One Piece – S01E04 – The Pirates Are Coming – 16/20

L’histoire est toujours aussi bien, mais je trouve que l’arc adapté en deux épisodes fonctionne moins bien. Cette deuxième partie tire vraiment en longueur – l’arc narratif était trop long pour un seul épisode, mais peut-être trop court pour deux. Bon, l’ambiance est toujours sacrément chouette et je ne regrette pas mon choix de regarder la série le dimanche soir. La qualité est au rendez-vous, c’est cool.

Spoilers

Usopp parviendra-t-il à convaincre la Marine de sauver Kaya ?


It tasted like poison, idiot.

Zoro | Le menteur | Sauvetage | Le Vogue Merry

Zoro

Non, vous ne rêvez pas ; non, vous n’avez rien raté : je n’ai eu le temps pour absolument aucun épisode cette semaine. Malgré tout, j’ai envie de me tenir à mon « un épisode de One Piece par semaine », alors je lutte fort contre l’envie de dormir et je me lance dans l’épisode – et la critique. Dingue de me dire que ça fait déjà une semaine que j’ai vu Zoro finir dans son puits.

C’est par Zoro que l’épisode 4 décide de commencer, et je trouve ça un peu gros quand même qu’il survive si facilement à une telle chute et que personne ne cherche à l’achever avant de le jeter dans le puits. Bon, après, on ne va pas s’en plaindre, c’est plutôt chouette qu’il soit encore en vie pour un plan à la LOST.

Il monte rapidement un plan pour sortir de son puits et la série se lance alors dans quelques flashbacks sur le personnage. Je ne sais plus si le manga les place ici, mais j’ai trouvé que ça cassait vraiment le rythme de l’épisode d’avoir ces scènes à ce moment-là. Sept ans plus tôt, Zoro s’entraînait donc pour devenir le meilleur guerrier possible avec des sabres. Malheureusement pour lui, il n’était pas encore si fort et se faisait battre à plate couture par Kuina. Elle était à l’époque la seule à s’opposer à son plan de devenir le meilleur combattant du monde.

Bref, les flashbacks insistent sur la volonté de fer de Zoro, et c’est cette volonté qui va justement lui servir à sortir de son puits. C’était quand même long à regarder – alors que pourtant, dans le manga, c’est l’un des rares flashbacks que j’aimais vraiment. Comme quoi ! Finalement, Zoro s’avère donc incapable de battre Kuina, et ça le dépite. Celle-ci lui assure qu’il est capable de progresser et de la battre un jour : il est un garçon, mais quand il sera un homme, il sera plus fort et grand qu’elle, ce qui fait qu’elle sera plus facile à battre en tant que femme.

J’ai mal à mon féminisme, mais j’aime bien la manière dont Zoro la remotive pour avoir une adversaire efficace et de taille dans son but de devenir le meilleur sabreur du monde. Malheureusement, le flashblack suivant nous apprend la mort de Kuina, alors bon… Dommage, hein. Zoro comprend donc qu’il devient le meilleur sabreur, mais pas exactement comme il l’aurait souhaité. Bon. Et si l’épisode avançait un peu ?

Franchement, ça m’énerve ! J’avais beaucoup aimé cette intrigue dans le manga, mais là, je n’arrive pas à accrocher du tout. Pourtant, l’acteur choisi pour interpréter Zoro jeune est vraiment bon je trouve. C’est vraiment un problème de rythme et de lenteur. Ou d’absence de Luffy dans l’épisode ?

Zoro | Le menteur | Sauvetage | Le Vogue Merry

Le menteur

Pendant ce temps, en ville, Usopp est traité de menteur par la marine, évidemment. Le fils insupportable refuse de le croire, puisqu’il sait que Kuro est mort depuis des années. Difficile de croire à sa résurrection quand elle vient d’Usopp.

En parallèle, Nami retrouve Luffy inconscient dans la cuisine où il vient de bouffer toute la soupe empoisonnée. Elle comprend vite ce qu’il se passe et a l’excellent instinct de se cacher quand elle entend des voix s’approcher. C’était la meilleure chose à faire pour découvrir toute la vérité sur Kuro et son équipage cherchant à s’en prendre à Kaya.

Elle découvre ainsi qu’elle a affaire à des pirates, pas à du personnel de maison comme elle le pensait. Pire encore, elle apprend que Luffy est mort et va être jeté dans le même puits que Zoro. Ah, Zoro aussi est dans la merde, donc : il ne reste qu’elle. Et ça se lit sur son visage.

Les pirates sont toutefois interrompus par l’arrivée de la marine. C’est Kuro lui-même qui décide d’aller ouvrir la porte et qui tombe sur un Usopp l’accusant d’être un pirate. Evidemment, c’est simple pour Kuro de faire passer Usopp pour un menteur et de ridiculiser la marine. Au passage, il apprend qu’ils sont là pour Luffy. Hop, il n’en faut pas plus pour qu’il s’en débarrasse.

Il n’empêche qu’Usopp est dépité par ce qu’il se passe et que sa panique est suffisante pour intriguer Koby. Il est néanmoins le seul de la marine à se poser les bonnes questions sur ce qu’il se passe. C’est un problème pour nos héros, mais ça permet une jolie montée en tension, avec Nami qui sort de sa cachette en restant discrète. Malheureusement, ça reste un échec cuisant pour Usopp : tout le monde le prend pour un menteur.

Il parvient heureusement à s’enfuir pour demander de l’aide. En vain. Dépassé par la situation, Usopp décide de se rendre directement dans la chambre de Kaya pour lui raconter ce qu’il a vu durant la soirée et pour accuser Kuro d’être un pirate. Kaya n’a jamais fait d’Usopp un menteur, parce qu’elle trouvait ses histoires marrantes, mais maintenant qu’il ne raconte plus rien de marrant, elle décide de ne pas le croire. Et elle est plutôt violente avec lui. Tu parles d’une meilleure amie.

Vraiment, le personnage d’Usopp me brise le cœur dans cette série – bien plus que dans les mangas. Il est beaucoup plus classe comme ça, je trouve. Et malgré la baffe que lui fout Kaya, Usopp décide de rester dans la chambre de sa « meilleure amie » pour s’assurer qu’elle soit en sécurité. Il fait bien : la personne qui débarque juste après est Nami, et elle confirme toute son histoire. En fait, l’histoire est même plus terrifiante dans la bouche de Nami qui accuse les mêmes personnes d’agir depuis bien plus longtemps.

Bien sûr, c’est le cas, mais ça rend triste tout de même pour Kaya. Il est plus de minuit et Kuro décide qu’il est donc temps de la tuer : c’est son anniversaire, il peut enfin toucher le pactole qu’il attendait en la tuant. Simple et efficace comme plan, simple et efficace comme intrigue aussi. J’aime bien le moment où il entend Kaya tousser dans un mur… mais faut bien avouer que ça n’est pas très original et que la culpabilité ressentie par Kaya qui n’a rien vu, c’est même carrément lourd.

En fait, c’est ce que je craignais à la fin de l’épisode précédent : il ne reste pas assez à faire dans cet épisode et, du coup, il donne l’impression de traîner en longueur. Cela dit, cet arc aussi devait traîner en longueur dans les mangas, maintenant que j’y pense.

Zoro | Le menteur | Sauvetage | Le Vogue Merry

Sauvetage

Alors que tout ça se déroule, la marine ramène en tout cas Luffy avec elle, contente d’avoir un prisonnier. Koby continue d’être peu satisfait de la tournure des événements, mais au moins, Luffy vomit sur l’autre idiot, c’est déjà ça. Quand il se remet de son empoisonnement, forcément, Luffy finit par raconter tout ce qu’il sait à Koby. Ce dernier, cependant, est contraint par ses ordres : il doit juste arrêter le pirate au chapeau.

Pas facile, facile, surtout quand Zoro débarque de nulle part et tabasse les autres soldats en deux temps, trois mouvements. Je ne suis même pas sûr d’ailleurs, ça a semblé être en deux mouvements. Bref. Luffy et Zoro se retrouvent et sont tous les deux de nouveau en état de venir en aide à Kaya, ça tombe bien.

Koby tente bien de les arrêter, mais c’est infaisable à lui tout seul. Et Luffy veut bien aider Koby, mais Kaya étant en danger de mort, c’est plus important pour lui de retourner à l’intérieur de la maison. Au moins, l’action reprend comme ça. Enfin, façon de parler. Exactement comme dans le manga, Kuro se lance dans un interminable monologue pendant une partie de cache-cache d’Usopp, Kaya et Nami. Ces trois derniers ne sont pas hyper combattifs et ils ne font pas le poids face au pirate.

Cela n’empêche pas Kaya d’avoir envie de se venger de la manipulation subie pendant des années. Le truc, c’est qu’elle ne s’imaginait pas que Kuro avait une super vitesse. Elle révèle sa position et celle de Nami dans l’espoir de l’attaquer, mais ça se retourne vite contre elle. Par chance pour eux, Zoro et Luffy sont déjà dans la maison pour leur venir en aide. En chemin, cependant, Zoro doit faire face au reste de l’équipage de Kuro.

C’est donc Luffy qui se retrouve à sauver Kaya in extremis des griffes de Kuro. Il arrive à temps pour la sauver et découvre à son tour le pouvoir de son nouvel ennemi, un pirate qui a été capitaine pendant des années et est sûr de tout savoir. Pour sa défense, Kuro est un excellent pirate après tout : il a même été capable de feindre sa mort et se cacher pendant des années.

Par contre, il a une vision de la piraterie qui ne correspond pas à celle de Luffy : il considère que les membres d’un équipage sont parfaitement dispensables. Tout l’inverse de Luffy. Notre héros est plutôt dégoûté par ce pirate qui a abandonné son rêve et s’est terré pendant des années pour manipuler une petite fille. Et pendant que Luffy et Kuro discutent à nous endormir, Zoro fait la démonstration de ses trois lames dans une excellente scène d’action. Par contre, la chorégraphie des combats a beau être sympa, ça traîne en longueur, cette affaire. Comme tout l’épisode, ouais.

Zoro | Le menteur | Sauvetage | Le Vogue Merry

Le Vogue Merry

Finalement, Luffy finit par venir à bout de Kuro avec un sacré coup de boule et Zoro fait prisonnier le reste de l’équipage. Tout est donc bien qui finit bien. La marine les poursuit bien sûr, mais Kaya offre à ses sauveurs le bateau qu’ils désiraient. Simple et efficace : le Vogue Merry est à Luffy, comme il le souhaitait et prévoyait depuis le départ. Il invite également Usopp à venir avec eux : il veut de lui pour son équipage parce qu’Usopp est présent pour ses amis, quoiqu’il arrive.

Il est temps pour des adieux entre Kaya et Usopp. C’est mignon comme tout et je finis même par me faire au choix de l’actrice pour Kaya. Cette dernière embrasse Usopp et promet d’attendre son retour pour connaître les aventures du capitaine Usopp. Et tant pis si c’est Luffy le capitaine.

Le Vogue Merry prend donc la mer et nos pirates sont prêts à partir vers de nouvelles aventures. Les cris de joie de Luffy, ça fait du bien pour terminer le week-end. C’est bien de regarder cette série le dimanche soir, finalement. Et rien ne me fera changer d’avis sur la diffusion hebdomadaire : c’est tellement mieux que le bingewatch !

Maintenant que nos héros ont un happy end – enfin Usopp et Luffy se disputent le rôle de capitaine, cependant, il est temps de planifier quelques cliffhangers. On découvre donc que Kuro a survécu et que Koby est sur un navire de la marine à regretter d’avoir échoué. Son supérieur hiérarchique lui signale que c’est tout l’inverse : maintenant qu’il a forcé les pirates à fuir l’île, il est facile de les bombarder.

Depuis le pont du navire, Luffy observe à la longue-vue la trahison de Koby… mais ce qui le choque, c’est de le voir avec son grand-père. Très sympa comme cliffhanger.

Zoro | Le menteur | Sauvetage | Le Vogue Merry

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NCIS – S20E17 – Stranger in a Strange Land – 12/20

Après une énième pause dans le visionnage (et je ne parle même pas de la publication des critiques !), me voilà de retour avec le récap de l’épisode 17 de cette vingtième saison de NCIS. Et je dois avouer que je suis un peu déçu. Si l’idée de base avait du potentiel, l’exécution m’a laissé sur ma faim. Vraiment, je me suis ennuyé…

Spoilers

Une enquête soporifique et un Jimmy qui refuse de voir sa fille grandir

Une enquête banale | Un personnage qui ne se ressemble pas | Un Jimmy trop protecteur

Une enquête banale

L’équipe du NCIS est sur les traces d’un meurtre lié à un réfugié afghan. Sur le papier, ça sonne comme une histoire poignante, actuelle, mais à l’écran, ça manque de mordant. Déjà, ça commence sur un flashback percutant et efficace, mais c’est vite oublié par la suite. Vraiment, je me suis senti plus investi au début de l’enquête… sauf que plus on avançait, moins j’accrochais à l’histoire, qui semblait enchaîner les clichés.

Ainsi, lorsque l’équipe découvre que le réfugié est en réalité un interprète qui a aidé les Marines en Afghanistan, l’intrigue prend une tournure politique et j’ai eu un sursaut d’espoir… En vain ! Au lieu d’explorer en profondeur les dilemmes éthiques de cette situation, l’épisode se contente de survoler le sujet. Peut-être est-ce parce que nous avons déjà vu des histoires similaires dans le passé, ou peut-être est-ce simplement parce que l’épisode n’a pas réussi à me captiver comme je l’espérais, mais… je me suis ennuyé.

Une enquête banale | Un personnage qui ne se ressemble pas | Un Jimmy trop protecteur

Un personnage qui ne se ressemble pas

Le point le plus dérangeant de cet épisode reste le comportement de Nick. Son énervement semblait déplacé et ne correspondait pas au personnage que nous avons appris à connaître au fil des saisons. Il a eu ses périodes où il était énervé, je ne dis pas, mais il y avait une évolution logique et à long terme avec l’abandon de Bishop quand c’était le cas. Malheureusement, là, en revenir à le torturer sur le fait qu’il est un immigré… C’était comme s’il était devenu une version caricaturale de lui-même, et cela m’a vraiment sorti de l’histoire.

Je déteste quand la série propose ce genre de développement pour les personnages, surtout qu’on sait pertinemment que ça n’aura aucun impact par la suite, c’est vraiment que pour un épisode. Et puis ce col roulé en fin d’épisode, horrible ; Nick, il faut te reprendre ! Je lui souhaite de le faire avec la médecin de cet épisode forcée de travailler dans un supermarché, parce qu’elle était plutôt intéressante comme personnage. C’était un peu le seul point fort de l’épisode.

Une enquête banale | Un personnage qui ne se ressemble pas | Un Jimmy trop protecteur

Un Jimmy trop protecteur

Du côté de Jimmy et de sa fille Victoria, l’humour était supposé être au rendez-vous… mais là encore, on tombe rapidement dans le cliché et ça m’a plus fait lever les yeux au ciel que rire. Peut-être qu’il faudrait que je sois père d’une adolescente pour que ça fonctionne mieux sur moi ?

Bref, Victoria s’apprête à sortir pour un rendez-vous en groupe, et Jimmy, dans un élan de surprotection, décide de tout annuler parce qu’il comprend qu’il y a un garçon derrière tout ça. C’était drôle, certes, mais un peu cliché. On a déjà vu ce genre de comportement de la part de parents inquiets dans d’autres séries, et je m’attendais à quelque chose de plus original de la part de NCIS.

L’avantage, c’est que cette réaction de papa poule venant de Jimmy permettait de développer davantage sa relation avec Jess, et ça, j’approuve toujours quand ça se produit. C’est elle qui réussit à rattraper la situation et à me faire rire (sans jamais mentionner son père d’ailleurs, un comble après le pataquès de l’épisode précédent !), même si j’ai du mal à croire qu’un patron vienne donner des conseils d’éducation à son subalterne comme Vance finit par le faire. Allez Jimmy, il est temps de comprendre que ta fille est en train de grandir et sera bientôt une adulte.

Une enquête banale | Un personnage qui ne se ressemble pas | Un Jimmy trop protecteur

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The Walking Dead : Daryl Dixon – S01E02 – Alouette – 18/20

Il y a évidemment des facilités scénaristiques dans cet épisode, mais sincèrement, je trouve que la franchise se renouvelle plutôt bien avec cette série. Les directions proposées sont chouettes, le rythme est bon et c’est une bonne série de zombies avec les idées perchées et les scènes d’action que j’attends pour une série de zombie. Bref, c’est efficace, j’ai passé un vrai bon moment devant l’épisode et ça fait plaisir quand ça arrive !

Spoilers

On en apprend plus sur le passé d’Isabelle.


Et lui, c’est une bonne sœur aussi ?

Est-ce que c’est vraiment le titre de cet épisode ? Alouette, gentille alouette ? Vraiment ? La culture française devrait peut-être rencontrer quelques frontières plus fermées parfois, mais bon.

Paris | La fuite | L’école | Le château

Paris

L’épisode commence par un flashback, et ça m’a beaucoup surpris. Nous sommes renvoyés bien avant l’apocalypse zombie, quand la capitale parisienne s’éclatait bien dans des boîtes sur rooftop. C’est là que nous rencontrons une Isabelle complètement dépitée et déprimée en train d’observer la vue de la capitale. Nous sommes loin, très loin de ce que l’univers de The Walking Dead propose habituellement et loin, très loin du couvent : Isabelle est ainsi vue en train de passer d’un mec à l’autre toute la soirée, enchaînant aussi au passage les verres d’alcool et la drogue.

Bref, elle sait faire la fête et s’éclate bien à vue de nez. En vrai, et je m’en doutais, elle est surtout très fotte pour voler de l’argent, des cartes de crédit et des montres sur la piste de danse. Qu’est-ce qu’elle est maligne ! L’idée est assez claire : elle faisait déjà le nécessaire pour survivre avant l’arrivée des zombies.

C’est un rôle qui me surprend un peu pour Clémence Poésy, mais en même temps, ça lui va plutôt bien de jouer ce personnage borderline et chaotique. Borderline et chaotique ? C’est aussi comme ça que se termine la nuit dans la capitale parisienne. Avant même de prendre le métro et de croiser des drogués au crack, voilà donc Isabelle qui entend des gens hurler dans la rue et qui aperçoit un type en mordre un autre.

Le métro ? Quand elle essaie de le prendre, c’est le chaos. Le métro ne s’arrête pas car il est en fait en train d’être envahi par les zombies. C’est le chaos dans la rame, des gens hurlent, des vitres sont pétées… et des zombies finissent par apparaître au coin de la station dans laquelle elle s’était engouffrée.

Bordel, c’est efficace. Certes, les affiches publicitaires pour l’opéra révèlent que tout ça se déroule en 2010/2011, avant que je ne prenne fréquemment le métro, mais bon, j’ai pris le métro samedi moi et ça ressemblait vraiment à ça. En plus, j’ai pris la ligne 12, tout comme elle. Bon, je ne suis pas passé par sa station de métro, heureusement, mais l’idée, c’est que J’ADORE ce début d’épisode. La capitale parisienne pris d’assaut par des zombies ? Je vais passer une bonne nuit moi (ouais, j’ai vu l’épisode dimanche soir même si je ne publie que lundi, c’est comme ça).

J’aime bien que la série prenne la peine de nous faire cette introduction. En vrai, c’est quand même la meilleure partie des séries de zombies, non ? Bon, Isabelle est finalement sauvée de justesse par un type qui débarque en voiture et lui permet de s’échapper. Il lui parle en anglais, elle exécute tout ce qu’il dit. Elle lui donne quand même son adresse, ce qui lui permet d’arriver rapidement chez elle et de réveiller Lily.

Sa coloc ou sa fille ? Ce n’est pas encore clair, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle aurait mieux fait de laisser Lily dormir et de partir sans elle : Lily se dit un peu malade, et c’est comme ça que ça commence, non ? En tout cas, c’est top d’avoir ce genre de scènes, ça manquait dans la série d’origine. Et puis, là, je peux me projeter plus facilement, c’est Paris, quoi.

Paris | La fuite | L’école | Le château

La fuite

Bon, ça n’est pas Paris pour longtemps : les personnages fuient la capitale à bord la voiture du type qui a un flingue et qui n’est pas ravi de se faire vomir dessus par Lily. Ouais, elle est malade, mais ce n’est finalement pas la grippe, elle est juste enceinte de quelques mois. C’est con pour elle, ça ne peut que mal terminer cette intrigue, non ? À moins qu’elle ne soit la mère de Laurent.

En plus, ils s’arrêtent pour elle dans une station-service et ça me paraît la pire idée du monde. Une station-service ? Là où tout le monde s’arrête ? Ce n’est jamais une bonne chose d’aller là où il y a plein de monde dans ces séries. Pourtant, ça finit bien pour Isabelle : quand l’homme refuse de continuer sa route avec Lily, Isabelle prend le choix de se débarrasser de ce protecteur qui ne veut plus de Lily. C’est trop triste pour lui : il se fait avoir comme un bleu, elle lui prend ses clés dans un câlin qui n’avait que ce but évident.

Cela dit, ça ne règle pas tous les problèmes d’Isabelle : Lily est enceinte et beaucoup de contractions. Quand elles croisent le SAMU, elles espèrent pouvoir obtenir de l’aide. Tout ce qu’elles y gagnent, c’est que Lily se fait mordre par un infirmier-zombie avant de remonter en voiture. Quelques heures plus tard – et putain, j’ai du mal à croire qu’elles ne croisent personne sur les routes de France en traversant tout le pays depuis la capitale ! – elles arrivent alors au couvent où Isabelle est sûre qu’elles seront acceptées.

Elle rencontre rapidement tous les personnages que l’on connaît déjà et qui sont morts dans le premier épisode, mais aussi Sylvie, qui n’était pas une nonne à l’époque – juste une élève du catéchisme dont les parents ne sont jamais venus la chercher. Pas cool. C’est à l’arrivée dans le couvent que les deux femmes découvrent la morsure de Lily, malheureusement, et qu’on nous précise qu’elle est enceinte de sept mois. Bref, c’est la mère de Laurent, quoi. Les scénaristes ont dû jouer à The Last of Us

Oh, on nous justifie aussi le titre de l’épisode à ce moment, avec Isabelle qui rappelle à Lily ce que sa mère chantait petite (ah, elles sont donc sœurs ?) : alouette, gentille alouette. Pas sûr que la scène valait la peine de se taper la chanson en tête pendant une semaine !

L’épisode termine donc sur la mort en couche de Lily, avant la naissance du bébé. Voilà donc pourquoi Laurent serait le Messie : il est né alors que sa mère était un zombie. Il n’est pas un zombie pour autant, lui. Improbable, tout de même. C’est très violent pour Isabelle, forcément : elle récupère le bébé en vie alors qu’elle doit se faire à la mort et aux grognements de Lily. Paie ton miracle ! Et le père qui se met à prier pour la survie de l’âme de Lily alors qu’elle est zombifiée, c’est violent. Non, j’aime beaucoup cette intrigue en vrai – et Laurent obtient son nom d’une statue de St Laurent dans le couvent, évidemment.

Paris | La fuite | L’école | Le château

L’école

En parallèle de tout ça, la série nous ramène tout de même dans le présent aussi. On découvre que Daryl est en route avec Isabelle, Laurent et une autre nonne, la fameuse Sylvie du flashback. Ils doivent traverser la France en calèche, mais rapidement, ils sont forcés de se séparer de leur cheval.

En effet, ils tombent sur une rue pleine de zombies et Daryl décide d’effrayer Astérix, le cheval, pour qu’il les débarrasse des zombies. Cela dit, comme dans toutes les séries de la franchise, les zombies ne sont pas les pires ennemis : les pires ennemis, ce sont les humains ! Voilà donc notre petit groupe qui est attaqué rapidement par des gamins qui ne visent pas très bien avec des fléchettes. Daryl échoue totalement à protéger Laurent et les femmes avec lui. C’en est presque drôle, surtout que quinze secondes plus tôt, Isabelle affirmait que la vérité sur la mort d’Astérix et la violence du monde pouvait attendre.

La violence du monde les rattrape donc sous la forme d’adolescents qui les emmènent dans l’école qu’ils ont investi depuis l’apocalypse. Nos prisonniers ne le restent pas longtemps quand Isabelle explique qu’elles sont bonnes sœurs, le prouve par une petite prière, puis présente Daryl comme un père américain qui a été infoutu d’apprendre le français en plus de dix ans. J’ai bien aimé la petite pique sur les américains, dans une série américaine, c’était top !

Bon, l’idée derrière cette école ? C’est vraiment n’importe quoi parce que l’apocalypse est en cours depuis trop longtemps pour que ça passe : les parents des enfants ne sont jamais venus les chercher à l’école alors ils ont appris à survivre ensemble, ils ont chassé, fait pousser de la bouffe… C’est improbable, hein, mais j’aime vraiment beaucoup cette intrigue et les décors proposés. Il y a une incohérence dans la temporalité, mais si on met de côté ce détail, c’est sympa comme ambiance.

Bien sûr, les enfants n’étaient pas seuls : ils avaient leur prof, Mme Dubois. Bordel, comptez pas sur moi pour survivre plus de dix ans avec mes élèves dans le collège en cas d’apocalypse zombies, quand même ! J’ai une vie aussi, non ? Bon, pas Mme Dubois apparemment. Elle est d’ailleurs en fin de vie, à moitié morte dans son lit là. C’est triste.

L’épisode enchaîne malgré tout vers plus de détails et une intrigue qui s’égare un peu : Daryl se fait passer pour un père récitant le bénédicité, on passe d’une langue à l’autre en permanence et il est question d’un château gardé par un type trop dangereux… mais qui a les médicaments dont Mme Dubois a besoin. Cela ne plaît pas à la leader adolescente de ce groupe de gamins, mais ça créé évidemment des dissensions dans les rangs d’avoir Daryl qui insiste pour aller chercher les médicaments. Il y voit son intérêt – un cheval – mais il a besoin d’un guide pour y aller, alors ça ne le dérange pas de faire croire à des gamins qu’ils pourront sauver la prof, même s’il sait que c’est perdu d’avance !

J’aime bien cette idée d’école, mais vraiment, j’ai du mal à croire que des enfants puissent survivre si longtemps par eux-mêmes. Et puis, ils sont tellement nombreux ! Ils n’ont jamais eu la grippe ? Il n’y a jamais eu de zombies ? Comment c’est possible ? Ils ont même du sacré matériel dans l’école, avec une télévision marchant encore pour regarder une vieille sitcom sur cassette… Et des vélos pour alimenter la télévision ! Purée, elle est sacrément forte la madame Dubois d’avoir réussi à créer tout ça.

Daryl passe ensuite la nuit dans le même lit qu’Isabelle, mais ils ne font que parler du passé – l’occasion de nous rappeler que Daryl avait un frère avant. Le lendemain, il prend la route avec la leader du groupe qui comprend vite qu’il n’est pas prêtre. Forcément. La conversation entre eux n’est pas des plus intéressantes, si vous voulez mon avis, alors j’en fais l’économie : ils arrivent vite au château où ils espèrent trouver cheval et médicaments.

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Le château

Daryl enferme la leader derrière la première porte qu’il trouve pour la protéger avant de s’aventurer dans le château. Il y entend un ado crier dans une pièce souterraine et s’y rend aussitôt. Daryl est un sacré sauveur de l’humanité et des enfants dans cette série bordel. Franchement, Daryl lui fait beaucoup trop vite confiance, cela n’a aucun sens. Il lui apprend à se servir d’un flingue et lui demande son nom. Le gamin viendrait de l’école et affirme s’appeler Hérisson, mais bon, il insiste pour que Daryl l’appelle plutôt Hedgehog ? Euh ? Pourquoi ? Ton nom, c’est ton nom, merde ?

Bref, pas le temps de se poser trop de questions. Ils sont rapidement interrompus par un type qui leur tire dessus. Daryl apprend donc à Hedgehog à tirer pour faire diversion, puis se débrouille pour le rejoindre. Je ne comprends pas bien : le château est supposé être hyper dangereux, mais en fait, il y a juste un américain qui tire sur tout ce qui bouge ?

Daryl ne le tue pas tout de suite, préférant en faire son prisonnier. Malheureusement pour lui, ce texan finit par se faire bouffer par des zombies alors qu’il tentait de s’échapper. Ce n’était pas gagné pour lui de toute manière, ça se voyait dès le départ. Par contre, ça fait une sympathique scène d’action avec un moment pas bien crédible où Daryl tombe sur un tas de zombies sans se faire mordre.

Je n’ai pas bien saisi non plus pourquoi il s’amuse à faire exploser un bidon d’essence et met au passage sa vie en danger, mais soit. On s’y fait, j’imagine. Par chance, alors qu’il est dans la merde, la leader des enfants et un de ses potes débarquent pour le sauver juste à temps. Comme toujours. Parmi les zombies, malheureusement, il y a aussi Julien, le frère d’un des ados de l’école. C’est triste. On se doutait qu’il était mort vu comment la série avait insisté sur son absence au repas de la veille. Bref, c’était un peu une facilité qui n’a pas eu l’impact émotionnel prévu.

En parallèle, nous suivons Laurent qui tente de s’intégrer comme il peut dans la vie de l’école. Il fait un cache-cache avec les autres, mais il n’est pas très fort pour autant. En fait, ça termine super mal : tous se moquent de lui, et puis c’est tout. En plus, la série n’est pas bien crédible : ils sont tous français mais continuent de parler anglais alors que Daryl n’est plus là. J’aimais bien au départ l’idée que les gamins parlent anglais pour s’entraîner en présence de Daryl – genre, c’était une explication débile, mais elle avait le mérite d’exister – mais ensuite… Ca n’a aucun sens ! Ils vont chasser la bête de Gévaudan ensemble, mais en anglais ? WTF.

Cela donne l’occasion à Laurent de retrouver Astérix, ou plutôt son cadavre. Le pauvre cheval s’est fait bouffer par des zombies et ça rend le gamin tout triste. Il s’en prend donc à Isabelle et Sylvie quand elles le retrouvent, parce qu’elles ont menti. Ouais, pendant ce temps, Isabelle et la deuxième nonne s’occupent de veiller sur Mme Dubois. Elles en profitent pour parler de Laurent qui se pose plein de questions sur sa place dans le monde, et j’ai bien aimé cette perte de temps qui ne traînait pas trop en longueur pour autant.

Tout ça mène finalement à la fin de l’épisode où Daryl revient à l’école avec la leader… mais trop tard. Mme Dubois meurt juste au même moment, forçant la leader à prendre le rôle de manière permanente cette fois. De manière peu crédible, les personnages décident toutefois de reprendre la route et de ne pas s’attarder à l’école un peu plus.

C’est triste pour Laurent : il s’était fait une (petite) amie sur place et ne voulait plus partir du tout, mais on ne le lui laisse pas le choix, finalement. Il ne comprend pas pourquoi, en plus, Isabelle continue de lui mentir, de le traiter comme un bébé et de lui répéter qu’il est spécial. Et pourtant, il l’est !

Paris | La fuite | L’école | Le château

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One Piece – S01E03 – Tell No Tales – 18/20

La série parvient à me faire apprécier davantage l’introduction d’un personnage que j’aimais sans plus dans ma lecture et rien que pour ça, cet épisode est une réussite. Au-delà de ce détail, la musique, les jeux d’acteurs, le casting, les effets spéciaux et surtout la fluidité du scénario qui adapte apparemment sans difficulté et sans problème un tas de mangas en un rien de temps font vraiment de la série une brillante réussite.

Spoilers

Luffy, Nami et Zoro rencontrent Usopp.


The Pirates are coming !

Je ne sais pas trop où est passée ma semaine, mais j’avais dit que je verrais au moins un épisode par semaine de la série, alors il est plus que temps de lancer ce troisième épisode ! En plus, maintenant, on sait qu’il y aura une saison 2 un jour ou l’autre, alors il faut bien m’y remettre.

Syrup Village | L’anniversaire | La nuit | Baggy | Koby

Syrup Village

L’épisode commence donc sept ans plus tôt à Syrup Village et je dois dire que le détour ne me surprend que moyennement – pour avoir lu les mangas, je me doutais bien qu’Usopp allait finir par débarquer. J’aime beaucoup la manière dont il est introduit dans la série, avec un simple montage qui permet de nous révéler beaucoup plus vite que dans le manga à quel point il a passé sa vie obsédé par l’idée de l’arrivée de pirates.

Seulement, cette fois, il a probablement raison. Au large, Luffy est tout heureux de finaliser son drapeau pirate. Bon, le drapeau est loin d’être une réussite, mais on peut compter sur Nami pour lui dire. Ce n’est pas comme si ça pouvait arrêter Luffy pour autant. J’aime bien que la série propose de nouveaux looks aux personnages. C’est un peu étrange de voir Luffy quitter sa tenue habituelle, mais j’aime bien tout de même.

Que cela ne nous détourne pas trop de ce qu’il se passe pour autant : le bateau est en train de couler, l’air de rien, tout doucement. C’est une catastrophe pour l’équipage qui n’en est pas un, et particulièrement pour Nami qui perd son moyen de communiquer avec… Ah, on ne le sait pas encore.

Bon, en tout cas, les personnages sont obligés de rejoindre terre plus vite que prévu, et j’ai bien aimé ce que ça donnait. L’effet de flou tout autour des personnages est un peu étrange, en vrai, mais c’était sympa de voir Zoro regretter d’être passé à côté de la récompense pour Baggy ou de voir Luffy faire une pirouette pour se relever. Les effets spéciaux ne sont pas toujours là où on s’y attend, on va dire.

Bref, l’équipage qui n’en est pas un cherche un nouveau navire. Nami envisage bien sûr de s’en voler un, parce que c’est tout ce qu’elle sait faire. Elle peut compter sur Zoro pour l’aider, mais certainement pas sur Luffy. Il n’est pas le genre de pirate qui volerait n’importe quel bateau – un navire se doit d’être parfait et fait partie de l’équipage après tout. Comme c’est Luffy, on sait qu’il arrivera à ses fins, et j’aime bien le choix de la série de mettre en avant le moment où il trouve son bateau.

C’est bien sûr l’occasion d’une rencontre avec Usopp qui travaille apparemment sur le pont de ce bateau qui tape dans l’œil de Luffy bien rapidement – mais pas aussi rapidement que la vitesse de croisière du navire. Après, évidemment, Luffy se fait des films bien trop vite et ne comprend pas immédiatement qu’Usopp n’est pas en train de vendre le bateau mais simplement de le nettoyer de ses fientes de pigeon. C’était chouette comme tout. Après, j’aime bien l’acteur qui incarne Usopp, mais ça fait bizarre de le voir avec un si petit nez, tout de même !

Qu’importe la taille de son nez, Usopp accepte d’aider tout de même l’équipage qu’il vient de rencontrer : il affirme connaître la propriétaire du bateau, Kaya. Et en plus, c’est son anniversaire, alors il est bien content d’amener tous les membres de « son » équipage auprès d’une fille qu’il espère bien draguer. Elle n’est pas facile d’accès pourtant et on sent rapidement, dans la manière dont elle est introduite, qu’elle est heureuse de voir Usopp, mais que c’est bien la seule dans la maison.

Tout le monde veut virer Usopp de la propriété, mais personne n’ose le faire devant Kaya, pas même Klahadoll, le majordome omniprésent et omnipotent dans la villa. On peut le comprendre : Usopp est introduit comme un menteur après tout, et il ment aussi à Kaya en racontant d’improbables aventures à une Kaya trop malade pour aller vérifier ses dires. La mise en scène de cette situation très manga aurait vite pu tourner au fiasco, mais la série s’en tire vraiment bien, je trouve. En vrai, je me surprends même à craquer face au sourire d’Usopp – je ne m’y attendais pas.

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L’anniversaire

Pendant ce temps, Nami est ravie d’avoir le choix de trouver des vêtements parmi des milliards de tenues, tandis que Luffy se demande à quoi ça peut bien servir d’avoir tant de fringues. Zoro, lui, souhaite juste s’habiller en noir et le trio se retrouve vite à débattre sur la possibilité que Kaya leur offre un navire. Le pari est vite pris entre Luffy et Nami, ce qui est une bonne idée pour nous les faire paraître sympathique. Vraiment, les dialogues de la série sont bons.

Je regrette un peu le manque de subtilité autour de Klahadoll en revanche : une réplique de Zoro sur la tronche de Klahadoll qui lui rappelle quelque chose est un peu trop un signal d’alerte évident sur la suite de l’intrigue, je trouve. Cela dit, elle met peu de temps à être dévoilée : un détour en cuisine nous apprend que le chef cuistot est en train d’empoisonner la nourriture.

C’est con, parce que pendant la soirée d’anniversaire, Luffy et Usopp se régalent avec toute la bouffe qu’ils voient passer. Forcément, c’est le caractère de Luffy, et c’est aussi celui d’un Usopp qu’on apprend à découvrir. En vrai, j’ai bien aimé la mise en scène de la soirée, avec les personnages ayant effectivement pris le temps de tous s’habiller en noir – sauf Nami, dans une magnifique robe rouge qui appartenait à la mère de Kaya.

Rapidement, il est révélé que la nourriture n’est finalement pas empoisonnée : il n’y a que la soupe de Kaya qui l’est, et pour cause ! Elle s’apprête à devenir très riche : son anniversaire va lui permettre de débloquer la fortune de sa défunte mère et d’en faire ce qu’elle veut – ou plutôt ce que Klahadoll veut. Nami est un peu révoltée de le voir prendre toutes les décisions pour Kaya, y compris concernant ce qu’elle mange, mais de toute manière, le sujet de conversation change bien vite.

En effet, Usopp n’est pas ravi de la tournure que prend la conversation quand il sent que ses mensonges vont être révélés. Il apprend à connaître Luffy comme ça : Luffy dit toujours la vérité, alors il se présente en tant que pirate intéressé par un des bateaux, parce que c’est le cas. Simple et efficace cette intrigue. Bon, c’est mon avis, mais ce n’est pas celui de Klahadoll qui n’apprécie pas de voir Kaya être courtisée ainsi par des pirates.

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La nuit

Alors que le poison la rend de plus en plus malade et qu’elle est forcée d’aller se coucher, Klahadoll essaie de se débarrasser de nos héros. C’est en vain malheureusement pour lui – mais on découvre vite qu’il est fort pour se débarrasser des gens qu’il n’aime pas. On le voit ainsi tuer quelqu’un qui fait barrage à ses désirs de s’emparer de la fortune de Kaya.

Durant la nuit, Zoro se lève parce qu’il a soif – mais il prend ses sabres avec lui. Luffy, lui, cherche à manger tandis que Nami, c’est plus fort qu’elle, se décide à faire quelques emplettes en volant tout ce qu’elle peut dans la maison. J’aime que la série prenne le temps de nous montrer le caractère de chaque personnage comme ça. Le manga le fait aussi, c’est sûr, mais ça me paraît plus compliqué à caser dans une série – surtout que le rythme de la série est excellent.

On avance donc très vite et Nami se fait surprendre par Kaya alors qu’elle vole toute la déco de la maison. Ce n’est pas un problème pour Kaya qui est ravie de se faire une amie en donnant un peu de sa richesse. Les deux se retrouvent à papoter, ce qui permet d’apprendre à mieux connaître Kaya, mais aussi Usopp. Forcément, Nami pose des questions sur Usopp à Kaya, s’imaginant qu’ils sont en couple. Ce n’est pourtant pas le cas. La série enchaîne ensuite avec la mort prévisible des parents de Kaya en mer.

Et même si Nami reconnaît ne pas être super forte pour être une amie efficace, elle quitte tout de même Kaya sur un excellent conseil : ne pas laisser Klahadoll diriger toute sa vie. En repartant vers sa chambre, Nami remet aussi les objets volés : maintenant que Kaya est son amie, le vol n’a sûrement pas le même goût.

Pendant que les filles papotent une bonne partie de la nuit, Luffy et Zoro retrouvent Usopp en cuisine. Celui-ci est pris au piège de ses mensonges : Luffy est persuadé qu’Usopp ne ment pas. Et pourtant ! Il y a toutefois un sujet sur lequel il ne ment pas : il reconnaît ne pas être en couple avec Kaya. Il reste sur l’île avec elle, parce que c’est sa meilleure amie. On voit vite qu’il est fou amoureux d’elle, quoiqu’il en dise, et la série profite ensuite de la scène avec les trois garçons pour introduire le fait qu’Usopp a une arme fétiche et un père pirate qui bossait pour Shanks. Luffy est ravi… mais reste en arrière tout de même pour manger toute la soupe de Kaya quand Usopp et Zoro vont chercher un peu d’alcool – pour Zoro, bien sûr.

Par contre, en passant par la cave, ils finissent par tomber logiquement (et littéralement dans le cas d’Usopp) sur le cadavre de Merry, tué par Klahadoll et ses cinq lames. Bim, Zoro se remémore qu’il est Kuro, un autre pirate supposé être mort depuis des années. Je dois dire que j’aime beaucoup la manière dont les pirates sont introduits dans la série, avec l’affiche qui passe devant eux. Bien sûr, la révélation mène à un combat entre Zoro et Kuro, mais ce dernier a mangé un fruit du démon aussi. Il est donc ultra rapide et fait diversion, laissant soin à une membre de son équipage d’assommer Zoro par derrière. La grande classe.

Certes, Usopp a le temps de s’échapper… Mais qui pourrait croire Usopp dans le village de toute manière ? Il passe son temps à mentir ! C’est effectivement le cas : quand il se rend au village pour annoncer que les pirates arrivent, personne ne le croit. En plus, il fait son alerte plus tôt le matin que d’habitude et ça ne plaît pas aux habitants. L’obsession d’Usopp pour les pirates ? Eh bien, il espère en fait le retour de son père, dans l’espoir que ça puisse aussi redonner des forces à sa mère. La pauvre meure pourtant dans les bras de son fils et… Bordel, ils me font aimer Usopp avec leur petite bande-originale et le jeu de l’acteur.

Zoro ? L’équipage de Kuro est chargé de se débarrasser de lui et de ses sabres – ils ne doivent pas laisser de traces. C’est con : ils mettent les sabres au même endroit que Zoro, et ça ne peut pas être une bonne idée.

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Baggy

La série fait aussi le choix de quelques détours surprenants : je ne m’attendais pas à voir si vite revenir Baggy dans la série. Il met plus de temps que ça à redevenir lui-même dans les mangas, non ? Ou j’ai déjà tout oublié en neuf mois ? Qu’importe, Baggy est vite recomposé, un peu énervé d’avoir été mis en boîte et… tout aussi vite mis KO par un mystérieux adversaire.

Quand il se réveille, il est attaché par un Arlong – forte récompense lui aussi – qui l’interroge. Baggy en profite aussitôt pour détourner l’attention de cet ennemi dangereux vers Luffy : il raconte tout ce qu’il sait de Luffy, de la carte de Grand Line à son envie de trouver le One Piece. Forcément, il fait mouche et se retrouve à bosser pour Arlong afin d’aider à mettre un terme aux agissements de Luffy. Oups.

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Koby

En parallèle, la série se concentre aussi sur le navire de la marine. Cela m’a un peu surpris que l’on passe autant de temps avec des personnages que je n’aime pas plus que ça. Bon, le fils pourri gâté continue d’être un Malefoy du pauvre ridiculisé en permanence par Koby, alors que ce dernier se fait remarquer bien vite et est traîné dans la cabine du capitaine pour être entraîné par lui.

Je n’aime pas le personnage de Koby, mais j’aime bien comment la série le met en avant. On comprend ainsi qu’il découvre la nécessité de passer à l’offensive pour coincer des pirates et j’ai aimé le voir monter en galon très vite pour aller à la poursuite de Luffy. C’est l’obsession de son chef après tout.

Cela devient aussi celle de Koby par voie de conséquences. Et ça tombe bien : en fin d’épisode, il entend un Usopp déprimé dire que les pirates sont sur l’île et ne pas comprendre pourquoi personne ne le croit. Koby en profite aussitôt pour le croire. C’est un cliffhanger efficace, même si ça m’a surpris : je pensais qu’ils allaient finir tout l’arc dans le même épisode. C’est sûrement mieux de le faire comme ça, cependant !

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