The Last of Us – S01E02

Épisode 2 – Infected – 15/20
Le rythme ralentit encore dans cet épisode, mais je m’y attendais un peu. L’aspect jeu vidéo continue de se faire sentir par moments, sans qu’il ne soit dérangeant pour autant, surtout que l’aspect visuel de la série est irréprochable. Les moments de tension s’éternisent trop, mais les informations données pour la compréhension de l’épidémie sont distillées avec fluidité, ce qui est une bonne chose. Enfin, bien sûr, il faut souligner la qualité de jeu des acteurs qui sauvent tous les temps morts et mènent à un final réussi.

Spoilers

Tess et Joel hésitent à aller plus loin avec Ellie maintenant qu’ils la savent infectée.

This isn’t going to end well, Tess. We have to go back.

J’ai eu du temps en début de week-end pour me faire une soirée séries… et quoi de plus logique que de la passer devant la série la plus tendance du moment dans laquelle j’ai beaucoup trop de retard pour mon propre bien. Je suis sériephile, merde, il faut bien que je me tienne à jour.

L’épisode commence en 2003, à Jakarta. Je suis un peu déçu par l’idée : le premier épisode me plaisait énormément quand il se déroulait en 2003, mais maintenant que je m’étais fait à l’idée que tout allait se passer en 2023, j’aurais préféré y rester. En plus, on nous lance encore dans une sous-intrigue avec Ibu Ratna, une professeur de l’université, qui se fait arrêter par des flics sans savoir pourquoi.

La raison est pourtant évidente pour nous : elle va devoir mener l’enquête sur ce qu’il se passe du côté de l’épidémie. C’est effectivement le cas (on ne félicite pas le lecteur d’Amazon Prime Vidéo pour les sous-titres nous expliquant que les personnages parlent en indonésien, placés SUR les sous-titres anglais de l’épisode) : on lui présente une souche de champignon qui ne peut théoriquement pas survivre dans le corps humain. Pourtant, quand elle examine un cadavre à la morgue, elle est forcée de constater qu’elle se trompe.

Pire encore, elle se rend compte que la femme qu’elle examine a été infectée lorsqu’elle a été mordue par un autre être humain. Moi, j’attendais le moment où ça déraperait sévère pour Ibu. Finalement, il n’arrive jamais : elle est juste terrifiée de se rendre compte que le champignon vit toujours dans son hôte mort.

C’est effectivement parfaitement flippant : l’épidémie qui se prépare est bien trop dure à éradiquer, surtout qu’elle n’est pas la patiente zéro. La police a bien réussi à tuer tous les collègues que cette femme avait mordu, mais ils n’ont pas trouvé qui avait bien pu la mordre à l’origine… et bon, il y a quatorze autres employés qui manquent à l’appel. On voit très vite que la pandémie est instoppable.

La spécialiste est terrifiée par ce qu’elle a vu, mais aussi par le rôle qu’on lui donne : la police la contacte pour pouvoir stopper l’épidémie. C’est toutefois impossible et elle le sait : elle demande à la place qu’on bombarde toute la ville. Oui, oui, elle demande à voir Jakarta rayée de la carte pour éviter la propagation de la maladie. On ne saura pas si ça a été le cas, mais ça en dit long sur la violence de la pandémie, en tout cas. Ces scènes auraient pu être utilisées dès le premier épisode pour nous présenter plus vite le basculement dans le chaos, franchement.

Après un passage par le générique, nous revenons donc en 2023, avec le réveil d’Ellie, toujours surveillée par Joel et Tess. Il faut dire que le duo est terrifié de savoir qu’ils se baladent avec une infectée, même si elle ne montre aucun symptôme. Ils l’interrogent, pour en comprendre plus sur elle – ce qui nous permet de savoir pourquoi elle devait compter jusqu’à 10. On vérifiait qu’elle ne se transformait pas en zombie.

Pendant qu’Ellie se rend aux toilettes, Joel explique clairement à Tess le fond de sa pensée : il ne souhaite pas continuer le voyage avec Ellie, parce qu’il sait qu’elle va se transformer à un moment ou à un autre. Son plan est désormais de retourner à la zone de quarantaine ou de tuer Ellie. Bon, cela pose problème : ça signifie qu’ils ne pourront pas avoir leur batterie.

Pourtant, Tess interroge encore un peu plus Ellie pour comprendre son importance aux yeux de Marlene. Je n’ai pas l’impression qu’il y avait besoin d’expliciter autant les choses : Ellie révèle que la résistance espère pouvoir faire un vaccin à partir de ce qui lui est arrivé. Je l’avais largement compris avec la fin de l’épisode précédent, hein.

Joel se laisse finalement convaincre par Tess qu’ils peuvent bien l’amener au point de rendez-vous comme prévu pour obtenir ce qu’ils veulent. Il est très clair que ça ne lui plaît pas, mais il prend son mal en patience. Tant qu’Ellie ne montre pas de signes de maladie, il est prêt à lui venir en aide.

Il est donc enfin temps d’en arriver à un peu de mouvement. Là, on se rappelle assez vite que la série est tirée d’un jeu vidéo. Les plans sont magnifiques, mais on sent que ça copie du travail d’artiste – notamment quand on a un plan d’une voiture de police devant des immeubles détruits par le temps et les bombes. Tout ressemble à un jeu vidéo, désolé. Les bombes ? Oui, finalement, les grandes villes ont été bombardées par les gouvernements pour limiter l’infection.

C’est plutôt intéressant à savoir, moi qui vit toujours dans des grandes villes ces derniers temps. C’était un plaisir de vous avoir connu, mais je n’ai pas survécu à cette épidémie de zombies. Comme à à peu près toutes les autres, vous me direz.

En chemin, Tess interroge Ellie pour savoir comment elle a bien pu se faire mordre, et la raison est stupide : elle est entrée dans un centre commercial interdit d’accès de la zone de quarantaine et y a croisé un zombie. Je sens qu’il y aura plus à nous en dire à un moment ou un autre, mais pour l’instant, Ellie se contente de dire qu’elle était seule et qu’elle est orpheline.

La vraie interrogation d’Ellie est désormais de comprendre pourquoi la ville qu’ils traversent est déserte. Elle pensait pourtant que ce serait peuplé de zombies cherchant à la tuer – mais Tess lui affirme que c’est ce que raconte les gens car ils aiment se raconter des histoires. Moi, je me dis surtout que les militaires aiment avoir le contrôle.

Bon, on suit la route des personnages en tout cas, et l’ensemble semble plutôt calme et paisible. C’est vrai que j’aurais presque aimé qu’Elie dise vrai et que les zombies soient partout pour les attaquer, comme au premier épisode. Là, le chemin est certes semé d’embuches, mais il n’y a rien de mortel pour provoquer le suspense. J’imagine que le but est donc d’apprendre à connaître les personnages et de s’en contenter.

Nous les voyons entrer dans un centre commercial inondé (j’aime le coup de la grenouille et du piano), faire un peu de merde au passage parce qu’ils ont une ado avec eux et que les ados dans les séries prennent toujours des décisions de merde les mettant en danger. Finalement, les personnages se retrouvent face à un accès très clairement coincé par des débris. Pendant que Tess part en exploration, Joel et Ellie prennent encore le temps de discuter.

Là encore, la situation me hurlait jeu vidéo. Je ne sais pas si c’est vraiment le cas, car je ne joue pas, mais ça donnait cette impression. Si les répliques ne mettent pas en valeur Ellie qui, pour l’instant, paraît juste insupportable à être insolente 100% du temps, elles nous permettent d’en apprendre un peu plus sur la situation. Il y a bien une école en quarantaine, mais elle ne donne pas d’information précise sur l’infection. C’est donc auprès de Joel qu’Ellie cherche des réponses et en obtient : nous découvrons donc que les zombies ont une durée de vie moyenne d’un mois ou deux, mais que certains durent carrément vingt ans.

Pfiou, vingt ans à se faire bouffer par des champignons, ça ne fait pas rêver. Joel est habitué à tuer des zombies, en tout cas, et ça explique sûrement pourquoi il est autant sur le qui-vive quand Tess revient vers eux. Elle les amène sur le toit de l’immeuble pour leur montrer la suite du chemin qu’ils voulaient prendre, impraticable.

Il y a en effet trop de zombies allongés au sol pour oser s’y aventurer. Contrairement à Walking Dead, les zombies ne semblent pas marcher si ce n’est pas utile ; ils rampent simplement. On découvre aussi que les zombies n’ont pas l’air d’aimer le soleil et qu’ils sont connectés les uns avec les autres. Au départ, la remarque d’Ellie me paraissait un peu idiote, mais les explications de Tess sont un peu glaçantes.

On savait déjà que les champignons ont tendance à vouloir propager l’infection, mais Tess explique en effet à Elie que les champignons sont reliés entre eux, qu’ils soient à l’intérieur d’un zombie ou enterrés dans le sol. Partant de là, un problème se pose : il est possible de réveiller un zombie et de le tuer, mais ça ne débarrasse pas du problème pour autant, car ça aura réveillé tous les zombies et champignons alentour. Une épidémie comme on les aime, donc.

Cela dit, après vingt ans, les personnages sont habitués à faire gaffe et ne pas prendre trop de risques. Pour traverser la ville, ils semblent connaître une multitude de chemins. Joel propose donc à Tess et Ellie de passer par le musée de la ville. Le problème, c’est que le musée a été envahi par les champignons à une époque.

Désormais, les champignons sont toutefois séchés, laissant espérer que tout le monde est bien mort à l’intérieur. Une fois dedans, cela semble bien être le cas, mais Ellie trouve un cadavre plus flippant que les autres, avec le corps complètement lacéré. C’est peu rassurant en soi, mais la réaction terrifiée de Tess et Joel, assurant qu’ils n’entendent rien et que l’attaque a pu avoir lieu en-dehors du musée, semble surtout signifier qu’il existe un danger supplémentaire dont nous ne connaissons pas l’existence.

Joel demande à Tess et Ellie de rester le plus silencieuse possible, et surtout de ne pas poser de questions. Ce n’est pas dans les habitudes d’Ellie, clairement, mais elle semble pourtant s’y faire. La progression de l’épisode est alors bien lente. Heureusement qu’il ne dure que 55 minutes, hein. Les personnages sont le plus silencieux possible, mais les craquements dans un vieil immeuble, c’est inévitable.

Une partie du toit finit par s’effondrer, sans pour autant les blesser… Par contre, ça réveille une créature qui doit faire regretter à Ellie de ne pas avoir eu le droit à un flingue. La pauvre. La créature en question est un zombie, et les bruits que font les zombies dans cette série sont flippants. Ce sont des sortes de bruits indescriptibles, un peu comme un claquement de langue.

La vraie action de l’épisode peut commencer quand Ellie finit par voir un de ces zombies : elle ne s’attendait pas à voir sa tête recouverte de champignons, et elle laisse donc échapper un soupir de surprise. C’est déjà trop : les créatures ne voient rien, mais elles entendent très bien. Le zombie attaque aussitôt, forçant Joel à lui tirer dessus. Un autre zombie arrive immédiatement également.

Ellie parvient à s’enfuir, protégée par Tess qui attire à elle le deuxième zombie. Deux zombies seulement et ils sont déjà si mal en point, ils ne font pas le trio le plus efficace d’aventuriers qui existe… mais ça a le mérite d’être crédible au moins ! L’attente est récompensée, en tout cas, et la scène d’action fonctionne vraiment bien. J’ai aimé voir comment tout se déroulait et comment les zombies parvenaient toujours à se fier aux sons pour retrouver nos personnages et les attaquer.

Ce que j’aime particulièrement dans ces créatures, c’est le changement de rythme soudain : elles sont très lentes quand elles sont à l’affut du son, mais elles sont flippantes par leur rapidité à surgir au moindre bruit. Cela promettra sûrement de bons jumpscares.

En attendant, Joel vide son chargeur sur un premier zombie, avant d’être attaqué par un second. Tess plante une hache dans ce zombie supplémentaire, que Joel achève finalement à la mitraillette. Tant qu’à faire. Bilan des courses : Ellie se fait mordre au bras, mais se montre sacrément confiante sur son immunité, et Tess a une cheville tordue. Humph. J’espère que ce n’est que ça.

Si Tess n’est pas sur les affiches promo, ce n’est pas pour rien : je ne peux m’empêcher de penser qu’elle se fera tuer à un moment ou un autre, et cet épisode 2 me paraît bien pour cela. En attendant, c’est une victoire pour le trio : ils parviennent sur le toit de l’immeuble et peuvent traverser en changeant d’immeubles. La vue sur le toit et la ville détruite est magnifique. J’ai l’impression que les trois quarts des plans de la série pourraient faire de magnifiques fonds d’écran, sérieusement.

Finalement, nos héros arrivent au point de rendez-vous… et sont déçus de constater qu’il est trop tard. Comme dans n’importe quelle épidémie de zombies, le timing est important. Les hommes à qui ils devaient remettre Ellie sont tous morts – et pas dans le camion où ils devaient attendre. Assez vite, en voyant les cadavres, Joel comprend que l’un d’entre eux a été infecté et que cela a tourné au drame.

Personne n’a gagné le combat et le trio est à court de chance cette fois. Cela fait paniquer Tess qui est clairement déprimée par la nouvelle, et pour cause, elle espérait vraiment qu’Ellie pourrait être la clé pour un vaccin à l’épidémie. Comme prévu, Tess est en effet infectée. Je pensais que sa morsure serait à la cheville, mais non : elle a été mordue à l’épaule et les champignons progressent super vite, poussant déjà sur sa poitrine.

Oups, effectivement, comme elle le dit. Elle explique ainsi à Joel qu’elle ne fera pas demi-tour et Ellie comprend en premier que Tess est infectée. C’était pourtant évident, vraiment, Joel ne brille pas par son intelligence. La fin de l’épisode est douloureuse : Tess fait promettre à Joel de mener Ellie plus loin, pour trouver des médecins et les convaincre qu’Ellie pourrait être un remède viable. En effet, sa nouvelle morsure n’est toujours pas infectée, elle.

Si Ellie est immunisée, elle a tout de même peur des zombies, et elle a raison. La série nous démontre à quel point ce système des connexions des zombies est efficace : ah oui, cette fois, on peut le dire, « it’s all connected ». Joel bute un zombie dans le bâtiment où ils sont et aussitôt toute la ville se réveille et se précipite sur place pour les attaquer.

Cela oblige Tess à se sacrifier pour espérer gagner assez de temps à Joel et Ellie. C’est efficace, mais ça prend son temps. Tess renverse de l’alcool au sol et essaie de l’enflammer avec son briquet, mais son briquet met trois plombes à s’allumer. Il suffirait pourtant d’une étincelle au sol, Tess, agenouille-toi. Ce n’est pas ce qu’elle fait, préférant se laisser embrasser par un zombie-champignon. Yurk. C’était assez répugnant comme scène, mais visuellement efficace avant l’explosion.

De l’extérieur, Joel et Ellie ne peuvent que constater l’efficacité de l’explosion qui a empêché les zombies de les suivre… avant de repartir vers l’Ouest, comme Marlene le voulait.

Bon, fuck, il va déjà falloir se passer d’Anna Torv. Même si je m’en doutais fortement, je suis dégoûté. Une fois de plus, l’actrice a su se montrer incroyable, franchement ; les derniers moments de Tess étaient géniaux. Ce n’est pas une surprise, je sais que c’est une actrice brillante. Elle va de nouveau me manquer, comme ça.

That ’90s Show – S01E07

Épisode 7 – Boyfriend Day One – 14/20
OK, j’ai eu quelques sourires devant l’épisode, mais les intrigues sont trop perchées pour que j’accroche à fond. Je sais bien que c’est toujours comme ça les sitcoms, surtout dans les années 90, mais eh, on reste en 2023 quand je vois ça, non ? En plus, toute une intrigue de l’épisode n’a pas réussi à m’accrocher. Cela va être embêtant pour la saison 2 : il y a trop de nouveaux personnages que je n’aime pas plus que ça.

Spoilers

Kitty va chez le dentiste, Red doit refaire ses plaques d’immatriculation… et Jay en profite pour voir Leia.

You are banned from this house : get out !

Vingt minutes après avoir reçu sa voiture, Leia trouve le moyen de se faire contrôler et arrêter par les flics. Même son père n’a jamais été aussi boulet, je crois… Kelso, en revanche ? Red a raison de comparer le fils à son père, ma foi. Pourtant, ce n’est pas la faute de Jay si la voiture a été arrêtée : c’est de la faute de Red. C’était bien marrant comme retournement de situation : la voiture était immatriculée avec une plaque des années 80. Apparemment, aux USA, c’est un problème de ne pas la renouveler régulièrement.

Le problème, c’est que ça signifie que Jay est banni de la maison par Red. Voilà qu’on nous sort à nouveau une intrigue à la Roméo & Juliette pour les deux pauvres adolescents de la série. Bon, les punitions de Red n’ont jamais été incontournables cela dit. Un coup de fil plus tard, Jay se pointe à nouveau – parce que Nate lui a dit qu’il lui manquait.

Pourtant, Nate ne l’attend pas chez Leia, trop occupé qu’il est par sa propre sous intrigue. Quand Jay arrive, il n’ose pas rentrer dans la maison, par peur de Red (même s’il dit le contraire). Cependant, Sherri redébarque et… je l’avais oubliée. Elle, elle n’hésite pas une seule seconde à rentrer chez les Forman pour faire ses courses.

Oui, oui, ses courses. Elle est typiquement la voisine insupportable que tout le monde adorerait avoir et que l’on voit dans toutes les sitcoms – et même dans WandaVision. Par conséquent, je trouve ça dommage qu’elle soit encore si peu exploitée. Dans cet épisode, elle apporte à son tour beaucoup d’humour, confirmant que les adultes sont décidément plus drôles et intéressants que les ados.

Après sa relation avec Fez, on découvre donc que Sherri continue d’envahir régulièrement la maison des Forman et qu’elle a toujours plein de problèmes à gérer et régler. En échange, elle offre quelques services : par exemple, elle a accepté d’aller chercher Kitty chez le dentiste, parce qu’elle sera trop shootée aux médocs pour rentrer seule.

Leia y voit une occasion parfaite pour que Jay puisse se montrer responsable aux yeux de ses grands-parents. Eh, qu’est-ce qui pourrait mal se passer au cours d’un trajet de cinq minutes en voiture ? Il y a tellement de réponses possibles à cette question qu’il est dingue de se dire que la réponse choisie par les scénaristes soit que Gwen essaie de se servir de Kitty pour se faire faire un tatouage avec une autorisation de personne majeure.

Le problème, c’est que quand elles rentrent de nouveau dans la voiture, ce n’est pas Gwen qui a un tatouage… C’est Kitty. Ah ben là, il va passer pour un être sérieux et responsable le Jay. Au-delà de ce tatouage, l’humour dans la voiture prenait vraiment bien sur moi : je commence à me faire aux personnages de Leia et Jay (il serait temps) et l’écriture de ce couple est plutôt cool et réussie (le coup de parler en même temps, ça fait très années 90 de mon point de vue, mais je ne sais pas pourquoi).

Après tout ça, on revient donc chez les Forman où Kitty se rend compte qu’elle a désormais un tatouage de chat au poignet. Ce n’était pas prévu et elle évacue son stress dans la cuisine, à s’énerver quand même contre à peu près tout le monde. Sherri redébarque à son tour, évidemment, en profite pour que Gwen vole quelques fruits au passage parce qu’elle s’en va à l’arrivée de Red et passe son épisode à se souvenir de son père qui la maltraitait.

Si Gwen s’en va, c’est parce que Jay est prêt à prendre la responsabilité de ce qu’il s’est passé – alors même qu’il a arrêté la voiture uniquement à un feu rouge ET quand Kitty a voulu lui cacher les yeux. Bordel, Kitty me fait trop rire. Red débarque donc dans la cuisine et il est super énervé d’avoir perdu sa journée à faire refaire les plaques de la voiture. Kitty planque donc son tatouage comme elle peut, mettant sa main dans le poulet qu’elle prépare juste après avoir assuré qu’elle disait toujours la vérité à son mari. Humph, on sait que c’est faux.

Franchement, c’était tellement ridicule que j’ai clairement éclaté de rire. Bon, après, Red finit par savoir toute la vérité. C’est une nouvelle occasion pour lui de virer Jay de chez lui, afin de faire la morale à Sherri. Pour elle, c’est aussi une sacrée occasion : elle peut enfin dire tout ce qu’elle a sur le cœur à Red, comme s’il était son père. Franchement, ça fonctionnait bien.

Bon, sinon, on nous fait tout un pataquès sur le tatouage de Kitty… mais il est mignon, non ? Celle-ci semble s’y faire bien vite, en plus. Elle préfère raisonner bien vite Red sur la situation : elle a pris conscience que sa petite-fille avait raison et qu’ils n’ont jamais laissé la moindre chance à Jay, le comparant trop à Michael. Le pire, c’est que c’est efficace.

Pourtant, Jay aussi fait des conneries – rentrant sans autorisation dans la maison et montant carrément dans la chambre de Leia. Oui, il peut passer par la fenêtre après tout. Malgré tout, Red est désormais prêt à faire un effort pour faire plaisir à sa petite-fille. Espérons qu’il ne le regrettera pas.

Sinon, j’avais parlé plus haut d’une intrigue pour Nate. Il ne sera jamais mon personnage préféré, c’est très clair. Le voilà donc dans cet épisode extrêmement jaloux vis-à-vis du prof particulier de Nikki. Elle vise une grande université et a donc besoin de plein de cours, pendant l’été. Inévitablement, cela passe par du travail supplémentaire – et par un Nate jaloux.

Ce dernier est rapidement convaincu par Ozzie d’aller rencontrer ce Trevor avec qui Nikki passe tout son temps. Une fois sur place, Nate est super gênant, mais pas autant qu’Ozzie à vrai dire. Il oublie vite Etienne quand il aperçoit Trevor, faisant exprès de prendre une voix grave, dans l’espoir de se faire remarquer par le prof particulier. Cela n’arrive pas, c’est évident, et j’ai totalement décroché de l’intrigue où Ozzie s’imagine présentateur d’un talk-show où Nate aurait à justifier qu’il est un meilleur petit ami que Trevor pour Nikki.

Franchement, on commence à avoir passé du temps avec ces personnages, mais l’intrigue ne leur rend jamais tout à fait justice. Ainsi, on termine l’épisode par Nikki qui tente de rassurer Nate sur leur couple, tout en insistant sur le fait qu’elle veut aller à l’université et faire des études. C’est improbable. J’imagine qu’on est censé compatir pour Nate et s’attacher à ce couple, mais ils n’ont pas eu suffisamment de temps d’écran pour que ça m’affecte. Ou alors, je n’ai pas de cœur, allez savoir.

That ’90s Show – S01E06

Épisode 6 – The Birthday Girl – 15/20
J’ai encore du mal avec un certain nombre de personnages, mais les anciens sont largement suffisants pour compenser tous mes problèmes et me faire passer un agréable moment devant la sitcom. Cela fait vraiment du bien de retrouver une comédie qui me plaît assez pour me faire rire, et tant pis si tout repose une fois de plus sur Kitty. Sinon, l’exploration des années 90 est chouette, surtout quand ça vire au méta improbable.

Spoilers

Pour ses 15 ans, Leia doit se remettre d’une rupture amoureuse qui n’en est pas une.

Not a break-up.

Leia est tellement enfouie sous ses plaids et couvertures que personne parmi ses amis ne se rend compte qu’elle est là quand il s’agit de la critiquer. Il y a de quoi la critiquer franchement : elle est déprimée par ce qu’elle appelle sa rupture avec Jay – et qui n’en est pas une, vraiment. Je peux comprendre le cœur brisé, mais de là à regarder Beverly Hills toute la journée et à être en boucle sur Jay ? Insupportable.

Sinon, pour l’anniversaire de Leia, ses amis lui achètent… de la drogue. Forcément. Je ne trouve pas ça dingue, mais bon. En échange, Leia décide de leur offrir le repas – au moins à Ozzie et Gwen – pour les remercier de leur soutien. Non mais sérieux. Bien sûr, sur place, tous les adolescents sont là : Nate et Nikki s’embrouillent parce que Nate ne sait pas écrire le prénom de Nikki (euh ??), Jay et Serena ont un autre rencard. Il n’en faut pas plus pour que Leia les invite à sa soirée d’anniversaire.

Elle est insupportable, et se comparer à Brenda n’est pas la meilleure de ses idées, franchement. La série part en vrille totale avec une scène totalement méta où les acteurs nous font le générique de la Beverly Hills version pauvre, avant que Leia s’imagine des scénarios. Je trouve ça plutôt drôle, en vrai, c’est le genre de méta que j’aime habituellement… mais qui sonne bizarrement dans cette série. Pourtant, ils avaient tout ce qu’il fallait, y compris David. Non, sérieusement, ils assurent.

Le pire était encore à venir : Ozzie qui se prend pour un break-danceur avec un doubleur ridicule là ? Au secours. Je passe tellement à côté du personnage d’Ozzie, c’est un truc de fou. Après, il m’a fait rire quand même quand il assiste au combat de soutien-gorge entre Leia et Gwen. C’est déjà ça.

La conclusion pour Leia ? Il faut qu’elle agisse comme une bimbo blonde afin de reconquérir le cœur de Jay quand il viendra à sa soirée d’anniversaire. Pas de bol pour elle, Jay ne se pointe pas du tout sur place, la laissant à devoir supporter une soirée interminable.

Contre toute attente, Eric et Donna ne se pointent pas pour l’anniversaire de Leia. L’excuse utilisée n’est pas dingue, avec le camp spatial d’Eric, mais bon, admettons. Le budget de la série et le temps de l’épisode est passé ailleurs : c’est le retour de Bob ! C’est vrai qu’il est aussi le grand-père de Leia, après tout. C’est un vrai plaisir de retrouver cet acteur – et ce personnage.

Pour l’anniversaire de Leia, il débarque donc et dérange Kitty et Red plus que prévu : il ne croit pas que Kitty fera un bon repas ET il achète un cadeau super cher qui rendent aussitôt jaloux Red et Kitty. L’argent ne fait pas tout cela dit : Red achète un kit de bricolages à sa petite-fille, tout de même. Kitty, elle, fait tout ce qu’elle peut pour calmer Bob : elle utilise carrément des somnifères pour s’en débarrasser quand même.

Ce n’est pas suffisant pour que le grand-père rate les 15 ans de sa petite-fille, par contre. Il se pointe donc pour chanter la chanson la plus gênante possible sur sa machine à karaoké, sans même se rendre compte de la salacité des paroles qu’il utilise. J’avoue : j’ai rigolé, sur ce coup-là, plus que sur la blague avec Leia apprenant à se servir de talons ou conversant seule avec David de Beverly Hills.

La machine à karaoké n’est donc pas le cadeau préféré de Leia, et c’est un vrai bon point pour Red qui peut donc lui offrir son cadeau : la Vista Cruiser d’Eric. Oui, oui, il offre une voiture à sa petite-fille de 15 ans.

C’est du grand n’importe quoi, mais il y a encore pire. Serena passe le meilleur de ses anniversaires quand Jay se pointe chez elle après la fête pour s’excuser de l’avoir ratée. Il ne voulait pas se pointer avec Serena, ce qui est plutôt un bon point pour lui. Il a au moins l’avantage d’être plutôt malin, je n’aurais pas parié dessus !

Leia, quant à elle, tient sa promesse de se comporter comme une bimbo. Elle se jette sur lui et l’embrasse, ce qui fait que les deux finissent en couple (oui, adieu Serena, comme si de rien n’était) à faire un tour dans l’ancienne voiture d’Eric. C’est inattendu comme fin d’épisode, parce qu’à nouveau, les scénaristes précipitent un peu les choses entre Leia et Jay. Admettons, on est déjà à la mi-saison, après tout. Et comme c’est une mi-saison, il fallait aussi un cliffhanger : Jay et Leia se font arrêter par les flics…

That ’90s Show – S01E05

Épisode 5 – Step by Step – 15/20
Les clichés ont la vie dure dans les années 90 – et j’ai du mal à croire que ça se serait si bien passé à la télévision à l’époque – mais l’épisode fonctionne plutôt bien. On retombe dans l’humour de la série d’origine avec les nouveaux personnages ; les anciens ne paraissent pas trop envahissants ; bref, c’est positif et je passe un bon moment devant la série.

Spoilers

Kitty et Red découvrent l’ordinateur et internet.

One of us has to stay hip and current with the time.

Franchement, il n’y a pas photo : Kitty et Red sauvaient déjà beaucoup d’épisodes de la série d’origine, mais les revoir dans celle-ci confirme qu’ils sont géniaux. Pour cet épisode, l’intrigue qui les concerne les associe à Ozzie. Il y avait donc du boulot : Ozzie propose à Kitty de lui apprendre à se servir d’un ordinateur.

Les meilleures blagues de l’épisode tournent clairement autour de l’ordinateur et du changement que ça apporte dans la vie des deux grands-parents. Pourtant, Ozzie aide Kitty par pur égoïsme : il souhaite lui faire son coming-out, et tant qu’à faire, passer du temps avec elle lui donne des occasions. Il s’en confie à Leia, évoquant au passage… Les différentes étapes du coming out ?

Bon, c’était lourd, mais j’imagine bien ce genre d’intrigue dans les années 90 en vrai. Au moins, on en reste toujours au même stade avec la série : ils en font des caisses avec l’homosexualité d’Ozzie, ayant trouvé un sujet sans fin d’humour. C’est souvent lourd comme manière d’aborder la sexualité, avec un nombre de clichés incalculables… et ça m’a peu motivé de voir Ozzie faire son coming out une dizaine de fois avec des inconnus.

Peut-être que le problème vient du fait que c’est une étape qui est loin d’être drôle ? Je ne sais pas quoi en penser. Nous ne sommes plus tout à fait dans les années 90. Peut-être que le décalage temporel est finalement ce qui me pose le plus de problème avec la série, là où je m’y étais fait plus vite avec les années 70. Je n’ai pas vécu les années 70, et peut-être aussi que l’évolution de la société avait été plus lente.

Bref, pour en revenir à l’ordinateur, Red est complètement contre l’idée d’avoir un ordinateur, jusqu’à ce qu’il comprenne qu’avec Internet, il est possible d’avoir des photos d’actrices, possiblement dénudées. Le gag final était d’autant plus marrant que Kitty n’en a rien à faire et demande à son tour à voir un acteur.

Sinon, Leia connaissant le plan d’Ozzie, elle fait son maximum pour lui venir en aide. Elle prépare donc le terrain pour sa grand-mère, en lui parlant de son ami qui a quelque chose d’important à expliquer à lui expliquer, quelque chose qui la sorte de sa zone de confort. Kitty imagine aussitôt que comme Eric, Leia lui parle d’un ami qui n’est autre qu’elle-même. Cela fait quelques références sympathiques à la série originale et on sent que si Kitty est bien calme devant Leia… elle panique totalement intérieurement. Ainsi, elle appelle aussitôt Donna pour la prévenir qu’elle est sûre que sa fille est sur le point de faire l’amour. C’est vraiment drôle, parce que c’est réaliste cette fois.

Donna débarque à nouveau dans la série, avec des préservatifs et tout ce qu’il faut pour sa fille, mais aussi des anxiolytiques pour elle. Pour protéger le secret d’Ozzie, Leia se met à raconter n’importe quoi sur ses envies de faire l’amour. Ozzie est tellement sympa avec elle qu’il en profite pour l’enfoncer. Cela coince Leia dans une conversation sur la sexualité avec sa mère.

La conversation était sympathique et renforce mon amour de Donna, ainsi que de la série, tandis qu’en parallèle, Kitty découvrait internet. Le bruit de la connexion Wifi ? Qu’est-ce que c’est génial de l’entendre à nouveau ! La nostalgie prend toujours. Finalement, Kitty est très calme quand elle apprend l’homosexualité d’Ozzie, reprochant plutôt son goût et son choix d’un canadien, parce qu’une de ses amies a eu une mauvaise expérience avec un canadien.

Je doute vraiment que ça puisse si bien se passer dans les années 90 pour un ado parlant à une grand-mère, aussi cool soit elle. La série n’avait sûrement pas assez de temps pour développer plus cette intrigue, mais bon, Ozzie est accepté, et hop, on peut passer à autre chose.

Pendant ce temps, chez les ados, le sujet du moment est l’utilisation gratuite d’un jacuzzi, repéré par Nate dans le journal. Nate a absolument envie de le tester avec Nikki, mais celle-ci n’a pas envie. C’est donc vers Jay qu’il se tourne, inévitablement. En parallèle, Jay et Leia continuent de se tourner autour de manière bien ridicule. Il est évident que Jay a totalement envie de sortir avec Leia, mais comme elle veut rester son amie, il est totalement bugué. L’humour est bon en soi, mais ça ressemble beaucoup trop à Kelso cette manière de buguer.

Jay est en tout cas en pleine dépression maintenant que Leia lui a fichu un râteau, alors il s’en confie à Nate au moment d’aller chercher le jacuzzi. Le jacuzzi gratuit ? Il appartenait à un vieil homme décédé noyé, mais dans un lac. Mouais. La grand-mère qui le vend en profite pour tester le jacuzzi avec Jay et Nate. C’était aussi ridicule que marrant, mais Marion, la grand-mère, finit par donner de bons conseils à Jay, avant d’être interrompues par sa petite fille révélant que Jay et Nate ne sont pas les premiers à tomber dans le piège de la grand-mère.

Tout cela permet au moins à Nikki et Gwen de s’entendre autour d’un joint… C’était lourd comme blague, mais ça mène à une scène marrante où les deux se mettent à essayer des vêtements et faire des shootings photos. C’est un peu gênant comme elles se ressemblent, d’ailleurs, parce que ça dit de mauvaises choses sur Nate, un peu. L’inceste, c’est pas ouf.

Par contre, Nikki et Gwen qui deviennent amies là… Désolé, mais ça donne l’impression qu’on passe à côté d’un couple lesbien qui serait génial. De manière prévisible, l’épisode se termine sur Leia qui se décide à avouer à Jay qu’elle est amoureuse de lui… pour mieux se rendre compte qu’il a réussi à tourner la page très vite. Il est en effet en plein rencard avec Serena, la petite-fille de la grand-mère du jacuzzi. On le voit venir à des kilomètres, mais eh, les comédies ont toujours eu un petit côté prévisible, non ?