.

Certes, ce qu’il fait a finalement un effet positif, parce que ça fait passer le message que les pères devraient aimer leur enfant quoiqu’il arrive. Et c’est évidemment le cas dans la série.

Ortiz

Une autre intrigue qui revient sur le devant de la scène cette semaine est celle d’Ortiz qui en veut toujours autant à Hen. Non contente de la blâmer de la mort de son fils, la politicienne se lance dans une course à la mairie qui permette de bien pourrir la vie d’Hen. Après, cette dernière est facile à atteindre : elle continue de voir Mara de manière illégale, mais sans se préoccuper de le faire en public. Ainsi, Hen et Karen sont prises en photographie lors d’un pique-nique avec Chimney et Maddie. Et Mara.

Même leur avocate n’est pas au courant de ce contact… Autant dire que sur ce coup, elles n’ont pas été malignes. Prises de court et sentant que c’est la fin pour elles, Hen et Karen sont dépitées. Hen décide donc de supplier la juge de l’écouter et de lui laisser la garde de Mara, parce qu’elle est sa fille à ses yeux alors qu’elle n’est qu’un pion pour Ortiz. Oui, oui, Hen accuse la politicienne directement pendant son audience.

Cela se termine mal : la juge décide d’ordonner une mise à distance. Hen et Karen ne peuvent plus parler ou voir Mara. Et bim. Dire que Chimney et Maddie passaient la meilleure aprèm possible. À court d’options, Hen fait ce qu’elle peut : elle retourne voir Ortiz pour tenter une fois de plus de la convaincre qu’elle est en train de punir une petite fille qui n’a rien fait de mal. C’est peine perdue : Ortiz veut punir Hen et elle lui fait bien prendre conscience de qui a le pouvoir. Et ce n’est pas Hen.

En fait, Hen découvre même qu’Ortiz est celle qui a fait nommer leur nouveau capitaine. Elle est bonne pour perdre son job, à ce stade.

Bobby

En parallèle, Athena et Bobby cherchent une nouvelle maison. Athena veut plus d’espace, même s’ils ne vivent que tous les deux désormais. Cela n’a pas trop de sens, mais ce n’est pas grave, on va faire avec. Athena est chiante, en plus du reste, parce qu’elle n’aime jamais les maisons qu’ils visitent ensemble, sans savoir exactement ce qui ne lui plaît pas. Bobby est patient avec elle tout de même. Cela dure un certain temps, mais ça a ses limites.

En effet, Athena finit par capter qu’elle a toujours le terrain de son ancienne maison brûlée. Elle peut donc reconstruire dessus et elle a même le contact d’un super architecte… Son ex-mari. Et oui, Michael est celui qui avait construit la maison et il peut toujours reconstruire la maison. L’idée est simple et motive grandement Athena.

Ce n’est malheureusement pas le cas pour Bobby : il n’aime pas trop l’idée de revivre dans la maison de l’ex-mari de sa femme, je suppose. Il s’en confie à Chimney, qui détourne vite la conversation pour se plaindre de son nouveau capitaine et espérer que Bobby revienne. Il n’est pas le seul à se confier à Bobby, en plus : il y a Buck qui passe se plaindre du capitaine, Eddie qui parle de son fils qui lui manque, Hen qui vient parler de problèmes politiques. Bref, toute l’équipe veut récupérer son capitaine.

En attendant, il continue de gérer le tournage de la série de pompiers, ce qui n’est pas si évident quand le nouveau capitaine de la 118 vient le voir. Bobby en profite pour lui indiquer que quitte à couper un budget, il ferait mieux de démissionner, parce qu’il n’est qu’un pion politique d’Ortiz à ce stade. Eh oui.

Un peu vexé, le capitaine débarque donc dans le bureau d’Ortiz pour la confronter et en savoir plus sur ses vraies intentions de briser Wilson. Tout semble aller pour le mieux pour Ortiz à ce stade : elle confirme avoir un juge dans sa poche et être contente d’avoir empêché l’adoption pour Hen. Elle est si détestable, franchement. Je veux bien qu’elle veuille se venger de la mort de son fils, mais c’est ridicule d’en arriver à une scène où elle reconnaît de la corruption et est prête à fermer une caserne par pure vengeance personnelle.

En plus, on voit le retournement de situation arriver à des milliers de kilomètres : elle parle de tout ça devant la bodycam du pompier – bodycam qu’elle a elle-même commandé et approuvé. Il s’agit donc d’un enregistrement public qui peut être utilisé dans un tribunal. Et hop, on assiste à une défaite bien violente d’Ortiz.

Je ne préfère pas imaginer la vengeance suivante. En attendant, tout est bien qui finit bien : Hen et Karen récupèrent la garde de Mara ; Bobby récupère son poste de capitaine. C’est un peu n’importe quoi, mais le nouveau capitaine redevient ancien capitaine, acceptant d’échanger son job avec celui de Bobby parce qu’il est fan de l’acteur de la série. C’est du grand n’importe quoi, mais c’était amusant et ça permet, enfin, un retour au statu quo pour tout le monde.

Enfin, presque. En fin d’épisode, Bobby finit par avouer à Athena qu’il ne veut pas reconstruire la même maison, parce que c’était celle de Michael. Alors que c’était la seule chose qui lui redonnait goût de vivre, Athéna Accepte en un quart de seconde de ne pas la reconstruire mais de bâtir quelque chose de nouveau. Allons bon. C’est simple de la faire changer d’avis soudainement.

Tigre

Bien sûr, il y a une deuxième intervention dans l’épisode aussi, mais elle change un peu de d’habitude. Un patient débarque à l’hôpital avec des morsures vraiment inquiétantes. Les chirurgiens font donc appel à la police. Athena débarque et cherche à comprendre ce qui peut bien poser de telles morsures.

La réponse vient d’un appel que reçoit Maddie : un tigre, tout simplement. Le tigre attaque en effet au même moment la propriétaire de l’appartement du type qui venait juste récupérer son argent parce qu’en plus du reste, le type ne paie pas de loyer. Un tigre adulte dans un studio ? Athena découvre que le tigre était un bébé à l’origine, mais voilà, un bébé ça finit par grandir.

Nos pompiers doivent donc intervenir pour calmer le tigre et sauver la propriétaire. Cela nous donne une intervention vraiment classe, avec un passage par la façade de l’immeuble. Chimney a ainsi pour mission de shooter le tigre avec de quoi le paralyser, ce qui le fait bien rire. En vrai, c’était complètement perché, mais sympa comme tout.

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