9-1-1 Lone Star – S04E11

Épisode 11 – Double Trouble – 14/20
Je suis partagé, parce que ce n’est pas exactement l’épisode que j’avais envie de voir. Je trouve que les développements proposés par l’épisode pourraient être bons, mais ils ont été rushés pour être casés sur un seul épisode quand il y avait des intrigues pouvant tenir sur plus longtemps. Au-delà de ça, il y a un détour méta qui n’est pas fascinant à regarder, pas forcément utile, mais eh, si tout le monde a pu profiter d’un bon délire, tant mieux.

Spoilers

Wyatt a de grandes nouvelles à annoncer à Judd sur sa vie ; Mateo a un cousin dont nous n’avons jamais entendu parler.

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So… the cancer just saved my life?

C’est le retour du fils de Judd ! Je me demandais quand il reviendrait dans la série, et c’est désormais chose faite. Wyatt revient avec une certaine Leigh Ann (un prénom bien pratique qui n’a pas du tout nécessité que j’aille voir l’orthographe sur IMDB), une étudiante qui souhaite devenir professeur. S’ils sont mignons en couple, la conversation tourne assez mal quand Wyatt déclare qu’il souhaite arrêter l’école.

Judd n’a pas eu le temps d’être un père pour son fils pendant toute son enfance, mais ça ne l’empêche pas d’être le pire cliché possible du texan désormais qu’il l’est. Comment Grace peut-elle le supporter ? Il s’énerve donc avant d’écouter concrètement son fils, qui lui révèle qu’il n’a pas besoin de diplôme pour ce qu’il souhaite devenir… Il souhaite devenir un pompier.

En soi, pourquoi pas… Sauf que le problème, c’est qu’il a raté les dates pour les recrutements et qu’il a besoin de Judd pour faire passer le mot au chef qu’il serait un candidat parfait quand même. Il n’a plus le temps d’attendre. Ben oui, Wyatt révèle que Judd est sur le point de devenir grand-père, et que c’est pour ça qu’il a tant besoin d’argent. Allez, bim.

Judd ne le prend pas si bien que ça. Le lendemain, il décide donc de s’épuiser à l’entraînement à la caserne. Tommy tombe sur lui et lui ordonne de se calmer, voyant bien qu’il rumine quelque chose de bien grave. Elle le pousse ainsi à se confier et devine d’elle-même qu’il souhaite devenir pompier, parce qu’après tout, Wyatt ne fait qu’idéaliser et vouloir ressembler à son père.

Son père, en revanche, ne veut pas d’un fils qui lui ressemble et soit aussi bête que lui alors qu’il pourrait faire bien mieux de sa vie. Tommy est plutôt chouette avec Judd, lui faisant prendre conscience que de toute manière, si son problème est d’avoir un fils qui lui ressemble, alors il n’a pas vraiment de problème. C’était joliment formulé.

Malgré tout, Judd refuse d’appeler le chef des pompiers d’Austin pour rendre service à Wyatt. Ce dernier vient le voir à la caserne pour le relancer et apprend la nouvelle que son père ne veut pas l’aider. Le pire n’est pas tellement que Judd ne l’aide pas, le pire, c’est qu’il ne le fait pas parce qu’il pense que son fils est trop doux pour ce job. Allez, bim. C’est une manière de se venger, j’imagine.

Il n’empêche que Judd est frustré par la situation : son fils se barre sans vraiment lui dire au revoir (on le comprend) et même si Judd a bien raison, c’est énervant d’en rester là entre eux. C’est donc sans surprise qu’il fait une insomnie ensuite et que Grace se retrouve à devoir écouter son mari lui raconter tout ça au beau milieu de la nuit. C’est le moment de découvrir que Judd s’en veut d’avoir dit à son fils qu’il le trouve doux – il a vu son visage blessé, et ça le blesse de l’avoir blessé.

Grace est parfaite pour le réconforter et ça termine avec un peu d’humour, quand Judd souligne que Grace sera une grand-mère sexy. Effectivement. Après avoir parlé avec Grace, Judd décide en tout cas de rappeler Wyatt pour l’entraîner lui-même : il pense que c’est le seul moyen pour lui de possiblement réussir en tant que pompier un jour. L’entraînement qu’il lui concocte est plus urgent que prévu, en plus : Wyatt a contacté lui-même le chef des pompiers et commence à l’académie une semaine plus tard.

Pendant ce temps, à la caserne, les pompiers ne bossent plus… mais jouent encore à Catan. Cela semble frustrer Marjan. J’aime assez le fait que malgré son retour à la caserne, elle ne puisse pas bosser tout de suite sur le terrain. Marjan décide tout en cas de faire une liste des tâches à expédier à la caserne plutôt que de jouer. C’était une introduction sympathique pour l’épisode, alors que la vraie intrigue était ailleurs.

Elle commence lorsque Mateo reçoit un appel d’un certain Marvin, son portrait craché. Personne ne croit qu’il s’agit d’un vrai appel, mais il s’agit pourtant de son cousin, même si son cousin est exactement identique à lui. La différence réside dans la mèche rose de ses cheveux et dans sa tenue orange : Marvin est en effet en prison à Los Angeles après avoir volé une voiture. Encore. Mateo explique en effet ensuite à Owen que son cousin emprunte fréquemment des voitures luxueuses.

L’appel en début d’épisode ? Marvin souhaite que son cousin l’aide à payer sa caution – une fois de plus. Il a payé deux à cinq fois la caution par le passé, mais il est encore prêt à payer pour son cousin une fois de plus. Le truc, c’est qu’il n’a pas l’argent, car la caution a bien augmenté par rapport à avant. Forcément.

Mateo demande l’aide d’Owen pour payer, mais son chef lui refuse une telle avance étant donnée la situation. Il trouve que ce ne serait pas aider Marvin que de payer la caution, même si Mateo se sent redevable envers son cousin – sans vraiment expliquer pourquoi. Par chance pour Mateo, quand il essaie de vendre ses cartes Pokemon pour se faire de l’argent, c’est Nancy qui s’en mêle et apprend le montant excessif de la caution à payer.

Comme elle a beaucoup d’économies depuis son adolescence, elle décide de faire un sacré virement à Mateo. Leur couple est vraiment mignon, c’est une belle trouvaille de la série. Cela semblait sortir de nulle part à la base, mais ça fonctionne super bien. Je les adore comme ça et je trouve cool que Nancy n’hésite pas plus que ça pour venir en aide à son copain. Pourtant, il est question d’une sacrée somme d’argent – c’est à se demander comment elle a pu économiser autant si elle est prête à avancer de tels frais. Mateo promet de la rembourser, avec intérêt… mais ça reste une promesse à l’oral, quoi.

Deux heures après avoir reçu l’argent, Marvin décide cependant de voler une autre voiture. C’est déjà grave en soit, mais en plus, il se tue au volant. Mateo apprend la nouvelle bien rapidement, devant un Owen qui est désolé pour lui, mais ne peut pas changer grand-chose à la situation. Il peut tout de même lui prêter l’argent pour aller à l’enterrement, parce que Mateo est toujours sur la paille évidemment.

Il doit en plus un paquet d’argent à Nancy désormais. Il ne lui en veut pas, évidemment, mais il s’en veut d’avoir accepté l’argent et de devoir expliquer à sa famille que tout est sa faute. Il m’a fait beaucoup de peine, alors que Nancy, elle, a agi comme une petite-amie parfaite à vouloir le soutenir tout en lui laissant l’espace dont il avait besoin.

Malheureusement, la culpabilité de Mateo était un vrai poison et elle aurait mieux fait de rester avec lui comme elle le conseillait. De retour chez lui, Mateo décide de boire, et pas qu’un peu. Il finit par s’éclater la tête sur une table basse. Les scénaristes nous font alors le coup du rêve/coma dans lequel Mateo imagine une vie de sitcom avec son cousin.

J’ai soupiré fort. En vrai, la première scène était amusante et il y avait de bonnes blagues, mais c’était redondant car 9-1-1 nous a fait le coup du coma, il y a peu. Je suis le premier à adorer ce qui est méta et à trouver que l’humour des sitcoms est sympathique en général. Cette fois-ci, j’ai trouvé que c’était trop lourd dans l’exécution.

Il y avait quand même de bonnes idées et du budget, l’air de rien : le générique était marrant ; voir tous les acteurs dans de nouveaux rôles était sympathique également – grâce à des costumes clairement dans l’excès (je veux dire, la robe de Tommy ? Judd en laitier tout en blanc ? TK en flic ?! Marjan s’en tire bien).

Toute la scène était longuette, malgré l’humour bien pensé, mais menait finalement à la révélation de la dette que Mateo avait envers Marvin : lorsqu’ils étaient adolescents, c’est Mateo qui faisait des bêtises. Lorsque l’école du coin a brûlé, c’était ainsi de sa faute. Pour éviter que Mateo ne soit déporté, Marvin s’est dénoncé à sa place, se teignant au passage les cheveux en rose pour avoir les mains aussi rouges que la peinture utilisée pour dégrader l’école à la base.

La comédie termine ainsi en drama, avec un Mateo qui culpabilise fort d’avoir envoyé Marvin en prison et sur un très mauvais chemin. Le vrai Mateo se réveille alors, avec une bonne gueule de bois. Elle continue le lendemain quand Nancy le soigne. Sa culpabilité continue de le ronger en tout cas : il décide d’expliquer à Owen et Nancy qu’il est coupable d’un crime commis quand il était adolescent. Il est temps pour lui de révéler la vérité et clarifier le nom de Marvin.

C’est du grand n’importe quoi. Nancy le souligne évidemment, mais Owen accepte malgré tout d’emmener Mateo au commissariat. Le type va dénoncer son crime au moment où il n’y a plus rien pour l’accuser, quand même. La vérité prime toujours sur le reste, vous me direz. Ce n’est pas exactement ce qu’Owen semble penser, cependant : il l’emmène non pas au commissariat, mais à la caserne (jouant sur le mot « station » en anglais), pour lui faire prendre conscience de tout le bien qu’il fait en tant que pompier. C’est toutefois rushé car c’est la fin de l’épisode et c’est dommage : pour une fois qu’on a un épisode sur Mateo, il aurait fallu lui laisser plus de temps (et virer la partie sur Wyatt ?) pour être développé.

Autrement, l’unique intervention de l’épisode était marquante comme bien souvent, même si éclipsée par cet épisode de sitcom : on y suit une vieille dame désagréable avec les enfants de son voisinage. J’ai de plus en plus de mal avec ce genre de personnages : les enfants sont juste mal élevés en vrai, alors bon. Ils finissent par utiliser un arc et planter une flèche directement dans la gorge dans la voisine.

L’intrigue était sympathique : la femme survit parce que la flèche se loge dans une tumeur, tumeur qui en plus risque fort d’être prise à temps d’après Tommy. Au passage, Tommy souligne que les enfants lui ont sauvé la vie, alors la vieille dame décide d’être gentille avec eux désormais. Mouais. Tout est bien qui finit bien, hein. Moi, je trouve quand même que ma soirée était bizarre entre The Mandalorian qui se prend pour un procédural et cet épisode qui se prenait pour une sitcom.

Most Dangerous Game – S02E12

Épisode 12 – Blood Work – 17/20
Comme je m’y attendais, c’est une fin de saison frustrante : le rythme a été accéléré sur les derniers épisodes pour y parvenir, mais ça donne quand même l’impression que certaines intrigues auraient pu être plus développées avec quelques épisodes supplémentaires. Cela reste un vrai plaisir de suivre les personnages dans ces dernières minutes de jeu et je me retrouve à déjà espérer une saison 3. Tant qu’à faire.

Spoilers

Taft rejoint Victor et Joséphine en haut du phare.

You prove to be the most exhilarating prey.

J’espérais un épisode plus long que ça pour terminer la saison, mais non, nous n’avons que dix minutes à nous mettre sous la dent pour tout conclure. Cela ne pouvait pas être positif et ne pouvait pas permettre de tout conclure de manière satisfaisante.

Taft promet de ne pas toucher Joséphine et le combat avec Victor commence bien vite, puisqu’ils n’ont plus beaucoup de temps avant le lever du soleil. Taft prend rapidement le dessus, bien plus rapidement qu’on ne l’aurait pensé, confirmant à nouveau qu’il est trop fort en combat, même pour Victor. Ce dernier finit complètement étouffé par Taft, qui est malin comme tout.

Il oublie toutefois un peu trop la présence de Joséphine. Celle-ci récupère l’arme de son frère, le fameux morceau de verre, et s’en sert pour s’attaquer à Taft. Pourtant, il la prévient que si elle le fait, il s’en prendra finalement à elle. Cela dit, il n’a même pas besoin de le faire : elle semble se planter toute seule le bout de verre dans le ventre quand elle lui fonce dessus pour le faire lâcher les voies respiratoires de son frère.

Victor a le temps de reprendre son souffle, de se relever et de se précipiter pour dégommer le pauvre Taft qui n’en demandait probablement pas tant. Il finit par passer par-dessus la rambarde du phare et, bon, ça ressemble de plus en plus à une victoire pour Victor.

Décidément, les chasseurs n’ont pas de chance dans le jeu depuis qu’ils ont décidé d’en faire une série. Victor oublie trop rapidement Clive, cependant. Ce dernier m’a vendu du rêve comme toujours, arrivant pile à temps pour bloquer le passage à Victor emmenant Josephine à l’hôpital en camionnette. Cela dit, la voiture de Clive face à la camionnette volée plus tôt par Josephine, c’est un combat inégal : Victor défonce la voiture de Clive, et on n’en parle plus. Il gagne. Faites-nous une saison 3 sur Clive qui traque une proie, bordel.

Contre toute attente, le lendemain, Victor découvre que sa sœur va bien survivre à sa blessure, mais uniquement grâce à un don de sang fourni par… Clive lui-même. Suite à son accident de voiture, il a été hospitalisé et quand il a appris être un des rares donneurs possibles pour Josephine, il a tout de suite accepté. Son but ? Et bien, remercier Victor pour une très bonne chasse (pourtant, Clive n’y a pas beaucoup participé) et surtout le narguer en soulignant à quel point Josephine ferait une très bonne proie elle aussi. En plus, maintenant, elle a la chasse dans le sang.

Bordel, le personnage de Clive, vraiment, je l’adore. Après tout ça, Victor reçoit un appel de Miles pour conclure sa part du marché dans le jeu. Si les premiers millions de la chasse sont perdus car saisis par les autorités (et vraiment, on va nous laisser ça comme ça ?), Miles a ouvert un autre compte à Victor par la suite, afin qu’il se retrouve encore avec 20 millions à dépenser. Pourtant, Victor refuse l’argent, comprenant qu’il n’en a pas vraiment besoin. MOUAIS. C’est très américain cette manière de refuser l’argent sale après s’être sali les mains pendant 24h et après avoir failli mourir comme ça. Victor ne semble même pas vouloir se venger de l’arnaque ?

Miles lui souligne alors qu’il ferait mieux de profiter de l’argent car on ne sait jamais quel jour sera notre dernier, scellant un peu son sort à mon sens. On le voit en effet dire ça tout sourire, comme toujours, alors qu’il se rend clairement à une réunion avec la Chairwoman. Je ne donnerais pas cher de ma peau à sa place, mais il semble ne se rendre compte de rien.

Pourtant, le rendez-vous a lieu en extérieur, au milieu de nulle part, avec Connell et Tina aussi. La Chairwoman est évidemment énervée de tout ce que Miles lui a caché et dont elle est au courant, évidemment. Miles soupçonne Tina de l’avoir trahi – mais c’est tout l’inverse : elle a au contraire pris sa défense et assuré que Victor était son choix de concurrent à elle. C’est pourtant faux, et on le sait.

Connell a en revanche balancé ce qu’il s’était passé avec Clive, forcément. La Chairwoman décide donc de souligner que la Chasse a été mise en danger par Victor et par ce mauvais choix de proie. Partant de là, il lui faut éliminer un coupable.

Elle compte sur Miles pour le faire, lui donnant sans hésiter un flingue pour qu’il tue Tina. La pauvre. Je ne le sentais pas comme ça, cependant, et j’avais raison. Miles décide donc d’improviser, comme la Chairwoman le lui suggère : plutôt que de tuer Tina, il protège le jeu et la chasse en tuant… la Chairwoman, tout simplement. Et même si Connell promet des ramifications et des conséquences à cet acte, la saison se termine avec la promesse d’une nouvelle proie choisie par Tina, qui obtient une promotion au passage, prenant clairement le poste de Miles dans la chaîne de commandement.

EN BREF – Ce fut un plaisir de retrouver la série pour sa saison 2, même si je continue d’être frustré de la voir obtenir si peu d’épisodes. Le concept mérite vraiment d’être exploré à fond, que ce soit du côté des proies, du côté des chasseurs que l’on ne connaît que trop peu ou du côté de l’organisation. La saison 2 fonctionnait bien à nous en montrer plus de celle-ci. Quitte à avoir perdu la surprise de la manigance pour faire en sorte que la proie accepte le jeu, j’aurais même aimé qu’on découvre bien plus comment tout ça était manipulé – mon côté fan d’Unreal probablement !

Je suis un peu désabusé par certains des twists de la saison, il faut bien le reconnaître, et je pense que j’ai tout de même préféré la saison 1 ; cela dit, dans l’ensemble, j’ai passé un vrai bon moment. J’avoue que j’aurais trouvé la fin de saison plus choquante si Miles s’était fait buter… mais les scénaristes ont manqué un peu d’ambition sur ce coup-là. Et puis, dans le fond, c’est lui leur acteur principal des deux premières saisons, alors il valait peut-être mieux le garder en vie, c’est sûr.

Espérons maintenant qu’une saison 3 sera bien commandée par Roku, parce que la série reste géniale à suivre pour le moment !

 

 

9-1-1 Lone Star – S04E10

Épisode 10 – Sellouts – 15/20
L’épisode fonctionne vraiment bien, parce qu’il apporte beaucoup d’humour, sans oublier d’être un tantinet dramatique du côté des interventions. On retrouve tout le sel et l’adrénaline propres à la franchise, c’est donc un vrai plaisir, seulement un peu gâché par son personnage principal qui me tape de plus en plus sur le système au fur et à mesure des épisodes. Mais bon.

Spoilers

Tommy, TK et Nancy n’apprécient pas trop de voir une boîte privée essayer de leur voler leur job.

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You have to help us beat them there.

L’épisode commence par une drôle d’intervention de l’équipe médicale habituelle : Tommy, TK et Nancy se rendent chez un couple qui semble tout de même surpris de les voir, après avoir appelé le 9-1-1. C’est amusant, mais on ne comprend pas bien le pourquoi de cette introduction avant que l’intervention soit terminée : en effet, Tommy retire une douzaine de lentilles coincée dans l’œil d’une femme (au secours, c’était horrible) et s’apprête à se rendre à l’hôpital avec sa patiente… lorsqu’une ambulance privée débarque.

Tommy y retrouve avec grand plaisir Pierce. Il bosse pour une clinique privée, et nos ambulanciers découvrent que le couple a l’habitude de faire appel à des ambulanciers privés – parce que c’est la femme qui appelle, pas l’homme. J’ai trouvé ça perturbant de voir Pierce connaître très bien le couple et les détourner de l’hôpital comme ça pour les emmener vers la clinique. Concrètement, ça m’a donné l’impression qu’on se lançait dans une intrigue où ils font exprès de superposer les problèmes médicaux pour arnaquer des personnes fragiles. On verra.

En attendant, Tommy n’est pas heureuse de ce qu’il se passe et elle se lance en vendetta contre ces ambulanciers privés quand elle apprend que la ville a désormais un deal avec Paragon, le nom de cette société privée. Bien sûr, quand Tommy vient s’en plaindre à sa cheffe – Reynolds – elle passe pour une cinglée qui n’apprécie pas de voir d’autres ambulanciers sur son territoire. Elle a en partie raison en plus : dans d’autres villes, ça a commencé comme ça et ensuite, les services d’urgences ont été privatisés.

Cela mène donc à une course sympathique entre les ambulances lorsqu’un nouveau cas est déclaré au 9-1-1 et que Grace le transfère à Paragon, parce que c’est ce qu’on lui dit de faire. Tommy entend tout à la radio et l’appelle pour lui demander de l’aide et arriver en première au niveau du bus où le patient les attend. On est clairement sur une intrigue plus humoristique que nécessaire.

La course poursuite se termine bien pour Tommy, qui arrive la première sur scène et est donc la capitaine en charge ; y compris des activités Paragon. Le but est clairement de montrer qu’ils sont meilleurs et elle n’hésite pas à se venger en leur faisant distribuer de l’eau. Pourtant, leur présence est finalement ce qui sauvera Dan, le patient en question, car ils ont apporté avec eux des poches de sang supplémentaires dont la 126 a besoin à défaut d’en avoir.

C’est énervant comme intrigue, parce que je vois que les USA en sont au même stade que nous avec la privatisation d’à peu près tout, hein. Après, j’ai bien aimé l’histoire de ce Dan, qui était tout sympathique à se montrer amical dans le bus et à manquer de mourir d’hémorragie à cause d’un accident tout idiot parce qu’il voulait juste laisser sa place dans le bus. Au-delà de la sympathie pour le personnage, l’intrigue avec le sang glissant et les pompiers qui galèrent était juste assez originale pour que ça fonctionne dans le divertissement. Tout ça n’aurait rien de drôle ou divertissant en vrai, mais c’est une série. Et puis, le bus s’est arrêté, c’est un point du Bingo Séries (je galère tellement dessus !).

Toujours est-il que Paragon gagne sur ce tableau-là, ce qui est frustrant. L’intervention suivante voit également Pierce arriver en premier sur les lieux et en profiter aussitôt pour se venger : il laisse Tommy, Nancy et TK distribuer des bouteilles d’eau à la foule de curieux – pas même aux employés d’un potentiel empoisonnement chimique. Finalement, il s’agit d’une fausse alerte et tout est bien qui finit bien… sauf que nos ambulanciers ne comprennent pas pourquoi Paragon insiste pour hospitaliser un homme.

Il a juste senti un peu trop d’huiles essentielles, mais rien de bien grave. Tommy fait donc savoir sa manière de penser à Pierce, et ça termine en insultes de sa part – et de celle de Nancy et TK.

Cette fois, il est à peu près certain qu’ils vont tous finir par pointer au chômage puisque Pierce leur promet d’en parler à ses supérieurs. Seulement voilà, il n’a pas le temps de le faire : son ambulance explose. C’était super choquant comme passage, je ne m’attendais pas du tout à ce qu’un épisode volontairement comique nous ponde une telle scène.

Finalement, tout le monde survit, y compris Pierce qui est sauvé in extremis par Nancy et surtout par les réflexes médicaux géniaux de Tommy. En fin d’épisode, celle-ci se rend donc auprès de lui pour prendre de ses nouvelles à l’hôpital. C’est l’occasion de réconciliations improbables : Pierce souligne que Tommy a vraiment trouvé sa vocation, puis annonce au dirigeant de Paragon qu’il compte bien lui faire un procès. Si l’ambulance a explosé, c’est à cause d’un matériel défectueux qu’il avait signalé à plusieurs reprises : en fait, les ambulances sont pleines à craquer d’objets d’occasion. Pas idéal pour sauver une vie.

Quand on retrouve la caserne, elle a subi un relooking étonnant : un gala est organisé pour récolter des fonds contre le cancer. Owen est tout content de faire un discours, mais ses pompiers ont plus de mal à satisfaire les bienfaiteurs : Judd est aidé par Grace, heureusement, car il est barbant à parler mécanique ; TK et Carlos ne font qu’apeurer tout le monde avec leurs histoires ; Marjan est de nouveau sur pied, mais ça fait peur aussi en vrai, Tommy se plaint, elle, des restrictions budgétaires. Cela ne me paraît pas idéal comme attitude pour récolter des fonds contre le cancer, mais bon, elle finit par s’en rendre compte d’elle-même.

Heureusement, ils ont Mateo et Nancy pour gérer en parlant de Dostoievski – même si Mateo n’en lit pas vraiment. Dommage. Ce qui est le plus remarquable durant la soirée, c’est toutefois la barmaid, qui est en fait une riche héritière qui tape dans l’œil d’Owen, inévitablement. C’est toujours pareil avec Owen dès qu’il y a une nana qui se pointe dans la série ; à se demander si en tant que producteur, il n’insiste pas pour que son personnage soit un tombeur à force.

Cela dit, l’épisode prend une tournure inattendue quand Kendra, c’est son nom, se barre après une nuit d’amour avec Owen en laissant dans sa cuisine un chèque de cent mille dollars. Comme ça se passe devant Mateo et Nancy, ça devient inévitablement un sujet de conversation à la caserne : Owen est-il pris pour un gigolo ou non ? Difficile à dire. Lui imagine qu’elle voulait peut-être juste laisser un don aux associations contre le cancer.

Pour s’en assurer, il accepte un deuxième rencard avec elle. Elle lui apporte la meilleure bouffe d’Austin, qui s’avère être un simple burger là où il imaginait le meilleur, et refuse de sortir en ville, mais elle semble vraiment amoureuse de lui quand elle voit son chien cancéreux. Ils refont donc l’amour, elle part à deux heures du matin sans laisser de chèque, ce qui laisse Owen tout heureux… jusqu’à ce qu’il reçoive un virement bancaire de Kendra, avec un smiley os.

Forcément, Owen ne peut que s’imaginer qu’elle le prend pour ce qu’il n’est pas. Certes, Judd lui souligne que cet argent pourrait sauver des vies pour leur caserne, mais il n’est tout de même pas convaincu de vouloir faire ce double emploi – pompier prostitué, c’est inattendu. Owen prend donc la décision très mature, comme toujours avec lui, de ghoster Kendra.

Cette dernière ne l’entend pas de cette oreille pour autant : elle débarque donc chez lui pour savoir ce qu’il en est, ce qui lui permet d’enfin comprendre où est le problème d’Owen. Elle le rassure et lui explique qu’il s’agissait bien de donations. L’os ? Rien à voir avec un jeu de mots salace (qui ne fonctionne pas en français, d’ailleurs), c’est simplement en référence à son chien cancéreux, car il s’agit d’une donation pour le refuge…

Euh, OK. Kendra semble complètement déconnectée du monde réel, surtout qu’elle fait ses donations extrêmement généreuse à un particulier. Ce n’est pas super crédible et elle me tape déjà sur le système, mais comme tout est bien qui finit bien du point de vue gigolo de la situation, Owen va probablement commencer à sortir avec elle. Ma foi, il n’a pas l’air de savoir ce qu’il perd avec Catherine.

Most Dangerous Game – S02E11

Épisode 11 – Lighthouse – 15/20
Pourquoi faire si peu d’épisodes quand ils ont clairement tant de choses à raconter ? Je ne comprends pas cette série ! Ils auraient moyen de l’étaler sur une trentaine d’épisodes pour s’éviter bien des raccourcis. C’est dommage, car en plus, ça donne l’impression que certains aspects de cet épisode sont complètement bâclés et survolés, alors qu’ils auraient pu être détaillés. Autant on a pu perdre du temps avec certaines intrigues avant, autant maintenant je ne vois pas comment ils vont tout conclure en un épisode supplémentaire. Exactement comme en saison 1, donc.

Spoilers

Le train est arrivé à destination, il ne reste plus qu’une heure du jeu.

What are you, talking to the moon?

L’épisode commence quelques heures après le suivant, et on sent qu’il reste peu de temps avant la fin du jeu. Victor est caché au fin fond d’un bois à proximité d’un phare et il ferait mieux d’y rester. Ce n’est pourtant pas le cas : alors qu’il ne reste que quelques minutes à tenir, il décide en effet de bouger, on ne sait pas trop pourquoi. Pourtant, ça fait déjà quelques heures qu’il parvient à rester caché dans le bois, en relative sécurité.

Les autres chasseurs sont tous là à chercher autour, sans parvenir à lui mettre la main dessus. A trente minutes de la fin, il se rapproche pourtant de la mer, se faisant remarquer tout bêtement d’une maison dans laquelle une fête est organisée. Il rencontre ainsi Lainie, qui lui donne une bouteille d’eau (il y boit alors qu’elle pourrait être tellement empoisonnée !), et sa nouvelle voisine Dina. OK. Nouvelle voisine, on a compris, c’est la tueuse.

Malheureusement, Victor est moins réactif que moi à faire ce genre de calcul. S’il ne reste pas à proximité directe de Dina, il s’allonge sur la plage juste à côté de la maison. C’est la pire idée du monde : Lainie le rejoint, se fait tuer par accident par une fléchette mortelle de Dina, et hop, Victor est de nouveau en danger de mort.

Je trouve vraiment qu’ils sont passés à côté du potentiel de Dina. Ses fléchettes étaient géniales comme arme ; il y aurait eu moyen d’en faire un personnage bien plus régulier que ça. Finalement, elle ne parvient pas à tuer Victor et elle se fait étouffer la tête dans le sable, ce qui est une manière de mourir peu commune et peu glamour tout de même. Le combat entre eux était chouette, la chance de Victor toujours aussi incroyable quand elle enfonce sa fléchette directement dans le morceau de verre qui est dans sa poche à lui – manquant de très peu de le tuer.

En parallèle, Miles est beaucoup trop confiant, je trouve. Il reste encore quelques minutes avant la fin du jeu et pourtant, il est déjà tout satisfait de lui. Il ne devrait pas et on lui apprend bien vite quand il souhaite passer la fin du jeu avec la Chairwoman. Il découvre que celle-ci n’est pas dans son bureau comme il l’aurait pensé, mais qu’elle est en train de parler avec Tina.

Miles commence alors assez justement à s’inquiéter de ce qui a pu être raconté. Il mène ainsi son enquête pour savoir si quelqu’un s’est renseigné sur les irrégularités du jeu, en vain. On arrive alors bien vite au cliffhanger, et je vois mal comment le dernier épisode pourra tout conclure – même avec un peu plus de temps.

En effet, Victor se réfugie en haut du phare et est rejoint par… Josephine. Elle est insupportable. Je vois mal comment elle a pu le retrouver si facilement, déjà, mais ensuite, elle a été tellement discrète qu’elle emmène Taft directement auprès de son frère. Et plutôt que de s’enfuir quand il lui dit qu’elle ne doit pas être là, elle insiste pour rester avec lui et l’emmener à l’hôpital. Bordel. Il restait 14 minutes.