The Walking Dead: The Ones Who Live – S01E03 – Bye – 18/20

Franchement, j’ai parfois envie de critiquer pour dire que ce spin-off était une mauvaise idée, mais au contraire, je trouve qu’il fait beaucoup de bien à la franchise. Il y a peu de personnages, mais les enjeux sont plutôt bien mis en avant à chaque épisode. Le casting est tout simplement excellent et cela fait du bien de retrouver certains personnages. Les dynamiques sont plus crédibles que jamais. Bref, j’aime beaucoup.

Spoilers

Michonne réussira-t-elle à s’enfuir avec Rick ?


Everything we had is broken, you hear me?

Oh, mais qu’ils sont subtils ces scénaristes qui nomment les trois premiers épisodes de la série dérivée « Days », « Gone » et « Bye » quand le premier épisode de The Walking Dead était intitulé « Days Gone Bye ». Bref, c’est déjà l’heure du troisième épisode.

Orientation

Cet épisode commence par un flashback de plusieurs années, sans être précis pour autant. Pour autant, on sait que ça a lieu après l’apocalypse, quand Rick s’est retrouvé dans la ville de CRM. Alors qu’il marche ne plein centre-ville et commence à se faire une idée de ce dans quoi il est tombé, il rencontre par hasard Jadis. Celle-ci a désormais les cheveux longs et lui explique qu’elle a fait un deal avec CRM depuis un moment.

Tout ce qu’elle trouve avec son groupe, elle leur donne. Tout ce qui est une menace ? Elle leur donne aussi. Et malgré tout, elle vit dans une déchetterie le reste de son temps ? Alors qu’elle sait qu’il y a un centre-ville à portée de main ? C’est tout de même étrange comme idée. J’ai toujours du mal à comprendre ce que Jadis fout avec ce groupe ou ce qu’elle veut exactement avec Rick. Concrètement, elle lui souligne à quel point elle lui était redevable et à quel point elle lui sauve la vie en le ramenant dans cette ville qu’il ne peut quitter, en lui donnant un vrai destin.

Le chantage de Jadis

Quelques heures plus tôt, Rick demande à sa pote (Throne ? Thorne ?) de l’aider à garder Michonne en vie, ce qui surprendra Jadis – Rick a désormais des contacts pour faire exactement ce qu’elle avait fait avec lui.

De retour dans le présent, Jadis continue d’expliquer à Rick, exactement comme dans l’épisode précédent, qu’elle n’aurait pas le choix que d’aller tous les tuer avec CRM si Rick et Michonne s’enfuyaient. Il arrive un moment où il est assez évident qu’il est temps de tuer Jadis, non ? Elle fait un sacré chantage et ne fait que foutre la merde dans la vie de Rick depuis un moment. Qu’ils soient les premiers fugitifs et que CRM les recherche à vie… OK. Mais ça, ils peuvent le gérer, non ?

Au-delà de ça… Pourquoi ne pas juste avouer qu’ils ont des enfants et les faire venir ? Et hop, problème réglé. De toute manière, tous les héros de la série sont morts ou barrés dans une série dérivée, donc il n’y aurait pas grand-monde pour venir les récupérer. Franchement, la série tourne en rond sans réussir à présenter exactement les réponses que nous attendons – oubliant de poser les bonnes questions, en tout cas.

Dana

De son côté, Michonne est désormais une simple employée CRM, réduite à tuer des zombies qu’elle attire à elle comme Rick le faisait avant. D’où viennent tous ces zombies, à force ? Sur place, elle se fait une nouvelle amie, Cleo, qui lui pose plein de questions et à qui je ne fais absolument pas confiance. Trop rapidement, elle force Michonne à révéler qu’elle sait faire plein de choses quand on lui donne une arme à manier – tuant un zombie avec la tête d’un autre. Non mais pardon, mais on dit à Michonne de faire profil bas et c’est ce qu’elle fait alors que des hommes armés sont là ?

Rick, quant à lui, surveille Michonne de manière bien peu discrète et se rend à l’enterrement d’Okafor, son pote et recruteur mort dans l’hélico là. Je ne vais pas être triste pour lui, en tout cas. Voir Okafor mort remet les choses en perspective – et en question – pour Thorne, qui se retrouve ensuite convoquée par le Général en charge de tout… pour être promue. Ce n’est pas vraiment une surprise : le Général n’a pas confiance en Rick. Se mettre Thorne dans la poche est aussi une bonne solution pour lui : il la questionne sur Michonne, qu’il surveille très clairement (faut dire qu’elle se fait remarquer).

Si elle continue de la protéger, il est assez clair que son but n’est pas de le faire indéfiniment. Maintenant qu’elle grimpe vite les échelons de CRM, elle n’a pas envie de devoir les redescendre, même si elle sait qu’elle doit beaucoup à Rick. On notera bien sûr qu’elle lui explique qu’une réunion très importante pour CRM est sur le point de se tenir avec tous les dirigeants… Et ça, c’est du pain béni pour quelqu’un comme Rick qui chercherait à s’enfuir.

Il peut donc faire passer rapidement un message à Michonne pour lui indiquer de se rendre à un casier où elle obtient tout ce qu’il faut pour s’enfuir : une clé, une carte et son sabre. Elle n’en aura pas été séparée bien longtemps ! Bon. Le plan d’évasion semble se passer plutôt bien : Rick part en premier, s’assurant de laisser tout ce qu’il faut pour que Michonne puisse s’enfuir.

Celle-ci est rassurée de voir que son mec s’occupe toujours bien d’elle et fait tout ce qu’il faut pour cela. Seulement, pas de bol, il n’a pas réellement l’intention de s’enfuir. En fait, il organise son évasion à elle, et lui laisse une lettre pour lui expliquer qu’il ne peut pas venir avec elle. Bim. C’est odieux comme manière de procéder avec Michonne. Il fait en sorte de la faire passer pour morte et la laisse s’enfuir.

Les regrets de Thorne

Le lendemain, Rick explique son plan à Jadis, espérant qu’elle puisse enquêter sur la mort de Dana et l’aider à la faire passer pour morte. Ouep. Il semble juste oublier qui est exactement Michonne. Bien sûr qu’elle ne se barre pas et reste sur place. Rick la retrouve donc le lendemain et est bien dépité de se rendre compte que non seulement elle est là, mais en plus, elle se fait remarquer : Thorne n’est pas ravie de cette nouvelle recrue qui est bien trop forte par elle-même pour être crédible quand elle annonce être là pour être protégée par un plus grand groupe.

Bien sûr, Rick et Michonne ont ensuite l’occasion d’un petit face à face qui est tout bonnement excellent, avec un jeu d’actrice qui est incroyable. Je suis vraiment content de retrouver Michonne tellement l’actrice gère ce jeu. Nous la suivons ensuite lors d’une journée d’orientation en centre-ville : elle y rencontre l’artiste qui dessinait Michonne et Judith pour Rick – sans jamais réussir à dessiner Carl pour autant. C’était une jolie scène.

Après tout ça, Michonne retourne bosser pour CRM et est invitée par Thorne à se rapprocher d’elle et Rick. Son but ? Se présenter et vérifier à quel point Michonne est un A, une leader. Ce n’est pas compliqué de s’en rendre compte à sa manière de tuer des zombies, mais aussi de répondre sans trop hésiter à toutes les questions de Thorne. Cette dernière hésite à s’attaquer à Michonne pour s’en débarrasser, ce qui fait flipper Rick, mais finalement, tout est bien qui finit bien.

Michonne est ainsi recrutée par Thorne pour bosser sur la même mission que Rick. C’est que ça tombe bien. Le plan consiste à tuer plein de zombies en les attirant vers une bombe, sauf que comme toujours dans ces cas-là, tout ne se passe pas exactement comme le plan le voudrait. Thorne voit la bombe être embourbée et se retrouve à tuer des zombies au lieu de la faire avancer. Michonne propose bien son aide, en vain : elle est supposée rester en arrière, au cas où.

Michonne décide cependant de ne pas respecter les ordres de Thorne, ce qui est complètement idiot de sa part. Elle fonce dans le tas de zombies avec l’arme que devait lancer Thorne. Rick y voit une opportunité et travaille aussitôt avec Michonne pour mener cette machine qui fait du bruit dans les bois avec Michonne. Il s’agit évidemment d’une bombe, dont le but est d’attirer tous les zombies du coin.

Quand elle explose, le couple se retrouve dans les bras l’un de l’autre. Tout est aussitôt pardonné. Bizarrement, je trouve qu’ils ont plus d’alchimie qu’ils n’ont jamais eu jusque-là dans cet épisode (et le précédent). Si Michonne désire s’enfuir, Rick lui souligne à quel point ce n’est pas le bon moment pour ça. Ils retournent donc avec les soldats de CRM pour aider Thorne, mais Throne regrette vraiment d’avoir aidé Rick sur ce coup : elle envisage ainsi de se débarrasser de Michonne.

La scène est sympathique, mais on se doute bien que Michonne ne va pas mourir comme ça, dans un épisode qui est encore en début de saison. Rick se débrouille donc pour la sauver, s’interposant dans la ligne de mire de Thorne. Celle-ci lui révèle tout de même une fois de plus qu’elle regrette d’avoir Michonne dans son équipe – même si elle continue de l’appeler Dana, hein.

Contre toute attente, l’épisode se termine par un Rick qui obtient une promotion de la part de Thorne (qui vient juste de lui reprocher de lui avoir mis Dana dans les pattes) là où Michonne est définitivement mise de côté par Thorne. Elle aura toujours Rick pour elle, cependant. En théorie. En pratique, Michonne découvre à ce moment-là que Jadis est présente à CRM. C’est un secret qu’il était temps de révéler.

Juste après cette scène, Michonne retourne vers la ville d’origine en compagnie de Rick. Elle décide alors de sauter de l’hélicoptère, mais en forçant Rick à venir avec elle. Cela tombe bien, tout de même ! Il y a tout de suite moins de suspense sur leur survie que ce que les scénaristes essaient de mettre dans ce cliffhanger, avec la voix off de Michonne expliquant à Judith qu’elle n’est pas sûre de revenir. Bien sûr qu’ils vont survivre, ce sont les héros de la série ! N’empêche que c’est sympa et que je suis curieux de voir de quoi sera fait le prochain épisode.

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Tracker – S01E04 – Mt. Shasta – 13/20

C’est divertissant, sans plus. J’ai trouvé l’épisode très expéditif, dès le départ avec une introduction d’enquête un peu bâclée, puis tout au long de son intrigue certes fluide, mais sans jamais le moindre faux pas de la part de Colter. Du coup, il se passe plein de choses, sans qu’on ne sente pour autant le moindre risque ou le moindre problème. Bref, c’est un épisode de plus, mais ça manque toujours de quelque chose, même si certaines dynamiques commencent à être bien établies.

Spoilers 

Reenie fait appel à Colter pour retrouver Noah, le fils d’une de ses amies.

Teenagers only talk to teenagers

Ben merde, la série est déjà renouvelée pour une saison 2, avec des audiences en hausse chaque semaine. Je ne comprends pas les américains. J’imagine que c’est une raison de plus de m’accrocher à la série et de lui laisser un peu plus ses chances, même si ce n’est pas convaincant pour le moment – trop simple, trop énorme.

Noah

C’est encore le cas cette semaine, avec un épisode qui commence sur un adolescent qui fuit à travers bois. On ne comprend pas bien de quoi il s’agit, mais bon, ce sera évidemment lié à l’épisode. On ne peut qu’imaginer que Colter va être embauché pour retrouver l’adolescent.

Et effectivement, loin de cette scène d’introduction, nous suivons ensuite Reenie qui présente à Colter une de ses amies, Erica. Cette dernière est paniquée parce que l’école privée ultra-sécurisée dans laquelle est son fils n’a pas été suffisante pour l’empêcher de fuguer. Ah. Pourquoi une telle école ? Parce que son fils a des problèmes avec la drogue.

L’école se sert aussitôt de cette excuse pour expliquer la disparition du gamin : contrairement à ce qu’Erica pensait, son fils n’était pas sobre depuis son arrivée à l’école, parce qu’il avait rechuté quatre mois plus tôt. On pourrait croire qu’avertir la mère serait la première chose à faire en cas de rechute, mais non, elle le découvre une fois que c’est trop tard.

J’aime bien l’idée d’intrigue de cet épisode, mais je trouve ce début d’épisode très étonnant tout de même. Franchement, c’est étrange d’avoir un cas où Colter cherche quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît l’un des rares personnages récurrents de la série, non ? Et il n’y a pas vraiment d’introduction : nous sommes tout de suite dans l’action, pour un épisode qui ne dure que 39 minutes.

Bien sûr, en plus de tout le reste, l’école passe son temps à mettre des bâtons dans les roues de Colter – mais celui-ci n’est pas idiot et connaît son métier. Il force donc son passage dans l’école pour en découvrir plus sur Noah, quitte à interroger le seul pote que le gamin semblait avoir et qui était terrifé de parler. La réplique selon laquelle les ados ne parlent qu’aux ados ? Ces scénaristes doivent absolument croiser et parler à des profs, parce que bordel, ils parlent beaucoup aux profs aussi. Bref, on s’en fiche, on enchaîne sur une scène absolument pas crédible où Colter découvre que Noah a été kidnappé par un employé de l’école.

Ce n’est pas tant le kidnapping qui n’est pas crédible, c’est vraiment la manière de le découvrir, avec un zoom sur une vidéo de surveillance qui est totalement improbable. La qualité HD ! Le zoom sur une vidéo ? Le fait qu’il remarque le gamin caché derrière les sièges ! Non mais franchement, on nous prend pour des idiots.

Ray

Au moins, la piste est à partir de là facile à remonter : Colter se sert de ses contacts pour retrouver la maison de Zeke, l’employé qui a kidnappé Noah. Du moins, en théorie. Il est très rapidement confirmé que Zeke n’a pas kidnappé le gamin, il l’a aidé à s’enfuir pour retrouver sa petite amie. Cette dernière est hyper loquace et raconte plein de choses à Colter sur son ex qui la bat et le fait qu’elle a pu voir Noah la veille. Bien sûr.

Le principal suspect dans la disparition de Noah devient donc l’ex de cette gamine, Ray. Avant de continuer son job, Colter s’assure que la gamine soit bien entourée par la mère de Noah et l’avocate. Puis, il continue. Si l’enquête est fluide, je trouve que chaque étape est trop simple : il n’y a jamais le moindre obstacle dans la vie de Colter, c’est fou. Il se rend dans une boîte où le videur est encore plus loquace que la gamine plus tôt : il lui donne tout plein d’informations précieuses que Colter s’empresse de répéter à Velma et Teddi. Ces dernières sont au taquet en permanence, c’est fou.

Il est encore en ligne avec elles quand il retrouve Zeke. Ce dernier a eu un accident de voiture dans les bois, ce qui nous renvoie au début de l’épisode avec la fuite à travers la forêt. Bon, Zeke meurt rapidement et ne servait qu’à arrêter Colter dans les bois pour qu’il se mette à traquer Noah. Après tout, c’est son job. Pour une fois, on le voit vraiment traquer le gamin dans les bois. Il est aidé dans sa tâche par Ritter, à qui je ne fais absolument pas confiance parce qu’il débarque trop à point nommé à chaque étape clé de l’enquête.

Pourtant, il se fait finalement tirer dessus hors champ alors que Colter retrouve Noah. Le gamin est donc en fuite dans la forêt depuis toute une journée. Il a le flingue de Zeke, mais il est terrifié par Ray qui le pourchasse et n’hésite pas à tirer chaque fois qu’il tombe sur lui. C’est d’autant plus risqué que Noah est blessé à la jambe. Ritter ? Il se fait tirer dessus, mais il survit heureusement. Colter sait prendre soin de ses alliés d’un jour.

Il sait aussi utiliser ceux de toujours : Velma et Teddi appellent une ambulance, Bobby la police et finalement tout est bien qui finit bien après une confrontation sans trop de suspense avec Ray. Colter parvient à s’en débarrasser et en fin d’épisode, Ray est retrouvé inconscient par la police. Bien sûr, Noah s’en sort en vie et on se retrouve avec Reenie qui est ravie du bon boulot fourni par Colter. On sent aussi qu’elle est inquiète pour Colter et qu’elle avait peur pour lui. Allez, je comprends que cette relation donne envie de les shipper, mais il va falloir nous dire ce qu’est leur passé exactement à un moment.

Ce moment ne sera pas pour aujourd’hui. À la place, on devra se contenter de Colter qui reconnaît s’être planté sur l’école privé, qui fait un peu de caritatif avec Noah et qui est envoyé à Manhattan par Velma et Teddi. Mais Manhattan dans le Kansas, hein. OK. Bref, c’est un épisode vu de plus. Rendez-vous dans deux semaines pour la suite.

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Echo – S01E05 – Maya – 05/20

C’est honteux. C’est juste honteux de supprimer un épisode pour proposer ce gâchis monumental en épisode de fin de saison. Concrètement, il manque des morceaux entiers d’histoire pour que l’ensemble puisse être cohérent : les personnages devinent des choses qu’ils ne peuvent pas savoir et on est censé les accepter ; il n’y a aucune vraie conséquence aux actions, mais en même temps, il n’y avait pas non plus de cause ; il n’y a même pas une bonne scène d’action. Autant il y avait des qualités dans les quatre premiers épisodes, autant ce dernier épisode s’inscrit déjà comme l’un des plus mauvais que je verrai en 2024. C’est rare que je descende si bas dans ma notation, mais vraiment, l’épisode n’est juste pas construit. Quel gâchis, quelle honte.

Spoilers 

Fisk s’en prend à la famille de Maya parce que ouin ouin elle est méchante avec lui.

(Ce scénario ne mérite pas une citation)

Taloa

Bien sûr qu’après avoir fait le tour des trois ancêtres de Maya la série décide de terminer par nous dire que Maya est elle-même une héroïne. Nous la voyons blesser un oiseau avec un lance-pierre, parce qu’elle voulait voir si elle était capable de l’atteindre. Elle regrette aussitôt, demandant à sa mère de soigner l’oiseau.

La série nous révèle alors que la mère de Maya avait bien un pouvoir de guérisseuse et était capable de sauver l’oiseau, un « Biskinik », un oiseau traditionnel qui a son importance dans la mythologie de la tribu. Une fois l’oiseau sauvé, on repasse à l’accident de voiture, donnant l’impression qu’il restait quelque chose à en dire, mais finalement, non. Taloa est morte, il faut s’y faire.

Echo

Que faire de cet épisode ? Il ne reste pas grand-chose en théorie. Et pourtant, les scénaristes ont encore quelque chose à raconter, pas vrai ? Pas sûr. La ville organise la foire Pow Wow, comme suggéré dans l’épisode précédent et c’est là qu’aura lieu le cœur de l’action de ce dernier épisode. Le problème, c’est que Biscuits est à la sécurité de Pow Wow… autant dire qu’il n’y en a pas. Il s’inquiète tout de même de l’absence de Chula et Bonnie à la foire, et envoie ainsi des SMS à Maya, qui venait de repérer un Biskinik, ces oiseaux portant normalement les messages en temps de guerre dans sa tribu. C’est gênant.

Maya fait aussitôt demi-tour et rentre chez sa grand-mère pour savoir ce qu’il se passe. Nous avons une longueur d’avance sur elle : Chula a passé sa journée à essayer de récupérer sa machine à coudre pour faire un costume à Maya, puis a rencontré… Fisk. Celui-ci s’est fait passer pour un homme très poli afin de gagner sa sympathie et l’a probablement enlevée.

Bon, il n’empêche que Maya est inquiète et ne sait pas tout ça. Quand elle arrive chez sa grand-mère, elle tombe alors nez à nez avec… sa mère. What the fuck. Sa mère lui explique que Maya porte en elle les voix de toutes ses ancêtres et qu’elle beaucoup souffert, mais qu’il est important de comprendre qu’elle a ses échos en elle. Echos. Voilà donc pour le titre de la série. Chaque ancêtre a apporté une qualité indispensable à Maya aujourd’hui et elles sont réunies dans la tenue cousue par Chula.

C’est… n’importe quoi. La mère sort de nulle part et sans vraie raison pour expliquer le concept de la tenue, en repassant par l’accident de voiture. Pourquoi pas, en vrai ? Juste, ce serait bien de nous expliquer ce qu’elle fout là. Elle est morte, d’où vient cette vision ? Les échos se manifestent dans les cas de vie ou de mort, mais Maya n’est pas en danger à ce moment-là ? C’est paresseux et ça casse l’émotion de nous laisser face à tant de questions. Une fois de plus, ça donne l’impression que la série s’est précipitée vers cette scène sans réussir à l’introduire correctement. Et aussi, c’est le genre de révélation qui fonctionnerait encore mieux s’il y avait plus d’épisodes pour y mener. C’est passé trop vite.

PowWow

Bon, on était en début d’après-midi, mais voilà que nous sommes désormais en fin de journée avec le Pwo Wow qui commence. Maya a enfilé la tenue de sa grand-mère et fait partie du défilé pour… euh ? Je ne sais pas. Qu’est-ce qu’elle fait là en fait ? Elle devrait être en train de chercher sa grand-mère et s a cousine, pas de défiler ? Il manque très clairement une étape pour justifier sa présence.

En plus, l’épisode est plutôt court, mais on perd beaucoup de temps dans la représentation de Pow Wow. Ce n’est pas dérangeant si en parallèle on nous explique pourquoi Henry pense que le festival va devenir dangereux, mais là, c’est juste frustrant. D’où sort Henry ? Je n’en ai pas la moindre idée, mais il décide de dire à Biscuits qu’il devrait avoir une arme car ça va mal tourner à Pow Wow. Pourquoi pense-t-il ça ? Pas la moindre idée. Il manque un épisode où quoi ?

Maya finit par quitter le défilé pour se rendre dans ce qui ressemble à un restaurant de fête foraine, mais complètement désert. Pendant que tout le monde fête Pow Wow, Maya se retrouve donc confrontée à Fisk. Une fois de plus, elle tend son flingue vers lui dans cette grange/restaurant. Fisk a avec lui Bonnie et Chula, ce qui fait que Maya range son arme. Pourquoi ? Aucune idée. Faut que j’arrête de poser la question, je sais.

En tout cas, Maya a jeté sa lentille, ce qui fait que Bonnie est obligée de traduire Fisk. En post prod, le choix est fait de ne pas nous faire entendre ce qu’il dit. Bonnie traduit comme elle peut en langue des signes. Fisk confirme qu’il a tué le père de Maya, mais aussi qu’il compte tuer tout le reste de sa famille.

C’est gênant, hein ? Eh bien non ! Les ancêtres de la famille décident de se manifester à nouveau. Nous les voyons donc apparaître aux côtés de Maya, mais aussi aux côtés de Chula et Bonnie. Chacune ressent et vit les échos, ce qui leur permet de mettre KO les hommes de mains de Fisk. Oui, oui, Chula la grand-mère met KO des gardes du corps. Ca vaut le détour.

En parallèle, Biscuits utilise un monster truck pour détruire les camions pleins d’hommes armés (????) de Fisk (d’où sortent-ils ? Quel est leur but ? Comment Biscuits le sait-il ?) et Henry tue le sous-chef de Fisk (je ne vais pas m’épuiser à écrire plus que ça, ça n’a aucun sens).

Plutôt que de tuer Fisk, Maya décide finalement de poser ses mains sur sa tête. Cela nous permet de voir qu’il est encore un petit garçon frustré par les violences paternelles dans sa tête. Elle tente de le calmer, de le réconforter, de l’empêcher d’aller tuer son père et de faire taire sa rage. Pourquoi pas. Du coup, elle ne tue pas Fisk et, en fin d’épisode, il part dans sa voiture avant l’arrivée des flics, comme si de rien n’était.

Pardon ?

Happy end

La conclusion de l’épisode voit alors l’oiseau du flashback initial s’envoler, libéré par Taloa et Maya, puis Maya se souvenir de sa dernière soirée heureuse avant la mort de sa mère. Une fois que c’est fait, elle remonte sur sa moto pour se rendre à un pique-nique familial qui semble bien se passer. Soit. Cela permet surtout de repasser par tous les décors de la série et de voir les personnages heureux d’être ensemble. Apparemment, tout est réglé entre eux, personne ne parle de ce qu’il s’est passé à Pow Wow, personne n’est en prison non plus (après tout, un meurtre ce n’est rien pour Henry…) et… happy end ?

Moui. En post-générique, on apprend que Fisk veut réunir toutes les têtes restantes avant que la situation dégénère. Quelle situation ? On ne saura pas trop. En tout cas, il est ensuite captivé par la télévision qui annonce que les élections pour la mairie de New-York sont en train de se jouer et que l’arrivée d’un autre candidat capable de comprendre la souffrance des new-yorkais ne serait pas de trop.

En bref

C’est définitivement un immense gâchis. Je ne sais pas comment ça se justifie. Le covid ? Les coupes budgétaires ? Mystère. Une chose est sûre, la série avait de quoi proposer une intrigue plus intéressante que ça avec les personnages qu’elle utilise – Daredevil, Fisk, Maya… Tous ont de quoi être de super héros de séries, mais tous sont sous-exploités en cinq épisodes.

Réduire le nombre d’épisodes est une décision conne, en plus. On sent que les scénaristes ont condensé le contenu de bien plus d’épisodes : les relations ne sont donc pas développées, les intrigues sont décousues, on manque d’informations et d’explications… et surtout, surtout, il n’y a finalement aucun enjeu ! C’est fou, mais ces cinq épisodes ne savent pas ce qu’ils veulent raconter et ça se sent.

J’ai l’impression que ça aurait pu le faire sur un temps plus long, en développant davantage les perspectives de chacun et les backstories. À la place, on a juste trop de personnages qui se croisent, se font du mal, ne sont pas introduits correctement (franchement, ne serait-ce que nous dire les liens entre Chula et le vendeur ou entre Henry et Maya, ça aurait aidé) parce qu’ils viennent de comics et… c’est un immense gâchis. La série passe à côté de son potentiel et bâcle carrément son dernier épisode, en oubliant d’essayer d’apporter des explications aux actions de ses personnages. Des conséquences, mais aucune cause, donc.

Malheureusement, je crois qu’Echo sera vite oubliée. Enfin, elle l’est déjà en fait alors que je la vois avec à peine un mois de retard et que personne n’en a parlé. Tant de potentiel gâché…

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Echo – S01E04 – Taloa – 13/20

Une fois de plus, Marvel passe par la case « énorme raccourci » dans l’écriture du scénario. L’épisode est aidé par le fait qu’il s’appuie sur un personnage déjà bien établi et bien écrit, mais malgré tout, le rythme a du mal à suivre. C’est un épisode de transition et d’explication qui manque d’intensité dans les explications, même si les explications sont nécessaires. On en manque encore.

Spoilers 

Le Caïd a une proposition pour Maya.

Please tell me you’re not that stupid.

2008

Comment le dire poliment ? La série n’a que cinq épisodes, mais c’est suffisant pour ne pas respecter son format où chaque scène d’introduction nous présente un ancêtre de maya, c’est ridicule. Cette scène nous présente plutôt la relation entre Maya et Fisk. Bon. On en sait déjà suffisamment, pourtant !

Maya, écolière, essaie donc d’acheter une glace à un marchand qui se moque d’elle parce qu’elle n’est pas capable de parler. Cela énerve légitimement Fisk, qui décide alors d’aller défoncer la tronche du marchand malgré son joli costume blanc. Le costume est vite tâché de sang et Fisk appelle donc un homme de main pour pouvoir se changer sans effrayer Maya.

Pourtant, Maya a déjà tout vu. Elle est loin d’être effrayée : elle préfère au contraire foutre elle aussi des coups de pieds au marchand. Et voilà comment elle est devenue ce qu’elle est, à suivre les leçons de Fisk.

Treize ans. Fisk passe ensuite treize ans avec Maya sous son aile et il ne prend pas un moment pour apprendre la langue des signes ? Il abuse. Il explique finalement à Maya, en 2021, que son entraînement est terminé et qu’elle sait désormais tout ce qu’il y a à savoir. Sa dernière leçon est d’apprendre à Maya à ne faire confiance qu’à lui… Et en démonstration, il fait tuer l’interprète en langue des signes qui traduisait tout ce qu’il lui disait. What the fuck. C’est vraiment un horrible personnage, je ne comprends pas les gens qui l’adulent – même si, OK, cette scène est effroyable comme on aime quand on aime les méchants.

Dîner

Bon, heureusement, la série ne traîne pas trop pour autant à en revenir à son cliffhanger. Maya est donc confrontée à Fisk, mais aussi à tout un tas d’hommes de mains qui viennent l’immobiliser beaucoup trop simplement. Je ne comprends pas pourquoi elle se laisse faire, même si le but est sûrement pour la série de gagner un peu de temps.

En effet, Fisk en profite pour mettre une lentille à Maya. Dès lors, tout ce qu’il dit est traduit en langue des signes ; et tout ce qu’elle dit est traduit dans une oreillette qu’il porte. Comme bien souvent, Fisk reste très calme et affirme qu’il n’est pas en colère : il souhaite juste un dîner en famille avec Maya pour comprendre ce qu’il s’est passé. C’est franchement une solution de facilité cette histoire de lentille technologique pour traduire la langue des signes… mais c’est très Marvel dans l’esprit. Et puis, je comprends que ça leur fasse gagner du temps.

Elle le croyait mort, mais il est sûr qu’elle est quand même contente de le voir en vie ; et il l’a vue être soulagée. Maya accepte en tout cas de lui parler, même si elle sait qu’il est le meurtrier de son père. Comme ils prennent le temps de parler, Fisk retire le patch qu’il porte à l’œil. Je suis un peu surpris : il a encore son œil en fait.

Cela ne l’empêchera pas, je pense, d’avoir un désir de se venger. Il ferme les rideaux et elle ferait mieux de se méfier. Loin d’être conne, elle se méfie : elle jette donc le vin qu’il a ramené, préférant boire du coca qu’elle fournit elle-même. C’est moins risqué. J’ai de la peine pour ce Château Laffite, mais je comprends Maya. Malgré tout, Fisk ne s’énerve toujours pas et ne menace pas Maya, même si tout est ambigu entre eux.

En fait, il propose à Maya un marché bien différent : il comprend qu’elle veut un empire et il est prêt à lui offrir. Il lui demande de le suivre à New-York où ils pourront reprendre ses affaires ensemble, comme une famille. A-t-on vraiment envie d’être de la famille du Caïd ? Je ne suis pas sûr.

Famille

Après tout ça, Maya se confie à Henry pour avoir son avis sur la situation. Celui-ci a bien peur qu’elle n’accepte le marché de Fisk : le chauve lui a pris tous les gens qu’il aimait durant toute sa vie et il sent que Maya aura la même vie que lui si elle le suit. Bon, la scène ne mène pas vraiment quelque part, on sent que Maya reste hésitante. Pourtant… Le Caïd reste coupable de la mort de son père, bordel !

La scène est interrompue toutefois par une nouvelle vision des ancêtres de Maya. Cette fois, elle partage la vision avec Chula, qui est en ville à organiser une sorte de foire/fête traditionnelle. La vision de Maya dure un bon moment et elle reste inconsciente. Henry en profite donc pour l’amener directement chez Chula, sachant que c’est la grand-mère qui détient les réponses dont elle a besoin.

Après la confrontation express et ratée avec la cousine dans l’épisode précédent, il est donc temps pour Maya de croiser sa grand-mère. On pourrait croire que celle-ci apporterait de vraies réponses, mais ce n’est pas le cas. Elle a beau dire que tout est clair maintenant et que tout a du sens, c’est loin d’être le cas.

Plutôt que de parler de la gêne familiale entre elles, parce qu’il y a tout de même des années de silence, elles se mettent à parler uniquement des visions. Le truc, c’est que ce que voit Maya correspond très précisément à ce que sa grand-mère a vu en donnant naissance à sa mère. L’accouchement était compliqué, mais ses ancêtres sont venus à son aide parce qu’elle avait vraiment besoin d’aide – ils lui sont apparus dans une situation de vie ou de mort.

D’accord. On s’éloigne quand même vachement des problématiques de Maya et je ne vois pas ce que ça apporte d’avoir cette explication qui n’en est pas une. La grand-mère explique tout de même que Taloa, la mère de Maya, était une guérisseuse et tout ça permet d’en arriver à la rancœur entre elles. Maya en veut sa grand-mère d’avoir rejeté la faute de la mort de sa mère sur elle ; la grand-mère lui explique que c’était un crève-cœur de la voir car elle lui ressemblait trop (je ne sais pas si ce « lui » désigne le père ou la mère par contre). En tout cas, comme souvent dans les histoires de famille, tout n’est pas clair, même après en avoir parlé.

Maya finit par partir, frustrée et fatiguée. On suit alors Chula dévastée face à un mannequin qui porte les vêtements de sa fille, Maya sur sa moto et Bonnie (hein, qu’est-ce qu’elle fout là ?) qui regarde par la fenêtre. Ah. Bon, l’épisode est pas super subtil, en vrai : Maya est face à un dilemme entre sa famille biologique et Fisk, sorte de famille adoptive.

C’est à elle de réparer les liens dans sa famille biologique, et ça se fait avec une métaphore où Biscuits tente de trouver de quoi réparer la voiture de la grand-mère. Pendant que Chula se met à créer un costume (forcément pour sa petite-fille), Maya se décide finalement à se rendre à l’hôtel de Fisk. Reste à savoir le choix qu’elle fait : le rejoindre ou le tuer ?

Confrontation

Maya s’introduit donc dans la chambre d’hôtel de Fisk, qui est ouverte pour elle de toute manière, un flingue à la main. Il tente tout de même de la convaincre qu’elle a toujours été une fille à ses yeux et qu’il a tout fait pour elle. Il y a de quoi débattre, en vrai : il n’a jamais appris la langue des signes et elle lui fait remarquer.

Soudainement, Fisk explique donc à Maya qu’il a bien conscience de l’avoir déçue comme son père à lui l’avait déçu. Par conséquent, il décide de lui faire comme cadeau le marteau qu’il a utilisé pour tuer son père. Le fameux marteau. Ce n’est pas rien comme cadeau. Maya en retient surtout que c’est comme ça que le père est mort et que Fisk attend à présent d’elle qu’elle se serve du marteau pour le frapper.

La haine dans les yeux de Maya peut faire croire qu’elle compte l’utiliser, mais bien sûr que non. Ce serait lui faire trop plaisir, je trouve… Et en même temps, ça laisse l’opportunité à Fisk de faire à nouveau la proposition à Maya de rentrer avec lui. C’est énervant, bordel, qu’elle se décide à la fin. Le veut-elle mort ou non ? Je ne pense même pas qu’il mérite d’être tué pour ça – pour plein d’autres choses sûrement… mais bon, c’est un personnage increvable, on le sait.

Bref, face à ce choix difficile et plein de flashbacks de sa relation avec Fisk, Maya prend finalement la décision de… le quitter, et de quitter l’état au passage. D’accord, mais il reste un épisode, qu’est-ce qu’elle va en faire ?

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