Malfaisante : un bon film qui ne fait pas peur ?

Salut les sériephiles,

Hier soir, nous avons opté pour l’avant-première de Malfaisante, le nouveau film de Rob Savage. Une fois n’est pas coutume, on nous colle un titre VF qui me laisse bien sceptique par rapport au titre original, qui en dévoile un peu plus : Other Mommy.

De toute manière, peu importe le titre ! J’étais forcément impatient de retrouver le réalisateur de Host, qui aussi court soit-il reste l’un de mes films d’horreur préférés. C’est d’autant plus vrai que Dichen Lachman est au casting de ce nouveau film, alors bien sûr que j’ai opté pour l’avant-première. Pourtant, je ressors de cette séance avec un sentiment assez partagé : j’ai beaucoup aimé le scénario et la réalisation, mais quelle déception côté horreur !

Il me semble que Malfaisante aurait probablement fait un excellent film fantastique, mais en tant que film d’horreur, je trouve qu’il passe complètement à côté et n’est pas à la hauteur. Tous les ingrédients sont là, les tentatives aussi, mais ça ne prend presque jamais – en tout cas sur moi. Même les jumpscares sont inefficaces pour la plupart, notamment à cause d’une utilisation beaucoup trop importante du son en permanence (là où les trois quarts des jumpscares reposent habituellement sur le silence). Il faut dire aussi que je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher aux personnages, ce qui n’aide pas à craindre pour leur vie. Plusieurs scènes qui auraient dû être terrifiantes font donc plutôt l’effet d’un pétard mouillé, et c’est dommage.

Ceci dit, quel plaisir de retrouver la réalisation de Rob Savage et une vraie proposition originale ! Il a toujours cette capacité à nous embarquer dans ses scènes, à nous emmener avec lui, même quand l’horreur ne fonctionne pas.

Certaines séquences retrouvent d’ailleurs un peu de l’ambiance de Host, sans jamais parvenir à égaler son efficacité. Sans trop en révéler car c’est pas le but, j’ai particulièrement adoré les scènes de la piscine à boules et des ultraviolets, qui montrent à quel point Rob Savage soigne sa réalisation et les petits détails. C’est exactement ce genre de séquences qui me donne envie de continuer à suivre son travail, même lorsque ses films me déçoivent sur le plan horrifique.

À mes yeux, Malfaisante est ainsi probablement son moins bon film, mais c’est peut-être que j’en attendais trop car j’ai adoré son premier film et que j’attends toujours le même niveau quand ça vient de lui, surtout après trois ans d’attente. Le Croque-mitaine fonctionnait mieux comme film d’horreur grand public, tandis que Dashcam proposait quelque chose de plus original et trash, quitte à diviser davantage.

Cela reste un très bon film que je recommande, mais pas forcément pour un moment terrifiant.

Côté casting, je suis assez déçu par Jessica Chastain, que je trouve peu convaincante dans son rôle de mère, alors qu’elle est excellente en monstre. Je soupçonne certains choix d’interprétation d’être volontaires et liés au message du film, mais ça ne fonctionne que moyennement sur moi. En revanche, la jeune actrice qui incarne Bela est excellente ! Et c’est un peu spoiler, mais quel dommage de ne pas profiter davantage de Dichen Lachman, que j’étais ravi de retrouver. Elle est très bonne, mais son rôle ne lui laisse pas vraiment le temps de montrer tout son talent.


Finalement, Malfaisante m’a beaucoup plus convaincu par son scénario fantastique et son message que par ses tentatives de nous effrayer. L’écriture du film est sympa, se révélant peu à peu dans une construction fluide qui paraît facile mais qui ne doit pas l’être. J’ai notamment adoré sa conclusion, qui vient donner une autre dimension à l’histoire. Un film d’horreur franchement moyen pour les habitués de l’horreur, donc, mais un bon film fantastique que je ne regrette absolument pas d’avoir découvert ! Et puis, peut-être aussi que je ne peux m’en prendre qu’à moi-même : à force de voir des films d’horreur, je finis par être moins sensible à cette corde-là je crois…

Lust for Love

Salut les sériephiles… et les moins sériephiles aussi !

Image result for lust for loveOui, parce qu’aujourd’hui, je ne vais pas vraiment parler de séries, mais de ma comédie romantique préférée, parce qu’il m’en faut bien une, et parce que par magie, ce film est apparu sur Prime Video, le service de streaming d’Amazon. Je me dis que ça peut être l’occasion de le faire découvrir plus largement et, comme personne ne le connaît, je n’allais pas rater le coche.

Inutile de garder le suspens comme c’est dans le titre, le film en question s’appelle Lust for Love (L’Envie d’aimer sur Amazon FR, mais ça me met une sale chanson en tête) et date du 1er février 2014. Depuis sa sortie, j’ai dû le voir déjà une bonne vingtaine de fois, y compris un 1er janvier pour finir une nuit blanche et la dernière fois n’étant pas plus tard qu’hier soir (pour la troisième fois de l’année) quand j’ai découvert qu’il était sur Amazon parce que, après tout ce temps, je n’ai toujours pas pris la peine de l’acheter en DVD, non, et je crois que je ne l’ai plus vu en 1080p depuis genre… sa sortie, en fait. Enfin, je ne l’avais vu que le 20 février pour mon anniversaire. Pas facile, le streaming.

Qu’en est-il du synopsis ? Après avoir raté sa chance avec son crush de toujours, Mila, Astor demande à l’ancienne meilleure amie de celle-ci, Callie, de lui apprendre à séduire les femmes pour reconquérir Mila. Est-ce que c’est pour cette histoire insipide et banale que j’adore le film ? Absolument pas, bien sûr.

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Écrit et dirigé par Anton King, un parfait inconnu, le film est toutefois co-produit par Dichen Lachman, plus connue à l’époque pour son rôle de Sierra dans Dollhouse et depuis pour celui d’Anya dans The 100… Entre autres choses (notamment Roulette dans Supergirl). Bien sûr, cette actrice que j’adore joue le rôle de Callie, et rien que pour ça, j’avais eu envie de le voir.

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Ajoutez que Fran Kranz (Dollhouse aussi, The Cabin in the Woods, Much ado version Whedon, etc) joue le rôle d’Astor, qu’Enver Gjokaj, Miracle Laurie, Felicia Day et Maurissa Tancharoen (respectivement Victor, Mellie, Mag et Kilo dans Dollhouse) ont des seconds rôles, que Jed Whedon est à la musique et que le reste du casting est vraiment bon (y compris Caitlin Stasey vue ensuite dans Reign et Beau Garret), et vous comprendrez ce qui m’a fait venir voir le film la première fois. Vous l’aurez compris, c’est une énorme réunion d’amis post-annulation de Dollhouse, c’est financé par des fans de la série (dont certains sont figurants, notamment dans une soirée d’Halloween bien drôle) et ça donne un bon gros sentiment de nostalgie de cette série géniale.

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Fran Kranz dans Dollhouse

Pour le reste, le contexte de mon premier visionnage, qu’on va qualifier de post-rupture, a clairement aidé à me le faire adorer, alors que l’histoire est on ne peut plus classique. Au-delà de ça, il y a un bon humour, un acteur qui parle français sans raison pendant la moitié de ses répliques et un casting qui s’adore clairement. Et ça se voit ! C’est tout bête, mais ça fait toute la différence. Ainsi, le film a beau être prévisible et concentrer plein de défauts que je critiquerais habituellement, il me fait toujours marrer et me met de bonne humeur. Et puis, il y a quelques-unes de mes chansons préférées dans sa soundtrack, avec notamment la chanson que j’ai le plus écoutée en 2014 d’après feu mon iPod :

Alors voilà, je le conseille à tous ceux qui cherchent à passer un bon moment, c’est pas prise de tête, c’est marrant et tout le casting vaut le détour… Bon, Amazon le qualifie de film moins de 18 ans, mais clairement, ça ne le mérite pas ; il n’y a pas de nudité, mais quelques scènes peuvent être considérées trop crues. Oh, et oui, il y a du harcèlement de rue et ce n’est pas si féministe que ça, mais je leur pardonne tout.

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Et ça, ce n’est même pas extrait de Lust for Love

Je vous laisse avec le trailer si je ne vous ai pas encore donné envie de voir le film, mais je trouve que ça en montre trop, alors à vos risques et périls.