True Lies – S01E05 – Unrelated Parents – 16/20

La série retrouve l’équilibre qu’elle avait il y a deux épisodes et ça lui réussit bien, avec le parfait mélange entre humour et action. Les intrigues sont simples, mais bien menées ; les personnages sont tous plus attachants les uns que les autres et j’ai du mal à comprendre pourquoi les audiences n’ont pas suivi. Ce n’est pas la série du siècle, c’est certain, mais le rythme est bon et la qualité est au rendez-vous. Quel dommage que ça ne débouche pas sur une saison 2 !

Spoilers

L’équipe se retrouve à traquer un hacker qui donne quelques leçons de parentalités à Harry et Helen. Bien malgré lui.


Worst parents ever.

Je dois bien avouer que je me suis posé la question : est-ce que ça vaut vraiment la peine de continuer cette série alors que je sais qu’elle est annulée et que ça va me frustrer de ne pas avoir de suite ? Dois-je prendre le risque d’une fin ouverte sur un cliffhanger ? Après beaucoup d’hésitations, je me suis finalement dit que oui : il ne me reste jamais que six épisodes à regarder, j’ai quasiment vu la moitié déjà. Et puis, surtout, j’aime l’actrice principale et la série est fun ! J’espère juste ne pas avoir à trop le regretter dans six semaines – parce que oui, je vais continuer de suivre la diffusion sur Disney +. C’est plus simple comme ça !

Une première opération vite réglée | La Floride | Le motel | Hav0k et Gibonator | Dana

Une première opération vite réglée

L’épisode commence tout de suite par une opération avec toute l’équipe qui s’apprête à arrêter à un homme au beau milieu d’un parc de Washington. L’avantage, c’est que j’obtiens directement un point du Bingo Séries qui me faisait défaut avec Luther qui prend une photographie dans un cadre magnifique – avec Maria qui ne met pas du tout au sien pour le selfie, d’ailleurs.

Helen est désormais embauchée à plein temps, alors elle est dans le parc aussi, pour assurer la traduction, tandis qu’Harry est là pour aider à courser l’homme qui se sait traqué. Ce n’est rien de bien fou pour une première mission, mais ça nous remet dans le contexte d’action de la série et d’espionnage, tout en nous assurant que les espions savent ce qu’ils font. Ainsi, Maria devine sans mal ce que s’apprête à faire le méchant qu’ils veulent arrêter. Et qu’ils arrêtent vite, d’ailleurs.

Toute cette première mission finit par donner des informations importantes à Omega : ils se retrouvent à devoir éviter un conflit armé entre la Syrie et l’Israël, sachant que l’un comme l’autre assure d’être innocents. Pour éviter ce conflit ? L’équipe doit retrouver un hacker en consultant tous les dossiers d’Omega. C’est un travail de recherche qui blase tout le monde, à l’exception de Gibb, mais qui permet tout de même un peu d’humour entre les agents. C’était sympa de les voir râler et déprimer d’y passer des heures.

Gibonator (le surnom qu’il se donne tout seul, y compris en ligne) finit heureusement par trouver leur cible : leur hacker s’appelle selon lui Hav0k, c’est celui qui correspond le mieux aux caractéristiques de la mission. À quoi bon tous les faire chercher s’il adore ça et qu’il y est si fort ? Pendant que Gib remonte le VPN du hacker, toute l’équipe se met à rêver d’où ils vont devoir aller, avec beaucoup d’espoirs… pour devoir se rendre en Floride finalement. Cela fait au moins une heureuse : Helen n’y est jamais allée. Tous les autres espéraient un voyage plus sympathique…

Une première opération vite réglée | La Floride | Le motel | Hav0k et Gibonator | Dana

La Floride

On retrouve toute l’équipe dans une forêt plutôt sympathique qui donne presqu’envie d’aller en Floride pour y tourner un épisode de Walking Dead. Pardon. Au passage, Helen continue de prendre ses marques dans l’équipe : après avoir appris qu’elle n’avait pas besoin de lever la main en réunion, elle se retrouve à devoir découvrir les noms de code d’opération des agents. Il s’agit d’une grosse opération qui fait éclater une partie d’un van…

Tout ça pour… arrêter un adolescent ? Luther, Maria et Harry sortent l’artillerie lourde pour un gamin qui se montre très impertinent. C’est hilarant, parce qu’il est insultant avec Harry qui lui confisque son téléphone comme il a confisqué celui de Dana – mais j’y reviens en fin de critique. Helen décide aussitôt de s’en mêler, persuadée qu’elle pourra faire mieux que son mari. Helen dégage ensuite Maria et Luther, mais ce n’est pas pour autant qu’elle gagne la confiance du gamin. En fait, ce dernier est horrible avec elle, décidant plutôt qde critiquer ses chaussures et ses techniques de « good cop ». Petit à petit, Helen perd patience.

Maria et Luther profitent d’être mis de côté pour commenter l’attitude de leurs collègues vis-à-vis des ados… mais ils feraient mieux de se concentrer ! Gib reçoit en effet l’information qu’un commando armé s’approche d’eux et les met tous en danger. Ils sont forcément là pour la même raison qu’eux : un hacker qui a des codes de missiles susceptibles de déclencher une véritable guerre. Ouais, on sent que les scénaristes n’ont pas fait beaucoup d’efforts sur ce scénario, mais ce n’est pas bien grave.

Assez vite, l’équipe comprend qu’ils ne pourront pas s’enfuir avec tout le matériel du hacker, mais aussi qu’ils ne peuvent pas le laisser tomber dans les mauvaises mains, car ça pourrait aider à décrypter le codage du missile. Ils font donc exploser tout le van du gamin, malgré ses avertissements sur le fait que c’est une mauvaise idée. Il le prend mal, mais ne révèle à aucun moment en quoi ce serait un problème, probablement parce qu’il a juste peur de voir partir en fumée ses affaires. Il n’a pas non plus tellement le temps de le faire : tout se déroule bien vite et ils finissent par être mitraillés par les militaires repérés par Gib.

Notre équipe explose le van, donc, puis se barre avec Max, l’ado hacker qui s’avère finalement insupportable. Genre, vraiment. Il passe son épisode à hurler et crier à ses droits. Il n’en a pas tellement en tant que terroriste et il se retrouve en plus à être géré par Harry et Helen.

Une première opération vite réglée | La Floride | Le motel | Hav0k et Gibonator | Dana

Le motel

En effet, les agents sont coincés en Floride et se rendent dans un petit motel loin des standards classieux des épisodes précédents tant qu’ils ne savent pas exactement face à qui ils sont : partir sans connaître l’identité du commando n’est pas possible. Cela mène à une scène de plus où Helen peut sympathiser avec Max.

Bon, j’ai eu assez vite l’intuition qu’il se foutait d’elle et ça n’a pas manqué. Dur de s’en remettre quand on se fait avoir comme ça par un adolescent : Helen se retrouve à casser la télévision et Harry ne comprend pas bien ce qui a pu se passer. Ces idiots sortent alors du motel pour évoquer ensemble l’éducation des enfants et l’impertinence de Max. On le voit venir à des kilomètres : Max en profite pour s’échapper.

En parallèle, Luther et Maria continuent d’être développés comme j’aime : ils ont des scènes ensemble qui permettent d’échanger des répliques amusantes tout en formant un périmètre de sécurité apparemment, avec des détecteurs de mouvement qui ne serviront à rien puisque Max coupe le courant. Bon, il fallait bien les occuper et le plus intéressant était clairement de les voir évoquer un enfant potentiel, un jour, pour Maria.

Ce qui est amusant c’est que dans la suite de l’épisode, Luther se présente comme l’oncle (lol ?) de cet enfant. Maria insiste pour dire qu’ils ne seront pas « coparents » de Maria, et Gib s’en mêle, à les écouter à la radio. Non, sérieux, l’humour fonctionne bien avec Luther et Maria qui passent tant de temps à se chamailler comme un vieux couple. Je n’ai même pas envie de les voir finir ensemble pour de vrai, qu’ils restent comme ça, c’est très bien pour la série. De toute manière, il ne reste jamais que cinq épisodes maintenant.

Bref, celui-ci se poursuit alors avec toute l’équipe qui cherche où Max a bien pu aller, pendant que Gib continue ses recherches informatiques. Maria et Luther finissent par entendre le commando parler de « Pyramide » le groupe qui les aurait embauchés et n’aurait alors rien à voir avec la Syrie ou l’Israël. En tout cas, cette nouvelle pause permet à Helen de se remettre en question sur l’éducation qu’elle donne à ses enfants. Non, vraiment, j’aime beaucoup les personnages d’Harry et Helen, qui se remettent en question en permanence et nous sont présentés comme de très bons parents, finalement.

Ils en arrivent à la conclusion que pour s’améliorer, ils doivent peut-être lire des manuels, comme lorsqu’Helen s’entraînait à devenir espionne finalement.

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Hav0k et Gibonator

Helen et Harry retrouvent Max, juste à temps : ses ennemis, qui ne sont ni syriens ni israéliens car l’accent anglais est parfait et qu’ils bossent pour Pyramide, le retrouvent aussi puisqu’il utilise un ordinateur pour parler à ses amis en ligne. Il n’est pas bien malin, tout comme Maria et Luther ne sont pas malins de ne pas avoir suivi de plus près le commando pour venir en aide à Harry, Helen et Max.

En effet, l’arrivée du commando mène à une scène d’action plutôt bien menée : Helen tire sur les ennemis, mais en faisait exprès de rater sa cible pour ne pas déclencher de guerre, alors qu’Harry enchaîne une petite chorégraphie de combat avec deux autres hommes. La scène d’action fonctionnait bien et, en plus, elle remet Max de leur côté.

Celui-ci accepte donc de partir avec le couple d’espions, surtout qu’il se rend compte désormais que ses amis d’internet le mettent en danger. C’est même pire que prévu quand ils retrouvent le reste de l’équipe : Gib s’est renseigné sur Pyramide et s’est rendu compte qu’il s’agissait en fait du groupe d’amis de Max. Oui, le groupe de hackers s’appelle Pyramide, et oui, ils s’en prennent désormais à Max pour avoir le code des missiles qu’il a piratés.

Et pour ne rien arranger, ce sont des hackers motivés. Ils envoient ensuite des drones explosifs à la recherche de Max. Il peut ainsi continuer de se plaindre non-stop alors que la série nous propose des effets spéciaux peu jolis pour les drones. Heureusement, Max finit par se laisser convaincre par Gib que le meilleur moyen de s’en sortir pour lui est de l’aider. En plus, il se découvre des points communs avec Gib : ils jouent au même jeu en ligne, et Gib est bien loin devant lui. On le sentait venir avec le pseudo déjà évoqué en début d’épisode, mais c’est une écriture efficace.

Finalement, tout est bien qui se finit bien comme toujours : Hav0k et le Gibonator piratent les drones et les retournent contre les ennemis qui les poursuivent. Les missiles piratés par Max ? Ils ne représentent plus un danger une fois Pyramide mis hors d’état de nuire. Oh, et bien sûr, Gib finit par proposer un job à Max. Je l’ai senti venir aussi, mais ça ne pouvait pas finir autrement cette intrigue. Max peut même s’excuser auprès d’Helen et Harry, tout en montrant un site de chaussures à Helen, hein.

Maria et Luther ? Ils terminent l’épisode par quelques gentillesses, encore. Ils me font rire et la série en juste assez pour que leur Will they/Won’t they ne soit pas trop lourd. On sait qu’ils sont faits pour être ensemble et pas besoin d’en voir beaucoup plus comme on a déjà le couple Harry/Helen de toute manière.

Une première opération vite réglée | La Floride | Le motel | Hav0k et Gibonator | Dana

Dana

Bon, sinon, il n’y a pas qu’avec Max que Helen et Harry sont en galère parentale. En fait, le petit hacker se moque d’eux à plus d’une reprise en les désignant comme de mauvais parents car ils mentent aux enfants et car il doit bien sentir qu’il y a un sujet à traiter de ce côté-là.

Il faut dire qu’en début d’épisode, la fille d’Harry et Helen les dérange en pleine mission pour une urgence toute relative : Dana réclame à son père un anneau lumineux pour TikTok. Vraiment, on est sur une urgence de type urgente pour Dana, mais pour Dana uniquement, surtout quand ses parents sont occupés à sauver le monde. Il est vrai qu’elle ne le sait pas, mais bon.

Le soir, Harry en parle avec elle et lui rappelle qu’interrompre ses réunions met en péril la source de revenus pour la maison. Face à sa fille qui a une attitude typiquement détachée, Harry finit par décider de confisquer le téléphone de Dana, parce que sa crise d’adolescence est insupportable. Helen écoute aux portes et s’amuse de la situation, voyant bien que son mari galère avec l’adolescente, alors qu’il devrait selon elle juste être plus sympathique avec elle. C’est une idée, de même que son idée d’un système de points qui fait très professeur et m’a fait rire.

Dana est un peu stupide de ne pas suivre le lead proposé par sa mère, parce que ça valait le coup selon moi. De toute manière, les solutions proposées par Helen pendant tout l’épisode m’ont paru les plus judicieuses. Finalement, en fin d’épisode, après avoir eu l’occasion aussi de s’entraîner avec Max et de prendre du recul, Harry et Helen décident d’apporter du soutien à leur fille.

Elle souhaite devenir chanteuse ? Ils ne vont pas s’y opposer. Par contre, ils vont aussi l’inviter à se débrouiller par elle-même pour payer son matériel et sa formation, en bossant avec le vendeur de glaces. J’ai bien ri de cette conclusion, c’était une attitude très parentale de base, mais ça fonctionne comme petit gag. Ils sont vraiment attachants. C’est chiant que la série soit annulée !

Une première opération vite réglée | La Floride | Le motel | Hav0k et Gibonator | Dana

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How I met your father – S02E08 – Rewardishment – 14/20

Malgré un bon concept qui permet un épisode s’éloignant du fil rouge pour développer davantage l’amitié de ce groupe qui galère encore parfois à être convaincant (mais de moins en moins), j’ai trouvé que l’épisode continuait de vouloir trop en faire. Le surjeu comique ne prend pas toujours, les situations ridicules peuvent faire rire parfois, mais tombent encore souvent à l’eau. Bref, j’ai encore l’impression que la série cherche son équilibre, ce qui devient franchement gênant après une saison et demi. Il y a de plus en plus souvent de bons moments, heureusement, et c’est possiblement l’épisode qui m’aura fait le plus rire. C’est juste que la chute fut plus dure pour les mauvais gags ensuite.

Spoilers

Les personnages cherchent tous à surmonter un blocage qui leur pourrit la vie.

It’s time to grow up.

Si vous avez été attentif, vous savez que je n’ai pas continué la série pendant mes deux semaines de vacances : c’est parce que je me la garde pour les pauses repas au boulot où elle fait un passe-temps efficace. Je n’ai pas énormément de temps et elle a le parfait format… à défaut d’être excellente. Ceci étant dit, je me souviens d’une conversation Twitter où on m’avait vendu un épisode 8 plus drôle. Espérons que c’est le cas, pas vrai ? C’est parti pour la critique.

Un concept simple | Du côté des garçons | Ellen | Les yeux de Val | Les cours de conduite | Punition ou récompense ?

Un concept simple

En quoi c’est drôle de savoir que Sophie n’a jamais appris à siffler ? Je ne sais pas, mais l’épisode commence par-là. Il faut que je reprenne mes bonnes habitudes : pour que la série soit efficace, il faut s’amuser de la stupidité des personnages. Se moquer d’elle, c’est marrant, après tout. Je pense que l’intro me remettait juste dans le bain. Et il le fallait !

La suite de l’épisode nous ramenait en effet au bar où tous les personnages perdaient du temps une fois de plus. Le sujet du jour ? Tous les trucs que les personnages ne savaient pas faire. C’est un concept simple et assez efficace, qui permet en tout cas une conversation fluide : Sophie et Val ne savent pas conduire (pour ne jamais avoir à être Sam, en gros), Ellen n’ose pas confronter sa collègue qui la répulse, Charlie ne sait pas se raser seul (on découvre donc que c’est Ellen qui le fait ; et Val semble l’apprendre alors que la logique aurait voulu qu’elle le fasse aussi à un moment ? Ignorons ce détail et apprécions le fait qu’Ellen raconte les secrets de son coloc à son frère, toujours un bon moment) et Sid ne sait pas boire la bière d’une traite.

Ouais, le concept est simple, mais tout ça n’est vraiment pas au même plan selon moi. Conduire et se raser, c’est un peu plus essentiel que boire d’une traite, sérieusement (oui, ça vient d’un type qui n’a pas de voiture et qui en est ravi). Pour aller plus loin dans le concept, l’épisode nous sort un énième falshback de la fac de Sid et Jesse où ils ont inventé un super système (non, tout le monde connaît ça ?) : se donner une deadline pour faire les tâches à la fin de laquelle ils ont soit une récompense, en cas de réussite, soit une punition, en cas d’échec. Bizarre de les voir s’électrocuter l’un l’autre tout de même.

Voilà, les personnages se retrouvent avec 48h pour effectuer ce qu’ils ne savent pas faire : conduire, se raser, confronter une collègue, boire. La récompense ? Une soirée pyjama ???? Ils ont trente ans et rêvent d’une soirée pyjama où ils collent les lits ??? Mais enfin ! What ? Et la punition, c’est de boire de l’alcool ? Hein ?

Bon, de l’alcool, j’abuse un peu, il s’agit de boire un mélange des restes tombés sur le bar, donc ça doit être bien dégueu, m’enfin, ce n’est jamais qu’un shot. Je ne sais pas. Oh, et si vous avez été attentifs, vous savez aussi qu’il manque un défi pour Jesse : le voilà qu’il révèle qu’il n’a pas pu faire les championnats de hula-hoop car il ne maîtrisait pas une figure.

Un concept simple | Du côté des garçons | Ellen | Les yeux de Val | Les cours de conduite | Punition ou récompense ?

Du côté des garçons

C’est un peu simpliste comme distinction dans l’intrigue, mais ouais, les scénaristes nous forment une bande de potes où les trois garçons décident de s’aider et se soutenir dans leurs objectifs. Le défi de Jesse permet de découvrir que l’acteur maîtrise tout de même vachement bien le hula-hoop, un détail surprenant, tout de même. De son côté, Sid m’a fait rire à être incapable de boire ne serait-ce qu’une gorgée de bière (une sensation que j’ai l’impression d’avoir connue vite fait à un moment).

Charlie qui n’arrive pas à se raser ? Le tremblement était marrant… mais par contre, ils étaient chelous à avoir tous les trois le même T-shirt, non ? Il était bien plus drôle de voir Charlie apprendre à se raser en s’entraînant sur ses jambes, après être passé par l’entre-jambes sans grand succès. Par contre quand on voit comment il galère et se coupe sur la jambe, on se demande comment ça a pu se passer pour l’entrejambe, hein.

Une fois à l’hôpital, Charlie essaie de lui mentir sur ce qu’il s’est passé, sans grande crédibilité, à une infirmière qui doit aussi supporter Sid et sa maladie imaginaire. La pauvre. Elle commet toutefois une énorme boulette en indiquant à un patient qu’il pourra bientôt être rasé, parce que ça motive Charlie à aller s’entraîner sur le ventre de ce pauvre monsieur qui n’avait rien demandé à personne.

Au moins, tout est bien qui finit bien : Charlie réussit ainsi à se raser… Et c’est terrible comme il aurait mieux fait de garder sa barbe, en vrai. Au passage, il en profite alors pour aider Sid à venir au bout de son problème : pour boire une pinte de bière, rien de plus simple… Il suffit de manger du piment avant.

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Ellen

Ellen s’entraîne à se confronter à sa collègue en préparant son discours à l’avance, dans le vide. Le problème, c’est que quand Rhonda, la collègue en question avec qui elle partage le même bureau (au sens meuble du terme, hein), arrive, elle débarque avec un serpent. Et là, Ellen est incapable de dire non ou de mettre clairement des frontières entre elles. Ellen finit par se tourner vers son frère pour avoir des conseils : elle veut savoir exprimer sa colère correctement.

Bon, si j’aime bien Ellen et son surjeu constant, je dois dire qu’il était décevant de la voir s’entraîner avec son frère. L’humour n’a jamais vraiment pris avec Jesse dans son appartement. C’était un peu mieux une fois qu’elle force son frère à se rendre au bureau pour porter les affaires de Rhonda afin de faire une meilleure Rhonda, parce qu’inévitablement, ça termine par Rhonda qui débarque et le surjeu d’Ellen qui a réussi à me faire rire. Bon, et par un serpent qui mord Jesse, alors qu’on aurait pu s’en passer. Au moins, ça permet à Ellen de confronter (un peu) Rhonda et de lui en vouloir de se moquer de Jesse. Un début qui suffit à réussir son défaut paraît-il.

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Les yeux de Val

Il est tellement simple de se moquer de ces deux personnages que je pense que les scénaristes visent vraiment ça : qu’on se moque d’elles en permanence. On découvre ainsi que Valentina est totalement aveugle parce qu’elle n’a pas envie de porter des lunettes et a peur de devoir mettre des lentilles. Ma foi, c’est une angoisse raisonnable, c’est horrible de devoir se toucher les yeux, non ? Valentina ne peut donc pas commencer à conduire tant qu’elle ne va pas chez l’ophtalmologiste… Et son défi change en cours de route : au lieu d’apprendre à conduire, elle doit désormais apprendre à porter des lentilles. C’est bien plus intéressant que les cours de conduite.

La voir essayer de mettre des lentilles était hilarant, surtout que j’imagine que ça donnerait à peu près ça si moi aussi je devais essayer de faire ce geste simple, mais ô combien terrifiant. De là à laisser quelqu’un qui vient de presser un piment essayer de me mettre une lentille comme elle le fait avec Charlie ? Ils sont stupides, ce n’est pas possible. La situation était drôle, mais le surjeu de Valentina pas terrible. Bref, la voilà qui termine à l’hôpital avec Charlie et Sid. Val est vaccinée en tout cas : elle reçoit tellement de gouttes dans les yeux suite à son attaque au piment qu’elle parvient à mettre des lentilles seule, sans problème.

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Les cours de conduite

Autrement, les cours de conduite ne concernent plus que Sophie, qui est outrée du prix de l’auto-école. On lui dit qu’on n’apprend pas à conduire en 48h ou qu’il est possible d’acheter une arme aux USA à partir du moment où on est majeur (ou presque) ? Non sérieux, elle est tellement stupide, c’est dur de s’attacher à elle.

Bref, elle prend tout de même un cours de conduite qui tourne mal (c’est le cas de le dire) quand elle est forcée de tourner à gauche, sa phobie apparemment. Je ne sais pas trop où est le problème, mais ça la terrifie. Même quand elle se doit de le faire pour sauver la vie de sa monitrice qui a une crise cardiaque, Sophie en est incapable. Heureusement qu’il y a des ados à l’arrière de la voiture pour conduire à sa place jusqu’à l’hôpital.

L’exagération complète des situations présentées et menant les personnages à l’hôpital, le surjeu permanent et le ridicule ont fini par me faire passer un bon moment. Les voir tous se retrouver à l’hôpital et échanger des répliques a ainsi réussi à me faire rire. Incroyable, n’est-ce pas ? Les adolescents qui font une leçon de morale à Sophie, ça fonctionnait.

On enchaîne sur Jesse qui n’a absolument pas de venin de serpent dans le corps qui propose à Sophie de lui apprendre à conduire. Il ne reste plus tellement de temps dans l’épisode, alors ça se passe bien : il utilise une voix douce et calme de prof s’apprêtant à confisquer un portable (le pire, c’est qu’il y a du vrai là) pour convaincre Sophie de tourner à gauche.

C’est rapidement un succès et je me demanderai à jamais pourquoi c’était si dur pour elle. En plus, l’intérêt est tout relatif : je doute qu’elle s’achète vraiment une voiture à New-York, hein. Cela dit, ça permettait à Jesse et Sophie de se retrouver tous les deux une fois de plus et de flirter. Je crois que le couple n’a jamais eu autant d’alchimie qu’au cours des deux derniers épisodes. C’est donc frustrant de voir les regards langoureux entre eux alors qu’ils ne sont pas prêts à se remettre ensemble.

Pour ne rien arranger, il confie à Sophie qu’il bloque sur le hula-hoop à cause d’un jour où sa mère n’est pas venue le soutenir, lui montre la figure qu’il essaie de faire… et reçoit un match d’appli de rencontre au même moment. Frustrant, ils étaient à deux doigts de s’embrasser sérieux tout de même.

Un concept simple | Du côté des garçons | Ellen | Les yeux de Val | Les cours de conduite | Punition ou récompense ?

Punition ou récompense ?

Bref, ils ont tous réussi à faire le défi dans les temps… sauf Jesse. Il a besoin de sa famille pour réussir et ça tombe bien, il a une toute nouvelle famille prête à le soutenir. J’ai aimé le fait que Sophie s’arrête avant de le dire, j’ai aimé le fait que Jesse réussisse son tour de hula-hoop au son d’une jolie musique (malgré le recours à une doublure qui n’a absolument pas les cheveux de Jesse, sérieusement ?)… mais j’ai détesté la conclusion de l’épisode.

On apprend ainsi qu’ils échouent au défi à dix minutes près, sans s’en être rendus compte avant alors qu’ils avaient mis une alarme en théorie. Le but de les faire échouer ? Je me suis dit que ce serait sûrement pour un bon gag… mais non, la conclusion est juste qu’ils finissent tous avec une méningite bactérienne à l’hôpital, un gag balancé si vite en fin d’épisode qu’il passe inaperçu et n’a pas réussi à me faire rire. Peut-être aussi qu’il faut que je sois plus en forme pour voir les épisodes.

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True Lies – S01E04 – Rival Companions – 14/20

C’est peut-être de savoir la série annulée qui me fait me concentrer autant sur ses défauts – et les voir – mais j’ai trouvé que l’épisode fonctionnait moins bien : son rythme et sa structure sont un peu bancals, ce qui est dommage. Ceci étant dit, l’épisode reste bien divertissant et est un bon moment à passer. C’est juste une écriture un peu moins efficace que dans l’épisode précédent ; comme si la série avait perdu l’équilibre trouvé auparavant. C’est difficile les débuts !

Spoilers

Pour mener à bien sa mission, l’équipe s’associe à un assassin, le Loup.


Which is why I’m adopting a chimpanze.

Eh ben super, je commençais à peine à vraiment accrocher et adorer, mais True Lies est déjà annulée. Je ne l’imagine pas avoir une vraie conclusion en fin de saison alors j’ai beaucoup hésité… mais puisque j’aimais jusque-là, autant continuer cette saison 1, non ? Cette saison des networks continue de me motiver dans ma décision de ne plus me lancer dans des saisons 1 avant leur renouvellement… Mais c’est une décision que je n’arrive jamais à tenir ! Bref, passons à la critique de l’épisode, ça vaut mieux !

La mission | L’entraînement d’Helen | Mon ami le Loup | Une inquiétude tenace | Un duo de choc | Un mari plus à l’écoute

La mission

L’épisode commence loin des Etats-Unis pour un sommet mondial organisé par Bruxelles sur la question européenne. On voit mal le rapport avec la série au départ, mais bien sûr, quelques zooms dans la forêt autour de l’événement nous informent qu’il y a une situation militaire peu claire en train de se débrouiller.

Le commando utilise ainsi des ultrasons pour attaquer le congrès, avec tout le monde qui s’arrache les oreilles face aux bruits stridents et des fenêtres qui éclatent. Le but de ce commando ? Tuer l’homme qui parlait au micro, un politicien albanais de droite. Bien, c’est chargé déjà comme introduction.

L’intelligence artificielle d’Omega repère cet événement comme une alerte rouge et la boss (de retour dans cet épisode) briefe rapidement son équipe sur la situation géopolitique compliquée qui en découle – les albanais accusant les serbes. Pour faire face à ces difficultés, la boss a ainsi pris la décision de faire appel au Loup, un tueur avec qui Omega bosse parfois. Bon, ça commence à faire beaucoup de gens qui sortent du passé des personnages, c’est dommage.

Je préfère les séries qui ne se reposent pas en permanence sur le passé pour introduire de nouvelles situations. Après, ça permet souvent d’introduire une série dans le temps long… ce qui ne sert plus à rien a posteriori, maintenant qu’on sait la série annulée.

J’avoue que je me rends compte que j’ai maintenant tendance à me concentrer sur les défauts de la série, notamment sur les interactions entre les espions qui sont moins fun dans ce début d’épisode que dans mes souvenirs de l’épisode 3.

La mission | L’entraînement d’Helen | Mon ami le Loup | Une inquiétude tenace | Un duo de choc | Un mari plus à l’écoute

L’entraînement d’Helen

Par chance, on enchaîne rapidement sur la situation d’Helen. Ce n’est pas nouveau, mais je trouve que cet épisode nous montre une fois de plus qu’elle est celle qui porte totalement la série sur ses épaules. J’adore l’actrice, bien sûr, mais le personnage est excellent aussi. On la voit avoir du mal à s’ajuster à sa nouvelle vie d’espionne, alors que son mari fait de toute évidence moins d’efforts pour donner le change désormais. Il ne l’écoute plus vraiment quand elle lui confie ses difficultés face à son entraînement.

Je regrette un peu la disparition du running gag sur le manuel d’entraînement, qui aurait pu rester plus longtemps sur le devant de la scène. Ceci étant dit, la voir apprendre à monter un flingue avec un prof ennuyeux était une idée sympa. Finalement, sa formation se déroule comme au lycée, avec des heures de cours et comme au lycée, la cafétaria d’Omega est particulière : Helen doit y trouver sa place. On sent tout de suite qu’elle fait un choix étrange à s’asseoir à côté d’un type qui est seul. Pourquoi mange-t-il un sandwich seul ? Cela dit… on comprend assez vite que l’homme est seul parce qu’il sourit trop aux mauvais moments et qu’il est bizarre – mais eh, Helen est super bizarre, elle aussi, quand elle raconte son enfance.

Le truc, c’est qu’il y en a un qui est bizarre parce qu’il est un assassin : elle parle ainsi au Loup – découvrant son vrai prénom, Nathan. C’est la seule à lui demander son nom, mais plus tard dans l’épisode, beaucoup l’utiliseront… grâce à Helen, bien sûr. Clairement, la série comment nous introduire un nouveau personnage, avec ce faux effet de surprise à la révélation – on le voit venir. En quelques minutes, je me sentais plus attaché au Loup qu’à Luther… C’est un peu embêtant pour eux, mais bon, il est trop cool le Loup ; j’ai adoré le voir prouver à toute l’équipe qu’il s’est renseigné sur eux.

Une fois que c’est fait, on enchaîne avec une réunion qui permet au Loup de montrer son utilité : il comprend assez vite que l’assassin qu’ils cherchent n’a pas souhaité monter un assassinat, mais juste créer un nouveau marché de vente d’armes. Et quoi de mieux qu’un conflit armé entre deux pays pour vendre des armes ?

La mission | L’entraînement d’Helen | Mon ami le Loup | Une inquiétude tenace | Un duo de choc | Un mari plus à l’écoute

Mon ami le Loup

Le soir, Harry n’écoute pas Helen, une fois de plus, quand elle lui raconte sa journée d’entraînement et sa joie de s’être fait un nouvel ami. A sa décharge, c’est assez rapidement qu’Harry se rend compte qu’ils ne sont pas seuls : il y a quelqu’un dans le jardin. La sécurité de leur maison est compromise, ils sont contents que les enfants ne soient pas là (encore ?) et soient absents pour une semaine… mais ils sont tout de même en danger.

Du moins, c’est ce qu’ils pensent, jusqu’à ce qu’ils découvrent qu’il s’agit en fait de Nathan. Helen est ravie de découvrir que leur intrus est son nouveau meilleur ami, et Harry est dépassé par la situation. Franchement, la situation est marrante et la comédie qui exagère évidemment le trait fonctionne à merveille. La scène est très fluide, avec une Helen et Nathan qui continuent de sympathiser face à un Harry qu’on sent sur la défensive vis-à-vis de l’assassin.

Nathan récite alors les paroles d’une chanson pour aider Helen à monter une arme M4… avant de proposer son aide pour sa formation. Helen est ravie par cette idée car il fait un bien meilleur entraîneur que tous les autres mentors qu’elle a pu avoir jusqu’ici. Harry n’ose pas lui raconter la vérité sur l’identité du Loup. Moi, je l’aime vraiment bien ce Nathan/Loup. Il me donne un point de Bingo Séries, en répétant que c’est « easy-peasy » de monter des armes, et il est tout mignon à finalement donner par lui-même sa formation à Helen.

Elle cherche à mieux le comprendre aussitôt, lui demandant ce qu’il pense de son boulot et en découvrant qu’il n’a pas vraiment de sentiments. Franchement, il fait de la peine à expliquer qu’il fait semblant d’être normal et qu’il a peur d’être brisé. Il donne envie de lui venir en aide et, face à la positivité d’Helen qui insiste à fond pour parler de graine plantée en lui, on ne peut s’empêcher d’espérer que tout finira bien pour lui.

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Une inquiétude tenace

Malheureusement, un personnage qui s’intègre aussi bien à Omega, je sens que ce n’est pas bon signe. Harry continue de voir son arrivée dans sa vie d’un mauvais œil, un peu comme moi : le Loup fait ami-ami avec tout le monde, sauf lui. Il insiste auprès d’Helen pour dire qu’il est flippant, à n’avoir jamais refusé une mission ou jamais consulté le psy. Le problème, c’est qu’Harry a beau insister pour dire qu’il est un assassin, tout le monde l’adore autour de lui.

Ils suivent donc la piste proposée par le Loup pour pouvoir protéger un officiel Serbe ensuite. Harry doit bien se faire à l’idée que Nathan les aide et est utile. Mon problème ? On sent assez vite qu’on risque de se diriger vers une trahison du Loup. Quand l’homme politique qu’ils doivent protéger est menacé ensuite par un camion sans conducteur, je n’ai pas pu m’empêcher de penser que c’était très louche.

Pourtant, Nathan est bien un personnage qui est du bon côté et qui ne tue que les gens qu’on lui ordonne de tuer pour sa patrie. Il aide donc nos agents à mener à bien leur mission, même si le bien est ici un camion qui explose grâce à un saut entre une voiture et un camion tous deux en marche, effectués par Harry. Encore. Il aime sauter entre des véhicules avançant à toute allure apparemment. Le camion explose donc sans faire de victime, ce qui est un soulagement pour tout le monde.

Les serbes comprennent toutefois qui l’explosion visait. Il n’en faut pas plus pour que la Serbie envoie un missile sur l’Albanie, rien que ça. Alors que tout le monde s’inquiète d’une guerre qui pourrait éclater et se mondialiser, Nathan, lui, hésite à prendre un sandwich. Une fois de plus, ça accentue l’inquiétude d’Harry non pas vis-à-vis de la guerre, mais vis-à-vis du tueur. Bref, Harry se rend compte qu’il a peur de ce type. Il finit par s’en confier à Gib qui, de manière surprenante, se retrouve à jouer les conseillers conjugaux et expliquer à Harry qu’il ferait mieux d’écouter plus sa femme, parce que c’est peut-être ce dont elle a besoin.

Il n’en faut pas plus pour qu’Harry traite de Nathan de psychopathe qu’il devrait laisser sa femme fréquenter… au moment où Nathan arrive derrière lui. J’avoue, on a ainsi l’occasion de voir le côté flippant du Loup. Comme en plus, l’assassin est capable de déjouer les sécurités d’Omega, on comprend bien vite pourquoi Harry a peur de lui. Et ça se confirme ensuite quand le Loup surprend Harry sur le parking, juste pour le fun. Désolé de le dire, parce que j’adore Helen et son jugement très positif de son nouvel ami, mais ouais, je comprends l’inquiétude tenace d’Harry.

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Un duo de choc

Il lui annonce ainsi qu’il a l’idée de faire venir Helen sur leur mission commune. Harry est contre, mais c’est trop tard : la boss, Trilby, a déjà approuvé ; Helen est déjà ravie de savoir qu’elle a une nouvelle mission. On sent que son entraînement la soule à peu près autant qu’Harry est saoulé par Nathan.

Il ne comprend pas comment sa femme peut être ami avec cet assassin, alors qu’elle souligne de bons points en lui expliquant que son métier à lui aussi est flippant. Cela n’empêche pas Helen de voir le bon fond de son mari et de son nouvel ami. Une fois cette énième conversation entre le couple évacuée, on peut en arriver à la mission principale de l’épisode : Harry et le Loup sont envoyés ensemble à la poursuite de Muller, l’assassin du début d’épisode qui s’amuse à créer les problèmes géopolitiques.

Helen empêche toutefois Gib de lancer le feu vert pour l’assaut en lisant les mails de l’usine qu’ils s’apprêtent à infiltrer. Elle est persuadée que les mails de l’usine sont tous faux : ils ont été écrits par des allemands, ce qui est visible dans leur syntaxe. C’est une bonne idée de la part des scénaristes, ma foi, j’aurais aimé qu’on nous donne des exemples tant qu’à faire. La formation de linguiste refit surface quand on ne s’y attend pas !

En tout cas, ça nous informe ainsi que l’usine que Nathan et Harry étaient sur le point d’infiltrer est en fait un piège. Cela ravi Nathan qui affirme qu’il aurait fait exactement comme ces assassins pour couvrir ses arrières.

La mission est toutefois trop avancée pour être annulée à ce stade : ils manquent de renforts, mais Harry a déjà une idée pour mener à bien ce pourquoi ils sont là. Il décide tout simplement de sacrifier la camionnette de Gib et de s’en servir comme voiture bélier pour entrer dans l’usine. Il valait mieux ne pas être au volant : la diversion est extrêmement efficace, avec une camionnette qui est explosée dès son entrée dans l’usine, puis qui est mitraillée.

Pendant que tous les assassins se concentrent sur la camionnette, Harry et Nathan s’infiltrent donc à l’intérieur ; de même que Luther et Maria (trop peu exploités dans l’épisode), pour s’attaquer aux assassins et arrêter Muller, le grand méchant de l’épisode. De l’extérieur, Gib et Helen suivent les opérations et découvrent que le Loup n’a absolument pas peur de tuer. En fait, il n’est pas du tout excité par la fusillade en cours.

Dans l’usine, Harry se retrouve à faire équipe avec le Loup, mais ça ne le rassure pas trop quand il doit passer devant l’assassin… alors que ce dernier est connu pour tuer les gens dans leur dos. J’avoue, Nathan m’a fait rire avec son « pew pew » en visant la nuque d’Harry, mais il est terrifiant. Pourtant, leur duo fonctionne à merveille. Certes, on essaie de nous faire peur pour Harry qui se retrouve sans nouvelle de Nathan alors qu’il est dans le viseur de Muller… Mais tout est bien qui finit bien : Nathan sauve de justesse Harry en tuant Muller sans prévenir, l’attaquant de dos. Charmant.

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Un mari plus à l’écoute

Après tout ça, l’équipe rentre pour célébrer sa victoire et Helen se retrouve propulsée agente pour de vrai. Elle est tellement douée que son mari insiste pour que sa formation s’arrête, ce que la boss est forcée d’approuver. C’est vrai que ça fait quatre missions réussies grâce à elle ; c’est à se demander comment ils ont pu tenir tant de temps sans Helen !

Ceci étant dit, c’est également dommage, j’aurais aimé qu’on insiste davantage sur sa formation. Bon, en même temps, tant mieux : puisque la série sera bientôt finie, ça permettra d’avoir quelques vraies missions où elle n’est pas qu’une nouvelle recrue. Et puisque la mission de la semaine est terminée, il est déjà temps de dire au revoir à Nathan. Au moment de partir, le Loup fait des cadeaux à tous les agents et… un câlin à Harry ? C’était plus qu’inattendu.

La conclusion de l’épisode peut alors se dérouler chez les Tasker où les enfant sne sont toujours pas rentrés. Leur moment à deux est toutefois interrompu par un MMS du Loup, qui permet un petit gag final tombant quelque peu à plat.

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True Lies – S01E03 – Separate Pairs – 18/20

Bien, je crois que ça y est, la série trouve vraiment son équilibre avec cet épisode qui s’attarde davantage sur les personnages secondaires, tout en continuant de maîtriser impeccablement son rythme et son humour. Les acteurs sont géniaux, les personnages attachants, l’écriture dynamique et ça permet de proposer un très solide épisode oscillant entre humour et action. Tout ce qu’on aime, donc.

Spoilers

Helen et Harry ont des problèmes d’argent, même s’ils sont parfois milliardaires.


You shouldn’t drive and shoot at the same time, it’s in the training manual

Par accident, cet épisode s’est lancé en VF sur Disney + quand j’ai voulu le regarder. J’ai tendance à vouloir croire en la bonne foi des VF et à vouloir les défendre, mais sérieusement, quel échec la traduction du générique qui gomme totalement le nom de la série et retire le dialogue au profit d’un quasi-monologue (y avait aucune raison qu’elle ne parle pas plus que ça ou n’intervienne pas à la fin pour compléter « pour le meilleur et pour le pire »). Parfois, je me dis que je me suis trompé de métier. Bref, la critique de l’épisode, peut-être ? Clairement, je passe en VO, hein.

Sous couverture | L’ingénieur | Luther & Maria | Le casino | La fin de mission

Sous couverture

Les Tasker se retrouve avec un problème de plomberie, parce qu’ils ont rafistolé le lave-vaisselle avec du scotch. Oui, alors forcément, du scotch sur un tuyau, c’est rarement efficace, hein. Ils ont beau être des espions, ils sont toujours dans la merde financièrement : risquer leur vie ne rapporte rien de plus que ce qu’ils gagneraient dans leur vie quotidienne de couverture. C’est une jolie manière de faire des économies pour les gouvernements ça.

Helen ne comprend toutefois pas comment se concentrer sur le sauvetage du monde avec tous les problèmes qu’ils ont dans le quotidien – une jolie manière de nous parler de la charge mentale de mère de famille quand un père est capable de « compartimentaliser » sa vie professionnelle et sa vie perso. Ben oui. Et encore, il n’est même pas question de Dana et Jake pour l’instant. En tout cas, Ginger Gonzaga continue de me faire rire bien trop simplement : j’ai adoré sa tête quand elle se prend de l’eau sale sur la tronche. La pauvre. C’est la vie sous couverture, ça.

Elle continue de gérer comme elle peut la situation, envoyant les enfants chez les grands-parents pendant que le plombier assure qu’ils auraient dû faire des réparations au moins un an auparavant. Bref, toute la plomberie est fichue, les Tasker ont des problèmes d’argent et tout ça va obséder Helen pendant tout l’épisode.

De son côté, Harry se rend au travail pour mieux… devoir gérer sa mission sous couverture. Je me demandais ce qu’il en était, mais on nous confirme que les agents sont certes des espions, mais ils font aussi du vrai travail de vendeur d’informatique, avec un rapport mensuel à fournir pour que la boîte puisse tourner. C’était rigolo à voir, mais je ne doute pas que les intelligences artificielles s’en chargent en 2023. Cela dit, la série gère bien la comédie grâce à ça.

J’adore vraiment le côté couverture à maintenir tout en sauvant le monde. Pendant l’épisode, on voit ainsi Helen donner un cours à distance en prétendant être malade, pour mieux retirer son pull deux minutes plus tard et révéler une robe magnifique pour partir à une soirée où elle devra être milliardaire. Incroyable. Milliardaire ? Ouais, il va falloir que j’entame la critique de l’intrigue d’espionnage de l’épisode à un moment.

Sous couverture | L’ingénieur | Luther & Maria | Le casino | La fin de mission

L’ingénieur

L’épisode commence par une scène un brin choquante, avec une attaque terroriste en plein milieu de Zurich, perpétrée par un certain « Ingénieur », en 2017. Deux ans plus tard, Omega a mené une mission à Prague pour tenter de le retrouver. C’est par cette opération souricière que la série reprend, Omega travaillant avec un certain Ian du MI-6.

J’ai beaucoup aimé cette manière de nous présenter la situation de la mission, c’était rapide et efficace. Tout aussi rapide et efficace était la manière d’intégrer une backstory faisant de Maria et Luther un couple. Je ne m’y attendais pas forcément à ce qu’on nous sorte que ça se soit déjà fait avant – ou qu’on nous présente si vite dans la série une mission qui est un échec pour la super équipe d’Oméga. Celle-ci n’a absolument pas changé depuis 2017.

Ouep, c’est un échec : Ian meure, tué par l’ingénieur et celui-ci court toujours. On comprend donc qu’il sera au centre de ce nouvel épisode. Gib annonce rapidement au reste des agents qu’ils ont une piste pour retrouver l’ingénieur, qui vend une arme nucléaire miniature désormais. Contre toute attente, pour mener à bien la mission, Gib demande l’aide d’Helen.

Si Luther et Maria se retrouvent à devoir bosser dans un casino, pour s’assurer que l’acheteur de la bombe – Pieter Voss – perde l’argent dont il a besoin, Gib demande à Helen et Harry de jouer un couple riche qui jouent et gagnent au casino. C’est rigolo : Omega se sert totalement d’Helen et Harry sur ce coup, ils ont besoin d’agents jouant un couple, et hop, ils utilisent un vrai couple.

C’est assez crédible comme manière de faire, en vrai, et c’était très top de voir les agents partir en mission ensemble. La série gère bien les choses aussi pour intégrer chaque personnage, on nous remet leur nom à l’écran et tout, ça marche bien.

Sous couverture | L’ingénieur | Luther & Maria | Le casino | La fin de mission

Luther et Maria

Traquer l’ingénieur ramène Luther à son passé, et c’est surprenant. C’est une bonne manière de développer les personnages secondaires, ce qui est exactement ce que j’espérais à la fin de l’épisode précédent, après tout : Luther se confie ainsi à Harry sur sa rupture avec Maria. Elle a eu lieu juste après la mission en 2017, et il semble clairement ne pas avoir compris pourquoi ils ont rompu.

Reparler de l’ingénieur semble lui donner envie de réenvisager sa relation avec sa collègue. C’est la pire idée du monde, Harry le sait, il le sait, mais il en a quand même envie. Du coup, une fois qu’ils partent en mission et se retrouvent à bosser que tous les deux, il aborde le sujet, demandant à Maria pourquoi elle ne veut pas se remettre avec lui.

La série propose alors un running gag avec les agents qui sont en permanence écoutés à la radio par Gib, qui entend tout quand ils s’embrassent en 2017 et tout quand ils parlent de leur couple en 2023. Le pire, c’est que même en le sachant, Luther continue d’évoquer leur relation, tout en essayant de se connecter au réseau de caméras du casino depuis le toit. Ils y arrivent évidemment.

Par contre, ils manquent de se faire surprendre par un employé du casino qui sort sur le toit pour fumer, les forçant à… s’accrocher au rebord du toit pendant deux minutes. « Interesting choice », effectivement, mais bon humour. Ils survivent évidemment et la conversation continue pour la suite de la mission, avec Gib les pressant pour qu’ils règlent le problème entre eux afin de continuer à faire du bon boulot.

C’est un peu gros que Luther revienne six ans après sur leur relation, là.

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Le casino

Harry et Helen peuvent donc entrer réellement sous couverture, et c’est excellent à voir. On commence par les découvrir à l’hôtel où ils se changent et enfilent des vêtements tellement chers qu’ils pourraient suffire à rembourser tous les frais de plomberie – ou les années fac de leurs enfants. C’est une excellente chose, en vrai, que de nous montrer à quel point tout ça obsède Helen.

D’abord, ça fait de l’humour pour l’épisode, et de l’humour bien senti – les louboutins magnifiques qui lui font mal aux pieds, par exemple. Ensuite, ça permet de nous montrer qu’ils vivent une vie de rêve quand ils sont sous couverture, malgré les risques. Et puis, la série en profite aussi pour leur fournir de jolies fringues. Oui, s’ils sont bien habillés, c’est parce qu’ils interprètent à présent des milliardaires : Harry serait un riche financier et Helen sa femme-trophée, une mannequin de maillot de bain.

Cela ne lui plaît pas tellement et quand ils approchent le couple dont ils doivent provoquer la faillite, Helen comprend que Tiffany, la femme, ne restera pas à leur table de casino si elle rencontre une autre femme-trophée. Helen en profite immédiatement pour improviser et déglinguer leur couverture en une phrase : elle inverse son faux job et celui d’Harry. C’était excellent à voir, même si ce genre d’improvisation reste peu crédible dans le cadre d’une agence d’espionnage qui a dû dépenser des fortunes en création de couverture.

Oui, mais voilà : Helen est novice alors ça passe. Et puis, un bon espion improvise forcément pour mieux gérer une mission. Elle se révèle excellente à ça, gagnant rapidement l’amitié de Tiffany, puis de son mari Pieter. Grâce à Helen, Harry est relégué au statut de mannequin, mais aussi à celui d’espion de seconde zone, franchement. C’est elle qui porte toute la mission, donnant un second rendez-vous crédible au couple, puis, lors de ce second rendez-vous, arrivant à fluidifier tous les mouvements du couple vers les tables où Maria et Luther sont sous couverture comme croupiers.

C’est aussi elle qui remarque que chaque fois que Pieter Voss retourne chercher de l’argent car il se fait plumer, il y a un autre homme qui va en chercher aussi. Si elle utilise cette info pour faire de l’humour, n’importe quel téléspectateur comprend qu’on tient là l’ingénieur.

Pourtant, les espions ne s’en rendent pas compte, trop occupé qu’ils sont à plumer Pieter. En vrai, c’est absolument horrible comme intrigue : je sais bien que Pieter est un méchant, mais Harry le pousse à faire tous les choix qui le poussent à la faillite. Et lui, il n’est pas sous couverture, c’est son vrai argent quoi. Bon, bien fait, c’est un méchant… sauf qu’on ne le voit jamais vraiment comme ça dans l’épisode. Il est juste un homme riche qui se fait plumer au casino, quoi.

Inévitablement, Pieter s’énerve d’avoir tout perdu et finit par se retourner contre Harry qu’il tient responsable de sa ruine. Non seulement, il le tient pour responsable, mais en plus, il l’est. Sérieusement. La situation dégénère un peu quand il sort une arme pour menacer Harry et passer ses nerfs, mais Harry est un bon agent capable de gérer ce genre de stress, contrairement à Helen qui ne l’aurait pas pris comme ça du tout – d’ailleurs, elle panique le lendemain quand elle l’apprend.

Bref, Harry parvient à faire ce qu’on attend de lui : il rassure Pieter et se met dans une situation où il est capable d’avoir plein d’informations sur l’arme nucléaire. Il assure que Gloria (c’est-à-dire la couverture d’Helen) pourra le rembourser et qu’ils vont pouvoir lui soutirer de l’argent. Bim, problème réglé.

Sous couverture | L’ingénieur | Luther & Maria | Le casino | La fin de mission

La fin de mission

C’est une jolie théorie pour régler le problème. En pratique, en revanche, c’est autre chose : le lendemain matin, Helen et Harry retrouvent le cadavre de Pieter dans sa chambre d’hôtel. Ils comprennent rapidement qu’il s’est fait doubler et doutent que cela puisse venir du Cap, où sont ses boss.

Cela pourrait être un vrai problème, mais ça n’en est pas un : Helen parle enfin du type qu’elle a repéré la veille et qui s’avère effectivement être l’ingénieur, la reconnaissance faciale le confirme rapidement en l’identifiant à plusieurs endroits stratégiques où l’Ingénieur a fait ses coups terroristes. Et en plus, Gib le repère encore dans l’hôtel, qu’il est en train de quitter.

Tous les agents se mettent aussitôt à sa poursuite en voiture, sachant qu’il a une arme nucléaire dans la sienne et qu’ils ne peuvent surtout pas provoquer d’accidents. Cela complique la situation pour eux, forçant même Maria et Luther à placer leur voiture entre celle de l’ingénieur et un camion. C’est un joli accident de voiture que propose la série : la voiture de l’ingénieur n’a rien, Maria et Luther survivent.

Par contre, derrière eux, il y a Harry et Helen. C’est elle qui conduit et elle est un peu choquée, ça se sent. Harry voulait la protéger et la laisser en arrière, mais elle a insisté pour conduire afin qu’il puisse tirer si besoin. J’adore le running gag du manuel d’instructions qu’Helen doit lire en permanence – j’aimerais bien qu’on puisse en avoir un aperçu, parce qu’elle s’y réfère en permanence et que c’est toujours à des moments inattendus pour faire passer de l’humour.

Bon, la situation n’est pas hyper humoristique là : Harry et Helen pourchassent l’ingénieur qui n’hésite pas à leur tirer dessus. Gib rappelle à Harry qu’il ne doit surtout pas tirer et qu’il faut donc trouver un autre moyen de l’arrêter, pour éviter une explosion nucléaire. Il n’en faut pas plus pour qu’Harry décide de sauter de sa voiture en marche vers celle de l’ingénieur.

Bref, heureusement qu’Helen était là pour conduire, finalement. Tout est évidemment bien qui finit bien, l’ingénieur est arrêté par toute l’équipe d’espions et Ian est ainsi vengé, en très grande partie grâce à Helen.

Oh, suite à l’accident de voiture, Luther a besoin d’être hospitalisé tout de même, parce qu’il s’est cogné la tête. Comme il était dans la voiture avec Maria, ça leur permet aussi d’avoir le temps de conclure leur dispute de l’épisode. Maria finit par reconnaître qu’ils étaient une bonne équipe ensemble, quand ils étaient en couple. Elle explique aussi que c’est la raison de leur rupture : elle avait trop peur de perdre quelqu’un qu’elle aime et a préféré le chasser de sa vie. La révélation est exactement ce que Luther attendait, mais il s’endort à cause des sédatifs avant de l’entendre. Dommage, quand même.

Il est donc temps de conclure la mission sous couverture, pour reprendre la couverture de la vraie vie. Helen m’a fait rire à dire au revoir à chacun de ses vêtements, mais j’ai surtout aimé voir Harry s’occuper du problème de plomberie qu’ils avaient, comprenant qu’il s’était trop reposé sur Helen quand il partait en mission pour tout régler.

C’est donc Omega qui réparera leur plomberie : normal, le système de sécurité mis en place par la boîte pourrait être détruit par la moisissure. Bref, le problème est réglé… Harry et Helen peuvent donc profiter d’un joli bain de billets. Je les adore, je crois.

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