One Piece – S02E02 – Good Whale Hunting – 16/20

Il y a du mieux dans cet épisode, en grande partie grâce à son rythme et parce que je me suis remis dans l’intrigue, surtout. Cependant, je continue de trouver que la construction des épisodes n’est pas idéale, avec des bouts d’intrigues qui se déroulent en parallèle sans toujours se recroiser. Dans les points positifs, il est à noter tout de même que la nouvelle chronologie proposée me paraît éclaircir des zones d’ombre des mangas en apportant plus rapidement que ceux-ci des réponses, et ça, je trouve ça plutôt cool.

Spoilers

Grand Line n’est pas facile d’accès.


You don’t know my crew.

L’épisode est long, mais il ne perd pas de temps à nous remettre directement dans l’ambiance. Luffy et son équipage doivent traverser encore un danger pour aller sur Grand Line. Comme toujours, il y a débat sur la marche à suivre, mais Luffy fait une confiance aveugle en sa navigatrice. Tout le monde suit donc la théorie de Nami et le bateau traverse des récifs dangereux… Mais grâce aux pouvoirs de Luffy, une bonne dose de chance et beaucoup de technique, nos héros s’en sortent.

Bon, il n’y aurait plus de série s’il ne s’en sortait pas. C’est toutefois cool que l’épisode reprenne très vite sur cette scène d’action et de navigation. C’est un peu ce qu’on attend d’une série de pirate, aussi folle soit-elle. D’ailleurs, la folie finit par reprendre le dessus : alors qu’ils sont en train de profiter d’une superbe attraction (vraiment, ce bateau qui tombe dans le vide, c’est trop cool !), l’équipage se rend compte qu’ils sont en train de foncer droit dans la gueule d’une baleine.

En essayant de les sauver de ce sort, Luffy se retrouve projeté hors du bateau et la baleine avale tous ses amis. Au réveil, Luffy essaie de se prendre la tête à la baleine, mais bon, c’est assez vain comme on pourrait s’en douter. Il est toutefois aidé par le gardien d’un phare qui endort la baleine et lui assure que ses amis à l’intérieur de celle-ci sont déjà morts. Heureusement, Luffy connaît ses amis et sait bien que c’est faux. Par contre, en attendant, il est fait prisonnier dans le phare.

Ce n’est pas dans l’habitude de Luffy de se laisser faire, cependant, alors il insiste, insiste, insiste et finit par obtenir l’aide du gardien pour approcher la baleine et voir si ses amis sont en vie. Je me souviens vaguement de cette intrigue et je me souviens surtout que la partie de Luffy avec le gardien n’avait pas été mon arc préféré – ainsi, c’est sans surprise que dans la série aussi je trouve que ça apporte quelques longueurs.

Il faut dire qu’on nous sort aussi des flashbacks de l’arrivée de ce gardien dans la baie, sa rencontre avec Naboon la baleine et… En fait, j’ai envie de suivre l’équipage de Luffy, pas forcément tous ces flashbacks. C’est amusant, la série respecte vraiment bien le matériel d’origine et n’hésite pas à faire des détours pour étoffer toute la mythologie (gigantesque !) derrière One Piece, mais ça fait qu’elle reprend ce qui me donnait du mal aussi dans les mangas, finalement.

En tout cas, on apprend dans ce flashback que Naboon s’était lié d’amitié avec d’autres pirates et qu’elle attend à présent leur retour, exactement comme le gardien du phare. L’histoire est en fait assez triste : Naboon passe son temps à s’éclater la tête contre le récif qui mène à Grand Line dans l’espoir de rejoindre l’équipage des pirates qui sont ses amis. Le gardien sédate donc régulièrement la baleine, mais le sédatif est de moins en moins efficace. Bien sûr.

Il faut donc que Naboon comprenne que son équipage est parti loin. Luffy fait sa mission de lui faire comprendre ce qu’il en est et espère aussi retrouver son équipage ainsi. Cela commence par un peu de combat entre eux quand la baleine se réveille, mais le dialogue finit par se faire quand Luffy chante la même chanson que les pirates – que quelqu’un lui chantait il y a fort longtemps.

Comme prévu, l’équipage survit sans trop de mal dans la gueule de la baleine. Il y avait de la place pour leur bateau et ils se retrouvent coincés dans celle-ci. Ils ne sont pas les seuls, par contre. Usopp et Sanji tombent ainsi sur un cadavre qui n’en est pas un mais s’avère être finalement un type bizarre. J’ai beaucoup ri des cris d’Usopp et vraiment, ça ne fait que confirmer ce que je pensais en saison 1 : son casting est absolument brillant. L’acteur est génial, tout simplement. Bon, le type bizarre est rapidement maîtrisé par Sanji, bien sûr, mais il annonce l’arrivée d’autres méchants pour leur prendre le bateau.

En parallèle, Nami et Zoro sont sur le pont du bateau et n’ont aucune idée de ce qui les attend. Alors qu’ils cherchent une solution pour sortir de la baleine, Nami est ainsi attaquée par une très jolie femme aux cheveux bleus. Elle assure avoir besoin de son bateau pour elle… mais bon, Usopp et Sanji débarquent à temps avec leur otage pour qu’elle lâche Nami sans la blesser. C’était plutôt fun à regarder.

Faits prisonniers, l’identité de ces deux personnages est finalement révélée par Zoro qui comprend qu’ils sont de la même organisation que Mr. 7. Il est temps de développer un peu l’intrigue de Baroque Works, et la série explicite les choses bien plus que tout ce que je me souvenais : Zoro a tué 7, il reconnaît 8, apprend l’existence de Mrs Wednesday. Ils font partie d’une organisation de pirates bien plus larges qui est une menace aussi pour la Marine. Voilà, ça éclaircit les enjeux.

Il y a ensuite un peu de suspense avec Usopp qui manque de tomber du navire et de mourir lorsque la baleine se réveille, mais tout est bien qui finit bien : Naboon accepte de laisser partir les amis de Luffy, parce que Luffy est aussi son ami désormais.

Cela dit, 9 et Wednesday sont là aussi : il va falloir décider quoi faire de ces assassins. En attendant, Nami se sent dépasser par Grand Line et ses conditions de navigation très différentes d’avant. Par chance, le gardien du phare a plein de très bons conseils à lui donner pour les aider.

Avant de partir, il reste à peindre une tête de mort sur la tête de Naboon pour s’assurer qu’elle ne se cogne plus jamais la tête. Luffy lui promet aussi de revenir pour elle… Dans une autre saison, au mieux. La navigation peut en tout cas reprendre…

La série continue de suivre aussi la Marine. C’est l’occasion de retrouver les personnages oubliés de la saison 1 et ceux de l’épisode précédent : ils se rencontrent et sont tous à la recherche de Luffy. Ben super. Tashigi se retrouve à devoir jouer les guides et elle n’en est pas ravie.

Pendant ce temps, les leaders de la marine s’entretiennent. C’est l’occasion d’entendre parler de la princesse disparue d’Alabasta et de commencer à semer des graines, mais j’avoue que je n’accroche toujours pas à cette partie de la série. Pour moi, One Piece, c’est avant tout Luffy et son équipage. Le reste, c’est du folklore, c’est souvent marrant, mais ce n’est pas ce que j’ai envie de voir. Et ça se sent devant la série : je décroche trop facilement de ses scènes. Allez, ce n’est pas ce qui me plaît et ces intrigues sont si détachées que je peux suivre la série sans suivre le détail de ces scènes, apparemment ? C’est étrange, tout de même. En tout cas, Tashigi découvre qu’elle a été contactée par Baroque Works en espionnant son chef, et c’est plutôt intéressant.

Tashigi vient aussi avec sa propre intrigue secondaire : elle veut retrouver tous les sabres célèbres qui sont tombés entre les mains des pirates. Elle se fait de nouveaux amis au passage et insiste pour continuer sa quête des pirates. OK, vu.

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One Piece – S02E01 – The Beginning and the End – 14/20

Je pense que le problème vient de moi, mais je n’arrive pas à me remettre dans l’ambiance de la saison 1 : l’épisode est un petit bijou d’écriture qui réintroduit progressivement tous les personnages et les intrigues, tout en offrant des enjeux pour la saison 2 et en proposant des gags comme des effets spéciaux réussis. Et pourtant ! J’ai trouvé que c’était long, parfois un peu poussif et je ne retrouvais pas ce que j’avais adoré à la lecture (trop peu de souvenirs désormais) – j’espère que la suite va réussir à m’embarquer davantage !

Spoilers

L’équipage de Luffy se rend à Logue Town.


Piracy isn’t over.

Comment ça, l’épisode dure 1h06 ? J’étais content de me dire que je n’en avais que quelques-uns à rattraper, franchement.

J’étais rassuré que la série n’adapte pas encore les tomes que je n’ai pas lus, mais franchement, cette saison commence directement avec ce que je n’ai pas lu. Ou si j’ai lu ça, c’est très grave de ne pas m’en souvenir à ce point ! La série continue de nous proposer des scènes qui sont loin de Luffy et ses amis. C’est plutôt une bonne chose, car ça rajoute du suspense et ça donne une idée de ce qui se déroule en parallèle.

On assiste à une jolie scène de début de saison, en tout cas, avec la Marine qui se fait dégommer rapidement par quelques méchants pirates plein de pouvoirs. Les effets spéciaux sont bons et c’est assez kiffant à voir. Bon, certains des personnages sont assez cons à se laisser tirer dessus sans bouger, mais bon, cette méchante avec des bras qui sortent de nulle part ? C’est excellent.

Bien sûr, tout ça nous mène à la révélation que Luffy s’est fait des ennemis en tuant Mr.7. Il a fait ça en saison 1 ? C’est loin, je ne me souviens plus tellement. Vous savez quoi ? J’aurais aimé un petit résumé de la saison 1 avant de reprendre. Peut-être que Netflix le proposait, mais j’avoue que j’ai fait play directement sur le premier. Ce n’était peut-être pas ma meilleure idée ?

Les retrouvailles avec l’équipage de Luffy sont bien foutues pour nous remettre chaque personnage en tête, par contre, et ça c’est plutôt bien joué. Les scénaristes font trainer en longueur toute une scène de débat pour savoir si oui ou non l’équipage doit se rendre à Logue Town. Usopp ne le veut vraiment pas, mais Sanji veut davantage de provisions pour la cuisine, Nami veut faire des emplettes, Zoro y voit l’opportunité de trouver de nouveaux sabres et même Luffy se laisse finalement convaincre quand Nami lui explique que la légende du One Piece a commencé à Logue Town.

C’est simple et efficace pour nous rappeler l’enjeu des têtes mises à prix, de l’immaturité de Luffy et l’humour de la série. Par contre, j’ai eu du mal à me remettre tout à fait dans le style, avec des acteurs qui me semblaient sonner faux. Ont-ils vieilli ? Est-ce ça qui m’a posé problème ? Je ne sais pas. Peut-être. Luffy semble toujours kiffer autant son rôle, au moins.

L’équipage arrive dans une ville de la Marine (très jolie ville, avec une bonne ambiance) et Nami insiste sur le fait qu’il faut rester discret, mais Luffy court et crie partout dès le départ, alors ce n’est pas gagné. La série divise rapidement ses personnages.

Nami reste avec Usopp pour acheter du linge. Rapidement, il se cherche de quoi cacher sa véritable identité et abandonne ainsi Nami, qu’il disait vouloir protéger pourtant. Lol. Nami est capable de se débrouiller toute seule, et on le sait. Elle trouve en ville un livre de cartographie tandis que lui se trouve de superbes lunettes sur le marché, puis se met à raconter toutes ses aventures au téléphone. Il est si discret, cet abruti. Bien sûr, Nami se fait un nouveau pote dans la rue en lui volant son portefeuille et en lui expliquant comment être un bon voleur – l’art de se faire des amis.

Zoro a besoin de sabre – et d’argent. Nami lui dit de négocier et est apparemment la seule qui a de l’argent dans cet équipage. Il trouve en ville le sosie (ah ce facepalm) de Kuina, Tashigi (je ne suis pas convaincu par le casting là ?), mais l’ignore pour vraiment se concentrer sur ses armes, parce que c’est tout ce qui compte. En fait, c’est tellement tout ce qui compte que c’est tout ce qui intéresse Tashigi aussi.

On assiste à une scène un peu longuette où le marchand de sabre essaie d’arnaquer Zoro, en vain. Il ne parvient pas à lui racheter son sabre mythique, mais il réussit au moins à lui en vendre un supposé maudit – la malédiction ne fait pas peur à Zoro, bien au contraire, elle attise sa curiosité.

Sanji et Luffy vont chercher la nourriture. C’est sûr : emmener Luffy dans un endroit où il y a de la bouffe et s’attendre à ce qu’il soit discret. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Sanji l’abandonne un instant pour faire ses courses, ce qui fait que Luffy se retrouve embarquer par le nouveau pote de Nami – celui à qui elle a dit de trouver un abruti et l’isoler pour mieux le voler.

Luffy est l’abruti originel à ce stade, en plus. Il est un touriste paumé qui cherche désespérément l’échafaud, alors il est facile de l’embarquer où il le veut. Malheureusement pour lui, ce voleur de pacotille va découvrir que Luffy a aussi quelques ennemis. Pour la discrétion, on repassera : Luffy est pris en otage par Baggy le clown et Alvida. Les deux font désormais équipe et, pire, Alvida a mangé un fruit du démon aussi : elle ne peut plus prendre aucun coup.

Bref, Luffy est rapidement pris en otage, quoi, malgré une petite scène de combat. J’aime beaucoup le personnage de Baggy et j’aime beaucoup le faux procès qui suit, avec le clown qui joue l’avocat et Alvida l’accusatrice. Le but est de mettre à mort Luffy devant tout le cirque, mais c’est une fois de plus oublier qu’il a tout un équipage avec lui.

Pour une reprise de saison, c’est efficace de retrouver des méchants qu’on connaît et d’avoir droit à une grande baston. Les différentes intrigues se recoupent bien, en plus : l’équipage se retrouve à temps pour venir en aide à Luffy, mais il est tout de même trop loin d’eux pour le sauver tout à fait de Baggy (James Ward est un acteur de génie, vraiment). Pas grave : au moment où il devrait mourir, la foudre tombe d’un coup sur Baggy. Ainsi, Luffy survit et la légende fera le reste : il a tout de Roger. Au moment de mourir, il sourit et rit. C’est typique de Luffy, mais c’est justement l’idée que la Marine veut combattre à tous prix, alors ça va poser problème et ça va faire qu’il sera encore plus poursuivi par la marine cette saison.

Il faut donc retourner au bateau au plus vite, mais avant ça, Zoro doit découvrir que Tashigi fait partie de la marine. Et oui, elle découvre qu’il est un pirate et essaie de l’arrêter. Malheureusement pour elle, elle ne fait pas le poids face à lui. Elle est rapidement maîtrisée et abandonnée derrière.

Plus loin, Luffy et Sanji se retrouvent à devoir faire face au Colonel Smoky. Il fait partie de la Marine aussi, mais il a mangé un fruit du démon qui lui permet de se transformer en fumée. C’est problématique comme tout : il met KO Sanji, puis s’en prend à Luffy. Et franchement, bouffer de la fumée comme le fait Luffy, ça ne fait pas envie. Cela dit, Luffy est une fois de plus sauvé in extremis, cette fois par un homme qui refuse de voir Luffy perdre.

Luffy peut ainsi rejoindre son navire et la fin de l’épisode voit l’équipage arriver à Grand Line. Allez. Ils sont talonnés, évidemment, par Smoky et Tashigi (désormais contactée par les méchants de Baroque Works, elle), la Marine ne pouvant laisser Luffy s’en sortir comme ça. Ce sont de belles promesses, mais ça m’a donné l’impression d’être un tout qui n’appelle pas forcément au binge-watching autant que je m’y attendais – j’avais souvenir des épisodes fonctionnant par deux, par exemple.

Ah, et aussi, j’ai eu du mal à suivre tout ce qui était détaché de l’équipage de Luffy, finalement. On a ainsi un joli flashback de Logue Town au jour de l’exécution de Gold Roger – ce qui a lancé la légende du One Piece. On le voit dévoiler qu’il a un fils et confier sa recherche à un autre homme.

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One Piece (S02)

On en était où ?

Qui s’en souvient en fait ? Luffy et son équipage naviguent sur la mer avec pour but de choper le One Piece. Est-ce que ce n’est pas suffisant pour revenir ? C’est plus ou moins le résumé de la saison 1 : pirate intrépide, quête du trésor, camaraderie et baston, allez.

Ce que j’en attends

Cette saison deux a le bon goût de s’arrêter au tome 17, et ça m’arrange tellement, parce que depuis la saison 1, c’est bien simple, je n’ai toujours pas avancé ma lecture de One Piece (j’en suis donc encore et toujours au tome 22). J’imagine que ce serait bien de m’y remettre un jour ? En tout cas, cette saison 2 ne me spoilera pas tellement – même si je suppose qu’ils vont continuer de jouer avec la chronologie par rapport aux mangas. Bref, je sais à peu près ce qui m’attend du côté de l’histoire, j’espère que ça va me remettre tout en tête et, qui sait, me donner envie de lire !

En attendant, ça fait deux mois (ou presque) déjà que la saison est sortie, il serait peut-être temps de m’y mettre ? Je n’arrête pas de me plaindre d’être en retard dans mes séries hebdos et de ne plus trouver des séries qui me plaisent, mais en vrai, la saison 1 de celle-ci était plutôt réussie. Je crois que l’aspect huit épisodes d’un coup tous les deux ans continue de vraiment beaucoup me bloquer.

En plus, j’avais bon espoir de la voir dans les temps quand elle est sortie… mais bon, elle est sortie cinq jours avant que je parte accompagner un voyage scolaire en Grèce, alors je ne sais pas trop comment j’ai pu me convaincre que ça irait pour la voir quand elle sortirait. En attendant, j’ai bien envie de la voir, parce que c’est la seule qu’il me reste sur ma liste qui soit un tant soit peu dans le fantastique (c’est faux, je n’ai jamais terminé le reboot de Charmed et j’ai bien quelques autres séries fantastiques non commencées, mais vous voyez l’idée ?).

Par contre, j’avoue que j’ai assez conscience que les critiques seront peu lues (publier les articles deux mois après, aussi, quelle idée), donc y a moyen que les bâcle un peu. Vous ne m’en voudrez pas, j’espère !

Note moyenne de la saison : 16,5/20 

One Piece – S02E05 – Wax On, Wax Off – 17/20

J’ai presque envie de dire que la série suit un long fleuve tranquille à un rythme de croisière, mais en vrai, cette saison réussit justement parce qu’elle n’est pas si tranquille. Toutes les péripéties s’enchaînent bien, les intrigues s’emboîtent les…

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9-1-1 Nashville – S01E13 – Small Potatoes – 13/20

Pas dur de faire beaucoup moins mauvais que le précédent, mais cet épisode reste très prévisible et n’est pas dingue non plus du côté des développements des personnages. On s’attend à peu près à tout ce qui arrive et ça arrive exactement comme je l’aurais écrit si j’étais scénariste. Je ne suis pourtant pas scénariste, alors ça en dit long, je crois.

Spoilers

Les ressources humaines débarquent dans la série (et ne servent à rien).


It’s Nashville. Everyone has talent.

Maintenant que le crossover est loin derrière nous, j’espère vraiment que la série va pouvoir repartir sur de meilleures bases. Ce n’est pas gagné, cependant : Taylor et Blue arrivent à la caserne ensemble et s’embrassent sur le parking, mais sont surpris d’être surpris par le capitaine. Pardon, mais à quoi s’attendaient-ils ? Don leur demande aussitôt de remplir des rapports RH pour éviter les emmerdes, et voilà, le couple est en place pour la suite apparemment. Il en fallait bien un dans la série.

Si côté RH, leur couple ne pose pas plus de problème que ça – et pourtant, c’est un bleu – côté collègues, personne ne semble avoir envie de les voir s’embrasser. Ils réagissent comme des ados de 15 ans et c’est terrifiant. Personne ne réagit comme ça quand des collègues se mettent en couple, putain. Si ?

Cam reçoit un appel qui lui signale un accident de la route : l’accident en question est assez flippant. Une voiture a fait une sortie de route (non, ce n’est pas celle de Buck et Eddie, mais le timing est nul) et est désormais coincée… le long d’une falaise. Genre, vraiment, elle est prête à tomber de la falaise. Oups, quoi. Pas trop d’inquiétude à avoir : les pompiers effectuent leur magie habituelle (au son de You’ve got a friend in me, c’est étrange, y a pas de jouets pourtant) pour sauver le père et sa fille qui sont bloqués dans la voiture. On a bien sûr le suspense habituel et la voiture explose au bas de la falaise quelques secondes après le sauvetage in extremis, mais tout va bien.

La deuxième intervention est plus amusante, avec Céleste, une ado qui fait de la merde en s’insérant dans le vagin un objet qui n’a rien à faire là. Le problème, ce n’est pas tant ça, le problème, c’est qu’elle a un objet là depuis un mois. Mais vraiment les gens font tellement de la merde. Après, c’est une ado, il faut que jeunesse se fasse et que les ados fassent des débilités vues sur TikTok, je suppose.

Rox et Taylor sont envoyées par Cam sur place. Elles font un job incroyable et parviennent à rassurer leur jeune patiente, tout en l’aidant. Malheureusement, la mère finit par arriver et n’est pas si merveilleuse. Autoritaire, c’est une chose, elle est détestable avec sa fille, puis avec Roxie, qu’elle vire carrément de chez elle. Bien sûr, ça se termine mal cette intrigue : la ville se tape un procès de la part des parents parce que la pompier est intervenue sur une mineure sans l’autorisation de ses parents.

C’est tordu parce que la gamine se tordait de douleur et la suppliait, mais c’est vrai qu’on voit Roxie prendre la décision vite de la traiter pour lui épargner la honte alors qu’elle aurait eu le temps de l’emmener à l’hôpital. Ce n’est bien sûr par le narratif qu’elle vend à la RH, préférant dire que c’était une urgence vitale, évidemment. Pour autant, Roxie peut très bien finir au tribunal.

Le premier procès, celui des parents contre la ville, arrive bien vite : la fille ne voulait pas qu’on sache qu’elle avait mis une pomme de terre où elle n’aurait pas dû, mais tout le monde le saura. Si Roxie a assuré qu’il n’y avait rien qui risquait de ressortir et lui poser problème, le procès tourne mal pour elle quand l’avocat des parents sort une vieille affaire de ses tiroirs pour lui reprocher d’être intervenu plus tôt sur une mineure.

Pour autant, je ne vois pas bien où est le problème car ça ne change pas le problème du cas présent. Bon, de toute manière, ça ne change rien : la gamine est en fait enceinte. Rox s’en rend compte en premier quand elle voit la souffrance de l’ado et qu’elle s’approche d’elle. Il n’en faut pas plus pour la diagnostiquer rapidement et lui sauver la vie – avec l’aide de Sam à l’hôpital. Bien sûr, Sam ne peut pas donner d’information sur sa patiente de manière tout à fait explicite, mais elle trouve ce qu’il faut pour rassurer Rox et Don.

Quant à Rox, elle s’en sort bien : les parents abandonnent le procès en cours de route. Après tout, elle a sauvé leur fille.

En parallèle de tout ça, les scénaristes décident apparemment de développer à fond le personnage de Taylor. La petite fille qu’elle parvient à sauver en début d’épisode la stalke sur les réseaux et son père se débrouille ensuite pour faire en sorte que Taylor rencontre une productrice de musique qui pourrait la transformer en star.

C’est le rêve de Taylor, alors Don lui donne le feu vert pour sécher un jour de taf (c’est beau des boss comme ça) afin qu’elle rencontre la productrice. C’est une actrice connue, c’est amusant, c’est évidemment une vieille connaissance de Cam qui était son assistance dans une autre vie (ça ne sert à rien, vraiment, je ne comprends pas l’intérêt d’avoir Cam dans cette scène) et si elle veut faire de Taylor une star, il y a toutefois un problème : elle veut lui faire chanter un jingle publicitaire que Taylor déteste corps et âme. Pour autant, elle demande conseil à ses collègues. Comme s’ils y connaissaient quelque chose…

Sinon, une troisième intervention voit un homme survivre à l’effondrement d’un échafaudage. C’est Taylor qui s’occupe de lui comme elle peut et parvient à lui sauver la vie. Évidemment qu’elle va nous dire en fin d’épisode qu’elle préfère son job à son rêve, non ? C’est exactement ce qui arrive. Cela pose un grand problème à Victoria, la productrice, qui prend très mal le rejet de Taylor et lui promet qu’elle ne chantera plus jamais en ville.

Pas de souci à se faire : Cam assure qu’elle oubliera vite et lui a déjà prévu un petit concert privé à l’hôpital le jour-même, se doutant que Taylor allait refuser de chanter pour Victoria. Tout est bien qui finit bien, mais croyez-le ou non, j’ai trouvé que Dixie et Blythe manquaient dans cet épisode. On est foutu, mais après les flashbacks, il faut croire que j’ai fini par me faire à cette intrigue. Je ne doute pas qu’elles me souleront vite à nouveau, cependant, hein.

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