9-1-1 Lone Star – S04E05

Épisode 5 – Human Resources – 18/20
Je me suis laissé prendre au piège de cet épisode bien plus rapidement que d’habitude, probablement parce que les deux intrigues tournaient autour de personnages que j’aime beaucoup et qu’on ne voyait pas assez cette saison. Au-delà de ça, il s’agissait d’une intrigue un peu trop prévisible d’une part et d’un vrai retournement de situation, d’autre part. La série regagne en qualité avec de tels twists et des réactions qui paraissent bien plus crédibles et logiques que dans les épisodes précédents, tandis que le fil rouge renforce le suspense. Vivement l’épisode suivant, en fait.

Spoilers

Les ressources humaines débarquent à la caserne, mais pas forcément pour ce à quoi on s’attendrait.

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That’s crazy. I mean, ridiculous. That’s ridiculous.

Le temps passe bien trop vite cette semaine, ça doit être un effet secondaire de ma nouvelle vieillesse – ou de ma seconde jeunesse, selon le point de vue. Quoiqu’il en soi, un nouvel épisode de la série est disponible et il fallait bien que je le vois à un moment ou un autre. Pourquoi pas maintenant, donc ?

L’épisode reprend par une scène un peu étrange lorsque, comme moi, on a oublié le cliffhanger précédent. Seulement voilà, on nous prépare à l’explosion d’une bombe à la caserne et pour ça, on voit un jeune homme faire un test sur un bus scolaire et quelques mannequins qu’il explose avec plaisir. C’est presque sans urgence ou problème, sauf qu’il le fait avec un but bien précis ensuite et angoissant. C’est un problème, surtout quand il est surpris par un randonneur qui va vite regretter d’avoir croisé son chemin. Enfin, il n’a pas le temps de le regretter cela dit, parce qu’il est rapidement tué.

Cette introduction est vite oubliée pour reprendre sur d’autres intrigues, et je dois dire que je me suis fait happer plus rapidement que bien d’autres fois par cet épisode. Il n’avait rien de plus, je crois, mais ça fait quelques jours que je n’ai pas regardé de séries alors ça doit jouer, tout leur univers me manquait. Pourtant, ça commence par Owen qui veut vendre sa moto, et ça, c’est pas dingue. Mateo fait planter la vente d’Owen en parlant de greffe et de dons d’organes, cela dit.

On enchaîne avec les ressources humaines qui se pointent à la caserne pour mener une enquête. Au départ, tout semble indiquer que l’enquête est menée contre Owen, parce qu’il a eu tendance à utiliser des insultes et à entretenir une culture « cow-boy »… mais contre toute attente, la vraie raison de la présence des ressources humaines est que Marwan a osé dire qu’une femme était folle – celle du mobil-home roulant.

Ma foi, j’aime bien l’idée qu’elle soit assez folle pour s’en plaindre ensuite – surtout que je me suis souvent dit que les pompiers avaient beaucoup de liberté dans cette série. Cela me semble assez justifié comme plainte, en vrai, même si le côté « elle m’a fait me sentir en danger » est rigolo quand on se souvient qu’elle était prête à se laisser mourir.

Marjan semble prendre la nouvelle plutôt calmement au départ, mais dès qu’elle sort du bureau où elle est interrogée, elle se met à se plaindre au reste de ses coéquipiers. Elle recommence au passage à lancer quelques insultes envers cette femme, mais Owen réussit à la calmer à peu près. Il y a quand même un problème : il refuse qu’elle parte en intervention avec eux tant qu’elle n’a pas l’esprit reposé.

C’est plutôt un bon signe de la part d’Owen, et presque surprenant de sa part : c’est rare qu’il soit un bon manager et un capitaine ! Il ne le sait pas encore, bien sûr, mais il met aussi Marjan en danger : elle est abordée par l’homme du début d’épisode – celui avec le goût pour une bombe, pas celui qui s’est fait tuer – qui semble intéressé d’abord par Owen, puis par Firefox. Il connait bien toute la caserne, toutes les interventions passées et interroge Marjan un peu en détails.

Celle-ci le trouve louche, mais elle se laisse balader malgré tout, allant lui chercher un prospectus pour qu’il puisse postuler quand il lui demande, après avoir expliqué qu’il est un ancien soldat. Pourquoi pas ? Eh bien, parce qu’elle le laisse seul du côté du matériel des pompiers. Ce n’est jamais la meilleure des idées.

L’homme vole une radio sans qu’elle ne le remarque parce qu’elle a vraiment la tête ailleurs. Et ce n’est pas fini pour elle ! L’épisode m’a bien fait rire ensuite : Marjan se retrouve face à Mitch et Lila, le couple qui se plaint d’elle, pour s’excuser. Elle le fait, même si ce n’est pas évident et même si on sent bien qu’Owen n’est pas aussi sincère qu’elle. Lui, il ne comprend pas comment l’homme peut s’en être tiré avec une simple amende.

Effectivement, c’est clairement abusé, mais bon, il s’est réconcilié avec Lila donc j’imagine qu’elle n’a pas porté plainte pour l’enlèvement, et le reste bon, il a perdu sa maison déjà. Cela a dû coûter bien cher. Le couple est donc désormais SDF et a une page GoFundMe. La vraie raison derrière toute cette intrigue est donc que le couple espère des excuses publiques de la part de Marjan, sur son compte Insta. Et ils souhaitent que Firefox mettent un lien vers leur cagnotte, évidemment.

Cela paraît simple, mais l’éthique de Marjan est clairement attaquée sur ce coup-là : elle ne souhaite pas partager une telle cagnotte, car ce serait leur donner raison. Si elle ne le fait pas, elle risque toutefois un procès.

La deuxième intrigue est encore plus intéressante et se concentre sur Grace, ce qui est toujours une bonne manière de me convaincre. J’ai bien aimé ce qui était proposé en plus, même s’il y avait une bonne partie de l’épisode qui était trop prévisible. Ainsi, on se retrouve avec Linus, un petit garçon, qui appelle le 911 à plusieurs reprises pour de petites urgences bien à lui.

Il ne connaît pas sa table de sept (génial cette astuce qui me fait regretter de pas être américain et de ne pas avoir su ça enfant), il fait cramer un plat… mais ce qui intrigue principalement Grace, c’est qu’elle entend que sa mère fait la sieste au milieu d’une journée de cours et semble confondre de plus en plus les mots.

Elle s’inquiète donc de la situation de ce petit garçon, mais ne semble pas faire le lien sur le problème que pourrait avoir la mère. Elle en parle à sa supérieure, Sara, qui est d’une inutilité assez incroyable et lui laisse la liberté de faire son choix, lui rappelant tout de même que si Grace se trompe et qu’un flic se pointe, il y a toujours le risque que les services sociaux s’en mêlent au moindre petit objet pointu qui pourrait poser problème.

Grace passe donc sa soirée à ressasser ses doutes. Comme elle est mariée à Judd, elle a la chance d’avoir du soutien à la maison et les bons conseils. Plutôt que d’envoyer un flic, il conseille à Grace de se rendre chez la famille pour voir ce qu’il en est. C’était la meilleure des idées : la femme est en fait un plein AVC. Grace arrive pile à temps pour la prendre en charge.

Bien sûr, ce n’est pas si évident que ça de la prendre en charge correctement, alors Grace appelle également Tommy pour s’en sortir. J’ai beaucoup aimé ce segment de l’épisode, parce qu’on comprend bien que Grace est paniquée. Autant elle est capable de garder son sang-froid au téléphone, autant vivre la situation de stress est totalement différent pour elle. Tommy est heureusement capable de la réconforter et de lui indiquer la marche à suivre.

Il était intéressant de voir les rôles inversés pour ces deux-là, mais aussi de voir l’explication qu’elles ont ensuite, avec Grace qui s’excuse de s’être emportée pour rien quand Tommy a déjà pardonné de toute manière. En plus, la mère s’en tire parfaitement bien et tout est bien qui finit bien. Ou presque.

En effet, on enchaîne sur une autre intervention avec un immeuble complètement en feu. Cela n’est pas censé être bien différent des autres interventions, mais on comprend que le feu a été mis par le cinglé qui veut faire exploser la caserne, alors ça dessine un fil rouge tout de même inquiétant pour la suite. L’homme a volé une radio et note toute la procédure et les temps de réaction des pompiers. Bref, il les dissèque pour pouvoir leur faire le plus mal possible par la suite.

Ce n’est jamais agréable de savoir qu’une telle menace plane sur des personnages qu’on adore. Evidemment, la série n’en dit pas beaucoup plus sur le sujet dans cet épisode. En revanche, elle insiste pour le cas Marjan. Firefox se retrouve une fois de plus à devoir sauver une personne qui ne veut pas quitter sa situation de danger : ayant le vertige, un homme refuse de passer par la grande échelle pour être sauvé, préférant mourir. J’ai aimé voir Marjan essayer du mieux qu’elle pouvait de faire des efforts de langage.

En revanche, Paul n’a pas sa patience : il donne un coup de poing à l’homme pour l’assommer et le sortir de la situation dans laquelle il est. J’ai ri, mais ça m’a paru totalement abusé comme coup. Ainsi, quand il retourne voir les ressources humaines ensuite, je me suis dit qu’il était là pour prendre les devants d’une future plainte. Finalement, ce n’est pas le cas : il plaide le cas de Marjan auprès de la représentante RH, espérant qu’elle puisse appuyer pour que Marjan ne soit pas obligée de s’excuser dans les conditions voulues par le couple.

Elle ne peut malheureusement pas le faire – ou plutôt, elle l’a déjà fait et ça n’a mené à rien. Paul a toutefois le plaisir de se faire draguer au passage, parce que la représentante RH est en fait une ancienne camarade de classe qui le reconnaît à son sourire. La drague était mignonne, mais Marjan doit toujours s’excuser.

Elle le fait donc, expliquant qu’elle aurait dû éviter le terme « folle » pour utiliser plutôt celui d’opportuniste avide de frics. Bim. Marjan décide de démissionner car elle refuse de continuer à travailler pour un département qui l’oblige à s’excuser. Je quoi ? C’est n’importe quoi ? Bon dieu, ça m’a énervé.

Après NCIS Hawai’i et Grey’s Anatomy, c’est donc au tour de 9-1-1 Lone Star de se débarrasser pour un temps d’un personnage ; ce n’est vraiment pas ma saison apparemment. Comme pour la première, la nouvelle sort de nulle part et je ne m’y attendais pas du tout. J’étais content d’avoir un épisode se centrant de nouveau sur Marjan. Il est juste super frustrant de la voir quitter la série, provisoirement puisqu’elle promet de revenir pour le mariage (où en est le divorce de TK et Carlos d’ailleurs ??), en chevauchant la moto d’Owen qu’elle rachète. A bientôt pour de nouvelles aventures, je suppose. En attendant, il faudra composer sans Marjan, qui quitte l’Etat après avoir démissionné de la caserne. Bon, Owen promet de lui garder sa place tant qu’il est là, mais bon… C’est un départ frustrant, même si l’actrice semble sous-entendre qu’elle continuera d’apparaître. Je ne sais pas trop pourquoi les scénaristes ont fait ce choix si ce n’est pas une demande de l’actrice, franchement.

J’imagine qu’il va falloir attendre de voir ce qu’ils ont en réserve.

The Watchful Eye – S01E04

Épisode 4 – The Nanny Vanishes – 16/20
À ce stade, la série a réussi à me rendre complètement paranoïaque. Je me suis rendu compte, plus j’écrivais la critique, que je ne faisais confiance absolument à aucun des personnages. Il y a trop de secrets à découvrir et de mystères à éclaircir, mais le récit avance à une bonne vitesse pour que ça ne paraisse pas improbable ou insolvable. Bref, c’est un vrai petit plaisir, cette série !

Spoilers

Elena rencontre enfin Morgan, mais pas pour bien longtemps.

These people put surveillance cameras in their smoke detectors.

Nous en sommes déjà à l’épisode 4, l’air de rien. Ce titre ne me dit rien qui vaille et je prends un risque certain à regarder l’épisode un soir de fatigue, surtout que je n’ai pas de sous-titres, une fois de plus. La série peut être suivie sans, je le sais, puisque je l’ai déjà fait. Par contre, je les ai regrettés dès le départ, quand Elena reçoit un appel de quelqu’un que j’ai d’abord cru être Roman. Eh, je vous l’ai dit, je suis fatigué et il était vu de loin, tête baissé.

Finalement, il ne s’agissait pas de Roman, mais du petit frère d’Elena, Dale, si j’ai bien entendu. Celui-ci appelle sa sœur pour se plaindre des appels de sa mère et de sa situation de merde, selon lui. En effet, il est dans une école à uniforme qui semble bien prendre soin de lui, ce qui ne lui plaît pas. À l’adolescence, trop d’ordre ne fait jamais plaisir, je pense.

Le frère et la sœur s’engueulent au téléphone, mais ils sont drôlement civils quand il le fait. Oui, il lui raccroche au nez, mais ça pourrait être bien pire. Elena prend en tout cas le temps d’aller voir sa mère pour qu’elle arrête de téléphoner à Dale. Son plus gros problème ? Elle fait croire à Dale qu’elle sera bientôt sortie de prison… ce qu’Elena ne souhaite absolument pas.

Cela n’empêche pas sa mère d’y croire. Pour sortir de son trou, la mère a pourtant besoin de la fille ; donc ça semble compromis pour elle, hein. Sortir de prison après sept mois quand on est condamné à huit ans, elle a beaucoup d’espoir. Je vois plutôt la fin de saison où Elena se retrouve en prison avec elle… mais en même temps, je me demande s’il y aura de quoi faire une saison 2 avec ces intrigues.

C’est un peu tôt pour l’envisager, je sais. C’est juste que j’accroche beaucoup à la série pour le moment. Pourtant, ce quatrième épisode commence par des scènes qui nous tiennent loin du Greybourne. C’est un problème : Greybourne est à mes yeux un personnage à part entière de la série, et il lui est essentiel.

Après, l’avantage, c’est qu’on en revient très vite à l’intrigue qui m’intéresse le plus : Elena rencontre enfin Morgan. Cette dernière est vraiment intéressante dans ce qu’elle révèle à Elena : Morgan est paranoïaque, très clairement. Elle demande à Elena d’éteindre son téléphone, est persuadée d’être surveillée, même encore maintenant, et nie totalement les rumeurs selon lesquelles elle couchait avec Matthew. J’ai plutôt tendance à la croire, franchement.

La manière de filmer la scène était un peu déroutante, avec des plans sur les deux actrices côte à côte, à se parler. Morgan décide de s’en aller subitement, parce qu’elle est sûre d’être toujours suivie, mais elle prend tout de même le temps de révéler à Elena que la femme de Matthew voyait des gens aux Greybourne. C’est probablement ce qui l’a poussée au suicide. Le truc, c’est que Morgan envisage à peu près les mêmes gens qui la suivent – sans pouvoir donner le moindre nom car elle a signé un contrat avec les avocats de la famille – quand Elena pense aux fantômes.

Quoiqu’il en soi, Elena décide d’en parler à son petit ami, espérant encore du soutien de la part de ce débile de détective Macedo. Je le déteste de plus en plus à chaque épisode, et celui-ci ne déroge pas à la règle. Scott est insupportable à ne pas croire Elena quand elle lui parle, vraiment.

Après, il faut bien reconnaître qu’Elena ne doit pas être simple à suivre non plus – mais moi, je l’adore ce personnage pour l’instant. Par contre, pfiou, ses journées m’épuisent, c’est impossible à suivre à force. Elle rentre au Greybourne pour mieux voir Bennet draguer Roman, une fois de plus. Cette fois, Bennet demande clairement à Elena ce qu’elle sait de Roman, pour savoir s’il est célibataire ou non. Bien sûr, Elena maintient sa couverture, mais j’imagine que ça pourra être une information importante de connaître ce crush de Bennet pour se la mettre dans la poche plus tard.

En attendant, Bennet est engueulée par sa belle-mère. Ah. Je crois que je n’avais pas encore captée que Tory n’était pas la mère des filles. Cela la place dans le rôle de l’insupportable belle-mère, et Amy Acker le joue toujours à merveille. Cependant, je sens qu’on nous cache quelque chose avec cette intrigue : Tory se plaint d’un sac qui aurait été emprunté et abimé par Bennet… Mais il y aura peut-être plus à savoir par la suite.

Pour l’instant, il faut se contenter de Roman qui continue de gagner la confiance et l’affection de Tory en s’occupant du sac, avant de manger avec Elena. Celle-ci lui révèle une partie de l’avancée de son enquête sur le rubis qu’elle espère retrouver. C’est l’occasion de découvrir qu’elle joue double jeu avec tout le monde : Scott, qu’elle ghoste et qui n’est pas au courant de l’existence de Roman, mais aussi Roman, qui n’a pas exactement sa part du gâteau dans l’affaire.

Ils partagent un repas ensemble avant qu’Elena retourne s’occuper de Jasper. Il faut bien qu’elle le fasse de temps en temps, tout de même. Ne perdant pas de vue son objectif, elle propose à Ginny un après-midi de baby-sitting commun. Cela ne vend pas du rêve, mais Elena profite de l’occasion pour fouiller l’appartement, évidemment. Elle espère retrouver un bijou volé, puisqu’il est question de ça dans les lettres de Greybourne…

Je suis à peu près sûr que ce trésor sera un enfant, en vrai, surtout avec Ginny qui insiste pour dire que tous les riches sont de la même famille. Cela sent trop le secret de famille, de toute manière. Et Ginny, je n’arrive pas à lui faire 100% confiance non plus, d’ailleurs. Elle est beaucoup trop vite sur le dos d’Elena, par exemple : elle la surprend en train de fouiller l’appartement et le prend très mal, expliquant que sa boss a une mémoire photographique.

Pour se faire pardonner d’avoir fouillé l’appartement et d’avoir vexé Ginny, Elena trouve rapidement une solution : Matthew lui demande de l’aider – enfin, en vrai, elle propose – à vider le placard de son ex-femme pour tout donner à des œuvres caritatives. C’est l’occasion de fouiller l’appartement, de passer du temps avec Ginny et un verre de vin, mais aussi de récupérer de l’argent de poche facile, avec des affaires aussI.

Yep. Matthew propose à Elena de récupérer les fringues de sa femme morte. NORMAL. Bon, en même temps, il avait également demandé le divorce, sans signer les papiers… Contrairement à sa femme. Voilà qui est étrange. Elena récupère les papiers du divorce, avant de se retrouver à devoir essayer une robe, soi-disant contre son gré, quand Ginny la force. Humph. Ca me donne l’impression que Ginny voulait du temps seule pour fouiller l’appartement elle aussi.

Je deviens parano. La série me rend parano. Il faut dire qu’entre les vivants et les morts, on ne s’en sort plus. Oui, les morts sont de retour : Elena voit ainsi le fantôme d’Allie dans son dos, avant de se rendre compte qu’il s’agit en fait de Tory. Que faisait-elle dans l’appartement de Matthew ? Nous ne le saurons pas – pas immédiatement en tout cas.

Elle se barre bien vite ensuite, permettant à Elena et Ginny de continuer de vider le placard. Pendant ce temps, Matthew se rend au cinéma avec Jasper, parce que c’était le jour off d’Elena en théorie. En pratique, elle passe la journée à bosser parce que c’est plus cool que d’être avec Scott ! Et c’est plus cool aussi quand Matthew l’invite à rester dîner.

Elle joue avec le feu, comme le dira plus tard Roman, et elle le fait de manière plus littérale que prévue quand leur dîner crame sur la plaque. Elle se rend compte que le détecteur de fumée ne se déclenche pas et se propose de changer la batterie (en montant sur une chaise qui doit coûter son salaire sans retirer ses chaussures, bien sûr). Avant ça, elle s’est rendue utile avec Jasper, tout de même, et a continué de marquer plein de points auprès de son boss.

Après ça, elle ne voit plus l’appartement de Matthew de la même manière : elle se rend en effet compte qu’il y a une mini caméra dans le détecteur de fumée. Un rapide tour de l’appartement lui confirme, en plus, qu’il y en a probablement d’autres – et on nous le confirme. Le titre de la série prend tout son sens et nous on continue d’être de plus en plus parano (déjà que les plans filmés de très loin au début de l’épisode n’aidait pas à avoir confiance !).

Prise de court, Elena se confie à la seule personne en qui elle est sûre de pouvoir avoir confiance dans le Greybourne : Roman. Je ne sais pas s’il fera long feu, lui : il en sait beaucoup trop. Et ça ne va pas en s’arrangeant quand elle lui montre ensuite l’ancien appartement de Greybourne et les papiers du divorce. L’avocat qui gérait le divorce ? Il s’appelait Victor Marcato. Ce nom n’est pas inconnu d’Elena : il s’agit de l’avocat qui a fait signer à Morgan son contrat pour ne rien révéler de son job.

Elle avait laissé le nom à Elena en l’écrivant sur son gobelet de café, paniquée par la situation. La panique commence à gagner aussi Elena cette fois : elle cherche à recontacter Morgan pour mieux se rendre compte que son téléphone est déconnecté du réseau et que son immeuble est désormais condamné.

Pour nous, c’est l’occasion d’apprendre que la série se déroule le 30 juin 2022. Bon, en même temps, six mois après Noël, c’est plutôt logique qu’on soit fin juin. Face à tout ça, Elena se confie à Scott pour qu’il puisse se servir de son job pour obtenir des infos… mais c’est un fail : une fois de plus, il ignore ce qu’elle lui raconte et n’écoute pas vraiment ce qu’elle lui dit.

C’est bien dommage. Finalement, elle se confie donc aux autres nourrices qu’elle connaît : Kim, Alex et James. On apprend au passage que James a posé un lapin, soi-disant accidentel, à Kim. Oui. Soi-disant. Je n’ai confiance en personne, pas même en Elena. On n’arrête plus d’en découvrir sur Elena et ses origines : chaque épisode apporte quelque chose de nouveau sur sa famille tout de même. Il y a trop de secrets, vraiment.

Les caméras n’aident pas, en tout cas. Elena est sûre qu’elles sont à Tory, mais elle n’a pas de preuve. Elle ne leur parle pas de la disparition de Morgan, mais juste des caméras. Les nourrices lui expliquent qu’il s’agit d’une partie de leur boulot et qu’il faut faire avec, tout en regrettant de ne pas pouvoir espionner les boss… Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Elena se décide à mettre un tracker dans le sac pété de Tory.

Hâte d’en savoir plus sur Tory, vraiment ! En attendant, il faut se diriger vers un cliffhanger improbable, histoire de continuer de n’avoir confiance en personne. Matthew est ainsi l’invité d’honneur d’une cérémonie qui le lie au Greybourne, puis rentre chez lui pour parler à un homme que Jasper identifie auprès d’Elena comme étant l’ami de sa mère.

Le seul problème, c’est que l’ami de sa mère n’est autre que… Scott. Vraiment, je déteste ce personnage.

9-1-1 Lone Star – S04E04

Épisode 4 – Abandoned – 15/20
C’est déjà bien mieux cette semaine, même si je suis triste que ce ne soit pas un épisode de St Valentin. Cela ne risquait pas de l’être vu le cliffhanger de la semaine passée, je sais bien. Les personnages étaient moins énervants, même si les situations ne sont toujours pas totalement crédibles. Savoir où se dirige l’une des intrigues à laquelle je n’accrochais pas en ce début de saison est également une bonne chose… Bref, un bon épisode, dans lequel il manque toutefois certains personnages et ingrédients de base de la série.

Spoilers

Carlos est retenu en otage en attendant d’être tué.

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He’s my son !

Encore un épisode de près de 44 minutes ce soir, ça fait plaisir ! En plus, l’épisode commence par se centrer sur Carlos, ce qui est toujours un plus aussi. J’adore ce personnage après tout. Bon, il se réveille après avoir été assommé dans une cuisine par une femme âgée qui est l’américaine de base – une petite Bree Van de Kamp quoi.

Elle est pleine de bienveillance et gentillesse envers Carlos… mais il y a tout de même le problème qu’elle a assommé Carlos avec une pelle et qu’elle l’a ligoté. Un détail, trois fois rien, sauf que ça inquiète tout de même Carlos, de manière assez légitime. La vieille s’intéresse aussi à TK, pensant qu’il s’agit de la fiancée de son prisonnier. Elle n’est pas prête pour le 21e siècle, apparemment, la pauvre.

Bon, Carlos lui demande bien d’être libéré, surtout quand il se rend compte qu’il y a un cadavre dans le placard de la cuisine. C’est problématique, tout de même. La femme refuse de le libérer, insistant pour dire qu’il est important que Carlos rencontre son fils. Son fils n’a pas l’air du même avis quand il débarque et se rend compte que sa mère lui a montré le cadavre – même si c’est par accident.

Quand en plus il se rend compte qu’il a affaire à Carlos Reyes, un policier, il demande aussitôt à sa mère d’aller lui chercher le kit. Il ne quitte plus des yeux Carlos, cherchant à en savoir plus sur ce flic en uniforme venu sans uniforme. Pour être plus juste, il devine bien vite ce qu’il en est, tout en lui assurant qu’il l’enterra dans le tunnel par lequel il est entré dans la maison.

Carlos est vraiment ridicule de ne pas avoir appelé de renfort avant, tout de même. Dès qu’il a trouvé le tunnel, il aurait dû signaler la présence. Maintenant, il se retrouve à être drogué (enfin, anesthésié) de force par un psychopathe qui a tué au moins une femme.

En parallèle, et c’était bien moins intéressant, la série revient également sur le cas d’Owen. Il doit partir en mission d’infiltration pour le FBI désormais, portant un micro dans un slip moche comme tout pour s’assurer de tout enregistrer de sa conversation avec le flic ripoux. Le voyant absent, TK s’inquiète pour son père, même si Carlos n’est pas là. En fait, il l’appelle surtout pour obtenir ses conseils.

C’est super frustrant : Owen conseille à TK de ne rien faire et d’attendre que Carlos le contacte, puisqu’ils se sont quittés sur une dispute et qu’il est probablement avec Iris. Idée de merde. Heureusement qu’il y a Nancy pour lui conseiller de l’appeler – et les autres pompiers, d’ailleurs. Ils en ont marre de voir TK s’impatienter et Marjan va dans le sens de TK : c’est bizarre de ne pas avoir de news de Carlos.

Grâce à elle, TK fait en sorte que Nancy appelle l’hôpital, pour savoir si Carlos y est – mais officiellement pour prendre des nouvelles d’Iris s’il lui demande. Il ne risque pas de le faire, cependant : il n’est pas à l’hôpital. La pauvre Nancy est celle qui doit l’annoncer à TK et je n’aimerais pas être à sa place à ce moment-là.

TK appelle Grace au boulot pour en savoir plus sur la localisation de son futur mari et… c’est totalement abusé : que Grace aide Judd, c’est une chose ; mais TK ? Ils sont à peine amis, en vrai. Et quand bien même, elle cherche le téléphone d’un flic avec le service du 911 sans même poser la moindre question. Franchement, pour ce qu’elle en sait, TK aurait pu vouloir vérifier que Carlos ne le trompe pas, et je ne pense pas que le 9-1-1 soit là pour ça.

Bon, il faut s’y faire, cependant, Grace accepte de l’aider et c’est tant mieux. Elle lui révèle rapidement que son téléphone est déconnecté du service, ce qui signifie que la batterie a été retirée ou que le mobile est détruit. Peu rassurant : c’est un vrai motif d’inquiétude, cette fois. TK tente d’appeler son père, en vain, puis se rend chez ses beaux-parents.

C’est une bonne idée quand on a un beau-père flic pas très regardant des règles non plus. Il ne dit rien sur Grace qui traque son fils, bien au contraire : il est prêt à utiliser ses ressources aussi pour faire chercher la voiture de son fils. C’est en vain : Grace rappelle TK pour lui dire que le dernier appel de Carlos était la veille, devant la maison où il a retrouvé Iris. Voilà qui va nous aider à retrouver Carlos à temps.

En théorie. En pratique, Carlos et son beau-père se rendent à la maison sans donner d’autres coups de fil. Bon, c’est ce que je me disais, mais l’enquêtrice pour la disparition d’Iris débarque et révèle sa théorie sur Iris la veille. Il pourrait être intéressant d’interroger Iris, donc, pour mieux comprendre ce qu’elle pense avoir vu…

Ce n’est pas ce qu’ils choisissent de faire ça quand TK joue les enquêteurs, cependant. Il est celui qui retrouve les papiers d’identité de Donna, l’amie qu’Iris cherchait, et les confie aux flics. Dès lors, la police enquête sur un serial killer, pas juste sur une disparition. C’est carrément flippant pour TK, cette fois : il comprend assez vite que son beau-père envisage la mort de son fils. Pourtant, le beau-papa est capable de rester calme. Et de rassurer TK.

Peu de temps avant ça, TK a tout de même interrogé tout le voisinage de la maison où Iris a été retrouvée, pour en savoir plus. Malheureusement, il s’est retrouvé à parler à Trudy, la mère du serial-killer qui retient Carlos en otage, sans capter qu’il était à quelques mètres de son fiancé. Ah lala, ce dernier est interprété par un excellent acteur, vraiment. C’est à se demander ce qu’il fait dans une série parfois bien mal écrite.

Je veux dire, l’enquête policière pour retrouver Carlos est largement menée par TK qui n’est pas flic et n’a rien à faire au commissariat, en théorie. Il est carrément en train de fouiller dans les preuves sur les différentes disparitions de femme, et ça lui permet de se rendre compte qu’elles allaient toutes dans la même pharmacie.

Grâce à ça, ils remontent rapidement la piste de Darryl, le fils de Trudy. Ils le ratent de peu à la pharmacie où il vient de faire un petit refill de médicaments, mais bon, on les sait sur la bonne piste, surtout quand ils demandent son adresse. Vu le nombre de flics devant la maison en question, ça ne devrait pas prendre longtemps de le faire arrêter. Et pourtant !

Même quand Carlos a l’occasion de hurler à la mort, personne ne l’entend dans la rue. Bon, ils sont un peu loin et Trudy est réactive à mettre de la musique, mais tout de même. Cette flic qui pense entendre le cri avant de se rendre compte que non, elle est vraiment énervante. En plus, toutes les unités sur place commencent à repartir… sans même trouver le tunnel ?? Carlos l’a trouvé en deux secondes à la fin de l’épisode précédent !

Et maintenant, on se trouve à perdre du temps, avec Carlos qui sympathise avec Trudy. C’est clairement ce qu’il faut faire. Elle adore les gays, d’après ses mots, et elle le trouve poli, alors il a déjà gagné pas mal de points. Quand en plus, il analyse que Trudy est une maman prête à tout pour son fils, il comprend qu’il a un accès facile à la liberté : il lui parle de TK et de sa mère décédée, assurant que l’amour qu’il sent pour TK vient d’elle.

Il n’en faut pas plus pour que Trudy le libère… mais c’est trop tard : Darryl est déjà là, malheureusement. Carlos est assez réactif et entraîné pour le mettre KO, ce qui ne l’empêche pas de perdre le combat à la fin. J’étais énervé devant ma télé, franchement : comment peut-il oublier la présence de Trudy pendant qu’il tabasse Darryl ? Il est assez évident qu’elle va utiliser la morphine ramenée par son fils, quoi.

C’est effectivement ce qu’il se passe : elle le drogue, juste avant l’arrivée de TK et son beau-père. Oui, il y avait des unités partout dans la rue peu de temps avant, mais ce n’est pas assez pour qu’elles soient les premières sur les lieux. Et TK qui rentre dans la maison sans protection ou arme, c’était trop gros.

Bon, après, heureusement qu’il était là : il a les connaissances médicales pour aider Carlos à rester en vie. Tout est bien qui finit bien du côté de cette intrigue, et c’est tant mieux. Elle était plutôt agréable à suivre, franchement.

De son côté, Owen ghoste son fils pour se rendre à un rendez-vous avec O’Brien. Pas dingue. Franchement, cette intrigue n’arrive pas à me convaincre. Le coup du FBI ne fonctionne pas tellement, parce que ça n’est pas crédible qu’ils fassent autant confiance à Owen et l’envoie en couverture.

Owen continue d’être beaucoup trop manipulé par son ami flic, en plus. Il lui révèle bien vite la vérité – que ce soit d’être au courant qu’il est un membre fondateur du club ou qu’il porte un micro. Aaah. Et on ne voit même pas la réaction du FBI quand il balance ça ?

Assez vite, Owen se retrouve interrogé par un vrai leader du club qui cherche à en savoir plus sur la fouille du FBI qui a eu lieu la veille. C’est sans surprise qu’il soupçonne Owen et O’Brien d’être responsables de la fouille. En vrai, c’est même plutôt vrai. Si Owen essaie de garder son calme et d’apaiser les tensions, O’Brien adopte une stratégie différente. Il souhaite toujours retrouver son neveu, en vain.

Finalement, Owen révèle toute la vérité, à nouveau, au leader qui l’interrogeait. Cela lui permet d’être viré du bar, mais en restant en vie. Inévitablement : ils ne vont pas le tuer alors que le FBI écoute ce qu’il se passe. La fin d’épisode nous laisse malgré tout O’Brien et Owen très amis (merde) et nous promet une bombe dans peu de temps. La cible ? Apparemment, Owen. Et pout l’atteindre, la caserne 126.

The Last of Us – S01E03

Épisode 3 – Long, Long Time – 17/20
Je suis partagé (de nouveau), parce que cet épisode intervient très tôt dans la série pour proposer un tel détour. En même temps, l’occasion était probablement trop belle pour que les scénaristes passent à côté et je trouve que ça fonctionne merveilleusement bien. La série était à deux doigts de réussir à me faire pleurer, dès son troisième épisode. Je suis content qu’ils osent ce genre d’histoire et ça marque suffisamment les esprits pour que la série se forge une réputation. Ils ont donc bien fait. Par contre, pas merci à tous pour les spoilers. Je sais, je n’avais qu’à pas être en retard.

Spoilers

Joel et Ellie se rendent chez Bill et Frank.

Dead people can’t be infected.

L’épisode dure de nouveau beaucoup trop longtemps pour son propre bien, mais il a le bon goût de commencer directement par le générique. 1h15, sérieusement, faites un film, à ce stade… Avant de débuter la critique, il faut tout de même que je précise une chose importante : j’ai déjà longuement entendu parler de l’épisode et je suis inévitablement spoilé. Je sais que le but de l’épisode est d’étendre l’univers avec une backstory qui n’est pas dans le jeu, je sais que c’est LGBT, je sais que ça a divisé entre « exceptionnel/meilleur épisode ever » et « bordel, mais on veut juste de l’action ». Bon, et les homophobes, bien sûr.

Plus que pour Anna Torv et Pedro Pascal, c’est donc pour pouvoir me faire aussi mon propre avis sur cet épisode que je me suis lancé dans la série. L’épisode commence d’abord par un petit moment de commémoration de Tess : Joel empile des galets pour lui rendre hommage et hop, on peut avancer pour continuer d’explorer sa relation avec Ellie. Pour une fois, son impertinence la rend attachante : elle rappelle à Joel qu’ils ont fait le choix de la transporter hors de la zone de quarantaine pour leur batterie afin de bien souligner qu’il ne peut pas rationnellement lui en vouloir. Elle n’est pas responsable de ce qu’il s’est passé.

Elle reste tout de même super bavarde et pose un million de questions. Elle commence par se renseigner rapidement sur Bill et Frank, qui vivent à cinq heures de marche de là mais que Joel décrit comme sympa, avant d’essayer une fois de plus de récupérer un flingue, même quand Joel lui explique qu’il est fréquent de manquer sa cible. On apprend aussi que sa cicatrice vient justement de là.

Les deux personnages font alors une halte dans un supermarché à l’abandon. Joel veut y retrouver ses affaires – oh, ça sent bon le jeu vidéo où il faut récupérer des trucs, ça, quand même ? – et Tess l’abandonne pour aller explorer le terrain de son côté. Alors ça passait peut-être dans le jeu, mais elle paraît sacrément stupide de se lancer dans l’exploration de la cave après avoir ouvert une trappe condamnée.

Une décennie de Walking Dead me fait savoir que les zombies sont partout et qu’il faut se méfier d’absolument tout. Particulièrement les sous-sols condamnés. Cela ne manque pas : certes, Ellie trouve des ressources intéressantes (est-ce de la bouffe ?), mais elle trouve aussi un zombie. Celui-ci est sous des décombres, mais ça ne justifie pas de prendre le temps d’aller jouer avec.

Sa curiosité morbide la pousse en effet à lui ouvrir le front pour voir ce qu’il y a derrière. Même si le sang coule, on voit bien que ce n’est pas une couleur normale qu’il a dans le crâne. Elle finit par le planter avec son couteau et tout est bien qui finit bien. Joel s’inquiète évidemment pour elle, mais elle se garde bien de lui dire ce qu’elle a fait.

Ils peuvent en tout cas reprendre la route cette fois, mais Joel abandonne sa mitraillette derrière lui, faute de munitions. En route, ils croisent un avion écrasé, qui provoque malgré tout la jalousie d’Ellie qui n’a jamais pu voler (effectivement), et Joel continue de vouloir protéger Ellie de toute la violence de ce monde. Elle n’a pas le droit d’avoir d’arme, pas le droit de voir des cimetières à ciel ouvert, mais il répond au moins à ses questions.

Et c’est intéressant, franchement. Il revient en effet aux origines de l’épidémie pour elle, parce qu’elle ne sait pas comment tout a commencé. S’il faut avoir été mordu pour être infecté, qui donc a bien pu mordre le premier infecté ? L’œuf ou la poule, quoi. La réponse proposée par Joel est simple et efficace : une mutation des champignons, se retrouvant dans la nourriture – et dans un ingrédient probablement très commun. Un jeudi matin, les gens ont acheté et mangé cette nourriture. Le soir, ils étaient malades. Le vendredi, ils mordaient tout ce qui bouge. Le lundi… le monde avait sombré dans le chaos.

C’est bien de nous rappeler la fragilité de l’être humain comme ça. Il ne s’est pas passé autre chose avec le covid et les confinements, après tout. Par contre, une semaine après ces désastreux événements, l’armée a aussi fait évacuer des villages en leur promettant un accès en quarantaine. Malheureusement, si jamais les zones de quarantaines étaient pleines… l’armée fusillait les gens. Une méthode comme une autre pour limiter l’infection. Arf.

L’histoire se suffisait à elle-même et était déjà dramatique, avec des tas de gens devenus squelettes au milieu de leurs affaires (personne n’a pillé les valises, c’est surprenant ?). La série prend toutefois le parti de proposer un flashback et de revenir le 30 septembre 2003 pour suivre justement ces pauvres gens qui se feront tuer. Pour bien insister sur le désastre de la situation, on commence par nous présenter une femme et son bébé, enveloppé dans une écharpe que l’on a vu dans le cimetière.

C’est triste, c’est sûr. La série prend toutefois le parti de nous présenter ensuite un autre personnage, qui s’est enfermé dans son sous-sol pour éviter l’armée. La série prend son temps mais finit par révéler le visage de l’acteur : Nick Offerman.

Vraiment, c’est un casting de qualité ; mais pour le coup, son visage est un peu trop connu et ça m’a un peu sorti de l’épisode. Bon, toujours est-il que le personnage utilise les caméras de surveillance de sa maison pour savoir quand l’armée s’en ira et pouvoir commencer à mener sa petite vie tranquille. Son village est après tout complètement déserté, puisque tout le monde a suivi l’armée. Il semble pouvoir vivre loin de l’infection, en tout cas.

Un montage musical nous montre le personnage faire le tour des magasins pour récupérer du matériel et de la nourriture, même s’il fait aussi pousser ses propres carottes. Franchement, son repas donne presque faim. Il réussit même à créer son propre générateur, tout de même.

Bien évidemment, il monte aussi quelques pièges autour de chez lui, ainsi qu’une barricade, avec mot de passe. Il est sacrément motivé franchement. Il passe ainsi quatre années dans sa solitude, à sophistiquer toujours plus son système. Je veux dire, il a une barrière électrifiée qui a la classe tout de même.

La tranquillité ne pouvait pas durer éternellement, en tout cas. En 2007, un homme tombe dans un de ses pièges, et au moins, pas un piège mortel. Du fond du trou, l’homme peut affirmer qu’il n’est pas infecté et pas armé. Il est parti de chez lui avec une dizaine de personnes et il se retrouve désormais seul, espérant pouvoir atteindre Boston.

Bill, parce que c’est Bill notre homme solitaire depuis quatre ans, décide donc de libérer Frank, parce que c’est Frank qui est tombé dans le piège bien sûr, afin de le laisser repartir vers Boston. Malheureusement, Frank ne l’entend pas de cette oreille : il est affamé et demande plutôt à rester. La logique voudrait que Bill l’envoie bouler, et il le fait… avant de se laisser convaincre que ça ne lui coûte pas grand-chose d’aider Frank à manger.

C’est mignon comme tout : il l’invite à manger, mais lui laisse prendre une longue douche chaude avant ça. Ah ben pour quelqu’un qui s’inquiétait que Frank ne soit pas seul ou qu’il cherche à l’attaquer OU PIRE qu’il raconte à tout le monde qu’il avait eu un repas gratuit… il en fait des caisses pour séduire Frank. Non parce que désolé, mais c’est de ça qu’il s’agit et ça se voit quand Frank est sous la douche et que Bill hésite à aller le mater, hein.

Bon, il se contente de lui préparer un repas incroyable, surtout pour quelqu’un qui a le ventre vide. L’alcool quand on a le ventre vide, par contre, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Pas étonnant que Frank, probablement pompette, se mette à vouloir jouer du piano. La chanson qu’il joue ne plaît toutefois pas à Bill. Ce dernier l’interrompt donc, pour chanter sa solitude. OK. Je vois ce que vous faites, scénaristes, et c’est très mignon.

Bien sûr que c’est inutile pour du long terme dans la série et que la manière de l’introduire dans la série est bizarre, mais c’est sympathique malgré tout comme flashback. Je comprends l’obsession qu’il y a pu avoir autour de l’épisode, franchement. La séance au piano finit par une question de Frank pour savoir à quelle fille Bill peut bien chanter, avant que ça ne dérape en baiser entre eux…

Frank demande alors à bill d’aller prendre une douche, et il l’attend nu dans son lit. Je ne sais pas trop si ça valait le coup de rester si longtemps avec eux à ce moment-là. J’aime bien savoir que Frank est la première fois de ce Bill, un type un peu bourru qui n’a jamais dû assumer sa sexualité avant… mais c’était un peu long de l’entendre dire qu’il allait commencer par les choses simples. Par contre, le voir négocier quelques jours de plus avant de coucher avec lui, c’était le minimum.

Au fond, leur début de relation est sacrément rapide, accélérée par l’épidémie. Pas étonnant que trois ans plus tard, on les retrouve en pleine engueulade, non ? On découvre donc que Bill était un complotiste avant même l’épidémie. Si la vie lui a donné raison, ça énerve tout de même Frank de vivre avec un Bill si coincé. Il refuse de prendre soin de la rue dans laquelle ils vivent, refusant aussi à Frank les ressources qu’il lui demande pour en prendre soin ou retaper les boutiques.

Si Frank a cette nouvelle lubie, c’est parce qu’il a pris l’habitude de parler à la radio à une femme, cherchant des amis. Oui, oui, l’apocalypse, c’est sympa, l’amour, aussi, mais des amis, c’est mieux. La femme est évidemment Tess. Cela fait plaisir de la revoir, si peu de temps après sa mort. Je pensais devoir m’en passer jusqu’à la fin de la série et je suis content que ce ne soit pas le cas.

Bon, après, il n’y a pas grand-chose à en dire : Tess et Joel sont invités à manger chez Frank et Bill, et Bill a juste peur de rester avec eux. Il les menace de son flingue pendant le repas, n’apprécie pas que Frank fasse rentrer Tess chez eux et finit par se laisser convaincre par Joel que ce peut être une bonne idée, tout de même, de faire quelques échanges avec ce couple d’étrangers. Joel promet d’aider à renforcer la barrière électrique de leur rue, par exemple, parce qu’elle est déjà bien abimée, forcément. Au moment du départ, on découvre que c’est Frank qui a eu l’idée du code à la radio et on comprend que les deux couples sont prêts à rester amis pour un bon moment.

Trois ans plus tard encore, en 2010, j’imagine, on découvre que Frank a échangé un pistolet de Bill contre des graines leur permettant désormais d’avoir des fraises et d’en manger. Eh, franchement, leur vie pendant l’Apocalypse donne envie malgré les menaces de Joel sur ce qui les entoure et risque de troubler la tranquillité de leur vie, hein. Oui, Frank a prédit que des gens viendraient s’attaquer à eux parce qu’ils ont de belles ressources.

Ils sont mignons comme tout, ce couple, à manquer d’écraser les fraises juste pour faire l’amour… Finalement, ils rentrent chez eux. On les retrouve durant une nuit d’orage où la menace de Joel finit par se concrétiser. Il y a quelqu’un pour venir tenter de pénétrer chez Bill et Frank, loin de se douter de la violence des défenses mises en place par Bill. Il est fort ce Bill.

Ainsi, Frank se réveille et tente de réveiller Bill, mais Bill n’est plus là. Bien sûr qu’il est déjà dehors sous la pluie à tirer sur tout ce qui bouge. Quand Frank sort dans la rue, il interrompt toutefois les excellents coups de feu de Bill et provoque bien malgré lui sa blessure. Ben oui, Bill tourne la tête et bim, il se fait tirer dessus.

Quelle idée de sortir prendre un tel risque quand sa barrière est faite de lance-flammes capables de tuer tous les assaillants, hein ? Bill a peur de mourir et lui donne absolument toutes les recommandations pour survivre. Il refuse de savoir Frank seul et lui ordonne d’appeler Joel pour le protéger. Bille st sûr de mourir ce jour-là… mais ce n’est finalement pas le cas. La scène était belle malgré tout.

Nous retrouvons dix ans plus tard ces deux personnages, et oui, ils sont toujours ensemble. Désormais, Frank est en fauteuil roulant. Ils ont pu vivre toute une vie d’amour et d’eau fraîche… C’est juste magnifique. C’est tôt dans la série pour proposer ce genre d’épisode, mais en même temps, je ne vais pas bouder mon plaisir : j’ai apprécié ce couple. Comme tout le monde.

Malheureusement, les scénaristes nous donnent quelque chose pour nous le retirer aussitôt. Frank est malade, vraiment malade, et il a pris la décision de vivre une très belle dernière journée… avant de se suicider. Ben non, Frank, ne fais pas ça. Il explique à Bill qu’aucun médecin ne pouvait le guérir vingt ans avant et que plus personne ne le pourra désormais. Il décide donc d’abandonner son combat contre la maladie et de passer une dernière journée parfaite avec Bill.

Il en demande beaucoup à Bill en plus, parce qu’il veut qu’ils se marient sur cette belle dernière journée avant un autre repas de mariage préparé par Bill. Oui, Frank demande à Bill de lui préparer un dernier repas et espère vraiment qu’il prendra bien de se faire abandonner comme ça. Je sais que ce n’est pas le cas, mais bien sûr que Bill ne peut que le vivre comme ça.

C’est donc sans la moindre surprise que l’on voit Bill préparer le verre de vin qui tuera son mari… avant de boire lui aussi son verre d’une traite, parce qu’il avait déjà mis ce qu’il fallait pour se suicider lui aussi. On ne peut pas faire plus bel amour que ça, j’imagine. Frank se dit qu’il devrait s’énerver de voir Bill se suicider avec lui, mais il reconnaît que c’est romantique. Et puis, dans le fond, mourir âgé dans les bras de la personne qu’on aime ? C’est ce que l’on espère tous un jour ou l’autre, non ?

D’accord, ils ne sont pas si âgés que ça. D’accord, j’imaginais que Bill et Frank seraient des personnages qui resteraient plus longtemps que ça dans la série, comme Tess à vrai dire. Je me disais que le couple pourrait être un soutien et fournir quelques ressources. Pas besoin d’être en vie, pour ça.

Joel et Ellie finissent donc par arriver chez Bill et Frank, mais bien trop tard. Joel ne les retrouve pas, mais il rentre dans une maison plein de poussière et avec les restes du dernier repas plein de mouches. Ellie trouve aussi une lettre de Bill à Joel – ou à n’importe qui mais probablement Joel pour être plus exact. La lettre est belle, présentant une amitié improbable entre deux hommes qui devraient se détester mais qui ont su forger un lien. Après tout, l’un comme l’autre ont vécu pour protéger ceux qu’ils aimaient.

Bill a réussi, clairement. Joel… eh bien, Joel, il a le droit de récupérer tout ce qu’il veut de leur maison, du moment que ça l’aide à garder Tess en sécurité. Oh bordel, la série essaie vraiment de nous faire pleurer. Ce n’est pas le meilleur épisode de série EVER, mais c’est vrai que c’est un excellent épisode.

La fin nous détruit un peu la tristesse toutefois pour relancer la série. Il faut un nouvel objectif : Joel souhaite désormais atteindre son frère, car il a récupéré la voiture de Frank et Bill. Pas besoin de batterie quand on peut récupérer une voiture en héritage.

Abandonner la maison incroyablement protégée de Bill et Frank n’est probablement pas la meilleure des idées pour la survie, mais j’aime cette idée que son frère pourra aider à protéger Ellie. L’épisode se termine par le départ des deux personnages vers de nouvelles aventures et nous, on retourne dans la chambre de Bill et Frank pour pleurer un coup, j’imagine.

Franchement, la série me plaît beaucoup. C’était ambitieux de proposer ça comme troisième épisode, parce que c’est effectivement très tôt dans la série, mais ça fonctionne bien. Cela nous prouve qu’on ne doit pas savoir à quoi s’attendre avant de lancer un épisode, déjà, tout en nous montrant que des liens peuvent se tisser durant l’apocalypse. Et clairement, Ellie et Joel commencent à forger un lien très fort eux aussi.

Quant à moi, je ne me suis pas ennuyé devant cet épisode, contrairement au précédent où ça avait tendance à venir… C’est plutôt positif pour la série car il n’y avait presque de zombies. Ils sont capables de proposer d’excellents épisodes, ça me rassure.