Most Dangerous Game – S02E10

Épisode 10 – One Way Ticket – 17/20
C’est un bon épisode pour revoir la définition du mot karma. La série avait déjà tendance à jouer avec ce concept, mais là, je trouve que c’est excellent à suivre, tout simplement. Il se passe plein de choses, on avance dans les différentes intrigues et on en a pour notre argent.

Spoilers

La traque reprend pour les trois chasseurs préférés de Victor – ceux qu’il a eu la bonne idée de laisser en vie.

 

Mercy got no place in this game.

Alors que l’épisode précédent laissait Victor complètement démotivé et bien trop blessé pour se relever, l’adrénaline semble le frapper bien vite au début de celui-ci. On peut donc assez vite reprendre la course poursuite. Bien sûr, ce psychopathe de Clive doit attendre une heure avant de se lancer à sa suite, mais ce n’est pas le cas des autres.

Victor ne met pas longtemps à se retrouver face à face avec Ford, par exemple. Je ne comprends pas pourquoi il n’a pas pris les clés de la voiture de Clive pour s’éviter cette déconvenue, mais en tout cas, une fois face à Ford, Victor n’a plus d’autres choix que de courir malgré sa blessure.

Il se cache comme il peut dans une usine où il finit par avoir facilement le dessus sur Ford. C’en est décevant : avoir gardé Ford si longtemps dans la course pour qu’il ne puisse même pas se servir à nouveau de son fouet, c’est frustrant. En plus, Ford a juste le temps d’expliquer à Victor à quel point il a fait une erreur en vérifiant qu’il ne l’avait pas tué qu’il se retrouve à nouveau dans une situation où Victor peut le laisser là pour mourir.

Je n’ai pas trop compris pourquoi, d’ailleurs, Victor décide de le laisser se noyer sans vérifier et sans rester sur place. A priori, les autres tueurs ne sont pas encore là et ça me paraît important de vérifier qu’il meurt bien. Cependant, il n’a pas besoin de s’en charger car Connell est là pour ça. J’ai beaucoup aimé voir Connell obtenir sa revanche sur Ford lui ayant brisé ses lunettes sans raison.

Il vient donc assister à sa mort pour la reporter à Miles… mais très étrangement, il brise sa règle. Alors qu’il n’a pas le droit d’interférer et qu’il l’explique bien à Ford quand il le regarde se noyer peu à peu, il finit par intervenir pour empêcher Ford de s’en sortir quand celui-ci est à deux doigts de trouver une solution. C’était abusé, ça casse toute l’éthique de Connell… mais en même temps, l’occasion était trop belle.

En parallèle, Victor parvient à rejoindre la gare la plus proche et à monter dans un train, ce qui ne lui a pas toujours réussi tout de même. Pourtant, cette fois-ci, c’est apparemment une bonne chose. Il a même le temps de fouiller une poubelle pour trouver de quoi se soigner. Une fois dans le train, il prend donc le temps de nettoyer ses plaies, puis se retrouve face à un contrôleur.

Ce dernier est drôlement sympathique avec lui : il accepte de lui fournir un ticket qu’il paie une fois dans le train, il lui confirme que personne d’autre n’est monté dans le train à la même gare que lui, puis lui prête son téléphone. Cela fait beaucoup d’un coup. Il répond aussi à ses questions plus techniques, que Miles confirme en fin d’épisode : s’il reste dans le train jusqu’à son terminus, il aura gagné trois heures de jeu où aucun de ses adversaires n’aura pu le rejoindre.

Bon, et le téléphone sinon ? Victor l’utilise pour appeler sa sœur et enfreindre une fois de plus une règle du jeu, parlant ainsi avec elle… du jeu en lui-même ! Il lui révèle qu’il pense avoir été arnaqué à cause du faux meurtre auquel il a assisté et Joséphine en profite pour lui révéler qu’elle… bosse avec les organisateurs du jeu.

Eh oui. Elle n’avait pas tous les détails, mais elle a trahi son frère, lui mentant et le forçant à croire à l’arnaque de son « boss » pour qu’ils puissent enfin avoir de l’argent et qu’il arrête de se battre. Allez, super intelligente ta sœur, mon Victor. T’aurais mieux fait de la laisser dans l’incendie enfant lalala. (C’est faux, je ne pense pas ça, mais j’ai hâte de conclure la critique et passer à la suite). Bref. Elle entend tout de même la destination du train de Victor et décide de s’y rendre aussi.

The Watchful Eye – S01E10

Épisode 10 – Hale Fellow Well Met – 20/20
C’est un épisode de dingue, parce que le rythme y est vif et haletant tout du long. Les révélations continuent de pleuvoir même quand je pensais qu’on en avait fait le tour et les acteurs sont au top pendant les quarante deux minutes. J’ai l’impression que l’épisode a duré bien plus longtemps tant il se passe de choses et tant certains ont réussi à me surprendre au cours de ce final. J’ai adoré cette saison, j’espère une saison 2 très vivement car ça faisait longtemps que je n’avais plus eu un coup de cœur pour une série.

Spoilers

Matthew est arrêté par Scott, qui a une preuve sortie de nulle part assez étonnante.

This building and everyone in it is toxic.

J’ai commencé cet épisode beaucoup trop tard pour le bien de mon sommeil, mais il s’agit de l’épisode final de la saison : évidemment que j’ai trop envie de le voir et que je ne me voyais pas aller me coucher en restant sur le cliffhanger de la semaine dernière. Franchement, Matthew qui se fait arrêter par Scott juste après avoir couché avec Elena, c’était grandiose.

Le début d’épisode ne fait qu’empirer les choses, avec Tory qui débarque dans le couloir pour mieux voir Matthew se faire embarquer et Elena le suivre en petite culotte. Elle aurait mieux fait de se barrer avant, comme prévu. Jasper voit aussi son père être arrêté, mais il a heureusement Elena pour le consoler – pas comme son père. On sent bien que Tory est dépitée par la situation, mais bon, l’enfant sait ce qu’il veut et il fait les bons choix.

La scène suivante est un peu dans l’abus mélodramatique avec une Tory qui réunit le conseil de famille pour parler de ce qu’il s’est passé. Là encore, elle assure qu’elle ne veut que le bien de Jasper, mais on sait bien qu’elle est inquiète pour Matthew parce qu’elle l’aime. Le voir accusé du meurtre de sa sœur, c’est trop pour elle.

Tory prend tout de même le temps de faire convoquer Elena à la réunion de famille pour l’interroger sur ce qu’il s’est passé et savoir si elle a su quoique ce soit à l’avance. Elena reste avec la famille jusqu’à l’arrivée de l’avocat, Victor Mercato, mais qui la fait clairement buguer. Elle ne bugue pas autant que lorsque Mrs Ivey essaie de mettre un terme au chantage en cours, l’air de rien.

Elena n’a pas le temps de lui expliquer qu’elle ne veut plus lui en faire, car l’avocat rappelle Mrs Ivey auprès du reste de la famille. C’est plutôt quelque chose de positif, cependant : Theo insiste pour donner rendez-vous à sa sœur dans un diner, mais ce n’est pas Theo qu’Elena y trouve, c’est sa mère. Evidemment, cette dernière a bien l’intention de voir Charlotte leur donner de l’argent et elle réclame la moitié de ce que se fera sa fille dans l’arnaque. Merde.

En parallèle, Matthew se fait interroger par Scott, mais tout ce qui semble intéresser le riche beau gosse, c’est de savoir comment le détective connaît Elena. Il sent bien qu’il y a anguille sous roche et Scott n’a aucun intérêt à ce que Matthew découvre la vérité… mais il ment sacrément mal pour un flic.

Il interroge tout de même Matthew sur la preuve qu’il utilise pour le faire arrêter : une lettre de sa femme qui écrit avoir peur de lui et assure que si quelqu’un lit cette lettre un jour, ce sera parce que Matthew l’aura tuée. C’est gênant comme preuve à charge, mais bon, ça me paraît un peu léger pour arrêter quelqu’un alors que sa mort a été déclarée en suicide.

J’ai aimé voir Elena débarquer au commissariat pour parler à Matthew et confronter Scott sur son attitude plutôt dégueulasse – il a ignoré Elena au Greybourne, il s’acharne sur Matthew en grande partie parce qu’il couche avec Elena (avant ça, il le soupçonnait de toute manière). Ce que j’ai particulièrement aimé, en vrai, c’est que notre héroïne est assez maligne pour s’arranger un petit parloir improvisé avec Matthew, en affichant Scott auprès de ses collègues et en prétextant que c’est pour Jasper.

Scott a beau tout écouter depuis la salle d’interrogatoire, il n’apprend rien, en plus : Elena se comporte juste comme une employée/amante de Matthew avec lui, en lui apportant soutien et nouvelles de son fils. C’était efficace, et ça menait ensuite à une vraie crise de jalousie de Scott. Bien sûr, Elena sait le remballer, et c’est très bien comme ça.

Pendant ce temps, au Greybourne, Roman doit faire face à la presse qui s’acharne pour avoir des nouvelles de Matthew et des commentaires de la famille. Par chance, il peut s’en confier à Bennet qui n’en a rien à carrer de Matthew mais préfère largement planifier leur petit voyage loin du Greybourne et des gens toxiques dans l’immeuble.

De son côté, James a décidé d’enfermer Alex dans sa salle de bain. C’est original comme début d’épisode pour ces deux-là : on sent qu’il ne veut pas tuer Alex parce qu’il est amoureux, mais bon, Alex en sait trop, alors ça le dérange. Alex lui crie toutefois que ses amis vont chercher à avoir de ses nouvelles et c’est bien vrai : Kim rentre d’Allemagne pour retrouver Alex au plus vite, et elle appelle Ginny au passage pour qu’elle se rende chez James – avec Roman si possible – car c’est le dernier lieu où le portable d’Alex se trouvait.

C’est à la fois une idée de merde – parce que James est dangereux, on commence à le savoir – et une excellente idée – parce qu’Elena se fait kidnapper par James au moment où sa mère réinsistait pour avoir des nouvelles de l’argent, faisant pression avec un chantage consistant à priver Elena de son frère. Elle peut très bien composer sans son traître de frère, si vous voulez mon avis.

Elena se retrouve droguée par James, donc, puis interrogée par celui-ci. Elle a l’aide d’Alex qui lui crie toutes les informations qu’elle a sur James : son flingue, le téléphone d’Elena, celui de Morgan… C’était efficace comme scène, surtout que l’acteur qui incarne James se révèle être un putain de bon acteur quand il s’agit de jouer les psychopathes. Je ne m’y attendais pas. Comme tous les méchants, il en révèle beaucoup trop par contre : Elena apprend ainsi que Morgan a pu refaire sa vie au soleil – enfin, si l’on en croit ce que dit James.

La scène est toutefois interrompue par l’arrivée de Ginny, qui se montre amicale avec James pour l’endormir, pendant que Roman se prépare à défoncer la porte. Je ne m’attendais pas à ce qu’il se comporte si violemment si vite, sans laisser le bénéfice du doute à leur pote. C’est toutefois une excellente chose : le flingue de James tombe et Elena peut le récupérer, James est clairement en infériorité numérique (et ne fait pas le poids face à Roman) et Ginny peut s’occuper de libérer Alex. Putain, il n’a pas de chance James, c’est quand même un enchaînement de coïncidences improbables tout ça.

En tout cas, une fois qu’Elena le braque, James n’a pas le choix de passer aux aveux et de voir Ginny appeler les flics. Elena cherche à en savoir plus sur tout ce qu’Otis a pu faire faire à James, et la liste est longue : en plus de Morgan, c’est donc James qui s’est acharné sur Dick – mais apparemment, il a fait en sorte de le laisser en vie – et a fait du chantage à Elena, en se renseignant aussi sur Theo. Bon, tout ça, on arrivait à le deviner à peu près depuis l’épisode précédent.

La question qui urge pour Elena, c’est aussi de savoir s’il est responsable de la mort d’Allie. James ne bossait pas encore pour Otis à l’époque, alors il refuse de s’accuser de ce crime, mais il révèle qu’il soupçonne Mrs Ivey. Effectivement, ça tient debout : si Allie avait découvert la vérité sur sa tante, d’une manière ou d’une autre, Mrs Ivey s’en serait débarrassée. Et James souligne également que Charlotte lui a demandé de se débarrasser d’Elena, expliquant comment elle le connaissait si bien et pourquoi il a kidnappé Elena.

Alors que la police arrive, Elena doit clairement l’abandonner à leur soin. On ne le voit toutefois pas, parce que les scénaristes préfèrent accélérer le rythme. Et quel rythme, bordel ! Elena décide de se rendre auprès de Tory pour lui balancer tout ce qu’elle sait, en échange des fameux cinq millions qu’elle espérait obtenir de Mrs Ivey. Alors… Elena est bien naïve de faire confiance à Tory si vite – elle lui donne les infos suite à une simple promesse orale de Tory, ce qui est idiot, mais en plus, j’adore Amy Acker et je sais qu’elle est une actrice capable de gérer un twist supplémentaire. Une chose est sûre, elle déchire dans ce rôle dont toute la subtilité se dévoile bien dans l’épisode : sa jalousie de voir Elena coucher avec Matthew, sa panique face à la situation, son désarroi d’apprendre que sa sœur a possiblement été tuée pour un double secret de famille…

Allie voulait que Mrs Ivey reconnaisse une branche de la famille oubliée depuis un moment – Scott – puis protéger sa véritable identité, parce qu’elle est Ruby. Après, dire que Charlotte est prête à tout pour garder une fortune qui ne lui appartient pas, c’est gros : vu ce qui est arrivé à sa mère, on peut peut-être considérer qu’elle mérite de garder au moins la riche vie dans laquelle elle a été élevée par la meurtrière de sa mère. Genre… Un peu de compassion ?

Je ne sais pas si elle la mérite, certes, surtout si elle a vraiment tué Allie, mais je suis de l’avis de Tory : elle a forcément été aidée par quelqu’un. Elena en profite pour parler des caméras de surveillance chez Matthew, mais Tory confirme qu’elle n’en sait pas plus. Soit elle dit la vérité et est vraiment dépassée par tout ce qu’il se passe, soit elle cache encore autre chose. Dans les deux cas, j’adore vraiment cette actrice. La scène se termine sur un dernier chantage d’Elena : elle remettra l’avis de naissance de Ruby à Tory contre l’argent. Pas si naïve, finalement. Et d’une pierre deux coups : Elena réussit à se débarrasser de sa mère.

Je l’écris ici aussi parce que j’ai oublié dans ma critique un point important : Kim revient bien d’Allemagne et débarque dans la chambre de Ginny où elles s’occupent ensemble de redonner le sourire à Alex. Toutefois, Ginny souhaite aussi parler du cas Elena avec Alex et Kim…

Tout ça fait avancer à toute vitesse la série vers sa conclusion de saison, mais il faut encore s’occuper du cas de Matthew. Il reçoit donc la visite de l’avocat au commissariat : en échange de sa libération, la famille Greybourne demande à Matthew d’abandonner sa position dans leur conseil d’entreprise familiale (sans surprise et sans problème pour Matthew), mais aussi que Jasper reste à New-York jusqu’à sa majorité, car il est un héritier légitime des affaires Greybourne. Le dernier, en fait. Cela pose problème à Matthew évidemment.

Un autre problème émerge de manière inattendue au commissariat : Scott a mis sur écoute les téléphones d’à peu près tout le monde, y compris Elena. Il apprend donc, en écoutant une conversation entre Elena et sa mère, qu’il y a de l’argent à se faire et un certificat de naissance à trouver. Ivey est dans la merde pour protéger son secret cette fois… D’ailleurs, elle est désormais confrontée par Tory (il faut que je parle de sa robe, vraiment, parce que j’adore le haut mais je trouve le bas un peu étrange, surtout avec une double nuance de bleu – je me le suis dit dans chaque scène, fallait que je l’écrive).

La confrontation lui permet d’accuser de Charlotte de meurtre, mais surtout d’avoir confirmation qu’Ivey est bien Ruby – donc illégitime pour l’argent des Greybourne. Le pire est encore à venir pour Tory qui passe vraiment la pire journée du monde : après la trahison de sa tante, elle découvre celle de son mari. Charlotte Ivey insiste en effet sur le fait que c’est Dick qui a tué Allie, pour la faire taire… de manière plus extrême que ce qu’elle imaginait.

Bordel, pauvre Tory. Toute sa famille lui ment finalement. Ce n’est pas une énorme surprise, mais bon, tout de même, ça m’a fait de la peine. Il est plus compliqué d’en avoir encore pour Mrs Ivey après cette révélation, même si les scénaristes nous montrent qu’elle a été torturée par la vision de sa mère toute sa vie ; une mère qu’elle n’assume pas. Jocelyn reproche ainsi à Ruby de ne toujours pas assumer sa véritable identité. Aïe. Elle est censée vouloir le meilleur pour sa fille… mais peut-être que le meilleur n’est pas l’argent, après tout.

Scott débarque à la banque où Elena avait mis de côté le certificat de naissance de Charlotte/Ruby. Il lui révèle qu’elle était sur écoute et en profite pour récupérer le certificat, laissant Elena clairement sur la paille et dans la merde. Il décide toutefois de contacter la mère d’Elena – tout n’est donc peut-être pas perdu.

Avant d’en arriver à l’acte final, toutefois, il faut encore que Roman quitte le Greybourne avec Bennett (wow) et on a droit tout de même à la scène la plus surprenante de l’épisode, je pense. Comme Elliott, je me suis fait complètement balader par D’Arcy : c’est elle qui a eu la bonne idée d’imiter l’écriture d’Allie pour faire accuser Matthew de son meurtre. En fouillant dans les poubelles de D’Arcy, par accident, il a découvert qu’elle s’était entraînée à signer en son nom…

D’Arcy décide donc de le virer de sa vie en expliquant qu’elle se servait de lui et son vrai visage m’a vraiment surpris, parce que je ne l’imaginais pas méchante du tout. La série a réussi à me balader, sur plusieurs sujets, mais celui-ci vraiment, c’était incroyable.

Il s’en passe des choses dans l’appartement de D’Arcy, en plus ! On a enfin toutes nos réponses dans celui-ci quand Tory confronte Dick en… l’empoisonnant. On la voit venir de très loin avec son milkshake, mais c’était tout de même jouissif de la voir se servir des allergies de son mari pour lui soutirer les aveux qu’elle attendait.

Oui, Dick voulait une place dans le conseil familial au point de se débarrasser d’Allie, mais pas forcément comme on l’aurait imaginé. On l’avait vu en début de saison : Allie s’est bien suicidée… Seulement, elle l’a fait parce qu’elle n’avait aucun soutien de sa famille et parce que Dick s’assurait qu’elle soit dans un état mental instable en la droguant. C’est un médecin qui a accès à des médicaments dont les effets secondaires sont certes des pensées suicidaires… mais il n’imaginait que ça arriverait vraiment.

Après, il l’a vue se suicider, et il ne l’en a pas empêché. Pire encore : Hector a vu le corps d’Allie tomber au sol et… a vu Dick à sa fenêtre. C’est pour cela qu’Hector a été retrouvé mort en début de saison : Dick en avait marre de le payer, car le chantage ne s’arrêtait jamais, et tuer quelqu’un quand on en a déjà tuer un, apparemment, c’est pas si difficile. Euh, j’espère que c’est faux, tout de même (mais non, je ne vais pas tester pour vous). Le joint laissé devant la porte d’Elena ? C’est encore Dick qui espérait se débarrasser d’Elena, parce qu’elle fouillait partout et était un risque pour lui, surtout qu’il avait Charlotte sur le dos.

Malgré tous les aveux de son mari, Tory est encore prête à le pardonner apparemment. Il la supplie de lui donner l’antidote et elle le fait. Je me doutais tout de même que c’était trop simple cette affaire… mais pas encore assez : Dick est sauvé et explique à sa femme qu’il a fait tout ça pour elle. Après tout, elle détestait Allie, et maintenant ils sont même débarrassés de Matthew et il serait prêt à refaire tout ça. Oh. Le. Bordel.

Confesser à Tory qu’il serait prêt à retuer Allie, même si c’était un accident ? Pas la meilleure des idées. Tory est à bout après sa journée, alors elle prend les premiers ciseaux qui passent par là et elle plante son mari d’un coup dans le dos. Puis d’un dans la poitrine. Puis d’un dans le cœur. Bordel, quel plaisir de voir les scénaristes enfin exploiter le talent de cette actrice – et cette crise de nerfs de Tory est impeccable pour nous préparer le cliffhanger de la saison.

Après tout ça, Elliott surprend encore : il se rend auprès d’Elena – qui passait du temps avec Jasper et voyait le fantôme d’Allie approuver tout ça – pour lui avouer qu’il a trouvé un papier sur lequel D’Arcy s’entraînait à écrire le nom d’Allie. On ne sait toujours pas bien pourquoi elle l’a fait : a priori, ce qu’elle a trouvé sur l’ordinateur, c’est une preuve de la culpabilité de son père dans la mort d’Allie et elle voulait le protéger. En tout cas, Elena en arrive à la conclusion que si elle accusait Matthew, c’était forcément pour protéger quelqu’un – et elle ne voit qu’une possiblité.

Elena décide donc de prévenir aussitôt Tory, et elle entre sans frapper dans l’appartement. C’est une magnifique idée pour tomber nez à nez avec une Tory pleine de sang et le cadavre de Dick. We’re gonna need a shovel ! Amy Acker, bordel, je t’aime.

EN BREF – Je l’ai dit tout au long de la saison et je le redis : je suis vraiment fan de cette série et j’espère sincèrement une saison 2. Si elle ne devait pas voir le jour, on pourrait s’en remettre : grosso modo, on a eu toutes nos réponses et les cliffhangers sont gérables. Certes, j’ai bien envie de savoir ce que ce connard de Scott va pondre en s’entichant de la mère d’Elena et je me demande ce que Ginny souhaite dire d’Elena à Kim et Alex, mais dans l’ensemble, tout ça est accessoire. Ce sont de belles pistes, avec le cliffhanger final nous montrant une possible alliance Elena/Tory, pour une saison 2, mais ça peut rester ouvert sans être trop dérangeant… Surtout que j’ai peur d’une saison 2 qui ne soit pas à la hauteur de la première, qui met la barre bien haute en ce qui me concerne.

Pour le moment, c’est en tout cas ma nouveauté préférée de la saison – et de loin, en plus. C’était plein de rebondissements bien amenés, de révélations croustillantes, de secrets imbriqués les uns dans les autres et je sais que je survends sûrement un peu, mais quand j’adore, je n’ai pas envie de cacher mon plaisir.

Et puis, le casting ! Je suis fan d’Elena, je suis fan de Tory, la fin est faite pour moi.

La série est annulée sans conclusion.

EDIT 28/12/25 : Une conclusion pour The Watchful Eye (enfin, presque)

Most Dangerous Game – S02E09

Épisode 9 – Company at the Water Company – 16/20
On commence déjà à sentir la fin de saison se rapprocher. C’est très plaisant et très frustrant à la fois : je sais bien qu’il me reste encore trois épisodes, mais j’aurais envie que cette saison dure bien plus longtemps ! Trois ans d’attente pour seulement deux heures de contenu, c’est de l’arnaque. Bon, autrement, cet épisode allait vite en besogne, mais c’était efficace.

Spoilers

Victor est emmené en voiture par Clive vers la suite du jeu.

To play or not to play. You chose play. And play you shall.

Victor essaie de négocier avec Clive au début de cet épisode, et ça m’a bien fait rire de voir ça. Clive est toujours un grand psychopathe, et ça se sent dès le départ, mais ça se révèle encore plus vrai quand il rappelle les conditions du jeu proposé par Miles dès le départ, sans le moindre mensonge. Bon, si, il y a eu des mensonges… mais bon, admettons.

Victor n’est pas encore au courant. J’aime bien le fait qu’il essaie de trouver une solution rationnelle à son problème, mais c’est vraiment mal connaître le jeu, tout ça. BREF. Reprenons la critique. Loin de ce voyage en voiture, Miles et Connell attendent les deux personnages devant le prochain lieu de bataille.

Connell se rend compte que Miles fait tout ça sans que ses supérieurs ne soient au courant. Il ne semble pas tout à fait convaincu des solutions mises en place, lui non plus, comme moi, surtout quand il apprend que la « Chairwoman » n’est pas au courant de tout ça. Pourtant, il ne dit rien à l’arrivée de Clive, probablement parce que le client est roi.

Et puis, oui, Clive est un vrai roi. J’adore ce personnage : c’est un psychopathe, mais ses bonnes manières prennent toujours le dessus. Il me vend du rêve. Avant le début du combat, qui s’effectue dans un silo, Miles rappelle quand même les règles : Connell et lui attendront en-dehors de la pièce pour voir qui sortira en premier. Victor a tout intérêt à tuer Clive, en plus : s’il survit, le chasseur rejoindra la chasse lui aussi, avec une heure de pénalité par rapport à ceux ayant payé dès le départ pour participer.

Pourquoi ne l’avait-il pas fait ? Parce qu’il considérait que le problème de vue à l’œil gauche de Victor était un trop grand handicap et que ça allait lui gâcher son plaisir. Sans trop de surprise, dès qu’il est face à face avec sa proie, il use de ce handicap physique pour l’attaquer et le mettre le plus mal possible. Clive parvient ainsi à poignarder Victor en plein foie, ce qui ne me dit rien qui vaille pour ses chances de survie.

Cependant, Victor est un survivant et un débrouillard : il éclate une lampe pour avoir lui aussi une arme et s’attaquer à Clive. Ainsi, Victor parvient à sortir bien plus vite que ce qu’on aurait imaginé de la pièce – c’en est frustrant, même. Clive n’a pas dit son dernier mot pour autant : il a le temps de blesser Victor à la cheville aussi, essayant de garder au moins un bout de lui dans la pièce – car tant qu’il n’est pas complètement sorti, leur combat continue.

Finalement, Victor parvient à sortir, mais à quel prix ? Il est blessé au couteau au ventre et à la cheville, et pile au début d’une nouvelle heure de jeu, tant qu’à faire. Tous les chasseurs peuvent donc reprendre la traque alors qu’il est à terre. Clive, lui, est coincé pendant une heure. Tant mieux : c’est un personnage que personne n’a envie de voir mourir. D’ailleurs, les scénaristes sont complètement coincés avec lui : il est tellement réussi que s’en débarrasser serait une hérésie… mais un personnage qu’on ne peut pas tuer dans ce genre de série, c’est problématique, tout de même !

Toutefois, si sa situation est désespérée, le pire n’est pas encore souligné par ma critique : d’abord, Miles a fait tout ça dans le dos du Board… mais Connell sait que Miles a voulu tout leur cacher. Je ne suis pas sûr que Victor puisse vraiment s’en tirer. Ensuite, Josephine a appris que le patron de son frère avait payé sa caution – et elle sait que c’est un mensonge. J’ai tendance à penser qu’elle va se mettre en danger d’ici la fin de saison. Enfin, Victor reconnaît le chauffeur de Miles comme étant un homme qu’il a vu se faire tuer par le boss de sa sœur. Il comprend donc la mise en scène qui lui a été joué – sans pour autant capter encore qu’on l’a forcé à jouer.

C’est reparti pour Detroit, quoi.

The Last of Us – S01E09

Épisode 9 – Look for the Light – 15/20
Difficile de ne pas avoir le sentiment qu’une partie de l’épisode est bâclé, parce que tout le dilemme moral du jeu est finalement condensé sur le dernier acte et que l’action est beaucoup mise de côté pour y parvenir. L’épisode n’en reste pas moins efficace du côté du scénario. En fait, je comprends ce qui a fait le succès du jeu, mais j’ai plus de mal à comprendre le succès de la série. Je ne crois pas qu’elle apporte beaucoup plus – avait-elle vocation à le faire ? Pas sûr.

Spoilers

Ellie et Joel arrivent enfin au bout de leur périple… mais ne sont pas au bout des surprises pour autant.

« People are making apocalypse jokes like there’s no tomorrow. » Too soon?

Oh quel plaisir, putain ! Cet épisode commence par l’erreur devenue classique et habituelle de nous introduire un nouveau personnage dont on ne sait rien et dont on suit la vie sans vraie explication… mais comme ce personnage est joué par Ashley Johnson que j’adore (brillante dans Dollhouse, Avengers et seul intérêt de Blindspot pendant beaucoup trop d’épisodes, je vous interdis de me contredire), j’étais heureux.

C’était super plaisant de la voir jouer dans la série en plus, parce que je savais évidemment qu’elle avait prêté sa voix à Ellie dans les jeux vidéos. Partant de là, quand on la voit débarquer enceinte dans le dernier épisode de la première saison, on devine assez vite vers quoi on se dirige. Sans surprise, elle est donc enceinte jusqu’au cou d’une petite Ellie ; et c’est vrai que les deux actrices se ressemblent un peu en vrai.

L’accouchement est assez original, parce qu’il est expéditif et se fait pendant une attaque de zombie. Elle s’isole comme elle peut dans une grande maison vide et comme on est avant générique, on savait déjà qu’il s’agissait d’un flashback. Un infecté débarque dans la baraque et s’en prend violemment à cette pauvre femme qui accouche. Le personnage d’Ashley Johnson parvient certes à s’en débarrasser d’un bon coup de couteau… mais c’est trop tard : elle a été mordue à la jambe. J’imagine que c’est une piste d’explication pour l’immunité d’Ellie.

Après le générique, on en revient théoriquement au présent. Ce n’est pourtant pas le cas. On suit quelques Fireflies qui s’approchent d’une maison à l’abandon. Pour le savoir, il fallait reconnaître Marlene… Heureusement qu’elle est jouée par une actrice de Station 19 (et qui jouait d’ailleurs le même rôle dans les jeux), parce que sinon, j’aurais été perdu : cela fait quelques semaines que nous ne l’avons plus vue et elle n’a pas tout à fait le même look.

Le but de ce changement est probablement de la rajeunir. Bref, toujours est-il que Marlene est celle qui retrouve Anna, la maman, et Ellie dans une chambre de cette maison abandonnée. Anna protège Ellie autant qu’elle peut, en vraie maman : elle ne lui donne pas le sein, craignant de la contaminer, et assure qu’elle a coupé le cordon ombilical AVANT de se faire mordre. C’est faux, bien sûr, mais je comprends sa décision pour s’assurer que personne ne s’en prenne à sa fille.

Anna demande également à Marlene de s’occuper d’Ellie, de l’emmener en sécurité, le tout après l’avoir tuée. Oula, ma phrase est alambiquée, mais évidemment, je parle de tuer Anna, pas Marlene. C’est un flashback fort du côté de l’impact essentiel, mais je trouve qu’il aurait fait un excellent début de série – ou de saison 2. Pas sûr de comprendre l’intérêt d’un tel flashback à ce moment-là.

Quoiqu’il en soi, il arrive à sa fin quand Marlene finit par accepter de tuer Anna et de s’occuper d’Ellie. On peut alors en revenir au présent, où Joel et Ellie trouvent une énième boîte de conserve. Alors qu’on avait laissé Joel quasiment blessé à mort, on le retrouve suffisamment en forme pour marcher sans avoir besoin de soutien. Bref, il s’est remis de sa blessure et les deux personnages se mettent à marcher sur l’autoroute, reprenant un périple vers un hôpital inconnu, périple plein de conversations vide d’intérêt.

Ils arrivent finalement en ville, où ils décident d’inspecter un building. Abandonné, forcément. J’avoue que je n’ai pas bien compris l’intérêt de leur fouille, mais eh, ils semblent chercher des vivres. Evidemment, ça permet aussi de souligner qu’Ellie est encore en état de choc suite à l’épisode précédent. Cela ne l’empêche pas d’être encore impulsive, hein : elle abandonne donc Joel derrière elle quand elle aperçoit quelque chose qui lui donne envie de courir dans tout un immeuble abandonné et à moitié détruit. Elle lui balance même une échelle à la gueule, c’est dire.

Ce qui la fait courir comme ça ? Joel ne le voit pas, mais il se sent forcé de la suivre en courant, pour la protéger au cas où. Finalement, il s’agit contre toute attente (pour quelqu’un n’ayant pas joué au jeu) d’une… girafe. Je ne sais pas trop comment elle a pu la voir de là où elle était, ni comment la girafe s’est retrouvée là, à plusieurs étages du sol en théorie.

Pourtant, depuis une terrasse de l’immeuble, on voit que la girafe est bien au niveau du sol et à l’extérieur. Elle n’est pas seule, d’ailleurs : il y a plein d’autres girafes qui se promènent dans une ville abandonnée. Tout en contemplant cette magnifique vue, Joel rappelle à Ellie qu’ils ne sont pas obligés d’aller vers cet hôpital dont ils ne savent rien : ils peuvent aussi retourner chez Tommy, pour se protéger.

Cela n’intéresse pas tellement Ellie : après tout ça, elle veut aller au bout du voyage, et une fois qu’ils y seront, continuer de suivre Joel. C’est mignon tout plein cette relation père/fille qui s’est établie entre eux en quelques épisodes, mais ça me donne quand même l’impression qu’une grande partie de leur relation s’est installée hors écran.

Pour compenser ça, les scénaristes décident que cet épisode doit voir quelques conversations entre Joel et Ellie, et des conversations bien profondes. On découvre donc ainsi que c’est Joel lui-même qui s’est tiré dessus et a raté son coup : il voulait se suicider parce que Sarah était morte et que le monde sombrait dans le chaos, avec des campements militaires de fortune pour soigner les gens. Bon, ça n’a pas marché bien longtemps cette affaire et aujourd’hui, Ellie et Joel sont au milieu de ruines pour avoir cette conversation lourde de sens et d’émotions, où Joel sous-entend que c’est Ellie qui lui a permis de se remettre vraiment de la mort de Sarah. Mouais, il est resté des années avec Tess sans connaître Ellie, tout de même.

Après un moment d’émotions, rien ne vaut quelques blagues du livre d’Ellie pour passer à autre chose. Malheureusement, ils sont interrompus ensuite par des militaires qui débarquent derrière eux et les attaquent sans prévenir, évidemment. Ils se font donc avoir à défaut d’être prudents, ce qui est un peu un comble après avoir traversé le pays.

Joel se réveille ensuite dans une chambre d’hôpital – celui-là même où ils comptaient se rendre. C’est cool pour eux, non ? Eh bien, non. Certes, Marlene est là pour assister au réveil de Joel, mais elle a une mauvaise nouvelle à lui annoncer : Ellie est déjà préparée pour sa chirurgie. En effet, elle est bien un remède potentielle à l’épidémie : elle a du cordyceps qui pousse en elle depuis la naissance et qui fait croire aux champignons qu’elle est déjà infectée, la rendant ainsi immunisée à l’infection.

Il suffirait donc de lui retirer ce cordyceps du corps, d’essayer de le reproduire en laboratoire et d’en donner aux gens pour l’immuniser. Franchement, c’est ce qu’on appelle un « long shot », mais pourquoi pas ? Il faut bien tout tenter face à une épidémie comme celle-ci. Le seul problème, c’est que le cordyceps pousse dans le cerveau et donc que les médecins s’apprêtent à charcuter le cerveau d’Ellie.

Marlene a beau être toute gentille avec Joel et lui assurer qu’elle lui est redevable, elle lui explique tranquillement qu’elle a prévu le meurtre d’Ellie, tout de même. C’est gênant. Il n’a pas envie de laisser faire ça comme ça, parce qu’il la voit tout de même comme sa fille. Malheureusement, il ne fait pas le poids face aux militaires et face à la détermination de Marlene, qui est tout de même bien dérangée elle aussi par le fait qu’elle est en train de briser la promesse qu’elle a faite le jour de la naissance d’Ellie.

Pourtant, elle reste suffisamment déterminée pour se décider à laisser repartir Joel avec un simple couteau : elle ordonne à ses hommes de le lâcher au milieu de l’autoroute et de le tuer s’il tente quoique ce soit en chemin. Ils ne le font pas quand Joel s’arrête pour regarder les panneaux de l’hôpital et demander son chemin. Eh, c’est un point du Bingo Séries, ça ! Il était temps que la série arrête de se foutre de ma gueule et de me narguer avec des presque points.

L’épisode avance en tout cas assez vite ensuite : Joel parvient sans surprise à maîtriser les deux gardes qui l’escortaient – oui, oui, seulement deux – et à les tuer. Il part ensuite à la recherche d’Ellie tout aussi déterminé que l’était Marlene : il nous bute tous les Fireflies présents sans la moindre difficulté.

Oui, sans la moindre difficulté : désolé pour tous les joueurs qui ont probablement galéré sur ce niveau du jeu ; là, toute la scène d’action est limitée à un montage musical de Joel tuant l’un après l’autre les gardes. C’était assez efficace je dois dire, niveau représentation, on est pas mal, c’est prenant… Mais ce n’était pas de l’action pure pour autant. Encore un épisode qui se passe d’action, donc.

Finalement, Joel atteint le bloc opératoire où le personnel médical s’affaire autour d’Ellie, inconsciente comme l’avais promis Marlene. Joel n’hésite pas à tuer le chirurgien qui n’avait pas demandé grand-chose et cherchait juste à comprendre ce qu’il se passait. Bon, après, il y a de fortes chances pour que le chirurgien ne soit pas du côté de Joel, c’est clair. On parle tout de même d’un remède à une épidémie mondiale, qui a tué à peu près toute l’humanité et continue de le faire… Evidemment qu’on est prêt à tuer une adolescente pour sauver le plus grand nombre.

C’est un joli dilemme final pour Joel après cette saison, et une bonne question éthique qu’on peut tous se poser : jusqu’où irions-nous pour la survie de l’humanité, et qu’est-ce que ça donnerait si on était aussi impliqué que Joel ? C’est basique comme questionnement, mais c’est ce qui a fait le succès du jeu – et c’est un dilemme efficace. Je comprends le choix de Joel qui est de sauver Ellie à tout prix… mais je comprends aussi celui des Fireflies, prêts à tout pour sauver le monde.

D’ailleurs, une fois que Joel a sauvé Ellie du bloc opératoire, Marlene le résume bien quand elle prend en joue Joel et Ellie dans le garage de l’hôpital : elle rappelle à Joel qu’il condamne Ellie à vivre dans un monde suffisamment cassé pour la tuer à tous les coins de rue. Selon elle, il n’est pas trop tard pour tout réparer – et surtout pas trop tard pour laisser Ellie faire son choix.

Marlene baisse son arme, Joel hésite… et puis Ellie se réveille à l’arrière de la voiture de Joel. On comprend assez vite que Joel a tué Marlene, et puis on nous le montre. Pauvre Marlene. C’est la seule personne dont Ellie demande des nouvelles quand il lui assure que l’hôpital a été attaqué par des raiders – et Joel ne lui répond pas, ce qui en dit long. Il fait le choix de mentir à Ellie sur ce qu’il s’est passé, assurant que les médecins n’ont rien su faire après plusieurs tests sur Ellie.

Il confirme aussi qu’il y a des dizaines d’autres immunisés et qu’elle n’est pas si exceptionnelle que ça, après tout. Je ne pense pas qu’Ellie puisse croire si simplement Joel, mais ça fonctionne bien comme conclusion : il fait tout pour la protéger, quitte à lui mentir pour s’assurer qu’elle ne fasse pas le choix du suicide. Et une fois que c’est fait, il lui promet de la ramener à la maison.

Joel et Ellie reprennent donc la route à bord d’une voiture qui finit par tomber en panne, à cinq heures à pied de leur destination. Pas grand-chose pour eux. Joel a plein de choses inutiles à raconter à Ellie, la comparant à Sarah. Alors qu’ils approchent de la ville, Ellie décide d’avouer à Joel l’identité de la première personne qu’elle a eu à tuer : Riley évidemment.

La conclusion de la saison est alors là : Ellie demande à Joel de lui jurer qu’il lui a dit la vérité sur ce qu’il s’est passé à l’hôpital. Joel prend alors la décision de mentir à Ellie, ce qui est tout de même bien frustrant, surtout qu’elle lui fait entièrement confiance et décide de le croire. C’était un peu abrupt comme fin – surtout parce que le montage de l’épisode ne laisse pas une seconde avant de passer au générique de fin.

Je ne suis pas entièrement surpris par cette fin qui est bien plus fermée que ce proposent bien des séries : le jeu était censé être terminé après tout… mais je m’attendais quand même à une sorte de cliffhanger ajouté par les scénaristes, parce qu’on sait déjà qu’il y aura une saison 2 (qui divisera elle-même le second jeu en deux, en plus, parce que toujours plus). Il n’en est rien – pas même une petite scène post-générique à se mettre sous la dent.

Bon, ben, à dans deux ans pour la suite.

EN BREF – Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé la série, mais en tout cas, j’en attendais sûrement plus. Je suis partagé : certaines scènes étaient épiques et vraiment superbes à tous les points de vue, surtout visuellement parlant ; les acteurs sont géniaux et il y a des moments prenants – suffisamment pour comprendre l’engouement autour du jeu. Cependant, la série a bien des longueurs, qui semblent souvent être les ajouts des scénaristes, et ça, c’est dommage.

Pour ne rien arranger, j’ai aussi à mon actif plus de dix ans dans l’univers de The Walking Dead et ça m’a laissé sur la désagréable impression d’avoir du réchauffé parfois. J’imagine que c’est inévitable sur deux franchises à l’histoire un brin similaire, mais ça n’a pas empêché que je décroche de certains épisodes, surtout quand on nous rajoutait des personnages qui, de toute manière, ne pouvaient pas survivre.

J’imagine que ça fait bien écho au titre de la série, après : à moins de s’appeler Joel ou Ellie, vous êtes destinés à mourir dans cette série. Ce sont les derniers d’entre nous.