The Watchful Eye – S01E03

Épisode 3 – The Nanny Who Knew Too Much – 17/20
La série est toujours entraînante, avec plein d’intrigues à suivre en parallèle. Il se passe en un épisode l’équivalent de deux épisodes de certaines autres séries, mais sans pour autant qu’on ne subisse l’effet Riverdale : ici, on ne tombe pas dans le cliché ou le ridicule. Les mystères sont intrigants et nous posent plein de questions, ça donne donc envie de revenir. Cela faisait un moment qu’une série ne me donnait pas autant envie d’enchaîner sur l’épisode suivant. Dommage qu’il ne soit pas pour tout de suite.

Spoilers

Tory et son mari s’en vont pour un court voyage, Roman arrive au Greybourne.

One’s for work and the other one is for… Candy Crush.

J’ai envie de dire que j’ai tellement aimé les premiers épisodes que j’avais trop hâte de voir la suite, mais la vérité, c’est que j’ai quand même quelques jours de retard sur la diffusion. Je n’arrive pas encore à tenir tout à fait mon espoir d’un retour à « un épisode par jour minimum ». Ce n’est pas si grave, en vrai, la série m’attend bien sagement. En plus, celle-ci propose des résumés intéressants qui font bien le tour de chaque intrigue.

Bref, l’épisode reprend sur un nouveau cauchemar d’Elena. Cette fois, cependant, elle n’a pas pris de drogue : quand elle se retrouve à parler avec Jocelyn, ce n’est donc absolument pas normal. Jocelyn lui explique qu’elle avait du mal à dormir sur place, elle aussi, se sentant étouffée avec une seule issue : la fenêtre.

Bon, Jocelyn est dépressive, super, mais le vrai moment flippant, c’est qu’Elena se retrouve elle aussi à s’étouffer, littéralement. Elle finit par se réveiller de son cauchemar, mais est tellement flippée qu’elle a clairement envie de se barrer de l’immeuble. Ce n’est pas si simple : elle est là pour une bonne raison, et elle a un contrat à finir. Son petit-ami détestable le lui rappelle donc, la rassurant au plus mal qu’il peut.

De retour à Greybourne, Elena rencontre Roman, qui est là pour remplacer le portier mort. Il arrive avec un zèle que je considère presque mystérieux : il veut absolument aider Tory à porter ses valises (certes, c’est son job, mais de là à courir ?) et empêche Elena de contempler le tableau du hall. Elena résume bien les choses : elle trouve qu’il en fait trop – et c’est vrai.

Elle s’en confie à Ginny quand elle monte à l’étage et qu’elle tombe sur elle. Ce qui est intéressant, c’est que la série a beau être mal montée quand il est question des figurants dans la rue, la production fait attention à d’autres éléments un peu plus crédibles. Ainsi, Elena se retrouve avec de sacrés cernes quand elle parle avec Ginny de ses cauchemars.

Bon, cela ne l’empêche pas de mener à bien sa journée de boulot quand même. Je me demande à quelle heure elle se lève le matin pour avoir le temps d’autant de conversations avant de commencer la journée pour s’occuper d’un enfant. Et de son père, on ne va pas se mentir. Elle lui fait sa cravate, là, toute mignonne hein, mais on sait vers quel triangle amoureux on va vouloir nous diriger après. Je ne fais absolument pas confiance à Matthew, du coup.

Elena s’occupe aussi de Jasper, l’emmenant au parc. Comme d’habitude, sa journée est hyper chargée malgré tout : cela complique ma critique parce que ça va trop vite, vraiment. Donc, commençons par le commencement : avant même d’aller au parc, Elena tombe sur D’Arcy dans le hall. Ses parents ne sont pas là, elle a des films à voir comme devoirs (sympa comme devoirs) et Elena en profite aussitôt pour organiser un rencard D’Arcy/Elliott. Bon, il faudra qu’elle chaperonne quand même – mais c’est totalement son plan : elle veut pouvoir fouiller l’appartement tranquillement, espérant y trouver un indice pour le rubis. Toujours une idée derrière la tête cette Elena, décidément.

Une fois au parc, Elena reçoit un appel imprévu de sa mère : ainsi donc sa mère a été capable de récupérer son numéro depuis la prison, et elle s’en sert pour menacer sa fille plus qu’autre chose. En vrai, elle a besoin d’une lettre de sa part pour aider à sa libération et elle compte bien l’obtenir par tous les moyens possibles. Elena lui raccroche au nez et passe le reste de la journée à essayer de contacter Scott pour le mettre sur le coup.

Quand elle l’a, il continue d’ignorer tout ce qu’elle lui dit, et c’est insupportable à force de la voir avec un mec s’occupant si peu d’elle. Franchement, même Ginny qu’elle vient juste de rencontrer en fait plus pour elle : elle organise une soirée avec les autres nourrices. Alex et Kim débarquent ainsi à Greybourne, sans crier gare, pour aider Elena à faire face à sa chambre de bonne hantée. Oui, Ginny raconte tout à tout le monde.

Le pauvre Elliott se retrouve donc seul avec D’Arcy, alors qu’il est tout stressé (au point de demander comment s’habiller à Elena, oui). Cela dit, il n’est pas tout à fait seul : quand il débarque, c’est pour mieux découvrir que Bennett a organisé une fête dans l’appartement. Greybourne est un vieil immeuble, mais il est sacrément bien isolé apparemment.

Toujours est-il que la tournure des événements arrange bien Elliott : au lieu de se retrouver chaperonné, il se retrouve seul dans la chambre de D’Arcy. Il envoie donc bouler Elena par SMS quand elle lui demande s’il a besoin d’elle (avec un de ses deux portables, Alex a l’œil et Elena sait mentir… mais pas si bien ?) ; profitant du moment présent avec D’Arcy. L’alchimie entre eux est palpable, elle lui montre ses bijoux de famille (non, vraiment, une montre, hein) et… finit par l’embrasser. Eh, mais ça va me faire un point de Bingo, ça. Il faudrait que je commence à me concentrer sur la nouvelle grille.

En parallèle de tout ça, Elena doit donc gérer Ginny, Alex et Kim dans sa petite chambre. Contre toute attente, James les rejoint alors : invité par Kim, il explique à Elena qu’il a aimé la rencontrer et passer du temps avec elle, même s’il a fuit du bar dans l’épisode précédent. Il en profite aussi pour s’excuser auprès d’Elena – dans le couloir ? Elle n’est jamais que chez elle – et lui expliquer qu’il a signé un contrat lui interdisant de parler de ce qu’il s’est passé.

Humph, voilà qui est étrange. Ils sont interrompus par Kim qui souhaite faire le tour de l’appartement avec de la sauge (je crois ?) – en tout cas, avec de quoi purifier l’appartement. Je ne suis pas sûr que ce soit super efficace, parce que ça donne juste une apparition supplémentaire de Jocelyn, dans le couloir. Il n’y a qu’Elena pour la voir, cependant. La soirée reste bizarre pour Elena : elle se retrouve clairement à être la cinquième roue du carrosse, comme on dit. Alex se jette aussi littéralement que possible sur James, Ginny et Kim flirtent aussi ensemble…

Cela ne laisse plus d’autre choix à Elena que de se rendre chez Tory pour voir où en sont D’Arcy et Elliott. Ils ont eu le temps de s’embrasser, mais ont été interrompus par Bennett expliquant que ses parents étaient sur le point de débarquer. C’est la panique pour tous les ados, bien contents de tomber sur Elena.

Bennett se précipite dans le hall pour expliquer à Roman la situation. Ils ont une heure pour ranger tout l’appartement et faire fuir tout le monde. Ce n’est pas gagné. Pourtant, la situation est sous contrôle, grâce à l’aide de Roman, certes, mais aussi d’Elena, Kim, James, Ginny et Alex. C’est bien pratique, tout de même, d’avoir autant de gens dispos pour les aider à tout ranger.

Tout est donc bien qui finit bien, surtout pour James et Alex hors écran – tandis que Kim et Ginny se contentent de continuer le flirt devant Elena. Elena aussi est servie par la situation : elle peut fouiller tranquillement l’appartement de Tory, tombant sur un vieux prospectus de Greybourne. La photo nous montre un acteur suffisamment connu pour qu’on sache qu’un fantôme de plus hantera bientôt Elena…

En attendant, Tory rentre dans un appartement impeccable, mais râle tout de même de voir sa bougie parfumée allumée, alors qu’elle est uniquement là pour être vue, en théorie. En pratique, Kim pensait bien faire en l’allumant pour cacher les odeurs de drogue – non parce que tout le monde s’est drogué, clairement, quand on voit l’attitude d’Elliott. Sinon, il ne faut pas oublier non plus un échange entre D’Arcy et Elena, à propos du père un peu trop dragueur de la première.

Elena se retrouve également tranquille pour examiner de plus près le tableau dans le hall, puisque Roman est occupé à faire disparaître les derniers invités de Bennett. C’est une bonne chose : elle trouve ainsi une clé cachée dans l’armature du cadre. La clé ouvre un coffre dans l’appartement de Greybourne, au sous-sol.

Elle était sure d’y trouver le fameux rubis, mais c’est un échec : elle y récupère seulement la correspondance de Greybourne et… Otis. Je n’ai pas trop suivi ce qu’il en était pour l’instant, j’avoue, mais il y a aussi des actes de propriété et des avis de banqueroute. Clairement, il y a une histoire à fouiller et des indices à élucider. Pourtant, si Elena est à fond dedans, se disant aussi qu’elle pourrait résoudre le meurtre de Jocelyn qui continue de la harceler (à coup de sanglots derrière la porte, de coups et d’ombres qui pourchassent Elena dans le couloir), Scott, qui est policier, est insupportable.

Il ne comprend pas pourquoi Elena passe autant de temps sur les lettres, persuadé qu’elle ne trouvera rien d’intéressant dans ces lettres inutiles. En plus d’être insupportable, il est donc sacrément con – et il pourrit aussi Elena concernant sa mère. Cela fait beaucoup pour une seule personne : Elena s’en rend ENFIN compte et le plante. Bon, pas définitivement, j’imagine.

Alors qu’elle rentre au Greybourne, Elena reçoit contre toute attente un SMS de… Morgan ! L’ancienne nourrice de Jasper a été mise au courant qu’Elena se renseignait sur elle par l’intermédiaire de James ; et elle souhaite lui venir en aide. Elles ont ainsi rendez-vous le samedi suivant, mais j’imagine que ce sera pour l’épisode suivant, nous concernant.

Il commence à s’être passé plein de choses tout de même, on doit avoir fait le tour de l’épisode, non ? Eh bien, non, pas encore. Il nous faut encore une scène où Tory se rend compte que quelqu’un a fouillé son appartement (euh franchement Elena, laisser la clé sur un tiroir ouvert ??) et une où Bennett vient draguer Roman. Ben tiens.

Dommage pour elle, elle ne sait pas encore que Roman est infiltré là par… Elena elle-même. OK, je ne l’ai pas vu venir. Je me doutais bien que Roman n’était pas là par hasard et il attisait ma curiosité à trop venir en aide à Bennett et à tout surveiller comme ça, mais de là à ce qu’il soit un pote d’Elena, ils m’ont roulé ces scénaristes. Il est prêt à tout pour Elena, parce que son père à elle lui a sauvé la vie, apparemment. Pour autant, ça ne semblait pas excessif ou trop ridicule comme retournement de situation.

J’aime bien l’idée, ça mènera à plus de quiproquos et secrets entre tous les personnages comme ça. Et en attendant, on nous laisse sur un autre cliffhanger : Elena est désormais sûre de pouvoir retrouver la trace du rubis en s’intéressant aux boss de Ginny, apparemment liés à Otis Winthrop, si j’ai tout bien entendu aux dernières répliques (oui, j’ai vu sans sous-titres, on fait ce qu’on peut, déjà j’ai retenu les prénoms de tous les personnages, c’est pas mal, non ?).

Wolf Pack – S01E03

Épisode 3 – Origin Point – 13/20
La série continue à sa vitesse de croisière, qu’elle a finalement réussi à trouver. Les personnages ne sont pas les couteux les plus affutés du tiroir, si je puis dire, mais dans l’ensemble, ça se regarde. Bon, ça fait un peu mal aux yeux quand il y a des effets spéciaux, je reconnais, sauf qu’ils le savent désormais et semblent vouloir les contourner. Dans l’ensemble, on se retrouve donc avec un divertissement qui fonctionne bien et quelques mystères dont j’ai hâte de voir la résolution, juste pour savoir si j’ai raison ou non. Dans les deux cas, je serais déçu, en plus, mais je veux savoir quand même.

Spoilers

Ramsey interroge les quatre adolescents. Enfin, elle essaie. La meute commence à bien se connaître, enfin.

First of all, they’re teenagers. All they do is lie.

C’est marrant, j’ai l’impression que l’on perd cinq minutes à chaque épisode… non ? C’est bien, la saison va passer plus vite comme ça, et c’est clairement ce que l’on veut vu la qualité moyenne de l’ensemble. Cet épisode 3 commence par une bande de jeunes s’infiltrant par effraction dans un bâtiment de nuit. On ne les connaît pas à l’avance, mais l’ambiance musicale nous fait bien comprendre qu’ils n’ont pas le droit d’être là.

Et ils feraient mieux de ne pas l’être, en fait : ils grimpent sur un échafaudage pour avoir une meilleure vue de l’incendie… et on s’en passerait ! Les effets spéciaux ne sont vraiment pas de qualité pour une série de cette envergure. C’est triste d’être en 2023 et de vouloir proposer une série ambitieuse sans le budget qui va avec. Et difficile d’avoir le budget qui va avec quand l’ambition est de faire un teen show, je crois.

Parmi les jeunes de la première scène, il y a une idiote qui veut absolument prendre des selfies et se met clairement en danger – et il s’agit de Phoebe, vue dans le premier épisode. Au passage, elle nous apprend tout de même qu’elle a sa théorie sur la personne ayant lancé l’incendie. Elle imagine que ça vient de Blake, pour toutes les mauvaises raisons possibles. Elle en parle en toute liberté, sans même se rendre compte qu’elle est espionnée par un loup, en-dessous dans l’échafaudage. Ce n’était ni subtil, ni discret pourtant.

La série tente ensuite une sorte de plan pour nous faire flipper, mais ça fonctionnerait tellement mieux s’il n’y avait pas des ombres ridicules et un trou dans le sol que les adolescents ignorent volontairement. Ils finissent par se faire arrêter par les flics, mais tout ça ne fait qu’augmenter mes soupçons envers Ramsay, franchement.

Pourtant après le générique, on retrouve justement Ramsey dans une voiture de police, mais avec nos quatre héros de la série. Enfin, héros, le nom est trop grand pour eux, je crois. Ramsey assure à nos adolescents qu’elle ne les arrête pas et qu’elle souhaite simplement leur poser quelques questions.

Cela n’empêche absolument pas Everett de nous faire une crise d’angoisse. Heureusement pour lui, Blake pense à tout et lui donne un antistress qui parvient à le calmer. J’ai tellement ri devant la scène : c’était sacrément ridicule de voir Luna et Harlan regarder tout ça comme si c’était merveilleux et incroyable… C’est juste une ado qui réconforte son crush du moment, quoi.

Ramsey emmène finalement les ados, en compagnie de son collègue insupportable, jusqu’au commissariat… mais il y a une telle foule à cause de l’incendie que ça ressemblait plus à un gymnase pour les premiers secours et les abris, hein. Bon, c’est un bâtiment public on va dire. Harlan essaie de collecter autant d’informations que possible grâce à sa super ouïe, ce qui permet d’en savoir un peu plus sur les ados du début d’épisode, tandis que Luna effraie un cheval, parce qu’elle est un loup. Evidemment.

Franchement, la série oublie de faire dans la subtilité. Elle oublie aussi de le faire quand Blake demande à Phoebe ce qu’elle a bien pu raconter aux flics et les raisons de leur présence sur place. La raison ? Eh bien, l’enquête sur l’incendie, justement. Les quatre personnages principaux tentent de se mettre d’accord sur ce qu’ils pourront bien raconter aux enquêteurs, mais comme Everett insiste pour dire qu’il ne fume pas, ils n’ont même pas à un alibi commun bidon à donner.

On commence par l’interrogatoire d’Everett, qui ne s’intéresse pas qu’à l’incendie. Après tout, Connor a disparu, c’est inquiétant aussi. C’est suffisamment inquiétant pour qu’on oublie, pendant le tournage et la post-prod d’ajouter un peu de lumière. L’accentuation du bleu, ça devient lassant. Pendant qu’Everett essaie de détourner l’attention de Connor, Harlan se met à écouter l’interrogatoire d’Everett par Ramsey.

L’avantage, c’est qu’il s’énerve de la stupidité d’Everett… ce qui leur permet de se rendre compte qu’ils sont capables de s’entendre parler les uns les autres. Les règles de cette télépathie nouvelle n’est pas bien claire, mais les quatre ados s’entendent parler. Le truc, c’est que ce n’est pas discret : Harlan est vite grillé par un flic à parler tout seul. Luna et Blake, elles, se contentent d’écouter Everett s’enfoncer en permanence, demandant une enquête sur Connor, puis un avocat.

C’est exactement ce que les autres lui avaient demandé de ne pas faire… mais c’est aussi un des premiers réflexes de Harlan. Allez savoir pourquoi. L’avantage, c’est que Garrett débarque à peu près au même moment, lui permettant d’éviter un problème supplémentaire pour son fils. Puis pour Luna. Puis pour tout le monde, en fait.

En effet, Luna lui demande de venir en aide à Blake et Everett, parce qu’ils sont comme eux. Ramsey n’a donc pas le choix de les aider à quitter la surveillance infernale de Ramsey et de ses sbires. Ah, Buffy, je ne te fais pas confiance, tu caches quelque chose et ça se voit. Ses sbires, eux, sont tous plus insupportables et violents les uns que les autres. De vrais policiers bien clichés, quoi. Ramsey les force à rester dans les rangs, mais ça ne leur fait pas plaisir, du tout.

Pendant ce temps, Blake et Everett sont ramenés chez Garrett. Ce dernier souhaite parler avant tout à ses enfants, et ça permet de se rendre compte qu’il n’est pas en si bonne santé que ça. Il s’inquiète surtout pour ses enfants adoptifs, forcément. Comme d’habitude, Luna est celle qui fait avancer les choses en racontant tout ce qu’elle sait à Garrett, pendant que son frère préfère se taire et ne rien dire. Il faut dire aussi qu’il n’a pas envie de le faire : ce serait reconnaître qu’il fait partie d’une meute désormais.

Ce qui inquiète Garrett est précisément cette meute : il a peur que les deux nouveaux ne gèrent pas bien la transformation en loup-garou et ne deviennent violents – au point de tuer des victimes. Rien ne lui garantie que ses enfants ne feront pas de même. Cela n’arrive à convaincre personne sauf lui, en vrai, mais bon, on va faire comme si.

Pendant que Garrett s’inquiète, Blake fantasme et espère qu’Everett l’embrasse, avant de se confier sur le coup de téléphone flippant qu’elle a reçue. Elle se dit qu’il n’était peut-être pas pour elle, mais pour ses parents. Après tout, elle est devenue dangereuse, c’est vrai. Ce n’est pas la seule à le penser.

En parallèle de tout ça, Phoebe se retrouve avec un pneu crevé – très clairement par un loup-garou, je pense. Elle ne le sait pas encore, cependant, et le stress monte quand un deuxième pneu est crevé. Puis, un troisième. Heureusement qu’elle est au téléphone avec son père pour lui raconter tout ce qu’il se passe dès le départ, non ? Ben non, elle en dit le moins possible. Rah, c’est frustrant.

Phoebe soupçonne en tout cas Blake d’être responsable de tout ça et le fait savoir en téléphonant à… Harlan. Ils ne sont même pas censés être amis, sérieusement ? Le raccourci est vraiment trop gros, mais il ne s’arrête pas là : Harlan a aussi couché avec le petit-ami de Phoebe, chez elle, ce qui fait qu’il a son adresse. Cela permet à son père d’avoir une adresse à aller surveiller, pour vérifier si elle est toujours en vie.

Je ne vois pas bien pourquoi il fait ça, mais il le fait en tout cas. Il laisse ainsi Harlan, Blake, Everett et Luna seuls. Il était temps : les quatre héros peuvent ainsi parler et chercher à comprendre les pouvoirs qu’ils ont désormais. Ce n’est pas grandiose, mais ça nous fait un bon résumé : Harlan entend de loin, Luna sent de loin, Blake peut courir vite et Everett a une super force. Ils espèrent un temps pouvoir partager ces super-pouvoirs, comme au commissariat, mais leur test est rapidement un fail.

Peut-être que les pouvoirs de la meute s’activent quand ils sont en danger ? Ce n’est pas bien clair, mais en tout cas, ils ont tous le super sens de se savoir en danger quand un flic, Trent, débarque pour les interroger. Encore. Harlan finit par accepter de parler au flic, mais il demande tout de même à Everett et Blake de se cacher.

C’est l’occasion pour Everett de fantasmer à son tour pour Blake (le pouvoir de la lune, paraît-il) et pour le flic d’agresser à nouveau Harlan. C’est une méthode comme une autre pour interroger un adolescent, on va dire, mais vu le style de la série, ça ressemblait plus à un début de film porno, à nouveau. C’est peut-être parce que c’est Harlan, allez savoir. En attendant, ce porno tourne très mal pour le flic : il est dégommé par le loup-garou qui en a après nos héros.

Harlan se précipite donc chez lui et retrouve Luna, au téléphone avec Garret. Ce dernier leur indique, tout en faisant demi-tour, où aller chercher un flingue utile pour eux. C’est très bien tout ça, mais les deux ados en oublient de mettre à l’abri Everett et Blake. Ces deux derniers envisagent alors de fuir de la maison en étant ni vus ni connus.

C’est sans compter sur le coup de téléphone qu’ils reçoivent à nouveau d’une voix inconnue leur assurant qu’ils ne doivent pas quitter la maison avant que la pleine lune ne soit terminée. Même s’ils sont censés mourir avant la fin de la pleine lune, ils ont tendance à écouter cette voix mystérieuse et trafiquée. Malgré tout, moi, j’entends Sarah Michelle Gellar.

Pendant qu’ils restent à l’abri, le pauvre flic est attaqué par le loup qui n’y va pas de main morte avec lui. Le karma, vous me direz. Le flic se fait donc tuer et la série, n’ayant toujours pas le budget, fait le choix malin des gros plans ne permettant pas de tout voir. C’est une bonne chose. En parallèle, Harlan et Luna trouvent le fusil de leur père… pour mieux se rendre compte qu’il a des balles en argent. AH. Les enjeux sont tout de suite différents, mais on s’en doutait. On notera que Luna continue d’avoir une relation spéciale avec les chevaux, ça aura sûrement son importance plus tard dans la série.

En attendant, Blake est complètement stupide et décide de sortir de la maison, attirant Everett à sa suite. Les deux adolescents se retrouvent ainsi confrontés au loup-garou qui menaçait la maison… et que la série fait à nouveau le choix de ne pas montrer de trop près. Ce pourrait être un choix malin… si l’acteur incarnant Everett était un peu plus doué. Il surjoue trop la peur pour que je ne sois pas un peu sorti de l’épisode, franchement.

Finalement, Everett a la chance de survivre : Harlan débarque à temps pour tirer sur le loup, qui s’enfuit. Selon Luna, il le fait parce qu’ils sont tous connectés les uns aux autres : ils font partie de la même meute. Garret réussit à rentrer chez lui et est soulagé de voir ses enfants en bonne santé… jusqu’à ce qu’ils le confrontent sur ses balles en argent.

Il reconnaît les avoir fabriquées… et avoir envisagé de tuer ses enfants. Moui. Dis que c’était pour les protéger, bouffon ! Ce serait plus simple, non ?

9-1-1 Lone Star – S04E03

Épisode 3 – Cry Wolf – 14/20
L’épisode n’est certes pas mauvais et j’étais à fond pendant ces 44 minutes, mais je ne peux pas mettre une meilleure note que ça. Je crois que tous les personnages m’ont énervé à tour de rôle. Les situations manquent de crédibilité, les personnages sont beaucoup plus idiots que d’habitude et l’intrigue manque d’une once de réalisme à de nombreuses reprises. C’est un peu dommage : ils pourraient faire un effort quand même pour ne pas trop briser l’illusion du réel. J’aime bien la série donc je fais l’effort, mais vraiment, sans être mauvais, ce n’était pas bon non plus.

Spoilers

Iris est portée disparue, O’Brien tente de prouver son innocence à Owen.

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Watch the door on your way out.

Je sais bien que ça fait une semaine, mais il ne faut pas abuser : on n’a pas oublié le non-cliffhanger de la semaine dernière concernant Owen. Pourquoi y revenir encore ? Pour nous réintroduire la situation, même si ce n’est pas passionnant. O’Brien, le flic qu’on soupçonne d’être bien véreux, emmène donc Owen chez sa nièce pour nous expliquer que son lien avec les Honor Dogs (ah, j’ai l’impression que je me suis trompé de nom la semaine dernière ?) est en fait Andy, le mari de sa nièce.

Il est un jeune papa qui s’est retrouvé impliqué avec les Honor Dogs et qui a finit par disparaître sans laisser de trace… mais en laissant un appel d’adieu à sa fiancée tout de même. Cela suffit à ce qu’il ne soit pas cherché par la police. Le gamin de la femme qui raconte tout ça balance alors à la figure d’Owen un de ses jouets… Et franchement, c’est n’importe quoi ? Dans quel monde est-ce que ça passe comme ça ? Et pourquoi Owen devient soudainement pote avec O’Brien ?

Je ne suis pas convaincu par l’idée, pas plus que je n’aime ce que ça finit par donner : à défaut d’obtenir des informations précises d’Owen sur les opérations en cours, O’Brien lui demande de ne pas donner non plus d’information sur Andy au FBI, préférant que son histoire de famille reste loin du gouvernement. Franchement, si O’Brien n’a vraiment rien à se reprocher, il devrait simplement coopérer avec l’agence fédérale, non ? Je ne le sens toujours pas. Cet acteur n’aide pas, de toute manière.

Owen se retrouve en tout cas avec un œil au beurre noir qui intrigue aussi bien Judd, qui le voit revenir en moto avec ce look, que l’agent du FBI avec qui il est en relation. Oui, elle le rappelle aussi parce qu’O’Brien ridiculise clairement Owen, au point de lui laisser le micro du FBI dans la poche. Il est bien ridicule cet Owen à ne pas s’en être rendu compte, et l’humour comme quoi il chante en voiture ? Cela n’a pas pris sur moi.

De manière bien discrète, Owen fouille ensuite le bureau de l’agent à la recherche d’indices sur Andy. Il finit par le voir en photo, et décide que la chose à faire est de prendre la photo avec lui. Oui, Owen vole bien une photo dans le bureau du FBI, oui, oui, il fait ça plutôt que de la prendre en photo. Pour la ramener à O’Brien ensuite, en plus.

Heureusement que le but était d’être discret. Bien sûr, Owen imagine aussi qu’Andy pourrait tout à fait être l’espion du FBI, mais ça ne semble convaincre personne, pas même O’Brien. Franchement, je sens qu’Owen est en train de se faire manipuler comme un bleu à ce stade. Plutôt que de retourner placer le micro et se barrer comme prévu, il retourne donc au bar et s’amuse bien avec les motards. Il passe du temps avec O’Brien et est ensuite emmené à la ferme des Honnor Dogs.

Le code secret protégeant cette place censée être le cœur des opérations ? 12345. Putain, et Owen ne se méfie de rien, vraiment ? Il fouille les lieux avec O’Brien, trouve tout ce qu’il faut pour faire une bombe et prévient aussitôt le FBI de ce qu’il a trouvé.

Sans trop de surprise, Owen est donc arrêté par des agents fédéraux dans son garage préféré. C’est un peu la base : il a volé une photo dans un bâtiment fédéral, évidemment qu’il y a des conséquences. Ces dernières sont peu rassurantes pour la suite : sans la moindre surprise, à nouveau, Owen découvre en effet qu’il a été manipulé. O’Brien est un membre fondateur des Honnor Dogs qui l’a utilisé pour en savoir le maximum sur les opérations du FBI. Mieux encore : il a déplacé toute les substances illégales de la ferme avant que le FBI ne fouille les lieux, ce qui fait qu’ils passeraient désormais pour des idiots aux yeux d’un tribunal. Et ils le sont après tout.

Il était bien plus intéressant de reprendre l’intrigue concernant Iris, je vous le dis. Carlos est interrogé par une enquêtrice chargée de l’affaire, qui lui reproche un peu ce qui est arrivé. Son point de vue à elle ? Une femme a disparu, trois jours après avoir reçu les papiers de son divorce ; en laissant ses médicaments derrière elle.

Pour décharger Carlos de sa culpabilité et de ses inquiétudes, TK révèle alors qu’il a vu Iris la veille et que tout s’est bien passé, ce que Carlos ne savait pas encore. Le problème, c’est que maintenant qu’il en parle, tout cela paraît être une confrontation avec Iris plutôt qu’une conversation sympathique : il dit bien sûr qu’ils se sont faits un câlin quand il est parti et qu’elle voulait une annulation pour le mariage, mais ça ne change pas l’étrangeté de la situation aux yeux de ceux qui n’étaient pas là pour voir ça. On sait pourtant que c’est le cas, mais Carlos passe pour un imbécile devant sa collègue. Et les grands plans majestueux de la série avec des travellings avant et de bons gros zooms en disent long.

Carlos reproche à TK d’être allé voir Iris et ne peut s’empêcher de le blâmer pour ce qui est en train d’arriver. Il se barre même sans l’embrasser – et TK ne le suit pas ? C’est n’importe quoi à force. Pourquoi ne pas le suivre ? Bon, après, ça n’aurait servi à rien : il le retrouve le lendemain matin sur le lieu de son intervention, où une femme a été jetée du haut d’une falaise par son copain.

Par contre, ce n’est pas ce qu’il indique à Grace, lui, assurant qu’elle est tombée par accident. L’homme est avec une certaine Chrissie depuis deux ans ; il l’a possiblement tuée… mais il s’agit en fait d’une poupée sexuelle. C’est malin, cette affaire. Inutile de préciser qu’entre temps Carlos, persuadé qu’il s’agissait d’Iris, est venu sur place pour mener sa propre enquête, alors que ce n’est justement pas la sienne. L’épisode ne le met pas forcément en valeur : il est super énervé et semble faire bien plus d’erreurs qu’autre chose.

En tout cas, comme l’homme a une maladie mentale et un syndrome de l’attachement non traité, les pompiers font tout ce qu’ils peuvent pour venir en aide à la poupée et la sauver. Euh… J’aimerais bien voir ça dans la réalité ? Cela me semble être un gâchis de ressources énormes – et je veux bien que ça sauve l’homme face à sa maladie, mais n’abusons pas. Bref, la poussée est déclarée morte par une Nancy qui en fait des caisses, et hop.

L’intervention suivante est plus inquiétante : une femme affirme avoir été enlevée et être au téléphone alors que son ravisseur est en train de dormir devant la porte, l’empêchant de s’échapper. Et là, Grace finit par lui demander son nom et il s’agit d’Iris. Cela sort de nulle part car je pensais vraiment qu’on en aurait pour plusieurs épisodes. Le téléphone ne peut être traqué, malheureusement, alors Grace finit par appeler Carlos pour obtenir davantage d’informations sur le lieu où sa voiture a été trouvée la veille.

Cela tombe bien qu’elle soit tombée sur Grace quand même. Au moins, elle est au courant de toute l’histoire. Bon, elle met de côté la schizophrénie d’Iris par contre, alors que ça pourrait être inquiétant tout ça – et c’est bien sûr vers ça que se dirige l’épisode. Grace peut en tout cas obtenir tout un tas d’informations de la part d’Iris et Carlos, recoupant tout ce qu’elle sait pour déterminer le lieu le plus probable de son enlèvement. Grâce à tout ça, elle peut faire appel à toutes les unités pour les envoyer vers un quartier abandonné où il serait le plus logique de retrouver Iris. C’est bien dérangeant de voir que Carlos est encore sur les lieux, en vrai, alors qu’il est bien trop impliqué pour faire un travail efficace.

Du côté d’Iris, l’appel est malheureusement coupé : elle raccroche quand elle se rend compte que son kidnappeur est éveillé. J’étais sûr et certain que nous ne la retrouverions pas si vite, et pourtant… Carlos parvient à la rejoindre bien vite. Si Iris est en vie, Carlos fait vraiment n’importe quoi avec elle. Il est tout mignon à la porter et l’emmener en-dehors là… mais bon, c’est n’importe quoi de déplacer une victime qui pourrait avoir des fractures.

L’essentiel est en tout cas qu’Iris est trouvé à temps. Son agresseur ? Il n’est pas là et il n’y a aucune trace de lui… Il est assez évident que tout le monde se retrouve à accuser la schizophrénie d’Iris dans ce cas de figure, mais Carlos croit évidemment Iris. Et à vrai dire, moi aussi. Ce serait trop simple de la faire replonger dans ses problèmes de santé.

Une fois à l’hôpital, Iris explique tout ce qu’elle a vécu, et c’est plus intriguant qu’autre chose. Son kidnappeur l’a menacée, oui, mais il ne lui a rien fait du tout. Comme elle ne l’a pas vu quitter la pièce, il est évident que tout ça ressemble à une crise de schizophrénie. Pour ne pas arranger les affaires d’Iris, l’enquêtrice révèle à Carlos qu’un drone a filmé toute la scène depuis les airs : personne d’autre n’est sorti de la maison.

C’est problématique comme tout. Carlos en parle à TK, qui demande conseil à Tommy sur les maladies mentales. Elle est si avisée, après tout. Elle confirme que tout ça est possible, mais je continue de penser à un souterrain moi. En attendant, Carlos explique tout ce qu’il sait à Iris, et même s’il croit qu’elle a vécu tout ce qu’elle dit, il ne peut s’empêcher de lui faire remarquer le problème.

Il la croit tout de même et il a raison : en fin d’épisode, Carlos décide de ne pas rentrer chez lui pour retourner sur les lieux où il a trouvé Iris. Malheureusement, il ment à TK sur ce qu’il fait et c’est complètement idiot car il n’a aucune raison de le faire. Il est à peu près sûr que TK le soutiendrait… et ça aurait été important de savoir exactement où était Carlos, parce que l’épisode se termine par la révélation qu’Iris n’est pas folle.

En effet, il y avait bien une trappe secrète dans la pièce où Carlos a retrouvé Iris : elle mène tout droit à un souterrain, puis à une maison habitée. Carlos ne signale à personne ce qu’il fait, entre dans la maison sans la moindre base légale et… se prend logiquement un coup de pelle sur l’arrière du crâne. Je suis énervé. On sent le cliffhanger arriver pendant une bonne minute et ça m’énerve de rester là-dessus. Je veux déjà être la semaine prochaine, sachez-le.

The Last of Us – S01E01

Épisode 1 – When You’re Lost in the Darkness – 17/20
Je suis partagé, un peu comme cet épisode qui a deux parties très distinctes après tout. J’ai adoré la première partie et j’aurais aimé que l’on y reste pour voir petit à petit le monde sombrer dans le chaos. On s’attache beaucoup à ce qui y est proposé, pour finalement le laisser un peu trop derrière nous ensuite. La deuxième partie est beaucoup plus introductive de ce que sera la série. Elle propose certes des explications, mais le fait à son rythme, de manière inutilement cryptique parfois. J’étais un peu moins dedans, donc, même si je sais que ça devrait le faire pour la suite.

Spoilers

En 2003, une pandémie commence. Elle laissera le monde dans un état post-apocalyptique pour 2023.

We are not sick.

Ah, le logo HBO, rien que pour ça, je suis content d’avoir lancé la série. Après, se retrouver en 1968 à parler d’un virus et d’une pandémie avec des épidémiologistes sur un plateau télévisé… J’ai presque l’impression d’être de nouveau en 2020. Ou en 2023, vous me direz. La différence ? L’épidémiologiste nous explique que les champignons peuvent nous contrôler complètement – contrôler notre comportement en tout cas, tout en nous dévorant. Sans laisser sa victime mourir.

Son exemple ? Une fourmi. La limite par rapport aux humains ? Les champignons qui provoquent une telle épidémie chez les fourmis ne survivent pas au-delà de 35°C. On est donc plutôt sereins en tant qu’être humain, en théorie. En pratique, on n’est jamais à l’abri d’une mutation. Ils n’ont pas encore vu les X-Men eux. Bref, la théorie dans cette première scène est simple : si les champignons mutaient, ils pourraient tout à fait nous dégommer avec un virus qui chercherait à se propager coûte que coûte, comme dans Helix, au fond. En nous laissant en vie.

Le générique est plutôt sympathique, avec des champignons qui ressemblent à des buildings américains et qui se propagent peu à peu. Gloups. On voit qu’on est dans la merde.

On se retrouve ensuite en 2003 dans la chambre d’une petite fille qui se réveille en retard… par rapport au réveil programmé de son père, qui n’entend rien. La petite est exceptionnelle : elle se lève pour lui, elle lui fait son petit-déj d’anniversaire et lui fait écouter du Dido ? Je l’aime déjà, elle. C’est la seule dans la pièce qui est capable d’expliquer ce qu’est Jakarta. Merci d’exister, Sarah, vraiment.

Bon, ils sont rejoints par le meilleur ami et collègue du père, qui semble avoir ses habitudes dans la maison. La petite a toutefois un secret, apparemment : elle vole de l’argent et une montre dans les affaires de son père.

Assez vite, j’ai compris qu’une fois de plus, je me retrouvais devant une série qui se déroule à Austin. Cela commence à me faire vraiment beaucoup de Texas ! En tout cas, on est dans la ville américaine parfaite : le héros de la série et Sarah vivent dans un quartier américain parfait avec des voisins chiants et des drapeaux américains, elle se rend dans une école pleine de drapeaux et photos de président américain, se déplace dans une ville pleine de drapeaux américains… Ah, les américains.

Après les cours, Sarah se rend dans une boutique libanaise pour… faire réparer la montre que je pensais volée. Elle est toutefois chassée du magasin par la femme du réparateur, parce qu’elle est subitement inquiète de ce qu’il se passe. Je me doute que la suite de la série lui donnera raison : nous sommes à la veille d’une apocalypse zombie. Elle est juste très bien informée – et bon, c’est peut-être parce que la police et les pompiers n’arrêtent pas de passer dans le centre-ville pendant toute la journée.

Sarah se rend malgré tout chez la voisine plutôt que chez elle. L’infirmière de la voisine ne semble pas au fait de l’actualité : elle compare cette journée à une journée tout à fait normale. Pourtant, la vieille dame dont elle s’occupe ne va clairement pas bien. Sans que Sarah ne remarque, elle fait une crise dans son dos et est finalement observée par son chien qui n’ose plus rien dire.

Oh bordel, on se doute bien que la voisine est en train de se transformer en une sorte de zombie… mais nous n’en sauront pas plus pour le moment. C’est frustrant. La journée est donc parfaitement normale pour Sarah. Quand elle sort de chez la voisine, elle voit ainsi des avions de l’armée survoler la ville.

C’est parfaitement normal, hein. Aux infos, il est simplement question d’une vague de violence, et ça ne semble pas l’inquiéter plus que ça. Elle a bien raison : son père rentre certes en retard, mais il n’a pas l’air plus paniqué que ça. Il profite de son anniversaire pour passer du bon temps avec sa fille, qui s’endort sur lui.

Elle a un sommeil sacrément profond, parce que l’appel que reçoit son père ne la réveille pas, pas plus que le changement de pièce qu’il lui fait subir. Le père, Joel, est appelé par son collègue, Tommy : il a besoin de lui pour le sortir de prison. Elle aurait mieux fait de se réveiller pour savoir ce qu’il se passait, parce que le réveil à deux heures du matin est sacrément violent.

Il y a des bruits d’explosion, de tirs d’armes à feu et d’avions au-dessus de chez elle. À la télévision, il n’y a plus aucun programme, seulement un message d’alerte. Et pourtant, même si la télévision lui explique qu’elle doit rester chez elle, son premier réflexe est d’ouvrir la porte d’entrée quand Mercy, le chien des voisins, vient la voir.

Mercy n’a rien à faire dehors non plus, mais bon, Sarah n’est pas des plus malignes à se balader dans le quartier en laissant les portes ouvertes partout. Elle rentre chez ses voisins, alors qu’il faut rester barricadé… et finit par trouver beaucoup, beaucoup de sang. Son voisin est allongé et lui demande de l’aide, clairement blessé.

De l’aide ? Il en a besoin pour faire face à sa femme. La vieille femme toute fragile incapable de manger au début de l’épisode est en effet en train de manger tranquillement… son infirmière. Sarah n’était pas prête à voir ça, pas plus qu’elle n’est prête à faire face au zombie qui se dresse devant elle. Les zombies semblent avoir un temps de réaction bien lent, mais dans cette série, ils sont capables de courir, ce qui change tout de même beaucoup la dynamique des scènes d’action par rapport à The Walking Dead.

Ce n’est pas une surprise : c’est loin d’être la seule franchise où c’est le cas. Revenons-en à Sarah, poursuivie par la voisine alors qu’elle sort de chez elle. Son père arrive juste à temps pour la récupérer et lui dire de monter dans la voiture. Elle ne le fait pas pour autant, préférant regarder son père exploser la tronche de la voisine. Ce n’est qu’un début, clairement. On nous met enfin dans l’action, mais ça n’a pas pris non plus très longtemps à arriver.

L’épidémie est clairement très violente et imprévue pour la grande ville qu’est Austin. Cela fait beaucoup de victimes, en plus, parce que tout se passe durant la nuit. Personne n’est préparé : une autre voisine se fait bouffer, par exemple, parce qu’elle souhaite venir en aide aux voisins déjà zombifiés. C’est triste pour elle, mais ce n’est rien par rapport à l’horreur de rester sain d’esprit dans un tel bordel, j’imagine.

L’introduction de l’épisode nous assurait que l’espèce humaine perdrait face aux fungus. Joel l’a vite compris apparemment : il refuse de venir en aide à une famille en détresse pour fuir la ville au plus vite. Il est toutefois trop tard pour ça : Austin est sous quarantaine militaire. Il y a un tas d’embouteillages et même quand Tommy coupe à travers champs, c’est pour mieux faire face à un blocus militaire. Ah, oui, j’en oublie la critique, une fois de plus : Joel a débarqué avec Tommy, qu’il a réussi à faire sortir de prison où il était suite à une bagarre dans un bar.

La panique est palpable chez les trois acteurs qui jouent très bien, en tout cas. Ils cherchent un plan d’action pour quitter Austin, ville de l’épidémie. Sarah, rassurante, s’imagine que la situation pourrait être la même partout dans le monde. Un peu de pensée positive, peut-être ?

La scène dans la voiture est vraiment bien foutue, en tout cas. Les plans séquences sont réussis, particulièrement quand ils arrivent dans Austin. Nous les voyons circuler dans une ville à l’ambiance vraiment chaotique. Bon, c’est très clair que tout ça ressemble à une cinématique de jeu vidéo, mais ce sont probablement de vrais figurants qui courent dans tous les sens, et ça, ça fait toute la différence. Tout autour de la voiture, c’est la panique, des zombies bouffent, des victimes courent, des vitrines sont éclatées, des explosions ont lieu…

C’est une scène de guerre que propose la série dès ce premier épisode. Forcément, ça accroche et on reste bien posé sur son canapé, hein. Un avion se crashe finalement dans la rue, provoquant un accident dont ils ne peuvent sortir indemnes. Nos trois personnages principaux se retrouvent donc inconscients – et je ne peux qu’imaginer le pire pour eux car j’ai lu le synopsis de la série après tout. Pourtant, Sarah se réveille dans la voiture renversée. Ils en sortent juste à temps : une voiture de police leur fonce dessus.

Joel et Tommy ont alors la très mauvaise idée de se séparer. Joel souhaite protéger Sarah, dont la cheville est tordue ou cassée, tandis que Tommy cherche de l’aide ailleurs. Ce n’est pas évident pour Sarah d’être mise à l’abris par contre. Joel se retrouve en effet dans une ruelle pleine de zombies en train de manger, c’est problématique. Sans trop de surprise, l’un d’entre eux les repère et se met aussitôt à poursuivre le père et sa fille.

Et bordel, il court vite pour un infecté ! Cela ajoute clairement à la peur que veut proposer la série – et elle arrive assez bien à jouer son rôle avec l’adrénaline de la scène. Le zombie est heureusement shooté par un homme… qui n’est pas Tommy, contrairement à ce que je pensais initialement. Malheureusement, l’homme est un militaire qui a pour ordre de les tuer, même s’ils ne sont pas malades. Après tout, c’est une épidémie dont on ne sait rien et même si Joel assure qu’ils ne sont pas malades… ben, on ne prend pas le risque.

Le militaire leur tire donc dessus, les faisant tomber, avant d’être abattu par Tommy, cette fois. C’est toutefois trop tard : Sarah s’est fait tirer dessus. Je le savais. Je le savais qu’elle n’allait pas survivre, mais je ne pensais pas qu’elle se ferait tuer comme ça. Franchement, ils font chier avec leur synopsis qui en disait déjà beaucoup trop – je sais que TOUT LE MONDE le sait depuis dix ans au moins, mais quand même. Je ne mens pas quand je dis que je ne sais rien de la franchise.

La scène est horrible, Pedro Pascal joue bien… et on nous coupe en plein dans nos émotions pour nous projeter vingt ans plus tard. Je ne sais pas si c’est une si bonne idée : ça casse totalement le rythme.

J’aurais été partant pour une série nous montrant tout ce qu’il s’est passé durant l’apocalypse zombie. Là, finalement, on en revient à une série qui ne peut que faire penser à Fear : on bascule trop vite dans l’après. L’après se déroule dans un Boston ravagé et envahi par la végétation tellement la civilisation a sombré dans le chaos.

Un petit garçon s’approche d’une base militaire et est récupérée par des militaires qui prennent aussitôt soin d’elle. Leur premier réflexe est de vérifier si elle est infectée par le Cordyceps. On nous donne des éléments assez clairs, au moins, même si c’est par bribes. La militaire rassure autant qu’elle peut le petit garçon, lui assurant qu’une fois soigné, il aura tout ce dont il rêve, bouffe, jouets, le monde idéal quoi.

Il y a encore pas mal de gens en vie vingt ans après, sinon. Certes, les grandes villes sont détruites et tout le monde semble vivre dans des villes chaotiques et post-apocalyptiques avec des enfants à brûler, mais au moins, ils sont en vie. Nous retrouvons en tout cas Joel dans une rue à s’occuper de jeter les cadavres au feu – y compris un cadavre d’enfant, donc.

On comprend assez vite que le but global des policiers et des militaires est de rétablir l’ordre et d’entretenir au mieux la ville. Je trouve que le côté militaires extrêmement bien habillés et bien propres sur eux, c’est too much niveau crédibilité. En tout cas, on nous montre que Joel est prêt à tout pour s’en sortir désormais.

Il est difficile de ne pas le comprendre : pour sortie non autorisée d’une zone de quarantaine – ou entrée – les gens sont pendus. Le couvre-feu dure 12h, de 18h à 6h, et ça ne fait pas rêver. Quand je le dis prêt à tout, c’est qu’on nous le montre en train de faire du trafic de drogue, avec un policier en plus. Son but est encore peu clair, mais on comprend qu’il souhaite récupérer une voiture, ce qui ne semble pas évident en 2023.

Il lui faut également une batterie, ce qui fait que la série nous propose l’introduction d’un nouveau personnage, Tess. Je suis vendu d’avance : il s’agit d’Anna Torv que je suis bien content de retrouver. On est loin du personnage d’Olivia Dunham, par contre : Tess semble faire du trafic pour récupérer une batterie de camion et elle est prête à être torturée pour ça. Par contre, elle ne semblait pas s’attendre à l’attentat qui la frappe ensuite. Une voiture explose et dégomme le mur à côté d’elle – un attentat qui est rapidement lié aux Lucioles. Ne connaissant pas le jeu, il faut vraiment déduire à ce stade : les lucioles s’en prennent aux autorités et sont des terroristes extrémistes.

C’est un vrai monde post-apocalyptique, en tout cas. On apprend ensuite que le Wyoming est plus ou moins rayé de la carte du point de vue civilisationnel. Tommy y est encore, en haut d’une tour, mais ne répond plus aux messages de Joel – qui semble avoir quelques passe-droits puisqu’il peut couper toute une file d’attente, sans que personne ne lui dise rien. Son nouvel objectif est clair : il veut se rendre dans le Wyoming pour retrouver Tommy, et tant pis si la route est interminable.

On ne sait que peu de choses de sa vie depuis la perte de Sarah, mais il porte encore la montre offerte par sa fille. Il semble avoir une mauvaise tendance à boire de l’alcool et se droguer, aussi, ça ne dit rien qui vaille. Sans surprise, la série établit ensuite la connexion entre Joel et Tess.

Ils sont en couple ensemble et se sont répartis le travail : Tess a contacté Robert pour récupérer la batterie, mais celle-ci a été vendue à un autre. Joel devait trouver le pick-up. Il semble plus affecté que Tess par la tournure des événements : elle est celle qui le rassure, alors même qu’elle a passé une journée en prison.

Pour survivre dans ce monde, il faut échanger des cartes – des billets donc – et se montrer violent avec tout le monde, apparemment. Assez vite, le couple trouve un moyen de récupérer sa batterie : ils savent où Robert l’a emmenée. Ils cherchent donc à le rejoindre en passant par un tunnel où ils retrouvent un cadavre et beaucoup de champignons.

Tess est flippée sur le moment, mais tout va bien : les champignons sont cramés. Il n’empêche que ça nous ramène l’épidémie sur le devant de la scène, et il était temps. Le couple poursuit ensuite son exploration jusqu’à un bâtiment où ils tombent sur des cadavres, notamment celui de Robert, et leur batterie, toute aussi morte.

En parallèle de tout le reste, la série introduit également le personnage de Veronica – une jeune fille qui sera cruciale, ça va. Elle est prise en otage par les lucioles si je comprends bien la discussion entre Kim et Marlene, deux femmes qui font partie du groupe extrémiste. Ce groupe cherche à rétablir la démocratie face à des militaires extrémistes imposant une dictature, mais les explications sont vraiment données à l’arrache, ce qui est dommage, parce que plus de lisibilité n’aurait fait de mal à personne. En tout cas, elles ont une nouvelle mission : emmener la fille de l’autre côté du pays – à l’Ouest.

Ce ne sera pas si simple : la jeune fille n’a pas envie de se laisser faire. Elle connaît par cœur les tests qu’on lui demande quotidiennement et est plutôt du genre à répondre agressivement quand on lui parle. Logique : elle est née après la pandémie, et on nous fait comprendre que ça laisse une trace. Marlene semble aussi en savoir beaucoup sur Veronica – à commencer par son vrai prénom : Ellie. Bon, ça, je le savais déjà.

Apparemment, c’est Marlene qui l’a déposée dans un orphelinat militaire quand elle était encore bébé, mais ce n’est pas sa mère pour autant. Il est difficile de savoir qui dit vrai pour l’instant, mais j’imagine que le but est de nous intéresser par cet angle-là. En tout cas, Marlène veut sortir Ellie de la zone.

Elle se fait avoir par contre : elle comptait acheter une batterie à Robert, qui la double avec une batterie morte et qui se fait tuer par les Lucioles. Il est plutôt cool que les intrigues se rejoignent si vite, car je craignais déjà une perte de temps importante : c’est là-dedans que débarquent Tess et Joel… Voilà donc qu’on nous présente le but de la série : Marlene demande à Joel et Tess d’assurer le convoi d’Ellie pour la remettre au reste des Lucioles. Marlene est cheffe des Lucioles de Boston, elle connaît déjà bien Joel, mais elle est trop blessée pour effectuer d’elle-même sa mission.

On aimerait comprendre pourquoi Ellie est si importante – je la vois d’ici être un remède au virus, mais je n’y connais encore rien. En tout cas, Joel et Tess acceptent évidemment la tâche qui leur est confiée, parce qu’ils y voient leur intérêt : ils pourront obtenir tout ce qu’ils désirent à la livraison.

Ce n’est pas sans difficulté pour autant : Ellie est insupportable, je trouve, pour l’instant. Je ne doute pas qu’elle deviendra un personnage que j’aime, mais pour le moment, elle se contente de lancer des insultes toutes les dix secondes, cherchant à récupérer son couteau coûte que coûte.

De retour à l’appartement où ils attendent la nuit pour sortir et commencer leur périple, Joel finit par s’endormir, malgré cette ado reloue. A son réveil, elle est toujours là et interroge Joel sur le monde en-dehors de la zone de confinement où ils sont. Elle n’en est jamais sortie, contrairement à Tess et Joel qui semblent avoir plein de contacts – Billy et Frank (l’épisode 3, on sait), Tommy, Marlene. Pourtant, Joel n’est pas une flèche pour l’instant : il tombe à pied joint dans le piège tendu par Ellie quand elle lui parle d’une chanson des années 80 pour déchiffrer le code qu’il utilise.

En effet, il fait partie de la résistance et la résistance se sert d’un code musical à la radio pour savoir ce qu’il en est du danger dans lequel ils évoluent. Je ne vois pas bien l’intérêt de noter le code dans un livre, en revanche, c’est beaucoup trop grillé. La preuve. Non, vraiment, Joel n’est pas malin. Il a toutefois les ressources pour passer de l’autre côté du mur, par les égouts. On sait que c’est la peine de mort qui les attend s’ils sont surpris par l’armée, alors ça ajoute au stress de la situation, inévitablement.

Ils ont la bonne idée de fuir la quarantaine pendant un orage, histoire que ça ajoute au suspense. Malheureusement, ils sont rapidement grillés par un garde pendant sa pause pipi. Heureusement, il s’agit du garde avec qui Joel faisait du trafic. Si celui-ci fait mine de les arrêter, il en profite surtout pour négocier de meilleurs prix avec eux et les voler de tout ce qu’ils ont.

Cependant, on nous avait promis qu’Ellie serait violente comme tous les jeunes nés au cours des vingt dernières années ; et elle l’est. Elle n’hésite pas à planter son couteau dans la jambe du garde. Cela permet de débloquer la situation, et comme Joel ne supporte pas les militaires qui s’en prennent aux fillettes depuis la mort de Sarah, le garde finit dans un sale état.

Sans trop de surprise – à part le timing car ça me paraît encore tôt dans la série – Tess découvre alors qu’Ellie est infectée par la maladie, grâce à un détecteur utilisé par le garde. Elle est pourtant encore en bonne santé : elle est immunisée à la maladie, tout simplement. Tu m’étonnes qu’elle soit la priorité des Lucioles, du coup.

L’épisode se termine par la radio qui s’allume pour nous faire passer le message que le danger commence maintenant qu’ils sont en dehors de la zone de quarantaine. Et j’aime bien, ça me remotive un peu après une deuxième moitié d’épisode moins prenante. Il faut dire ce qui est : j’aurais préféré rester sur la première partie de l’épisode que la seconde, mais je vois en quoi la série parviendra ensuite à se rendre palpitante. C’est juste que c’était lourd comme introduction – et l’épisode est si long que j’ai l’impression d’en avoir déjà vu deux, en plus !