NCIS – S21E03 – Lifeline – 15/20

Apparemment, les scénaristes de la série sont plutôt fans de 9-1-1 et s’en inspirent pour cet épisode, mais c’est une inspiration qui est plutôt chouette. C’est un peu étrange de reprendre la routine de la série après l’épisode 2, mais la vie continue et la saison est courte, alors il faut bien passer à autre chose. Et puis, j’ai bien aimé que ça développe les personnages, sans oublier non plus l’humour.

Spoilers

Kasie entend un meurtre au téléphone.

9-1-1 what’s your emergency ?

J’ai bien aimé le début de cet épisode, qui déroute à plus d’un titre : on assiste d’abord à une arrestation en France, où l’homme arrêté assure qu’il a un secret qui lui permettra d’avoir un deal avec la CIA et de dormir chez lui le lendemain. Et pourtant, la suite de l’épisode repart bien au NCIS où les agents sont occupés à… ne pas être agent, justement.

C’est une idée de Parker qui permet un peu d’humour dans l’épisode : chacun teste un autre job de l’agence, une sorte de teambuilding, j’imagine. Nick est déprimé d’être à la compta/intendance (mais finit par s’y faire une vraie amie), Jess change les ampoules et s’entend super bien avec son superviseur, McGee galère à réparer des voitures. C’était marrant, mais un peu long. L’enquête met ainsi du temps à commencer, et passe principalement par Kasie : elle se retrouve à gérer les appels entrants pour le NCIS, et bien sûr, quand elle est sans surveillance, elle reçoit un appel très étrange avec un code qu’elle ne comprend pas (parce qu’il s’agit d’un ancien identifiant du NCIS, pas d’un nouveau) et un meurtre en ligne. C’est gênant.

Kasie & Webb

Cela lance toutefois une enquête intéressante. Il faut d’abord identifier l’homme qui parlait à Kasie, qui s’avère être un ancien agent du NCIS, Webb, protégé par la CIA. En théorie. En pratique, la safehouse est pleine de cadavres et la CIA débarque sur place en même temps que le NCIS. Si on y trouve le corps de Webb, il y a rapidement un problème : Kasie reçoit un autre appel de Webb au même moment, qui lui dit de ne surtout pas faire confiance à la CIA.

Ah, c’est très NCIS comme manière de procéder, mais j’aime bien cette guerre entre agences qui a lieu à chaque fois. Je la trouve efficace et ça ne manque pas dans cet épisode. En plus, l’épisode se centre nécessairement sur Kasie, ce qui est une bonne chose parce que je l’aime beaucoup. J’ai bien aimé la voir sortir un peu du labo, comme j’ai aimé le fait que l’enquête se mène à distance, avec Kasie qui passe beaucoup de temps à comprendre les indices qu’elle obtient par téléphone.

Franchement, ça fonctionne mieux que l’enquête habituelle avec les meurtres et les autopsies – bon, Palmer a du boulot quand même, et lui aussi teste un autre job qu’on ne voit pas à l’écran. Bref, tout ça mène finalement le NCIS a trouvé un fabricant de bombe mort, mais pas la bombe. Gênant, n’est-ce pas ? Voilà donc le secret dont il était question en début d’épisode : un attentat en cours. Rapidement, la CIA comprend qu’il y a un double jeu de la part du NCIS, mais ça ne suffit pas à régler tout le problème, bien sûr.

Le vrai terroriste

Kasie reprend donc ses conversations téléphoniques avec Webb, qui se transforme peu à peu en psy pour elle. Ce qui est top, c’est que ça permet de développer le personnage de Kasie et son malaise vis-à-vis de ses relations amoureuses. Bien sûr, ça ne sort de nulle part, mais soit. En vrai, elle aurait pu évoquer la même chose à la mort de Ducky – vraiment, ça manque d’une référence à l’épisode précédent, on veut savoir la vie de Tony bordel ! – mais ça aurait moins fonctionné, question de timing.

Et en parlant de timing, on approchait alors de la fin de l’épisode. Il fallait donc avancer au plus vite : pour cela, Kasie se fait finalement kidnapper par Webb lorsqu’elle se rend à un rendez-vous avec lui. Contre toute attente, l’équipe parvient alors à retrouver sa trace en faisant appel aux superviseurs qu’ils avaient en début d’épisode – je vois mal comment l’intendance peut être vraiment liée à cette enquête, et pourtant, les scénaristes s’en tirent par une bonne pirouette et les personnages sont sympathiques.

Finalement, le NCIS retrouve Kasie en étant persuadé que Webb est le terroriste, mais elle parvient à leur prouver que non grâce à son nouvel ami. Le vrai terroriste est alors arrêté et tout est bien qui termine bien. Enfin, tout est bien qui termine par un coup de téléphone que Kasie refuse de prendre pour l’humour, préférant aller passer un peu de temps avec Webb, son nouveau meilleur ami dont on n’entendra plus jamais parler. NCIS, quoi.

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The Walking Dead : The Ones Who Live – S01E01 – Years – 16/20

Je ne savais pas que j’avais besoin de retrouver ce personnage, mais en vrai, ça m’a fait vraiment plaisir de savoir enfin ce qu’il était devenu et d’avoir des réponses. Pour autant, toutes les réponses ne sont pas satisfaisantes et les défauts de la franchise restent présents. Après, je savais à quoi m’attendre et la série est plutôt qualitative. Il faudra juste voir ce qu’elle a à raconter sur un cours un peu plus long. Pour l’instant, c’est exactement ce que j’en attendais, pas plus.

Spoilers

Où l’on découvre ce que Rick faisait pendant tout ce temps…


This is how.

Le résumé me renvoie si loin en arrière ! J’ai beau connaître l’histoire de ces personnages, j’ai beau savoir à peu près ce qui leur est arrivé parce que bon, il ne faut pas avoir fait St Cyr pour le comprendre avec tous les indices laissés, eh bien, ça me fait plaisir de reprendre cette histoire à peu près où on l’avait laissé. Bon, il y a clairement des images d’épisodes que j’ai l’impression de n’avoir jamais vu, notamment lorsque Jadis a les cheveux courts (World Beyond ?), mais les pièces du puzzle se remettent en place.

CRM

Le premier plan de la série est ensuite Rick de dos, en train de regarder des éoliennes et d’écouter les informations à la télévision ? Le mixage sonore est particulier, je n’ai rien entendu de ce qui était dit aux informations. On enchaîne sur Rick qui regarde un portrait de Michonne sur un téléphone, puis qui hésite à se trancher la gorge avec un rasoir. Soit.

Le générique semble laisser envisager beaucoup plus de civilisation que d’habitude. On verra bien. Le point de référence temporel de la série ? L’écroulement du pont, apparemment. On reprend donc cinq ans plus tard, avec Rick qui bosse désormais pour le CRM. On ne sait pas bien ce qu’il y fait, mais il est enchaîné et menotté pour eux. Son but est apparemment de tuer des zombies enflammés, rien de bien nouveau sous le soleil.

Seulement voilà, il s’éloigne autant que possible malgré sa laisse, puis Rick envisage de se couper la main pour s’enfuir. Allez, c’est un classique dans cette franchise, il devrait s’en remettre. En plus, j’ai vite calculé qu’il s’agissait de la main gauche. Pas une grosse perte. Rick finit par se faire à l’idée, qu’il a contemplé un moment de toute évidence. Il s’enfuit.

Bien sûr, Rick est pourchassé par des militaires de CRM. Il cautérise sa plaie avec un zombie en feu, ce que je trouve sacrément classe tout de même. Et alors qu’on est sûr qu’il est parvenu à s’enfuir, il se fait évidemment rattraper. On s’en doutait, c’était trop simple. Visuellement, la série est beaucoup plus qualitative que ce que la franchise nous propose habituellement, j’ai beaucoup aimé les zombies en feu.

La série nous promettait des retrouvailles entre Michonne et Rick. Comme cela n’est pas pour tout de suite, on nous propose donc un Rick qui s’évanouit et rêve de Michonne. Cela avait un petit côté flashsideways de LOST tout perturbant, avec deux personnages sacrément bien habillés – et maquillée pour Michonne ! – qui flirtent ensemble. Qu’ils sont beaux, que ça fait plaisir de les voir ensemble, même pour moi qui ne voulait pas les shipper. Il y a des voitures en arrière-plan et on comprend que Rick fait régulièrement ce même rêve, qui va ponctuer tout l’épisode.

Le rêve ne peut pas durer, cependant. Rick se retrouve donc amputé dans la même chambre qu’en début d’épisode. Il se sent con, je pense. Il n’a plus qu’une main et se met à raconter, en voix off, ce qui lui est arrivé. Après le pont, il s’est réveillé dans un hôpital militaire et a découvert l’organisation de CRM, avec toute une ville en état de fonctionnement. Seulement voilà, personne n’a le droit de s’échapper de cette ville : la sécurité est le plus important. Tant pis pour lui. Pêle-mêle, on en retient aussi que les walkers sont utilisés pour créer de l’énergie et qu’ils ont de la nourriture en quantité suffisante.

Rick a tout fait pour s’enfuir, passant tout ce temps à mettre au point un plan. Pardon, mais j’ai dû mal avec cet aspect de l’intrigue. Il a attendu cinq ans pour se couper la main, tout de même, ça ne donne pas l’impression d’un type qui a fait tout ce qu’il pouvait en attendant. En plus, il affirme qu’il est le seul à avoir toujours voulu s’enfuir, parce que personne d’autre ne le voulait… MOUAIS. Dans un univers pareil, je trouve ça difficile à croire que tout le monde tire un trait sur de potentiels survivants en-dehors des murs de la cité.

Un an après s’être coupé la main, si j’ai bien compris la voix off, Rick se retrouve avec un nouvel emploi. Il ne peut plus être aussi utile en bordure de ville, mais on l’emploie tout de même à nettoyer les rues de la ville. Il a pour mission d’éviter que des zombies entrent en ville, et pour cela, il est supervisé par un nouveau type. Ce dernier a l’air plutôt cool – on apprend qu’un autre prisonnier lui a laissé une cicatrice au front et il insiste pour dire qu’il n’y a pas de vie pour ceux qui s’échappent et que Rick ferait mieux de trouver quoi faire de sa vie avant de la perdre en s’échappant de nouveau.

Bon, après, le travail de Rick me pose plein de questions : il a plein de zombies à tuer tout de même, et si c’est quotidien, ça craint. Ce qui craint aussi, c’est que personne ne lui fournit une prothèse dans ce monde où, pourtant, les soins médicaux semblent au point.

En rentrant du boulot, Rick tombe sur une femme qui l’agresse à moitié pour le remercier de lui avoir montré qu’il était impossible de s’enfuir. Ah. Je croyais qu’il était le seul à vouloir s’enfuir et maintenant, il se retrouve avec un ersatz de Rosita qui lui balance ça ? Peut-on revenir sur le fait que je ne pardonne pas à la série-mère le sort réservé à Rosita dans le dernier épisode ?

Après cette femme, Rick retrouve un ami : Esteban. Cela fait deux ans que les deux hommes se parlent sur le même banc à observer la ville. Apparemment, c’est Esteban qui fait de longs monologues avec Rick qui l’écoute sans trop interagir. Le but de la scène ? Esteban prouve qu’il est possible de s’installer plus durablement avec la CRM. Au bout de six ans, il a obtenu le droit d’être un citoyen.

Malgré tout, il est très surpris de découvrir que Rick continue de bosser pour le CRM comme chasseur de zombies. Esteban finit par lui donner l’idée simple et efficace de s’enrôler dans les forces de CRM pour de bon, plutôt qu’en prisonnier. C’est tellement logique que je juge Rick de ne pas y avoir pensé en SIX ans : gagner la confiance de CRM pour devenir un soldat capable de partir de là…

Militaire

La série change totalement de ton, cette fois. On a droit à un montage un peu long où l’on découvre que Rick a donc rejoint les forces militaires de CRM. Le montage nous montre plein de choses de son entraînement en accéléré, introduisant aussi de nouveaux personnages, notamment un responsable de CRM qui n’est autre que Terry O’Quin. Vraiment, ce début est là pour nous faire penser à LOST.

Il me reste tout de même une question importante : comment peut-il encore y avoir tant de zombies dans le monde ? Cela va faire dix ans qu’ils tuent tous ceux qu’ils croisent, sérieusement, et il y a de plus en plus de survivants humains. Il ne peut pas y avoir tant de zombies. Bref. Bien sûr, Rick récupère finalement une prothèse : un poing noir avec une lame rétractable, une sorte d’amélioration, en soi. C’est abusé : on ne le voit pas avoir la moindre douleur fantôme. Cela paraît presque fun d’avoir une main de moins.

Après tout ça, le responsable avec la cicatrice au front prend à part Rick et sa nouvelle amie tout aussi violente que lui – la cicatrice vient d’elle – pour un petit débrief secret. Son but est de leur révéler ce qu’il pense de la politique de CRM, qu’il les voit comme des A parmi les B, qu’ils sont de futurs leaders et qu’il espère pouvoir changer le système de l’intérieur avec eux. Mouais.

Rick considère vraiment cette possibilité de changer le monde de l’intérieur, apparemment. Il en parle en voix off à Michonne, parce que oui, c’est à Michonne qu’il décide de parler plutôt qu’à Judith. Pardon, mais il semble plus intéressé à retrouver son plan cul (je n’ai jamais trouvé l’alchimie de ces deux-là !) que ses enfants, hein. Bon. Bref. L’air de rien, la voix off nous révèle aussi l’existence de deux autres grandes villes de CRM : Omaha et Portland. Ces deux villes ne cachent pas leur existence, contrairement à celle dans laquelle vit Rick et dont personne ne connaît l’existence ou l’emplacement en-dehors des murs de la ville.

MOUAIS. Comment on établit une telle alliance sans que personne ne sache où est la troisième ville ? Personne pour les suivre, personne pour craquer ? On y croit. Après tout ça, Rick se retrouve à parler avec le Général (O’Quin, donc) qui cherche à mieux cerner cet ancien prisonnier qui a tenté de s’enfuir quatre fois. Il n’est pas con : il sait très bien que Rick est probablement là pour tenter une nouvelle fois de s’échapper. Et bien sûr, il a des soupçons sur le leader qui donne des secrets l’air de rien à Rick.

La fuite

Je ne sais pas encore quoi penser de la série. Je suis un peu déphasé par la gestion du passage du temps dans la série. C’est inévitable : des années et des années ont passé dans la série-mère depuis le départ de Rick. Tout de même, ça fait bizarre : ce premier épisode est plein d’ellipses. On comprend que Rick change de vie peu à peu, qu’il est militaire et tout… mais pfiou, je n’arrive pas à savoir si je dois m’attacher à cette ambiance ou non.

J’ai l’impression que non. Tout cet épisode semble consister en une histoire abrégée de la manière dont Rick va finir par réussir à s’enfuir de la ville. Il recontacte ainsi Esteban après quelque temps (quelques années ?) afin de lui montrer un plan des souterrains de la ville. Grâce à Esteban, il obtient les infos qui lui manquent pour s’enfuir, notamment un code secret.

Rick se prépare ensuite à partir en mission. À force de jouer les militaires et les bons petits soldats, il a trouvé un moyen de s’enfuir : une mission un peu lointaine en hélicoptère, un zombie pour se faire passer mort, un moment en solo, et hop, il peut s’enfuir par les égouts. En théorie. En pratique, un zombie mord par surprise son équipement et il découvre subitement qu’une petite fille bien en vie se cachait parmi les zombies. MOUAIS.

Rick laisse passer sa chance de s’enfuir et tente de sauver la gamine, tout en étant assailli par la horde de zombies. Son alliée de CRM est là aussi heureusement. Elle lui sauve la vie, puis lui avoue qu’elle a tout vu… et a bien l’intention de le ramener avec elle de toute manière. Pour le convaincre, elle lui apprend que leur ami commun a des infos sur lui de toute manière et qu’il aurait été retrouvé bien vite s’il était parvenu à s’enfuir. Ah.

Voilà donc Rick qui se retrouve à se retourner contre son pote, essayant de comprendre ce qu’il sait sur lui. Et là, son ami ne l’est plus : le militaire révèle qu’il connaît la vie de Rick, qu’il a lu ses bouteilles à la mer et qu’il n’est pas compliqué de retrouver des infos sur Michonne, parce que c’est un nom peu courant. Ah.

Rick tente bien de tabasser ce type, mais c’est en vain : il a sacrifié trop de choses pour bosser à CRM ce type (il va falloir que je cherche son nom, à un moment), et par « trop de choses », j’entends qu’il a bombardé New-York, Los Angeles et tué sa femme hein. Il paraît jeune pour avoir eu le temps de faire tout ça lors de l’apocalypse. Sérieusement, il a quoi trente ans ? Ca lui faisait à peine vingt ans au moment de l’apocalypse.

Peu importe, vous me direz. Ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas super bien écrit tout ça : Rick essaie de le tuer, le type ne le tue pas et finalement, tout est bien qui finit bien entre eux. On offre plus de pouvoir à Rick au sein de CRM, parce que tout de même, c’est un type bien. Mouais. MOUAIS. On en était déjà à 40 minutes et ça aurait été bien de s’arrêter là.

Résolution

Ce n’est toutefois pas le cas. On enchaîne en effet avec l’information qu’Omaha est tombée et que l’alliance n’est plus que celle de deux villes. L’alliée de Rick (Thorne ?) est désormais convaincue que Portland doit les suivre et être plus protectrice de son identité. Je n’ai pas vu la saison 2 de World Beyond, mais j’ai bien l’impression que la chute d’Omaha y est liée. Il faudra que je regarde ça. En attendant, l’alliée de Rick lui raconte la vie de la petite fille qu’ils ont sauvée. Ce n’est pas glorieux : elle a vu ses parents mourir et s’est retrouvée pleine de sang et de tripes de ses parents.

Le but de ce discours ? L’alliée semble prête à rester définitivement cette fois et elle essaie de convaincre Rick d’en faire autant. Nous revoilà donc au début de l’épisode, avec Rick comprenant qu’il ne pourra jamais s’enfuir et des envies de suicide suite à la chute d’Omaha. Je suis perplexe. Il n’arrive pas à se suicider, en tout cas, même s’il a décidé de mourir. Il enchaîne sur une dernière lettre écrite à Michonne : il l’aime toujours, mais il n’arrive plus à voir son visage, ni le visage de ceux perdus. Le voilà devenu un bon petit soldat désormais. Sa dernière bouteille à la mer est donc finalement un abandon de sa part : il abandonne définitivement la vie qu’il a connue derrière lui pour se concentrer à 100% sur ce qu’il peut faire pour sauver le monde désormais. Lâche, un peu. Mais bon, il faut bien vivre. Il brûle donc lettres et portraits de Michonne…

Malgré cette résolution, Rick se retrouve une nouvelle fois à rêver de Michonne sur un banc où il lui apporterait de la pizza. La série peut donc proposer dans ce premier épisode un baiser entre les héros, puis Michonne s’enflamme soudainement alors que Rick est assailli de souvenirs de ses années à CRM. Ce n’est pas glorieux. J’imagine que le but est de nous montrer qu’il ne parvient pas à tourner la page ? C’est particulier.

Rick se retrouve alors dans un avion avec son pote militaire qu’il a voulu tuer il y a quelques minutes, hein. Il lui raconte un souvenir d’enfance dont nous n’avions jamais entendu parler, avec un incendie dans sa maison et un monologue beaucoup trop long. The Walking Dead, quoi.

Il est finalement interrompu lorsque son meilleur ami se fait tuer bêtement. Ouais, ils sont dans un avion, mais celui-ci est pris d’assaut par plusieurs missiles. Rick se retrouve donc dans un avion qui s’écrase, aspergé du sang de ses potes. Les missiles qui sont envoyés sur l’avion sont nombreux. Celui-ci finit inévitablement par tomber au sol, où un comité d’accueil l’attend : une silhouette qu’on ne voit pas avec un sabre tue un à un tous les potes de Rick.

Ben tiens. Au moment d’en arriver à Rick, elle a la bonne idée de retirer son masque. Et c’est ainsi que Michonne reconnaît Rick, que Rick se retrouve nez à nez avec Michonne et… fin d’épisode. Honnêtement, je m’attendais à ce que ça prenne plus de temps que ça. J’imagine que l’épisode 2 nous fera le point sur Michonne, mais nos héros seraient donc ensemble dès l’épisode 3 ? Plutôt rapide comme retrouvailles. Allez, vivement la suite maintenant !

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The Walking Dead: The Ones Who Live (S01)

Synopsis : Après l’effondrement du pont, Rick a été sauvé par CRM. Il est plus que temps de savoir ce qu’il est devenu.

Pour commencer, il faut souligner que cela va faire quasiment dix ans qu’on attend cette série, sous une forme ou une autre. J’étais bien plus convaincu quand il était question de faire un film, moins motivé quand il était question d’une trilogie de films et encore moins quand on m’a annoncé une série.

Cependant, maintenant que la série-mère est terminée et que l’on se retrouve avec une multitude de spin-offs pour tenir toute l’année, je me dis que ce n’est pas si con de nous proposer ce retour de Rick et Michonne. C’est peut-être la série que j’attendais le plus dans les spin-offs, en plus : cela fait des années qu’on attend le retour de ces personnages. On sait tous plus ou moins que Rick est devenu soldat CRM et que Michonne est à sa recherche.

Je ne m’attends pas à de grosses surprises dans cette série, mais ça fait du bien de savoir qu’on aura des réponses après tant d’années. Pour le reste, c’est du Walking Dead, donc je pose mon cerveau et je savoure la petite dose d’hémoglobine et de tripes qu’ils voudront bien me servir.

Note moyenne de la saison : 18/20 

NCIS – S21E02 – The Stories We Leave Behind – 17/20

David McCallum est décédé cet été et il fallait bien que le NCIS trouve une manière de dire adieu au personnage culte qu’il interprétait. C’est chose faite avec cet épisode qui n’est pas sans défaut, mais auquel on pardonne beaucoup de choses de toute manière. L’hommage rendu est beau, il est triste mais pas sans espoir, avec un message à retenir sur le deuil. Bref, cet épisode est réussi et il aurait été compliqué de faire mieux que ça, j’imagine.

Spoilers

Palmer retrouve Ducky mort dans son lit.

On a l’anniversaire qu’on mérite ? Je commence mes 31 ans par cet épisode hommage. C’est sans regret : c’est un bon épisode qui file un coup de vieux, mais qui rappelle aussi que le temps passe et qu’il faut en profiter, après tout. Espérons qu’on dise de moi ce qu’on dit de Ducky dans cet épisode : que j’étais quand même bien organisé et beaucoup trop bavard à l’écrit. En espérant être plus lisible que les pattes de mouche dans ses carnets, tout de même.

Quelques histoires

La première scène de l’épisode est aussi banale qu’atroce, exactement comme la mort choisie pour Ducky. Le personnage est donc mort dans son sommeil, et c’est Palmer qui le retrouve, parce que Ducky lui avait donné rendez-vous ce matin-là. C’est très beau comme manière de mourir et je suis content que la série n’en fasse pas trop. Bien sûr, embaucher un figurant pour être le cadavre, c’était un peu particulier, mais au moins, on ne nous embarque pas immédiatement dans une enquête horrible ou un meurtre du personnage qu’on aimait.

En revanche, ça ne veut pas dire pour autant que les personnages de la série ne sont pas tristes. L’envoi de tous les bouquets de fleurs sur le lieu de travail d’un homme retraité, j’ai quelques doutes, même si pourquoi pas, en vrai, Ducky passant plus de temps de sa retraite dans son bureau du NCIS que chez lui. C’était en tout cas très particulier de voir les personnages réunis dans les locaux à partager quelques mots sur Ducky.

La décision est alors prise de continuer de raconter les histoires que Ducky leur racontaient – et tous les souvenirs qu’ils avaient avec lui. Après tout, Ducky faisait parler les morts, quoi de plus normal que de le faire parler lui aussi, à travers les voix de chaque personnage ? C’est une belle conclusion et une qu’on rencontre tous face à un décès : se souvenir de la personne, célébrer sa vie (surtout quand elle a été si longue, belle et bien remplie !) et ne pas laisser mourir ce qu’elle nous a apporté. Il n’y a que ça pour bien vivre un deuil.

Les agents sont habitués au deuil depuis le temps, en plus. Tout le reste de l’épisode voit donc les agents se partager des souvenirs, et on nous envoie plein de flashbacks des moments-clés du personnage de Ducky. Ma foi, c’était sympathique et ça nous foutait un sacré coup de vieux quand on se retrouvait avec des extraits des premières saisons tout de même.

Le casting gère bien les choses, même si évidemment, c’est Palmer qui a le plus à nous montrer sa peine. Ils m’ont tous fait de la peine. Pour autant, l’épisode est marrant tout de même – nous rappeler McGee et le Poison Ivy, par exemple, ça fonctionnait à merveille. L’épisode se termine toutefois par les personnages qui se préparent à se rendre à l’enterrement de Ducky.

Il est plus simple de ne pas nous le montrer pour éviter les problèmes de casting, j’imagine – ça ferait beaucoup de gens à faire revenir. Il est alors question de trouver les mots parfaits pour dire au revoir à Ducky. Palmer les trouve : ce sont de Ducky lui-même, quand il l’a réconforté après les départs de Bishop et Gibbs, mais aussi après la mort de sa femme.

Une enquête banale

Bon, malgré le deuil et la peine, on se retrouve avec une enquête à mener : Ducky avait promis à la fille d’un mari de s’occuper de rendre l’honneur déchu de son père – déchu par un politique qui cite son nom dans ses discours et lui retire son statut de héros. Ducky avait souvenir de ce cas, comme de tous les autres, et bien sûr, il voulait clarifier la situation.

Problème : il est mort avant d’en parler vraiment à Jimmy. Par chance, la fille du soldat débarque au NCIS pour engueuler Ducky, avant de découvrir que Palmer n’est pas Ducky et que Ducky est mort. Par chance bis, mais pour elle cette fois, toute l’équipe se met aussitôt en tête de rendre hommage à Ducky en tenant sa promesse et en s’occupant de cette dernière affaire pour lui.

Toute l’enquête peut alors se dérouler, avec des souvenirs de Ducky qui la ponctuent, un coffre secret à trouver derrière une photographie de l’équipe et un rapport de Ducky qui rétablit bien la vérité, tout en offrant aussi une bourse à la fille du soldat, parce qu’il avait passé un coup de fil avant sa mort. Merveilleux.

C’est simple, mais il n’y avait pas besoin de faire compliqué à ce moment de la série. On voulait juste dire au revoir au personnage, et un petit tour dans une enquête à base de « Semper Fi » et de marines à glorifier, c’était très bien.

Ce qui m’a manqué

On ne va pas se mentir, cet épisode était horrible – ce générique m’a brisé sans prévenir, alors même que c’était normal et logique d’en faire un comme ça, plus calme et en l’honneur de l’acteur. Ils auraient même pu aller plus loin en le montrant encore plus que d’habitude dans le générique. Il me semble que c’est quelque chose qui aurait pu être encore plus à pleurer.

Après, ce qui m’a manqué le plus, c’est une réunion des anciens acteurs. Bien sûr, on a eu plein de flashbacks et de photos de chacun, ce qui est très bien. J’aurais tout de même aimé voir certains personnages revenir pour rendre un dernier hommage à Ducky – Gibbs, ça aurait été la base (non, une enveloppe et une photo ce n’est pas assez), Ziva ou Abby, ça aurait été parfait. Mais bon, j’imagine que financièrement, ils ne pouvaient pas tout faire… et ils ont déjà fait un très bon épisode. M’enfin quand même… Même pour Jimmy, une scène avec sa fille, ça aurait été bien.

Cela dit, je reconnais que le retour surprise de Dinozzo en toute fin d’épisode, c’était très bien. Cela fait bizarre de le retrouver et ça donne envie qu’il nous raconte beaucoup plus sa vie parce qu’on a plein de questions… mais bon, il n’est pas là pour ça. Il est juste là pour nous rappeler toutes les histoires qu’il nous reste de Ducky. Et les vies qu’on laisse derrière nous. Et les lumières qu’on éteint. La morgue dans le noir, c’était si triste. Belle conclusion. Belle conclusion aussi de nous redonner le trio McGee/Dinozzo/Palmer. Si seulement on pouvait les avoir un peu plus longtemps… L’épisode 3 sera étrange à repartir comme si de rien n’était (et en même temps, il n’y a pas trop le choix de faire ça !).

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