Grey’s Anatomy – S22E03 – Between Two Lungs – 14/20

Cette semaine encore, la série propose un beau patchwork de plusieurs petites intrigues. On ne sait pas trop vers quoi on se dirige, mais la série continue d’avancer à sa vitesse de croisière. Tout ne me convainc pas, plusieurs personnages me saoulent, mais grosso modo, il y a du côté des nouveaux encore de quoi me motiver pour la suite. Et heureusement !

Spoilers

Une double greffe sur un patient de six ans : qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?


Stop talking.

D’accord, j’avais plus envie de commencer la saison 2 de Culte hier, mais ce n’est plus le cas désormais, j’ai envie de savoir ce que nous réserve Grey’s cette semaine. Bon, après, quand l’épisode commence par les problèmes de Mer avec son pré-ado (bordel, déjà ?) et par Ben qui danse parce qu’il est content de sa promotion… autant vous dire que j’ai failli arrêter, hein ! Cela dit, j’ai bien aimé voir Bailey remettre Ben et Richard à leur juste place : elle a fait les jobs dont ils sont si fiers.

Voir Ben déjà obtenir une promotion, ça me soule et c’est nul franchement. Il est heureux comme tout, mais se rend compte que ça demande de faire quand même beaucoup de paperasse… Soit. Ce n’est pas du tout dans l’ADN du personnage, mais faisons comme si.

Mer passe quant à elle tout l’épisode à essayer de comprendre ce que Bailey, son fils, a bien pu confier à Nick qu’il ne veut pas lui dire, en revanche. Elle espère que son fils trouve son premier amour, s’inquiète qu’il se soit battu, etc. Elle devient presque insupportable, alors que Nick assure qu’il ne trahira pas la confiance de Bailey. Meredith finit par trouver ça bien que son fils lui fasse assez confiance pour lui confier un secret, cependant.

À l’hôpital, le grand sujet du jour est une double transplantation de poumons – c’est même le titre de l’épisode. Tous les internes espèrent pouvoir en être, tous les résidents aussi (même si Kwan dit le contraire). Comme son nouvel interne veut déjà avoir des faveurs de son plan cul, Jules comprend vite que Simone a couché avec un nouvel interne, et elle me fait délirer. Il faut dire que Simone n’est plus des malignes à lui proposer un pacte sans sexe et sans relation pour un an. Lol.

On nous présente comme toujours l’intrigue par le biais des patients. On a donc deux papas gays qui veulent sauver leur enfant et donnent chacun un bout de poumon pour lui faire une greffe. Une sacrée situation, encore, toute la famille sur le billard avec des risques importants pour leur santé. Tellement de risques, en fait, que Winston n’est pas convaincu du tout par l’idée de Nick qui est derrière cette opération révolutionnaire.

Il insiste pour vérifier que les pères sont bien au courant des risques qu’ils prennent, risques à vie. Mer lui sert d’excuse pour sonder les papas, qui sont des vrais papas et ne reculent pas pour si peu. Winston accepte donc de faire l’opération sur l’enfant, et il peut compter pour ça sur Jules qui le soutient – qu’elle est loin du pacte voulu par Simone en début d’épisode.

Si tout se passe bien pour lui, ce n’est pas le cas pour Nick : son patient s’avère avoir une infection et ne peut pas être opéré. Partant de là, Nick essaie d’annuler toutes les opérations, seulement, voilà, Winston a déjà commencé et l’enfant ne survivra pas à un décalage de quelques jours. Meredith propose alors de diviser en deux le bout de poumon du papa sain ; ce qui n’est pas si évident en théorie. En pratique, ils le font sur des reins. Winston se retrouve donc à improviser toute une procédure et à faire des tests. Sur un gamin de six ans. Tout va bien.

Il reste à annoncer tout ça aux patients désormais. Le papa qui voulait le plus donner son poumon se réveille avec une petite infection et la bonne nouvelle que son fils ira bien quand même.

Bien sûr, Lucas a du mal à se faire à la présence de Bryant, le nouvel interne qui a couché avec Simone. Il est tellement agacé par lui qu’il finit par lui révéler ce qu’il s’est passé. Malgré ses essais pour s’en débarrasser auprès de Bailey, Lucas apprend vite qu’il doit enseigner à tout le monde, comme il peut.

Il est désespéré, mais supporte la situation comme il peut. En plus, ils s’occupent d’une patiente plutôt bavarde alors qu’avec Bryant (Wes, c’est son prénom), il est hyper silencieux. Bordel, c’était mieux quand Jules couchait avec Lincoln avant son premier jour, hein. Là, Simone et Lucas sont à la limite du harcèlement avec Bryant, c’est terriblement mal écrit.

Heureusement, Bailey est là pour se rendre compte qu’il y a un souci et observer les techniques pédagogiques de Lucas. C’est une bonne chose cependant : Bailey le remet à sa place. Les scénaristes lui donnent encore un peu trop raison, je trouve, puisqu’il trouve une tumeur sur l’organe qu’il est en train d’opérer – le cancer de la patiente s’étend malgré la chimio. Il se comporte un peu mieux quand même avec Bryant par la suite, ainsi qu’avec la patiente à qui il redonne de l’espoir quand il n’y a plus trop si l’on en croit la tête de Bailey. Elle a eu de meilleures poker faces par le passé, mais ça doit être terrible d’annoncer à une femme de 27 ans qu’elle va mourir d’un cancer, je suppose.

Jo et Teddy continuent d’être très amies cette saison. C’est un duo que je n’aime pas trop et que les scénaristes me paraissent forcer depuis la saison précédente. Elles arrivent et partent toujours en même temps de l’hôpital, j’ai l’impression. Ce n’est peut-être qu’une impression. Bon, peu importe, l’intérêt de la scène est que Jo observe une interaction gênante entre Cass et Teddy. Oui, Cass est de retour pour draguer Teddy dans l’ascenseur. Qu’est-ce que j’aime cette actrice, mais qu’est-ce que ça fait bizarre quand même ce flirt digne d’adolescentes !

Toute cette partie de l’intrigue m’a déprimé, honnêtement. Jo emmène Teddy acheter une voiture. Et elle est enceinte. Et elle veut tester une voiture. Et il n’y a même pas d’accident ? C’est nul. Jo a besoin de Teddy, apparemment, pour négocier avec le vendeur, parce qu’elle est trop optimiste et joyeuse et qu’elle compte sur la sans cœur qu’est Teddy pour ne faire qu’une bouchée du vendeur. Pourtant, Teddy s’effondre quand le vendeur se met à parler d’enfants qui vivront toute une vie dans leur voiture… C’est si nul ?

Elle pleure parce qu’ils ne feront jamais de roadtrip en famille avec Owen ? C’est si nul ! Je comprends l’écriture du perso et la volonté de faire une intrigue sur ce regret, mais putain, ils ont passé des entre-saisons à s’enfuir à l’autre bout du pays parce qu’ils étaient des criminels, alors peut-elle vraiment regretter cette relation de merde avec Owen et d’hypothétiques roadtrips familiaux ? Et puis, côté écriture, merci la crédibilité de les foutre dans une voiture à vendre après avoir fui en plein milieu d’une négociation pour acheter une voiture !

J’ai toutefois bien aimé la morale qui est qu’il est important de se passer en premier parfois et de retrouver sa joie de vivre – ou au moins un petit quelque chose qui rend heureux. Pour Teddy, c’est la négociation qui la rend heureuse. C’est mal écrit, avec des techniques de négociation auxquelles on ne peut pas croire, mais on va faire avec, surtout que ça lui donne ensuite le courage de recontacter Cass pour un petit rencard. Ben voyons.

De son côté, Kwan se met à dos la nouvelle chirurgienne plastique de l’hôpital en la prenant pour une interne. Il est odieux avec elle, lui parle mal en pensant que c’est sa subalterne, avant de découvrir que Mohanty, la nouvelle, est sa supérieure. C’est plutôt amusant comme première rencontre et très Grey’s dans l’esprit. En plus, ils passent la journée à bosser ensemble sur le même patient, qui fait un peu les mêmes erreurs que Kwan en pensant qu’elle n’est pas la chirurgienne…

Kwan fait aussi l’erreur de donner à manger à ce patient, sûr que ça ne posera pas de problème puisque sa chirurgie est terminée. Seulement voilà, il y a une complication et il doit retourner se faire opérer – ce qui pose problème maintenant que Kwan lui a dit de manger. Franchement, après 20 ans de Grey’s, je savais déjà que ça allait lui arriver, mais en vrai, ça fait longtemps qu’on n’a plus vu ce genre de petites conneries dans la série et ça passe toujours.

Kwan essaie donc de se rattraper le soir et demande comment il pourra impressionner Mohanty par la suite. Qu’est-ce que j’ai aimé sa réponse : tais-toi, Kwan. Tais-toi.

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Culte – S02E01 – L’Effet Pom-pom Girl – 15/20

Tout le problème est, une fois n’est pas coutume, que j’ai un peu trop d’attentes en commençant cette nouvelle saison. C’est un bon premier épisode, mais il ne répond pas à toutes les questions que j’aurais sur la naissance des 2be3, en commençant déjà après le stade que j’imaginais comme point de départ pour la série. Tant pis, ça n’empêche pas la production d’être incroyable et la série d’être vraiment de qualité.

Spoilers

Filip rêve de participer au concours télévisé du Plus bel homme de France. Il peut compter sur le soutien de ses amis Adel et Frank.


T’es dans la vraie vie ici, hein, t’es pas dans ta télé.

J’ai tellement hâte de commencer cette saison ! Cela faisait longtemps qu’une série n’avait pas eu cet effet sur moi, mais ça signifie aussi que la barre de mes attentes est trop haute pour le bien de la série. Ce premier épisode débute par un petit plan sur une salle de concert pleine à craquer alors que les 2be3, à moitié nus comme il se doit, sont en loge à stresser. Filip est à ça de se droguer avec des médicaments, Adel et Frank s’inquiètent pour lui et s’assurent que tout ira bien. Cela commence si bien. On a un point de chute pour la fin de cette saison, avec ce premier gros concert qui révèle déjà que l’apogée de leur gloire ne sera pas si positif que ça. On enchaîne sur ce qui ressemble à un bon gros teaser de la saison, avec des répliques à venir, un concert sur le point de commencer et… on repart en arrière, évidemment.

C’est bon, ils m’ont déjà bien vendu la série, mais ils en rajoutent encore avec une excellente bande-son chargée de nous ramener en 1995. On découvre la vie de tous les jours de nos trois jeunes héros en devenir : Adel est un étudiant qui se dévalorise un peu trop auprès de ses profs et pas heureux en amour, Frank a besoin de thunes et fait un petit job peu cool à déplacer des cartons en enquillant les heures sup, Filip fait beaucoup, beaucoup, beaucoup de sport. Son envie dans la vie ? Être une star. Il a le physique pour, en vrai, mais son père ne voit pas les choses comme lui. Il a un fils qui s’est fait virer de son équipe de gym et passe sa journée devant la télévision.

Bref, la vie de Filip ne fait pas trop rêver : il y a de quoi déprimer… mais celle de ses futurs camarades aussi n’est pas idéale. La plongée dans les années 90 est une pure réussite. Ce ne peut que l’être : ils avaient géré en saison 1, ils gèrent toujours en saison 2. Eh, ça donne envie de retourner un peu en arrière, parfois.

Et parfois, non. On suit ensuite nos héros dans une boîte de nuit, et ça, non, ça ne me donne pas envie de revenir en arrière. Les trois héros de la série se connaissent donc déjà : ils sont voisins, habitent Longjumeau, sont tous potes et vont en boîte ensemble. Là-bas, il y a une battle de danse pour Filip qui cherche malgré lui des noises à un autre type, ça vire en baston générale. Bon.

Première déception : je pensais qu’on verrait la rencontre entre les trois. C’est aussi parce que je ne savais pas qu’ils se connaissaient avant d’être les 2Be3 que je pensais ça, donc la série m’apprend déjà quelque chose. En tout cas, ce premier épisode tourne déjà autour d’une idée fixe de la part de Filip : il veut être élu Plus bel homme de France. Il participe pour ça à un concours d’où il est recalé à trois reprises. Cela dit, on sait, nous, que les choses vont s’améliorer pour lui, même si ce n’est pas gagné quand on le voit finir dans une baston générale en boîte de nuit – baston dans laquelle il n’y a même pas de vrais blessés, hein.

La série enchaîne donc sur la sortie de boîte de notre trio, et ils donnent envie d’être potes avec eux limite. Ils se font draguer par une bande de filles qu’ils croisent et voilà donc Filip qui a l’idée du siècle : ensemble, ils sont comme les pom-pom girls, ils ont un succès monstre. Fort de cette idée, il décide d’utiliser ses potes dès le lendemain pour avoir du succès : vexé d’être recalé du casting, il s’arrange pour rencontrer directement le producteur de l’émission du Plus bel homme de France.

Filip demande ainsi à Adel de se faire passer pour un producteur serbe. Une conversation téléphonique plus tard, Adel obtient une information qui est le Graal pour Filip : le producteur de l’émission est au Banana. Il n’y a plus qu’à savoir ce qu’est le Banana. Tout paraît si simple dans cette future success story !

Il y a tout de même un problème à régler : le Banana, ils ne savent pas ce que c’est. Une recherche dans le bottin plus tard (je suis mort), ils savent qu’ils doivent aller à Paris. Adel n’est pas ravi, parce qu’il a exam le lendemain, mais bon, il se laisse entraîner par ses potes. Là, les scénaristes se font plaisir sur l’époque également : en 1995, la Coupe du monde n’a pas été remportée par la France, alors, on en profite pour un petit commentaire sur la France qui n’est pas encore la France Black-blanc-beur (une époque qui fait rêver sur le papier pour sa tolérance considérée comme normale) et pour la première utilisation du « 2be3, trois teubés »… On ne saura pas exactement d’où ça vient ? C’est décevant. C’est un « vieux blaze de 6e ». Soit.

Nos trois héros prennent ensuite le RER C et j’ai eu envie de pleurer : les rames sont les mêmes aujourd’hui qu’en 1995. Et bon, la série a fait des efforts pour en dénicher une qui soit bien propre et tout, mais vraiment, quel enfer ces rames de RER ! Puis, peut-on évoquer la lenteur du RER C ? Ils ne sont pas sur la bonne ligne pour une ascension fulgurante à Paris, je vous le dis, moi !

Qu’importe, parce que la saison ne comporte que six épisodes. Ce sera donc fulgurant pour eux : les trois persos se décident à doubler pour entrer plus vite en boîte, tombent sur une vague connaissance en faisant face au videur et les esprits s’échauffent vite. Malick, le videur, ne veut pas les faire entrer et compte sur une entente avec Adel qu’il appelle « cousin », en vain. Par chance, un certain Michel Andreev décide de les faire entrer. Il place en fait sa carte avec son numéro auprès de Filip. C’est malin de sa part. Filip a beau voir que Michel connaît du beau monde (l’acteur de Premier baiser, je pleure, quelle réf improbable), il ne semble pas capter qu’il a déjà un numéro important.

Seulement, voilà, lui il ne pense qu’à Jean-Pierre qui a eu l’audace de le recaler de son émission. Une fois dans la boîte, Filip le cherche donc partout, jusqu’à ce qu’on lui indique que Jean-Pierre est un drag tranquillement posé sur un canapé. A priori pas effrayé par le milieu très gay du bar dans lequel il se trouve, Filip se faufile jusqu’à lui et se fait connaître comme il peut. Pour avoir toute l’attention de Jean-Pierre, il n’hésite pas non plus à l’embrasser. OK. Décomplexées, les années 90.

Le baiser lui décroche exactement ce qu’il espérait : Jean-Pierre lui explique que ses photos sont à mourir de rire, mais qu’il valide ses essais filmés. Hop, tout est réglé pour Filip qui vole une bouteille puis entraîne ses potes dans une soirée de folie au son d’Anastacia (le plaisir !). Après, pour une série qui revient sur l’origin story des 2be3, je trouve ça un peu abusé qu’on nous les présente déjà comme trois potes qui se foutent à poil en boîte avant même le succès. Et ils sont des losers en amour ? Comment c’est possible, même, avec ce physique ? Si encore, ils étaient cons… mais on nous vend des persos plutôt malins.

Frank est clairement sous-développé à ce stade, ce que je trouve dommage. Le lendemain, Adel passe ses examens avec difficulté tandis que Filip cherche encore (en vain) la validation de son père qui est plus que blasé et déçu par les choix de son fils. Soit. Ce n’est pas grave pour Filip qui décide de tenter sa chance aussi auprès de Michel.

Arrivé chez lui pour « prendre un thé », Filip découvre derrière la porte un jeune homme qui a une bonne vibe homosexuel aussi et ne semble pas apprécier de voir Filip débarquer. Eh, ça sent la concurrence malvenue. Qu’importe. Michel est ravi de voir que Filip est venu chez lui. C’est un critique littéraire et il tente vite sa chance auprès de Filip, qui le recale. Est-ce qu’il sait déjà ce qui le tente dans sa vie amoureuse ? Probablement. Il sait en tout cas qu’il veut être connu dans la vie en général, qu’il veut qu’on se souvienne de son nom. Michel n’apprécie pas d’être repoussé quand il veut l’embrasser, alors il vire Filip de chez lui.

Le soir, Adel rentre chez lui et voit ses frères se foutre de sa gueule : d’une manière ou d’une autre, ils ont appris que Filip avait embrassé Jean-Pierre et l’homophobie étant ce qu’elle est, il est taxé de gay par tout Longjumeau. Frank s’inquiète aussitôt pour Filip quand il l’apprend, craignant que son père ne le tue… Allez, hop, vacciné, les années 90 ne me vendent plus du rêve.

En parallèle, nous suivons aussi deux autres nouveaux personnages : il y a un producteur de maison de disque et son employée, Salomé. Et Salomé, ce n’est pas n’importe qui : c’est à elle que l’on doit la carrière d’Etienne Daho qu’elle a réussi à dénicher. J’avoue, j’ai aussitôt fait pause pour voir de qui il s’agissait et je suis déçu que la série ajoute un personnage fictif qui va avoir une importance de taille dans la carrière du trio. Non, Salomé n’existe pas dans la réalité.

Je sais bien que ce n’est pas un documentaire, je sais bien qu’on avait aussi un personnage fictif fou amoureux de Loana et lançant toute sa célébrité en saison 1, mais on avait aussi un avatar parfait d’Alexia Laroche-Joubert et ça ne semblait pas réinventer aussi grossièrement la réalité. Là, on nous change grandement la réalité avec ce personnage dont le job est de trouver les talents de demain – et donc les 2Be3.

En plus, elle a une nouvelle mission claire : trouver un nouveau succès au plus vite, car elle se fera virer un mois plus tard si elle n’y parvient pas. Purée, il va lui falloir trouver vite son idée révolutionnaire.

Elle essaie de récupérer la thune qu’elle a dépensé en cadeau pour une artiste qui semble se foutre d’elle, enchaîne les clopes et se fait inviter par une pote (eh, on découvrira en fait que c’est sa copine, mais tout est suggéré ?) au Plus bel homme de France. Décidément. Elle s’y rend et c’est là qu’elle va rencontrer nos héros. Filip participe dans un magnifique slip argenté (non), comme tous les autres candidats. À la différence des autres, il est accompagné par ses potes. Quand Adel se met à faire le pitre pour se foutre de son huile sur le ventre, Salomé le repère et se met à lui parler.

On a droit à quelques bonnes vannes et frappes incisives, Salomé lui explique qu’elle est fauchée et risque de se faire virer. Elle est intéressée par Adel, surtout parce qu’elle le voit comme un objet marketing potentiel. Ce n’est pas la seule à voir les choses comme ça : on est sur un tournage pour le Plus bel homme de France après tout. L’entente entre Salomé et Adel n’est pas évidente. En fait, ça se passe mal plutôt mal entre eux.

Le tournage commence tout de même, avec la présentation de tous les candidats, les uns après les autres. Ils ont plus ou moins des talents à dévoiler, plus ou moins de l’humour et le tournage se passe plutôt bien pour Filip en vrai. Il termine ainsi Plus bel homme de France 1996. C’est son rêve d’enfance qui devient réalité.

Le problème, c’est que les rêves ne sont pas toujours ce qu’on pense qu’ils seront. Le lendemain, il regarde donc la VHS de son passage à la télévision et semble déprimé. Il reçoit tout de même un coup de fil de Salomé : elle souhaite avoir le numéro d’Adel, tout simplement. Il faut croire qu’elle enchaîne un peu trop les clopes aussi, parce que Filip la recale en lui disant qu’elle fait mal la voix de femme. J’ai ri.

La scène qui suit me rappelle la belle époque de Brothers & Sisters, avec des appels mis en attente pour s’appeler les uns les autres. Le trio est donc rapidement mis au courant que Salomé s’intéresse à Adel et veut lui proposer un devoir. Tout ce que souhaite Adel, c’est de repasser son examen foiré. Il a beau demander l’aide de son professeur qui lui faisait plein d’éloges en début d’épisode, il se retrouve à redoubler son année. Le prof paraît sacrément con, hein, à le faire redoubler parce qu’il sentait la vodka. OK. Je sais, Adel a déconné, mais si vraiment il le voyait comme un bon élève capable de beaucoup, je ne vois pas l’intérêt de le faire redoubler toute une année. Bref, ce n’est jamais qu’un cliffhanger.

Un autre cliffhanger voit Filip se faire virer de chez lui parce que son père a découvert sa participation au Plus bel homme de France et surtout parce qu’on lui demande dans la rue si son fils est PD. Je ne savais pas du tout que ça avait commencé comme ça pour lui la célébrité. Je trouve ça triste. Quant à Frank, il veut aussitôt défendre Filip en s’adressant directement aux mecs qui propagent les rumeurs sur lui, mais c’est en vain. Frank se bat donc, et il finit par être tabassé par les homophobes à qui il s’en prenait. Wow. C’est une fin tendue, tout s’est accéléré d’un seul coup. Je ne m’y attendais pas forcément.

PS : bon, par contre, je pensais tout voir le jour de la sortie et c’est un échec complet. Je ne sais pas du tout quand je verrai la suite. Revenez sur le blog de temps en temps ?

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Culte – S01E06 – Les Insiders – 20/20

Un dernier épisode qui surprend en poussant le vice parfois un peu loin dans la fiction et les choix faits comme marqueurs pour la fin… mais en même temps, pourquoi ne pas profiter un peu plus longtemps du succès ? Je ne sais pas si la série deviendra culte, mais elle retranscrit parfaitement l’époque et le culte que fut le Loft. Un vrai régal.

Spoilers

C’est la finale, mais en vrai, tout le monde s’en fout pas mal de savoir si Loana va gagner ou non. La vraie question, c’est de savoir si l’émission de la finale pourra être diffusée.


Il y aura un avant et un après Loft Story, crois-moi.

Drôle de début d’épisode qui se veut un peu meta avec un cauchemar d’Isabelle qui s’imagine passer au confessionnal. Elle a bien besoin de repos et Elena le lui dit. Isabelle se laisse convaincre de rentrer chez elle et tente de contacter Guillermo pour le retrouver – mais lui n’a plus envie de faire ce genre d’effort avec elle.

On retrouve bien sûr Karim au peepshow où il s’imagine voir Loana danser pour lui. Il fait de la peine ce personnage, à répéter les questions du confessionnal à une strip-teaseuse qui ne peut pas l’entendre. Il s’enferme dans son mensonge quand Isabelle vient chez lui pour le rencontrer et le convaincre d’appeler un psy : il y a un truc spécial entre lui et Loana, il le sait. Isabelle voit qu’il va trop loin et ne reste pas pour le coup de fil, alors bien sûr, Karim n’appelle pas évidemment.

Il part de plus en plus loin, se convaincant de Loana parle de lui à la télé quand elle dit qu’une personne lui manque à l’extérieur. Pas de bol, il est plus probable qu’elle parle de sa fille. Et ça se termine mal : quand il la croise enfin après une intrusion dans les studios au moment de la finale, elle lui signe un autographe sans même le calculer. Merveilleux.

De son côté, Raphaël recontacte le producteur de Big Brother dans l’espoir d’avoir une autre émission à vendre à la télévision. Malheureusement, ce n’est pas le cas : Liam n’est pas trop content des dramas successifs en France. Il propose donc à Raphaël de trouver un moyen de vendre toutes ses émissions ou aucune. Huit émissions d’un coup, c’est beaucoup. Raphaël tente tout de même de vendre ça à M6, en vain – on lui dit que la réponse sera apportée après la finale, si finale il y a.

Ce n’est pas gagné, cette affaire. Et ça l’est d’autant moins que lors de l’audience au CSA, Raphaël se retrouve seul. Philippe ne vient pas, le patron d’M6 non plus, le numéro deux non plus. C’est terrible. Et ça l’est d’autant plus quand Philippe est au bout du couloir et refuse de venir tout de même. Il l’abandonne, parce qu’il est dépassé par ce qu’ils ont produit et parce que selon lui, il n’y a plus besoin qu’il soit là. Raphaël s’en sortira tout seul. C’est effectivement ce qu’il se passe : plutôt que de se défendre vraiment, il demande au CSA pourquoi ils voudraient interdire le Loft alors que ça fait 80% d’audience chez les jeunes, hein ?

Isabelle essaie bien sûr de rentrer à nouveau en contact avec son père, ce qui est compliqué parce que sa mère lui refuse l’accès. Pourtant quand elle le voit, c’est pour mieux apprendre qu’il s’est en fait battu pour défendre sa fille plutôt que de se faire défoncer à cause d’elle. Cela change tout et quand Raphaël appelle Isabelle pour lui dire que le CSA accepte la diffusion, elle rapplique donc au studio avec plaisir et soutien de ses parents.

C’est une manière simple de conclure cette intrigue, mais il n’y a que six épisodes donc bon, on n’a pas trop le choix non plus. Il faut aller vite pour conclure le reste : Loana et Christophe (dont on n’a pas entendu parler avant dans la série hein) gagnent donc, face à la France entière – sauf la tour TF1 parce que le patron demande que ce soit coupé ; mais même face aux policiers venus arrêter Karim. Isabelle prend le temps d’appeler la mère de Karim pour le prévenir, et va vite le regretter. Elle se fait recevoir comme il se doit : la mère de Karim lui reproche ce qu’est devenu son fils. C’est un sacré raccourci, en vrai, mais je comprends aussi ce que ça veut dire pour sa mère.

Et il est temps qu’on fasse un petit check de réalité pour Isabelle. Elle en a un deuxième quand elle se sent trahie par Raphaël. Ah, c’est une belle soirée de victoire la fin du Loft pour elle, dis donc. On se met à l’appeler Blanche Neige, parce que les rumeurs sur la cocaïne commencent à être connue, et elle est mise de côté par Raphaël sur le contrat à venir pour les huit émissions de Liam parce qu’elle n’est pas un nom qu’il veut voir associer à ses émissions.

Je pensais que la série s’arrêterait là, à la fin du Loft, mais ce n’est finalement pas le cas. Le deal avec M6 ne tient finalement plus, alors Raphaël est dans la merde. Il décide donc retourner voir le patron de TF1. Ce dernier était prêt à enterrer PPP, mais il se laisse finalement convaincre de la rentabilité incroyable du loft – 1h en direct avec du vide, ça fait 47% d’audience. Forcément, ça fait rêver pour le fric. Il débourse donc une somme incroyable pour s’assurer l’exclusivité des prochaines émissions de télé-réalité en France. Et c’est comme ça que M6 a apporté la télé-réalité en France et l’a perdue aussitôt dans la bataille avec l’arrivée de la Star Ac et de tellement d’autres… sur TF1.

De son côté, Loana est la grande gagnante de l’émission, mais tout n’est pas si rose non plus. On lui présente un avocat qui lui fait un check de réalité : elle a perdu son intimité, attaquer ne dissuadera plus personne, c’est assez fini pour elle. Elle s’énerve, le dégage et la spirale se met en place. On ne la verra pas, mais on la connaît, malheureusement.

Reste à Isabelle une dernière carte à jouer pour se placer : elle accuse Elena d’avoir couvert Karim (le culot). Raphaël la croit suffisamment pour choisir de lui faire confiance pour la suite de ses émissions. Il continue de bosser avec elle, et tant pis si Elena sacrifie Karim et Elena. De toute manière, ce qui compte, c’est qu’on croit à son histoire… La série s’achève alors sur le meilleur choix musical possible, et le plus wtf en même temps : les Rois du monde.

EN BREF – Le projet me paraissait ambitieux et bien casse-gueule sur si peu d’épisodes, et effectivement, je vais tourner en boucle sur mon argument habituel : c’est trop court. Qu’est-ce que j’aurais aimé avoir 22 épisodes sur la mise en place du Loft et toutes les décisions prises, les petits secrets des coulisses et tout. À la place, le parti pris est de se concentrer principalement sur Loana pour avoir une candidate, tandis que tout le reste ne se concentre que sur la production et les enjeux financiers.

C’est fictionnalisé et ça en devient quasiment romanesque, mais en même temps, qu’est-ce que c’est bon et bien foutu ! La série vaut vraiment le détour, la production française est en forme et ça fait plaisir. Les choix faits fonctionnent, le casting est top et, vraiment, j’ai passé un excellent moment devant cette série : on est plongé au début des années 2000 sans aucun mal. Plutôt que de nous raconter les coulisses de l’émission, on nous présente vraiment les coulisses de la boîte de prod. Et ça fonctionne très bien.

La saison 2 annoncée fait de la série une anthologie et je peux comprendre pourquoi. J’ai adoré les représentations dans cette série, surtout pour les figures qu’on reconnaît, mais ça ne tiendrait pas tellement sur une saison 2 pour ce qui concerne les personnages plus fictifs. Il faudra donc changer d’univers pour partir un jour avec les 2be3. Et j’avoue que je ne vois pas en quoi il y a moyen de tenir une saison complète sur le boys band, mais ça a été un tel phénomène de masse que j’ai déjà hâte de voir ce que ça donnera !

Culte (S02)

De quoi ça parle ? Après le Loft, il est temps de revenir sur un autre phénomène culte : les boysbands, et plus particulièrement les 2Be3. Plongeons donc en 1995… Saison 1 | Saison 2 Ce que j’en attends Je sors de la piscine, mais j’attends de cette série qu’elle me donne envie de retourner au sport.…

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Culte – S01E05 – Les Responsables – 20/20

Tout mène tranquillement à la conclusion de la série, mais j’insiste vraiment sur le format qui aurait été encore plus passionnant si on avait eu un épisode par semaine de jeu. Tout le monde nous parle du Loft et tout tourne autour de ce qu’il s’y passe, mais nous n’avons que la vision des coulisses et, en vrai, qu’un focus sur Loana au détriment de tous les autres candidats, tous les autres dramas à gérer. Parce qu’il y en a eu. Bref, la série fait des choix ; notamment en ajoutant une part de fiction pour la critique. Ce sont des choix qui fonctionnent et qui rendent la série excellente. Difficile de décrocher !

Spoilers

L’inspection du travail se mêle du Loft, les galères financières s’accumulent.


C’est la fête des mères ?

Isabelle reçoit l’inspection du travail en l’absence de Philippe et Raphaël qui ne lui répondent pas. Elles tentent bien, avec Elena, de les garder à la porte, mais ça ne marche pas comme ça ; surtout qu’ils sont insistants et assurent que l’émission est illégale. Isabelle se débrouille comme elle peut et plutôt bien : elle refuse de reconnaître que les candidats sont des employés, parce qu’ils participent à un jeu. Ils n’ont pas de contrat de travail et ne sont forcés à rien, ils ne sont que filmés. Bien sûr que ça pose problème.

C’est marrant, je n’ai pas souvenir que ça a posé problème si vite à l’époque. Peut-être que ça avait été un peu enterré tout ça si ça a eu lieu, peut-être que la série manipule un peu la réalité pour prendre quelques années d’avance. En tout cas, la rhétorique d’Isabelle et Elena est vraiment bonne face aux inspecteurs. Elle est tout de même obligée de les faire entrer. Qu’à cela ne tienne : ils veulent rencontrer les lofteurs, ils vont devoir les rencontrer en passant à la télévision. C’est une bonne idée qui lui vient face au regard inquiet d’une des inspectrices. C’est excellent et ça fait qu’elle se fait applaudir par son équipe.

Karim est en pleine dépression, au point de ne plus s’occuper de sa sœur et de devenir violent avec sa mère. Il finit par confesser à Isabelle qu’il veut démissionner et qu’il vole les médicaments de sa sœur, ce qui pose problème. Isabelle ne peut pas se passer de lui mais l’envisage, sauf qu’un coup de fil (encore un) va tout changer : Guillermo la prévient en effet qu’un article va sortir durant le week-end pour annoncer au monde entier que Loana a un enfant.

Voilà qui n’était pas prévu, surtout que personne dans la production n’est au courant. Isabelle confronte Loana en off, pour être sûre que ce soit vrai. Une fois que c’est vérifié, il est temps de relire les contrats, et de se trouver une défense : les candidats n’ont pas le droit de participer s’ils ont des enfants à charge, mais ce n’est pas le cas de Loana, puisque sa fille est à la DDASS.

C’est assez incroyable de voir à quel point tout a été monté à l’arrache dans cette émission. En quatre mois, ils n’ont pas anticipé tous les problèmes et ont eu à gérer une sacrée pression. C’est un envers du décor qui ne fait pas forcément rêver, mais les personnages s’en sortent si bien. OK, le patron d’M6 les menace d’un procès si le CSA fait interdire l’émission quand ils se réveillent enfin (juste pour l’histoire du gosse), mais Philippe dit merde au CSA quand même. Envisager de sortir Loana, comme Raphaël le souhaitait, n’est pas envisageable.

Peu à peu, Raphaël comprend que Philippe manigance dans son dos : l’inspection du travail, ça vient de lui et c’est pour ça que Philippe l’a empêché de répondre au téléphone. Il veut tout faire saboter parce qu’ils sont grillés auprès de la profession et qu’il veut stopper les frais. Personne n’est prêt à racheter sa boîte, ils sont ruinés malgré le succès, et c’est une faillite en direct qui se profile. Pas facile d’assumer toute la pression. Raphaël fait donc un malaise en retournant au boulot. Son garde du corps le pousse ensuite à aller à l’hôpital – et Raphaël lui fausse donc compagnie sans passer par la case hôpital.

Le lendemain, Philippe n’est pas là parce qu’il veut que Raphaël rachète ses parts et le laisse tranquille, Raphaël est introuvable et Isabelle se retrouve seule à gérer la situation Loana. Elle propose donc de renverser l’histoire qui est racontée pour éviter le CSA. Facile : un article dans Paris Match pour défendre Loana et la faire passer pour une victime sauvée par le Loft suffirait à tout renverser.

Cela plaît à M6, alors Karim est envoyée à Nice pour s’occuper de convaincre la mère de Loana de faire l’interview. Loana, elle, elle est coupée du monde extérieur. Elle accepte l’article, mais pas n’importe comment : elle refuse notamment qu’une photo soit publiée. Pourtant, il y en a une qui le sera : la journaliste de Paris Match est forte et parvient à manipuler facilement la mère de Loana. Un peu de champagne, beaucoup d’argent, un séjour à l’hôtel et hop la mère de Loana cède les photos de Mindy à Paris Match. C’est beaucoup d’argent pour elle, mais voilà, ça fout PPP dans la merde. Comment voulez-vous passer pour des héros permettant à Loana de récupérer la garde de sa fille quand le père, qui pensait l’enfant mort, s’est reconnu et a demandé un test de paternité ? Le patron d’M6 n’est vraiment pas ravi.

Guillermo non plus : il reproche à Isabelle de manipuler des gamins et d’être plutôt monstrueuse. Il l’avait prévenue pour qu’elle aide Loana, pas pour la détruire davantage. C’est précisément ce qu’il se passe : Loana se sent utilisée quand elle apprend ce qu’il s’est passé ; d’après la série en tout cas. Karim observe tout ça, en tout cas. Il est toujours amoureux d’elle, se débarrasse du courrier des fans pour elle et inquiète même Elena qui voit bien qu’il a développé des sentiments pour elle. Et ce n’est pas très sain.

Rien n’est sain avec le Loft de toute manière. La preuve, même Charlotte se met dans des états pas possibles : elle pleure la mort du grand-père de Jean-Edouard, se plaint de reconnaître les candidats au bruit qu’ils font en se brossant les dents et se drogue avec Karim. Celui-ci va mal, essaie de l’embrasser et quand ça ne fonctionne pas, il s’enfuit.  Il passe par un couloir de régie et décide de se masturber devant Loana. Ben tiens. Y a toujours eu des rumeurs sur la question.

Bien sûr, Charlotte prévient Isabelle qui le retrouve et le vire sur le champ, provoquant un scandale en hurlant quand Elena lui demande de se calmer. Loana entend qu’il se passe quelque chose et tout le monde va donc savoir ce qu’a fait Karim – ou ce qu’il n’a pas fait selon lui.

En parallèle de tout ça, la vie perso de chacun continue encore. Isabelle se rend ainsi compte que c’est la fête des mères grâce à une caricature peu flatteuse de Charlie Hebdo – et elle comprend qu’elle est supposée être chez ses parents et qu’elle a oublié. En passant par l’assistante de son père, elle découvre que toute la famille est au restaurant, sans elle. Elle a beau s’incruster, ça tourne assez mal quand ça commence à parler du Loft, parce qu’elle est une déception pour son père. Il a de jolis mots pour parler du vide qu’est cette émission – et de la réponse qu’elle est pour tous les bas instincts. Certes.

Isabelle quitte le repas de famille et pas de bol, quelques jours plus tard, son père se fait agresser à un vernissage… Précisément à cause du Loft. Il est vrai que cela va trop loin.

Raphaël ? Il quitte la capitale pour se rendre devant chez son père avec qui il ne parle plus trop. Et pour cause : il a refait sa vie apparemment. Y a un autre enfant en tout cas. C’est triste, ma foi. Il met vite de côté son père et retourne auprès de son père adoptif – Philippe. Il lui demande de convaincre le CSA de ne pas arrêter l’émission, en vain. Pour lui, PPP est terminée, surtout que TF1 ne renouvelle pas le Bigdil et Exclusif. Cela fait mal, forcément, au point de le faire évoluer : il va désormais à l’hôtel avec sa femme plutôt que ses prostituées. Ecoutez, chacun voit le progrès où il veut.

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