Resident Alien – S02E04

Épisode 4 – Radio Harry – 15/20
Le dosage humour/suspense est bien mieux maîtrisé dans cet épisode avec un équilibre qui se fait assez naturellement et permet à l’intrigue d’avancer – ou de reculer selon le point de vue – de manière assez fluide. C’est une bonne chose, et ça donne envie de continuer la série franchement, parce qu’elle réussit bien à tracer de nouvelles pistes pour la suite de la saison.

Spoilers

Harry téléphone maison, en moins sexy qu’ET. En gros.


D’Arcy will be dead many years before you !

L’épisode commence par un entretien étrange, avec un homme qui raconte ses souvenirs d’avoir été kidnappé par des extraterrestres. Le pauvre aurait mieux fait de se taire : il est tellement précis qu’il finit par se faire enlever par des militaires qui le placent dans un complexe où il y a déjà d’autres hommes qui auraient été en contact avec des aliens. Sans trop de surprise, on découvre qui est à la tête de ce complexe – les militaires, et notamment celle de la saison 1 – et on découvre qu’Ethan est prisonnier ici. Je ne pensais pas qu’on reverrait Ethan dans la série, j’ai trouvé que c’était une bonne idée.

Pendant ce temps, à Patience, Harry retrouve Sahar et Max au diner de la ville pour leur demander de lui rendre sa boule. Il leur explique avoir conçu une radio pour demander à ses congénères de ne pas revenir sur la planète pour tous les tuer. Sahar n’a pas tellement envie de lui rendre sa boule, cependant, et elle est persuadée qu’il ne construit pas une radio, mais plutôt une bombe.

Elle finit par implanter l’idée aussi à Asta lors d’un jeu de football américain qui réunit toute la ville – de D’Arcy qui drague son adversaire à Ben qui soutient la ville comme il peut, en passant par Asta et Olivia qui parlent de Jay, sans lui parler à elle directement. Assez vite, donc, Asta en arrive à demander quelques explications à Harry, de manière innocente.

Asta ne fait pas une super actrice, on la voit venir à des kilomètres à la ronde, mais bon, Harry lui répond sans se douter de quoique ce soit. Cependant, il finit par lui révéler qu’il a bien conscience de pourquoi elle le questionne sur les radios, et cette absence de confiance mène Asta à prendre une décision radicale : son père et elle accompagneront Harry pour vérifier qu’il ne leur ment pas.

Cela mène à une scène où Harry se retrouve une fois de plus dans la famille d’Asta pour un grand barbecue aux bords des champs de maïs. S’il sympathise d’abord pour avoir une assiette, Harry se retrouve finalement face à face avec un certain Drew qui lui demande s’il sait ce que ça fait de se sentir en décalage et loin des siens.

La scène était un peu lourde, mais elle avait un but : introduire ce personnage qui se retrouve ensuite à accompagner Asta, Dan et Harry qui voulaient faire une randonnée pour utiliser la radio, en paix. Ils n’ont pourtant aucune excuse pour justifier de n’y aller qu’à trois, sans Kayla et Drew. Asta fait tout ce qu’elle peut pour se débarrasser d’eux de manière discrète, et Drew finit par lui venir en aide parce qu’il est persuadé qu’elle veut juste se taper Harry dans les bois.

J’ai pas mal ri de la situation, qui est pourtant catastrophique : d’après Harry, ils n’ont qu’une chance d’utiliser la radio, car il faut l’utiliser à un moment précis le lendemain matin. Sinon, il faudrait attendre encore un an, et ce se rait trop tard. L’avantage, c’est que ça donne une intrigue un peu plus intéressante pour cet épisode, même si ça devient redondant d’avoir des feux de camp à chaque épisode. J’aime bien avoir Harry qui hésite à sauver l’espèce humaine parce qu’elle va de toute manière s’autodétruire, en entraînant la planète avec elle. Effectivement.

Durant la nuit, Harry est réveillé par des moustiques qui lui tournent autour, et c’était bien drôle à voir… Jusqu’à ce que la série parte encore dans un nouveau délire en le mettant alors face à face avec un bison. Malgré tout, le lendemain, Harry et Asta font leur randonnée et après un dernier doute, Asta permet à Harry d’utiliser sa radio pour envoyer un message.

Tout se passe bien… jusqu’à ce qu’Harry explique à Asta que le message demande à son peuple de ne pas venir avant cinquante ans pour tuer tout le monde. Cinquante ans ? Pas exactement le deal promis à la base à Asta. Cette dernière décide finalement de détruire la radio avant que la transmission ne soit effectuée entièrement.

Par conséquent, elle condamne un peu l’espèce humaine – et elle condamne aussi Harry à trouver un moyen d’arrêter l’extinction de la race humaine dans les cinquante jours à venir. C’est fou comme pari, parce qu’ils n’ont aucune idée de comment faire ça. Cela craint énormément. Il faudra faire avec de toute manière, et Asta a déjà de quoi travailler sa confiance en Harry en fin d’épisode.

En effet, elle a une cousine (j’imagine ?) en train d’accoucher, et le bébé est mal placé. Par chance, Harry a vu quelques vidéos Youtube la semaine précédente et il sait donc quoi faire pour éviter un drame lors de l’accouchement. Et tant qu’à faire, la venue au monde d’un nouvel être humain touche profondément Harry. Cela rappelle aussi à Asta l’existence de Jay, parce qu’elle voit toute sa famille heureuse de l’arrivée d’un nouveau venu.

En parallèle, Olivia et le shérif se rendent compte qu’ils ne se souviennent pas de tout quand il lui ramène une robe qu’elle cherchait partout… mais eh, ils sont interrompus par Judy qui est désormais sûre qu’elle a un mec parce qu’elle a dansé avec sur le shérif lors de la soirée filles.

Le soir, Olivia se rend au bar de D’Arcy… pour mieux la voir draguer son concurrent du match du début d’épisode. Il est mignon comme tout cet Eliot à la draguer de manière un peu lourde, et Olivia force clairement D’Arcy à accepter ses avances… mais eh, c’était amusant comme scène. Je ne peux pas m’empêcher de me demander à quoi ça mènera, c’est tout.

En attendant, ça mène à Olivia qui accepte d’accompagner D’Arcy à un repas au restaurant avec ses parents qui voudront forcément lui refaire toute sa vie, comme ils le font à chaque fois. C’est un peu triste pour D’Arcy, et l’épisode est aussi triste pour Olivia qui se retrouve à assister à un rencard du shérif qui se déroule super mal. Elle le poussait pourtant à tenter les rencards et elle était contente de le voir enfin tenter sa chance.

Du côté de D’Arcy, les choses sont vraiment difficiles : Olivia l’abandonne pour tenter de rattraper le shérif, et elle se retrouve directement en enfance, avec ses parents qui parlent sans s’arrêter pour la critiquer. Elle nous fait alors une D’Arcy et prend son indépendance de la meilleure des manières, en attirant l’attention sur elle avant de renverser la nappe – et tout ce qu’il y a sur la table du restaurant. Eh, ça fait rêver.

Malheureusement, la soirée est trop mauvaise pour elle pour qu’elle se rende ensuite au rencard qu’elle avait convenu. Dommage pour elle franchement, je pense qu’elle aurait bien eu besoin de se changer les idées.

Du côté du bureau du maire, on reprend sur l’intrigue politique avec  Kate qui ramène à son mari de la bouffe excellente d’un restaurant de… Jessup, la ville à côté de Patience qui attire désormais tous les touristes en descendant en permanence Patience. Et finalement, la patience, c’est justement ce qu’il manque à Ben quand il se rend à Jessup pour manger au restaurant, parce que Kate le force à le faire, lui expliquant qu’il peut toujours considérer ça comme de la recherche.

La recherche tourne mal quand ils rencontrent le maire, par contre. Il est hyper condescendant avec Ben, mais aussi avec Kate qui n’apprécie pas une seconde d’être prise pour un pot de fleurs. Elle le remet donc à sa place comme il se doit, et c’était bien à voir.

La fin d’épisode est un peu contre toute attente : Asta retourne auprès de son ex ? Olivia se rend compte qu’elle a peut-être été enlevée par des aliens grâce à un podcast ? Et on en revient à Ethan, aussi, enfin. Je n’aimais pas forcément son personnage, mais j’aime bien l’idée que cette intrigue reprenne. Les militaires pensent donc toujours qu’il est un extraterrestre et n’hésite pas à lui planter une fourchette dans la main pour savoir si c’est le cas.

Bien sûr, ce pauvre Ethan ne se transforme pas pour autant en extraterrestre, puisqu’il n’en est pas un. Les militaires le gardent prisonnier malgré tout et le laissent se soigner, puisqu’il est médecin après tout.

La dernière scène amène un cliffhanger encore plus intéressant : les militaires captent un signal radio extraterrestre. Au départ, je me disais que c’était forcément le message d’Harry, mais non : la radio d’Harry aussi reçoit un message, dans sa langue natale… Un numéro de téléphone new-yorkais. Voilà qui relance la série dans une nouvelle direction !

Resident Alien – S02E03

Épisode 3 – Girls Night – 14/20
J’ai toujours un peu de mal avec ce début de saison, malgré les quelques mois depuis mon dernier visionnage. Mon problème ? Il vient principalement de l’excès dans le jeu des acteurs et dans les répliques. Cela me faisait rire en saison 1, mais je trouve que le dosage est moins bon. Et en même temps, en fin d’épisode, ça passait déjà mieux, alors peut-être que le problème vient de moi. Je n’ai qu’à me réhabituer. En attendant, l’épisode reste sympa et le message féministe est toujours bienvenu.

Spoilers

Les femmes de Patience organisent une soirée entre filles.


Him ? That’s a goddamn it.

Pourquoi pas reprendre cette saison 2 après tout ? D’accord le début m’a moins plu, mais bon, la deuxième partie de la saison revient dans moins de dix jours, alors ça pourrait être bien de commencer à me mettre à jour pour la suite. Par contre, je ne vous explique pas comment j’ai galéré à me décider sur la série que j’allais regarder. Trop de choix, trop de séries à regarder.

Je suis content en tout cas de tomber sur une série qui a la bonne idée de faire des résumés des épisodes précédents, hein. Cela me remet en tête les intrigues de la saison en cours et surtout le cliffhanger précédent qui était génial. Pourquoi ne pas avoir continué cette saison « en direct » du coup ? Vraiment, le manque de temps, c’est énervant.

La série reprend dans cet épisode avec un flashback qui n’a pas trop d’intérêt a priori, mais j’imagine que ça introduit un élément important pour la suite. 24 ans plus tôt, donc, les adultes de la série étaient des enfants autour d’un feu de camp, et Olivia était déjà rabaissée en permanence. Ben, lui, avait le droit de dire tout ce qu’il voulait et d’emmener tous les gamins observer une étrange lumière dans les bois, laissant la jeune Olivia apercevoir un vaisseau spatial dans le ciel. Mais ça aussi, on lui a dit de ne pas le dire.

J’imagine que la série a voulu faire de l’humour avec ce flashback, mais c’est juste triste pour Olivia, franchement. On en revient ensuite au présent, et autant vous dire que le rythme est tel que j’ai eu du mal à suivre pour la critique. Rapidement, donc, le shérif et son adjointe décident d’arrêter Harry pour le meurtre de Sam, comme on s’y attendait.

Il faut toutefois réussir à attraper Harry, ce qui n’est pas évident. Asta finit par leur révéler qu’il est un extraterrestre… Mais ça n’a aucune espèce d’importance puisqu’apparemment, Harry peut en fait modifier les souvenirs des gens sans trop de mal. Il leur fait donc croire qu’un agent du FBI l’a innocenté, dans une scène pas bien crédible, mais apparemment suffisante pour eux. Ce ne sont pas les deux personnages les plus intelligents qui existent après tout.

Je ne sais pas, je trouve cette solution bien trop simple. Il n’en a jamais été question quand Asta a su qu’il était un extraterrestre, et la justification d’Harry ne me convainc pas particulièrement. Il faut pourtant s’y faire, car c’est tout ce qu’on aura : il est content de ne plus être tout seul. Pour un alien qui n’aime pas l’empathie, c’est bizarre.

La série parvient en revanche à garder un bon rythme dans l’humour quand Harry essaie de se débarrasser d’une preuve dans une poubelle publique ou quand il affirme qu’ET est sexy. Cela a bien marché pour moi aussi de voir Ben et sa femme avoir des photos de jeux BDSM sur le cloud et se demander le pire qui pourrait leur arriver… Sérieusement ?

Le but de la scène était d’introduire la cousine de Kate : Carlyn. C’est un nouveau personnage qu’on introduit de manière bien schématique avec une petite blessure au genou qui lui fait rencontrer Harry et tomber amoureuse de lui en deux temps trois mouvements. Il faut dire qu’il est en train de réparer son vaisseau et qu’elle a les capacités intellectuelles de comprendre à peu près ce qu’il fait.

Après avoir rencontré Harry, elle rencontre D’Arcy, et ça termine en invitation à faire la fête pour qu’on découvre le double maléfique de Kate, Kendra l’alcoolique, et pour que D’Arcy me fasse rire bien vite.

D’Arcy, Kate, Carlyn, Asta et Kayla se retrouvent donc pour une soirée entre filles, soirée qui donne son titre à l’épisode, et tout son centre d’intérêt également. En effet, Harry décide de s’y incruster pour draguer Carlyn, ce qui est bien facile puisqu’elle est attirée par lui. S’il le fait, c’est parce qu’il a besoin de son aide pour réparer le réacteur du vaisseau. La scène de drague est hilarante à la manière dont seule la série sait le faire, mais j’ai eu du mal à rerentrer totalement dans leur humour, bizarrement.

J’ai l’impression que la saison 2 en fait beaucoup trop – beaucoup plus. L’excès permanent des blagues et des répliques fait qu’il est un peu difficile d’accrocher, surtout que les personnages sont tous super sérieux dans leur jeu – le décalage est ce qui était drôle en saison 1 mais qui me dérange sur la saison 2. C’est étrange.

Bon, bref, l’épisode continue pendant que je monologue : Harry n’est absolument pas subtil quand il demande à Carlyn de voler pour lui un objet de son laboratoire, mais elle prend ça pour une blague ? Allons bon. Le couple se force à rire, et ça ne plaît finalement pas à Asta de voir Harry se servir de Carlyn comme ça. Elle les interrompt donc, pour mieux se rendre compte que le plan d’Harry est parfaitement débile. Elle le lui fait savoir, lui reproche de ne pas savoir ce que c’est d’être une femme, et bim, il se casse en laissant de côté Carlyn.

Elle peut donc reprendre sa soirée fille, qui s’est élargie avec l’arrivée d’Olivia et de la pote insupportable de D’Arcy, Judy.  Les filles décident rapidement de s’en aller, pour se rendre sur un yacht. En parallèle, Ben doit donc passer la soirée tout seul puisque Kate est occupée. Max ? On ne sait pas où il est ce soir-là, mais ce n’est pas grave (bon, d’accord, il a une baby-sitter). Il invite le shérif à une soirée avec lui et se retrouve en soirée entre mecs avec lui et le père du shérif. Pas glorieux comme soirée, surtout qu’ils la passent dans le même bar que Kate et D’Arcy.

Ben est clairement mal à l’aise de savoir sa femme en train de papoter avec D’Arcy vu leur récent passif, mais bon, il finit par s’y faire. De toute manière, il n’a pas trop le choix puisque les femmes se rendent donc sur leur yacht. Enfin, ça c’est ce qu’elles disent. Finalement, on les voit surtout autour d’un feu dans les bois – mais pas Carlyn, elle, elle décide de s’éclipser.

L’épisode profite en tout cas de cette soirée entre filles pour qu’Olivia papote avec Asta, puis pour que toutes les femmes soient choquées d’apprendre qu’Olivia n’a jamais eu d’augmentation de salaire. La série s’amuse vraiment beaucoup : les femmes se rendent en effet à la mairie pour comparer les salaires de tout le monde. C’est parfaitement illégal, mais bon, elles ont les clés, il y a une flic avec elle, tout va bien. Ou tout va mal, au choix : l’écart salarial est immense, et ça ne leur plaît pas. Elles débarquent donc en pleine nuit chez Ben, pour se plaindre.

C’était plutôt marrant, et j’ai bien aimé les plans en mode girl power, mais bon, c’est vite mis de côté quand Kate se met à vomir et être soutenue par sa nouvelle meilleure amie, D’Arcy.

Le lendemain, Asta se rend chez Harry pour reparler avec lui de son comportement avec Carlyn… et elle tombe nez à nez avec Carlyn. C’est du moins ce qu’elle pense sur le moment, avant de se rendre compte que ce n’est pas le cas : elle est face à Harry, qui a pris l’apparence de Carlyn. Grâce à son vaisseau, il est capable de le faire autant de fois qu’il le veut.

Malgré les indications d’Asta qui n’arrête pas de lui souligner que c’est une mauvaise idée, voilà donc le duo qui se rend au Mexique pour voler la pièce dont Harry a besoin dans le laboratoire. Au passage, la série se permet de bonnes scènes sur le consentement, sur le harcèlement sexuel et un humour de dingue avec l’alien portant les fringues de Carlyn. Franchement, cette fois-ci, on n’est pas trop dans l’excès et on s’amuse bien… jusqu’à ce qu’Harry s’attaque à un employé du laboratoire aux mains trop baladeuses.

Je me demande si ça reviendra le hanter plus tard dans la série, mais ça ne me surprendrait pas. En attendant, il obtient donc ce qu’il veut, et une petite leçon d’Asta sur le féminisme et sur ce qu’il faut dire aux femmes – maintenant qu’il sait ce que ça fait d’être dans la peau de l’une d’entre elles. Grosso modo ? « Oui, madame ».

Pendant ce temps, Max a un problème de taille : il ne sait pas ce qu’est le BDSM dont ses parents parlent. Pardon, c’était trop tentant de faire la blague. La série est pourtant drôle toute seule quand Max demande l’aide de Sahar pour se raser le dos, parce que des poils y poussent. Elle décide de le faire en l’épilant, ce qui était bien drôle à voir – par contre, la réflexion de Max comme quoi il était difficile d’être un mec ? Ca aurait pu être drôle s’il avait pris un exemple à peu près valable, mais débile quand même.

Finalement, elle finit par prendre conscience que la testostérone de Max n’arrête plus d’augmenter. Elle en vient à la conclusion logique que cela est provoqué par la boule d’argent d’Harry. Jeu de mots à part, l’idée est sympa : Sahar peut cacher la boule et menacer Harry qui lui répond simplement… « Oui, madame ». Evidemment.

L’épisode peut ainsi se terminer sur Olivia qui s’achète une nouvelle voiture et D’Arcy qui finit par jeter depuis un hélicoptère des prospectus pour l’égalité salariale – parce que le shérif lui interdit de les afficher en ville. C’était plutôt drôle, et ça permet à Ben de faire le mauvais choix de ne toujours pas révéler à Kate que D’Arcy l’a embrassé. Ou qu’il l’a embrassée. Bref, peu importe : idée débile de sa part, surtout maintenant qu’elles sont potes. Et bonne idée de l’épisode de nous parler des besoins des humains, persuadés d’avoir tous les droits.

Uncoupled – S01E01

Épisode 1 – 14/20
Comme trop souvent avec Netflix, la comédie n’a rien de bien comique – ce n’est pas la série qui me fera rire aux éclats. Cependant, Neil Patrick Harris reste une valeur sûre et tout le casting est vraiment sympathique. On sent passer les 30 minutes, mais ça reste divertissant ; c’est exactement ce que j’en attendais, sans grande surprise pour le moment. Pas désagréable, pas incontournable. J’aurais aimé que ce soit le cas.

Spoilers

Michael organise une fête d’anniversaire à son copain Colin pour ses 50 ans. Après 17 ans de relation, il ne se doute pas du tout que Colin souhaite le quitter.

Colin’s not coming.

L’épisode commence directement par un couple heureux, un peu trop vu le titre de la série. Il est difficile de ne pas voir immédiatement Barney dans la série, parce que dès la deuxième scène, il enfile un costard. Vraiment, bien que le rôle soit différent, le costume est le même, et Neil Patrick Harris fait du Neil Patrick Harris. La bonne nouvelle, c’est qu’entre lui et l’acteur incarnant son mari, la série marque déjà des points : ce sont des acteurs que j’aime, c’est bon signe pour la suite.

Si le couple est heureux, on voit bien que celui dont c’est l’anniversaire, Colin, n’est pas ravi d’avoir cinquante ans, et que ça l’affecte plus profondément qu’il ne le montre ou que son copain ne semble le voir. D’ailleurs, c’est surtout ça le problème : on sait déjà qu’ils vont rompre, et on voit bien que le problème vient en partie de Michael qui ignore totalement ce que lui dit son copain.

Ainsi, alors que Colin explique qu’il ne veut pas fêter ses cinquante ans, nous suivons de toute manière la vie de Michael pendant qu’il se rend au travail, tout en organisant la soirée d’anniversaire de son mec. Et il ne fait pas dans la demi-mesure, on l’apprend bien vite, notamment quand il parle avec sa collègue : il y a toute une reconstitution de boîte de nuit et beaucoup trop d’invités pour quelqu’un qui ne veut pas fêter son anniversaire.

Quant à la collègue, j’adore cette actrice, je ne savais pas qu’elle serait là, alors je suis content. La journée possède tout de même un signe avant-coureur de ce qui attend Michael, je crois : il reçoit un appel qui lui annonce qu’ils ont été cambriolé avec Colin. C’est une employée qui remarque qu’il manque une partie des affaires du couple… mais une partie seulement. La collègue de Michael ne peut s’empêcher de faire une blague sur ce qu’il manque qui serait pas mal pour un vide-grenier gay, loin de se douter de ce qu’il va bientôt se passer.

Finalement, le soir même, au moment où Michael s’apprête à faire entrer Colin dans le club qu’il a loué pour la fête d’anniversaire, Colin révèle qu’il a l’intention de le quitter et qu’il a déménagé. C’est la douche froide pour Michael, mais bon, Colin ne pouvait pas non plus se douter que son mec l’emmenait à une énorme soirée surprise. Ca pour une surprise, c’est une surprise.

Cette soirée est l’occasion pour nous de rencontrer les amis de Michael et Colin, notamment les Jonathan qui ont l’air plutôt marrant à voir et à connaître. Michael a aussi ses parents sur place, tant qu’à faire, et tout le monde est bien heureux d’être là à l’anniversaire de Colin organisé par Michael. C’est bien triste pour Michael, parce que tout le monde fait la fête et célèbre non pas seulement Colin, mais aussi son couple avec Michael.

Ce dernier se retrouve ainsi à porter un toast à Colin sans avoir eu le temps de lui parler, et forcément, ça se résume au fait qu’il est amoureux de lui et qu’il ne peut pas vivre sans lui. C’est beau, c’est mignon, mais c’est aussi étouffant – et je ne parle même pas de la chanson qui rappelle que son mec a 50 ans alors qu’il lui avait dit ne pas vouloir le fêter. La chanson est géniale, je veux bien des amis comme ça, mais apparemment, ce n’est pas ce que veut Colin.

La rupture ? Elle a lieu à la fin de la soirée, et elle est dure à vivre, avec Colin qui reproche à Michael de toujours tout ramener à lui – ce qu’il fait effectivement sous le choc de savoir qu’un agent immobilier de New-York qui n’est pas lui a trouvé un appartement pour que Michael puisse le quitter.

Le lendemain, Michael cherche donc à parler à Colin comme il le peut, mais ça n’est pas si évident quand Colin ne lui répond pas vraiment ; à part pour lui expliquer par SMS qu’il a pris rendez-vous avec un thérapeute de couple. Cela laisse au moins de la place pour l’espoir à Michael, qui se raccroche à ça. Un peu trop, peut-être.

Michael en parle forcément à sa collègue, sur le lieu de leur travail, sans se rendre compte qu’il est encore au travail. Sans trop de surprise, elle en revient donc au travail sans être de vrais bons conseils pour lui. J’ai des doutes sur les amis qui entourent Michael dans sa vie, franchement, et Michael lui-même semble se porter bien pour une rupture après 17 ans de relation. La série manque d’un quelque chose pour que j’accroche à fond, avec des amis qui sont très détachés de ce qu’il se passe dans la vie de Michael parce que lui-même semble s’en détacher.

Il poursuit donc sa vie comme si de rien n’était. Quand il s’agit d’aller au travail, pourquoi pas – encore que le lendemain d’une grosse soirée comme ça, tu peux prendre un jour de congé, non ? – mais quand il s’agit d’aller à une soirée ? Bof. Non ? Je ne sais pas, c’est étrange.

En tout cas, Michael refuse de se dire célibataire, expliquant que son partenaire n’est simplement pas là pour la soirée. Il est un peu dans le déni, mais ça ne l’empêche pas de sécuriser un rendez-vous pro important pour le lendemain matin. En effet, il est à côté d’une femme qui divorce et dont l’appartement incroyablement superbe va se retrouver à vendre.

Pas de bol pour lui, le lendemain, Suzanne, sa collègue, est en retard. Cela le fait plutôt mal voir par la propriétaire du lieu, mais elle reste très amicale avec lui, lui racontant ainsi son divorce – ou en tout cas la rupture surprise. Son mari ne la trouve plus drôle et prend de la distance, partant vivre dans un autre appartement. Cela fait carrément flipper Michael parce que la situation est beaucoup trop similaire à la sienne.

L’appartement ? Ce n’est pas le point le plus intéressant pour les scénaristes, qui préfèrent juste faire de l’humour avec l’arrivée en retard de Suzanne et la présence de Tyler Hawkins, un concurrent direct de nos agents immobiliers. Il est introduit comme un personnage que l’on reverra et comme un concurrent tellement direct de Michael que ça n’annonce rien de bon.

Tout ça nous mène finalement au rendez-vous de thérapie de couple pour Colin et Michael. Ce dernier est content d’être présent à la thérapie et espère pouvoir écouter Colin. Ce n’est pas du tout ce qu’il se passe : Michael couvre de cadeaux Colin, lui coupe la parole et monopolise clairement le temps de la thérapie. Le psy essaie de se montrer encourageant, mais bon, j’ai du mal à envisager une issue positive pour Michael.

Et apparemment, je fais bien : il lui envoie un SMS pour le prévenir qu’il ne viendra pas à la soirée à laquelle ils sont invités. C’est d’autant plus bâtard qu’il avait dit pendant la thérapie qu’il le rejoindrait et qu’il profite d’un autre SMS pour lui dire qu’il n’envisage pas une suite à leur relation. Du tout. Malgré le rendez-vous chez le psy la semaine suivante.

Michael se retrouve donc seul chez lui le soir, à ouvrir le cadeau qu’il avait prévu pour Colin : une photo d’eux. Angoissant, un peu. Suzanne l’appelle alors pour lui révéler qu’elle sait où Colin vit. Et avec qui. Ah. Possiblement, ça va tout changer, parce que pour l’instant, ma vision des choses, c’est quand même que Michael aurait pu prendre plus soin de son couple. Maintenant si on nous dit que Colin est parti vivre avec Tyler (ou avec le fils de Suzanne, ce serait drôle), ça va un peu trop nuancer le tout et permettre à Michael de se plaindre vraiment.

Uncoupled (S01)

Synopsis : Michael et Colin sont en couple depuis 17 ans. Aujourd’hui est le dernier jour de leur relation, mais Michael ne le sait pas encore.

Pour commencer, je sais bien que j’avais dit que je ne commencerais plus de série tant que je n’étais pas à jour dans le reste, mais eh, c’est une série avec Neil Patrick Harris dans le rôle-titre, ça vaut bien une petite entorse à ma règle ? En plus, il n’y a que huit épisodes, ce qui fait un total de 4h, ce n’est pas grand-chose. Et puis, c’est une série avec Darren Star comme producteur, c’est généralement un gage de qualité et le genre de série que je peux regarder sans avoir à m’épuiser dans l’écriture de la critique.

Pour autant, je n’ai pas l’intention de passer quatre heures d’un coup devant : je sais que le rythme Darren Star peut être épuisant. Je me demande aussi ce que ça va donner avec le mix Netflix. Emily in Paris a trouvé rapidement un ton qui lui était propre et qui fonctionnait, mais je ne parie pas sur le même délire avec Uncoupled.

C’est une comédie Netflix, je sais à quoi m’attendre avec eux, ça va être trente minutes d’épisode qui seront probablement longues car il se passe plein de choses, mais pas forcément parce que je ris beaucoup comme avec Younger. Pour une fois, j’ai vu la bande-annonce avant de me lancer, et je vois vraiment vers quoi on se dirige : une bonne série, qui ne parviendra pas à se démarquer pour autant. Autrement dit, je la vois comme un bon divertissement pour l’été : je suis en vacances, voir Neil Patrick Harris qui va recommencer à enchaîner les conquêtes tout en essayant de guérir de sa rupture, ça me paraît bien comme planning, mais à petite dose.

Voir aussi : Cinq séries à savourer cet été

S01E01 – Chapter 1 – 14/20
Comme trop souvent avec Netflix, la comédie n’a rien de bien comique – ce n’est pas la série qui me fera rire aux éclats. Cependant, Neil Patrick Harris reste une valeur sûre et tout le casting est vraiment sympathique. On sent passer les 30 minutes, mais ça reste divertissant ; c’est exactement ce que j’en attendais, sans grande surprise pour le moment. Pas désagréable, pas incontournable. J’aurais aimé que ce soit le cas.