The Last of Us (S01)

Synopsis : Suite à une épidémie mondiale, Joel a appris à survivre seul. Son chemin croise celui d’Elie, et leur voyage à travers les Etats-Unis va tester leur envie de survivre autant que leur humanité.

Pour commencer, j’ai beaucoup hésité à commencer la série, pour plein de raisons. La première est la durée du premier épisode, il n’y a pas idée de se foutre de nous à ce point. Bon, pour le reste, je n’ai jamais joué au jeu, même si j’en ai déjà beaucoup entendu parler. La vérité est donc que je ne sais rien de l’histoire – je connaissais juste le nom d’Elie parce qu’il y avait eu un drama autour de son personnage sur Twitter, une fois.

C’est donc en néophyte total que je m’aventure dans la série. L’hésitation vient principalement de là : difficile de faire des critiques subjectives sur l’adaptation d’un jeu tant aimé par tant de gens. Je me dis que mes articles apporteront quand même quelque chose, l’avis de quelqu’un qui n’aime que les séries – et qui en plus a du mal à trouver encore des séries pour le fasciner. Ne me spoilez pas, s’il vous plaît, même si je m’y mets avec trois semaines de retard pour cette série et dix ans pour le jeu. Aussi, ne m’insultez pas non plus si j’écris des choses qui vous paraissent totalement débiles par rapport à votre connaissance de l’histoire du jeu et… commentez quand même, malgré tout ça ?

De toute manière, je ne pouvais pas passer à côté de cette série quand j’en vois le casting ; Pedro Pascal et Anna Torv ? Bien sûr que je suis au rendez-vous. Et quitte à la regarder, autant en faire des critiques, ça rentabilisera le temps de cerveau disponible.

Note moyenne de la saison : 15,5/20

S01E01 – When You’re Lost in the Darkness – 17/20
Je suis partagé, un peu comme cet épisode qui a deux parties très distinctes après tout. J’ai adoré la première partie et j’aurais aimé que l’on y reste pour voir petit à petit le monde sombrer dans le chaos. On s’attache beaucoup à ce qui y est proposé, pour finalement le laisser un peu trop derrière nous ensuite. La deuxième partie est beaucoup plus introductive de ce que sera la série. Elle propose certes des explications, mais le fait à son rythme, de manière inutilement cryptique parfois. J’étais un peu moins dedans, donc, même si je sais que ça devrait le faire pour la suite.
S01E02 – Infected – 15/20
Le rythme ralentit encore dans cet épisode, mais je m’y attendais un peu. L’aspect jeu vidéo continue de se faire sentir par moments, sans qu’il ne soit dérangeant pour autant, surtout que l’aspect visuel de la série est irréprochable. Les moments de tension s’éternisent trop, mais les informations données pour la compréhension de l’épidémie sont distillées avec fluidité, ce qui est une bonne chose. Enfin, bien sûr, il faut souligner la qualité de jeu des acteurs qui sauvent tous les temps morts et mènent à un final réussi.
S01E03 – Long, Long Time – 17/20
Je suis partagé (de nouveau), parce que cet épisode intervient très tôt dans la série pour proposer un tel détour. En même temps, l’occasion était probablement trop belle pour que les scénaristes passent à côté et je trouve que ça fonctionne merveilleusement bien. La série était à deux doigts de réussir à me faire pleurer, dès son troisième épisode. Je suis content qu’ils osent ce genre d’histoire et ça marque suffisamment les esprits pour que la série se forge une réputation. Ils ont donc bien fait. Par contre, pas merci à tous pour les spoilers. Je sais, je n’avais qu’à pas être en retard.
S01E04 – Please Hold to My Hand – 15/20
C’est quand même vachement mieux quand les épisodes durent 45 minutes, non ? La construction de cet épisode est bien prévisible comme j’aime, avec l’action placée exactement là où il faut et la construction trop lente des personnages qui finit par payer au moment adéquat. Il faut juste en passer par des lenteurs qui me semblent parfaitement faciles à éviter tout en construisant malgré tout les personnages, mais bon, c’est à la mode depuis une dizaine d’années, ces lenteurs…
S01E05 – Endure and Survive – 18/20
C’est le grand écart qualitatif, même si je ne me l’explique pas : cet épisode était bien plus dans l’action. Il aurait tout de même pu être raccourci en le dépossédant de toute une intrigue secondaire sur un personnage dont on a voulu nous expliquer en long, en large et en travers les motifs alors que ceux-ci n’étaient pas forcément nécessaires. De toute manière, je vois que la série veut juste qu’on s’attache à tous les personnages. Peut-on être assez bête pour se laisser piéger à chaque épisode ? Humph, je vous laisse lire la critique pour le savoir.
S01E06 – Kin – 12/20
Que l’épisode prenne son temps et ralentisse le rythme, c’est une chose que je peux comprendre vis-à-vis de la construction de la saison. Cependant, je me rends compte que j’aime de moins en moins le personnage principal et je trouve que trop de scènes nous faisaient tourner en rond pour rien. C’est une chose de vouloir construire ses personnages lentement, c’en est une autre de proposer des scènes qui ne servent qu’à passer le temps avant un moment où, dans une situation en tous points similaires, on avancera enfin.
S01E07 – Left Behind – 15/20
Le principal reproche que je peux faire à cet épisode est qu’il est trop prévisible et qu’on attend un bon moment qu’advienne ce qu’il advient. C’est sans vraie surprise, donc, et il faut surtout profiter de sa photographie quand on le regarde. Les acteurs sont excellents, ça aide toujours, mais vraiment, je crois que la série vaut principalement le coup pour ses décors. Pas sûr que je sois venu pour ça à la base…
S01E08 – When We Are In Need – 16/20
Le schéma de la série commence à être trop répétitif après seulement huit épisodes, ce qui n’est tout de même pas idéal. L’avantage, c’est que l’histoire qu’ils adaptent est vraiment bonne, portée par un duo de personnages excellents et des scènes d’action rares, mais efficaces. On y ajoute de beaux décors et le tour est joué.
S01E09 – Look for the Light – 15/20
Difficile de ne pas avoir le sentiment qu’une partie de l’épisode est bâclé, parce que tout le dilemme moral du jeu est finalement condensé sur le dernier acte et que l’action est beaucoup mise de côté pour y parvenir. L’épisode n’en reste pas moins efficace du côté du scénario. En fait, je comprends ce qui a fait le succès du jeu, mais j’ai plus de mal à comprendre le succès de la série. Je ne crois pas qu’elle apporte beaucoup plus – avait-elle vocation à le faire ? Pas sûr.

That ’90s Show – S01E04

Épisode 4 – Rave – 15/20
Si l’épisode trouve davantage son indépendance et qu’il propose de bons gags, c’est maintenant à l’écriture globale que j’en ai : je trouve dommage d’accélérer trop l’écriture de certaines relations. Cela attaque un peu trop la crédibilité générale des personnages, pas aidé non plus par une lourdeur sur les références aux années 90. Cela dit, c’était peut-être le cas aussi avec les années 70 sans que ça ne me marque autant à défaut d’avoir connu cette période.

Spoilers

Leia pense non-stop à Jay… mais ne veut pas lui dire.

Seriously, you look like a wet hotdog.

Bon, alors, je sais qu’il n’y a que dix épisodes dans la saison, mais là, c’est vraiment abusé : on commence dès la première scène par nous expliquer que Leia veut un petit-ami désormais, et tant pis pour le féminisme (admettons, dans les années 90). Ce petit-ami qu’elle veut absolument ? Jay. C’est abusé, franchement. Ils ont eu UNE scène mignonne en quatre épisodes, faut pas abuser comme ça.

Ceci étant dit, ça permet de nous mettre en place un début d’épisode plutôt réussi car il permet enfin à chaque personnage des adolescents d’avoir un rôle mieux établi. Nate est ainsi complètement martyrisé par sa petite amie, Nikki porte clairement la culotte, Jay a ses meilleurs amis qui le conseillent. De l’autre côté, Leia a Gwen et Ozzie, qui continue d’être un cliché sur patte que je vais finir par détester s’ils continuent d’en faire autant sur son côté gay pas vraiment refoulé mais beaucoup quand même mais en fait non, jouons sur tous les clichés possibles. C’est too much, comme c’était parfois too much d’avoir Hyde en cliché du drogué. Au moins, ça, c’était cool. Ozzie, c’est problématique plus qu’autre chose, parce qu’avec le recul de vingt ans, ce n’est PAS un problème. La drogue, ça en restait un. Bref, je suis un vieux con, épisode 4.

De son côté, Jay se plaint donc à ses amis de la conversation qu’il a eu avec Leia – et du fait qu’ils ne se sont pas embrassés. Il a tout clairement un cœur tout mielleux d’un coup : il en avait envie, sans oser vraiment. Leia, elle, en avait envie, mais s’est presque pris un râteau. La conclusion pour les deux ? Faire en sorte que l’autre avoue en premier ses sentiments pour avoir le pouvoir dans la relation.

Quelle belle manière d’avoir une relation stable et pas du tout toxique ! Si Leia ne fait pas grand-chose pour convaincre Jay de lui avouer ses sentiments, ce n’est pas le cas de Jay. Le coup de l’huile était un gag clairement facile, surtout que l’acteur a clairement fait trop de musculation juste pour le bien de la scène, mais ça m’a fait rire à plusieurs reprises quand il glissait sur la voiture ou en prenant la guitare.

Par contre, il est dommage que Gwen et Nkki se retrouvent à se détester l’une et l’autre, parce qu’elles sont dans deux camps différents : Leia et Jay veulent tous les deux que l’autre fasse le premier pas, et elles font tout pour que ça arrive. C’est problématique pour les filles, mais plutôt que de faire alliance, elles paraissent très clichées à se tirer dans les pattes comme ça.

Bon, toute la série est fondée sur des clichés et des stéréotypes, après, et il y avait un bon humour dans ces scènes. C’était moins drôle du côté de Nate et Jay, par contre. On nous les présente comme co-dépendants et les gags autour de ces personnages n’ont pas réussi à me convaincre. Je veux dire, le coup de Nate qui prend l’huile de son pote en se frottant à lui ou de Nate qui décroche le téléphone pour se faire passer pour son beau-père médecin ? Vraiment pas ouf.

Le personnage de Nikki devient en tout cas bien plus intéressant dans cet épisode, même si c’est trop copié de Jackie pour être pleinement satisfaisant. Cela fait du bien de retrouver ce genre de personnage, on va dire. Ozzie continue quant à lui d’être trop cliché, mais ça mène tous les ados à une rave : Ozzie souhaite y aller pour se déchaîner enfin comme il le souhaite… Plus cliché, tu meurs.

Evidemment qu’il est oublié par ses amis au moment d’y aller. Le côté Home Alone de la scène était censé être sympa, mais ça n’a pas pris sur moi, par contre. En fait, il n’y a qu’un gag sur deux que j’aime vraiment, c’est problématique. À la rave, Jay a à peu près le même bonnet que moi, je ne m’y attendais pas. Il porte aussi un parfum bien particulier, et promis, je n’ai pas le même là par contre.

Les tenues pour la rave ? C’était très cliché, et très années 90… mais j’ai l’impression que ça n’a pas tellement changé en 2023 si on nous envoie des personnages à une rave – à part Ozzie, mais lui, il est toujours dans l’excès de tout. BREF. Sur place, Leia décide d’être plus mature que Jay et d’aller le voir pour qu’ils puissent enfin se parler.

Elle se fait évidemment avoir par Jay, qui refuse de parler en même temps qu’elle quand elle lui propose qu’ils disent en même temps ce qu’ils pensent de l’autre. Bon, c’est un truc d’ados vraiment tout pété, mais le gag fonctionne. On est vraiment dans l’ambiance sitcom avec ça, et j’aime bien. Le problème est donc que Jay refuse de dire à Leia qu’il l’apprécie.

Il a ainsi le pouvoir dans la relation, comme son père lui avait dit. Franchement, ça pourrait être lourd les blagues sur Kelso, mais ça marche encore à peu près. Rare d’entendre des gamins parler comme ça de leur père, ou pire, du père d’un pote, mais admettons. Je pense que ça ne marche que parce qu’on adore Kelso, sinon, ce serait hyper catastrophique.

La soirée se termine en compétition entre Jay et Leia : vexée de s’être faite avoir, elle décide de draguer tout ce qui bouge – et lui aussi. J’ai bien aimé la représentation de la rave, mais heureusement que j’avais activé les sous-titres pour cet épisode. C’était excellent d’avoir un peu de réalisme sur le côté « on n’entend rien de ce qu’il se passe », mais pas plus mal que ça ne dure pas éternellement.

En parallèle, on nous rappelle que nous sommes dans les années 90 avec les choix de films de Kitty et Red. C’est amusant, sans plus, et c’est bien quand Red rappelle à Kitty qu’elle n’a pas besoin de lui parler quand ils regardent la télévision. Pauvre Kitty !

En plus, quand elle peut enfin parler, c’est pour expliquer qu’elle est contente de voir que Leia souhaite trainer avec elle… ce que Red est loin de comprendre. Lui, il pense plutôt qu’elle va terminer par être une vraie psychopathe de serial killer. Kitty, la pauvre, va tomber des nues en apprenant que Leia est capable de lui mentir malgré leur super relation.

Elle s’en rend compte quand Red retrouve Ozzie prêt à partir à la rave… mais continue de refuser d’y croire, jusqu’à ce que Red torture Ozzie. La scène était plutôt marrante, parce que ça correspond bien à Red, même si c’est abusé de sa part de se faire avoir par le piège du « none of your business ». Sans surprise, Kitty s’avère bien meilleure à faire sortir les vers du nez d’Ozzie, en le complimentant sur sa tenue et ses… petites boules. Bordel, qu’est-ce que cette actrice est géniale !

La révélation que Leia est à une rave est loin de lui plaire en revanche, alors que ça menait à une bonne scène finale : Red retrouve Leia à la rave… quand Leia se frotte à lui dans l’espoir de draguer un mec devant Jay. C’était vraiment drôle et bien trouvé. Bien que forcément punie, Leia a tout de même le temps de parler avec Gwen avant de se faire engueuler par ses grands-parents… enfin, par Kitty.

Elle se découvre un vrai plaisir à jouer les méchants policiers, même si ça laisse Red jouer le bon flic. Mouais. Bien que punie (bis), Leia a encore la chance de pouvoir parler avec Jay, puni lui aussi. Il vient voir Leia pour faire le point sur leur relation, il recommence donc le compte à trois, et cette fois-ci il lui dit la vérité : il l’aime bien aussi… mais Leia préfère en fait rester amis avec lui.

Soit ? On découvre dans la scène qui suit, après l’avoir persuadé qu’ils ne devaient être qu’amis comme Chandler et Ross, que Leia est ravie d’avoir le pouvoir et d’avoir fait une Kelso à Jay… MOUAIS. Elle vient de débarquer à Point Place, faut pas abuser sur les références à la famille Kelso non plus. Et oui, bien que punie (ter), Leia peut encore organiser une fausse rave avec Gwen et Ozzie dans la cave. Qu’est-ce que c’est gênant ce personnage d’Ozzie, franchement.

J’aurais aimé avoir les mêmes punitions que dans les séries… Parce que Leia privée de Nintendo alors qu’on ne l’a jamais vu jouer depuis quatre épisodes là, bon.

That ’90s Show – S01E03

Épisode 3 – Lip Smacker – 14/20
Peut-être que je vieillis plus vite que je ne le pensais pas, mais cet épisode confirme que je préfère largement les intrigues avec les adultes de la série… Celles des ados sont trop clichées pour le moment, avec beaucoup de prévisibilité et un zeste de gêne tellement les messages que ça envoie ne sont pas ceux qu’on veut voir en 2023. Je ne sais pas, on est coincé entre les années 70, les années 90 et 2020… et la série n’arrive pas encore à tout à fait trouver sa place. C’est embêtant après trois épisodes sur dix.

Spoilers

Leia aimerait un premier baiser, Sherri aimerait un dernier baiser.

Leia, I’m not going to kiss you.

Hello Wisconsin ! C’est très clair : la série n’a pas l’intention de se démarquer plus que ça de son ainée. On commence donc cet épisode par une énième scène mettant en avant Kitty. C’est génial car je l’adore, mais ce n’est pas comme ça qu’on apprendra à mieux connaître les ados au sous-sol. Bref, l’idée est de revenir sur le cliffhanger de l’épisode précédent.

Au moins, cela laisse peut de place au suspense insoutenable : Sherri est toujours en couple avec lui, hein. C’était obligatoire : il s’agit de Fez, et on ne se débarrasse pas de lui comme ça. Bien sûr, avant qu’on nous explique comment cela est possible, on laisse Kitty et Red chercher et découvrir l’identité de la star locale que Sherri a réussi à choisir.

On nous introduit ainsi un super spot publicitaire de Fez pour son salon de coiffure. Bordel, mais il est beaucoup trop drôle cet acteur. Une perruque et hop, il n’a plus rien de son personnage de NCIS et me fait rire à fond. Sherri découvre ainsi que ses voisins connaissent Fez, et c’est bien drôle. Kitty ne peut pas s’empêcher de s’en mêler, en plus, quand elle découvre que Sherri est avec Fez.

Elle comprend bien vite qu’elle n’a pas pu se débarrasser de lui, parce que chaque fois qu’elle lui envoyait les signaux pour rompre, il les contournait. Du pur Fez, quoi. Kitty se charge donc d’aider Sherri à rompre avec ce Fez qu’elle connaît depuis des années… et ce n’est pas si facile. Elle en profite pour se faire coiffer, bien sûr, mais aussi pour récupérer les potins. On apprend donc que Jackie a largué Fez pour Kelso en Jamaïque et Kitty passe d’un extrême à l’autre bien vite : voir Fez si amoureux lui donne envie de croire à nouveau à l’amour.

Voilà donc une Kitty qui se fait avoir et se retrouve à avoir envie de voir un couple Sherri/Fez. Sherri est loin d’en être ravie : elle obtient une vraie déclaration d’amour de Fez, ce qui la fait flipper à fond. Elle redébarque chez les Forman pour trouver une solution, et la solution, c’est Red, bien sûr. Voilà donc Red qui invite Fez chez eux pour lui dire que c’est terminé.

Fez comprend à tort donc que Red est sur le point de mourir, et… c’était aussi simple qu’efficace. Franchement, ces personnages continuent de me faire rire. L’accent de Fez est purement abusé, bien sûr, mais le personnage est trop culte pour que ça soit problématique, non ? Ses changements de ton, ses manières… même si l’acteur a vieilli, ça continue d’être efficace.

Et Fez continue de me briser le cœur à ne pas avoir de chance en amour… même si bien sûr sa réaction quand il apprend qu’elle a des enfants et quarante ans est loin d’en faire un personnage appréciable. Allez, il a de la chance, on l’aime déjà.

Pendant ce temps, la deuxième intrigue de l’épisode nous réintroduit le couple de Nate et… Je ne sais plus son nom, de nouveau. Les deux s’embrassent au point d’oublier le monde autour d’eux, et à nouveau, ça ressemblait trop à Jackie et Kelso. Je n’accroche pas du tout à ces deux personnages, j’espère que la série trouvera quoi en faire rapidement dans les prochains épisodes, parce que tous les gags autour d’eux, jusqu’à la réaction allergique aux lèvres, étaient bien trop lourds pour être réussis.

En attendant, les voir s’embrasser comme ça fait prendre conscience à Leia qu’elle n’a jamais embrassé personne. C’est la seule personne du groupe à ne pas encore avoir eu cette chance, ce qui la rend bien similaire à son père, je trouve. Pour la petite explication : elle a subi le même handicap que sa mère au collège, à savoir qu’elle était trop grande pour les garçons, puis un appareil dentaire horrible.

Cela mène à une Gwen qui lui propose d’aller au centre commercial pour trouver quelqu’un à embrasser, histoire que ça soit fait. Red dépose donc Gwen, Leia mais aussi Ozzie sur place. Cela mène à une bonne sous-intrigue pour Red : il s’achète un fauteuil relaxant. Le nouveau fauteuil de Red change tout à se personnalité. Il est beaucoup plus détendu et mort de rire… et le gag est tout simple, mais il a bien fonctionné sur moi. Bref, je continue d’aimer les anciens personnages plus que les nouveaux.

Il faut dire que les nouveaux sont pas mal clichés, donc ça ne simplifie pas les choses. Ozzie se retrouve donc avec un copain canadien pas imaginaire mais jamais présent, ce qui est énervant plus qu’autre chose. Vraiment, n’est pas Fez qui veut ; et ce cliché mal écrit passe mal. Dans les années 90, aucune sitcom n’aurait fait cette intrigue comme ça ; je trouve donc qu’on perd un peu du sel de la série d’origine, qui était de copier les codes des sitcoms de l’époque. Le petit-ami imaginaire pourquoi pas… Mais le petit ami imaginaire gay ? Je ne sais pas, ça semble forcé. J’imagine qu’Etienne, c’est son nom, finira par débarquer à un moment ou à un autre, et ce sera bien.

En attendant, Leia harcèle tout plein de mecs pour réussir à en embrasser un… en vain. Gwen, bien sûr, a moins de mal à se trouver un mec à embrasser. Elle rencontre donc Kevin et réussit à l’embrasser sans le moindre souci, pendant que Leia galère. C’est frustrant, on passe à côté de la possibilité d’un joli couple lesbien entre Gwen et Leia pour le moment – en 2023, c’est ce qu’on nous sortirait. En 90 ? Beaucoup moins. Cela n’empêche pas que c’est frustrant, et que toute cette intrigue pour embrasser un garçon au supermarché, là.

Et ce n’était pas si drôle ? Je veux dire, ça serait passé dans les années 90 le côté je poursuis le mec pour l’embrasser, mais en 2023, c’est problématique, tout de même. Ah, c’est mon troisième épisode d’une série sortie en 2023, d’ailleurs, c’est un point du Bingo Séries, yay ! Tant pis si ça reste aussi problématique qu’il y a 30 ans ? Bon dieu, je vais avoir trente ans bientôt et me voilà en débat interne sur une série qui utilise le harcèlement sexuel comme humour parce que c’était normal dans les années 90. Après tout, la série d’origine faisait bien se droguer des adolescents (et celle-ci continue), c’est tout aussi problématique. La différence tient dans le fait que je trouve ça moins drôle de rire de harcèlement que d’ados qui font une connerie en étant consentant. Je suis un vieux con, c’est tout ; je sais que ça passait sans problème ce genre de trucs dans les années 90 (j’y étais)… mais nous n’y sommes plus et pourquoi être nostalgique de ce genre de choses, du coup ?

Leia rentre en tout cas dépitée chez elle, mais elle peut compter sur les bonnes idées de Gwen pour trouver une solution : persuadée que Leia a tout ce qu’il faut pour séduire, elle lui propose tout simplement d’embrasser Jay. C’est une manière un peu lourde de nous embarquer dans ce qui sera inévitablement un ship à venir, surtout quand ça passe par des gags pas si drôle critiquant un type à la piscine (mais pourquoi ?).

Cela dit, c’est efficace : la scène entre Jay et Leia était toute mignonne. Jay refuse pourtant de l’embrasser, parce qu’il la trouve trop cool pour ça et qu’il préfère un vrai premier baiser si ça doit se faire. Après avoir passé trois épisodes à la draguer, il a donc la classe d’attendre que leur premier baiser soit un vrai, ce qui est plutôt cool comme message à faire passer. Bon, je ne suis pas sûr que les scénaristes cherchent un message à faire passer après, parce que ce qu’ils font est horrible sinon.

Leia finit par aller embrasser le type qu’elle a harcelé au centre commercial, sans son consentement bien sûr, et c’est présenté comme quelque chose de cool. J’aurais pensé qu’elle se ferait exclure une deuxième fois du centre commercial, mais non. Et en plus, elle le fait uniquement parce qu’elle a gagné confiance en elle grâce aux paroles de Jay – qui sont les mêmes que Gwen.

J’ai l’impression que la série passe à côté de certaines choses… mais en même temps, c’est censé se passer dans les années 90, et ça serait passé crème comme intrigue. Une fois de plus, heureusement qu’une adulte était là avec ces ados : Sherri est celle qui a réussi à me faire rire.

The Watchful Eye – S01E02

Épisode 2 – Hide and Seek – 17/20
Le rythme est toujours aussi efficace dans ce second volet. Je me rends compte que je suis bien à fond dans la série pour le moment, et ça faisait un moment que ça ne m’était plus arrivé sur une première saison. Si ça n’invente rien, les épisodes sont bien montés pour nous intriguer et ouvrir des pistes de réflexion sur ce que sera la suite de la série. Les questions se posent une à une et d’autres choses seront clairement à découvrir.

Spoilers

Elena poursuit ses recherches pour trouver le rubis.

You’re asking if I’m OK and I’m telling you I’m not, so listen !

Alors Jocelyn est un fantôme ou juste une nana cinglée qui erre dans le bâtiment ? Difficile à dire pour le moment, surtout que la série reprend avec un flashback six mois plus tôt. Le détective Macedo, Scott, a arrêté Elena pour plusieurs fraudes – ou en tout cas pour complicité. Il n’est pas à l’aise avec l’idée de l’envoyer en prison pour autant, alors il lui propose un arrangement qui pourrait les arranger tous les deux. C’est donc comme ça que tout leur plan s’est mis en place, autour d’une pizza ? Il va falloir nous en donner plus que ça.

De retour dans le présent, Elena essaie de convaincre Scott de voler autre chose que le rubis qu’elle cherche. Personne ne semble s’en inquiéter plus que ça de ce rubis, alors c’est vraiment le plan parfait selon Scott. Voilà donc l’objectif sur lequel Elena doit se concentrer, plutôt que de s’inquiéter pour son rêve de Jocelyn. Après tout, elle a fumé un joint, à quoi s’attendait-elle ?

Humph. Faut peut-être pas abuser ? En tout cas, c’est intéressant de voir ce couple interagir, parce que Scott est loin d’être parfait avec Elena, mais elle semble tout lui passer. Elle finit par rentrer au Greybourne, forcément, et demande à Cecil d’aller voir dans la rue car elle pense avoir eu affaire à un sale type…

C’est évidemment un prétexte pour retourner dans l’appartement de Greybourne au sous-sol. Elle est persuadée d’y trouver le fameux rubis, et elle a les outils qu’il faut pour le déloger de sa cachette si besoin. La logique y est : la pierre précieuse est cachée dans un appartement que plus personne n’utilise – mais qui est aussi censé être sous scellé maintenant qu’elle y a trouvé un corps.

Nous sommes loin de l’ambiance luxueuse du premier épisode avec cette manière de mener l’enquête, nous en restons donc à l’ambiance plus mystérieuse et fantastique du cliffhanger, avec des bruits inquiétants dans le sous-sol. Tellement inquiétants qu’Elena se dit qu’elle a dépassé le temps qu’elle avait à sa disposition.

C’est bien le cas, mais en menteuse professionnelle, elle prétend avoir perdu une boucle d’oreille – pendant qu’elle faisait son jogging ? C’est suffisant pour qu’elle puisse monter à son travail et se débarrasser de Cecil, en tout cas ; Cecil étant le concierge.

Elena se rend ensuite chez Matthew pour s’occuper de Jasper, mais elle surprend une dispute entre Tory et Matthew. Personne ne l’entend arriver, ce qui lui permet de glaner quelques infos, notamment le soupçon de Matthew sur du détournement d’argent que Tory ferait. OK. Ce sera une intrigue pour plus tard, probablement, mais la série aime nous bombarder d’infos apparemment. C’est le cas par exemple avec l’agenda de Jasper qui est plus chargé qu’un adulte franchement.

C’est l’occasion pour les scénaristes de nous expliquer comment Elena se retrouve à nouveau en présence de Kim et Alex. Les deux autres nourrices me font franchement rire, et apprendre qu’il y a trois paires de jumeaux à charge, plus deux autres enfants, c’est une base solide pour de nombreux gags. La série manque peut-être d’humour maintenant que j’y pense, mais bon, Kim et Alex s’en chargent.

L’autre charge est également de nous communiquer quelques secrets de plus sur le Greybourne. Le secret déjà évoqué dans le premier épisode ? Il concerne l’ancienne nourrice de Jasper, Morgan. Après avoir été engraissée de plein de cadeaux, elle a disparu du jour au lendemain de façon bien mystérieuse… Tout juste avant le suicide d’Allie. Il n’en faut pas plus pour qu’Alex et Kim imaginent bien sûr une relation adultère pour Matthew et la nourrice.

Elena le défend comme elle peut, mais elle reçoit ensuite un Ipad de sa part quand elle rentre chez elle, alors bon, si bien sûr qu’il est du genre à se taper la nourrice, hein. Bien sûr, Elena est dérangée par ce cadeau, alors elle décide de le rendre à Matthew. Son but est aussi d’en savoir plus sur Tory, en vrai : elle interroge Matthew sur les raisons de la haine de la blonde à son égard. La série en profite pour nous faire remarquer aussi que le personnage a des pupilles de différentes couleurs. Je ne l’avais jamais vu et j’ai clairement l’impression que l’actrice porte des lentilles dans le reste des scènes, parce qu’elle paraît toujours avoir les yeux noirs le reste du temps. C’est trop sombre comme série ! Finalement, Elena garde l’Ipad et reprend son job de baby-sitter.

On en arrive alors au titre de l’épisode : une partie de cache-cache dans les couloirs du Greybourne qui ressemble fort à l’hôtel de Shining, franchement. Il faut être motivé pour faire un cache-cache dans un couloir pareil en plein orage. Cependant, le but d’Elena est plutôt clair : elle en profite pour fouiller l’immeuble, tout simplement.

Elle doit tout de même faire attention à Tory qui rôde toujours dans le coin pour la virer – et pour lui demander de faire un dépistage à la drogue, aussi. Bon, les deux sont liés vous me direz. De manière assez prévisible, Elena demande l’aide de Ginny, l’autre nourrice de l’immeuble, pour passer le test. Je m’en doutais, mais elle ne lui demande pas immédiatement, bizarrement. Elle préfère d’abord s’intéresser à l’autre nourrice disparue, et elle en profite aussi pour se prévoir un verre avec Ginny afin d’en savoir plus.

Elle rencontre pour cela James, un Manny qui tape clairement dans l’œil d’Alex. Oui, Alex et Kim sont au bar où Ginny, Elena et James se rendent, parce que c’est bien connu qu’il n’existe qu’un seul bar dans tout New-York. Bon, après, James se ferme complètement quand Elena tente de lui parler de Morgan, donc nous n’en apprenons pas grand-chose de cette sortie au bar – si ce n’est que Scott est un psychopathe qui surveille Elena et la retrouve également au bar, contre son avis.

Il n’a clairement pas apprécié qu’Elena décide de sortir alors qu’il lui restait du travail à faire, puisqu’elle n’a pas encore trouvé le rubis. C’est tellement chiant. Il est insupportable avec elle, mais elle le supporte encore pour une raison ou pour une autre. Finalement, Ginny surprend clairement Elena et Scott, mais elle fait comme si de rien n’était. James ? Il disparaît bien vite, comme prévu.

Après quelques verres, Ginny rentre avec Elena et en profite pour souligner son aura d’être exceptionnel. Elle semble clairement vouloir en savoir plus sur Elena, alors qu’Elena est carrément en train de profiter d’elle pour connaître tous les détails possibles sur Morgan.

Malgré l’alcool, Elena ne perd pas ses réflexes : quand elle arrive au Greybourne, elle fouille le lobby et tombe sur un tableau qui est très similaire à celui qu’elle a vu dans l’appartement de Greybourne. Elle décide cette fois de le prendre en photo, pour pouvoir le comparer à celui dans l’appartement. Dans le lobby, il y a une clé en plus. C’était très visible.

Elle veut s’en assurer, et je la comprends. Par contre, en sortant du sous-sol, elle tombe cette fois sur Cecil, le concierge de l’immeuble, et Candace, la femme à tout faire de Tory, en train de s’embrasser et de se rouler de sacrées pelles. C’est top, surtout qu’elle est supposée être mariée et qu’ils sont en train de faire ça à l’endroit où Elena a retrouvé le corps d’Hector. Cecil et Candace menacent assez clairement Elena, n’appréciant pas de la voir traîner dans leur planque habituelle. Et s’ils avaient tué Hector, leur bon ami ?

Sinon, le dépistage de drogue ? Elena décide de le filer directement à Tory alors qu’elle est en pleine dispute avec Mrs Ivey et Matthew, encore une. La scène était bien marrante, parce que Tory ne s’attendait certainement pas à ce qu’Elena l’affiche comme ça. Et c’est excellent, comme le soulignent Darcy et Bennet.

Par contre, Elena se rend compte ensuite que le joint ne vient pas de là où elle pensait : Elliott ne comprend pas de quoi elle lui parle. Il n’en faut pas plus pour qu’elle soupçonne Tory de vouloir la piéger. Elle en parle aussitôt à Scott, lui expliquant également qu’elle se sent de plus en plus folle dans cet immeuble. Il la rassure comme il peut, en lui balançant une autre information bien déstabilisante. On s’en doutait depuis le début de l’épisode où Matthew interrogeait Elena sur le décès de sa mère : la mère n’est absolument pas morte. Elle était en prison, mais elle risque à présent d’en sortir, parce qu’elle n’a tué personne et n’a pas été violente non plus. J’imagine qu’elle est liée à la fraude du début d’épisode.

Sinon, cet immeuble ne vend pas du rêve en tout cas, jusqu’à son ascenseur : Elena y croise Mrs Ivey, qui lui fait bien comprendre qu’elle est au courant qu’elle fouille la cave de l’immeuble. Cela ne semble pas déranger plus que ça Elena, qui enchaîne par un cache-cache dans le grenier du bâtiment. Tant qu’à faire. Jasper révèle au passage qu’il a trouvé une cachette extraordinaire, d’où Elena ne peut le trouver. Humph, il a clairement accédé à un passage secret ou une pièce fantôme, lui. Plus tard dans l’épisode, elle retombe dans l’ascenseur sur Tory et son mari, avec le mari qui continue de draguer très lourdement Elena. Celle-ci sait bien se défendre heureusement.

Tout cela nous mène finalement au cliffhanger de l’épisode, où les pupilles de deux couleurs d’Elena sont de nouveau très visibles. Alors qu’elle interroge Mrs Ivey sur ce qui est arrivé à Morgan, en vain, Elena découvre chez elle une photo de famille sur laquelle se trouve également la nourrice, Jocelyn. C’était donc bien un fantôme, comme je m’en doutais, pas une simple hallucination venant d’un joint mystérieux…

Jocelyn ? Elle est bien morte, brutalement, dans l’immeuble. En passant par la fenêtre de la chambre dans laquelle Elena réside désormais… OK, c’est bon, j’aime beaucoup la série, j’ai hâte de voir le prochain épisode. Les mystères sont très sympathiques et j’accroche bien au personnage d’Elena.