Daredevil Born Again – S01E02 – Optics – 16/20

Tout en gardant le style et en baignant dans l’ADN de la série d’origine, cet épisode commence à marquer davantage de différences et dévoiler à quoi ressemble cette version 2025 de la série. Les changements opérés fonctionnent tellement bien qu’ils arrivent à tous me convaincre : j’ai l’impression que les scénaristes ont su cerner la plupart des défauts et des points qui me dérangeaient dans la série d’origine. À ce stade, ils auraient pu nous proposer 22 épisodes directement.

Spoilers 

Fisk est élu maire. Bonne année.

If you lose the cops, you lose the city.

Comment ça, Fisk est élu le jour du Nouvel An, ça fait beaucoup d’un coup. Pauvres New-yorkais. J’aime bien, tout de même, que la série prenne le temps de montrer que malgré la ferveur populaire, il y a une beaucoup de gens silencieux qui ne sont pas ravis entre les murs de leur appartement – grâce à l’ouïe de Matt. Du coup, on l’entend sans qu’on nous le montre, mais vous comprenez ce que je veux dire, pas vrai ? Fisk souhaite la bonne année à ses électeurs, tout en promettant de mettre un terme aux agissements des justiciers masqués, parlant de Spiderman au passage.

Oui, bien sûr que Fisk fait des discours à rallonge pour les new-yorkais. Il aime toujours autant s’écouter parler. J’aimerais tellement que quelqu’un lui dise et trouve le moyen de le faire taire. Même dans son bureau, il parle de manière interminable de l’âge indéterminé du bureau comme si cela avait une quelconque importance. C’est toujours une façon de ne pas parler de ce qui importe vraiment : sa directrice de campagne lui fait remarquer que le silence de Vanessa commence à être gênant pour son image auprès des électeurs plus traditionnels.

J’imagine qu’il va les récupérer en se comportant comme un politique de base : en déplacement, il se retrouve face à une route abîmée qu’il fait aussitôt réparer sans attendre de permis. Simple, efficace, de quoi se faire saucer sur les réseaux parce qu’il y avait un grand embouteillage. Mouais.

Je suis surpris que l’épisode conserve l’idée du documentaire BB tourné dans les rues de la ville. Pour un premier épisode, c’était un moyen facile de montrer où l’on en était et de réintroduire des éléments. Dans un épisode deux, ça semble confirmer une tendance pour toute la saison. Cela donne l’impression d’une page de publicité. Ces reportages, présents tout au long du premier épisode, ont en fait une autre utilité : celle d’introduire le personnage de BB, la journaliste qui les réalise.

Celle-ci demande à rencontrer le maire Fisk, se servant pour ça de sa connexion avec un des employés de Fisk. Sa rencontre est supposée être celle d’une journaliste avec le maire, mais elle s’avère plutôt être conseillère politique… avant de demander des infos sur Vanessa et concrètement de se faire congédier.

Elle donne tout de même des conseils importants à Fisk : il décide de continuer d’utiliser BB, parce qu’elle peut lui être pratique. Elle lui a expliqué qu’il avait une bonne partie des flics à dos, et notamment le chef de la police, et que ça ne l’aiderait pas à être un bon maire. Fisk se rend donc à un enterrement de policier (tué par un client de Matt, j’y reviens dans la suite de la critique) pour découvrir que c’est vrai : le chef de la police le déteste et lui souhaite un bien court mandat. C’est problématique.

Le commissaire essaie donc de démissionner ensuite, en promettant que d’autres flics suivront, mais Fisk l’en empêche. Un petit chantage bien senti à base de photo de son fils illégitime suffit à le faire changer d’avis, mais ça sent plutôt mauvais pour les conditions de travail des flics ensuite. Et bloqué comme ça, le commissaire promet que son travail ne sera pas exceptionnel.

Un nouveau personnage est introduit dans le métro new-yorkais : un justicier pas masqué qui vient en aide à un type qui ne peut pas se défendre et s’en prend à ses deux agresseurs. On sent facilement venir la catastrophe : un des agresseurs finit par se faire dégommer par le métro. Le problème ? Les agresseurs sont de la police. Hector Ayela se fait donc arrêter.

Par chance pour lui, alors qu’il est tabassé par quelques flics pour faire une confession, Matt passe par là et entend ce qu’il se passe. Il décide aussitôt de le représenter, parce qu’il sait qu’il ne ment pas quand il se dit innocent et qu’il évoque un accident. S’il ne voulait pas tuer un flic – qu’il ne savait pas être flic – ses battements de cœur indique toutefois qu’il ment à Matt quand il dit ne rien cacher d’autre.

Kirsten n’est pas trop heureuse d’apprendre que son partenaire prend un cas pro bono alors qu’ils sont déjà en galère avec d’autres cas. En plus, ce pro bono donne l’impression qu’ils sont contre les policiers désormais, mais bon, Matt parvient à la convaincre. Il convainc aussi Cherry de continuer de bosser pour lui malgré son désaccord de s’opposer à la police : Cherry croit Matt quand il dit le client innocent, mais il apprend vite qu’il y a d’autres choses à chercher dans le passé d’Hector, parce qu’il n’a pas tout dit à Matt.

Le problème de ce cas ne fait que commencer pour Matt, cependant. En effet, il apprend vite que l’affaire attire les médias du coin : c’est une affaire de policier tué, bien sûr que les médias s’en mêlent, bien sûr que le procureur se retrouve face à Matt quand notre avocat défend Hector. Les chances d’Hector sont minces. Cherry, Kirsten et Matt n’ont pas trop d’autres choix que de dire la vérité à la femme d’Hector quand elle leur demande s’il a une chance de s’en sortir.

Elle est en froid avec son mari, alors bien sûr, c’est compliqué pour elle de se rendre au procès comme si de rien n’était. Elle assure qu’il a changé depuis leur mariage, et pour cause. En enquêtant sur Hector, Cherry découvre que leur client est le Tigre Blanc, un autre justicier masqué de New-York. Certes, il n’avait pas son costume en tuant le policier par accident, mais ça change toute l’optique du procès de savoir ça. D’où le titre de l’épisode, donc.

Matt se débrouille donc pour que le juge ne divulgue pas l’information pendant le procès : il est plutôt doué en tant qu’avocat et c’est une bonne chose. C’est un aspect nouveau et différent de la série de voir autant le développement d’une affaire judiciaire. Cela fonctionne sacrément bien, je trouve. J’aimais déjà voir ça dans She-Hulk, mais là, il me semble que la série a de quoi proposer des cas de la semaine qui fonctionneraient bien.

En attendant, Matt suit un des flics du commissariat – celui qui a survécu dans le métro – pour mener à bien sa défense. Grâce à ça, il est aux premières loges quand il entend que le flic a retrouvé l’homme qu’Hector a sauvé dans le métro et qui s’est enfui sans demander son reste. Grâce à cela, Matt peut arriver avant les flics dans l’appartement de Nick, la victime sauvée. Il le met à l’abri en l’envoyant auprès de Cherry puis reçoit les flics qui sont à sa recherche pour le tuer et mettre derrière eux leur crasse.

Pas de chance pour eux, ils tombent donc sur un avocat arrogant et chiant. Se sentant tout-puissants, il décide de le tuer pour s’en débarrasser. C’est une mauvaise idée : Matt ne se laisse pas faire et leur file une sacrée raclée. C’est douloureux à voir, bien saignant et gloups, je n’aimerais pas être à leur place. Et ensuite ? Eh bien… il faudra attendre le prochain épisode pour en savoir plus – et pour savoir pourquoi le flic véreux avait sur le poignet un tatouage du Punisher. Vas-y, faudrait vraiment que je sois à jour sur la saison 2 de Punisher en fait…

En parallèle du reste, Heather sort un livre qu’elle dédicace dans une librairie. Psy et autrice sur la psychologie ? Cela se tient. Elle rencontre un jeune qui veut être sa patiente et un homme qui travaille pour Fisk. Mouais. Si on ne le savait pas, il serait passe-partout ce monsieur ; il ne la drague pas tellement, il ne cherche pas à la recruter… Étonnant comme scène. Heather poursuit tout de même son début de relation avec Matt, et tout s’y passe bien.

Elle est tout de même obligée de décaler un rencard avec lui pour s’occuper d’un nouveau patient inattendu pour elle : elle se retrouve à gérer la thérapie de couple du maire et de Vanessa. Ils ne s’entendent plus et ça la fout mal pour l’image médiatique du maire, évidemment qu’ils avaient besoin d’une thérapie !

Sinon, avant de conclure cette critique, je dois dire que je pense que j’aurais préféré qu’on se concentre davantage sur Karen – savoir que Fisk est maire doit la dévaster aussi – mais le choix est fait de s’éloigner de la série d’origine, j’ai l’impression. Et en même temps, quand on voit le développement de Karen en saison 3 (c’était inexistant, avec juste un flashback malvenu), c’est peut-être une bonne chose finalement. Je ne sais pas trop.

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Un coloriage de Noël, évidemment

Salut les sériephiles 🌲

Dans la frénésie des fêtes de fin d’année, il y a parfois des instants simples qui sont parfaits pour entamer les vacances. Aujourd’hui, mon calendrier de l’Avent m’a proposé un défi créatif : un coloriage de Noël. Et franchement, il était temps que ça arrive, je trouvais ça surprenant qu’un truc si simple ne soit pas déjà proposé. Heureusement, j’avais prévu le coup et j’avais des coloriages à portée de main !

Je dois l’admettre, je ne suis pas le roi du coloriage – loin de là, je n’aime vraiment pas ça la plupart du temps, par manque de patience surtout, de talent, un peu. C’est justement ce qui a rendu cette expérience intéressante.

Avec un épisode de Smallville en fond sonore (parce que oui, regarder une vieille série tout en coloriant, c’est clairement un combo gagnant), j’ai pris le temps de m’appliquer… ou du moins, de faire de mon mieux. C’est pas parfait, et ça se voit. On ne se refait pas.

Ce coloriage m’a occupé bien plus longtemps que prévu. Un épisode entier de Smallville (soit environ 42 minutes, car au moins à l’époque, ils savaient faire dans le classique) pour réussir à remplir toutes ces petites surfaces ! J’ai été surpris de finir en même temps que le générique de fin débutait, franchement. J’avoue que, parfois, mes coups de crayon dépassaient un peu les lignes parce que le mélodrame de Lana et Clarke était plus intéressant et que mes jeux d’ombres laissent encore à désirer puisqu’ils n’existent pas. Mais soyons honnêtes : ce n’est pas le résultat qui compte, c’est l’esprit de Noël et le plaisir de se poser. Non ?

Ce qui est sympa avec ce type de défi, c’est qu’il s’adapte à tous les âges. J’ai imprimé quelques coloriages supplémentaires pour mes nièces, histoire de leur faire une petite surprise au réveillon. C’est une activité qui ne demande pas beaucoup de matériel : quelques crayons de couleur, une imprimante, et c’est parti. Et puis, avouons-le, ça fait plaisir de voir leurs œuvres terminées (et elles seront probablement bien plus réussies que la mienne, soyons clairs).

Finalement, pas besoin de grandes décorations ou de cadeaux hors de prix pour ressentir la magie de Noël (mais comptez sur moi pour aller à Disneyland demain quand même hein). Parfois, il suffit d’un coloriage, d’une bonne série en fond et d’un peu de créativité pour se retrouver dans la magie de Noël. Et même si je ne suis pas prêt à devenir un artiste, cette activité m’a permis de ralentir le rythme, de me recentrer et de profiter de l’instant présent… Parfait pour un début de vacances !

Skeleton Crew – S01E02 – Way, Way Out Past the Barrier – 18/20

OK, il faut bien le dire : je suis convaincu par ces deux premiers épisodes et j’aime beaucoup ce que donne la série pour le moment, même si je regrette la durée trop courte de ce deuxième épisode. Une fois de plus, elle n’est pas révolutionnaire et ne semble pas inventer grand-chose, mais elle joue bien avec les codes des séries de science-fiction et des séries pour ado, tout en sachant très bien ce qu’on attend d’elle. Je suis embarqué.

Spoilers

Le vaisseau emmène nos jeunes héros loin de leur planète.


We could be very, very, very far away.

SM-33

Tout est de la faute de Wim : Fern lui reproche de les avoir emmenés en hyperespace loin de leur maison. Elle ne sait pas encore à quel point ! Pire encore, il y a toujours le droïd avec eux et celui-ci semble s’être réveillé en même temps que le vaisseau. Le voici donc qui débarque et s’en prend à eux, parce qu’il les identifie comme des intrus.

Fern décide de prendre le droïd en charge par elle-même : elle est plus maligne que ce SM-33. Elle affirme avoir tué son capitaine pour en prendre le contrôle… et ça fonctionne : elle est aussitôt auto-proclamée capitaine. Simple et efficace. Wim est un peu dégoûté de la voir devenir la capitaine du vaisseau, mais au moins ça permet à la série d’avancer.

SM-33 apprend aux enfants à naviguer avec le vaisseau, même si seule KB semble capable de comprendre comment ça fonctionne. Elle va vite être ma préférée du lot, parce qu’au moins elle est juste dans ses décisions et vraiment intelligente. De son côté, Wim continue de vouloir prendre des initiatives, mais il n’a apparemment que des mauvais réflexes : après l’hyperespace, il veut toucher au bouton provoquant l’autodestruction de la coque du vaisseau. C’est top.

Si SM-33 est plutôt fonctionnel, ses circuits ont été bouffés par un rat tout de même. Il est donc incapable de ramener les enfants sur leur planète, malgré les ordres de Fern, parce qu’il ne la connaît pas. Celle-ci finit par demander à SM-33 de les amener sur sa planète, d’où elle espère trouver une solution pour rentrer chez elle. Je comprends son idée, mais je ne sais pas si c’est une bonne idée pour autant, parce qu’on ne sait rien de SM-33. Quoiqu’il en soit, elle est clairement plus efficace que Wim sur ce coup, même si j’aime bien l’impulsivité de Wim, qui est rafraichissante pour ce genre de série.

Toutefois, Wim oublie trop vite où il est je trouve : il s’est mis dans un pétrin incroyable, mais s’en fiche pas mal, préférant explorer le vaisseau et jouer avec ce qu’il y trouve, même quand ce sont des squelettes morts en duel !

Borgo

Malgré tout, la série avance plutôt vite (il faut dire que le second épisode ne dure que trente minutes…). Wim, Fern, KB et Neel se retrouvent finalement sur une autre planète, qui ressemble plutôt à un marché noir géant qu’à une planète civilisée. La présence d’enfants ne semble déranger personne sur place, pas même les prostituées du coin – les filles de charme, allez, on ne sait pas hein. Si Fern demande à ses amis d’un jour de rester groupés, il ne faut pas longtemps pour qu’ils soient séparés. Par chance, elle retombe sur KB bien vite et une femme de charme, justement, vient chercher les filles pour s’occuper d’elles. Elle comprend qu’il s’agit vraiment d’enfants et elle veut les protéger. Apprendre qu’elles sont d’At Attin en revanche… ça l’a fait rire.

Et pour cause : il s’agit d’une planète perdue avec un trésor. Oups. C’est intéressant cette affaire : leur crédit de l’Ancienne République attire beaucoup d’attention rapidement. Les garçons essaient de s’en servir pour s’acheter à manger, après tout, c’est l’argent pour les repas de Wim, non ? Ce type de crédit attire l’attention des pirates de Borgo, permettant aux garçons de comprendre qu’ils ont affaire à des pirates.

Wim parvient tout de même à trouver une solution pour s’échapper en cramant un pirate, mais pas avant d’avoir révélé le nom de sa planète. Là encore, tout le monde rit à l’évocation d’At Attin, un mythe bien connu dans l’espace apparemment. Les quatre enfants parviennent ainsi à se rejoindre sous la moquerie et la menace des différents pirates – et la femme de charme qui voulait juste aider les filles, même si elles ont eu peur de se faire kidnapper, peut-être à raison.

Par chance, nos héros ont aussi un droïd avec eux. SM-33 est incroyable quand il débarque à son tour à Borgo : il révèle aux enfants qu’ils sont des enfants (oups, ils n’avaient pas prévu ça) et que c’est pour ça qu’ils sont dans un repaire de pirates. Si SM-33 parvient un temps à dégommer les pirates, il est clairement en infériorité numérique.

La prison

Le droïd est finalement atteint d’une balle qui le met hors-circuit. Neel récupère la souris à l’intérieur de lui, mais ça ne les sauve pas de la situation dramatique dans laquelle ils sont à présent. C’est ainsi qu’ils se retrouvent tous en prison, parce que Fern n’est pas du genre à faire profil bas. Heureusement, ils ont la souris avec eux : Neel l’envoie chercher la clé… en vain. Grosse utilité cette souris.

S’ils ont un plan clair en trois étapes peu réalisables, les enfants oublient un pas essentiel : celui de vérifier le reste de la cellule. Ils sont emprisonnés avec un autre homme qui s’avère être un Jedi – Jude Law. Cette fois, on va perdre Wim : il est fasciné, évidemment. Le Jedi est capable de récupérer la clé qui était à bonne distance avec la Force. Il demande ensuite aux enfants de garder un secret, mais pour savoir lequel, il faudra revenir la semaine prochaine. Aaah. C’est une excellente série, ma foi, ça commence vraiment bien tout ça.

Le père de Wim…

Oh, et sinon, pendant ce temps, le père de Wim trouve des droïd dans la forêt et les informe de la situation. Je ne suis pas convaincu par cet aspect de la série : est-ce vraiment nécessaire de nous attarder sur la vie du père ?

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Skeleton Crew – S01E01 – This Could Be A Real Adventure – 17/20

C’est un début de série et je n’ai pas envie de trop m’emballer, surtout que nous n’avons pas encore tous les tenants et aboutissants de la série, mais franchement, ça commence vraiment super bien. Je suis ravi de l’idée derrière la série, les personnages sont un peu énervants de conneries, mais ils sont censés l’être puisque ce sont des enfants, l’aventure proposée est entraînante. Non, franchement, c’est un premier épisode qui tient ses promesses. Et pourtant, je l’attendais au tournant.

Spoilers

Une nouvelle aventure est sur le point de commencer pour Wim, Neel, Fern et KB.


Yeah, it’s exciting, we’re exploring.

Ah, cela faisait longtemps que je n’avais pas vu le générique d’une série Star Wars et cet épisode commence bien avec son titre prometteur et sa promesse de pirates sur des routes galactiques. Reste à savoir si l’épisode sera à la hauteur pour lancer une nouvelle aventure qui donne envie de rester, donc.

Pirates !

La première scène nous propose sans trop de surprise un vaisseau qui se fait aborder, justement. Il y a rapidement des jets laser et des extra-terrestres. Si on ne sait pas bien à quoi on assiste, il n’y a pas de doute, nous sommes en plein dans l’univers Star Wars, avec aussi des astronautes en scaphandre qui se balance d’un vaisseau à l’autre pour placer des bombes. Côté histoire, ça va vite : le cargo se fait attaquer par des pirates qui en ont après un butin dans la chambre forte du vaisseau. A priori, elle ne devrait rien protéger de dingue.

Seulement, nos pirates semblent bien renseignés et ne craignent pas la Nouvelle République. Ils éjectent donc le capitaine de leur champ de vision et se débrouillent pour entrer dans la chambre-forte… qui est bien vide. Il n’y a qu’un crédit dans la salle et ça tourne à la mutinerie. Soit. Je déplore particulièrement l’absence de générique, je dois dire.

Wim

Loin de tout ça, on se retrouve ensuite dans une chambre d’enfant – pré-ado ? – avec un certain Wim en train de jouer avec ses bonhommes. La série commence pour de bon : on suit la matinée de ce petit garçon qui préfère jouer que d’écouter les consignes de son père qui lui laisse de l’argent pour la semaine.

Oui, Wim est un petit humain tout à fait banal qui vit dans un quartier spatial très américain dans l’âme si vous voulez mon avis, mais ça fait plaisir de suivre une vie de banlieue dans un univers Star Wars. En plus, vraiment, les scénaristes s’amusent : Wim s’amuse avec son pote à la tête d’éléphant sans trompe (c’est si bizarre) à jouer au sabre laser et bim, un bras est coupé (sacrée réf’), des gamins collent des autocollants sur la tête du droïd chauffeur de tram, d’autres se prennent vraiment pour Sabine. Non, vraiment, j’aime beaucoup.

Je trouve que c’est un aspect intéressant qui est exploré par la série : il faut bien que les enfants aillent à l’école, même quand il y a des guerres galactiques en cours. J’ai l’impression qu’on n’a que rarement eu ce genre d’aperçus ou de séries dans les mondes de science-fiction. Il y a tout ce qu’il faut pour faire rêver les gamins d’une nouvelle génération – et tout ce que j’aime en tant qu’adulte resté un peu trop enfant dans sa tête.

Rapidement, la série nous propose donc un cours où l’on découvre que les gamins extra-terrestres sont bien plus sages que les terriens, hein. Leur enseignant droïd a l’air si soporifque… Ils reçoivent toutefois une visiteuse très importante ce jour-là, histoire d’expliquer pourquoi la série commence ce jour-là : la sous-secrétaire Fara arrive pour les prévenir que le lendemain, il y a un examen qui déterminera leur orientation.

Bon, Wim n’a rien écouté et le découvre au dernier moment, ce qui doit être stressant. Quand il est question de donner son choix d’avenir, il improvise donc comme il peut et ne répond pas explicitement. Le sous-titre est clair cependant : il veut devenir un Jedi. Ce n’est pas exactement une carrière qui est bien vue.

Il rentre chez lui, révise jusqu’au retour de son père qui est débordé de boulot et ne peut l’aider ni à réviser, ni à lui lire une histoire du soir comme sa mère le faisait. Ah, lala. Il a une vie de rêve ce gamin, moi aussi je veux refaire mon enfance dans l’espace et avoir cette vie de presque rêve. Presque ? Il oublie de s’endormir à l’heure et finit par rater le tram le lendemain.

Il a beau assurer à son meilleur ami qu’il va prendre un raccourci, les choses ne sont pas si simples. On le voit donc galérer à traverser toute une forêt pour rejoindre au plus vite la classe. Alors que toute sa promo passe les examens, Wim se retrouve donc couvert de boue au fond d’un ravin qu’il ne parvient pas à remonter suite à un accident de scooter – speeder ?

En voulant remonter, cependant, il déterre un peu malgré lui une porte qu’il est sûr d’être un accès à un temple Jedi. Il n’a pas le temps d’aller au bout qu’un droïd le retrouve et le ramène à l’école. C’est chouette.

Fern

En parallèle de tout ça, nous suivons deux mini Sabine qui sont de vraies rebelles dans l’âme à traverser la ville toute la journée (enfin… C’est tout ce qu’on les voit faire) sur un speeder qui finit par tomber en panne. Wim a peut-être trouvé que ça faisait rêver, mais ce n’est pas mon cas. On découvre en tout cas que Fern et sa pote on pour intention de participer à une course avec leur speeder. Les adversaires les narguent, bien sûr, mais il en faut plus pour décourager Fern.

Elle rentre chez elle, s’arrange pour ne pas être prise et, le lendemain, elle est donc convoquée chez le principal en même temps que Wim. La voilà qui entend parler du temple Jedi et est évidemment intéressée par cette histoire. On la comprend. Wim se justifie comme il peut auprès de son père qui ne prend pas le temps de l’écouter, bien trop furax d’avoir dû prendre de son temps sur sa journée de travail.

Ne pas l’écouter du tout cependant… C’est si con de sa part. Cela permet à Wim d’envoyer bouler Fern qui veut en savoir plus sur le temple Jedi, puis de rentrer chez lui pour réviser. En théorie, c’est ce qu’il doit faire. En pratique, il a trouvé un temple Jedi. Évidemment qu’il embarque son meilleur pote (qui s’appelle Neel) en pleine forêt jusqu’au ravin. Ils tombent à nouveau dedans comme des boulets… et se font aussi avoir comme des boulets par Fern.

Le squelette

Elle force sa pote KB à l’aider à déterrer le temple et à faire peur aux garçons, avant de révéler qu’elle compte bien leur interdire l’accès à la découverte de Wim qu’elle s’approprie. Cela ne plaît pas aux garçons et je trouve que la scène qui suit est un peu trop enfantine. C’est un bon point pour la série, cependant, elle met en scène des enfants après tout.

Bon, dans tout ça, Fern continue de faire peur à Neel et Wim en racontant une histoire à dormir debout pour leur faire croire que ce n’est pas un temple Jedi. Il en faut un peu plus pour que Wim se démonte, cependant. Les quatre gamins finissent par passer un marché cependant, pour ouvrir au plus vite la porte et savoir ce qu’elle renferme. Ils y passent des heures et des heures, déterrant tout ce qu’ils peuvent et ne voyant pas le temps passer.

KB et Fern regardent les garçons creuser en les trouvant idiots – là où Wim les trouve idiotes, c’est raccord – et oublient juste que les parents doivent tous s’inquiéter de ne pas les voir. Finalement, tout ça est payant : les garçons parviennent à trouver un panneau d’accès que KB parvient à déverrouiller bien vite. Le temple s’ouvre pour eux. Ah, le sentiment d’aventure qui se dégage de cette trappe étonnante qui s’ouvre, dans un univers intergalactique ? C’est bon, la série marque des bons points !

Alors qu’ils ne veulent pas rentrer sans savoir dans quoi ils mettent les pieds, les quatre gamins se précipitent finalement dans le temple qui vient de s’ouvrir quand ils entendent quelqu’un s’approcher. Quelqu’un ? C’est le père de Wim qui part à la recherche de son fils. Pour ne pas se faire trop engueuler, Wim décide d’aller explorer l’intérieur du temple : c’est la seule solution pour lui pour ne pas être dégommé de ne pas être chez lui à réviser.

J’aime bien son point de vue, mais ça tourne à la catastrophe : évidemment que les quatre enfants sont rapidement enfermés dans le bunker sans parvenir à en sortir. Entre temps, ils ont trouvé un squelette, un droïd, et tout un intérieur à explorer. Wim en est ravi, quand les filles ont plutôt envie de trouver de quoi remettre le courant et rouvrir la porte.

Wim se retrouve ainsi seul : il refuse de les suivre dans un souterrain pour rétablir l’électricité, préférant explorer l’étage. Tout ce qu’il explore, c’est finalement son reflet dans un miroir – et il est effrayé, en plus. Quand les filles parviennent à remettre le courant (parce que Neel, lui, est coincé entre deux étages), il découvre toute une base souterraine incroyable et un casque audio. Il en informe aussitôt Neel par radio, mais c’est Fern qui lui demande de ne toucher à rien quand elle l’entend.

Le départ

La tentation est toutefois trop forte : il clique sur une lumière qui clignote et tout se met aussitôt à trembler. J’adore l’idée : c’est un vaisseau spatial entier qui se réveille et embarque les quatre enfants dans l’espace. Oupsie. Le père de Wim assiste impuissant à tout ça, les regardant s’envoler vers l’espace une fois que son fils a réussi à réintégrer le vaisseau. Oui, entre temps, il y a un peu d’action avec l’idée que les enfants veulent sortir du vaisseau et se retrouvent à devoir s’accrocher pour ne pas tomber.

Franchement, tout est bien écrit pour en arriver à une intrigue où les enfants se retrouvent seuls dans l’espace, à cause d’un auto-pilotage les emmenant dans les étoiles. Et en hyper-espace tant qu’à faire. Wow. C’est excitant comme tout ce début d’aventure, et j’ai même envie de leur pardonner l’absence de générique ou le gros côté stéréotype de la guerre filles-garçons là.

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