Paradise – S02E01 – Graceland – 15/20

C’est trop long et parfois lent au point d’être pénible. La série fait le choix de recommencer à raconter son histoire par une voie quelque peu détournée et ça ne me dérange pas forcément, mais j’ai eu du mal à accrocher. En plus, mon vrai problème dans cette affaire a été que le temps passait d’abord trop vite et ensuite que le scénario ne parvenait à me paraître réaliste. La saison 1 était impeccable de ce point de vue, ce début de saison 2 est… aux antipodes de ça ? C’est charmant, mais ça manque d’un moment me retournant le cerveau.

Spoilers

Avant l’Apocalypse, les gens avaient une vie. Annie, pas vraiment.

Come restart the world with me, Annie.

J’espérais que la série reprendrait avec un bon gros résumé de la saison 1. Ce n’est pas le cas. Bon. Je vais survivre et je ne doute pas que le puzzle va se recomposer peu à peu. J’ai trop hâte de découvrir ce que la série va nous proposer en saison 2 – je n’ai pas vu la moindre bande-annonce – pour attendre plus longtemps. Le début de saison est loin de ce que nous proposait la série en saison 1 en plus : on voit une jeune adolescente assister à une visite de la maison d’Elvis. C’est marrant, parce que je reconnais la maison des films sur Elvis et Priscilla de ces dernières années.

L’adolescente semble être une experte qui occupe ses journées à faire la visite avant d’aller s’occuper de sa mère, très clairement malade. C’est sa mère qui semble vouer une passion pour Elvis et qui lui demande d’assister à ces visites. Un jour, l’adolescente rentre chez elle pour trouver sa mère morte.

Après un détour par l’enterrement, on comprend que le but est de s’intéresser à cette adolescente qui, devenue adulte, travaille dans un hôpital. Annie Clay, c’est son nom, est une étudiante en médecine que l’on suit lors d’une consultation médicale en apparence banale. En pratique, malheureusement, Annie a une vraie crise de panique quand elle examine la patiente, parce qu’elle reconnaît des symptômes de sa mère dans cette patiente. Si elle tente de poursuivre son diagnostic, elle s’effondre devant sa supérieure et tous ses collègues.

Annie abandonne aussitôt ses études. Elle n’a pas de famille, plus de job, et elle retourne devant la maison d’Elvis, par habitude. Elle passe une sale journée, mais la cheffe de la sécurité de la maison d’Elvis, Gayle, la prend en pitié et lui propose un job quand elle comprend qu’elle en a vraiment besoin. Et c’est ainsi qu’Annie se retrouve avec un nouveau job : elle devient la guide des visites de la maison d’Elvis.

Y a pas de savoirs inutiles, je suppose. Elle connaît la visite par cœur et peut donc la gérer sans aucun mal. C’est une trajectoire de vie étonnante, mais pourquoi pas. On est très loin, par contre, de ce que la série proposait en saison 1. Pas de quoi s’inquiéter : on y revient vite. Un jour, alors qu’elle commence sa visite, Annie se rend compte que son groupe de touristes ne la suit pas. Et pour cause : la fin du monde vient juste d’être annoncée.

Les médias présentent les catastrophes qui touchent l’Australie et le reste du monde, ce qui fait que la panique gagne tout le monde dans cette belle journée ensoleillée. Annie ne cède pas à la panique pour autant : elle demande à Gayle de réunir des vivres et de les emmener dans la cave de Graceland, la maison d’Elvis. Elle comprend qu’il va falloir survivre et elle le comprend vite : en bonne américaine, elle récupère le flingue d’Elvis dans une vitrine, aussi. On ne sait jamais, je suppose, un flingue, c’est hyper utile face à la nature qui se déchaîne, lol. Annie prend le temps de libérer les chevaux des écuries, puis va dans sa chambre récupérer des affaires. Il est peut-être déjà trop tard avec la montée des eaux qui se propage et une tempête horrible qui s’approche.

Gayle et Annie sont devenues super amies et n’ont plus qu’elles au monde. La fin du monde ne change pas grand-chose pour elles finalement, en fait ? Les téléphones lâchent ensuite, puis l’électricité. Malheureusement, Gayle est prise par surprise à ce moment-là, et elle tombe dans l’escalier qui mène à la cave. C’est bien le moment. C’est la fin du monde et elle se casse la gueule, devenant une patiente dont Annie doit prendre soin. Pas sûr que ce soit son choix de base.

Annie a fait des études de médecine cependant, ce qui est plutôt pratique pour Gayle : elle passe les rois premiers jours dans ce bunker de fortune à s’occuper d’elle et la soigner. Elles n’ont toujours pas d’électricité cependant et ne savent pas trop quoi faire. À l’extérieur, c’est tout simplement la fin du monde : l’apocalypse a eu lieu, mais il y a encore des gens en vie. Comme ils sont américains, ils se tirent dessus pour voler les ressources des autres.

La vie isolée dans la maison d’Elvis est plutôt chouette, je crois. De la terrasse de la maison, les deux femmes ont une vue terrible sur la ville au destin désastreux. Et une explosion d’usine les surprend, les forçant à rentrer se mettre à l’abri. Le temps passe alors et les deux femmes vivent comme elles peuvent dans cette cave : le sixième jour, elles trouvent de quoi s’amuser dans la maison d’Elvis, le dix-neuvième, elles s’inquiètent du froid polaire qui s’installe en plein été, le vingt-quatrième, la survie est clairement très compliquée.

Allez faire du chauffage quand il n’y a pas d’électricité ! Je suis même surpris de voir qu’il y a des bougies le 45e jour… Comment on trouve des bougies si longtemps alors qu’on vit dans le noir ? Le plus triste est que Gayle remercie Annie de faire tout ce qu’elle peut pour elle et d’avoir réussi à l’empêcher d’avoir froid… alors qu’elle est juste en train de mourir. Ne plus sentir le froid quand il fait froid, ce n’est pas bon signe.

Annie comprend qu’elle va perdre Gayle et se retrouver seule. Le lendemain, il faut donc enterrer (enneiger, même) le corps de Gayle. La série parvient à me rendre triste pour un personnage que je connais à peine. Et là, contre toute attente, on passe au jour 689.

Allez. Deux ans après la fin du monde, donc, Annie vit toujours dans la maison d’Elvis, seule. Elle a une sacrée force de caractère pour avoir tenu un confinement de deux ans, je suppose. Le plus surprenant, ce jour-là, c’est qu’Annie remarque qu’il y a un rayon de soleil qui perce dans le salon. Oui, oui, le soleil est de retour, enfin ! L’air est encore respirable, apparemment, pour une raison qui m’échappe. Annie parvient même à faire pousser des fleurs.

Et puis, un jour, elle entend un bruit très improbable : celui d’un avion. Elle voit ensuite des hommes au portail de sa demeure. Après deux ans sans voir personne, il y a de quoi avoir très peur, je suppose. Elle comprend que la maison va être prise d’assaut et monte aussitôt à l’étage, à la recherche du flingue d’Elvis. Elle n’a pas le temps de plus : les hommes qui entrent dans sa maison, nombreux, comprennent que la maison est habitée et se mettent aussitôt à sa recherche.

Elle tente bien de faire croire qu’elle a pris la fuite, mais c’est en vain : elle est vite retrouvée par un homme, Link, qui lui jure qu’ils veulent simplement voir les voitures d’Elvis. J’ai un doute, franchement. C’est un drôle d’épisode de reprise qui ne va définitivement pas nous montrer les personnages de la série avant la fin, hein ?

Pendant que ses hommes vont voir si les voitures sont encore là, Link prend le temps de papoter avec Annie. Elle lui explique qu’elle voulait rester discrète et a fait en sorte que personne ne sache qu’elle vivait là. La relation qui s’établit entre eux est étrange, pleine de défiance, forcément, et de jeu de pouvoir qui ne sont pas en faveur d’Annie.

Alors que Link se met à jouer au piano et apporte un peu de douceur, Annie décide de l’attaquer pour aller se réfugier et s’enfermer dans le sous-sol. Link est assommé mais est vite à sa recherche. Il est trop tard. Annie est certes tranquille pour un moment, mais elle passe trois jours enfermée en sous-sol. Elle finit par en sortir quand elle est forcée de le faire par faim – surtout que les hommes à l’étage font un super petit-déjeuner.

Annie est forcée de sympathiser, cette fois, avec cette bande d’hommes inconnus et menaçants par leur simple existence. Elle leur donne son prénom, puis écoute Link lui raconter sa vie et… Je ne sais pas, je n’accroche pas plus que ça à cette scène, en vrai. J’ai envie que la série accélère et passe à autre chose. Ce début de saison m’a fait penser à celui de la saison 2 de LOST où on nous introduisait un nouveau personnage lié à l’intrigue avec un flashback aussi… mais sans pour autant nous l’imposer sur un épisode complet. Je ne sais pas, c’est long, là.

Le groupe d’hommes, en plus, pfiou, ce n’est pas passionnant. Ils apportent pourtant des informations essentielles. Ainsi, deux-tiers de la population des USA serait mort : tsunami, effondrement de la société, famine… Soit. Link explique à Annie qu’ils comptent rester encore plusieurs jours, après lui avoir présenté seulement deux autres hommes, Geiger et Big Papy, qui s’intéresse lui aux plantes qu’Annie arrive à faire pousser.

Les jours passent et Annie se fait à la présence des hommes, peu à peu. C’est un peu gros, tout ça. Aucun d’entre eux ne semble l’agresser ? Eh, ça redonne foi en l’humanité cette affaire. Ils se contentent de désosser certaines voitures d’Elvis pour s’en servir. Au passage, alors que la météo s’améliore significativement, Annie remarque que le poignet de Link est cassé. Elle lui répare bien vite grâce à ses quelques connaissances médicales qui tiennent la distance.

Contre toute attente, Annie voit aussi revenir un des chevaux de l’écurie. Autant les voitures ne servent plus à rien, autant un cheval, ça peut servir. Le truc, c’est que je m’attendais à une société bien plus détruite que ça. Là, on se retrouve avec une Amérique qui peut encore fonctionner apparemment.

Un soir, Link sympathise (et drague, je pense) avec Annie. Il lui dit qu’il n’a que 25 ans, lui présente sa carte étudiante, lui indique qu’ils partiront le lendemain vers l’Ouest en faisant un détour par St Louis parce qu’ils n’ont pas trop le choix… Et je ne le sens pas. Il invite Annie à un super dîner de départ, et bien sûr, Annie se maquille et se prépare et… Ah, je ne sais pas, je n’ai pas confiance en eux.

Le dîner ne se passe pas si mal et Link (nommé ainsi parce que Zelda) débarque avec la barbe rasée, pour plaire à Annie. Quand au cours du repas, Annie explique que ce qui lui manque du monde d’avant, c’est de faire des visites de la maison d’Elvis (pardon, c’est son job qui lui manque ? Eh bah, sacré amour de son job !). Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elle se retrouve à guider tout le groupe dans Graceland.

Le groupe s’arrête en chemin, laissant Annie seule avec Link, évidemment. Les deux personnages se tournent littéralement autour. Finalement, il lui passe une main sur le visage et il n’en faut pas plus pour qu’elle fonde en larmes dans ses bras. Deux ans sans le moindre contact humain, soit la moindre caresse, sans rien ? Oui, forcément, il y a de quoi s’effondrer, je suppose. C’est une jolie scène d’humanité, qui dérape vite vers un baiser, puis vers du sexe, Annie en profitant pour découvrir toutes les cicatrices de Link. Pour une première fois entre eux et après autant de temps tout se passe drôlement bien et je suis surprise que le reste du groupe les laisse autant tranquille. Ils passent en tout cas un joli moment d’amour.

Après l’amour, Link explique à Annie que son groupe est à la recherche des objets électriques qui fonctionnent encore pour se rendre ensuite dans le Colorado. Ils espèrent y trouver un bunker de la taille d’une ville – mais aussi peut-être autre chose. Mouais. Bien sûr, Link demande aussi à Annie de l’accompagner. Une jolie nuit d’amour et de promesses, donc.

Le lendemain, cependant, Annie s’isole dans la cave où elle s’enferme. Elle laisse derrière elle Link, nu dans son lit. Elle refuse de le suivre, donc. Putain, se faire ghoster après l’Apocalypse ? Il prend cher le Link. Il s’énerve, de manière assez légitime parce que faut vraiment arrêter de ghoster les gens, mais un de ses hommes finit par lui dire qu’ils n’ont plus le temps de rester.

Ils doivent aller dans le bunker et tuer Alex. Allons bon, c’est encore autre chose ça. Link a apparemment un problème médical, aussi, puisqu’il se met à saigner du nez. Après tout ça, il se décide malgré tout à quitter Graceland. Il promet à Anie de revenir pour elle, laisse quelques affaires derrière et prend soin de fermer le portail de la maison, mais c’est tout.

Sans trop de surprise, le temps passe ensuite et il est révélé qu’Annie s’en sort bien dans la survie seule. Elle est évidemment enceinte et son ventre pousse vite. Quand elle entend un avion se crasher, elle sait qu’elle ferait mieux de rester chez elle… mais elle a peur qu’il s’agisse de Link. Elle monte donc à cheval et part à la recherche de l’épave de l’avion. La scène est belle, bien aidée par une reprise magnifique de I can’t help falling in love with you. Seulement voilà, elle ne tombe pas sur Link. Non, celui qui s’est crashé, c’est évidemment Xavier.

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Paradise (S02)

On en était où ?

J’ai tellement dévoré la saison 1 que j’ai un peu oublié certains tenants et aboutissants, mais bon, le monde est arrivé à son terme et vit désormais dans un bunker. Le truc, c’est qu’il y a aussi des survivants en-dehors du bunker et que maintenant que le meurtre du président est résolu, Xavier sort du bunker et part à la recherche de sa femme.

Ce que j’en attends

Les attentes sont énormes, mais si j’essaie d’être un peu raisonnable, je vais dire que j’en attends de retrouver le casting que j’adore et peut-être aussi la sensation de grosse surprise qu’ils savaient très bien installer en saison 1. Je ne regarde plus tellement de séries dernièrement, alors bien évidemment j’espère que cette saison qu’elle me redonne envie de passer du temps devant ma télé – ce n’est pas gagné avec plein de détours à Disneyland toujours, beaucoup de séances de cinéma, mais aussi plein de lectures.

Vous remarquerez que je la commence plutôt dans les temps par rapport à la saison 1 et que j’ai enchaîné directement les trois premiers épisodes diffusés hier sur Disney +. Ce n’est pas un hasard : j’ai adoré alors je veux leur rendre mon plaisir en leur faisant une petite vue. C’est déjà ça. Je sais que je ne vais pas rester à jour toute la saison, mais bon, ça fait déjà plaisir de l’être ce soir, non ?

Note moyenne de la saison : 15/20

9-1-1 Nashville – S01E10 – Let It R.I.P – 14/20

C’est plutôt un bon épisode, mais il laisse de côté le cliffhanger de l’épisode précédent pour se concentrer sur d’autres intrigues. Si celle qui est proposée en fil rouge pour la suite ne parvient pas à me motiver, je trouve ça bien qu’on développe de plus en plus certains autres personnages qui étaient traités comme des personnages secondaires alors qu’ils sont (de qui je me moque : elles sont) des centres d’intérêts plus grands en ce qui me concerne.

Spoilers

Blue et Taylor continuent de se rapprocher, et ça ne passe pas inaperçu.


You’re making goo-goo eye at Taylor.

Heated Rivalry n’a qu’à bien se tenir, les pompiers de Nashville ont leur propre hockey, apparemment. C’est sur rollers qu’ils tentent de briller pour être la meilleure caserne de la ville en hockey. L’idée de ce tournoi sort de nulle part et n’est pas vraiment utile, à part pour offrir plus tard une scène entre Cam et Blythe. Je ne suis pas convaincu du tout, je me demande même si l’épisode a été tourné au moment où la série canadienne commençait à exploser (mais probablement pas ?). Pas de chance, nos pompiers apprennent en plus qu’ils ne participeront au tournoi de cette année, parce qu’ils doivent rester de garde pendant tout l’événement. Bref, ils seront les seuls pompiers en ville et ça pourrait promettre de bonnes interventions… Sauf que non.

Bon, bien sûr, comme nous sommes dans la franchise 9-1-1, il y a bien des interventions dans l’épisode, mais elles n’ont rien d’incroyable. On découvre ainsi une policière pour la première fois, mais celle-ci se fait avoir comme une bleue par un ivrogne qui s’amuse sur un engin de chantier. C’est franchement abusé : elle fait venir les pompiers pour que Don se contente d’appuyer sur le bouton off de la machine afin que la policière puisse l’arrêter. De l’argent public bien dépensé, ma foi !

Une deuxième intervention amène nos pompiers sur un stand de tir. Il y a eu un accident idiot où une femme a tiré sur son petit-ami. Oui, c’est un accident, oui elle lui tire dans le visage et lui ruine son œil l’air de rien. Bien sûr, les pompiers parviennent à régler la situation grâce à une intervention rondement menée sur le terrain : Roxie est capable de rétablir la vision du type qui était en train de devenir aveugle. Pour autant, le couple finit par rompre, à l’initiative de cette petit-amie qui a tiré le coup accidentellement. Ben… Super.

Sans trop de surprise, le flirt entre Taylor et Blue continue dans cet épisode. Cette fois-ci, Rox et Ryan s’en rendent compte alors qu’ils font la cuisine ensemble et ils tentent aussitôt de mettre un stop à ce qui ressemble fort à un cauchemar RH à venir : il est clair pour Ryan, lieutenant, que cette relation ne peut que compliquer les choses pour le nouveau bleu de la caserne – dire qu’il s’appelle Blue, en plus.

Bien sûr, une fois qu’on le met en garde, Blue ne sait plus comment se comporter avec Taylor : il était en train de flirter avec elle mais pensait être discret. Désormais, il cherche à l’éviter, sans y parvenir parce qu’ils bossent ensemble. En plus, Taylor est folle de son nouveau collègue : elle se jette sur lui, limite, en complimentant sa mère et en lui demandant de l’inviter à un dîner. Blue n’a que peu de force de caractère : il accepte évidemment.

Par contre, il découvre ensuite qu’il ne connaît pas toute la vie de Taylor. Un joli policier noir semble très proche d’elle, au point de l’embrasser sur la joue lors d’une intervention. Le policier est ravi de rencontrer Blue et de lui dire qu’il vit avec Taylor. Pff. Les scénaristes nous font croire qu’ils sont en couple, mais ils vont clairement être de la même famille ou un truc comme ça.

En attendant, Blue est clairement jaloux et le fait bien sentir à Taylor qui ne comprend pas son changement d’attitude. Elle finit par confronter le beau pompier pour comprendre pourquoi elle a droit à des douches froides à chaque fois désormais. Sans trop de surprise, ça permet à Blue de dire qu’il développe des sentiments pour elle mais laisse tout tomber, principalement parce qu’il sait qu’elle est en couple. Le truc, c’est qu’elle ne l’est pas : son colocataire est gay, évidemment. C’était hyper prévisible, mais ça permet de faire avancer cette intrigue de manière amusante.

Taylor révèle donc à Blue qu’elle développe aussi des sentiments pour lui et qu’elle veut toujours aller au restaurant avec lui, même si c’est une idée de merde de sortir avec un collègue. Ben super. Ryan ne peut que constater que sa parole de lieutenant n’a pas beaucoup de poids, finalement.

De manière assez logique, la série revient aussi sur le groupe de parole auquel Cam a été invitée il y a deux épisodes par Nick, l’agent qui cherchait à mettre fin au hack de la ville. C’est une belle occasion pour les scénaristes : ça permet de les voir se draguer l’air de rien, tout en développant l’intrigue sur le deuil de Cam. C’est bien que ce personnage soit introduit par cet angle, c’est rare qu’une série prenne le temps de développer vraiment le deuil sur plusieurs épisodes.

Malheureusement, Cam n’est pas prête pour le groupe de parole, parce qu’on l’invite à rire de son défunt mari. Cam s’enfuit donc et passe la soirée à laisser un message vocal sur la boîte vocale de son mari. C’est triste. Elle en parle ensuite à Blythe qui lui rappelle qu’elle est encore en vie et a le doit d’accepter un peu de joie et de rire.

Elle finit par s’en rendre compte d’elle-même quand elle retourne au boulot. Cam doit convaincre deux adultes d’arrêter de se battre pour une baballe de baseball. OK, j’abuse un peu, je sais que ça représente beaucoup pour beaucoup de gens les balles de la victoire là. Cela dit, ça permet surtout à Cam de prendre conscience qu’elle doit lâcher du lest dans son deuil et apprendre à lâcher la balle pour aller de l’avant. C’est une métaphore un peu foireuse mais qui fonctionne bien dans l’épisode.

Cam annule donc le service qui lui permettait de continuer de laisser des messages vocaux à son mari, puis invite Blythe au groupe de paroles. Pour la première fois depuis longtemps, d’après elle, elle s’autorise donc à rire – et c’est un beau fou rire, en présence aussi de Nick.

En parallèle de tout le reste, on nous ajoute une nouvelle intrigue où Rox s’inquiète pour la santé de Don lorsqu’elle le voit avoir un début de crise de panique alors qu’il a un simple coup de fil. Don nie tout quand elle essaie de l’interroger sur ce qu’elle croit être lié à un choc post-traumatique. Cela s’avère être bien le cas : lorsqu’il reçoit une lettre venant de la même prison que le coup de fil précédent, Don s’effondre carrément au sol.

Il révèle ensuite à Rox, qui cache à tout le monde l’état du capitaine, qu’il s’agit bien d’un choc post-traumatique. L’homme qui a tué toute sa famille et est en prison cherche à le contacter pour parler, et apparemment, Don ne veut pas lui parler. Mouais. C’est un cliffhanger qui remet encore Don au centre de l’intrigue, et j’aurais préféré qu’on se concentre davantage sur Taylor ou Rox, parce que j’ai plutôt envie de les découvrir elles que de repasser encore du temps du côté de la famille de Don.

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9-1-1 Nashville – S01E09 – Pipe Dreams – 13/20

La série poursuit ses intrigues, ses interventions et son fil rouge comme s’il n’y avait jamais eu de gros événements sur trois épisodes il y a peu de temps. Cela fonctionne dans l’ensemble, même si je reste hyper détaché vis-à-vis des personnages. Je trouve que la série ne parvient pas à trouver l’angle qui fait qu’on s’attache à eux. Et pourtant, on voit qu’elle essaie, et pas qu’un peu !

Spoilers

Dixie doit se faire opérer au plus vite.


Relationship goals.

Même si la série est en pause pour quelques semaines, j’ai envie de me mettre à jour au plus vite pour la reprendre dans les temps pendant les vacances scolaires. L’épisode commence par une soirée surbookée – et on sait donc vers quoi on se dirige vu le style de la série. Le vigile a beau avertir du problème que cela peut poser, personne ne l’écoute. Et pourtant, il a raison. Lors d’une altercation, le gérant utilise un spray avec du poivre et… ça tourne mal.

Il y a un mouvement de foule qui n’est pas sans rappeler la terrible actualité du nouvel an. C’est terrible de voir à quel point les scénaristes ont eu une idée qui s’est concrétisée bien vite. Par chance, il n’y a pas d’incendie ici, juste un mouvement de foule avec des gens qui se retrouvent bloqués à la sortie de la boîte, parce qu’ils ont voulu s’y précipiter. De là à utiliser la musique de Tetris quand les pompiers interviennent, je trouve que la série va un peu loin dans le foutage de gueule. Cela dit, ça me pose problème parce que j’ai fait le lien tout seul avec l’actualité. Sans ça, j’aurais probablement éclaté de rire.

Nous suivons étonnamment l’arrivée des patients à l’hôpital. Cela n’a finalement rien d’étonnant : le but est de voir Ryan et Sam travailler ensemble. Ils sont mignons comme tout quand ils sauvent une vie et sont clairement réconciliés désormais, avec une patiente qui comprend même qu’ils sont ensemble. Perso, ça me ferait plus flipper qu’autre chose. Pour le reste, c’était un cas terrifiant parce qu’on sait que oui, ça peut arriver qu’une foule veuille sortir trop vite et finisse par être complètement coincée.

De son côté, Dixie apprend qu’elle a besoin d’une chirurgie au plus vite. Certes, elle ne fume plus, mais c’est trop tard : son cancer prend de plus en plus de place. Le problème, c’est qu’elle n’a pas l’argent pour se soigner, mais que la chirurgie doit être faite le plus rapidement possible. Elle tente alors de convaincre Blue d’extorquer plus vite de l’argent auprès de son père biologique.

Blue est clairement dans une situation dérangeante, tiraillé entre sa fidélité à sa mère et sa nouvelle position de recrue à la caserne. Il est en plus accueilli à bras ouverts dans la famille de son père biologique : il l’invite même au déjeuner de famille désormais. C’est l’occasion de voir Cam dans l’épisode, mais aussi de se concentrer à nouveau sur Ryan et Sam. J’ai envie de les trouver mignons et d’être heureux qu’ils soient ensemble, mais comme on les a d’abord vus se détester et qu’on ne connaît absolument rien de leur passé, je n’accroche pas encore.

En plus, cette idiote de Blythe les questionne sur leur couple, leur réconciliation et… l’air de rien, elle se débrouille pour ramener une conversation dérangeante qui finit en engueulade de couple. Oh, tout se fait d’un ton posé, mais il est assez clair que Ryan veut commencer à avoir des enfants quand Sam veut attendre maintenant qu’ils ont failli divorcer. Et ça, Ryan ne s’y attendait pas. Ah, les repas de famille. C’est dérangeant comme tout. Allez, tout finit bien pour le couple : il s’embrouille, avant les enfants, sur la question des animaux domestiques et ont alors la même idée. Ryan offre un chat à Sam, même s’il n’aime pas ça, alors que Sam offre un chien à Ryan, même si elle n’en voulait pas. Cela fait beaucoup à gérer d’un seul coup, un chat et un chien.

En tout cas, Blue assiste à tout ça et est clairement un membre de famille désormais. Pour autant, Dixie continue de vouloir s’imposer dans la famille, au grand désespoir de Blythe. Lors d’une fête à la caserne, Blythe a la joie de voir sa rivale demander une photo avec son fils et le père biologique, avec une main qui se balade en plus. Cela ne plaît pas à Blythe et les scénaristes en profitent pour faire un peu d’humour.

Pourtant, l’humour tourne court : Dixie rencontre Roxie et Taylor, chante un duo avec Taylor et se met à tousser du sang devant toute la caserne. Elle s’effondre et est évidemment amenée à l’hôpital. Cette fois, Blue s’inquiète vraiment pour sa mère. Il a beau savoir qu’elle est malade, il ne s’attendait pas à ce que ça dérape si vite. Bien sûr, notre capitaine propose aussitôt de payer pour la chirurgie de son ex. Blythe est une fois de plus énervée. Elle n’a aucune raison de l’être, parce qu’il est évident que n’importe qui ferait la même chose à leur place ; qu’en l’absence de son mari, elle l’aurait proposé aussi… Mais voilà, les scénaristes veulent nous coincer dans ces intrigues de triangle amoureux immature, alors on doit composer avec. Pas de quoi s’inquiéter ; bien sûr que le couple se réconcilie avant la fin d’épisode, devant un petit coucher de soleil sur leur ranch en plus.

Quant à Dixie, elle a la voix cassée pour le reste de l’épisode. Sa manipulation a parfaitement fonctionné, en théorie. En pratique, Blue finit par comprendre que sa mère lui ment et est une actrice : elle a simulé une blessure plus grave à la gorge devant tout le monde pour obtenir plus vite l’argent dont elle a besoin. Blue a beau être choqué par les mensonges de sa mère, il continue ensuite de lui obéir quand elle lui dit d’aller se coucher comme s’il était un ado… Etonnant.

Une deuxième intervention voit nos pompiers intervenir sur un accident de tracteur très bête et très con, avec une ado qui accepte de conduire sous la pression de son père et qui le regrette bien vite. Pour ne pas tuer un chat, elle renverse le tracteur dans une énorme flaque ; et son père est coincé sous le tracteur. C’est si triste. Le père s’en sort très bien et est dégagé du tracteur assez vite par nos pompiers. Ceux-ci ont alors la surprise de découvrir toute une portée de chats coincée dans le tracteur. Tout ça pour le facteur cute chaton + pompier…

Une autre intervention voit les pompiers intervenir pour s’occuper d’une femme qui a un accident de voiture alors qu’elle est au téléphone avec son fils. Si la femme est sauvée, ce n’est pas le cas de son mari, transpercé par quelques branches d’arbre. Malheureusement, la femme apprend la mort de son mari et est dévastée… mais elle n’est qu’une horrible actrice.

En effet, nos pompiers se rendent compte que le mari était mort avant l’accident. Voilà donc la femme qui est emmenée à l’hôpital en étant menottée, parce qu’elle est coupable du meurtre de son mari, qu’elle a tenté de maquiller en accident. Terrible… Mais ça permet à Blue de comprendre que sa mère lui ment, c’est toujours ça de pris.

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