Dream Productions – S01E01 – The Dream Team – 18/20

Je suis complètement convaincu par ce premier épisode qui me fait regretter qu’on ne nous ponde pas 20 épisodes comme ça, déjà. Le rythme est intense, il se passe mille choses dans l’épisode et je n’étais pas prêt avec mon petit-déj pour écrire la critique en même temps, hein. Ce dessin-animé s’annonce mémorable pour plein de raisons, mais la principale, c’est qu’on retrouve toute la magie du film : c’est drôle parce que plein de gags et terriblement déprimant à la fois, parce que la vie, ce n’est pas rose tous les jours. Bref, un hit.

Spoilers

Riley grandit et oublie de plus en plus ses rêves... Il faut donc en trouver un mémorable !

We make Magic

Pourquoi le premier rêve de Riley dans cet dessin-animé me fait tellement penser à Harry Potter ? On y voit Riley qui comprend qu’elle doit dire au revoir à sa tétine préférée et s’en confie à ses parents. C’est un bon début pour la série : on nous met rapidement le contexte du rêve dirigé par une productrice, comme dans le film. D’ailleurs, on nous fait comprendre que c’est un rêve avec un petit ronflement de Riley et hop, on passe à autre chose : Riley jette sa tétine et n’en a plus besoin. C’est donc comme ça que l’on se débarrasse de nos mauvaises habitudes ? Grâce à un rêve idiot ?

Ma foi, la licorne sirène emmène la tétine à bord d’un train qui permet à Riley de jeter sa tétine, la productrice est fière de son succès et espère que la gamine ne changera jamais et on sait déjà que c’est impossible. Bim, la série enchaîne avec un « 9 ans plus tard » pour nous le confirmer.

Le générique est un peu décevant par contre avec son style vieillot des années 80. C’est clairement un dessin-animé pour les adultes en fait ?

Après ça, on a droit à un Mockumentary dans la tête de Riley. C’est évidemment Joy qui est au contrôle et nous fait découvrir l’entièreté de ce qui se passe dans le QG. Joy gère les souvenirs et en envoie plein dans la mémoire à long terme, mais elle en envoie certains aussi à la production des rêves. C’est comme ça qu’on passe d’un univers que l’on connaît bien, le QG, à celui des studios de production.

Là, on nous introduit Paula, la réalisatrice et productrice de la première scène. La journée de Paula semble folle. Le rythme est sacrément rapide, mais ça fait un bon dessin-animé, je trouve. On découvre tout un studio de production, avec des acteurs et des filtres pour qu’ils paraissent être leur personnage. Franchement, les scénaristes s’amusent bien et ça se sent. Paula est une vraie productrice américaine, qui n’écoute rien de ce qu’on lui dit et s’enferme dans la certitude de son succès. Oh. On sent tout de suite vers quoi on se dirige quand elle n’écoute pas son assistante…

Joy nous explique donc que les rêves ont changé son monde : c’est grâce aux rêves que Riley s’est débarrassée de sa tétine, et ce n’est pas rien. Paula n’est toutefois pas la seule à diriger des films : il y a toute une équipe, ce qui justifie aussi l’existence des cauchemars parfois.  

Par contre, pendant l’interview, Paula se rend compte que tous les rêves les plus marquants de Riley ont commencé à disparaître : ils sont moins vifs, il y a moins de couleur dorée pour indiquer que Riley y repense. Bref, Riley a neuf ans et ses rêves ont moins d’importance. C’est si triste déjà : Paula veut créer un nouveau rêve mémorable pour Riley, mais on sait déjà comment ça finira ? Je veux dire, des rêves dont on se souvient encore à l’âge adulte, il n’y en a pas des tonnes. J’ai bien un cauchemar d’enfance pour me hanter encore, mais à part ça, bon…

Le but est donc de trouver le prochain hit pour Riley qui a grandit et est maintenant adolescente. Le problème, c’est que Paula cherche parmi les souvenirs de Riley en allant chercher dans son enfance. Paula n’écoute pas son assistante, malheureusement, alors qu’elle semble mieux cerner ce qu’est une adolescente. Paula reste sûre d’elle : Riley a retrouvé récemment son jouet licorne-sirène, et ça sera le clou du spectacle de son rêve.

D’ailleurs, à l’école, Riley se fait moquer d’elle parce qu’elle a ramené cette licorne qui fait même de la musique. C’est donc une très mauvaise idée de s’obstiner à l’utiliser en rêves. Oh. Paula est donc complètement à la ramasse et refuse de vieillir en même temps que Riley, hein ? Voilà, je savais qu’il fallait se méfier de Vice Versa. Je ne vais pas mentir : c’est très drôle de voir la réaction de Paula et son obstination. C’est assez similaire à ce que Joie peut faire parfois… mais… c’est tellement triste quand on l’applique à notre propre vie.

Tandis que Paula passe sa journée à prévoir son prochain hit dans les rêves, Riley décide de jeter la licorne à la poubelle après un long cours à rêvasser. J’adore que les scénaristes pensent à inclure des producteurs de rêves de jour, parce que c’est tellement ça qui nous arrive tout le temps. La manière dont le rêve est interrompu sans raison pour Riley, mais parce que Paula passe devant la caméra… Eh, j’adore, ça explique bien des choses. En tout cas, on croise ici Xeni, un jeune producteur hipster qui ne fait pas les rêves de nuit. Je ne serais pas surpris qu’il ait son importance plus tard dans la série.

Une réunion de tous les producteurs permet ensuite de mettre à jour tous les problèmes rencontrés désormais : Riley vieillit et oublie ses rêves, même les hits des autres producteurs. Jean, à la direction du studio, décide donc de quelques changements : elle en vire certains, elle demande à Paula d’assurer le premier rêve du soir et… Un nouveau directeur est également ajouté pour la suite de la nuit : Janelle, l’assistante de Paula, obtient une promotion.

Elle n’a jamais pu dire à Paula qu’elle allait avoir ce job, parce que Paula ne l’écoute pas. Oh, Paula. Tu vas attirer toute ma sympathie. Elle se rend compte qu’elle est dépassée par la situation, surtout quand Jean lui demande de faire son meilleur rêve le soir-même. C’est d’autant plus triste que Paula a perdu Janelle, qui était celle qui avait encore les bonnes idées pour produire des rêves d’importance…

Paula essaie de se convaincre qu’elle n’a pas besoin de Janelle et que Janelle rencontrera de grands échecs… mais tout le monde pense l’inverse. L’équipe de production autour de Paula est inquiète, mais les choses s’empirent quand ils comprennent que Riley va s’endormir bien plus tôt que prévu. Elle est devant La petite maison dans la prairie (sort of), sur le canapé, avec un plaid. C’est la panique, mais Paula est une professionnelle qui sait travailler dans l’urgence.

Paula doit donc se débrouiller pour improviser le rêve d’ouverture le plus mémorable qui soit. Il est question du bal de promo, mais le public va être dur à convaincre, je suppose. Le rêve commence plutôt bien : Riley serait la star du bal de promo, avec une super robe et une danse qui parvient à faire que tous ses camarades de classe l’acclament. Franchement, ça a de la gueule et tout le monde aime ce qu’il se passe, même dans le QG où ni dégoût, ni colère ne se font connaître pour dire que c’est nul.

Malheureusement, c’est le moment que choisi Paula pour sortir la licorne sirène. Elle insiste même quand toute l’équipe lui dit que c’est une mauvaise idée et qu’ils ont déjà un hit. Et si le texte de tout le monde dans le rêve insiste pour dire que c’est génial, la sirène-licorne ne plaît pas du tout dans le QG. Riley est dépitée de la revoir, et ça vire à la catastrophe quand, en plus, dans le studio de production, la licorne tombe soudaine.

C’est la catastrophe car Janelle n’a pas dit stop pour arrêter de la faire descendre. Son absence quand elle était un élément-clé de la production provoque le drame qu’il ne devait surtout pas y avoir. Bref, le rêve se transforme en cauchemar où la licorne poursuit puis écrase Riley. Un sacré cliffhanger ce cauchemar.

Le générique de fin est sympa, je trouve, comme souvent avec Disney +.

Une conclusion pour The Watchful Eye (enfin, presque)

Salut les sériephiles,

Décidément, je ne vous lâche plus, mais ce n’est pas de ma faute. S’il y a bien un cliffhanger qui me hante et une annulation de série que je ne pardonne pas ces dernières années, c’est celle de The Watchful Eye. Et pour cause, la dernière réplique est tellement transcendante que je l’ai citée plus d’une fois depuis : we’re gonna need a shovel.

The Watchful Eye, sobrement renommée en France « The Nanny » (c’est incomprehensible), racontait l’histoire d’Elena Santos, une jeune femme engagée comme nounou dans un immeuble ultra-huppé de Manhattan.
Sauf que très vite, on comprend que ce job n’a rien d’anodin : Elena n’est pas là par hasard. Elle infiltre le cercle très fermé des résidents, tous riches, puissants et visiblement porteurs de secrets bien crades, pour se rapprocher d’un passé qui la hante et d’une organisation mystérieuse qui semble tirer les ficelles depuis des décennies. C’était grandiose, un vrai coup de cœur, et ça se termine sur une annulation sauvage, juste après un meurtre commis par Tory, une des boss d’Elena, interprétée par Amy Acker.

Retrouvez les critiques de tous les épisodes sur le blog :

Vous savez à quel point je suis fan d’Amy Acker si vous me connaissez un peu ou si vous lisez le blog (combien de fois en ai-je parlé ?). En début d’année, j’ai eu la chance (merci Aurélien) de la rencontrer (pour la deuxième fois) lors d’une convention Buffy et de lui parler de cette fin de série en queue de poisson. Elle m’a dit que je n’étais pas le seul à y penser encore et être frustré.

J’étais loin de me douter que ça signifiait qu’elle y pensait encore assez pour écrire elle-même un court-métrage concluant cette branche de l’intrigue. Et soyons honnêtes, c’est bien la seule branche dont je me souvenais encore, alors ce qu’elle a écrit, c’est LA conclusion que j’attendais à défaut d’avoir une suite.

Ce court-métrage, il a été posté sur YouTube dans la nuit. Merci infiniment à Pauline de l’avoir débusqué avant moi et de me l’avoir aussitôt envoyé, on a les amis qu’on mérite. Je relaie à mon tour parce qu’Amy Acker a eu la bonne idée d’écrire, mais aussi de jouer dans ce court-métrage, avec Mariel Molino, qui jouait Elena. Onze minutes de film durant lesquelles les actrices s’en donnent à cœur joie pour imaginer avec nous la fin de cette intrigue, mais sans jamais donner le nom de leur personnage ou des éléments qui pourraient confirmer que c’est bien la série. On évite les procès par ici… Mais bon, il n’y a aucun doute que cette histoire d’employée et patronne qui ont tué le mari de cette dernière et vont acheter une pelle fait référence directe à The Watchful Eye :

Si vous comprenez l’anglais, vous n’avez plus besoin de moi et pouvez savourer. Si vous avez besoin d’un bon gros résumé, sachez donc qu’on y voit les deux personnages sortir d’un immeuble pour aller acheter une pelle (!) et une scie, au milieu d’autres achats pour noyer le poisson.

De retour auprès du cadavre, il faut encore décider quoi en faire. C’est l’occasion d’un débat pour retrouver les deux personnages qu’on adore, et notamment les répliques cinglantes de Tory. Amy Acker est brillante dans sa manière de jouer cette riche qui paie pour qu’on lui fasse tout, même découper le cadavre de son mari.

Finalement, elles s’amusent bien à le découper et le foutre au frigo, avant d’aller l’éparpiller aux quatre coins de New-York, toujours en s’amusant bien apparemment. C’est un peu gros, mais plus c’est gros, plus ça passe et franchement, c’est kiffant. Bien sûr, ça minimise un peu l’utilité de la pelle, mais elles finissent par enterrer la tête de monsieur dans un sous-bois.

La scène finale les voit s’offrir des vacances méritées. Elena ne travaille plus pour Tory, et Tory lui prépare même un sandwich, enveloppé dans un papier Kraft, comme le cadavre. Et comme la conclusion est que tuer est plus simple qu’on ne le pense, Elena n’est pas tout à fait rassurée…

Bien évidemment, cette fin est ouverte mais elle est tellement plus satisfaisante que celle de la série que je me devais de la partager ici, surtout qu’elle est au niveau du côté de l’écriture et de l’acting. Je continue d’espérer un jour une reprise improbable de la série, dispo sur Disney + si elle vous tente, mais en attendant, merci Amy Acker pour ce joli cadeau de Noël inattendu !

Percy Jackson and the Olympians – S02E04 – Clarisse Blows Up Everything – 13/20

Je n’y arrive définitivement pas avec cette série. Elle continue de me donner l’impression qu’il faut avoir lu les livres pour la comprendre, l’adaptation échoue vraiment à donner toutes les pièces du puzzle et c’est très étrange comme sensation, surtout quand, comme moi, on n’a aucun souvenir de lecture. Au-delà du fait que ce soit étrange, c’est frustrant, parce que j’ai envie d’accrocher et parce qu’il y a de vrais bons moments… mais ça ne fait pas tout.

Spoilers 

Clarisse retrouve bien vite Percy, Tyson et Annabeth : amie ou ennemie ?

We are not friends

C’est chouette de sortir un épisode un jour de réveillon de Noël, mais ça fait que j’ai privilégié la cuisine et le repas à préparer plutôt que cette série. Il faut dire aussi que ce n’est pas la série de la décennie, et certainement pas celle que j’attends le plus chaque semaine. Pourtant, me revoilà pour critiquer l’épisode 4. Joyeux Noël à tous, et hop, enchaînons.

L’épisode débute par Annabeth qui dévisse une grille dans les égouts. Qu’est-ce qu’elle foutl à ? Aucune idée. En tout cas, elle voit un bracelet que je suppose appartenir à Thalia et qui la met bien mal. Un flashback nous révèle ce qu’il en est : elle est déjà passée par ici avec Luke, qui lui a révélé, quand elle était bien plus jeune, que c’était une cachette que lui et Thalia utilisaient. Soit. Le bracelet vient d’un jeu de société et lui a été offert par Luke alors qu’ils étaient poursuivis par des cyclopes.

D’après Luke, ce bracelet était un charme de protection. Soit ? On découvre ensuite Thalia dans l’épisode, enfin. Elle débarque dans les égouts pour dire qu’ils ont été retrouvés par des ennemis, mais il s’agit en fait de Grover qui vient protéger Thalia. Et pardon, mais j’ai l’impression que Thalia est d’un coup une grande sœur pour Annabeth, plus qu’une meilleure amie comme je le pensais depuis le départ… Et vraiment, je n’ai aucun souvenir d’avoir lu tout ça quand j’étais petit. J’ai du mal avec le rythme de la série, c’est dingue.

On a des flashbacks pendant otut l’épisode, histoire de voir un peu plus Grover cette saison. C’est lui qui a convaincu Thalia de se rendre à la colonie avec Annabeth et Luke. C’était le seul moyen d’être protégé de tous les monstres qui les pourchassaient inévitablement, parce qu’ils font un bon capital de demi-dieux, tout de même. Grover ne parvient pas à les convaincre, malheureusement, et Luke insiste pour partir plus vite.

Annabeth, elle, perd son bracelet et en est triste. Le problème, c’est qu’elle n’est plus protégée. Ainsi, quand elle s’aventure seule au petit matin pour le retrouver, elle est rattrapée bien vite par des cyclopes. Bien que kidnappée par les cyclopes, elle s’en sort finalement grâce à Thalia qui affronte le danger pour la retrouver et tuer des cyclopes. Vraiment, c’est une grande sœur et je n’aime pas trop comment c’est présenté.

En tout cas, c’est comme cela que Thalia a été menée à sa perte : elle a pris Annabeth dans sa famille et a décidé de se rendre à la Colonie pour la protéger, même si cela ne lui plaisait pas. Malheureusement, c’est en chemin vers la Colonie que Thalia a été confrontée aux furies et a été transformée en arbres.

De retour dans le présent, on voit Tyson et Percy partager une scène. C’est bien de les voir communiquer un peu : ils parlent avant tout de prophétie, parce qu’il est important pour Percy d’apprendre à Tyson que les prophéties ne disent pas toujours ce qu’on pense qu’elles disent. Bon, que cette scène sympa finisse par les personnages qui se rotent dessus, en revanche, je n’étais pas prêt. C’est plutôt une chance car ça fait qu’ils s’éloignent du bateau pile à temps : Clarisse débarque avec ses hommes et n’hésite pas à faire exploser leur bateau. Elle est excellente et j’adore ce personnage : elle est badass comme il faut, je trouve. Son seul but est d’obtenir les coordonnées de la Mer des Monstres que Percy détient – et elle l’a retrouvé grâce à Arès. Bon, c’est un peu simple comme Arès est la solution à tous les problèmes pour Clarisse.

Puisqu’elle refuse de prendre Percy, Tyson et Annabeth dans son équipage, Percy défie en duel Clarisse, avec des règles simples : si elle gagne, il lui donne les coordonnées. Dans le cas contraire, il prend son bateau et l’abandonne à terre avec son équipage. MOUAIS. Personne ne prend le temps de discuter de ce qu’il se passe et ça commence tout de suite à se bastonner. Ugh. Percy n’est pas le plus malin, hein.

Annabeth voit les choses différemment : elle tue une partie de l’équipage de Clarisse. Elle est maligne Annabeth : elle tue des gens déjà morts, les libérant de la dette qu’ils ont, pour pouvoir prendre leur place. Et elle ne tue pas n’importe qui : seulement ceux que Clarisse a désigné comme ingénieur (une place pour Tyson) ou connaisseur de la Mer des Monstres (histoire de gagner sa place quoi). Ainsi, Clarisse n’a plus le choix que d’embaucher ce nouvel équipage : Annabeth, Percy et Tyson. Ses hommes auraient bien envie de la tuer, mais bon, c’est comme ça.

Ainsi, notre trio monte à bord du bateau de Clarisse bien vite. Si elle est la capitaine, en théorie, Percy a du mal à lui faire confiance. Il préfère s’en tenir aux avis d’Annabeth, notamment quand Clarisse lui explique qu’ils n’ont pas le choix de passer soit par Scylla, soit par Charybde, pour atteindre la Mer des Monstres. Et oui, on est dans une saison qui nous promet de faire face à tout l’Odyssée. Si Annabeth confirme les dires de Clarisse, elle propose aussi de passer par Scylla, comme Ulysse, en rappelant qu’il a perdu six hommes, un par tentacule. Percy trouve le plan d’Annabeth brillant, évidemment : l’équipage de Clarisse est déjà mort.

Le problème, c’est que Clarisse a promis à son équipage une place sur les Champs-Elysées. C’est une promesse qu’elle ne peut pas tenir, en vrai, mais elle compte sur son père pour le faire. Comme elle reste capitaine, c’est encore à elle de choisir s’ils affronteront Charybde ou Scylla. Percy trouve ça con : il est sûr que le plan d’Annabeth est forcément le meilleur.

Elle est perturbée par tout ça, mais décide de prendre le temps de monter sur le pont pour se débarrasser du bracelet retrouvé le matin. Pardon, mais pourquoi ? Le charme peut tenir, tout de même. De toute manière, la mer a d’autres projets pour Annabeth : le bracelet revient vite. Un peu plus loin sur le pont, Tyson et Percy partagent à nouveau une petite conversation. C’est l’occasion d’apprendre que Tyson n’était jamais monté sur un bateau avant ou que Percy a des talents innés d’explorateur maritime. Grâce à son père, il sait précisément la vitesse et la direction du bateau.

Tyson trouve que ça va vite et se dirige alors vers la salle des machines, sauf qu’en chemin, il tombe sur le bracelet d’Annabeth. Celle-ci comprend qu’elle ne doit peut-être s’en débarrasser – mais elle le récupère trop vite à mon goût. Elle le jette à nouveau pourtant (à un moment donné, y a pas à s’obstiner comme ça !), avant de dire à Percy qu’elle pense qu’ils vont perdre face aux monstres. Ben super. Elle est déprimée car ramenée à son histoire avec Thalia.

Elle la raconte à Percy qui trouve le moyen de la réconforter et de la remotiver. En parallèle, Clarisse présente à son équipage les périls qui les attendent – Charybde, Scylla, les sirènes, Polyphème. Ils restent tout de même motivés à la suivre où elle voudra, se portant tous volontaires pour être les six courageux qui vont mourir.

Une fois de plus, la série a été trop vite en besogne : l’équipage est devenu si fidèle si vite à Clarisse, c’est abusé. Bien sûr, le commandement est pesant pour Clarisse. Contre toute attente, c’est à Percy qu’elle s’en confie (je dis contre toute attente, mais évidemment qu’elle se confie au héros de la série, hein, c’est juste pas si logique vu la relation entre eux). J’aime vraiment beaucoup Clarisse et j’ai de la peine pour la prophétie de l’Oracle qu’elle cherche à déjouer désormais, parce qu’on lui dit de rester seule et sans amis. Tu m’étonnes qu’elle dise à Percy qu’ils ne sont pas amis après ça !

Cela dit, ils arrivent tout de même à destination : la Mer des Monstres. Elle est prévenue par son équipage, qu’elle remotive comme elle peut. L’attente commence alors : six d’entre eux restent sur le pont pour faire face à Scylla. Le plan est que six hommes occupent les six tentacules du monstre, mais le monstre décide de les prendre un par un. J’ai de la peine pour les hommes de Clarisse : elle n’a pas présenté si clairement que ça le choix.

Quand elle perd son troisième homme, qu’elle aimait bien, Clarisse change totalement d’avis. Elle vire de bord et décide d’aller affronter Charybde, parce que les héros tuent les monstres. Moui. T’as déjà perdu la moitié de tes sacrifices, elle en perd un autre alors qu’elle s’éloigne de Scylla. Finalement, elle met juste tout le monde en danger alors que le sacrifice était déjà fait.

C’est complètement con : on voit plusieurs hommes tomber à l’eau alors qu’elle se bat contre Charybde. Dit autrement, pour sauver trois vies, elle sacrifie tout le reste de l’équipage. Par chance, elle a Percy à bord : celui-ci maîtrise assez le courant pour faire en sorte de s’en sortir. Elle a aussi Tyson à bord, qui fait ce qu’il peut pour que le bateau aille bien plus vite. Elle a son fusil pour tirer contre les monstres qu’elle veut tuer. Et puis, elle a Annabeth qui retrouve à temps le thermos avec les vents pour mener à bien le plan de Percy qui a besoin de ces vents.

Malheureusement, Annabeth est déséquilibrée : elle tombe et passe par-dessus bord. Elle est sauvée de justesse par Clarisse, seulement, le thermos, lui, s’ouvre dans la cale du bateau. Tous les vents sont libérés du côté de la salle des machines où se trouvait Tyson. C’est l’entièreté du bateau qui se désintègre alors face aux vents. Et c’est un bon cliffhanger, mais bon, en soit, il n’y a pas tellement moyen de survivre à ça. Seront-ils en Enfer, comme Ulysse, dès le prochain épisode ? Ou vont-ils s’échouer sur un rivage ? On verra bien mercredi – sauf si les préparatifs du réveillon sont plus intéressants et auquel cas, on verra en 2026. Suspense.

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Percy Jackson and the Olympians – S02E03 – We Board the Princess Andromeda – 14/20

L’épisode propose un étonnant changement de rythme dans sa construction, mais ce n’est pas forcément pour me déplaire d’avoir deux intrigues en parallèle. Pour autant, ça fait beaucoup de nouveaux personnages à découvrir et surtout de nombreuses informations à ingérer en peu de temps. Je ne sais pas, une fois de plus, j’ai l’impression que c’est trop dense pour être foutu dans un épisode de 30 minutes comme ils le font. L’ambiance reste sympathique, au moins.

Spoilers 

Percy, Annabeth et Tyson entament leur quête, qui était en fait celle de Clarisse.

I smell Monsters on the ship

Ce n’est pas parce que la série n’est pas parfaite que je ne vais pas continuer à la regarder. Me revoilà donc pour voir Clarisse venir chercher sa prophétie de l’Oracle avant de partir accomplir sa quête. Bon, la prophétie n’est pas ce qu’elle veut entendre puisqu’il est question d’échec. Je pense qu’on peut dire qu’elle passe un mauvais début de journée, découvrant ensuite qu’Annabeth s’est barrée et qu’elle doit choisir un nouveau compagnon pour sa quête. Pas cool. Elle décide donc de rester solo.

Clarisse croise ensuite son père, Arès, qui désapprouve son choix de ne pas avoir de compagnons pour sa quête. Clarisse fait comme si le choix était le sien depuis le début, mais bon, avec un père comme ça, je la comprends. Arès lui fournit tout de même un bateau pour qu’elle puisse partir, c’est déjà ça, surtout qu’il lui fournit aussi un équipage : des guerriers morts au combat qui lui doivent donc une faveur, car tous ceux qui perdent lui en doivent une.

S’il paraît gentil quand j’écris ça, ce n’est pas le cas : il engueule les troupes et fait bien comprendre à sa fille qu’elle est inexpérimentée et qu’elle n’a pas intérêt à se planter. C’est bien simple : il la menace, tout simplement. Bref, une fois de plus, la vie de Clarisse ne semble pas simple. Elle navigue sous de gros nuages noirs, avec une équipe ne lui faisant pas confiance et refusant de l’écouter. Ils préfèrent faire la fête et boire que d’écouter une ado.

Elle finit pourtant par les convaincre de la suivre lors d’un joli petit discours improvisé sur le pont quand la fête s’arrête. Ils sont des losers ? Très bien : elle leur propose, en criant et pleine de confiance, de gagner pour une fois et d’être acclamés comme les héros qu’ils peuvent être. Le problème, c’est qu’une fois son équipage au travail, elle découvre qu’elle n’a pas les bonnes coordonnées pour aller à la mer des Monstres. Son nouvel objectif est donc de retrouver Percy pour qu’il lui donne les bonnes coordonnées.

Pendant ce temps, le nouveau trio principal de la série accoste à bord du paquebot qu’Hermès a montré à Percy dans l’épisode 2. Les voir arriver illégalement, c’est une chose, mais dans la scène d’après, ils ont déjà une chambre et ne semblent pas vouloir être plus discrets que ça. C’est étrange. Pour régler le problème qu’il a avec Annabeth, Percy lui propose tout simplement de ne pas lui dire le secret. Il a même l’idée d’un code, « Bénédiction », qui permettra à Annabeth d’empêcher qu’il ne fasse n’importe quoi : il s’arrêtera aussitôt qu’il l’entendra.

Soit. Si le plan est pourri et ne plaît pas trop à Annabeth, elle n’a pas trop le choix : Tyson les informe qu’il sent des monstres sur le bateau. En effet, sur le pont, ils tombent sur trois Lestrygons qui se promènent comme si de rien n’était. Annabeth ne comprend pas le plan d’Hermès sur ce coup-là, mais elle n’est pas au bout de ses surprises : ils tombent ensuie sur Alison.

Celle-ci prétend être leur amie, mais Percy finit par se souvenir de son rêve de début de saison. Il comprend donc que c’est un piège et un combat entre eux éclate aussitôt. J’ai l’impression de parler de Pokemon, mais en vrai, ça va tellement vite : Alison est rapidement jetée par-dessus bord (enfin, elle tombe en vrai, elle essayait de faire tomber Annabeth) et ils retrouvent dans ses affaires une carte de Cronos.

Percy comprend rapidement que Luke est sur le bateau : ils sont littéralement à bord d’un bateau de Cronos qui propose de jolies croisières pour les monstres qui veulent faire un peu de bowling. En vrai, c’est drôle. Le truc, c’est que Percy veut aussitôt faire en sorte de faire tomber Cronos/Luke, mais Annabeth utilise aussitôt leur nouveau mot de passe.

Elle propose de capturer Cronos, parce qu’elle ne veut pas prendre le risque de tuer Luke. Si Percy pense qu’il ne peut pas être sauvé, ce n’est évidemment pas le cas d’Annabeth. Au milieu de tout ça, Tyson les écoute et est sceptique sur toutes les histoires de mythologie, surtout quand il demande des explications sur ce Cronos qui veut se venger alors qu’il est supposé être en morceaux.

Le trio explore ensuite le bateau, découvre qu’Alison est remontée à bord et… tombe directement dans le piège qu’elle leur tend. Je trouve ça abusé : Tyson peut tout entendre, mais il transmet les informations trop tard pour que le trio ne soit pas arrêté et confronté directement à Luke. Ce dernier demande que Tyson soit écarté des deux autres et leur raconte beaucoup trop de chose de son plan : son but est d’aller au bout du Grand Réveil des Titans. Il souhaite utiliser la Toison d’Or pour accélérer l’exécution de son plan dans la Grande Prophétie.

Percy entend donc parler de la Grande Prophétie dont il ne doit pas être au courant et même s’il demande à ne pas avoir plus d’informations, il finit par en avoir parce que Luke est trop fier de son plan. En vrai, il présente bien les choses : il leur montre ainsi que Tyson est accepté non pas comme un monstre, mais comme un atout qui peut bosser pour lui.

Si Luke est persuadé de tout ce que Cronos lui dit et de la prophétie, Annabeth essaie de le mettre en garde contre Cronos. Il est alors révélé que Tyson était en train de fabriquer une bombe pour pouvoir s’échapper avec ses deux amis. J’ai bien aimé la révélation et l’explosion, mais j’ai un peu de mal à comprendre leur plan sur du plus long terme.

Percy, Annabeth et Tyson parviennent à s’échapper du Princesse Andromeda et utilisent les vents d’Eole pour s’éloigner bien vite du bateau de Luke, mais… ça semble tellement contre-intuitif ! Malgré tout, Luke a réussi à planter la graine du doute en Annabeth : elle se rend compte qu’elle ne connaissait peut-être pas Thalia autant qu’elle le pensait et si c’est le cas, elle a pu se tromper sur bien d’autres choses. Elle décide donc de raconter la fameuse grande prophétie à Percy : l’un des trois enfants des Dieux atteindra ses seize ans et deviendra une arme puissante confrontée à un choix simple. Cette arme fera perdurer l’Olympe… ou se retournera contre eux pour mettre fin au règne des Dieux. C’est présenté comme une mauvaise chose, mais au stade où on en est dans la série, est-ce que ce ne serait pas une bonne chose de mettre un terme à tout ça, finalement ?

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